Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un jeune homme à la capitale — Chapitre 7 · Rencontres
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un jeune homme à la capitale
Chapitre 7 · Rencontres
Il ne fallait pas avoir fait polytechnique pour comprendre la forme que pouvait prendre la promotion canapé avec cette folle. Je me remémorai la leçon de manipulation de ma tante, la veille à la guinguette et j'entrevis une possibilité de me soustraire aux travaux les plus pénibles. Le tout étant de faire preuve d'audace, mais aussi d'adresse, car je n'avais, me sembla-t-il, pas de penchants homosexuels. Certes mes activités sexuelles réelles avaient commencé la veille, mais il ne me souvenait pas avoir alimenté les plaisirs solitaires qui me tenaient jusqu'alors d'expérience, de fantasmes homosexuels. L'attouchement de ma tante, sous la douche, lorsqu'elle m'avait introduit son doigt dans l'anus n'avait pas été désagréable. Mais cela tenait sans doute au fait qu'elle me prodiguait en même temps une fellation royale.
Je fus obligé d'interrompre mes pensées pour suivre mon guide sautillant. Nous passâmes d'abord aux vestiaires afin que j'y dépose ma nouvelle tenue de combat qu'il compléta de gants et de lunettes puis il me fit les honneurs de la maison.
Nous commençâmes par les ateliers. L'entreprise faisait des pièces mécaniques pour l'industrie automobile. Il s'agissait de travaux en petites et moyennes séries, effectués par des machines bruyantes servies par une majorité de femmes. Quelques hommes se promenaient d'une machine à l'autre pour effectuer des contrôles et des réglages, mais l'immense majorité des ouvriers était des ouvrières. Beaucoup de femmes du Maghreb, quelques Africaines, certaines d'allure méditerranéenne et quelques Françaises. Toutes portaient le même uniforme, copie conforme de celui qu'on m'avait donné, plus ou moins ajusté, plus ou moins propre.
A notre passage, elles relevaient la tête et je croisais leur regard un bref instant avant qu'elle ne le baisse de nouveau sur leur besogne qui semblait nécessiter une certaine attention.
Mr Ruppert me présenta au chef d'atelier Mr Leroy, un homme sec au visage sérieux et au responsable de production Mr Raymond, un blond rondouillard et rubicond qui me parut tout de suite sympathique. Il avait un accent de nord très marqué et d'ailleurs il me précisa d'emblée qu'il était chti, ce qui semblait être une fierté pour lui. Il ajouta qu'il avait été en vacances à La Rochelle et qu'il avait trouvé la ville très belle. Il m'annonça qu'il serait mon tuteur dans l'entreprise.
Mr Ruppert me présenta au chef d'atelier Mr Leroy, un homme sec au visage sérieux et au responsable de production Mr Raymond, un blond rondouillard et rubicond qui me parut tout de suite sympathique. Il avait un accent de nord très marqué et d'ailleurs il me précisa d'emblée qu'il était chti, ce qui semblait être une fierté pour lui. Il ajouta qu'il avait été en vacances à La Rochelle et qu'il avait trouvé la ville très belle. Il m'annonça qu'il serait mon tuteur dans l'entreprise.
Je les remerciai lui et le chef d'atelier de leur accueil en n'oubliant pas Mr Ruppert. Je leur précisai ma volonté de faire de mon mieux malgré mon manque d'expérience. Le chef d'atelier se décontracta un peu devant mon humilité tandis que Mr Raymond, le responsable de production m'assénait une tape dans le dos en m'assurant que tout irait bien. Mr Ruppert affirma qu'il en était persuadé, que j'étais un jeune prometteur et vanta mes résultats scolaires, ce qui me mit assez mal à l'aise. Si j'étais assez fier de ma réussite scolaire, je trouvais qu'il en rajoutait un peu trop.
Nous retournâmes ensuite dans les bureaux où j'eus droit au secrétariat, à la comptabilité, aux magasins de stockage, au service emballage et expédition... Dans tous ces lieux, le personnel était majoritairement féminin. Cela ne m'étonnait pas au secrétariat ou à la comptabilité, mais dans les ateliers, au stock, aux expéditions, c'était la même structure : des femmes pour les travaux basiques et des hommes dès que l'on gravissait les échelons hiérarchiques.
De retour dans le bureau de Mr Ruppert, en sa compagnie, j'entendis une sonnerie stridente puis immédiatement un remue-ménage, des claquements de portes et des bruits de discussions. L'heure de la pause venait de sauter.
Mr Ruppert sursauta :
De retour dans le bureau de Mr Ruppert, en sa compagnie, j'entendis une sonnerie stridente puis immédiatement un remue-ménage, des claquements de portes et des bruits de discussions. L'heure de la pause venait de sauter.
Mr Ruppert sursauta :
— Déjà ! Zut, je dois vous laisser jeune homme, un rendez-vous avec le directeur général, m'affirma-t-il en me montrant le plafond du doigt. J'espère que je vous ai tout montré...
— Je vous remercie, Monsieur de votre patience vis-à-vis de moi, vous n'aurez pas affaire à un ingrat.
— Je l'espère. Cette semaine, vous serez sous les ordres de Mr Raymond, un garçon un peu rustre, mais compétent. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à passer me voir. C'est promis ? me dit-il en me poussant vers la porte de son bureau. Une fois de plus, sa main était placée très bas sur mon dos et je n'aurais pas été étonné qu'il me tapote les fesses. Mais nous étions déjà dans le couloir. Il se rua dans l'escalier en me laissant en plan. Je partais donc vers la sortie en traversant l'espace secrétariat comptabilité maintenant désert et débouchais dans le hall piteux où j'avais commencé ma journée.
— Je vous remercie, Monsieur de votre patience vis-à-vis de moi, vous n'aurez pas affaire à un ingrat.
— Je l'espère. Cette semaine, vous serez sous les ordres de Mr Raymond, un garçon un peu rustre, mais compétent. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à passer me voir. C'est promis ? me dit-il en me poussant vers la porte de son bureau. Une fois de plus, sa main était placée très bas sur mon dos et je n'aurais pas été étonné qu'il me tapote les fesses. Mais nous étions déjà dans le couloir. Il se rua dans l'escalier en me laissant en plan. Je partais donc vers la sortie en traversant l'espace secrétariat comptabilité maintenant désert et débouchais dans le hall piteux où j'avais commencé ma journée.
Je le traversais rapidement et débouchais dans la cour où quelques ouvrières étaient assises au soleil, mangeant leur sandwich. Je m'arrêtais un instant pour jouir du soleil qui éclairait généreusement la cour.
...
- Excusez-moi
Je me retournais pour me rendre compte que je bouchais le passage à la secrétaire de Mr Ruppert, celle qu'il avait appelée Christine.
Je me retournais pour me rendre compte que je bouchais le passage à la secrétaire de Mr Ruppert, celle qu'il avait appelée Christine.
— Ho pardon, je suis confus, lui dis-je en m'écartant.
— il n'y a pas de mal.
— il n'y a pas de mal.
Elle passa, fit quelques pas puis revint vers moi.
— Avez-vous amené quelque chose à manger ? me demanda-t-elle.
— Eh bien, à vrai dire non. Je pensais trouver un petit restaurant dans les environs. Auriez-vous, par hasard quelques adresses à me recommander ?
— Eh bien, à vrai dire non. Je pensais trouver un petit restaurant dans les environs. Auriez-vous, par hasard quelques adresses à me recommander ?
Elle hésita un instant.
— Ecoutez, j'allais moi-même déjeuner. Voulez-vous m'accompagner ?
— C'est que... Je ne voudrais pas être inopportun, Madame.
— Mademoiselle... C'est moi qui vous le propose. Par contre, laissez-moi partir et dans 5 minutes rejoignez-moi au deuxième carrefour à gauche en sortant.
— C'est que... Je ne voudrais pas être inopportun, Madame.
— Mademoiselle... C'est moi qui vous le propose. Par contre, laissez-moi partir et dans 5 minutes rejoignez-moi au deuxième carrefour à gauche en sortant.
Elle me planta là sans que je n'aie eu la possibilité de lui demander à quoi rimaient ces précautions. Puis je me dis que cela nous ferait un sujet de discussion. Sa tenue noire qui lui donnait une allure de veuve était déroutante et pourtant elle m'avait repris : Mademoiselle. Je soupçonnais une histoire étrange, un parfum de mystère. Et puis cela satisfaisait mon esprit un peu romantique. Je restai donc 5 minutes dans la cour à profiter du soleil et à regarder les ouvrières. Beaucoup n'étaient plus de première jeunesse et aucune n'avait la classe et l'allure de tante Brigitte. Quelques ouvrières plus jeunes avaient un peu de charme, mais il n'était pas mis en valeur par leur tenue de travail.
Je remarquais que quelques-unes me regardaient plus ou moins discrètement. Un visage nouveau semblait être une attraction en ce début de semaine...
Les cinq minutes s'étant enfin écoulées, je suivis les instructions de Melle Christine et la retrouvais deux carrefours plus loin, comme convenu. Sans dire un mot, elle partit d'un pas vif sur le boulevard et je lui emboîtais le pas. Elle s'engouffra dans un petit restaurant où elle devait avoir ses habitudes, car le garçon la salua et la mena dans une deuxième salle plus petite. Une fois que nous fûmes assis, elle examina la salle autour d'elle et sembla se décontracter.
Les cinq minutes s'étant enfin écoulées, je suivis les instructions de Melle Christine et la retrouvais deux carrefours plus loin, comme convenu. Sans dire un mot, elle partit d'un pas vif sur le boulevard et je lui emboîtais le pas. Elle s'engouffra dans un petit restaurant où elle devait avoir ses habitudes, car le garçon la salua et la mena dans une deuxième salle plus petite. Une fois que nous fûmes assis, elle examina la salle autour d'elle et sembla se décontracter.
— Je vous recommande le plat du jour. Il est bon et raisonnable. Alors, il vous a mis la main aux fesses ?
— Pardon ?
— Pardon ?
Elle fronça les sourcils.
— Ne faites pas l'innocent. Mr Ruppert, on le connaît. La séance d'essayage c'est sa marotte... Tous les employés jeunes y sont passés...
— Il est vrai qu'il a les mains... Comment dire ? Baladeuses...
— Bon cela ne semble pas vous avoir traumatisé.
— C'est-à-dire que je m'y attendais un peu. Rien qu'à son allure, on voit qu'il est extraverti.
— C'est une folle... Et nous craignons toujours un incident lors des embauches.
— Nous ?
— La direction. Et le staff du secrétariat. Les affaires ne sont pas florissantes actuellement et un scandale serait très mal venu. Nos concurrents exploiteraient cela auprès de nos clients.
— Il est vrai qu'il a les mains... Comment dire ? Baladeuses...
— Bon cela ne semble pas vous avoir traumatisé.
— C'est-à-dire que je m'y attendais un peu. Rien qu'à son allure, on voit qu'il est extraverti.
— C'est une folle... Et nous craignons toujours un incident lors des embauches.
— Nous ?
— La direction. Et le staff du secrétariat. Les affaires ne sont pas florissantes actuellement et un scandale serait très mal venu. Nos concurrents exploiteraient cela auprès de nos clients.
Le garçon nous apporta nos plats qui semblaient effectivement appétissants...
— Mais alors, comment est-il resté en poste si la direction craint tant un débordement ?
— En dehors de son penchant pour les jeunes gens, il fait très bien son travail. Son homosexualité avait même semblé un atout lors de son embauche. Notre personnel est composé à 80 % de femmes.
— Alors lorsqu'un jeune homme arrive toute la direction tremble.
— N'exagérons rien. Mais elle reste vigilante.
— Et elle vous envoie enquêter. Déminer le terrain en quelque sorte...
— En dehors de son penchant pour les jeunes gens, il fait très bien son travail. Son homosexualité avait même semblé un atout lors de son embauche. Notre personnel est composé à 80 % de femmes.
— Alors lorsqu'un jeune homme arrive toute la direction tremble.
— N'exagérons rien. Mais elle reste vigilante.
— Et elle vous envoie enquêter. Déminer le terrain en quelque sorte...
Elle releva la tête et me dévisagea longuement. Elle était plus jeune que son allure stricte ne le laissait penser. Une quarantaine d'années au plus. Elle avait des traits fins, un nez très droit et une bouche qui aurait pu être sensuelle avec un peu de maquillage.
— Vous êtes un garçon intelligent, me dit-elle pensivement, oui, je joue les gardes fous. Ou les gardes malades comme vous le préférez.
— Vous n'avez pas d'inquiétude à avoir, Mr Ruppert ne m'a pas traumatisé, Mademoiselle.
— C'est heureux...
— Et puis je devrais lui être reconnaissant.
— Reconnaissant ! Et de quoi ?
— Il m'a permis que vous m'acceptiez à votre table. C'est pour moi une expérience nouvelle que de déjeuner avec une jolie femme dans un restaurant parisien !
— Pour ce qui est de Mr Ruppert, s'il devait avoir une attitude inappropriée envers vous, venez immédiatement m'en parler. Pour ce midi, considérez qu'il s'agit d'une tradition parisienne : faire découvrir la ville aux provinciaux.
— Je ne peux rêver d'un Pygmalion plus agréable que vous, Mademoiselle Christine...
— Vous êtes beau parleur, mais il faudra approfondir votre culture, Pygmalion était amoureux d'une statue. De plus, l'effet Pygmalion consiste non pas seulement à éduquer, mais à influencer l'élève.
— Je suis conscient d'avoir encore beaucoup à apprendre et dans beaucoup de domaines. Mais j'étais sincère : si vous aviez un peu de temps, vous pourriez m'indiquer quelques adresses de musées ou d'expositions. J'aimerais également aller au théâtre. Nous n'en avons pas souvent l'occasion en province.
— Vous n'avez pas d'inquiétude à avoir, Mr Ruppert ne m'a pas traumatisé, Mademoiselle.
— C'est heureux...
— Et puis je devrais lui être reconnaissant.
— Reconnaissant ! Et de quoi ?
— Il m'a permis que vous m'acceptiez à votre table. C'est pour moi une expérience nouvelle que de déjeuner avec une jolie femme dans un restaurant parisien !
— Pour ce qui est de Mr Ruppert, s'il devait avoir une attitude inappropriée envers vous, venez immédiatement m'en parler. Pour ce midi, considérez qu'il s'agit d'une tradition parisienne : faire découvrir la ville aux provinciaux.
— Je ne peux rêver d'un Pygmalion plus agréable que vous, Mademoiselle Christine...
— Vous êtes beau parleur, mais il faudra approfondir votre culture, Pygmalion était amoureux d'une statue. De plus, l'effet Pygmalion consiste non pas seulement à éduquer, mais à influencer l'élève.
— Je suis conscient d'avoir encore beaucoup à apprendre et dans beaucoup de domaines. Mais j'étais sincère : si vous aviez un peu de temps, vous pourriez m'indiquer quelques adresses de musées ou d'expositions. J'aimerais également aller au théâtre. Nous n'en avons pas souvent l'occasion en province.
Le garçon s'approcha et débarrassa la table de nos assiettes
— Un dessert ?
— Non, un café pour moi, dit Christine.
— Pareil pour moi...
— Non, un café pour moi, dit Christine.
— Pareil pour moi...
L'intervention du garçon lui avait permis de peser sa réponse à ma requête
— Pour ce qui est du théâtre, je ne dis pas non. Nous verrons. Cela fait bien longtemps que je n'y suis allée.
— Je vous en remercie.
— Je vous en remercie.
L'heure de la pause était presque échue et nous partageâmes l'addition.
Sur le trottoir, devant le restaurant, Christine se tourna vers moi.
Sur le trottoir, devant le restaurant, Christine se tourna vers moi.
— Il est inutile que l'on nous voie ensemble. Rentrons séparément.
— Comme vous le voudrez. Au revoir Mademoiselle...
— Comme vous le voudrez. Au revoir Mademoiselle...
C'est donc chacun de notre ôté, que nous rentrâmes à l'entreprise.
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Commentaires ()
J'aime beaucoup votre façon de narrer votre histoire.
Vos personnages sont bien posés, bien décrit, les moments intimes sont savoureux sans être obscènes...
Et les sous entendus tout autant que les non-dit sont très bien amené également.
Bravo, merci, et continuez!
vivement la suite pour découvrir comment se déroule ses premiers jours de travail