00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ jasdrian L’héritage de la maison Vale - tome 2 XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’héritage de la maison Vale - tome 2 — Chapitre 2 · Chapitre 2 – Ce qui revient

8 minutes
30

Auteur

Photo de profil de jasdrian
jasdrian
Histoires publiées
19
Abonnés
15
J'aime cumulés
629
Coup de cœur
Notre équipe a apprécié ce chapitre. Cliquez pour découvrir pourquoi.
L'avis peut contenir des indices sur l'intrigue.

Ce qu'on aime ici, c'est la façon dont le désir et l'inquiétude s'alimentent l'un l'autre sans jamais se neutraliser. La réplique d'Élise — « Alors fais-le. Mais après, tu m'écoutes. Vraiment. » — dit tout en quelques mots sur qui elle est et ce qu'elle veut. La maison, elle, s'impose à chaque page avec une densité étrange, et l'écriture sait rendre chaque pièce, chaque bruit, aussi troublant que les corps qui s'y trouvent.

L’héritage de la maison Vale - tome 2

Chapitre 2 · Chapitre 2 – Ce qui revient

Le silence qui suivit les mots d’Élise dura trop longtemps.
Théo s’était retiré d’elle, mais il restait tout près, nu, le souffle encore court. Le body de dentelle noire était resté tiré sur le côté, exposant sa chatte luisante, légèrement ouverte, d’où perlaient encore quelques gouttes de lui. L’odeur de leur étreinte flottait lourde dans la chambre froide, mélangée à celle de la pluie qui s’infiltrait sous les combles.
— Répète ce que tu as dit, demanda Théo d’une voix basse, presque dangereuse.
Élise se retourna lentement vers lui. Ses yeux bleus étaient calmes, mais il y avait une faille dedans, quelque chose de trop lucide.
— J’ai vu une femme. Entre les arbres. Cheveux roux. Elle m’a regardée. Puis elle a disparu.
Théo passa une main sur son visage, puis laissa glisser ses doigts le long de sa nuque, comme pour se remettre les idées en place.
— Élise… Camille a disparu en 1977. Ça fait presque cinquante ans. Elle aurait plus de soixante-dix ans aujourd’hui. Tu as vu une ombre. Un jeu de lumière à travers les branches. La fatigue. Le manque de sommeil.
— Je ne suis pas fatiguée, répondit-elle. Et je sais ce que j’ai vu.
Elle se leva du lit. Le body collait à sa peau encore humide. À chaque pas, la dentelle frottait contre ses tétons durs et entre ses cuisses, lui rappelant à quel point elle était restée ouverte. Elle alla jusqu’à la fenêtre et posa un doigt sur la vitre froide. En bas, le jardin détrempé était vide. Seulement le vent et les branches noires.
— Elle avait la même silhouette que sur les photos, reprit Élise sans se retourner. Exactement. La même façon de tenir sa tête. La même ligne d’épaule. Ce n’était pas une ombre.
Théo s’approcha derrière elle. Il ne la toucha pas tout de suite. Elle sentait pourtant la chaleur de son corps nu, la proximité de son sexe encore lourd, encore marqué par ce qu’ils venaient de faire. Son souffle chaud vint se poser contre sa nuque.
— Écoute-moi, dit-il d’une voix plus tendue. Cette maison joue avec les têtes. Henri a passé des années à photographier des femmes qui lui ressemblaient. Il a créé une obsession. Une empreinte. Et maintenant que tu vis ici, que tu dors ici, que tu jouis ici… l’obsession cherche un visage. Le tien. Ça ne veut pas dire qu’elle est réelle.
Élise se retourna. Leurs corps se frôlèrent. Sa poitrine rencontra le torse de Théo. La dentelle froissait entre eux, collée à ses seins. Elle sentit son sexe bouger légèrement contre son ventre.
— Et si elle l’était ? murmura-t-elle. Et si quelque chose de Camille n’était jamais parti ? Si Henri avait réussi à garder plus que des photos ?
Théo posa enfin ses mains sur ses hanches. Ses doigts s’enfoncèrent dans la chair à travers le body. Il la tira contre lui avec une brusquerie contenue. Elle sentit son sexe durcir à nouveau, chaud, pressant.
— Tu es en train de me rendre fou, souffla-t-il contre sa bouche. Tu parles de fantômes pendant que tu es à moitié nue, trempée de moi, et que je n’ai qu’une envie : te rattraper et te baiser jusqu’à ce que tu arrêtes de penser à elle.
Élise soutint son regard. Une chaleur sourde, familière, redescendit entre ses cuisses. Sa chatte se contracta.
— Alors fais-le, dit-elle. Mais après, tu m’écoutes. Vraiment. Plus de demi-vérités. Plus de « la maison joue avec les têtes ».
Théo n’eut pas besoin d’autre permission.
Il la poussa contre la fenêtre. La vitre froide contre son dos lui arracha un frisson violent. Il tira le body plus bas d’un geste sec, libérant ses seins, et abaissa sa tête pour prendre un téton entre ses lèvres. Il suçait fort, presque trop, en tirant légèrement. Élise gémit, les doigts plantés dans ses cheveux. En même temps, sa main redescendit, écarta brutalement la dentelle et glissa deux doigts en elle. Elle était encore trempée, ouverte, sensible. Le bruit humide emplit immédiatement la chambre.
— Putain… tu es déjà prête, gronda-t-il contre son sein. Tu as joui il y a dix minutes et tu es déjà comme ça.
— Depuis que tu as parlé de me baiser jusqu’à ce que j’arrête de penser, répondit-elle d’une voix brisée.
Il la retourna d’un geste brusque. Élise se retrouva le front contre la vitre froide, les fesses offertes. Théo s’agenouilla derrière elle, écarta ses joues à deux mains et posa sa bouche directement sur sa chatte. Sa langue entra en elle, large, chaude, insistante. Élise cria. Le contraste entre le froid de la vitre et la chaleur de sa bouche la fit trembler des genoux. Il la lécha sans aucune retenue, enfonçant sa langue le plus profond possible, remontant jusqu’à son clitoris, le suçotant, revenant, recommençant. L’odeur de son sexe emplit l’espace entre eux, chaude, musquée, presque sucrée.
— Théo… plus… ne t’arrête pas…
Il se releva, s’aligna, et s’enfonça d’un seul coup jusqu’à la garde. Élise poussa un long gémissement rauque qui s’écrasa contre la vitre. Il la prit immédiatement fort, profond, une main dans ses cheveux pour maintenir son visage contre le verre, l’autre agrippée à sa hanche. Chaque coup de reins faisait claquer sa peau contre la sienne. La dentelle du body, restée en travers de ses cuisses, frottait à chaque mouvement, ajoutant une friction supplémentaire.
— Tu m’appartiens, répéta-t-il entre deux coups de reins. Pas à elle. Pas à Henri. À moi. Répète.
— À toi… gémit Élise. Plus fort…
Il obéit. Le rythme devint presque violent. La vitre s’embuait sous son souffle. Élise jouit en se contractant autour de lui, un cri étouffé, les cuisses tremblantes. Théo continua encore, plus profond, plus urgent, avant de se vider en elle avec un gémissement guttural. Elle le sentit pulser longtemps, chaud, profond.
Ils restèrent collés un long moment, le souffle court. Son sexe glissa lentement hors d’elle. Élise sentit le mélange de leurs jus couler le long de sa cuisse intérieure, chaud, épais. La dentelle était maintenant complètement trempée, collée à sa peau, dessinant clairement sa fente.
Puis elle parla, sans se retourner, la voix enrouée :
— Ce soir, on ira dans le jardin. À l’endroit exact où je l’ai vue. Ensemble. Tu prendras une lampe. Moi aussi. On regardera. On fouillera.
Théo posa son front entre ses omoplates. Sa voix était devenue rauque, presque lasse.
— Et si on ne trouve rien ?
— Alors on saura que c’est moi qui perds la tête. Et tu m’attacheras à ce lit jusqu’à ce que ça passe. Aussi longtemps qu’il le faudra.
Un silence plus lourd s’installa. On entendait le vent cogner un volet quelque part dans la maison.
— Et si on trouve quelque chose ? demanda-t-il plus bas.
Élise se retourna enfin. Ses yeux bleus étaient sombres, lucides, presque durs. Le body était resté baissé sous ses seins, la dentelle trempée entre ses cuisses. Elle savait qu’elle offrait une image trouble, presque indécente, et elle s’en moquait.
— Alors cette maison n’a pas fini de nous garder. Et on devra décider si on brûle le reste… ou si on reste pour de bon. Mais cette fois, ce sera moi qui choisirai. Pas Henri. Pas Camille. Moi.
Théo la regarda longtemps. Ses yeux grisonnaient de quelque chose qui ressemblait à la fois du désir et de la peur. Puis il posa une main sur sa joue, le pouce frottant le coin de ses lèvres encore ouvertes.
— Tu es en train de devenir aussi dangereuse qu’elle, murmura-t-il. Peut-être plus.
Élise sourit sans aucune joie. Elle prit la main de Théo et la guida entre ses cuisses, sur la dentelle trempée, sur sa chatte encore chaude et ouverte.
— Peut-être. Mais au moins, cette fois, c’est moi qui choisis. Et toi, tu restes. Ou tu pars. Mais tu arrêtes de me protéger de ce que je dois voir.
Théo ferma les yeux un instant. Ses doigts bougèrent malgré lui contre elle, sentant l’humidité, la chaleur.
— Je reste, dit-il finalement. Mais si on trouve quelque chose ce soir… tu me promets qu’on en parle. Qu’on ne fait pas les fous chacun de son côté.
— Je te le promets.
Dehors, le vent se leva à nouveau.
Une branche cognait régulièrement contre le volet du premier étage.
Comme un rappel.
Comme un rythme.
Comme quelqu’un qui attendait qu’on descende enfin le regarder en face.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 3 · Dans le jardin
La nuit est tombée sur la Maison Vale, et Élise entraîne Théo dans le jardin détrempé. Entre deux chênes tordus, elle cherche quelque chose — ou quelqu'un. L'air sent la terre mouillée et quelque chose de plus âcre. La peur et le désir se mêlent dans le froid, comme toujours dans cette maison. Et dans l'obscurité, le jardin cache peut-être encore un secret.
6 minutes
4
1
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ Teträm Une Saint-Sylvestre pas comme les autres … XSTORY
Une Saint-Sylvestre pas comme les autres …
Chapitre 11
Par Teträm
60
3
2.6k
Hétéro
✦ Douce Vie Le balcon des vertiges XSTORY
Le balcon des vertiges
Chapitre 1
Par Douce Vie
145
4
6k
Hétéro
✦ Exorium Regards et caresses XSTORY
Regards et caresses
Chapitre 3
Par Exorium
74
0
3.2k
Hétéro
✦ dromos75 Un passé inachevé XSTORY
Un passé inachevé
Chapitre 3
Par dromos75
49
2
2.8k
Hétéro
✦ thma69 Un corps, deux destins XSTORY
Un corps, deux destins
Chapitre 6
Par thma69
0
0
4
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio