Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tombés du ciel — Chapitre 36
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Tombés du ciel
Chapitre 36
Contrairement à ce que la nuit où Victoire avait rejoint son père et Karima aurait pu laisser penser, les choses étaient redevenues difficiles dès le matin. Si un certain malaise s'était invité, c'était surtout la peur qui avait repris la fille du maire. Il était vite apparu que Victoire craignait de sortir, de se retrouver seule. Elle cherchait sans arrêt son père et Karima s'était sentie de trop. A regret, elle était repartie chez elle pour reprendre le mode de vie qu'elle avait avec Franck, quand Victoire ne voulait pas la voir dormir chez eux. A la différence que Victoire ne venait plus la voir non plus, solitaire Karima était tombée dans une certaine mélancolie.
Une semaine plus tard, Ugo était passé en comparution immédiate. Karima avait accompagné Victoire et son père pour les soutenir et affronter le jeune homme. Ugo n'avait rien nié, avait tout assumé et son avocat avait indiqué qu'il avait commencé des démarches pour un suivi psychologique. Il n'avait pu lever les yeux vers le trio et s'était contenté de dire combien il était désolé. Il avait pris une amende et un peu de sursis, ce que Karima avait trouvé un peu léger, tant elle était pleine de colère envers lui. Elle avait vu Franck contenir difficilement une colère froide et Victoire le regarder avec un mélange de tristesse, de rancœur, de peur et d'amour. La maghrébine savait qu'il lui faudrait un peu de temps avant de l'effacer de son cœur.
Pendant un temps, il lui avait été si difficile de sortir qu'Alicia lui avait amené sa barre de pole dance pour que Victoire s'occupe au mieux durant ses longues heures de présence chez son père. Elle s'y était mise, d'abord doucement puis avec une grande assiduité. Son corps se transformait lentement, se renforçant petit à petit, comme si Victoire avait eu besoin de se sentir plus forte physiquement avant d'oser remettre le nez dehors.
Depuis, Victoire remontait doucement la pente. Elle avait réussi à reprendre son alternance mais Karima et Franck devaient se relayer pour l'emmener et la ramener. Bruno, Bérénice, Alicia, Roger leur donnaient un coup de main de façon régulière mais la jeune femme semblait craintive quand elle était avec les deux hommes. Le seul qu'elle était en mesure d'accepter était son père. Et même plus qu'accepter puisqu'elle avait entamé une certaine forme de séduction envers lui. Elle se baladait parfois en lingerie, se montrait plus que câline avec lui. Franck en avait ressenti une gêne importante et en avait parlé avec Karima. Il était partagé entre l'inquiétude qui le rongeait et le désir que lui inspirait Victoire.
Karima, quand elle venait, était la cible des mêmes attentions et Victoire n'avait rapidement plus hésité à embrasser l'un ou l'autre lorsqu'ils étaient tous réunis. Cela avait été un temps gênant, bizarre pour Franck et Karima mais comme Victoire semblait aller de mieux en mieux, ils l'avaient laissée faire. Surtout que, Franck comme Karima, ils aimaient, ils désiraient cette jeune femme de dix-huit ans. Le maire l'avait confié à sa compagne, il revoyait en Victoire une réincarnation de son ex-femme au même âge, même s'il n'oubliait pas qui elle était pour lui. Karima était depuis longtemps tombée sous le charme de Victoire et y avait replongé avec plaisir et délice.
Un soir où Karima était restée dormir, elle devait emmener Victoire à son travail le lendemain matin, Franck et elle avaient pu trouver un moment d'intimité et de complicité. Ils avaient commencé à s'embrasser et à se caresser au lit. La passion avait vite pris le dessus et ils s'étaient retrouvés nus en plein préliminaires. Karima avait eu la bonne surprise de le sentir durcir facilement. Elle s'était sentie l'envie de s'amuser avant de penser à procréer, elle avait eu besoin de retrouver cet érotisme joyeux et libéré qu'elle avait acquis quelques temps auparavant. Karima avait repoussé Franck, le dos contre la tête de lit, et était descendue lentement vers son sexe bandé.
La trentenaire l'avait léché du bout de la langue, faisant gémir Franck plus qu'elle ne l'avait imaginé. Après quelques instants, elle était passée sur les testicules et son compagnon avait grogné malgré lui. Elle était revenue sur le gland puis l'avait embouché pour le suçoter avec gourmandise. Elle en était à enfoncer profondément le sexe dans sa gorge quand Victoire avait fait irruption sur le lit. Nue comme un vers, elle lui avait dit :
— Tu m'en laisse un peu ?
Surprise, la traductrice s'était vivement retirée, laissant derrière elle un mince filet de bave reliant ses lèvres au gland de Franck. Figé par l'arrivée de sa fille, le maire n'avait pu esquisser le moindre geste ou la moindre parole avant que Victoire ne gobe son membre turgescent. La jeune femme s'était mise à pomper son père avec vigueur, avant d'inviter Karima, d'un baiser langoureux, à venir partager ce met de choix. La belle brune n'avait résisté ni à la douceur des lèvres de Victoire, ni au goût laissé par le sexe de Franck. Elles s'étaient mises à deux pour sucer et lécher la queue du maire qui avait rendu les armes dans un long râle satisfait.
Franck avait d'abord été prendre en main le sein de Karima. Hésitant, il avait aussi approché sa main de la poitrine de Victoire mais un sourire de celle-ci et un clin d'œil complice de Karima l'avait décidé. Cela avait augmenté le plaisir des deux femmes qui s'étaient jeté sur son sexe comme des furieuses. Victoire l'avait été bien plus encore car Karima l'avait senti frotter sa vulve et son clitoris sur la jambe de Franck. Son propre sexe avait eu envie de ce contact et elle avait imité sa jeune complice. Les deux bouches s'étaient activées un petit moment sur le pieu dressé de Franck qui avait fini par leur dire quelques mots osés auxquels elles avaient toutes les deux bien réagi.
Les "coquines" s'étaient muées en "cochonnes" puis en "petites salopes" ; incitant les deux suceuses à se donner plus encore sur le sexe de Franck. De même, le rythme de leurs mouvements de bassin s'était largement débridé à partir de ce moment-là. Elles avaient pu s'échanger des baisers par-dessus la queue de Franck à plusieurs reprises et c'est au moment où elles avaient voulu recommencer qu'il avait puissamment éjaculé.
Son sperme avait atterri sur leurs lèvres, leurs joues et leurs nez, les obligeant à s'embrasser et se lécher l'une l'autre pour en effacer les traces. Sous l'impulsion de Karima, elles avaient continué à se branler sur les jambes de Franck pour finir par y répandre une belle quantité de cyprine en jouissant toutes les deux.
Depuis ce jour, Victoire avait repris une vie, aux yeux du monde extérieur, plus normale. Elle avait d'abord été en mesure d'aller travailler seule, puis d'aller faire quelques courses pour enfin sortir certains soirs pour retrouver des amies. Elle avait également retrouvé les bras de Karima et elles avaient repris leurs étreintes mais sans que Franck n'en soit témoin. De même qu'elle continuait à avoir des relations avec son père, même si elle semblait vouloir se limiter au sexe oral et sans la présence de Karima.
A côté de ça, elle avait été intégrée au trio que formaient Alicia, Karima et Bérénice pour des sorties toutes simples et qui avaient permis, elles aussi, à la jeune femme de retrouver une certaine confiance pour affronter le monde extérieur. Ce samedi-là d'ailleurs, Karima était en route vers le domicile de Franck, elle devait y retrouver Alicia et Bérénice pour emmener Victoire. Elles avaient prévu d'aller faire des repérages pour la déco de la salle où se déroulerait le repas des noces, prévues à la fin de la saison touristique.
* * *
— Dégage ! Laisse-la tranquille ! Tu n'as rien à faire là ! hurla Karima.
En approchant du domicile de Franck, elle avait cru apercevoir une moto garée dans une rue à une centaine de mètres. Alertée, elle avait ouvert les yeux et avait repéré une mince silhouette, cachée derrière un poteau électrique, qui regardait en direction de sa destination. Karima avait pilé et s'était garée avant de descendre comme une furie pour invectiver Ugo. Le jeune homme avait sursauté et s'était plaqué contre le poteau en béton en baissant la tête.
— Tu es venu pour finir ce que tu avais commencé ? Tu n'as pas le droit de l'approcher ! Tu lui as fait assez de mal comme ça ! Va-t-en, va-t-en !
Mais le jeune homme ne bougeait pas, comme s'il attendait que l'orage passe avant de réagir. Toujours en colère, Karima voulut prendre son téléphone dans son sac pour appeler. Qui ? Elle ne savait pas trop encore mais elle espérait que cela fasse fuir le jeune homme. Mais il se tendit et crispa ses mains sur le poteau dans son dos. Il en profita pour adresser la parole à Karima.
— Je ne lui veux pas de mal. Je voulais savoir comment elle va...
— Mieux, sans toi.
— Tu es sûre ?
— Oui, certaine. Elle n'a pas besoin d'avoir un mec qui la frappe !
— Je suis désolé. Vraiment. J'ai essayé de me contrôler mais j'ai toujours eu peur que ça arrive.
— Ne te cherches pas des excuses. Tu n'en as aucune...
— Je sais. Tu veux bien lui dire que je l'aime et que je suis désolé ?
— Non. On n'aime pas quelqu'un si on la frappe.
— Je sais, je sais. J'ai essayé de ne pas devenir comme mon géniteur..., dit-il abattu.
— Ne mets pas ça sur le dos de ton père. C'est un bon client là où je travaille à mi-temps, je le croisais régulièrement avant. Maintenant, il m'évite. Il n'est pas comme ça, lui, asséna-t-elle.
— J'ai dit mon géniteur, pas mon père ! répondit-il sur la défensive.
— C'est pas ton père ? Allez, c'est bon, n'invente pas n'importe quoi !
— Mieux, sans toi.
— Tu es sûre ?
— Oui, certaine. Elle n'a pas besoin d'avoir un mec qui la frappe !
— Je suis désolé. Vraiment. J'ai essayé de me contrôler mais j'ai toujours eu peur que ça arrive.
— Ne te cherches pas des excuses. Tu n'en as aucune...
— Je sais. Tu veux bien lui dire que je l'aime et que je suis désolé ?
— Non. On n'aime pas quelqu'un si on la frappe.
— Je sais, je sais. J'ai essayé de ne pas devenir comme mon géniteur..., dit-il abattu.
— Ne mets pas ça sur le dos de ton père. C'est un bon client là où je travaille à mi-temps, je le croisais régulièrement avant. Maintenant, il m'évite. Il n'est pas comme ça, lui, asséna-t-elle.
— J'ai dit mon géniteur, pas mon père ! répondit-il sur la défensive.
— C'est pas ton père ? Allez, c'est bon, n'invente pas n'importe quoi !
Blanc et tremblant, il plongea pourtant son regard dans celui de Karima. Elle se sentit bizarre. Pas forcément en danger mais pas pleinement rassurée non plus. Ugo ouvrit la bouche mais deux voix les interpelèrent, celles d'Alicia et de Bérénice qui arrivaient chez Franck. Ugo se recroquevilla sur lui alors qu'elles approchaient à grand-pas. Agressives, elles le menacèrent et demandèrent à Karima si elle allait bien. La trentenaire leur expliqua la situation et elles tournèrent vers Ugo un regard froid et menaçant. De l'extérieur, la vision du quatuor aurait paru étonnante. Un grand échalas apeuré devant trois femmes bien plus petites que lui.
— Allez, va-t-en. Et arrête de raconter des conneries, lui indiqua Karima d'un ton plus posé.
Ugo baissa la tête et ses épaules s'affaissèrent.
— Ce n'est pas des conneries, dit-il petitement.
— Si ! le coupa sèchement Alicia.
— Ton père est quelqu'un de bien. Pas un agresseur, ne le mêles pas à tout ça !
— Si ! le coupa sèchement Alicia.
— Ton père est quelqu'un de bien. Pas un agresseur, ne le mêles pas à tout ça !
La remarque de Bérénice sembla le toucher et ses yeux s'embuèrent de larmes. Il leur fit face soudainement, se redressant de toute sa longue silhouette :
— Vous avez raison ! C'est moi l'agresseur ! Qu'est ce qu'on pouvait attendre du rejeton d'un violeur et d'un agresseur, de toute façon ?
Karima, Alicia et Bérénice furent scotchées sur place. Elles reculèrent même d'un pas, pris d'une crainte inédite. Pourtant, ce fut Ugo qui sembla se rapetisser, s'affaiblir face à elles.
— Oh, et n'allez pas demander à ma mère, elle niera tout. Je le sais depuis que j'ai douze ans. J'avais fait une bêtise chez ma grand-mère et elle avait fait une réflexion que je n'aurais pas dû entendre et qui m'avait interpellé.
Ugo se mit alors à parler, à moitié pour elles et à moitié pour lui sans qu'aucune ne lui demande rien. Suite à cette remarque, il avait fait plus attention aux conversations, aux allusions et avait fouillé chez lui. Il savait que sa mère avait rencontré son beau-père quand il avait cinq ans. On lui avait toujours dit que son père était parti avant sa naissance ou qu'Ugo avait fait son apparition de façon imprévue après une relation de courte durée. A posteriori, il aurait dû se douter de quelque chose bien plus tôt. En écoutant plus attentivement, il avait perçu qu'un lourd secret se cachait derrière sa naissance.
Ugo avait alors fouillé dans les affaires de sa mère et avait fini par dénicher un journal intime bien caché dans le grenier de sa maison. Il avait cherché les dates correspondant à sa naissance puis était remonté neuf mois plus tôt. Là, il avait trouvé ce qu'il cherchait. Sa mère était en vacances avec des amies sur la côte basque.
Tout avait semblaé bien se passer jusqu'à une soirée en bord de plage. Le petit groupe avait bien rigolé, bien bu et avait sympathisé avec quelques garçons de leur âge. Chacune s'était laissé plus ou moins charmé et la soirée s'était joyeusement poursuivie, d'après le journal. A la date du lendemain, Ugo n'avait trouvé qu'une courte évocation de la nuit ; laissant simplement entendre que cela n'avait été qu'un mauvais souvenir, un mauvais coup à oublier.
Sur le coup, Ugo n'avait pas compris pourquoi sa grand-mère avait parlé ainsi. Et puis, au fur et à mesure des pages suivantes, sa mère était revenue maintes fois sur cette nuit-là. A chaque nouvelle évocation, elle avait décrit les évènements de façon de plus en plus sombre. Malgré son jeune âge, Ugo avait fini par comprendre qu'il avait fallu plusieurs mois à sa mère pour s'avouer à elle-même ce qu'il s'était réellement passé. Quatre mois après, la dernière description avait été douloureusement détaillée. C'était aussi à ce moment-là que sa mère avait cessé tout déni, y compris concernant la grossesse résultant de cette agression.
Trop tard pour avorter, elle avait été obligé de mener la grossesse à terme, mettant finalement la grand-mère d'Ugo dans la confidence. Cette dernière avait d'abord incité la mère d'Ugo à accoucher sous X, ce qu'elle avait un temps envisager ; avant d'y renoncer puisque ce bébé n'y était pour rien. Elle n'avait pas voulu porter plainte, préférant oublier les "évènements", comme elle les nommait dans son journal. Depuis, Ugo vivait dans l'angoisse de devenir comme cet homme sentant sur ses épaules le poids des mots, des insultes qu'il avait utilisé et des coups qu'il avait portés. Le jeune homme n'avait pas voulu en parler à sa mère pour ne pas la replonger dans ces évènements traumatisants. Même si le psy qui avait réussi à le faire parler de ça l'y incitait.
Ugo termina ainsi son récit, se rendant tout à coup compte qu'il s'était dévoilé malgré lui. Alicia et Bérénice le regardèrent de façon un peu différente mais Karima sembla rester bloquée sur la colère qu'elle éprouvait pour lui :
— Arrête tes conneries ! Ce ne sont que des mensonges pour te dédouaner ! Je vous connais tous ! cracha-t-elle.
Visiblement abattu, Ugo n'en bougea pas plus. Il resta planté là, jusqu'à ce Karima le menace d'appeler les gendarmes. Il céda et commença à repartir vers sa moto. Il s'arrêta après quelques pas et se tourna vers les trois femmes.
— Va-t-en, l'avertit froidement Karima.
— Je m'en vais. Mais... Vic, elle ne va pas aussi bien que vous le pensez. Elle est en danger, je crois.
— Je m'en vais. Mais... Vic, elle ne va pas aussi bien que vous le pensez. Elle est en danger, je crois.
Karima voulut s'avancer vers Ugo pour le gifler mais Alicia lui posa une main sur le bras :
— Qu'est ce que tu racontes, Ugo ?
* * *
— Ah, vous voilà ? Je suis prête... Bah, quoi ? On dirait que vous avez vu un fantôme !
Assise sur le canapé du salon, son smartphone en main, Victoire avait relevé la tête juste comme les trois femmes faisaient irruption chez elle. Alicia, Bérénice et surtout Karima étaient blanches et livides. Victoire se leva et se dirigea vers elles pour leur faire la bise. Mais elle stoppa net quand elle vit des larmes dans les yeux de Karima.
— Vic, qu'est-ce que tu as fait ? demanda cette dernière d'une voix chevrotante.
— Quoi ? répondit une Victoire étonnée.
— Vic, tu... Je t'avais dit de ne pas hésiter à venir nous parler, lui dit Alicia.
— Nous sommes là pour toi, ajouta Bérénice en tendant la main vers la jeune femme.
— Quoi ? répondit une Victoire étonnée.
— Vic, tu... Je t'avais dit de ne pas hésiter à venir nous parler, lui dit Alicia.
— Nous sommes là pour toi, ajouta Bérénice en tendant la main vers la jeune femme.
Mais Victoire se déroba et fronça des sourcils. Visiblement, elle devenait mal à l'aise devant les trois femmes.
— Qu'est ce que vous racontez ? Tout va bien, enfin mieux, leur dit-elle.
— Mieux ? Tu es certaine de toi ?
— Oui, Alicia, insista Victoire.
— Vic, alors tu n'es pas Violet Moon ? demanda Bérénice.
— Hein ? D'où vous sortez ça ? Vous me faites une blague, non ?
— Vic, quelqu'un t'a reconnu, malgré ton maquillage et ta perruque mauve.
— Mieux ? Tu es certaine de toi ?
— Oui, Alicia, insista Victoire.
— Vic, alors tu n'es pas Violet Moon ? demanda Bérénice.
— Hein ? D'où vous sortez ça ? Vous me faites une blague, non ?
— Vic, quelqu'un t'a reconnu, malgré ton maquillage et ta perruque mauve.
La fille de Franck se tendit d'un coup, son visage se durcit une seconde avant qu'elle ne tente de dédramatiser :
— Oh, c'est rien... C'est pour m'amuser. Et puis Alicia, tu le fais bien, toi...
— Oui. Mais moi, on regarde mais on ne touche pas. C'est la règle.
— Oui. Mais moi, on regarde mais on ne touche pas. C'est la règle.
Cette fois, Victoire se figea et son visage se crispa de colère avant d'exploser :
— Je suis adulte. Je fais ce que je veux, ok ? Vous n'avez rien à dire, ni vous, ni mon père, ni personne !
Elle se détourna et voulut partir mais Karima la rattrapa par le bras.
— Vic, tu n'es pas...
— Lâche-moi ! Je ne suis pas quoi ? Une strip-teaseuse ? Et si j'ai envie ? Ça me plait peut-être de danser ! Ça me plait peut-être la pole dance !
— Mais, Vic, tu peux bien danser autrement. Et comme le dit Alicia, on ne touche pas, normalement. Vic, tu n'es pas...
— Quoi Bérénice ? Une pute, une salope, une chienne ? Si, j'en suis une ! hurla Victoire.
— Lâche-moi ! Je ne suis pas quoi ? Une strip-teaseuse ? Et si j'ai envie ? Ça me plait peut-être de danser ! Ça me plait peut-être la pole dance !
— Mais, Vic, tu peux bien danser autrement. Et comme le dit Alicia, on ne touche pas, normalement. Vic, tu n'es pas...
— Quoi Bérénice ? Une pute, une salope, une chienne ? Si, j'en suis une ! hurla Victoire.
Son visage fin et harmonieux était déformé par la colère, la rage et la tristesse. Cette dernière finit par prendre le dessus et des larmes coulèrent de ses yeux. Toujours tenue par Karima, Victoire baissa les bras, la tête et les épaules. Alicia et Bérénice l'entendirent alors dans un chuchotement à peine audible :
— Si, j'en suis une...
— Mon bébé, non, se lamenta Karima en la prenant dans ses bras.
— Mon bébé, non, se lamenta Karima en la prenant dans ses bras.
La maghrébine aussi commençait à pleurer à chaudes larmes. Alicia et Bérénice n'étaient pas insensibles à la situation qui les touchaient bien plus qu'elles n'auraient pu le penser. Karima voulait soutenir et réconforter Victoire mais elle en avait presque autant besoin qu'elle. Alors sa "mère" et sa "sœur" vinrent près du duo et les enlacèrent à leur tour. Les larmes devinrent trop contagieuses et elles se mirent à pleurer, elles aussi.
— Tu n'es pas tout ça, ma chérie.
— Si, Kari. Si, j'aime qu'on appelle comme ça. Toi, papa quand on fait des trucs. Ugo il me l'a craché à la gueule aussi. C'est ce que je suis, je le sais.
— Non, je n'aurais jamais dû me laisser aller à dire tout ça quand nous étions ensemble. Tu n'étais pas prête à tout ça.
— Si, Kari. Si, j'aime qu'on appelle comme ça. Toi, papa quand on fait des trucs. Ugo il me l'a craché à la gueule aussi. C'est ce que je suis, je le sais.
— Non, je n'aurais jamais dû me laisser aller à dire tout ça quand nous étions ensemble. Tu n'étais pas prête à tout ça.
Alicia et Bérénice allèrent dans le sens de Karima mais Victoire resta campée sur ses positions. Elle contre-attaqua même en demandant comment elles étaient au courant. Sans dévoiler, l'identité de leur informateur, elles dirent à Victoire qu'on l'avait reconnu dans un show qu'elle avait fait pour un enterrement de vie de garçon, le samedi précédent.
Une connaissance d'Ugo était présente à cette occasion et avait averti le jeune homme. Il lui avait raconté qu'il avait vu arriver une strip-teaseuse à cette fête et que cela l'avait d'abord amusé. Surtout que la nana lui avait paru assez mignonne malgré son peu de formes. Mais assez vite, il avait été mal à l'aise. Il n'avait compris qu'en milieu de show qu'il s'agissait de Victoire. Il n'avait pas osé intervenir et avait préféré quitter la pièce quelques instants. Mais il était revenu quand des sifflets et des cris lui étaient parvenu ; pour voir que la strip-teaseuse était complètement nue et dansait au milieu de quelques mecs déchainés. La majorité se tenaient à distance et observaient le show avec le sourire et quelques-uns avaient quand même semblé gênés.
Ceux qui se tenaient auprès de Victoire avaient eu les mains très baladeuses, cela sous les incitations de la danseuse. Seins, ventre, cuisses, fesses et même sexe avaient été pelotés. Elle avait terminé sur les genoux d'un futur marié très embêté et très excité malgré tout. L'ami d'Ugo l'avait ensuite vu partir et s'était décidé après quelques instants à aller lui parler. Il n'avait pas été le seul à avoir cette idée et, dans le hall de l'immeuble, il l'avait retrouvé à parler avec deux des fêtards. Il s'était approché mais le trio s'était déplacé dans un recoin sombre de l'entrée et avait entrepris une activité qui n'avait fait aucun doute. Le jeune homme n'avait pas voulu en voir plus.
— Tu as fait quoi avec ces deux garçons, ma chérie ?
— Ce que tu imagines, Karima. Ils m'ont baisé comme une pute, une salope dans ce hall d'immeuble. Ils m'ont rattrapé comme j'aillais sortir. Ils m'ont dit qu'ils m'avaient déjà vu ailleurs et qu'ils aimaient bien mon show, surtout qu'avec moi on pouvait toucher...
— Ce que tu imagines, Karima. Ils m'ont baisé comme une pute, une salope dans ce hall d'immeuble. Ils m'ont rattrapé comme j'aillais sortir. Ils m'ont dit qu'ils m'avaient déjà vu ailleurs et qu'ils aimaient bien mon show, surtout qu'avec moi on pouvait toucher...
Victoire poursuivit, des sanglots dans la voix, le visage enfouit contre la poitrine de Karima. Ils avaient continué à lui parler et la jeune femme avait senti qu'ils voulaient autre chose. Elle avait d'abord pensé refuser mais elle s'était dit qu'ils s'attendaient à ce qu'elle se comporte comme une salope, une chienne. Comme elle se sentait depuis quelques temps. Elle les avait entrainés dans un recoin et les avait rapidement chauffés. A posteriori, elle se rendait compte qu'ils avaient été très surpris par son attitude mais qu'ils n'avaient pas voulu laissé passer une chance pareille. Habillée légèrement, elle s'était en partie dénudée, leur offrant son corps en pâture.
Victoire avait vite senti leurs mains se balader sur sa peau et n'en avait pas éprouvé grand-chose, comme lors du show. Elle avait plaqué ses propres mains sur les sexes de ces deux gars et les avait massés avec fermeté. Ils s'étaient mis à se parler tous les deux, l'oubliant un peu au passage. Elle n'en avait eu cure. Qu'aurait pu lui importer d'être traitée comme un objet, un jouet tant elle se considérait comme une chienne, une pute. Elle avait fini par sortir leurs sexes et s'était agenouillée devant eux pour les pomper. Elle l'avait fait comme ça, mécaniquement. Se regardant presque faire comme la spectatrice d'un film pour adulte. Les deux gars avaient vite râlé et soufflé. Victoire avait alors arrêté et s'était redressée en offrant sa croupe à ces deux mâles.
D'abord étonnés, ils n'avaient pas bougé une oreille. Elle avait écarté ses fesses pour que sa chatte soit parfaitement visible et l'un d'eux s'était enfin décidé. Il l'avait prise comme ça, sans préliminaire, sans attention mais sans brusquerie ou brutalité non plus. Non, elle avait eu cette impression d'être une serrure et lui une clé, deux objets qu'on insérait machinalement l'un dans l'autre. Son compère était repassé devant et avait présenté son sexe qu'elle avait recommencé à sucer avec la même désinvolture. Celui de derrière avant rapidement accéléré tout en se félicitant de sa chance de "tirer un super coup". Son copain s'était aussi satisfait de la pipe reçue, en des termes assez peu gratifiant pour Victoire.
Mais cela avait correspondu à l'image qu'elle se faisait d'elle-même et elle avait poursuivi sans rien dire ou laisser paraitre. Elle avait voulu donner l'impression d'une lassitude, d'une banalité affligeante, d'une routine de "pute de chantier", comme elle se qualifia au grand dam de Bérénice. Derrière, le gars s'était vidé dans un râle grossier. Celui qui se faisait sucer avait voulu prendre sa place mais avait été échaudé par les traces de sperme qui coulaient déjà du vagin de Victoire.
— Alors, je lui ai dit de passer par l'autre trou. Qu'une salope comme moi, ça méritait bien ça. Limite s'il a été choqué mais l'idée de me sodomiser lui a tout fait oublier et il s'est planté en moi.
— Sans préparation ? Sans lubrification ? s'épouvanta Alicia.
— Non, de toute façon, je n'avais pas l'impression d'être là, je m'en fichais. Ils auraient pu me prendre à deux ou trois en même temps, ça n'aurait pas changé grand-chose... En tout cas, il a fait à peine deux ou trois allers-retours avant de se vider. Ils sont vite repartis après ça. Ils m'ont fait marré et pitié ces petites bites, moi j'avais pas ma dose alors je me suis branlé en plein milieu du hall. J'aurais bien aimé croiser un résident pour le choquer mais il n'y a eu personne. J'ai joui en laissant quelques belles traces de ma mouille et de leurs spermes.
— Oh, ma petite chérie. Qu'est ce qui t'es arrivé ? Il faut oublier ça, c'est un mauvais épisode de ta vie, voulut la réconforter Karima.
— Un ? J'ai déjà fait six shows et à chaque fois j'ai été touchée, caressée, baisée, j'ai sucé des queues, des petites, des grosses, des blanches, des noires, des toutes droites, des tordues. Mais ça ne me fait rien, je m'en fous.
— Sans préparation ? Sans lubrification ? s'épouvanta Alicia.
— Non, de toute façon, je n'avais pas l'impression d'être là, je m'en fichais. Ils auraient pu me prendre à deux ou trois en même temps, ça n'aurait pas changé grand-chose... En tout cas, il a fait à peine deux ou trois allers-retours avant de se vider. Ils sont vite repartis après ça. Ils m'ont fait marré et pitié ces petites bites, moi j'avais pas ma dose alors je me suis branlé en plein milieu du hall. J'aurais bien aimé croiser un résident pour le choquer mais il n'y a eu personne. J'ai joui en laissant quelques belles traces de ma mouille et de leurs spermes.
— Oh, ma petite chérie. Qu'est ce qui t'es arrivé ? Il faut oublier ça, c'est un mauvais épisode de ta vie, voulut la réconforter Karima.
— Un ? J'ai déjà fait six shows et à chaque fois j'ai été touchée, caressée, baisée, j'ai sucé des queues, des petites, des grosses, des blanches, des noires, des toutes droites, des tordues. Mais ça ne me fait rien, je m'en fous.
Il y eut une pause, un long soupir de Victoire. Alicia la sentit frissonner, trembler.
— Vic, je n'aurais pas dû te faire faire de la pole dance. Ni t'inclure dans ce cours de strip-tease, c'était une mauvaise idée.
— Non, j'aime ça. J'aime la pole dance, j'ai l'impression de voler, de m'envoler, d'être forte. J'aime aussi danser, nue ou habiller, à chaque fois je vis intensément ces minutes-là. Et j'aime qu'on m'admire à ce moment-là... Enfin j'ai aimé ça quand c'était Ugo, maintenant je ne me sens bien que si c'est papa qui me voit... Ali, ce n'est rien, merci. Béré aussi, je vous aime fort toutes les trois mais c'est ma vie maintenant, je la choisis ainsi... Enfin, je ne sais pas, je ne sais plus rien, reprit-elle à nouveau en pleurs.
— Vic, allez..., souffla Karima en relevant le menton de Victoire.
— Non, j'aime ça. J'aime la pole dance, j'ai l'impression de voler, de m'envoler, d'être forte. J'aime aussi danser, nue ou habiller, à chaque fois je vis intensément ces minutes-là. Et j'aime qu'on m'admire à ce moment-là... Enfin j'ai aimé ça quand c'était Ugo, maintenant je ne me sens bien que si c'est papa qui me voit... Ali, ce n'est rien, merci. Béré aussi, je vous aime fort toutes les trois mais c'est ma vie maintenant, je la choisis ainsi... Enfin, je ne sais pas, je ne sais plus rien, reprit-elle à nouveau en pleurs.
— Vic, allez..., souffla Karima en relevant le menton de Victoire.
Elle essuya les larmes de ses joues et la regarda un instant. La maghrébine lui sourit et posa un baiser sur le front de la jeune femme. Alicia et Bérénice en firent de même sur les joues de Victoire qui sembla s'apaiser.
— Vic, ma chérie. Ce que tu aimes entendre lors de tes ébats n'est pas ce que tu es au fond de toi. Alicia, Bérénice et moi aimons ce genre de paroles. Ça fait de nous des salopes, des putes ? Non. Bruno, Roger, Franck le disent mais ne le pensent pas une seconde. Ça fait juste partie de leur excitation et de la nôtre. Tu as tout confondu, j'aurais dû te guider plus. Vous êtes bien cassés tous les deux.
— Mais je ne ressens plus rien avec un homme. Je ne pense qu'à papa. Et à Ugo, malgré le mal qu'il m'a fait.
— Tu l'as aimé, s'en détacher ne se fait pas en un claquement de doigt, lui dit Bérénice. On va t'aider, t'accompagner.
— Et si tu désires danser, on va créer un numéro ensemble. Un truc joli, sensuel et classe.
— Alicia, au club ?
— Non, je cherchais une raison d'arrêter d'y aller. Avec toi j'en ai une bonne. A deux on va tourner dans les boites de nuits, les soirées étudiantes, les fêtes privées. Je suis certaine qu'on sera top.
— Merci... A toutes les trois, mais je ne mérite pas tout ça.
— Mais je ne ressens plus rien avec un homme. Je ne pense qu'à papa. Et à Ugo, malgré le mal qu'il m'a fait.
— Tu l'as aimé, s'en détacher ne se fait pas en un claquement de doigt, lui dit Bérénice. On va t'aider, t'accompagner.
— Et si tu désires danser, on va créer un numéro ensemble. Un truc joli, sensuel et classe.
— Alicia, au club ?
— Non, je cherchais une raison d'arrêter d'y aller. Avec toi j'en ai une bonne. A deux on va tourner dans les boites de nuits, les soirées étudiantes, les fêtes privées. Je suis certaine qu'on sera top.
— Merci... A toutes les trois, mais je ne mérite pas tout ça.
Victoire planta son regard dans celui de Karima et elle l'embrassa tendrement. Leurs langues se mêlèrent sous les regards rassurés des deux autres femmes qui voulurent les laisser seules. Mais Victoire les retint dans ses bras, comme si elle voulait être complètement entourée, protégée. Elle finit par laisser les lèvres de Karima et se tourna vers Alicia. Sans lui laisser le temps de réagir, elle joignit ses lèvres à celles de la danseuse et échangea le même long et tendre baiser. La jeune femme colla ensuite sa bouche à celle d'une Bérénice toute étonnée de recevoir la même attention. Victoire, une fois fini ces baisers, s'en expliqua :
— Je vous aime vraiment beaucoup. Vous faites beaucoup pour moi tout en me considérant comme une adulte, comme votre égale... Je veux être comme vous, avec vous, dans tous les domaines, susurra-t-elle finalement.
Le sens caché de cette dernière phrase n'échappa à aucune des trois femmes. Alicia savait qu'elle aurait dû se dégager, elle le fit mollement tandis que Bérénice disait que ce n'était pas une bonne idée. Mais sa voix était peu assurée, peu convaincante. Karima ne disait rien, ne réagissait pas, elle était depuis longtemps sous le charme de sa jeune partenaire. Alicia avait failli céder lorsqu'elle avait massé les épaules de Victoire et le récit de cet épisode avait troublé Bérénice.
— Aimez-moi. Embrassez-moi. Caressez-moi, les supplia Victoire.
Pour accentuer la pression sur les trois femmes, Victoire colla sa poitrine contre celle de Karima et glissa ses mains sur celles des autres femmes. Alicia sentit la main douce et décidée de Victoire commencer déjà à pétrir son sein. La main de Karima se posa sur une de ses fesses, la seconde devant être sur le postérieur de Bérénice. La petite blonde réagit inconsciemment en allant peloter le petit cul rond de Victoire. Quelques secondes après, des doigts touchèrent les siens, ceux de sa "mère" posés sur l'autre fesse de Victoire. Toutes les quatre se caressèrent quelques instants, faisant monter en elles une sensualité qui les fit gémir.
Victoire voulut mener la danse mais les trois autres avaient déjà leurs habitudes. Elles aimaient s'embrasser à trois et voulurent intégrer Victoire de façon plus ou moins officielle. La jeune adulte fut surprise que trois bouches viennent se joindre à la sienne mais accueillit ces lèvres et ces langues avec plaisir. Tous ces appendices jouèrent, se mélangèrent sensuellement de longues minutes. A quatre, il était difficile d'être en permanence toutes sur ce baiser. A deux, trois, en changeant de partenaire, elles s'embrassèrent tendrement et sensuellement puis beaucoup langoureusement. A côté de ça, leurs mains continuaient les caresses et les palpations débutées quelques minutes plus tôt.
Les vêtements commencèrent naturellement à tomber au sol pour laisser les quatre femmes en sous-vêtement, enlacées et troublées. Victoire détacha le soutien-gorge de Bérénice et se pencha pour téter ses seins, la quinquagénaire soupira d'aise alors qu'en face d'elle Alicia suçotait un téton de Karima. Bérénice avait pensé mettre leur séance en pause pour voir si Victoire voulait continuer, était sûre d'elle ou non. Mais c'était Victoire qui avait pris les devants et Bérénice se laissait manipuler, aimer, caresser par cette toute jeune adulte. Elle la redressa et dévoila la petite mais très mignonne poitrine de Victoire. Bérénice s'en délecta quelques instants tandis que, du coin de l'œil, elle pouvait voir Karima dévorer la belle poitrine d'Alicia.
Victoire gémissait et soupirait, Alicia semblait apprécier de la voir lâcher prise dans cet instant de douceur, ce dont elle avait indéniablement besoin. La petite blonde fut surprise de sentir des doigts s'insinuer dans sa culotte et, vue la direction de laquelle ils venaient, elle sut qu'il s'agissait de Victoire. Alicia fut troublée de sentir ses doigts fureter à la découverte de son intimité. Elle se vit écarter les cuisses pour lui faciliter le passage. Bientôt une autre main vint rejoindre celle de Victoire sans qu'Alicia ne puisse déterminer son origine. Elle-même avait lancé ses mains dans l'exploration des contenus des culottes de Bérénice et de Karima. Dans l'une d'elle, elle pensa avoir pour colocataire Victoire mais n'en fut pas certaine.
De toute façon, ces doigts et ces bouches donnaient bien trop de plaisir à la strip-teaseuse ; et pas qu'à elle tant les trois autres gémissaient et mouillaient abondamment. Les culottes avaient disparu depuis un moment pour laisser un meilleur accès aux sexes des quatre femmes. Chacune se permit de naviguer, de découvrir l'une ou l'autre de ces vulves, l'un ou l'autre de ces clitoris érigés et excités.
— Quelle belle petite coquine, lâcha Karima à l'attention de Victoire.
Bérénice craignit que cela ne soit trop tôt, même si elle avait envie de dire ce genre de choses à Victoire ou aux autres. Mais la fille de Franck couina de satisfaction et répondit de la sorte à Karima. Ce fut le signal pour Alicia et Bérénice qui entrèrent à leur tour dans ce jeu. Elles restèrent sagement sur un registre soft, laissant les rênes à Victoire pour aller plus loin ou non. Les mots se firent un peu plus durs mais n'allèrent pas au-delà d'un "petite salope" de Bérénice vers Alicia. Non, qu'aucune d'elles ne voulut pas poursuivre dans cette direction mais le plaisir qu'elles se donnaient mutuellement devint trop prenant. L'extase pointa le bout de son nez et Victoire fut cueillie la première alors que les trois femmes s'occupaient d'elle.
La jeune adulte trembla, se crispa et feula longuement en arrosant les doigts qui la fouillaient d'une cyprine claire et légère. Encore un peu consciente de ce qu'elle faisait, elle accentua la stimulation qu'elle appliquait déjà sur les clitoris de Bérénice et Alicia. La "mère" et la "fille" jouirent presque en même temps dans un long râle. A peine remise, elles se précipitèrent sur les attributs de Karima pour la faire partir à son tour. Déjà au bord de l'orgasme, il ne fallut pas grand-chose pour qu'elle atteigne le septième ciel.
Essoufflées, haletantes et chancelantes, elles allèrent se poser sur le canapé ; se caressant du bout des doigts, posant un léger baiser ici ou là. Après quelques minutes, l'envie les repris et elles recommencèrent des caresses plus appuyées. Ainsi, elles passèrent près de deux heures à se donner du plaisir avec les doigts, avec la bouche sur leurs seins et leurs sexes. Chacune put goûter et être goûtée par les autres à de multiples reprises, Victoire se faisant ainsi intégrer au groupe de façon certaine et jouissive. Le vocabulaire qu'elles employèrent évolua aussi, finissant dans un intense feu d'artifice de grossièreté telles que "trainée", "vieille pute", "radasse", "bouffeuse de moule".
— Bon, on n'a plus le temps d'aller voir la boutique de déco, se rendit compte Alicia. Il va même falloir que j'aille bosser. Et je dirai à Firmin que je finirai juste la saison estivale avant d'arrêter.
— Toujours partante pour créer un show pour moi, avec moi ?
— Oui, Vic.
— Mmmh, géniale.
— Vic, ma chérie, il va falloir que tu parles à ton père de ce qui t'es arrivée. Et de ce que nous avons fait.
— Oui, Bruno et mon Roger devraient être au courant aussi. Je ne veux plus rien leur cacher, ajouta Bérénice.
— Ok, je savais bien qu'il faillait que j'en passe par là. Kari, laisse-moi lui parler seule. Je préfère.
— Comme tu le souhaites, mon cœur.
— Dis, Victoire. En parlant de ton père, j'ai cru comprendre que..., commença Alicia.
— Toujours partante pour créer un show pour moi, avec moi ?
— Oui, Vic.
— Mmmh, géniale.
— Vic, ma chérie, il va falloir que tu parles à ton père de ce qui t'es arrivée. Et de ce que nous avons fait.
— Oui, Bruno et mon Roger devraient être au courant aussi. Je ne veux plus rien leur cacher, ajouta Bérénice.
— Ok, je savais bien qu'il faillait que j'en passe par là. Kari, laisse-moi lui parler seule. Je préfère.
— Comme tu le souhaites, mon cœur.
— Dis, Victoire. En parlant de ton père, j'ai cru comprendre que..., commença Alicia.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Continuez