Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un jeune homme à la capitale — Chapitre 18 · Rebecca
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un jeune homme à la capitale
Chapitre 18 · Rebecca
Au petit-déjeuner, ma tante et moi avions meilleure mine que la veille au matin. Durant le déjeuner où je me régalais de café, de toast et de la vue de sa poitrine largement dévoilée par l'échancrure de son peignoir, ma tante s'enquit des goûts culinaires d'Arlette, me confirmant ainsi son intérêt pour ma camarade de travail ou du moins sa volonté que tout se passe au mieux.
— C'est parce que je vous ai dit qu'elle aime les filles que vous voulez mettre les petits plats dans les grands ?
— Tu es sot. Elle te facilite bien la vie dans ton travail rendant ton stage agréable. Je lui en suis reconnaissante. Elle participe à ton éducation, voilà un deuxième bon point. Et puis ce que tu m'as raconté d'elle est émouvant : son histoire avec ce salaud de père, la manière dont elle s'en est sortie. Ce n'est pas parce qu'on a la belle vie qu'il faut oublier ceux qui souffrent ou qui ont souffert. Au contraire, notre relatif confort de vie nous crée des obligations. Tâche de t'en souvenir avant de devenir un bourgeois égoïste...
— Tu es sot. Elle te facilite bien la vie dans ton travail rendant ton stage agréable. Je lui en suis reconnaissante. Elle participe à ton éducation, voilà un deuxième bon point. Et puis ce que tu m'as raconté d'elle est émouvant : son histoire avec ce salaud de père, la manière dont elle s'en est sortie. Ce n'est pas parce qu'on a la belle vie qu'il faut oublier ceux qui souffrent ou qui ont souffert. Au contraire, notre relatif confort de vie nous crée des obligations. Tâche de t'en souvenir avant de devenir un bourgeois égoïste...
Je me levai et allai l'enlacer tendrement :
— Vous êtes un vrai humaniste ma tante. Je vous découvre un peu plus tous les jours et je vous en apprécie d'autant. D'ailleurs en parlant de vous découvrir...
Je cueillis dans ma paume le sein qui pointait dans l'échancrure de son corsage. Elle me donna une tape sur la main...
— Un peu de sérieux jeune homme ou vous serez en retard au travail. Bon ce soir, ce sera saumon à l'unilatérale. J'espère qu'elle aime le poisson.
Allez file...
Lorsque j'arrivais à la machine, j'avais quelques minutes d'avance et Arlette n'était pas encore arrivée. Mamadou et Raoul, toujours ensemble, vinrent me saluer.
Lorsque j'arrivais à la machine, j'avais quelques minutes d'avance et Arlette n'était pas encore arrivée. Mamadou et Raoul, toujours ensemble, vinrent me saluer.
— C'est cool avec toi, me dit Mamadou, tu ne nous donnes pas beaucoup de travail.
— C'est sans doute que je ne veux pas déranger un couple uni.
— C'est sans doute que je ne veux pas déranger un couple uni.
Ils éclatèrent de rire et s'en furent dans des endroits où leurs compétences étaient réclamées. De mon côté, je comptai les pièces sur les fiches cartonnées et je m'aperçus que la série en cours pouvait être finie aujourd'hui. Ce serait juste, mais possible.
Encouragée par cette perspective, j'allais démarrer la presse quand Arlette surgit essoufflée au moment où la sirène retentissait. Elle avait une petite mine...
Je m'en inquiétai, mais elle me rassura :
Encouragée par cette perspective, j'allais démarrer la presse quand Arlette surgit essoufflée au moment où la sirène retentissait. Elle avait une petite mine...
Je m'en inquiétai, mais elle me rassura :
— La nuit a été courte, mais c'est de la bonne fatigue.
— Dommage que tu sois crevée, tu aurais dû faire moins de folie de ton corps, car en s'y mettant, on peut terminer la série avant ce soir.
— Ce serait bien, ça ferait plaisir à Mr Raymond. On va en mettre un coup, j'ai de la ressource, me dit-elle en m'envoyant un coup de poing dans l'épaule...
— Dommage que tu sois crevée, tu aurais dû faire moins de folie de ton corps, car en s'y mettant, on peut terminer la série avant ce soir.
— Ce serait bien, ça ferait plaisir à Mr Raymond. On va en mettre un coup, j'ai de la ressource, me dit-elle en m'envoyant un coup de poing dans l'épaule...
Et la presse démarra son vacarme assourdissant...
...
Vers onze heures, Solange surgit avec son chariot et son air indolent. Arlette la salua en lui claquant les fesses et je lui fis également une caresse sur son postérieur rebondi. Après tout, nous étions intimes. Je remplis les fiches tandis que les deux filles bavardaient à voix basse.
— Alors, on fait des messes basses.
Arlette se tourna vers moi :
— Solange voulait savoir si tu voulais qu'elle te fasse une pipe devant la machine.
— Hein, vous êtes malades, on va nous voir...
— Hein, vous êtes malades, on va nous voir...
Arlette éclata de rire et pour la première fois, je vis Solange quitter son air lunaire pour rire brièvement.
— On déconne... Non Solange me donnait une info intéressante... Bon on en est où ?
Je consultai les fiches et fis un rapide calcul :
— A ce train-là, c'est fini à 14 heures.
— Bon on accélère, on est vendredi et la journée est plus courte.
— Bon on accélère, on est vendredi et la journée est plus courte.
...
A 14 heures pile c'était fini. Nous avions pris une pause déjeuner rapide en avalant un sandwich et une bière dans une brasserie proche.
Nous n'avions quasiment pas bavardé de la matinée pour tenir des cadences qui avaient réduit mes bras en charpie. Lors de notre pause, j'avais tenté de savoir la teneur des informations de Solange, mais mon binôme avait botté en touche d'un mystérieux :
Nous n'avions quasiment pas bavardé de la matinée pour tenir des cadences qui avaient réduit mes bras en charpie. Lors de notre pause, j'avais tenté de savoir la teneur des informations de Solange, mais mon binôme avait botté en touche d'un mystérieux :
— Tu verras bien...
Nous avions repris les cadences quinze minutes avant la fin de la pause. Arlette une fois de plus avait retiré veste et maillot, me dévoilant son torse de gamine, sans pudeur, mais j'y étais habitué et je la regardai sans émotion particulière. Nous connaissions notre anatomie réciproque, sans pourtant jamais avoir eu de relations. J'eus un petit pincement en découvrant sur son épaule un bleu qui était visiblement une trace de morsure. Visiblement, sa nuit avait été agitée... J'en étais presque jaloux. Son corps maigre n'était absolument pas sensuel et pourtant il m'attirait alors que j'avais eu à disposition ceux d'Aïcha, de Solange et surtout de ma tante qui avaient toute autre allure. L'âme humaine est insondable... Elle enfila sa veste et nous repartîmes de plus belle...
La dernière pièce contrôlée, nous nous accordâmes une pause puis nous commençâmes le démontage des poinçons de la presse. Solange revint chercher nos derniers paniers et dit à Arlette :
La dernière pièce contrôlée, nous nous accordâmes une pause puis nous commençâmes le démontage des poinçons de la presse. Solange revint chercher nos derniers paniers et dit à Arlette :
— C'est confirmé...
— Bon merci ma poule...
— Bon merci ma poule...
Je feignais une totale indifférence puisqu'elles ne voulaient pas me mettre dans la confidence.
Lorsque je repris le travail de démontage, Arlette m'arrêta :
Lorsque je repris le travail de démontage, Arlette m'arrêta :
— Cool, on n'est pas pressé... Ta tante ne nous attend pas avant 19 heures, pas la peine de « speeder ». Tu sais d'où vient la morsure que tu as vue sur mon épaule ?
— C'est une conséquence de ta nuit dernière ?
— Tout juste Auguste... Une amie qui ne peut s'empêcher de mordre aux moments les moins opportuns.
— Tu n'as qu'à la larguer pour éviter qu'elle ne te bouffe.
— C'est une conséquence de ta nuit dernière ?
— Tout juste Auguste... Une amie qui ne peut s'empêcher de mordre aux moments les moins opportuns.
— Tu n'as qu'à la larguer pour éviter qu'elle ne te bouffe.
Mon ton était inutilement agressif.
— Bah, je l'aime bien et elle a d'autres qualités. Mais tu ne vas pas me faire une crise de jalousie mon pote...
Je me radoucis.
— Non je déconne. Je la connais ? C'est Solange ?
— Non, c'est pas elle... Mais tu la connais peut-être.
— Non, c'est pas elle... Mais tu la connais peut-être.
J'insistai une peu, mais elle ne me dévoila pas son secret...
La sirène retentit au moment où Mr Raymond nous rendit visite
La sirène retentit au moment où Mr Raymond nous rendit visite
— Lors les tourtereaux, c'est fini. Vous cherchez à battre un record ?
— Laissez-nous un quart d'heure pour nettoyer et ce sera fini, répondit Arlette.
— tu as raison ma fille, un travail fini, c'est une machine propre et un poste de travail rangé. En tout cas, c'est du bon travail. Mon garçon, la semaine prochaine tu seras au magasin. Ça te changera, tu verras les expéditions, tu apprendras à conduire un chariot élévateur et ça te reposera les bras...
— Laissez-nous un quart d'heure pour nettoyer et ce sera fini, répondit Arlette.
— tu as raison ma fille, un travail fini, c'est une machine propre et un poste de travail rangé. En tout cas, c'est du bon travail. Mon garçon, la semaine prochaine tu seras au magasin. Ça te changera, tu verras les expéditions, tu apprendras à conduire un chariot élévateur et ça te reposera les bras...
Je répondis sans réfléchir.
— c'est que... Je serais bien resté avec Arlette.
Mr Raymond me regarda, puis regarda Arlette qui pouffa de rire. Il réfléchit longuement :
— Bon d'accord, vous serez tous les deux au magasin. Je vous dois cela après le boulot abattu. Et je ne veux pas séparer un couple qui s'aime. Mais n'en profitez pas pour vous reproduire, ajouta-t-il avec un rire gras.
Enchanté de sa blague, il tourna les talons après nous avoir souhaité un bon week-end.
— Il est top le père Raymond, m'assura Arlette. Parce que le magasin, c'est deux fois plus cool qu'ici et trois fois plus silencieux. Presque des vacances. En plus, on n'est pas obligé de crever de chaleur dans une veste de travail en coton sous des verrières...
Nous finîmes tranquillement notre ménage et la machine était impeccable lorsque nous nous dirigeâmes vers les vestiaires... La plupart des ouvrières étaient parties et je croisai Mamadou et Raoul en « tenue civile » qui me souhaitèrent un bon week-end. Je me déshabillai dans le vestiaire désert, écoutant les voix féminines de l'autre côté du mur. Nu, je nouai une serviette autour de mes reins et muni de mon gel douche et de mon shampoing, je traversai le couloir et entrai dans les douches.
Le côté « hommes » était désert alors que plusieurs bruits de cataractes côté « femmes » m'informèrent que certaines ouvrières profitaient du confort sanitaire offert pour procéder à une grande toilette.
J'entendis la voix d'Arlette chuchoter de l'autre côté de la cloison.
Le côté « hommes » était désert alors que plusieurs bruits de cataractes côté « femmes » m'informèrent que certaines ouvrières profitaient du confort sanitaire offert pour procéder à une grande toilette.
J'entendis la voix d'Arlette chuchoter de l'autre côté de la cloison.
— Tu es seul ?
— Hélas, dis-je en riant, personne pour me frotter le dos...
— Hélas, dis-je en riant, personne pour me frotter le dos...
Je me lavai les cheveux et me séchai. La porte s'ouvrit et Arlette, vêtue en tout et pour tout d'un caleçon entra dans le vestiaire, sa serviette sur l'épaule. Elle mit son index devant sa bouche m'intimant l'ordre de garder le silence, puis alla s'assoir sur le banc. Je la rejoignis après avoir noué ma serviette autour de ma taille. J'allais m'assoir à côté d'elle lorsque la minuterie s'éteignit. Je tendais le bras pour appuyer sur le bouton, mais elle fut plus rapide et se saisit de mon bras, me tirant vers elle et me forçant à m'assoir à ses côtés. A demi nus, dans des douches seulement éclairées par les lumières du côté femme qui filtraient au-dessus et en dessous des cloisons de séparation, la situation était équivoque...
— Je croyais que tu n'aimais pas les garçons ? lui chuchotai-je en posant ma main sur le haut de sa cuisse.
— Arrête tes conneries, retire ta main et boucle-la, me dit-elle dans un murmure.
— Arrête tes conneries, retire ta main et boucle-la, me dit-elle dans un murmure.
Je m'exécutai et nous restâmes un bon moment silencieux dans la semi-pénombre. Je m'attendais à ce qu'elle prenne des initiatives, mais rien ne venait. Et comme elle m'avait rembarré une fois, je me tenais coi.
Un à un, les jets des douches côté femme s'éteignirent puis ce fut le tour de la minuterie et là nous fûmes dans le noir absolu.
Un à un, les jets des douches côté femme s'éteignirent puis ce fut le tour de la minuterie et là nous fûmes dans le noir absolu.
— Je comprends, coquine tu voulais faire cela dans le noir, lui susurrai-je en posant de nouveau ma main sur sa cuisse.
— T'es con, chuchota-t-elle en repoussant de nouveau ma main. Ce soir c'est le rituel.
— Le rituel ?
— Mr Leroy ! Il est veuf. Ça doit lui peser. Quelques fois, le vendredi, il demande à Rebecca de l'attendre. Dans les vestiaires... Il lui a demandé aujourd'hui. C'est ça l'info de Solange. Elle a vu Mr Leroy parler avec Rebecca ce matin, et celle-ci lui a confirmé le rencard de ce soir.
— Pourquoi Rebecca et pas Solange ?
— L'exotisme, je présume... Et puis Rebecca est accueillante et elle ne dira rien. Elle a trop galéré avec ses gosses avant d'avoir ce job.
— Avec ses gosses ! Mais à son âge, combien en a-t-elle ?
— Quatre. Elle a eu le premier à 16 ans...
— Putain. Mais qu'est-ce qu'on n'en a à faire de leur rencard...
— On va les mater... ça t'excite pas de mater ?
— Je n'en sais rien. Remarque quand tu te faisais lécher par Solange, je n'ai pas pu me retenir... Mais comment on va faire ?
— T'inquiète...
— T'es con, chuchota-t-elle en repoussant de nouveau ma main. Ce soir c'est le rituel.
— Le rituel ?
— Mr Leroy ! Il est veuf. Ça doit lui peser. Quelques fois, le vendredi, il demande à Rebecca de l'attendre. Dans les vestiaires... Il lui a demandé aujourd'hui. C'est ça l'info de Solange. Elle a vu Mr Leroy parler avec Rebecca ce matin, et celle-ci lui a confirmé le rencard de ce soir.
— Pourquoi Rebecca et pas Solange ?
— L'exotisme, je présume... Et puis Rebecca est accueillante et elle ne dira rien. Elle a trop galéré avec ses gosses avant d'avoir ce job.
— Avec ses gosses ! Mais à son âge, combien en a-t-elle ?
— Quatre. Elle a eu le premier à 16 ans...
— Putain. Mais qu'est-ce qu'on n'en a à faire de leur rencard...
— On va les mater... ça t'excite pas de mater ?
— Je n'en sais rien. Remarque quand tu te faisais lécher par Solange, je n'ai pas pu me retenir... Mais comment on va faire ?
— T'inquiète...
Nous entendîmes la porte de vestiaire des femmes claquer plusieurs fois au fur et à mesure que les femmes quittaient les lieux puis il y eut un long silence. Arlette était à l'affût, l'oreille tendue. Puis la porte s'ouvrit et se referma presque sans bruit et nous entendîmes distinctement un bruit de serrure.
— C'est lui. Il vient d'entrer et a refermé à clef pour ne pas être dérangé. Viens, on va dans le vestiaire des hommes. N'allume pas surtout.
— C'est lui. Il vient d'entrer et a refermé à clef pour ne pas être dérangé. Viens, on va dans le vestiaire des hommes. N'allume pas surtout.
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