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Couverture de Tombés du ciel, par Yojik
Couverture de Tombés du ciel, par Yojik
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Tombés du ciel — Chapitre 33

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Yojik
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Tombés du ciel

Chapitre 33

En ce samedi, Alicia était seule à la ferme. Bérénice avait emmené Hala et Salil au cinéma, Roger était dans sa montagne et Bruno à la boucherie, même le chien était parti. La jeune femme attendait Victoire pour sa séance de pole dance ; en fait surtout de renforcement musculaire. Si cette activité avait d'abord été choisie pour aider Victoire à se sentir mieux dans son corps, la jeune femme se révélait assez douée en la matière. Suffisamment pour qu'Alicia lui fasse faire un mouvement plus acrobatique pour la première fois. Il n'était pas tout à fait l'heure et elle reçut un message de Karima :
— Salut Karima. Oui, bien sûr.
Ce bref échange avec Karima replongea Alicia dans les évènements du jeudi. La présence soudaine de sa "sœur" à la fin de leurs ébats plus que débridés avait créé une panique et une stupéfaction générale. Passé l'étonnement, Bérénice et Alicia s'étaient précipitées vers elle alors que Bruno et Roger avaient caché leurs anatomies, quand bien même la maghrébine avait tout vu juste avant. Karima s'était fendue d'une cascade d'excuses de s'être retrouvée là sans y être invitée. Alors qu'arriver ainsi n'avait rien d'anormal pour : elle avait la clé et rentrait dans cette maison sans frapper depuis un petit moment. Elle avait débarqué préoccupée, au moment où ils étaient un peu plus silencieux. Le choc de la scène avait été tel qu'elle n'avait pas été en mesure de partir ou de signaler sa présence.
Choquée et tremblante, Karima s'était laissée assoir sur une chaise du séjour pendant que les deux hommes avaient rapidement enfilé un pantalon et un t-shirt. Alicia et Bérénice s'étaient aussi rhabillées tout en faisant en sorte que l'une d'elle reste en permanence auprès de la belle brune. Karima avait fini par se calmer et respirer normalement. Elle avait levé les yeux pour les voir tous les quatre à côté d'elle, le visage inquiet. Elle avait bafouillé un instant avant de réussir à dire qu'elle se demandait depuis un moment si Alicia et Bérénice ne poursuivaient pas les relations sexuelles qu'elles avaient eues avec Roger et Bruno. Et qu'elles avaient prétendues avoir été uniques.
Karima s'en doutait puisqu'Alicia et Bérénice continuaient de baiser malgré leur relation mère/fille, et qu'elle y participait aussi. Du coup, elle ne voyait pas pourquoi les relations père/fille et gendre/belle-mère seraient restés en dehors du champ sexuel. Mais elle ne s'était jamais imaginée qu'ils puissent avoir ce genre de relations à quatre.
Alicia n'avait pu que lui confirmer ses intuitions, il aurait été idiot de le nier. Il y avait eu une petite crispation chez les deux hommes quand ils avaient compris que des relations lesbiennes se déroulaient dans leur dos. Ils n'en avaient rien dit sur le moment mais leur air renfrogné avait semblé atténué par une bosse notable au niveau de leurs braguettes. Alicia n'avait pas su l'interpréter à ce moment-là mais Bruno lui avait avoué par la suite qu'il les avait imaginées toutes les trois ensemble. Connaissant bien leurs corps respectifs, il n'avait pas eu de mal à faire fonctionner son imagination. Bérénice avait obtenu les mêmes confidences de Roger et celui-ci avait ajouté que concernant Karima, c'était les détails que lui avait donné Bruno qui lui avaient permis de se projeter. Il avait ainsi dévoilé que lui et Bruno se parlaient potentiellement beaucoup plus que ce qu'elles avaient imaginé.
L'inquiétude s'était un peu estompée lorsque Karima leur avait promis qu'elle ne révèlerait rien de leurs pratiques. Après un Cognac, que Roger avait sorti et servi à tous pour qu'ils se remettent de leurs émotions, Karima avait plaisanté en disant qu'elle avait enfin une idée précise de l'anatomie de chacun et qu'elle comprenait l'envie de Bérénice et d'Alicia de profiter de ces deux beaux mâles. Elle avait ri en le disant et les avait entrainés avec elle, même si Alicia s'était demandé si elle n'avait fait vraiment que plaisanter.
Mais Karima avait changé de sujet et abordé celui qui l'avait fait venir. Elle avait voulu en parler à Alicia et Bérénice, demandant aux deux hommes de bien vouloir les laisser. Roger avait pensé à un problème typiquement féminin et n'avait pas souhaité en savoir plus. Surtout que la demande de sa seconde "fille" avait été douce mais ferme. Bruno l'avait aussi pris comme tel et cela l'avait même surpris de la part de Karima d'être aussi directive. Une fois qu'elle avait été certaine qu'ils n'étaient plus dans les parages, elle s'était confiée aux deux femmes.
Karima était venue parler de Victoire dont elle était très proche. La façon dont elle avait dit ça avait étonné Alicia mais elle l'avait laissée poursuivre. La maghrébine s'inquiétait pour la jeune fille. Si elle affichait toujours un entrain et une gaité évidente, Karima avait vaguement perçu un potentiel problème. Elle avait sondé Victoire mais elle s'était défendue de tout souci. Pourtant, depuis quelques temps, Victoire lui avait paru moins en confidence avec elle, comme si elle avait quelque chose à cacher, à dissimuler. Alicia avait d'abord pensé que Victoire voulait garder quelques secrets intimes ; ce qui était bien normal, après tout. Surtout cela étonnait la danseuse que Karima s'inquiète de cette absence de confidence.
Bérénice lui en avait fait la remarque et la traductrice avait répondu que leur proximité et leur intimité aurait dû donner à Victoire la confiance pour se livrer. Avec sa "fille", elles s'étaient regardées en se demandant ce que signifiait cette "intimité". Elles avaient voulu l'interroger sur cela mais Karima ne leur en avait pas laissé le temps. Elle s'inquiétait pour Victoire et voyait dans son comportement les prémices de celui d'une femme battue. Surtout, d'après Karima, c'était le déjeuner qu'elle avait partagé avec Victoire une heure plus tôt, qui avait déclenché une alerte rouge en elle et l'avait décidé à venir en parler à Alicia et Bérénice. Mais elle se demandait si son propre passé et l'affection qu'elle avait pour la jeune femme ne lui faisait pas voir des problèmes là où il n'y en avait pas. Comme Victoire devait venir le samedi, elle s'était dit qu'Alicia pouvait se faire une idée, parler avec elle sans avoir le même a priori.
Bérénice s'était proposée pour parler à Victoire mais Karima craignait, qu'avec son passé commun, elle n'ait une vision biaisée. Alicia était d'accord avec elles et avait pensé que le mieux était sans doute que Victoire parle à une femme de sa génération. Après avoir convenu de la marche à suivre, Karima avait souri en regardant la petite blonde, qui n'avait pas tout de suite compris pourquoi. Et puis Alicia s'était rendue compte que du sperme, sortant de ses orifices, s'était écoulé sur ses cuisses. De même, elles étaient toutes les trois environnées par les senteurs intimes d'Alicia et de Bérénice. La petite blonde et sa "mère" avaient perçu les émois de Karima. Les mêmes qui avaient été camouflé par la stupeur de les trouver comme elle l'avait fait.
D'ailleurs, si Bérénice n'avait pas les mêmes coulures sur les jambes, celles-ci n'en étaient pas moins luisantes et poisseuses. La respiration de Karima s'était faite à nouveau rapide et superficielle, ses yeux noirs brillants de convoitise. Néanmoins, elle n'avait fait que passer un doigt sur les cuisses des deux femmes pour y récolter un peu de fluide et le porter à ses lèvres. Elle avait aimé leur goût et s'était contentée d'embrasser langoureusement les deux femmes. Roger et Bruno avaient fait leur réapparition à ce moment-là et la traductrice avait semblé un peu gênée, un peu troublée d'être surprise ainsi. Elle était finalement partie après avoir embrassé un peu plus étroitement que d'habitude Bruno et Roger et les avoir évalués de la tête aux pieds, avec une attention particulière au milieu.
Alicia et Bérénice s'était regardées, se demandant pourquoi Karima n'avait pas cédée à des envies pourtant évidentes. La présence des deux hommes dans les parages ou du sperme sur Alicia en auraient pu être la cause mais elles avaient eu l'intuition que ce n'était qu'en partie le cas. Karima leur avait paru rassasiée ou satisfaite. Avait-elle été voir Franck le matin ? Avait-elle dormi chez lui ou le maire chez elle ?
La strip-teaseuse fut sortie de ses pensées par un coup de sonnette.
* * *
Alicia virevolta sur la barre de pole dance et réalisa sa figure avec une aisance déconcertante pour finalement se retrouver la tête à l'envers, les bras écartés et retenue seulement par ses jambes serrant la barre. Elle en descendit avec souplesse et observa Victoire :
— Allez, à toi !
— Mais je ne vais jamais y arriver !
— Mais si, le passage en ventilateur, c'est du simple. Après, pour cette première, tu peux transiter par un seat avant de finir le crucifix inversé.
— Mouais...
Alicia encouragea Victoire qui se testa d'abord sur les deux premières figures. Elle se plaça ensuite sur la dernière sans trop de soucis. Mais se positionner figure par figure était plus simple que d'enchainer les trois à la volée. La danseuse en était consciente mais elle était certaine que la jeune adulte en était capable. Elle l'observait depuis le début du cours et n'avait pas vu de changement en elle ; pas au niveau de son état d'esprit en tout cas.
Victoire paraissait toujours aussi jeune dans sa tête : heureuse, insouciante et tourmentée. Elle semblait toujours insouciante, ayant du mal à se projeter plus loin que son prochain rendez-vous avec Ugo ou la prochaine fois qu'elle irait voir Karima. Elle était aussi tourmentée, en conflit interne, avec ce corps qu'elle admettait encore difficilement. Elle avait aussi des envies de liberté que sa formation toujours en cours ne lui permettait pas vraiment. Mais elle était heureuse, cela sautait aux yeux.
Par contre niveau physique, Alicia commençait à voir un peu de changement : un ventre moins creusé car plus musclé, des cuisses plus galbées et un fessier légèrement plus rond également. La jeune femme avait, en fait, quelque chose de diablement sexy. Alicia comprenait Ugo d'être tombé sous son charme et elle-même n'y était pas insensible. Elle se demandait de plus en plus si Karima n'avait pas quelques vues, ou au moins fantasmes, sur Victoire. Mais Alicia chassa ces idées de son esprit, elle n'était pas là pour ça. Victoire ne semblait pas porter de marque de coup. Elle y avait pensé au début de séance quand Victoire avait gardé son legging mais elle avait eu trop chaud et l'avait retiré ensuite. Son t-shirt à manches courtes dévoilait ses bras et parfois son ventre et son dos sans laisser voir quoi que ce soit d'inquiétant.
— Bon, allez, je me lance ! dit soudainement Victoire en s'essuyant le front et les lèvres avec ses poignets éponges.
— Tu vas y arriver !
Victoire se lança sur la barre et essaya une première manœuvre mais l'avorta en cours de route. Elle se reprit et attrapa à nouveau la barre. Alicia la vit se déployer avec une plus grande envergure qu'elle. Le ventilateur et le seat se passèrent bien ; mettant Victoire en position idéale pour finir sur le crucifix inversé. La tête à l'envers la jeune fille serra la barre entre ses jambes, colla ses côtes contre et écarta finalement les bras. Mais elle ne tint pas une seconde et chuta lourdement au sol sur son épaule gauche. Elle cria de douleur et Alicia se précipita vers elle :
— Ça va ? Ça va ? Ton père et Karima vont me tuer !
— Aïe, aïe, mon épaule ! se plaignit Victoire.
Alicia l'aida à s'assoir au sol et voulut inspecter son épaule. Elle eut peur qu'elle se soit fait vraiment mal ou même qu'elle se soit cassé la clavicule. La petite blonde lui fit faire quelques mouvements mais, à part des grimaces, Victoire ne souffrait pas trop. Un peu rassurée, Alicia s'excusa :
— Je suis désolée. Je n'aurais pas dû te faire faire ça...
— Ce n'est rien. Et puis j'avais réussi mais mon t-shirt m'a fait plus glisser que ce que je pensais. Tu avais raison, je devrais faire ça en brassière comme toi.
— Mmmh, la peau glisse moins que le tissu sur la barre. Mais quand même tu aurais dû tenir...
— Je n'ai peut-être pas aussi serré les jambes que ce qu'il fallait... Aïe !
— Attends, laisse-moi regarder.
Alicia écarta l'encolure du t-shirt de Victoire et vit son épaule de plus près. Si proche d'elle, elle sentit l'odeur de la jeune femme, de sa transpiration, de ses phéromones. Les siennes s'agitèrent immédiatement et elle eut bien du mal à se retenir d'aller embrasser son long cou gracile qu'elle offrait sans le savoir, en penchant la tête sur le côté. La maman de Salil et Hala se dit que c'était une bonne occasion pour "inciter" Victoire à se dévoiler un peu plus. Elle ne s'avoua pas forcément qu'une pointe de désir l'incita à le faire.
— Enlève ton t-shirt, je vais te masser l'épaule.
— Euh, non, non ça va aller...
— Ne t'inquiète pas. Je vais rester sage.
— Hi, hi, hi. C'est sûr qu'avec... Ugo ça dériverait vite.
Alicia souleva le t-shirt en douceur et Victoire se laissa faire mais souffla de douleur quand elle dut lever son bras. Victoire se retrouva en soutien-gorge sous les yeux avides d'Alicia. Dans son dos, pour lui masser l'épaule, elle avait une vue plongeante sur sa poitrine, dont les petits seins remplissaient tout juste les bonnets. Elle aurait pu y regarder de plus près, tenter de distinguer ses tétons mais elle s'en empêcha. Sous ses doigts, Victoire se laissait aller à la douceur du massage. Alicia pensa que c'était le moment de tenter de la faire parler.
— Ça va ?
— Oui, ça fait du bien.
— Je veux dire dans ta vie perso.
— Oh, oui, ça va, Alicia.
— C'est le grand amour avec Ugo ?
Alicia sentit Victoire frissonner. De plaisir ? En tout cas, elle rougit et eut un petit sourire.
— Oui.
— Et avec Karima ?
— On s'entend très bien.
— Je suis contente pour elle et pour toi. Vous êtes devenues proches, non ?
— Oui, assez... Mais moi, je ne lui ai pas prêté mon mec.
— Pardon ?
— J'ai raison ? Mmmh, ouch, doucement.
— Pardon. Euh, raison, raison. Ce n'est pas aussi simple.
— Non, évidement. Enfin, elle m'avait dit qu'elle avait eu besoin d'aide, qu'on l'accompagne. Quelques autres allusions lui ont échappées. J'ai mis un moment à recoller les morceaux, quand même. Mais... Merci. Pour Kari et pour papa.
— Euh, de rien. C'est ma sœur, c'est mon amie. Je ferais tout pour elle. Et je sens qu'elle en ferait beaucoup pour toi.
— Elle m'a bien aidé déjà. Je crois qu'elle avait une dette à honorer...
Victoire se remit à grimacer. Alicia pensa qu'elle lui faisait mal, appuyait trop fort. Mais la jeune fille se massait les poignets. Les bandes éponges avaient un peu glissées et Alicia crut distinguer de marques, des bleus... Elle se demanda finalement si Karima n'avait pas raison.
— Il t'es arrivé quoi aux poignets ?
— Euh, rien, rien, répondit Victoire très gênée.
— Est-ce que Karima a raison de s'inquiéter ?
— Elle est venue ici ?
— Jeudi, oui... Mais tu connais son passé, elle craint qu'il t'arrive la même chose.
— Non, non, ce n'est pas ça.
— Alors. Dis-moi. Vu ce que tu as deviné de nous... Et ma sœur se sentira mieux. Promis, je ne lui dirais rien si ça te gêne. Je lui dirai simplement que tout va bien. Montre-moi ces poignets.
— Bon, euh. Mais ne va pas croire...
— Mince, alors !
Victoire venait de retirer le tissu éponge, laissant voir des poignets où des traces bleues, jaunes et violettes en faisaient le tour.
— Et tu me dis que ce n'est rien ! C'est Ugo, non ?
— Oui, mais ce n'est pas ce que tu crois. J'ai essayé de le cacher à Karima jeudi mais elle a dû trouver ça suspect.
— Alors, c'est quoi ?
— Bon, oh, j'ai honte... Euh, en fait, on essaye des trucs avec Ugo. Et là, il m'a attaché les mains dans le dos.
— Non, mais... Et c'est lui qui a eu cette idée ?
— Oui. Mais la fois d'avant, c'était moi qui avait voulu tester un truc.
— Et quoi donc ?
— Euh... Je voulais le faire en pleine nature, de jour.
Alicia eut un sourire nostalgique. Sa première fois avec Bruno sur cette table de pique-nique lui revint en mémoire. La route n'était guère passagère mais le risque de se faire surprendre avait été très plaisant. Elle pensa d'ailleurs qu'ils devraient y retourner tous les deux, histoire de raviver quelques souvenirs. Et de baiser un bon coup.
— Le risque de se faire surprendre. C'est grisant, commenta-t-elle.
— Oui, ça nous a plu. On est parti sur sa moto et on a trouvé une aire de repos visible mais sans trop de passage.
Se pouvait-il qu'ils aient baisé là où eux-mêmes s'étaient adonnés aux plaisirs de la chair ? Alicia n'en dit rien et laissa Victoire poursuivre.
— J'y ai bien pris mon pied et Ugo a bien aimé aussi. Du coup, c'était son tour la dernière fois. Il a voulu me lier les mains. Que je sois obligée de n'utiliser que ma bouche ou mon sexe pour lui donner du plaisir. Je n'étais pas trop sûre que ça me plairait mais ça lui faisait plaisir. Et puis, je voulais voir, essayer...
Victoire commença alors à détailler ce qu'il s'était passé. Ugo avait apporté une cordelette qui lui avait servi à lier les mains de Victoire. Il l'avait d'abord mise nue et en avait profité pour la caresser et l'embrasser à différents endroits. Elle avait particulièrement aimé cette première partie, sentant les lèvres de son chéri un peu partout sur son corps. Il était descendu entre ses cuisses un trop bref instant. Puis Ugo avait sorti sa cordelette et avait lié les mains de sa copine. Là, Victoire avait éprouvé un drôle de sentiment qu'elle avait toujours du mal à définir.
— De l'anxiété, de l'insécurité ? demanda Alicia.
— Un peu mais pas que ça. J'étais troublée, confuse. En partie excitée de savoir ce qu'il allait se passer.
Victoire poursuivit en disant qu'Ugo avait tourné autour d'elle en admirant son œuvre, se tenant le paquet et passant sa langue sur ses lèvres. Debout, nue et attachée, Victoire ne pouvait rien faire d'autre que d'attendre son bon-vouloir. Il avait fini par lui caresser les seins, tirer sur ses tétons. Elle avait aimé ces préliminaires et n'avait pas lambiner quand il lui avait demandé d'écarter les cuisses. Ugo y avait glissé sa main et avait constaté l'humidité naissante de son sexe. Il avait porté ses doigts devant leurs yeux et avait eu un drôle de sourire. Ugo lui avait fait lécher ses doigts, l'obligeant à goûter à sa propre mouille. Elle avait obéi avec un certain plaisir. Surtout qu'il avait fait plusieurs allers-retours entre son sexe et sa bouche, ramenant de plus en plus de cyprine.
— Tu as aimé ça ? s'étonna Alicia.
— Euh, oui. Euh, j'ai déjà eu une petite expérience avec une copine, éluda Victoire.
Alicia se demanda si cette "copine" n'était autre que Karima. Elle aurait voulu investiguer plus avant mais Victoire reprit son récit.
Ugo, à force de fourrer ses doigts sur et dans son sexe, avait fini par la faire jouir ainsi. Le plaisir avait été aussi fort qu'il était monté lentement pour céder finalement comme un barrage. Elle avait tremblé et toute force était soudainement partie de ses jambes. Elle était tombée à genoux devant lui et elle avait eu besoin de quelques secondes pour redescendre sur Terre. En relevant la tête, elle était tombée nez-à-nez avec le sexe de son copain, pas encore tout à fait bandé à son maximum. Se retrouver dominer par la chose avait déstabilisé Victoire. Ugo n'avait pas perdu de temps et lui avait mis la queue sur les lèvres.
— Là, il m'a dit 'Suce-moi'.
— C'était un ordre ou une demande ?
— J'en sais rien, moi. Ça n'a pas d'importance.
— Si, justement. C'est une question de respect, surtout si vous ne vous êtes pas mis d'accord avant...
— Bah... Une demande, je crois.
Victoire lui confia qu'elle avait eu le réflexe de prendre la queue d'Ugo en main mais ses liens lui avaient mordu les chairs quand elle avait voulu ramener ses bras devant elle. Alicia se dit que cette position avait peut-être fragilisé les épaules de Victoire et elle entreprit de masser l'autre. La strip-teaseuse n'avait pas arrêté son massage puisqu'il semblait favoriser le lâcher-prise de Victoire. A lui palper les deux épaules, Alicia se retrouva un peu plus collée à Victoire. Après quelques secondes, elle se rendit compte que les bretelles du soutien-gorge avaient glissé, à moins qu'elles ne les avaient enlevés inconsciemment. Les bonnets baillèrent suffisamment pour qu'elle puisse entrevoir les aréoles de la jeune femme. Alicia entra en conflit intérieur pour ne pas faire dériver son massage vers la poitrine de Victoire.
La fille du maire poursuivit son récit, la voix plus suave ; laissant Alicia se demander si c'était de se rappeler cet épisode ou son massage qui en était la cause. Victoire avait dû se pencher et se dresser un peu sur les genoux pour atteindre le sexe de son copain. Il l'avait juste sorti de son pantalon, avec ses couilles, et la braguette la gênait un peu. Mais la situation avait semblé particulièrement lui convenir. Victoire s'était alors débrouillé au mieux pour lécher ce sexe qu'elle avait réussi à tendre à son maximum. Mais Ugo était resté là, attendant une plus ample fellation. Elle lui en avait déjà fait, de même qu'il lui avait fait des cunnilingus, mais elle ne se sentait pas encore en pleine maitrise de la chose.
Et dans cette position, elle avait eu du mal à bien le faire passer entre ses lèvres. Surtout qu'Ugo ne lui avait été d'aucun secours, se contentant de la regarder d'en-haut, les poings sur les hanches. Il la dominait et en avait éprouvé un plaisir évident. Victoire, elle, n'avait pas été aussi à l'aise que lui et ne pensait pas, après coup, se retrouver à nouveau dans cette position. Mais sur le moment, elle avait surtout pensé à continuer à lui faire plaisir. Elle avait eu enfin son membre en bouche et avait pu trouver une façon de le faire coulisser. Cela n'avait pas été évident de tenir en équilibre sur les genoux, les mains attachées dans le dos. Mais elle était satisfaite de sa performance. Ugo aussi car il avait mis fin à la fellation quand sa respiration s'était subitement accélérée. Il l'avait repoussé et elle était presque tombée à la renverse, il l'avait relevée brusquement et l'avait pratiquement jetée sur le lit :
— Moi qui voulait être bousculée. J'ai été servie. Limite un peu trop.
— Tu lui as dit ?
— Non. Pourquoi ?
— Pour éviter qu'il le refasse sans avoir idée que tu n'aimes pas ça.
— Ah, peut-être. Après, je crois qu'il en a conscience. Mais sur le coup, il était bien déchainé. C'est aussi ce qui m'a fait continuer. J'avais hâte de savoir de quoi il était capable dans cet état.
Un instant sous le choc, Victoire s'était vu mise en place par Ugo. Il lui avait relevé les fesses comme pour la prendre en levrette alors que, les mains liées, elle avait le visage contre le matelas. Ça lui avait tout de même fait bizarre d'être nue alors que lui était toujours habillé, la queue simplement sortie de sa braguette. Et puis, à par le "Suce-moi" du début, il n'avait pas décroché une parole. Victoire était devenue adepte de quelques échanges "colorés" comme elle l'avoua à Alicia et regrettait le mutisme récurrent d'Ugo. Alicia se demanda comment elle avait pu devenir accro aux paroles osées sinon par des moments intimes avec Karima. A moins qu'elle ne s'en disait à elle-même lorsqu'elle se masturbait ou avec cette fameuse "copine" si ce n'était pas Karima.
Le récit de Victoire commençait à drôlement chauffer Alicia. Par certains aspects, cela lui rappelait la fois où Bruno l'avait attaché dans la chèvrerie, le chien en moins. Et puis à masser, plutôt à caresser, la peau douce et parfumée de la jeune fille, la strip-teaseuse avait de plus en plus d'images érotiques en tête. Elle ne devait pas flancher, céder à une pulsion inappropriée. Karima, si elle couchait avec Victoire, avait probablement dû combattre ses envies avant de perdre la bataille. Si tout ça durait trop longtemps, Alicia risquait de céder également, ce que Victoire ne semblait pas prête à faire de son côté. Elle était toujours concentrée sur son récit, les yeux fermés et s'abandonnant au massage de sa professeure de circonstance.
Ugo s'était emparé de ses hanches et s'était planté durement en elle. Ils avaient crié tous les deux et il avait commencé un pilonnage assez brusque, presque violent. Victoire s'était sentie bousculée, démontée et n'avait pas vraiment détestée. Surtout, sa position de soumission ne lui avait pas permis de participer, de se donner plus. Et puis, elle ne cessait de glisser vers l'avant. Elle avait perçu l'agacement de son copain qui avait fini par attraper la cordelette d'une main. Il s'en était servie pour la retenir et rendre plus puissants ses coups de reins. Elle avait bien senti la différence dans son vagin et s'en était félicité. Par contre, la cordelette s'était mise à se resserrer autour de ses poignets. Et plus leurs ébats avaient avancé plus les liens avaient pénétré dans ses chairs tout comme le sexe d'Ugo qui pénétrait son antre.
— J'éprouvais de la douleur et du plaisir en même temps. Je ne savais plus si je devais arrêter ou continuer. Ugo, lui, était parti pour aller au bout. Je le sentais se crisper de plus en plus, je savais qu'il allait bientôt jouir. Je savais que moi, ça n'allait pas être le cas, j'avais trop mal pour ça. Je crois qu'un tout petit de douleur en moins et j'aurais pris mon pied. C'est possible, ça ?
— Mmmh, oui. Après il faut connaitre ses limites, celles de ton ou ta partenaire... Il faut se connaitre soi-même.
— Je comprends. Avec Ugo, on est un peu trop neufs, non ?
— Vous devriez être prudents dans vos explorations.
— En tout cas, comme je le disais, il a fini par jouir en criant fortement. Je l'ai bien senti me remplir. Moi j'étais contente et déçue que ça se termine. Mais surtout, la douleur à mes poignets s'est faite plus vive et présente. Ugo a compris ce qu'il se passait et a essayé de me délier mais les nœuds s'étaient trop resserrés. Il était bien embêté.
— Tu lui en veux ? Tu regrettes ? Tu trouves qu'il a abusé de toi ?
— Non ! J'étais d'accord !
— D'accord, oui mais tu ne savais pas ce qu'il allait faire. Donc, niveau consentement...
— Bah quoi ? Je te dis, je me suis posé la question d'arrêter ou pas. Et j'ai décidé de continuer ! s'offusqua Victoire.
— J'ai compris, j'ai compris. Prend garde quand même. Vu que vous voulez tester des pratiques à tour de rôle, parlez en avant. Ça serait mieux.
— Peut-être. Oui, sans doute.
— Bon, au moins, Karima sera rassurée.
Alicia aurait pu en rester là mais comme le temps était aux confidences, elle voulut en profiter.
— Tu m'as surprise avec cette copine.
— Oh, faut pas mourir bête.
— Certes. C'était bien ? Ça t'a peut-être permis de te situer ?
— Me situer ? Ah, savoir si j'étais lesbienne ! Oui et non, disons que c'est sympa, différent. Je préfère les gars mais...
— Mais, les femmes sont attirantes. Je sais. Et Karima est vraiment très belle, dans son genre...
— Oh, oui, elle est magnifique... Merde !
— Ah, nous avions donc raison avec maman.
— Oh, non, non, non.
— Du calme. Du calme.
— Mais, mais... Oh, oh, oh, non c'est avec toi ?
— Avec moi quoi ?
— C'est avec toi qu'elle a eu des aventures homosexuelles !
— Oui. Et encore maintenant, comme toi avec elle. Et Bérénice est avec nous aussi. On la trouvait moins en appétit de nous dernièrement, je comprends pourquoi.
— Mais, mais, pourquoi tu me dis tout ça ?
— Ecoute. Elle t'apprécie, elle t'aime pour ainsi dire. Et c'est ma sœur. Je n'ai pas, plus, de secret pour elle. Je voudrais qu'il n'y en ait aucun entre elle et toi. Avec moi et Bérénice aussi, si tu le veux. Nous nous sommes posées des questions et nous nous sommes inquiétées. Je voudrais que tu n'aies pas peur de nous parler au besoin. De nous parler de tout, on ne sera pas là pour t'interdire quoi que ce soit ou te juger ; tu es majeure et libre de tes choix. Mais, si tu as des questions, des doutes, je veux que tu puisses te dire qu'il y a des oreilles bienveillantes pour toi. Karima n'attend que ça, je crois.
— Je sais, mais j'ai eu peur qu'avec mes bleus, elle se méprenne.
— Je comprends. Bérénice aurait sans doute réagi pareil. Elle a subi la même chose.
— Ah, je ne savais pas... Alicia ?
— Oui.
— Essayes-tu de profiter de moi ?
La question de Victoire réveilla la petite blonde. Tout à coup, elle se rendit compte que le massage des épaules avait dévié vers la poitrine de Victoire. Elle n'avait pas encore ses seins en mains mais elle s'en approchait dangereusement. Alicia se retira vivement et s'excusa :
— Désolée. Je... Je lutte depuis un moment pour ne pas faire ça. Tes ébats avec Ugo m'ont un peu chauffé. Et..., tu es très attirante.
— Merci. Toi, aussi. Bérénice aussi. Mais ne croyez pas que...
— Je ne crois rien. Je te propose juste de te joindre à nos sorties.
— Et se bouffer la moule à quatre ?
— Non, des sorties normales pour s'amuser, parler, vivre...
— Je vais y réfléchir. Tu sais, j'aime Karima mais je pense ralentir ou stopper nos moments intimes. J'ai envie de développer, d'épanouir mon hétérosexualité, avec Ugo.
— Je comprends. Mais je ne te propose que tes sorties amicales.
— Je sais. Allez, je vais devoir y aller. Merci pour la séance... et le massage.
Victoire se leva et fit face à Alicia. La strip-teaseuse put voir les seins de son élève comme le soutien-gorge tombait un peu plus. Elle se mordit la lèvre de désir frustré. Mais Victoire remit sa lingerie en place et enfila son t-shirt. Elle sourit à Alicia et l'enlaça un bref instant, la laissant coite et troublée.
* * *
Quelques minutes après le départ de Victoire, Alicia appela Karima.
— Alors ?
— Ne t'inquiète pas comme ça. Tout va bien pour elle.
— Tu es certaine de ça ?
— Oui, elle t'a bien caché quelque chose jeudi mais ce n'est pas ce que tu crois.
— Hein ? Elle a fait une bêtise avec Ugo ? Elle est enceinte ?
— Ha, ha, ha, non, non ! Tu flippes comme si tu étais sa mère !
— Oh, non, non. C'est juste que... Bon, c'est quoi alors ?
Alicia lui raconta les évènements qui avaient amené les bleus sur les poignets de Victoire. Vivre une deuxième fois ce récit, alors même qu'elle était encore troublée par la proximité récente avec Victoire échauffa Alicia. Discrètement, elle remonta sa brassière au-dessus des seins et se les caressa. De temps en temps, Karima posait une question, demandait une précision et sa voix se troublait un peu plus à chaque fois.
— Alors, tu vois...
— Oui, oui. Mais quand même.
— Ils testent leurs limites. Ils découvrent leur sexualité.
— Il faut garder un œil sur elle.
— Oui. Mais ça, tu fais ça très bien déjà. Plus qu'un œil d'ailleurs.
— Pardon ?
— Vous partagez plus que des confidences, non ?
— Non, enfin, Alicia !
— Elle me l'a dit. Je l'ai un peu piégé, il faut dire. Mais ce que je ne sais pas, c'est si vous vous bouffez la moule dans des 69 endiablés ou si vous en restez à quelques caresses...
— Non, non, euh... Bon, on ne s'est pas léché.
— Juste des caresses ?
— Très appuyées. On se fait jouir avec nos doigts sur nos chattes et nos seins pendant qu'on s'embrasse. Même si ce n'est pas l'envie qui me manque, je laisse son sexe à la bouche de son copain.
— Et comment, c'est arrivé tout ça ?
Karima raconta la fois où Victoire était venue chez elle pour quelques conseils. La délicatesse de ce moment fit fortement mouiller Alicia. Elle baissa son petit shorty moulant et glissa ses doigts sur son sexe humide. Elle commença à se masturber au moment où Karima et Victoire en étaient au même point dans ce que lui racontait la maghrébine. Cette dernière semblait revivre intensément ces moments et sa narration devenait hachée et laborieuse.
— Branle-toi, tu en crèves d'envie, lui lâcha Alicia.
— Oh, Alicia...
— Allez, moi j'ai déjà les doigts trempés de cyprine. Allez, petite cochonne.
— Mais euh... Non.
— Oh, tu as déjà les doigts dans la chatte ?
— Mmmh, oui, depuis le début. On est vraiment des salopes à s'exciter sur cette petite nana.
— Elle est hyper sexy...
— Mmmh, oui. Mais pas touche à elle !
— Oh, ma sœur est jalouse ?
— Mmmh, oui... Mais je veux qu'elle se découvre elle-même. Mmmh, oh, mais elle est belle. Sexy.
— On a envie de la croquer, de lécher ces petits seins tout durs. Comment est sa chatte ?
— Mmmh, aaaah, elle est douce, bombée, ses lèvres sont petites et sa mouille est bonne.
— Oooh, que j'aimerais lui manger l'abricot.
— Et moi donc, si ça arrive, je veux être la première à lui faire. Je veux être la première à qui elle bouffera la moule. Je veux sentir sa langue en moi, ses doigts sur mon clitoris !
La voix de Karima se faisait de plus en plus forte. Dans le téléphone, Alicia percevait aussi les bruits humides d'une masturbation frénétique. Sa sœur se dirigeait tout droit vers un sacré orgasme. Alicia n'en était pas loin non plus, peut-être moins fort que pour Karima, il allait tout de même la faire partir assez loin. Elle avait posé son téléphone et avait mis le haut-parleur depuis un moment, les deux mains occupées sur les seins ou le sexe. Alicia se ficha deux doigts dans le vagin et se titilla le clitoris avec frénésie. Elle haletait de plus en plus en écoutant ce que Karima rêvait de faire avec Victoire ou que la jeune fille lui fasse. Elles finirent par jouir presque en même temps, accompagnant leurs orgasmes de quelques mots bien salés.
— Mmmh, Karima. Tu m'avais manqué.
— Toi aussi, ma chérie. On se fait une sortie à trois bientôt ?
— A trois si c'est pour baiser. A quatre avec Victoire sinon. Je lui ai proposé de venir avec nous.
— Cochonne...
— Non, vraiment pour garder un œil sur elle et Ugo.
— Oui, je l'aime, tu sais.
— Comme si c'était ta fille. Sa mère est peu présente, tu n'as pas encore d'enfant. Et elle vient vers toi pour des conseils et un soutien. Alors je pense que tu fais un petit transfert.
— Mais on ne couche pas avec sa fille.
— Et Bérénice alors ? Non, je crois que vous avez la même relation. Enfin pas tout à fait. Allez, mère louve, il faut que je me prépare, je travaille ce soir, moi.
— Ok, Alicia. Merci pour Victoire. Attends, attends... Elle sait pour nous trois ?
— Bien sûr ! Si on veut qu'elle nous parle sans crainte. Il fallait que je lui montre que je n'avais pas de secret pour elle.
— On va passer pour des sacrées salopes.
— Oh, nous le sommes mais ça n'a pas eu l'air de la choquer. Allez, faut que je file. Je t'aime, à plus.
— Embrasse maman pour moi. Et bisous aux enfants.
— Je n'y manquerai pas.
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Lephil
31 octobre 2021 à 00:04
Victoire 18ans, Alicia, presque 10 de plus et c'est la jeune la plus raisonnable qui ne cède pas aux tentations lubriques !... Chapeau la mère de famille !!... Quel beau quatuor de coquines-salopes ça va nous faire, j'en suis sûr !! Et c'est pas fini, Franck va sans doute se mêler à la bande, Myriam y est déjà, peut-être son mari, si un jour ça le tente... Vivement que les petits grandissent... Pas finie l'histoire...
Modifié 31 octobre 2021 à 00:05
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luke101fr
24 juillet 2021 à 09:59
Merveilleuse histoire... lecture masturbatoire... éjaculation garantie...une grand coup de chapeau à l'auteur...c'est brillant comme de la mouille fraîche...
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Utilisateur supprimé
11 juillet 2021 à 00:49
Comme d’hab... excellent. La petite Victoire va-t-elle rejoindre le trio ???
Soyez respectueux
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