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Couverture de L'Histoire mène à tout..., par AlexisPC
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'Histoire mène à tout... — Chapitre 9 · Si vis pacem, para bellum !

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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AlexisPC
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L'Histoire mène à tout...

Chapitre 9 · Si vis pacem, para bellum !

Le moment de stupeur passé, ma mère reprit alors une contenance digne de son intelligence.
Mais son regard dans ma direction montrait clairement son mécontentement. Et je dis mécontentement alors que j'y voyais plus particulièrement une fureur contenue à mon encontre ainsi qu'envers mon invitée.
— Vanessa, c'est une telle surprise de te revoir. Je ne pensais pas avoir cette chance suite aux derniers rebondissements de ton histoire avec Alexis, dit-elle sur un ton mielleux et totalement hypocrite.
Vanessa, mise au courant de l'animosité que lui porte à présent l'entièreté de mes proches, ne se découragea absolument pas et répondit.
— Comme c'est gentil de votre part de m'accueillir parmi votre famille durant vos vacances. Je vous en remercie.
Mise sur le fait accompli, ma mère coupa court à la conversation de façon radicale.
— Aucun problème. Tout vient d'Alexis. Et s'il en éprouve le besoin ou l'envie, je ne peux pas aller contre sa volonté. Même si sa présence parmi nous ne s'expliquait que par votre rupture brutale. Si aujourd'hui, la situation a évolué, plus rien ne le retient.
— Maman ! dis-je en feignant la stupeur, tu me congédies ?
— Mais non, mon chéri. Jamais. Tu sais très bien que tu es chez toi parmi nous. Accompagne-moi pour préparer l'apéritif pour ton invitée.
En m'excusant auprès de Vanessa et la laissant en discussion avec ma sœur, je suivis ma mère dans la cuisine. Je n'en revenais pas de cet accès de haine. Elle en a visiblement gros sur le cœur pour m'avoir fait cette remarque et je sais, pour la connaître parfaitement, que ces paroles qu'elle vient de prononcer, ne sont pas des paroles en l'air. Elle vient bien de vouloir, l'espace d'un instant, me renvoyer chez moi. Cependant, elle s'est immédiatement ravisée en réalisant l'énormité de ce qu'elle vient de dire. Je sens, néanmoins, que la partie va être très serrée.
Ma mère, une fois la porte passée, agrippa mon bras et me tira plus loin dans le salon, dans lequel, à l'abri de la vue et de l'ouïe de Vanessa, elle put laisser libre cours à sa fureur.
— BORDEL !!! ALEXIS !!! À QUOI JOUES-TU ?
— Si tu veux parler de la présence de Vanessa dans notre maison de vacances, je t'ai dit qu'elle m'avait contactée plusieurs fois depuis notre rupture. Suite à nos échanges d'hier, j'ai compris que tu voulais que je règle le problème une bonne fois pour toutes. Je lui en ai fait part, ce matin, et je l'ai invitée à me rejoindre afin de régler nos différends.
— Ce matin ? Mais de quoi parles-tu ?
— Maman, ce matin, j'étais debout alors que vous vous remettiez de vos ébats nocturnes. J'ai consulté ma boîte mail et mes messages. J'en avais plusieurs de Vanessa qui me demandait de la recontacter. Ce que j'ai fait. Elle souhaite que je lui pardonne et que nous nous remettions ensemble.
— QUOI ??? HORS DE QUESTION ! ALEXIS, S'IL TE PLAÎT !!!
— Mais de quoi te plains-tu, maman ? Tu m'as toujours affirmé que tu adorais cette fille. Si je décide de lui pardonner cette incartade dans notre relation, c'est mon problème, me semble-t-il ? En quoi cela te concerne-t-il ?
Je joue très gros à ce stade. Soit ma mère me révèle ce que j'ai appris hier, grâce à ma curiosité, soit elle reste dans le déni et je gagne.
Je regarde ma mère en posant sur elle le regard le plus neutre possible. Je ne veux pas qu'elle remarque les cogitations internes de mon cerveau ni le stress qui monte progressivement en moi en attendant sa réponse.
— Tu as raison, Alexis. Cela ne me regarde en rien. Mais je n'aime pas l'idée que tu lui pardonnes alors qu'elle t'a trompé de la plus vile des manières. En ton absence.
— Maman. Je sais que la fidélité est un gage précieux de confiance. Tu es fidèle à ton mari. Même si tu te permets aussi quelques coups de canifs avec ta fille et en profitant de ma faiblesse envers vous. Alors je pense que tu es tout de même mal placée pour le faire la leçon.
— Probablement, mon fils. Mais je suis ta mère et il est normal que je m'inquiète pour toi.
— Je t'en remercie, maman. Je t'aime. Mais je dois faire mes choix moi-même. Quitte peut-être à me tromper. Et sache que je n'ai pas encore pris de décision. Je dois encore en discuter avec elle très sérieusement.
— Très bien. Je me range à ton avis. Mais sache qu'il en faudra beaucoup pour que je lui pardonne ce qu'elle t'a fait.
Je prends ma mère dans les bras et je lui fais un petit bisou sur la joue en lui disant.
— Je t'aime, maman. Fais-moi confiance. Tu ne le regretteras pas, quelle que soit ma décision. Bon. Si nous retournions auprès de Caroline et de Vanessa avant que ma sœur ne lui coupe la tête ?
En sortant, j'emporte avec moi un verre de rosé frais, raison de mon absence temporaire, que je donne à mon invitée. Ma sœur tire clairement la tête et n'a pas la moindre intention de faire plaisir à Vanessa. Il faut l'intervention discrète de ma mère, d'un signe de tête, pour faire comprendre à ma sœur qu'un pacte de non-agression vient d'être signé entre les différentes parties en présence.
— Alors, ma chère Vanessa. Comment te portes-tu depuis le temps ?
— Très bien, Sandrine. Je vous remercie. J'ai eu une passe un peu délicate à gérer, mais à présent, je sens que tout va s'arranger, déclare alors Vanessa à la surprise générale en me fixant de ses yeux noirs.
Bon sang, que cette fille est lumineuse ! Comment ne pas craquer pour elle ? Mais je me reprends dans l'instant, pas question de me laisser à nouveau mener par le bout du nez.
Cependant, ce n'était probablement pas la meilleure chose à dire à ce moment, mais Vanessa semble réellement venue dans l'espoir de me reconquérir. Mon appel lui a sans aucun doute possible laisser planer l'espoir de ma stupidité. Ce qu'elle ignore, c'est que ce sera à mes conditions uniquement et qu'elles vont probablement la surprendre.
— Tu nous en vois ravies, n'est-ce pas Caroline ?
— Le pied ! répond-elle avec ironie. Je me réjouis de ton optimisme, Vanessa.
— Allons, Caroline, sois aimable avec notre invitée. Après tout, elle ne t'a jamais rien fait, dis-je sur le ton du reproche.
— À moi ? Effectivement. Si ce n'est de façon indirecte.
— On ne peut être plus limpide, déclare en chuchotant Vanessa en portant son verre à ses lèvres.
Je joue encore avec le feu. Car si je peux manipuler assez aisément ma mère, c'est une autre paire de manches avec ma sœur. Elle a son tempérament et supporte très mal l'autorité, qu'elle soit parentale ou morale.
Mais un signe de ma mère me rassure immédiatement sur ses intentions. Elle place son index devant sa bouche et mimant un « chuuut » de bon aloi. En gros : « Tu te tais et tu me laisses mener la barque ou tu vas voir ce que tu vas voir, ma chérie !».
— Excuse-moi si je t'ai choquée, Vanessa. J'ai passé une très mauvaise nuit et la journée, il faisait tellement chaud que je n'ai pas pu me reposer, lui répond alors ma sœur.
— Ce n'est rien, Caroline. Je me doute que vous êtes au courant de notre situation à Alexis et à moi. Je comprendrais votre animosité envers moi. Mais je suis aussi ici pour aplanir nos différends.
— Tu m'en vois ravie, dit alors ma mère. Bon, les enfants. Si nous passions à table ? Je meurs de faim.
Après avoir dîné dans une ambiance beaucoup plus légère suite à ces derniers échanges verbaux, le vin ayant coulé un peu plus que de coutume, ma mère et ma sœur déclarèrent dans une unanimité bienvenue qu'elles sont fatiguées par la chaleur et qu'elles vont se coucher.
— C'est une bonne idée. Caroline est fatiguée et toi, maman, j'ai l'impression que tu as un peu trop bu.
Il faut dire que ma mère n'a pas l'habitude de boire beaucoup. Mais le contrecoup de l'arrivée de Vanessa, son animosité rangée au placard alors qu'elle bout intérieurement, conjugués à la promesse qu'elle m'a faite malgré elle de me faire confiance, lui ont donné tendance à abuser un peu trop de cet excellent vin rouge de La Clape.
En m'embrassant avant de monter, alors que je porte la vaisselle sale dans la cuisine pour la placer au lave-vaisselle, ma sœur pose sa main sur ma fesse en me chuchotant à l'oreille
— Dommage, j'aurai bien profité encore une fois de ton sperme sur maman. Je trouve que c'est du gâchis de le lui donner à elle. Mais bon, les espoirs sont parfois récompensés. Si elle devait dormir seule cette nuit, rejoins-nous. Maman et moi, nous t'attendrons dans sa chambre, c'est la plus à l'écart de celle de l'envahisseur.
— Tu es vraiment impossible, Caroline. Dis-je en souriant. Mais amusez-vous bien, dans ce cas.
— Nous n'y manquerons pas. Sois-en certain, termine-t-elle en tentant une ultime manœuvre de séduction avant de s'éloigner rejoindre notre mère.
Après avoir rangé la cuisine et la table, avec l'aide de Vanessa, je lui propose de retourner s'asseoir dehors.
— Je pense qu'il est temps de se dire les choses, tu ne penses pas ?
— Oui, Alexis.
— Va dehors. J'arrive.
— Laisse-moi le temps de me rafraîchir un peu, s'il te plaît. Je porte toujours mes vêtements du voyage et je voudrais prendre une douche, si tu veux bien. J'ai besoin de toutes mes facultés pour te répondre avec honnêteté.
— Bien sûr. Excuse-moi. Je manque à tous mes devoirs. Je t'en prie et prends ton temps. Je ne suis pas fatigué. Je vais en profiter pour nettoyer un peu la piscine et je t'attends sur la terrasse.
— Merci. Tu es toujours aussi galant. C'est une qualité que j'ai toujours aimée chez toi.
En posant un léger baiser sur ma joue, elle s'éloigne, aérienne, vers sa chambre au rez-de-chaussée et sa salle de bain.
Il est temps pour moi de réfléchir à mon plan de bataille. Le général Alexis ne peut perdre. Mais les troupes adversaires sont redoutables et en surnombre. Il va falloir jouer au plus rusé. Et quelle est la meilleure défense ?
Après avoir passé une épuisette dans l'eau limpide de la piscine, éclairée par quelques lampes sous-marines, je retourne dans la cuisine et je débouche une nouvelle bouteille de rosé, bien frais. Il fait toujours très chaud à l'extérieur malgré l'heure tardive.
Je m'installe sur la terrasse avec deux verres et un seau à glace contenant le breuvage et je repense à ce que je vais dire à Vanessa. J'envisage mille hypothèses. Comment va-t-elle tenter de me reprendre dans ses filets ? Car je ne doute pas un instant de sa volonté farouche de me remettre le grappin dessus.
Perdu dans mes pensées, c'est le bruit de ses talons qui me sort de ma torpeur.
En apparaissant à la porte vitrée de la cuisine, se produit malheureusement un événement totalement inattendu en cet instant. Vanessa reconquit mon cœur immédiatement. Comment ne pas être amoureux de cette fille.
Elle porte une robe d'un vert émeraude magnifique, largement décolleté, me laissant admirer le gable parfait de ses seins, rehaussés par une lingerie qui leur donne une rondeur affolante. Sa respiration ne faisant qu'amplifier la profondeur de sa gorge. Ses jambes fines et musclées sont allongées par une paire de stiletto blanche et son cou est orné d'un fin collier d'or fin, cadeau que je lui avais fait pour notre première année de vie commune. Son maquillage est léger, mais parfait pour la circonstance.
Remarquable prouesse en tout cas. Cette transformation s'est accomplie en un temps record.
Mais, bordel, cela en valait la peine.
Courage, Alexis. On se concentre et on ne tombe pas dans le piège de la séduction féminine. Même si, à cet instant, je la coucherais avec bonheur sur un transat pour profiter de son corps. Me levant par politesse alors qu'elle approche de moi d'un pas chaloupé, elle déclare.
— J'espère que je n'ai pas été trop longue ? J'avais besoin d'une bonne douche pour me rafraîchir un peu.
— Non, ne te tracasse pas. J'en ai profité pour terminer le rangement et m'occuper de la piscine. Je viens de m'asseoir. Veux-tu un verre de rosé bien frais ?
— Volontiers, merci.
— Assieds-toi, je t'en prie. Et discutons, si tu le veux bien.
— Toujours aussi direct, n'est-ce pas ? Alors très bien, allons-y. Pourquoi m'as-tu fait venir ?
— Tu es aussi toujours directe. Bon. Cessons ce petit jeu.
Je marque un instant de silence. C'est maintenant que tout va se jouer. Je reprends alors, d'un ton plus froid que nos précédentes conversations.
— Je ne t'ai pas invitée dans le but que tu tentes de me reprendre avec toi, Vanessa. L'amour que je te portais s'est envolé lorsque tu as couché avec Diego. Ton pote, comme tu l'appelles, a d'ailleurs dû me faire des cornes plus hautes que je ne le pense. Et je présume que ce n'est pas ton coup d'essai. Alors tu m'excuseras si je ne te trouve aucune circonstance atténuante.
— Je vois que mon procès a déjà eu lieu. Je présume que quoi que je déclare, tu ne changeras pas d'avis. Je te connais, tu es plutôt du genre têtu. Alors pourquoi m'as-tu fait venir ? Pourquoi m'inviter en me laissant présager une réconciliation ? Tu voulais m'humilier une dernière fois devant ta sainte famille avant de me rayer définitivement de ta vie ?
Sa réponse se fait d'un trait, en serrant les dents devant l'insulte que je lui fais. Cela démarre parfaitement. Elle est sur la défensive à présent. Je lui réponds alors avec mon ton professoral.
— C'est toi qui me parles d'humiliation ? Tu as un sacré toupet, Vanessa. Je ne t'ai jamais traitée qu'avec les égards qu'un homme doit à sa fiancée, à la femme qui va partager sa vie. Je ne peux pas en dire de même de toi. Tes frasques sexuelles me sont revenues aux oreilles. Je sais, tu m'entends, je sais que Diego n'était pas ton coup d'essai. Tu veux savoir pourquoi je t'ai fait venir ? Très bien, je vais te le dire, même si je pense que tu peux le deviner toute seule.
— Je ne comprends pas. Vraiment. Alors, vas-y ! Il n'y a plus de raison d'attendre plus longtemps.
— Pourquoi, Vanessa ? Pourquoi as-tu fait cela ? Que ne t'ai-je pas apporté ? Qu'ai-je fait pour mériter une telle humiliation et une telle méchanceté de ta part ?
En déclarant cela, une larme coule sur ma joue. Ma voix s'éraille et je ne peux terminer que dans un souffle.
La vache, j'ai raté une carrière d'acteur.
Vanessa reste interloquée face au spectacle de ma détresse. Elle pense y voir une opportunité. Le piège va pouvoir se refermer. Je jubile.
— Alexis... je... !
— Pourquoi Vanessa ?
— Je n'ai jamais voulu te blesser ou t'humilier, Alexis. Même si c'est difficile à croire. Mon amour pour toi était..., est encore, infini. Mais... Oh mon Dieu, comme c'est difficile.
— Tu me le dois, Vanessa. Je veux savoir où j'ai foiré.
— Je ne peux pas ! Comment vas-tu me juger ?
— Parce que c'est tout ce qui t'inquiète ? Comment penses-tu que je te juge actuellement ? Comme la pire des garces, la pire des salopes. Tu dis que tu m'aimes encore ? Prouve-le. DIS-LE MOI !
— PARCE QUE C'EST-CE QUE JE SUIS, UNE SALOPE !!!
C'est gagné. Elle l'a dit.
Je jubile intérieurement. Nous allons pouvoir commencer à nous amuser.
— Je sais, on ne trompe pas son fiancé si on n'est pas mauvaise, dis-je.
— Tu ne comprends pas, Alexis. Je t'aime et je ne veux pas te blesser. Jamais. Mais je suis une salope. Une nymphomane doublée d'une perverse. J'ai besoin de baiser. Souvent, beaucoup. Et tu ne m'étais pas suffisant, même si nous faisions souvent l'amour.
— Tu veux dire que Diego n'est donc pas le seul avec qui tu m'as trompé.
— Bien sûr que non. Il m'arrive de devoir baiser deux ou trois fois par jour.
— Et tu m'avoues cela, sans sourciller. Putain, tu m'as peut-être refilé le Sida ou une autre Mst. COMMENT AS-TU PU ME FAIRE UN TRUC PAREIL, VANESSA ?
— Ne t'inquiète pas, j'ai toujours utilisé des préservatifs, sauf avec toi.
— C'est déjà ça. Mais je suppose que je dois te croire sur parole ?
— Si cela te rassure, je ferai un test. Je suis certaine de moi. Je ne te mentirais jamais sur un truc si grave. Tu n'imagines pas un instant que je ne prenne pas mes précautions, tout de même. Je n'ai pas envie de mourir d'une maladie parce que je baise.
— Pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé ?
— Comment veux-tu que je te dise un truc pareil ?
— Je ne sais pas ? Parce que nous allions nous marier, peut-être ?
— Alexis, je suis désolée. Si tu savais comme je t'aime et combien cette situation m'est pénible ! Mais je comprends ta réaction. Plus jamais je ne t'ennuierai.
— Vanessa... je ne sais pas quoi te dire. Je ne m'y attendais pas. Ce n'est pas ce qui était prévu. Je comptais te balancer toute ma haine à la figure, toute ma rancune, toutes mes émotions négatives afin que tu souffres autant que j'ai souffert. Mais à présent...
Je suis vraiment trop bon. Je ne me savais pas capable d'une telle duplicité.
Bien sûr que je sais. Et c'est d'ailleurs cet état de fait qui va me permettre de mettre le point final à mon petit stratagème contre ma mère et ma sœur.
— Que veux-tu me dire, Alexis ?
— Je ne sais plus, Vanessa. Cet...état dans lequel tu es, n'était pas dans l'équation. Mais tu as ces besoins sexuels depuis longtemps ?
— Depuis toujours. Puisque nous en sommes aux confidences, allons-y. Ainsi, tu sauras tout. Je me masturbe depuis très longtemps. C'est devenu un besoin impérieux vers mes 16 ans. Puis j'ai eu mes premiers rapports sexuels et là, tout s'est enchaîné. J'étais encore calme avant le Bac. Je ne voulais pas avoir une réputation de fille facile. C'était assez gênant. Mais avec ma majorité, je me suis lâchée. Et j'ai baisé à gauche et à droite. Juste par besoin plus que par envie dans certains cas. Durant les études, beaucoup sont passés dans mon lit pour un soir ou pour plusieurs. Puis je t'ai rencontré. Tu es différent. Tu ne m'as pas sauté dessus. Je me suis alors calmée et je t'ai été fidèle. Longtemps, car nos rapports étaient quotidiens. Cela me suffisait. Mais avec nos carrières respectives, nos emplois du temps chargés, nous avons de moins en moins baisé et mes envies sont revenues au grand galop. On ne change pas qui on est, Alexis. Alors, avec la plus grande discrétion, j'ai fait en sorte de me satisfaire sans te blesser. Voilà, tu sais tout. Je n'ai plus de secret.
Je reste alors un instant silencieux, comme si je réfléchissais à ses paroles. Mais tout cela, je m'en doutais déjà. Je ne suis pas stupide, je l'ai déjà signalé.
Non, à cet instant, je l'imagine plongée dans le stupre et la débauche de sexe avec un ou plusieurs partenaires, masculins ou féminins, crier d'extase, la chatte écartelée par une bite monstrueuse, les seins pressés par des mains manucurées, la bouche pleine d'un sperme qui n'est pas le mien, le cul dilaté par un gode-ceinture énorme entraîné par une femme dont les seins s'agitent au-dessus de son dos ainsi que d'autres images tout aussi pornographiques.
Je bande. Encore. Putain, ça m'excite.
C'est le moment de porter le coup final.
— Plus de secret ? Tu me dis que tu n'as plus de secret ?
— Voilà. Je t'ai tout dit.
— Si on omet le nombre de tes partenaires, réponse à laquelle, au vu de tes déclarations tu es probablement incapable de répondre, je ne suis pas certain que tu puisses affirmer n'avoir plus de secrets, Vanessa.
C'est là que je remarque le signe de ma victoire. Une lueur de panique dans ses prunelles magnifiques. Je sais, à ce moment, qu'elle se pose LA question. Suis-je au courant de plus ?
— De quoi parles-tu ?
— Tu veux que ce soit moi qui te le dise ?
Elle joue alors son ultime carte en tentant une dernière pirouette
— Je ne vois pas ce que je pourrais te dire de pire, Alexis ? Je viens de t'avouer que tu as été cocu durant une bonne partie de notre vie commune et tu ne sembles pas satisfait. Je ne sais pas ce qu'il te faut de plus ? Ou alors, tu as un côté masochiste que je ne connaissais pas.
Je souris devant cette ultime offensive. Puis, je porte l'estocade.
— Vois-tu, Vanessa, il fut un temps où j'aurai explosé de colère et de rage. Mais à cette époque, je n'étais qu'un adolescent complètement idiot et ignorant de la nature humaine, particulièrement féminine. J'ai appris depuis que, lorsqu'un homme ou une femme est acculé à devoir se dévoiler, il tente souvent une pirouette en lâchant une bombe qui est censée éteindre l'incendie. De nombreux psychologues se sont penchés sur ce sujet et tous sont parvenus à la même conclusion. Si tu agis de cette façon, en pensant me faire mal par tes paroles humiliantes qui furent d'ailleurs immédiates - avoue que tu ne t'es pas vraiment défendue et que tu n'as pas tenu très longtemps avant de me faire tes pseudo-révélations - c'est que la vérité est bien plus grave et inquiétante que ce que tu veux me faire croire.
Alors je te repose la question pour la dernière fois. N'as-tu vraiment plus rien à me dévoiler ?
Je suis vraiment trop fort. Machiavel n'est qu'un amateur. Je souris intérieurement, plutôt je jubile de ma victoire future. En façade, je n'affiche pourtant qu'un petit sourire sardonique en tentant de lui faire comprendre que je sais tout de ses manigances et de ses tentatives de séduction au sein même de ma famille. Mais je veux que ce soit elle qui me le dise. Et je vais y arriver.
Vanessa, elle, est en panique totale. Je lis dans son regard que son cerveau turbine à cent à l'heure. Ses mains ne tiennent pas en place sur ses cuisses et ses pieds sont agités. Mais elle me prend au dépourvu en terminant notre jeu d'un coup.
— J'ai aussi tenté de séduire ton père !
J'ai gagné. Elle l'a dit.
— Pardon ? Mon père ? Mais... tu es pire que ce que je pensais.
Mon sourire tranche avec mes paroles. Elle comprend instantanément que je ne suis plus du tout sérieux.
— Putain, Alexis ! Tu savais. Il te l'a dit.
— Lui ? Absolument pas.
Je laisse ma réponse en suspens, le temps pour elle de comprendre les conséquences de ce que je viens de lui avouer.
— Mais alors ? Qui t'a... Oh mon Dieu.
Et voilà. Simple et facile. Elle vient de comprendre.
— Eh oui. Ce sont ma mère et ma sœur. Que tu as, aussi, cherché à corrompre pour ton propre plaisir.
— Elles te l'ont dit ?
— Eh oui. Tu n'imagines pas à quel point nous sommes liés.
En disant cela, je constate à quel point c'est vrai. Elle ne s'en doute pas. Si elle savait que ma sœur a léché mon sperme sur la peau de ma mère avant de l'échanger avec elle par un baiser langoureux ou qu'elles ont baisé devant moi pendant que je me branlais sur leurs corps de rêve, elle souhaiterait probablement venir voir cela et si possible y participer. Ce que je compte bien obtenir prochainement.
— Je n'ai plus qu'à repartir vers Paris alors, je suppose.
— Tu supposes très mal, ma chérie.
Elle met quelques secondes à avaler ce que je viens de lui déclarer.
— Ma chérie ? Mais...
— Tu viens de m'avouer que tu m'aimes, Vanessa. Même après ce que tu as fait. Tu imagines qu'il n'en est pas de même pour moi ?
— Tu m'aimes toujours ? Mais, Alexis ?
— Je t'aime toujours, Vanessa.
Elle fond alors en larmes. Je ne l'avais jamais vue si faible et si vulnérable. Elle est craquante dans sa fragilité féminine.
Se levant, elle veut me prendre dans ses bras, mais j'arrête son mouvement par un geste déterminé du bras.
— Je t'ai dit que je t'aime, Vanessa. Je n'ai jamais dit que j'allais repartir avec toi. Tu sais pourtant que l'amour peut s'effacer face aux circonstances.
— NON, je t'aime, Alexis. Tu es tout pour moi. Je ne veux pas te perdre. Je me ferai soigner, je verrai des psychologues, je prendrai des médicaments, tu sauras à chaque instant où je suis et avec qui, ce que je fais ou pas, dis-moi ce que tu attends de moi. Je suis prête à tout pour toi. Ne me laisse pas seule. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime.
Elle éclate alors en sanglots, prenant son visage entre ses mains manucurées et rehaussées d'un vernis rouge magnifique.
En me levant, je place ma main sur ses cheveux et je lui dis.
— Je ne veux pas que tu changes, Vanessa. Je te veux telle que tu es. Mais le prix à payer pour cela sera élevé.
— Tout ce que tu veux ! dit-elle en levant ses yeux vers moi.
— Alors je veux que tu baises ma mère et ma sœur !
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Utilisateur supprimé
4 novembre 2023 à 18:33
et voila que tombe le masque de la vengeance, ce que vous aimez alors continuons avec le plus grand plaisir
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Azos
19 mars 2020 à 10:37
Énorme continu trop impatient d'avoir la suite !
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Coquinerie21
17 mars 2020 à 07:34
Vivement la suite
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Julienjadore
16 mars 2020 à 18:52
Jadore !
Soyez respectueux
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OlivX
16 mars 2020 à 17:36
Machiavel a un disciple :)
Soyez respectueux
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Photo de profil de Teddyo47
Teddyo47
16 mars 2020 à 15:24
Trop impatient... vivement la suite
Soyez respectueux
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