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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le moulin — Chapitre 4

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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iaio
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Le moulin

Chapitre 4

Le lendemain le réveil fut rude, la jeune femme se trouva inconsciente dans son lit. Le soleil brillait au firmament. Elle songea une seconde que le désir l’avait fait rêver mais le contact de sa main sur son entrejambe lui confirma que son rêve était bien réel. Elle fit un brin de toilette à l’eau froide pour chasser les marques d’une nuit agitée. Elle descendit à la cuisine qui était désertée depuis bien longtemps. Prit en café noir qu’elle emporta sur la route du moulin.
Elle retrouva Césario affairé avec un livreur à la pesée d’un chargement. Elle n’osait aborder son retard, sa soirée. Celui-ci ne lui demandait rien d’ailleurs. Lorsque le livreur quitta la pièce il retrouva sa tante avec une humeur plutôt plaisante. « J’ai discuté avec Nono ce matin à ton sujet. J’ai quelque chose à t’annoncer » Lucia eut une seconde de doute. Elle n’aurait jamais assumé partager un tel secret avec ces deux hommes.
« Tu vas venir demain à Turin avec nous pour toute la journée. »
La nouvelle lui tomba dessus comme une libération. Elle sentait ses jambes vaciller. Césario perçut le trouble, mais affectait cela à la bonne nouvelle. Il lui expliqua qu’il avait persuadé son grand-père de laisser la tante venir avec eux à Turin. Que celle-ci pourrait faire quelques emplettes pendant que tous deux visiteraient la grande foire agricole. Qu’il allait lui montrer le parc qui jouxte la piazza Castello. L’excitation de jeune homme à son comble contrastait avec le désarroi de la jeune femme qui venait de frôler l’apoplexie. La journée de travail venait de se terminer. De toute façon ni l’un ni l’autre n’avait l’esprit au travail. Ils décidèrent d’aller se baigner. Les deux jeunes amants courraient vers la rivière, tels deux adolescents insouciants. Ils sautèrent dans l’eau sans aucune retenue. Ils jouèrent un moment à se projeter de l’eau l’un sur l’autre et Césario pensait à la scène d’amour qu’il avait eue quelques jours avant dans ces mêmes lieux. Il essaya de saisir sa tante dans les bras, mais celle-ci le repoussa immédiatement. Elle savait comment la scène allait se terminer si elle laissait le jeune homme s’amuser, elle se rappelait sa promesse à son beau-père et savait qu’elle ne pouvait perdurer dans cette situation. Elle aimait trop son neveu pour risquer de le perdre. C’est Lucia qui mit fin à cette gouge, prétextant une indisponibilité que Césario perçut assez mal. Pour une fois il aurait bien aimé lui faire l’amour, juste l’amour sans condition, sans prétexte, sans accident. Mais il se confrontait pour la première fois au dictat de la nature féminine.
Le soir, le repas familial fut écourté pour que chacun puisse se préparer, le réveil du lendemain se faisant aux aurores.
Le lendemain matin était un samedi. La cour était déserte à une heure si matinale. Le grand-père et le petit-fils étaient assis dans la Balilla 34. Un ouvrier leur servait de chauffeur pour le voyage jusqu’à la gare. Ils attendaient Lucia.
Soudainement dans la cour, le bruitde talon aiguille résonna sur les dalles de pierres. Césario et son grand-père tournèrent la tête au même instant pour la voir arriver. Elle était là, face à eux. Elle avançait d’une démarche déhanchée, sur ses chaussures en cuir rouge. Ses jambes étaient gainées dans de beaux bas résilles comme on en faisait jadis. La couture sur le mollet soulignait le galbe de ses jambes qu’elle avait magnifiques, graciles et longues. Juste au-dessous du genou la jupe de satin d’ivoire, lui dessinait le bassin, et surtout sa taille de guêpe. La veste d’Ivoire était posée sur un chemisier blanc à broderie rouge, qui mettait en avant son opulente poitrine. Elle avait posé sur ses épaules un carré de soie rouge transparent. Une pochette de cuir rouge assortissait le tout. Elle était légèrement maquillée, suffisamment pour faire ressortir le charnel de ses lèvres sur une peau qui paraissait plus porcelaine qu’à l’accoutumé. Le vert de ses yeux était sublimé par le fond de teint et le noir de ses cils. Enfin ses cheveux étaient attachés en mi-chignon ce qui donnait de la légèreté à son visage perché sur un long coup fragile. Il était inhabituel de la voir ainsi et les trois hommes ne pouvaient détacher les yeux sur elle, au point de la troubler un peu.
Le voyage fût assez calme dans le train. Les voyageurs étaient figés sur la vue de cette magnifique femme, que l’on voyait peu dans un tel apparat. Chacun se serait bien aventuré à aborder la belle jeune femme, si celle-ci n’avait été accompagnée. Le train arriva dans la gare de Turino vers 10h00, et Julio interpella un taxi pour leur premier rendez-vous de la journée.
A l’Hospice San Miguel, Julio se fît annoncer à son vieil ami Lorenzio Faretti. Celui-ci accourut pour accueillir son vieil ami. Les présentations furent brèves dans le grand Hall de l’Hôpital. Lorenzio était un petit homme un peu frêle au regard vif, il remarqua immédiatement Lucia sans même porter un regard sur Césario. Puis ils montèrent à l’étage au bureau de Lorenzio pour poursuivre plus intimement la conversation. C’était un bureau cousu, celui de l’administrateur de cette belle institution de la grande ville Piemontaize. Julio désigna un siège à son petit-fils à côté de lui tandis que Lucia se posa sur une banquette de velours en recul de ses deux parents. Lorenzio entama un récit plein de tendresse au jeune homme pour lui expliquer comment pendant la première guerre, il avait sauvé la vie du pauvre homme qu’il était alors. Julio avait fait preuve d’héroïsme envers bien des personnes, et même après la guerre, il avait prouvé être un grand homme pour la patrie. A portant un réel soutient aux plus défavorisés, subvenant aux besoins cette institution qui n’aurait survécu sans des hommes comme lui. Enfin ce grand ami était en partie responsable du poste de Lorenzio aujourd’hui et cela il ne l’oublierait jamais. Julio n’était pas homme se laisser gratifier d’éloges, mais il savait que tout cela était bien vrai, et surtout, il avait aujourd’hui besoin de lui. Il était donc de parfaite disposition pour demander aujourd’hui un retour de service.
« Et bien voilà si je viens te voir aujourd’hui c’est pour mon petit-fils, Césario. C’est un garçon instruit. Il souhaite devenir médecin. Et pour cela il a besoin d’une place à l’Hôpital. Il pourrait rentrer interne à l’Hôpital public,… il a un excellent dossier,… des recommandations de ses professeurs. Mais tu sais ce que je pense de ses gauchistes. Il y serait utilisé et manipulé. Alors je souhaite que tu le fasses rentrer à l’Hospice. Il y ferait une meilleure instruction et ses rencontres seraient bien plus saines. »
« Oui, je vois, mais tu sais les choses ne se passent plus comme cela ici. Je suis l’administrateur, mais je dépends d’un conseil, … avec beaucoup de gens influents. Toutes les grandes familles Turin, Milan et même Rome. Ces gens aiment vivre entre eux, … Ils ont tous un fils… un neveu … . Enfin tout cela pour te dire que les places sont chères, très chères. Que je ne peux rien te garantir »
Le vieil homme était déçu de retournement de ton dans son vieil ami. Mais celui-ci n’avait jamais été réellement brave. Il le savait machiavel, et trouvait sa demande bien déplacée. « Combien ? Tu sais que cela ne doit pas être un problème, je peux te faire passer un mandat. »
« Non… Non ce n’est pas vraiment cela, bien que... Non, il faut convaincre les gens du conseil, libérer une place… rentrer dans leurs grâces. Mais si tu veux faire un don pour une réfection d’une toiture ou pour des frais de l’Hospice …. Tout cela peux leur être présenté… de façon à les mettre de bonnes dispositions…Je présenterais ta requête au prochain conseil … mais je ne te garantis rien. »
Le grand-père se sentait abattu. Il savait que bien des pratiques étaient condamnables, mais être dépendant des autres après tout ce qu’il avait fait pour cette institution le mettait dans une fureur. Mais cette colère, il la savait inutile. Il était prostré dans son monde tout comme son petit-fils et sa bru. Les trois membres de la famille vivaient et ressentaient cela ensemble comme si une télépathie les reliait. Lucia regardait son pauvre beau-père humilié, lui si fort si protecteur. Elle aurait bien laissé éclater sa furie sur le vieil administrateur, alors qu’elle percevait dans le regard de ce dernier un désir déplacé, obséquieux et inapproprié.
Julio se leva « Bien je vais te laisser. Je vais me confier à la grâce de la bonne mère, … et prier. D’ailleurs je vais te faire passer un mandat pour la restauration de sa guérite. J’ai vu que la somme que je t’ai fait passer n’as pas suffit à démarrer sa restauration. »
Lorenzio « oui tu sais nous avons eu des travaux d’urgences… mais si tu fais un autre don, nous pourrons peut être faire démarrer quelques travaux… »
« Au revoir mon ami. Tiens-moi informé »
Les trois membres de la famille se levèrent et quittèrent la pièce, non sans donner une dernière accolade à Lorenzio. Le vieil homme se pencha pour baisser la main de Lucia. Il porta la menotte dégantée à ses lèvres trop charnues, trop empruntes de désir. Le relent de dégoût qu’elle réprima fût perçu par Lorenzio comme un trouble. Le regard de l’administrateur suivant dans le couloir la démarche de la superbe femme dans son costume Ivoire, était sans commune mesure avec la petite prestance du personnage.
Julio, Césario et Lucia entrèrent dans le taxi. Il les dirigea vers un restaurant fameux de la capitale Piémontaise. Le repas fût fin, et aurait pu être agréable mais personne n’avait la tête au plaisir de la chère. La visite de la foire agricole n’était pour les deux hommes qu’une excuse à leur visite à la grande ville. Il était dit que Lucia devait profiter de sa venue pour se faire plaisir dans les grands magasins, mais elle non plus n’avait pas cœur à distraction. A la fin du repas, Les deux hommes se séparèrent de la jeune femme pour se rendre à la foire, laissant celle-ci à la visite des riches boutiques de Turin. Mais celle-ci interpella un taxi dès qu’elle se trouva seule « Hospice San Miguel, s’il vous plait. »
Quelques minutes plus tard, la jeune femme arpentait le hall de l’administration. A l’accueil, elle demanda à parler au Monsieur Faretti. « L’administrateur ne reçoit que sur rendez-vous, et jamais l’après-midi » lui répondit sèchement la vieille fille qui tenait l’office. Sans se démonter, elle tourna sur ses talons et se dirigea d’un pas rapide vers l’escalier qu’elle connaissait bien. La vieille fille comprit un peu tardivement l’incursion de la jeune femme, trop pour pouvoir réellement la rattraper. Elle commença à courir mais déjà Lucia ouvrait la porte du bureau. Celui-ci était vide, la veste de l’administrateur était posée négligemment sur le fauteuil sur lequel était assis Césario. « Qu’est ce qui vous prend, on ne rentre pas comme cela chez les gens. Vous voyez bien qu’il n’y a personne. Monsieur Faretti n’ est pas là. » La voix perchée de la vieille fille traduisait bien son irritation. Sans se démonter Lucia lui rétorqua « Je suis certaine que Monsieur Faretti voudrait bien me recevoir, nous nous sommes rencontrés ce matin et n’avons pas eu de terminer cette rencontre. » La discussion des deux voix était assez forte, et la porte de l’antichambre du bureau s’ouvrit, sur un petit monsieur Faretti en bras de chemise, la cravate en bataille, le regard blafard. A la vue de la jeune femme, il estima nécessaire de se rajuster rapidement et d’enfiler sa veste avant d’éconduire son employée. Il referma la porte de son bureau pour préserver la discrétion qui était de rigueur en ces lieux, surtout avec une aussi belle femme. « Que se passe-t-il Mademoiselle ? » « J’ai oublié ici mon foulard, un carré de soie rouge,… »
Elle portait son regard vers la banquette de velours mais celle-ci était déserte. Monsieur Faretti sembla gêné. Attendez, … peut être la femme de ménage la rangé dans l’office. Il regagna la pièce dans la quelle il s’était enfermé après le repas, et ressortit prestement avec le foulard de soie. Celui-ci était bien froissé et avait perdu sa splendeur du matin. Lucia le prit et le portant à ses épaules elle perçu une odeur différente de la sienne, beaucoup plus musqué, beaucoup plus masculine. Elle saisit le foulard, le scrutant, elle devinait de-ci de-là que le foulard était emprunt d’une odeur de virilité. Lucia comprit immédiatement ce qui c’était passé. Elle revoyait le vieil administrateur libidineux poser son regard sur elle, sur ses jambes, sur sa poitrine. Elle l’imaginait se caressant contre son foulard. Elle l’aurait giflé et insulté,…mais elle n’était pas là pour ça. Et cette révélation la confirmait dans ses attentes. Elle commença un récit où elle expliqua que son neveu était tout pour elle. La famille avait été frappée par la guerre avec la perte des deux fils de la famille. Que la mort de la mère du pauvre garçon les avait tous les deux rapprochés. Qu’elle était pour lui comme une mère et lui pour elle l’enfant que la vie lui avait refusé. Elle était bien seule dans la vie sans homme et que la réussite de cet enfant était pour elle, un aboutissement. Lucia regardait l’administrateur dans les yeux forçant sa voix larmoyante, elle faisait le petite fille quémandant un jouet à son papa. Mais l’administrateur n’avait pas grande expérience avec les femmes, il ne savait ni ne comprenait rien à la situation. Il avait posé sa main sur l’épaule de la pauvre femme, mais était désarçonné par la situation. Lucia attendait de la compassion de sa part et le manque d’entrain l’exaspérait, Sa colère la transporta soudain, et elle éclatât en sanglots, dans un jeu de scène qui aurait fait rougir une mélodrame. Le vieil homme était surpris, désemparé, penaud. Il ne savait que faire de cette brusque frasque. Lucia était face à lui elle posa sa tête contre son épaule afin de dissimuler son regard qu’elle savait peu crédible. Elle était beaucoup plus grande que l’administrateur et la situation était presque grotesque, la tête du vieil homme était à la hauteur de la poitrine. Le vieil homme se sentit l’obligation d’enserrer la pauvre femme dans ses bras pour la réconforter, mais son geste fit trébucher Lucia en arrière. Heureusement elle se retrouva assise sur le rebord du bureau. Elle cala sa tête dans le cou du vieil homme toujours paralysé par la situation. « Si au moins j’avais un homme à la maison pour me réconforter… Un homme sur qui me reposer. » Les quelques mots de Lucia prirent forme dans l’esprit du vieil administrateur qui se vit alors comme un protecteur. Mais ses gestes étaient désespérément paralysés sur la pauvre femme. Juste s’était-il aventuré à descendre une main de l’épaule de la jeune femme à sa taille. Mais la position de celle-ci ne permettait pas de progression et Lucia ne pouvait pas se laisser tripoter par le vieux ragoûtant. Elle caressa le torse du vieil homme à travers sa chemise, faignant de stopper ses sanglots. La chemise de celui-ci mal ajustée laissait apparaître quelques centimètres de peau galbe et terne. Elle faufila ses doigt dans l’échancrure, le vieil homme était figé, la sueur de la peur dégoulinait sur ses tempes. Calmement Lucia défit un à un les boutons de la chemise, libérant le torse du vieillard sur un tricot de corps peu glorieux. La progression dura une éternité pendant laquelle le silence régna dans le bureau de l’administrateur. Chacun se savait responsable de la situation, et craignait de devoir affronter la réalité. Arrivée au bas de la chemise, Lucia rencontra le pantalon du vieil homme, et pour ne pas interrompre le présent, et déboutonna la braguette de celui-ci, dégrafa les bretelles du vieil homme. D’un mouvement léger mais rapide, le pantalon s’effondra aux pieds du vieil homme. Il était là face à elle dans un accoutrement burlesque, le pantalon aux pieds, les mollets pris dans des collants suspendus à des porte-chaussettes, un caleçon blanc fripé, et en tricot de corps, la chemise ouverte. Le contraste avec Lucia qui était face à lui, magnifique dans sa tenue d’Ivoire les jambes gainées dans des bas résilles, les cheveux démêlés lui tombant sur les épaules. Lucia saisit le foulard et en entoura sa main. Elle engouffra sa main dans le caleçon et y rencontra un minuscule appendice. Rien de comparable à ce qu’elle avait connu jusqu’alors. Le sexe expert et performant de son beau-père Julio. La verge épaisse et passionnée de son Neveu Césario. La bite monstrueuse de son mari Umberto longue et épaisse mais léthargique depuis l’accident du pauvre homme. Non, l’appendice du vieil homme était plutôt du genre petite corne dure et luisante. Elle tenait dans la paume de la main de Lucia, mais tressaillait tant qu’elle semblait vouloir s’en échapper. Lorenzio était tel une statue inerte, les yeux fermés. Seul son souffle court, quelques coulures de bave aux commissures des lèvres et la sueur de son front laissaient comprendre qu’il était un homme, un humain du moins. Lucia plaqua sa main sur la verge du vieil homme, et frotta celle-ci contre son ventre bedonnant. En quelques secondes, elle sentit sa main devenir collante et la petite corne tressaillir, jusqu’à s’éteindre enfin. Le vieil homme s’évanouit et Lucia paniqua un instant. Aurait-elle été trop loin dans son acte ? Le vieil homme était écroulé par terre à ses pieds. Elle le rajustât au plus vite. Remonta tant bien que mal son pantalon et referma sa chemise. Elle se précipita dans le couloir pour interpeller quelqu’un cherchant une infirmière, ou un médecin. Au détour d’un couloir elle croisa une sœur soignante, elle la prit par la main et lui demanda de la suivre. Elles couraient toutes deux dans les couloirs de l’hospice vers le bureau de l’administrateur. En rentrant dans le bureau, Lucia fût surprise de ne pas retrouver le corps gisant par terre. Elle se dirigea incrédule vers la pièce attenante et retrouva là allongé sur une détente l’administrateur, avec le foulard dans les mains. « Non ce n’est rien, juste un petit malaise, c’est mon cœur et mon âge. Ce n’est rien. Venez avec moi mon enfant nous devons terminer notre conversation » Après le départ de la sœur, l’administrateur vint s’asseoir à son bureau. Il tira une feuille de papier à entête et le porta sur son… « Je vais écrire une lettre de recommandation pour votre neveu. En se présentant avec ceci à l’Hôpital Public, il devrait avoir un poste d’infirmier au moins… et ce sera pour commencer. »
« Non ce n’est pas un poste d’infirmier. Mon neveu veut devenir chirurgien, il doit être interne... et puis je pense qu’il y a des places à l’Hospice. Je pense que si vous n’êtes pas assez influant je devrais peut être allez rencontrer Mme Faretti… Elle saura interférer pour défendre mon cas. » La voix de Lucia n’avait plus rien de la jeune femme éplorée qu’elle était dix minutes avant. Elle regardait fixement l’administrateur dans les yeux jouant avec le foulard dans ses mains. Le fameux foulard emprunt des traces de spermes des facéties de l’administrateur. Lorenzio se sentit piégé. Il savait que rien ne prouvait la relation passée, mais que le scandale que celui-ci provoquerait lui ferait perdre sa place à l’hospice, sa place au sein de sa belle-famille qui était propriétaire de l’hospice, sa place de notable au sein de la ville. Lorenzio comprit le piège dans lequel il était tombé. Il rédigea la lettre d’engagement de Césario. « N’oubliez pas de stipuler les appointements de Césario, Vous savez que la vie est chère à Turin, il devra se loger pour recevoir de temps à autre sa tante. »
Lucia marchait dans la rue le sourire aux lèvres. Elle avait dans sa pochette le sésame de son neveu, et celui-ci lui avait coûté bien moins que prévu. Le cœur battant elle retrouvait ses parents, et n’avait qu’une envie celui de tendre le fameux papier à son neveu. Mais elle savait qu’il lui faudrait attendre un peu.
« Tu n’as rien acheté pour te faire plaisir ? » Demanda le neveu curieux de voir sa tante sans colis. « Non je n’ai pas réussi à me décider. Il faudra peut être revenir ? Et puis comme cela tu me donneras ton avis. »
Le grand-père fût surpris des dires de sa bru. Mais après tout il savait tous les deux très complices et ne pouvait leur interdire. La visite se termina Le grand-père avait acquis quelques bonnes machines à un excellent prix. La journée n’était pas si négative. En sortant Lucia jeta dans une corbeille à papiers le carré de soie rouge maculé de tâches blanches.
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XGarulfo
14 septembre 2025 à 17:47
Excellent ! Merci
Soyez respectueux
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Roly
6 octobre 2017 à 10:49
Vivement une suite
Merci pour cette histoire
Soyez respectueux
Répondre

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