Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Pauline - années adulte — Chapitre 10 · Fin des secrets
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Pauline - années adulte
Chapitre 10 · Fin des secrets
Chapitre 10
• Ca te fait mal ?
• Ca picote un peu.
• J'ai presque fini… Je m'en serais voulue à vie si ça avait été plus grave.
• Tu n'y es pour rien. Je suis désolé pour ton père.
• Je lui en veux de ne m'avoir rien dit avant… Merci de m'avoir permis d'être présente avant qu'il…
• Je l'ai insulté.
• Je sais, il me l'a dit. Il m'a raconté toute votre conversation… Il espère que ça va s'arranger entre nous… Il pense que tu es un homme bien.
• Je ne crois pas… C'est peut-être à cause de moi que c'est arrivé… En plus, avec Charline…
• Ce n'est pas grave… Au contraire… Tu lui as fait du bien. T'imagine tout ce qu'elle a enduré à ma place ? Alors, si elle a pu avoir un peu de bonheur… Merde… Je dois faire un discours pour son enterrement et je me rends compte que je ne le connais même pas.
• Calme-toi… Tu vas y arriver. Je serai là pour te soutenir.
• C'est vrai ? Tu ne vas pas partir malgré tout ce que je t'ai fait ?
• Ca picote un peu.
• J'ai presque fini… Je m'en serais voulue à vie si ça avait été plus grave.
• Tu n'y es pour rien. Je suis désolé pour ton père.
• Je lui en veux de ne m'avoir rien dit avant… Merci de m'avoir permis d'être présente avant qu'il…
• Je l'ai insulté.
• Je sais, il me l'a dit. Il m'a raconté toute votre conversation… Il espère que ça va s'arranger entre nous… Il pense que tu es un homme bien.
• Je ne crois pas… C'est peut-être à cause de moi que c'est arrivé… En plus, avec Charline…
• Ce n'est pas grave… Au contraire… Tu lui as fait du bien. T'imagine tout ce qu'elle a enduré à ma place ? Alors, si elle a pu avoir un peu de bonheur… Merde… Je dois faire un discours pour son enterrement et je me rends compte que je ne le connais même pas.
• Calme-toi… Tu vas y arriver. Je serai là pour te soutenir.
• C'est vrai ? Tu ne vas pas partir malgré tout ce que je t'ai fait ?
Il prit ma main qu'il embrassa tendrement. Comme j'étais contente qu'il soit là, dans ma chambre, assis sur mon lit. J'avais tellement eu peur de le perdre à jamais. Seule la mort de mon père gâchait ce moment. Charline rentra pour m'annoncer « Pauline, juste pour te dire que ta tante et ton cousin arrivent dans une heure ». Je lui étais vraiment reconnaissante de s'être occupée de mon père, d'organiser l'enterrement. Cette femme était formidable.
J'ai changé de place, et je me suis mise à genoux sur le sol pour m'occuper de la cheville d'Yvan. Je lui ai demandé
• Est-ce qu'il y a une chance entre nous, après tout ça ?
• Oui, mais s'il n'y a plus de secrets, si on arrive à parler en toute franchise, même si l'autre ne réagit pas comme on le souhaiterait.
• J'ai l'impression que tu en sais déjà pas mal sur moi maintenant.
• Les grandes lignes.
• … Je veux bien te parler de mon jardin secret… J'ai rencontré un homme il y a longtemps. Ca s'est passé dans un train…
• Juste avant, si tu le permets, j'aimerai te raconter une histoire qui m'est arrivé et qui concerne cette fille qui m'a fait me sentir vraiment bien.
• Tu sais, j'avais compris que tu parlais de ta première Pauline.
• Non, il ne s'agit pas d'elle. Tu veux entendre mon histoire ? Je dois te préciser avant que c'est grâce à elle que j'ai pris le courage de quitter Elise.
• Seulement si elle se finit bien, j'en ai marre des trucs qui finissent mal.
• Je pense que ça va bien se finir, mais ça ne dépend pas que de moi.
• Est-ce qu'il y a une chance entre nous, après tout ça ?
• Oui, mais s'il n'y a plus de secrets, si on arrive à parler en toute franchise, même si l'autre ne réagit pas comme on le souhaiterait.
• J'ai l'impression que tu en sais déjà pas mal sur moi maintenant.
• Les grandes lignes.
• … Je veux bien te parler de mon jardin secret… J'ai rencontré un homme il y a longtemps. Ca s'est passé dans un train…
• Juste avant, si tu le permets, j'aimerai te raconter une histoire qui m'est arrivé et qui concerne cette fille qui m'a fait me sentir vraiment bien.
• Tu sais, j'avais compris que tu parlais de ta première Pauline.
• Non, il ne s'agit pas d'elle. Tu veux entendre mon histoire ? Je dois te préciser avant que c'est grâce à elle que j'ai pris le courage de quitter Elise.
• Seulement si elle se finit bien, j'en ai marre des trucs qui finissent mal.
• Je pense que ça va bien se finir, mais ça ne dépend pas que de moi.
Je l'ai alors écouté, n'ayant sur le coup pas compris le sens de sa dernière phrase.
« Il y a plusieurs années de ça, avant que je ne divorce, je devais rejoindre Elise et les enfants pour passer Noël avec sa famille. Ils avaient loué un truc perdu au milieu de nulle part. Je n'avais aucune envie d'y aller, mais j'avais fait la promesse à mes enfants de venir.
Je devais prendre un avion pour Bordeaux, mais il y a eu une grève surprise. Je ne sais plus si c'était les pilotes ou les contrôleurs aériens. Ca n'a de toute façon aucune d'importance, j'étais bloqué. J'ai voulu me rabattre sur le train. Evidemment, plus rien de libre. J'ai tout de même insisté fortement, et finalement, le guichetier m'a trouvé une place suite à une annulation qui venait d'être enregistrée pour un autre train qui n'allait pas vers Bordeaux, mais dont il y avait une gare qui n'était pas très éloignée de là où je devais aller.
J'ai donc pris le billet. Le train était bondé, tout le monde bousculait tout le monde, tout le monde était énervé. Et, j'ai eu le plaisir et la joie d'être assis à côté d'un vielle mémé aigrie. Elle râlait sur tout, c'était l'horreur. J'essayais de bosser sur mon ordinateur, mais avec elle à côté, c'était très compliqué.
Et on s'est arrêté à une gare, la vieille y descendait. J'ai eu la chanson de la reine des neiges qui m'est venu en tête « délivré, libéré… ». Elle m'ordonna de l'aider à descendre ses bagages, je lui ai juste répondu « joyeux Noël ». Je n'en pouvais plus d'elle. J'espérais que personne ne prenne sa place.
Mais pourtant, une jeune femme est arrivée. J'ai eu instantanément le coup de foudre… Elle était magnifique, avait des cheveux bleus… »
De quoi parlait-il ? Je connaissais la suite… Mais… Il ne pouvait pas savoir, je n'en avais jamais parlé à qui que ce soit. C'était lui ? L'homme du train ? Mais non, ce n'était pas possible… De souvenir, cet homme était plus gros, avait plus de cheveux… Mais ses yeux et son regard… Et lorsqu'il était descendu du train avec ces deux enfants qui lui avaient sauté dessus, et sa femme à côté et son air pincé… Elise… Voilà pourquoi j'avais eu l'impression de l'avoir déjà vue.
• Aïe, Pauline… Tu me tors la cheville là… Ca fait vachement mal…
• Ho pardon… Désolée… Et donc, tu as eu un coup de foudre pour cette fille ?... Et, heu… Tu sais des choses sur elle ?
• Très récemment, j'ai retrouvé sa trace.
• Ha ? Comment ça ?
• C'est en prenant le train pour venir jusqu'ici, mêlé à ce que j'ai entendu lorsque j'avais voulu passer chez toi au mauvais moment…
• Deep Blue… J'imagine que tu as regardé sur internet…
• Oui… Je regrette tellement de ne même pas avoir demandé ton prénom à cette époque. Je veux que notre histoire se finisse bien.
• Moi aussi.
• Ho pardon… Désolée… Et donc, tu as eu un coup de foudre pour cette fille ?... Et, heu… Tu sais des choses sur elle ?
• Très récemment, j'ai retrouvé sa trace.
• Ha ? Comment ça ?
• C'est en prenant le train pour venir jusqu'ici, mêlé à ce que j'ai entendu lorsque j'avais voulu passer chez toi au mauvais moment…
• Deep Blue… J'imagine que tu as regardé sur internet…
• Oui… Je regrette tellement de ne même pas avoir demandé ton prénom à cette époque. Je veux que notre histoire se finisse bien.
• Moi aussi.
J'ai quitté sa cheville pour aller l'embrasser. Il était l'homme de ma vie. Je l'avais senti il y a cinq ans lorsque ce vide s'était installé en moi. Ca ne pouvait pas me faire plus plaisir que de savoir qu'Yvan était cet inconnu du train.
Charline rentra à nouveau dans la chambre pour me dire que ma tante était arrivée. Elle s'excusa de nous avoir dérangé alors qu'Yvan et moi étions en train de faire l'amour, au moment même où Yvan était en train d'éjaculer dans mon vagin. Ca avait été assez rapide, je n'ai pas eu d'orgasme, mais qu'est-ce que je me suis sentie bien et détendue après.
L'enterrement est passé. J'ai caché dans la veste de mon père le diamant qu'il m'avait offert pour mes dix-huit ans. Je ne l'avais pas porté depuis des années, il symbolisait trop la relation incestueuse que nous avions eu. Il a été enterré avec lui. Peut-être qu'un jour un chanceux le trouvera et qu'il saura quoi en faire.
L'avocat attendait de recevoir une nouvelle date pour la suite du procès. Yvan restait avec moi. Il n'avait pas d'obligation particulière, il était en arrêt de travail à cause de son accident de moto.
Je n'avais même pas essayé de prévenir ma mère pour la mort de son ex-mari. De toute façon, elle ne serait pas venue. Elle était certainement quelque part à l'autre bout du monde en train de souiller une magnifique plage de sable blanc.
Le procès reprit enfin. Les avocats ne s'étaient pas calmés entre temps. Je dirais même le contraire, ils m'attaquèrent comme des fous furieux. Mais, dès que la pression montait un peu trop, il me suffisait de regarder Yvan pour me calmer. Malgré tout ce qu'il put entendre ou voir, il restait prêt de moi.
Ce qui permit de prouver que le directeur mentait, alors qu'il avait juré qu'il n'était au courant de rien, n'était pas dû à mon témoignage, mais à la vidéo faite dans la bibliothèque. Sa femme, qui le croyait innocent jusque-là, se souvenait très bien d'être tombée dessus sur l'ordinateur de son mari. Elle avait, à l'époque, juste pensé qu'il s'agissait d'un porno quelconque, bien qu'étonnée qu'il puisse regarder ce genre de choses. Il était coupable.
Etait-ce à cause du contre coup de ces audiences ? En tout cas, juste après le verdict définitif, je me suis précipitée aux toilettes pour vomir…
• Pauline ? Ca va ?
• Beurp… Bof… Beurp.
• Je peux entrer ?
• T'es sûr de vouloir voir ta copine en train de… beurp… Gerber ?
• Tu ne seras pas la première à qui je tiens les cheveux…
• C'est bon, ça va mieux... beurp...
• Ca en a tout l'air. Je rentre.
• Pauline ? Ca va ?
• Beurp… Bof… Beurp.
• Je peux entrer ?
• T'es sûr de vouloir voir ta copine en train de… beurp… Gerber ?
• Tu ne seras pas la première à qui je tiens les cheveux…
• C'est bon, ça va mieux... beurp...
• Ca en a tout l'air. Je rentre.
J'étais en sueur, je me sentais fiévreuse. Yvan rentra dans les toilettes alors que j'étais assise à côté de la cuvette. Je n'étais carrément pas à mon avantage. Il me sourit, j'ai vomi à nouveau, puis, je lui ai dis
• J'ai dû choper un truc là.
• On dirait bien. Encore quelques semaines et ça ira mieux.
• Hein ?... Je ne comprends pas… Comment tu sais ?
• Poitrine sensible, vomissements, tes règles sont en retard...
• … Tu crois que je suis enceinte ?
• Ca y ressemble bien… En tout cas, j'espère que je ne me trompe pas.
• Ok… Je… Heu… Je crois que tu as raison… Si c'est un garçon, ça te dérange qu'on l'appelle Martin ?
• Si c'est une fille, on ne l'appellera pas Martine par contre.
• Ne me fais pas rire… beurp… Qu'on soit fixé, va acheter un test de grossesse.
• J'y vais…
• Si c'est une fille, j'adore le prénom…
• Pas Camille, s'il te plait.
• ... Pourquoi ?... J'ai toujours adoré ce prénom et j'aurais aimé…
• S'il te plait.
• D'accord…. Pas Camille.
• J'ai dû choper un truc là.
• On dirait bien. Encore quelques semaines et ça ira mieux.
• Hein ?... Je ne comprends pas… Comment tu sais ?
• Poitrine sensible, vomissements, tes règles sont en retard...
• … Tu crois que je suis enceinte ?
• Ca y ressemble bien… En tout cas, j'espère que je ne me trompe pas.
• Ok… Je… Heu… Je crois que tu as raison… Si c'est un garçon, ça te dérange qu'on l'appelle Martin ?
• Si c'est une fille, on ne l'appellera pas Martine par contre.
• Ne me fais pas rire… beurp… Qu'on soit fixé, va acheter un test de grossesse.
• J'y vais…
• Si c'est une fille, j'adore le prénom…
• Pas Camille, s'il te plait.
• ... Pourquoi ?... J'ai toujours adoré ce prénom et j'aurais aimé…
• S'il te plait.
• D'accord…. Pas Camille.
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Commentaires ()
Justement rien ne t'interdis de publier ici une version répondant aux règles définies sur ce site, et en parallèle du publier sur ton blog, la version telle que toi tu l'a imaginé; une sorte de "director's cut" en somme...
Pardonnes mon insistance, mais je trouve ton histoire vraiment riche, et la savoir tronquée, donc ne reflétant pas pleinement la vision de l'auteur, me donne une impression d'inachevé.
@julien66000 : non ce n'est pas la fin. Cependant, pas certain d'arriver au bout. J'ai peur qu'un des chapitres soit refusé... On verra.
@ploufmaster : le nombre de mot reste relativement constant d'un chapitre à l'autre
@Myrabelle : rapport au chapitre 7 et son rêve répétitif.