De bien noter ce jour, je vous le recommande,
Monsieur le sage Pâtre, ô vous qui avez cru
Me soumettre en public à vous pomper tout cru,
Sans avoir le respect de m’en faire demande.
Notez, Monsieur Branleur : Vous serez aux ténèbres
Bien avant que ce cela n’advienne sous les cieux,
Et notez bien aussi - cela vous vaudrait mieux -,
Que mes pompes pour vous ne seront que funèbres.
Je vous le dis tout net, sans zone grise aucune,
En un souris, bien sûr, et surtout sans rancune.
Madame, avec des mots choisis
Et, ma foi, tellement plein d'esprit
Vous avez su, de ce jeune freluquet,
Rabattre bien vite le caquet.
Que vous ne vous laissiez pas faire
Au fond de lui le désespère.
Et nous autres, attentifs spectateurs,
Comptons les points avec bonheur.
666Lucifer666
13 septembre 2021 à 13:46
De bien noter ce jour, je vous le recommande,
Monsieur le sage Pâtre, ô vous qui avez cru
Me soumettre en public à vous pomper tout cru,
Sans avoir le respect de m’en faire demande.
Notez, Monsieur Branleur : Vous serez aux ténèbres
Bien avant que ce cela n’advienne sous les cieux,
Et notez bien aussi - cela vous vaudrait mieux -,
Que mes pompes pour vous ne seront que funèbres.
Je vous le dis tout net, sans zone grise aucune,
En un souris, bien sûr, et surtout sans rancune.
Madame, avec des mots choisis
Et, ma foi, tellement plein d'esprit
Vous avez su, de ce jeune freluquet,
Rabattre bien vite le caquet.
Que vous ne vous laissiez pas faire
Au fond de lui le désespère.
Et nous autres, attentifs spectateurs,
Comptons les points avec bonheur.
et à ce jeu semble-t-il qu'elle ait pris la main
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 13:56
Je n'en remettrai point de couche
Car visiblement la dame pique quand on la touche
Nul besoin de faire Profil bas, je ne fait que faire face
Rooooh... Mais vous savez bien que la dame de pique a un cœur... Trèfle de chamailleries, donc. Allez, vous êtes beau joueur... Je suis l’asse de vous abattre, même si cela en valet la peine... Il faut dire aussi, fanfaronner atout rompre sur la place... Mais ne restez pas ainsi sur le carreau, tenez plutôt : la bataille est finie, je vous laisse ma carte.
Et à la fin de l'envoi, elle touche,
Tel Nevers portant sa botte secrète
Jeune suceuse mais aussi poète
Joue des mots mieux que de sa jolie bouche.
Si je touche à la fin de l’envoi, Monsieur Sets,
Vous m’enterrez bien vite avec votre Nevers,
Et à vous lire, il faut croire qu’après ces vers,
Comme lui, je mourrai sous les coups de vous sept.
Quant à ce qui vous laisse, Ami, croire ma bouche
Moins prompte que ma plume à jouer de la sorte,
Retenez bien, Monsieur : Lorsque je serai morte,
D’aucuns pourront jurer qu’elle fut moins farouche.
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 13:59
De bien noter ce jour, je vous le recommande,
Monsieur le sage Pâtre, ô vous qui avez cru
Me soumettre en public à vous pomper tout cru,
Sans avoir le respect de m’en faire demande.
Notez, Monsieur Branleur : Vous serez aux ténèbres
Bien avant que ce cela n’advienne sous les cieux,
Et notez bien aussi - cela vous vaudrait mieux -,
Que mes pompes pour vous ne seront que funèbres.
Je vous le dis tout net, sans zone grise aucune,
En un souris, bien sûr, et surtout sans rancune.
Madame, avec des mots choisis
Et, ma foi, tellement plein d'esprit
Vous avez su, de ce jeune freluquet,
Rabattre bien vite le caquet.
Que vous ne vous laissiez pas faire
Au fond de lui le désespère.
Et nous autres, attentifs spectateurs,
Comptons les points avec bonheur.
Monsieur, ma gratitude à votre compliment
Sil vous plait de compter tout aussi joliment.
pastresage
13 septembre 2021 à 14:00
Si vous saviez tous, vous spectateurs de ces disputes
que pour moi dame pompeuse est loin d'être la trainée
que par un mot déplacé j'ai pu insinué
je n'ai que faire de vos insinuations, préférant parler avec délections
que d'essayer par tout moyen de jouir entre ses seins
Le sexe ici est illusoire, toutes ici sortent le rasoir
à la moindre invitations loin de tout soupçons.
Je vous le dit mes amis, ne me portez point de mépris
et quand bien même vous le soutenez
je ne saurais m'en excuser
Jeune pompeuse tel un mirage évoque nombres de pensées
minette suceuse dans les parages, jamais en réalité
Je ne la hais point, je ne suis que fourbe
amusant la horde tel le bouffon
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 14:12
Si vous saviez tous, vous spectateurs de ces disputes
que pour moi dame pompeuse est loin d'être la trainée
que par un mot déplacé j'ai pu insinué
je n'ai que faire de vos insinuations, préférant parler avec délections
que d'essayer par tout moyen de jouir entre ses seins
Le sexe ici est illusoire, toutes ici sortent le rasoir
à la moindre invitations loin de tout soupçons.
Je vous le dit mes amis, ne me portez point de mépris
et quand bien même vous le soutenez
je ne saurais m'en excuser
Jeune pompeuse tel un mirage évoque nombres de pensées
minette suceuse dans les parages, jamais en réalité
Je ne la hais point, je ne suis que fourbe
amusant la horde tel le bouffon
Voyez cela, Amour : Tandis qu’il s’en excuse,
D’une main, de son autre il se sert et m’accuse :
Ô Confrères et sœurs dont il use en témoins,
Ne dit-on pas : qui peut le plus peut bien le moins ?
Ferait beau voir, je dis, qu’en mes lèvres qu’il mande,
Pastressage parvînt à entrer, et qu’il bande.
Monsieur Plume
13 septembre 2021 à 14:14
Monsieur, ma gratitude à votre compliment
Sil vous plait de compter tout aussi joliment.
Souffrez, jeune dame, qu'à défaut d'une épée
A votre service je mette ma plume.
Bien que de nulle aide besoin vous ayez,
Rien qu'un mot de vous sera bonne fortune.
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 14:16
Et écrit en peu de temps, bravo :). Là pastresage ne peut que s'incliner et faire profil bas.
Je n'en remettrai point de couche
Car visiblement la dame pique quand on la touche
Nul besoin de faire Profil bas, je ne fait que faire face
Tu t'adresses à une jeune suceuse
Ni farouche ni peureuse
Normal qu'elle pique quand tu la touches
En tous les cas, c'est elle qui fait mouche.
Je ne saurais prétendre après nulle bestiole,
Docteur, Pour me garder d’attraper sa vérole,
Et chez moi, s’il est une et une seule mouche,
C’est, Monsieur, celle-ci, juste au coin de ma bouche.
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 14:18
A voté! De beaux poèmes, émoustillants, tous autant qu'ils sont.
666Lucifer666
13 septembre 2021 à 14:20
Si vous saviez tous, vous spectateurs de ces disputes
que pour moi dame pompeuse est loin d'être la trainée
que par un mot déplacé j'ai pu insinué
je n'ai que faire de vos insinuations, préférant parler avec délections
que d'essayer par tout moyen de jouir entre ses seins
Le sexe ici est illusoire, toutes ici sortent le rasoir
à la moindre invitations loin de tout soupçons.
Je vous le dit mes amis, ne me portez point de mépris
et quand bien même vous le soutenez
je ne saurais m'en excuser
Jeune pompeuse tel un mirage évoque nombres de pensées
minette suceuse dans les parages, jamais en réalité
Je ne la hais point, je ne suis que fourbe
amusant la horde tel le bouffon
ayant pu discuter un peu avec ce joli papillon, je
vous comprends aisément
elle a de part sa façon de s'exprimer le don d'attirer
et il est vrai qu'il n'y a pas besoin de sexe avec cette demoiselle pour se laisser piéger
Modifié
13 septembre 2021 à 14:23
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 14:28
Monsieur, ma gratitude à votre compliment
Sil vous plait de compter tout aussi joliment.
Souffrez, jeune dame, qu'à défaut d'une épée
A votre service je mette ma plume.
Bien que de nulle aide besoin vous ayez,
Rien qu'un mot de vous sera bonne fortune.
J’agrée - certes, une fois ne sera point coutume -,
Qu’à mon côté, Corbeau, vous rangiez votre plume,
Pourvu que ce vous soit non du fait d’être mâle,
Mais pour m’offrir encor votre plume animale.
pastresage
13 septembre 2021 à 14:29
si un besoin de précision vous semblez dans l'attente
ce n'est pas le bouffon qu'on blâme quand il chante
vous savez bien qu'en aparté que davantage en dulcinée
Je vous songe ...
La rose et le chêne leur arrivent de vociférer l'un sur l'autre
La première jurant les rongeurs que suscite le second.
Et le second lui boude devant la beauté de la première
seulement lui se persuade qu'il doit se taire
en s'imaginant qu'il ne sera jamais le bon
l'élu, tel le blé à l’épeautre
Je plonge...
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 14:52
si un besoin de précision vous semblez dans l'attente
ce n'est pas le bouffon qu'on blâme quand il chante
vous savez bien qu'en aparté que davantage en dulcinée
Je vous songe ...
La rose et le chêne leur arrivent de vociférer l'un sur l'autre
La première jurant les rongeurs que suscite le second.
Et le second lui boude devant la beauté de la première
seulement lui se persuade qu'il doit se taire
en s'imaginant qu'il ne sera jamais le bon
l'élu, tel le blé à l’épeautre
Je plonge...
Ne plongez point, Monsieur, votre espèce est sacrée :
Du chêne tout dépend, car dans l’ombre qu’il crée,
Des êtres pleins de vie et faits tout de faiblesses
Trouvent leur équilibre en ce frais que tu laisses.
Or si, par grand malheur, tu venais a plonger,
Comment ta souche, ami, les saurait protéger ?
pastresage
13 septembre 2021 à 14:56
si un besoin de précision vous semblez dans l'attente
ce n'est pas le bouffon qu'on blâme quand il chante
vous savez bien qu'en aparté que davantage en dulcinée
Je vous songe ...
La rose et le chêne leur arrivent de vociférer l'un sur l'autre
La première jurant les rongeurs que suscite le second.
Et le second lui boude devant la beauté de la première
seulement lui se persuade qu'il doit se taire
en s'imaginant qu'il ne sera jamais le bon
l'élu, tel le blé à l’épeautre
Je plonge...
Ne plongez point, Monsieur, votre espèce est sacrée :
Du chêne tout dépend, car dans l’ombre qu’il crée,
Des êtres pleins de vie et faits tout de faiblesses
Trouvent leur équilibre en ce frais que tu laisses.
Or si, par grand malheur, tu venais a plonger,
Comment ta souche, ami, les saurait protéger ?
est ce donc ici le rôle du grand arbre? protéger ceux qui s'amusent et demeurer le témoin des festivités qui s'animent à ses pieds?
Je m'en excuses, je ne saurais l'accepter
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 15:09
Si je touche à la fin de l’envoi, Monsieur Sets,
Vous m’enterrez bien vite avec votre Nevers,
Et à vous lire, il faut croire qu’après ces vers,
Comme lui, je mourrai sous les coups de vous sept.
Quant à ce qui vous laisse, Ami, croire ma bouche
Moins prompte que ma plume à jouer de la sorte,
Retenez bien, Monsieur : Lorsque je serai morte,
D’aucuns pourront jurer qu’elle fut moins farouche.
Nevers, avant de passer de vie à trépas
Fit moultes victimes parmi ses ennemis.
Je ne suis ni Gonzague ni de vos amis
Et uniquement en spectateur je suis là.
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 15:22
FoutreDieu, que la donzelle est donc bien plaisante !
Damoiselle qui ne manque de répartie
Et, c'est délectable, de lettres et d'esprit.
Sous-dards attention: c'est une femme savante.
666Lucifer666
13 septembre 2021 à 15:26
FoutreDieu, que la donzelle est donc bien plaisante !
Damoiselle qui ne manque de répartie
Et, c'est délectable, de lettres et d'esprit.
Sous-dards attention: c'est une femme savante.
bien d'accord avec vous
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 15:31
Si je touche à la fin de l’envoi, Monsieur Sets,
Vous m’enterrez bien vite avec votre Nevers,
Et à vous lire, il faut croire qu’après ces vers,
Comme lui, je mourrai sous les coups de vous sept.
Quant à ce qui vous laisse, Ami, croire ma bouche
Moins prompte que ma plume à jouer de la sorte,
Retenez bien, Monsieur : Lorsque je serai morte,
D’aucuns pourront jurer qu’elle fut moins farouche.
Nevers, avant de passer de vie à trépas
Fit moultes victimes parmi ses ennemis.
Je ne suis ni Gonzague ni de vos amis
Et uniquement en spectateur je suis là.
La place assise au moins ne vous fut pas coûteuse ?
La fin semble approcher, et je m’en trouve heureuse.
Utilisateur supprimé
13 septembre 2021 à 15:39
FoutreDieu, que la donzelle est donc bien plaisante !
Damoiselle qui ne manque de répartie
Et, c'est délectable, de lettres et d'esprit.
Sous-dards attention: c'est une femme savante.
Ne vous y trompez pas : je suis des plus incultes
Parmi nous, c'est certain, tant il est de sujets
Qui chez moi d'aucun vers ne peuvent faire objet.
Mais qu'y puis-je, après tout, si maints me sont occultes ?
666Lucifer666
13 septembre 2021 à 15:39
Si je touche à la fin de l’envoi, Monsieur Sets,
Vous m’enterrez bien vite avec votre Nevers,
Et à vous lire, il faut croire qu’après ces vers,
Comme lui, je mourrai sous les coups de vous sept.
Quant à ce qui vous laisse, Ami, croire ma bouche
Moins prompte que ma plume à jouer de la sorte,
Retenez bien, Monsieur : Lorsque je serai morte,
D’aucuns pourront jurer qu’elle fut moins farouche.
Nevers, avant de passer de vie à trépas
Fit moultes victimes parmi ses ennemis.
Je ne suis ni Gonzague ni de vos amis
Et uniquement en spectateur je suis là.
La place assise au moins ne vous fut pas coûteuse ?
La fin semble approcher, et je m’en trouve heureuse.
dommage, je trouvais cette joute verbale plaisante