Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Amandine amoureuse — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Amandine amoureuse
Chapitre 4
Jade
Nous avons passé une nuit à nous aimer, Charlotte est douce, tendre, attentionnée et très éprise de moi, je dois dire que je commence à partager ce sentiment avec elle, elle me devient indispensable. Le lendemain elle téléphone à une copine qui cherche une chambre d'étudiant, elle lui propose la sienne. Nous allons chez la logeuse à trois avec sa copine qui est folle de joie. C'est une grande chambre d'étudiant de vingt-cinq mètres carrés pas mal aménagée qu'elle loue chez une femme pas très agréable. Ça se passe relativement bien parce que Charlotte avait sa copine avec elle, la propriétaire a accepté l'échange. Sa copine a voulu lui rembourser la fin du mois, elle n'a accepté que cinquante euros, juste de quoi se payer une super bouteille de champagne. En fin de matinée, nous sommes entrées chez moi avec plein de course dont une bouteille de Nicolas Feuillatte blanc de blanc vintage deux mille quatorze. Nous avons fêté ça avant de passer l'après-midi à nous aimer, elle a dû partir vers dix-sept heures quarante-cinq. Ça m'a déchiré le cœur, j'étais au bord des larmes, je me suis dit que c'était peut-être une réaction excessive, j'ai fini par me calmer, elle est rentrée vers vingt-deux heures, elle venait livrer son dernier client. Nous avons fait l'amour avant de manger un peu et de dormir.
Le samedi et le dimanche ont été deux jours de bonheur et d'amour. Elle travaillait le soir mais le reste de la journée, elle se consacrait à moi. La semaine qui a suivie a été un peu plus difficile, je partais tous les jours à sept heures, et quand je rentrais, elle devait aller bosser une demi-heure plus tard. Ça n'a duré que trois jours, le jeudi, elle a démissionné. Nous pouvions au moins être ensemble le soir, comme un couple normal. Nous avons passé noël et le jour de l'an ensemble, que du bonheur !!
Nous sommes mi-janvier, le couvre-feu va être avancé à dix-huit heures demain. Charlotte a des cours externes, elle s'est installé un bureau dans une chambre, c'est officiellement sa chambre, quand je rentre, en général tout est prêt, une vraie vie de couple. Nous voyons assez souvent Hélène qui vient passer un moment avec Laurence et en profite pour venir nous voir. Ce sont des soirées à quatre très sensuelles. Quelques fois, Laurence passe aussi une soirée avec nous mais ce n'est pas très souvent, elle a réalisé que nous nous aimions et qu'elle était de temps en temps un peu de trop.
Ce vendredi matin, c'était la réunion annuelle des commerciaux et des techniciens, « la grand'messe », toute la société était réunie. Mon patron a tenu sa promesse, je suis la nouvelle directrice du markéting et de la communication, un poste créé pour moi. Mais ce n'est pas un cadeau, en fait, je tiens le rôle de directrice adjointe, évidement, le salaire a suivi, une fois et demie l'ancien. C'est l'occasion pour le patron d'annoncer mon nouveau poste, de souhaiter ses vœux et de faire des cadeaux à ses employés. Paradoxalement, deux mille vingt a été une excellente année pour nous avec trente-cinq pour cent d'augmentation du chiffre d'affaire et de quarante pour les bénéfices. Cette année tout le monde a eu droit à son enveloppe contenant un chèque de participation aux bénéfices, sa bouteille de champagne Demoiselle EO brut, une petite boite de caviar et trois cents grammes de foie gras arrivant directement de chez Samaran à Toulouse, le top. Il y en a pour plus de cent cinquante euros par personne, je le sais parce que c'est moi qui ai tout commandé. J'avais un budget de cinq mille euros, heureusement que nous ne sommes que trente-deux salariés. Personnellement, j'ai eu droit à une bouteille de pommard premier cru deux mille dix-sept en plus pour services exceptionnels rendu à la société offerte par mon patron. Quand tout le monde est parti, je sors pour aller prendre mon bus, comme d'habitude, je ne porte plus de string depuis la réunion des clients, j'ai pris goût à me balader n'importe où le cul nu, ça m'excite grave, j'y ai converti Charlotte. Aujourd'hui, le patron est encore là et sort en même temps que moi.
–Je vous fais faire un bout de chemin Amandine ?
–Volontiers, jusqu'à ma correspondance s'il vous plait.
–Pas de problème, montez.
Je monte dans sa vielle Jaguar, ma jupe remonte un peu dévoilant la presque totalité de mes jambes, je vois que le patron les regarde de temps en temps. Je reste comme ça, si ça lui fait plaisir, tant mieux, en plus, ça me fait mouiller encore plus. Je me dis que j'aurais dû exagérer le geste de montée, ma jupe serait remonté plus haut lui dévoilant l'absence de string, dommage pour lui. Nous arrivons à l'arrêt du bus.
–Un instant.
Il sort de la voiture, en fait le tour et m'ouvre la porte et me tend sa main avec un grand sourire.
–Si mademoiselle veut bien se donner la peine.
Je comprends ce qu'il désire et le regarde en souriant moi aussi. J'écarte ma jambe droite pour la sortir en pivotant vers lui, ma jupe remonte encore dévoilant mon pubis. Mon sexe est grand ouvert complètement dévoilé, il plonge son regard dessus, et ouvre de grands yeux, il ne devait pas savoir que je n'avais rien sur mon cul. Je sais qu'il voit que je suis excitée, mon sexe doit briller comme une étoile, je sens ma cyprine sur mes cuisses et mon anus, je pense que ma jupe en est tâchée derrière. Je le regarde dans les yeux.
–Plus de string, plus jamais.
–Je n'en attendais pas moins de ma nouvelle directrice du markéting et de la communication.
Il me sourit, je mets un certain temps pour me lever, je veux qu'il en profite au maximum. Je suis étonnement heureuse de ce qui vient de se passer, ça lui fera un souvenir de plus.
–Bonne soirée Amandine.
–Bonne soirée monsieur.
J'attends le bus, il fait froid avec un peu de vent, le picotement du froid sur mes fesses et mon sexe m'excite de plus en plus, je sens mon sexe se liquéfier, je n'en peux plus. Je vois un petit muret juste à côté, je vais me mettre debout derrière comme pour me protéger du vent, ma cyprine qui coule accentue l'effet de froid, et ça m'excite encore plus. Ma main droite relève légèrement ma jupe et mon majeur s'active sur mon clitoris. Il y a cinq personnes qui attendent le bus, elles peuvent vouloir venir se protéger elles aussi et me surprendre en train de me masturber carrément dans la rue, j'en coule encore plus. La pensée de jouir à côté d'elles, de risquer de me faire surprendre, le tout sans qu'elles ne s'en rendent compte m'excite. Je suis au bord de l'orgasme quand une jeune femme très jolie vient s'abriter elle aussi derrière le mur, j'arrête tout, elle me sourit et me tourne le dos, regardant dans la direction du bus qui doit arriver. Après quelques secondes d'hésitation, ma main retourne sur mon sexe, je recommence à me masturber et je jouis assez vite le plus discrètement possible. Elle se retourne, me regarde droit dans les yeux et me sourit, je ne sais que penser. Le bus arrive moins d'une minute plus tard, d'ordinaire j'arrive ici plus tard par l'autre bus, et je monte directement dans ma correspondance qui attend. Je m'installe au fond, la jeune femme vient vers moi.
–Vous permettez ?
–Bien sûr.
Elle s'installe à côté de moi. Elle porte un manteau assez long, elle le déboutonne pour faire apparaitre deux magnifique jambes à peine protégées par une jupe ultra courte. Elle me regarde et pose une main sur sa cuisse gauche. Mon sexe se rappelle à moi, mon ventre se noue. Je ne peux m'empêcher de porter ma main sous ma jupe. Elle ouvre un peu ses jambes, sa jupe remonte dévoilant un string trempé.
–Moi aussi je me masturbe derrière le mur.
Elle soulève ses fesses et fait glisser le string le long de ses jambes, elle le récupère et le met dans son sac. Elle écarte ses cuisses et commence à faire tourner son majeur sur son clitoris. Je me titille le clitoris, à côté d'elle. Le bus démarre, elle pose son autre main sur ma cuisse, je retire ma main de mon sexe pour la poser sur sa cuisse. Son doigt se pose sur mon clitoris, je l'imite sur le sien. Nous commençons à nous masturber lentement, je sens l'orgasme monter, aujourd'hui, nous ne sommes que cinq dans le bus, tout le monde est devant excepté nous deux. Je me penche sur elle pour lui titiller le clitoris avec ma langue. Elle soulève ses fesses pour me faciliter l'accès à son sexe. Elle glisse sa mains entre mes fesses et me titille l'anus. Ça me déchaine, ma langue s'excite sur son sexe, elle se trend et jouit en m'enfonçant son doigt dans l'anus. Quand elle est revenue à elle, elle se penche sur mon sexe et commence à me titiller le clitoris, mais le bus arrive avant que je ne puisse jouir. Je me lève en la regardant, elle me sourit d'un air désolée.
–A une autre fois j'espère pouvoir finir ce que j'ai commencé.
–Moi aussi.
En sortant du bus, je me précipite à la maison impatiente de me jeter dans les bras de Charlotte pour qu'elle me fasse jouir comme une folle. J'entre dans l'appartement, Charlotte vient à ma rencontre l'air grave, elle pose son doigt sur sa bouche pour me faire comprendre qu'il ne faut pas que je parle. Elle me parle assez fort.
–Bonjour Amandine, tu as eu une bonne journée, entre, que je te présente ma sœur, tu te souviens, je t'en ai déjà parlé.
–Laquelle, la plus vielle ?
–Non, la dernière.
–Oui, je me souviens.
Je comprends son attitude et entre pour tomber sur une jeune fille d'à peine dix-huit ans dans un jean moulant parfaitement ses fesses et un corsage bien tendu par deux seins droits et fermes. Elle est aussi jolie que sa sœur et aussi bien foutue à ce que je peux voir. Il faut l'avouer, elle est « bandante ».
–Je te présente Jade, ma plus jeune sœur, elle est en première année de droit, elle se destine à une carrière de magistrat.
Je viens vers elle pour lui faire deux bises sur les joues. Je m'arrange pour rester de face, je ne veux pas qu'elle voit la tâche sur ma jupe.
–Bonjour Jade, tu es aussi belle que ta sœur, et ce n'est pas facile.
–Bonjour Amandine, merci.
–Que nous vaut le plaisir.
–Elle est de passage, sa fac est fermée, elle fait un petit tour de France
–Elle est où sa fac ?
–A Rouen.
–Ce n'est pas à côté.
–Elle a un camping-car et tout son temps.
Je les regarde contrariée, je ne vais pas pouvoir profiter de Charlotte cette nuit, j'étais au bord de l'orgasme et tout tombe à l'eau, j'en suis au bord des larmes mais je ne le laisse pas voir. En plus, c'est le début du week-end, les deux jours les plus importants pour nous, c'est la cata, mais il faut assurer.
–Bien sûr si tu partages ta chambre, je ne vois pas où est le problème.
Je sais que Charlotte a deux sœurs, plus jeunes qu'elle, elle m'en a parlé plusieurs fois. Elles savent que nous vivons ensemble, mais en colocation, pas dans le même lit. Je ne sais pas si elles savent que Charlotte est lesbienne, en tout cas, rien ne laisse supposer qu'elle est au courant. Je pose la bouteille de champagne, le caviar, le foie gras sur la petite table.
–Tu as senti qu'aujourd'hui c'était fête ?
Elle me regarde en souriant, elle semble plus gênée qu'autre chose.
–Assoie toi jade, Charlotte, tu peux aller chercher ce qu'il faut pour manger ça, j'ai besoin de me changer.
Je me précipite dans la chambre pour me masturber, je n'en tire pas un super orgasme, mais ça a l'avantage de me calmer. Quand je reviens de la chambre avec une autre jupe, Charlotte ramène des petites assiettes, des couverts et des flutes. Je m'assoie devant Jade, cette magnifique fille ne me laisse pas indifférente comme toutes les belles femmes, mais mon cœur est déjà pris, et je n'ai pas l'intention de faire de la peine à ma Charlotte.
–Ça se fête l'arrivée de ta sœur, nous allons faire honneur à tout ça.
–Je suis entièrement d'accord, il nous faut honorer le cadeau de ton patron, nous ne pouvons pas laisser tout ça se gâcher.
–Je vous remercie et je compte bien vous aider.
L'ambiance se détend, Jade est une jeune fille très marrante, elle n'arrête pas de plaisanter, elle est constamment au second degré, comme sa sœur. Elle me regarde souvent, je pense que c'est à cause de ma jupe courte, je garde les jambes serrées mais il m'arrive de les écarter un peu de temps en temps quand je me penche sur la table basse. Je remarque que Jade commence à sembler mal à l'aise.
–Quelque chose ne va pas Jade ?
–Je ne suis pas très bien, il faut que je me change, ce pantalon m'oppresse, je peux utiliser la chambre de Charlotte ?
–Bien sûr, vas-y.
Elle se lève pour aller se changer dans la chambre officielle de Charlotte. Elle revient cinq minutes plus tard en jupe plissée assez courte et tee-shirt à même la peau qui lui moule la poitrine comme une seconde peau, il est une taille en dessous. Là, c'est un super canon. Elle s'assoie à côté de sa sœur, en face de moi, j'entraperçois une fraction de seconde son string blanc immaculé. J'ai une vue plongeante sur ses cuisses à peine fermées encore un peu bronzées. La soirée continue, mais le comportement de Jade a changé, elle est plus ambigüe, plus câline avec sa sœur. Elle semble obnubilée par sa sœur et tout faire pour attirer son attention. Elle se penche sur la table basse pour prendre un peu de foie gras, ses jambes s'ouvrent. Je vois son string, mais cette fois avec une énorme tâche au niveau de sa vulve, cela prouve que la situation l'excite, j'aimerais bien savoir pourquoi. Je me lève en regardant Charlotte et vais dans la cuisine, elle me suit avec des assiettes vides. Je me retourne vers elle et lui parle bas.
–Tu sais que ta sœur est très excitée, son string est trempé.
–C'est vrai ?
–Oui, je l'ai vu il y a vingt minutes, quand elle est revenue de ta chambre, son string était nickel, maintenant, il a une énorme tâche.
–Tu avais déjà vu son string.
–Oui, une fraction de seconde quand elle s'est assise, et je peux t'affirmer qu'il était entièrement blanc et sec.
–Ok, mais pourquoi d'après toi ?
–Je ne peux pas te le dire, je n'en sais rien.
Nous retournons au salon, Jade s'est un peu étalée, ses jambes sont un peu plus ouvertes et sa jupe est remontée un peu, à croire qu'elle l'a fait exprès. Elle ne les resserre pas quand je m'assoie devant elle, en plus, elle me regarde avec un air provocateur. J'ai une vue imprenable sur ses cuisses, mais je constate que son string a disparu. Je plante mes yeux dans les siens, elle soutient mon regard.
–Tu as enlevé ton string ?
–Oui.
–Pourquoi ?
–Parce qu'il était trempé.
–Tu aurais pu aller le changer.
–Non, je voulais faire comme toi, j'ai bien vu que tu es nue sous ta jupe, et je présume que ma sœur aussi.
–Ce n'est pas une raison.
–Je voulais te faire voir comment vous m'excitiez.
Elle soutient toujours mon regard, ses cuisses s'ouvrent encore un peu. Je baisse les yeux pour voir ses lèvres roses bien dessinées, son clitoris qui commence à émerger sous son capuchon, sa vulve qui s'ouvre et son périnée ruisselant de cyprine crémeuse, elle ouvre encore plus ses cuisses. Je vois que Charlotte est complètement abasourdie par la réponse de sa sœur.
–Et moi, je ne t'excite pas ?
Pour toute réponse je la regarde de nouveau mais ne dis pas un mot, mon regard est dur, elle semble un peu moins sûre d'elle. Bien sûr qu'elle m'excite comme beaucoup de canons, mais c'est la sœur de Charlotte, et j'aime Charlotte. Charlotte se penche sur elle.
–Tu aimes les femmes ?
–Je n'aime que les femmes, comme toi.
Charlotte blêmie, elle la regarde complètement stupéfaite.
–Mais comment tu sais ça toi ?
–Et bien c'est un secret de polichinelle entre Valentine et moi, elle t'a vu une fois avec une de tes copines il y a cinq ans. En plus, tu n'amenais à la maison que des filles, jamais un garçon. Ce que tu ignores, c'est qu'elle est comme nous, elle n'aime que les femmes, et nous avons tout de suite compris que si tu t'installais avec une femme, ce n'était certainement pas pour faire des économies de loyer.
–Pourtant, c'était le cas au début.
–Oui, mais pas que.
Charlotte me regarde, elle semble complètement désarçonnée par les révélations de sa sœur. Je me lève et vais vers elle, je la fais se lever et l'embrasse passionnément. Elle répond à mon baiser en m'enlaçant et me serrant très fort dans ses bras. Je l'embrasse en lui donnant tout mon amour, je veux qu'elle comprenne que je suis là pour elle et qu'il n'y a qu'elle dans mon cœur. Quand nos bouches se séparent, je vois que Charlotte regarde fixement derrière moi et parait stupéfaite, je me retourne, Jade est là, nue devant nous. J'ai sous les yeux un superbe corps de jeune fille de dix-huit ans, fraîche, tonique, superbe. Magnifique bonnet B, comme sa sœur, ventre plat, pubis complètement lisse, superbes fesses, jambes longues et fines, un véritable canon. Elle ignore sa sœur et me regarde droit dans les yeux. Elle tourne lentement sur elle-même et me regarde de nouveau dans les yeux.
–Je te plais ?
J'hallucine, elle me drague devant sa sœur, alors qu'elle sait que nous vivons ensemble. Cette attaque directe me choque et me blesse, surtout devant sa sœur qui partage ma vie. Je suis furieuse.
–Mais tu te prends pour qui espèce de petite conne, tu débarques chez moi pour y foutre le bordel, tu me dragues devant ta sœur, mais tu sors d'où ? tu vas me foutre le camps d'ici et tout de suite.
–Non, s'il te plait écoute moi.
–Cela dit, Charlotte est mon amour, je l'aime de toutes mes forces et je ne cherche pas à la remplacer surtout par une petite salope effrontée aussi belle soit-elle.
–Excuse-moi si je t'ai choqué.
–Choqué n'est pas le mot, tu m'as blessé et tu as blessé ta sœur, tu la traite comme quantité négligeable, mais tu te crois où ? Si tu comptes te comporter comme ça ici, tu n'as plus qu'à prendre tes affaires et t'en aller.
–Excuse-moi encore, mais ça fait pas mal de temps que je sais que les hommes ne m'intéressent pas, et que je fantasme sur Charlotte. Je rêve tous les jours de passer une nuit avec elle, de la caresser, qu'elle me caresse, que nos corps s'épousent qu'elle me câline que je la câline. J'ai envie de sentir son corps contre le mien, que ses mains se promènent sur mon corps, que mes mains se promènent sur son corps, qu'elle me fasse jouir, que je la fasse jouir.
–Et c'est pour ça que tu me provoques devant elle, pour la faire réagir ?
–Oui, excuse-moi encore.
–Si tu veux rester avec nous, il va falloir montrer plus de compassion et moins d'arrogance.
Je suis au bord de la foutre dehors, Charlotte vient vers elle et la prend dans ses bras.
–Mais ma chérie, comment as-tu pu avoir ces fantasmes ?
–Parce qu'on te regardait tous les soirs dans ton lit avec Valentine, tu allais te coucher la première, tu dormais toujours nue sur lui, même en hiver ou tu étais toujours nue. On ouvrait un peu la porte pour te regarder.
–Avec Valentine ?
–Oui, et après, on allait dans son lit pour faire l'amour.
Charlotte a l'air secouée, elle me regarde avec un triste sourire, mais je ne veux pas que cette histoire interfère dans notre relation trop précieuse pour moi, c'est de l'égoïsme, mais j'assume.
–Charlotte, je crois qu'il faut soit la virer, soit percer l'abcès.
–Comment ça percer l'abcès ?
–Très simple vous n'avez qu'à faire l'amour ensemble.
–Mais je n'ai jamais eu envie de faire l'amour avec ma sœur.
–Elle, elle en a envie très envie même.
–Mais pas moi.
Je viens vers elle et l'enlace en la serrant très fort contre moi.
–Fais le pour nous, par amour pour moi, c'est la seule façon de s'en sortir.
–Tu crois ?
–Oui, pour nous deux, s'il te plait mon amour.
–Ok, pour nous deux.
–Jade, déshabille ta sœur !
Jade regarde sa sœur, je la libère, Charlotte lui sourit.
–Vas-y ma chérie.
Jade commence par déboutonner le corsage de sa sœur, lentement, elle semble apprécier le moment, elle en éprouve beaucoup d'émotion, je vois ses yeux très humides. Quand elle a déboutonné le dernier bouton, elle écarte les pans et le laisse tomber à terre. Elle est au bord des larmes, j'ai envie de l'aider, mais Charlotte me regarde, je comprends qu'il faut les laisser entre elles. Jade se penche pour poser ses lèvres sur chacun de ses seins. Elle s'accroupie pour faire descendre le zip de la fermeture éclair de la jupe qui va rejoindre le corsage. Elle se penche un peu et pose un baiser sur son pubis. Elle se redresse.
–Tu es complètement épilé maintenant ?
–Oui, Amandine n'appréciait pas trop mon ticket de métro et j'aime Amandine, alors, adieu le ticket de métro !
Elles sont face à face, j'ai l'impression de n'en voir qu'une réfléchie dans un miroir. Charlotte tend ses bras et enlace sa sœur pour la serrer contre son corps. Au contact de la peau de sa sœur Jade fond en larmes, elle est secouée de spasme, sa sœur la serre encore plus.
–Ça va ma chérie, ça va.
–J'en avais tellement envie.
Jade sert sa sœur comme si elle voulait que leurs corps se fondent en un seul. Au bout de plusieurs secondes, elles se séparent, Jade a ses joues inondées de larmes, Charlotte lui prend la main et se dirige vers la chambre. Je les suis à distance, je ne veux pas intervenir, je reste sur le pas de la porte. Charlotte s'allonge sur le dos sur le lit, elle regarde sa sœur.
–Je suis à toi ma chérie, mais ce sera la seule et unique fois, à toi d'en profiter au maximum.
–Ok, bien compris.
Elle se tourne, me regarde et viens fermer la porte de la chambre.
Je retourne au salon pour les laisser seules entre elles, mais j'entends la porte s'ouvrir et la voix de Charlotte.
–Il n'est pas question que tu restes seule, viens ma chérie, je veux que tu sois là, je ne vais pas me donner à une fille, serait ce ma sœur, en ton absence.
Je les rejoins, je sens que Jade est un peu contrariée, mais je comprends parfaitement l'attitude de Charlotte, j'aurais fait la même chose. Elle s'allonge de nouveau sur le lit, elle regarde sa sœur.
–Viens Jade, viens m'aimer.
Jade s'allonge à côté d'elle, une de ses mains se pose sur son corps et commence à voyager dessus, Charlotte ferme les yeux. La main continue l'exploration de ce magnifique corps que je vois commencer à réagir. Jade s'enhardie, sa main arrive sur le pubis de Charlotte qui donne un petit coup de rein en avant en ouvrant ses cuisses. La main descend entre elles pour venir titiller sa vulve et enfoncer un doigt entre ses lèvres. Charlotte se cambre, Jade pose ses lèvres sur un sein, elle l'embrasse et le titille, je vois que Charlotte réagit à ses caresses. La bouche de Jade descend de plus en plus, elle arrive sur son ventre, Charlotte commence à onduler du bassin, elle reste les yeux fermés à l'écoute de son corps. La bouche de Jade se pose sur le haut de son sexe, sa langue sort pour laper la cyprine que lui fournit sa sœur. Elle lève la tête.
–Tu as le même goût que Valentine.
Elle lui écarte les jambes en grand, s'installe entre elles et pose sa bouche bien à plat sur le sexe de sa sœur. Elle la lèche, la suce, l'aspire, Charlotte bouge de plus en plus, sa tête va de gauche à droite, son corps se tend de plus en plus, elle explose dans un violent orgasme qui la secoue dans tous les sens.
–Oh oui ma chérie, je joui sous ta langue, oui, oui, ouiiiiiiiiiiiiii.
Mon cœur se serre, pas de jalousie, mais d'un manque, j'aimerais tellement être à la place de Jade. Charlotte se détend, elle prend la tête de sa sœur pour la faire allonger à côté d'elle. Elle se redresse, pose ses lèvres sur les seins de sa sœur, fait glisser sa main entre ses jambes qu'elle écarte. Sa bouche descend sur son sexe et s'en empare, elle se positionne entre ses cuisses et lui broute le minou avec entrain. Je vois le sexe et l'anus de Charlotte à un mètre de moi, j'ai envie de me jeter dessus, mais je n'en fais rien. Charlotte lève un peu la tête.
–Vas-y mon amour, bouffe-moi le cul.
Elle retourne au sexe de sa sœur, je me jette sur elle, je lui titille l'anus, le périnée, la vulve, je ne peux pas atteindre son clitoris. Je vois quand même le corps de Jade qui se tend, elle jouit en se cabrant, ses fesses sont à vingt centimètres du lit. J'accélère mon cunnilingus, je sens le corps de Charlotte se tendre, elle s'écroule sur sa sœur en jouissant, au bout d'une minute, elle s'allonge à côté d'elle. Je suis prise d'une soudaine envie de participer, je viens à quatre pattes sur le corps de Jade, elle me regarde sans animosité, elle a l'air sereine, heureuse. Je pose mes lèvres sur ses seins, je les lèche, ma bouche descend le long de son corps en le léchant, elle commence à se tortiller dans tous les sens. Ma bouche atterrie sur son sexe, je passe mes mains sous ses fesses pour la plaquer sur ma bouche. Très vite, je sens son corps se tendre, elle passe ses cuisses autour de mon cou, elle se tend, elle monte ma tête jusqu'à exploser en silence. Son corps est parcouru de secousses violentes, elle jouit pendant un long moment. Quand elle me libère la tête, je vois que Charlotte s'occupe de sa poitrine. Je me lève et les regarde, elles semblent heureuses, surtout Jade. Je vois mon amour en double, mais je n'ai d'yeux que pour Charlotte. Je me jette sur elle pour échanger un très long baiser.
Au bout de quelques minutes, nous nous levons et retournons dans le salon. Charlotte prépare de quoi grignoter, nous n'avons plus tellement faim. La soirée se termine bien, nous allons toutes les trois dans mon lit, nous avons fait l'amour une bonne partie de la nuit, Jade a été gâtée. Le lendemain, elle est repartie dans son camping-car heureuse de ce qui lui était arrivé, mais un peu triste que ça s'arrête là. Elle nous a prévenu qu'il fallait faire la même chose à Valentine quand elle allait venir, elle allait tout lui raconter. J'ai tout de même remarqué que Charlotte n'avait jamais embrassé sa sœur, aucun baiser entre elles, je lui demande pourquoi.
–Tout simplement parce que je ne ressens pas d'amour physique pour ma sœur, j'ai fait ça pour lui faire plaisir et pour désamorcer une crise. Il ne me viendrait jamais à l'idée de rouler une galoche à une de mes sœurs. Ça n'a rien à voir avec ce que je peux ressentir pour toi. Toi, j'ai toujours envie de sentir ton corps contre mon corps et de t'embrasser à m'en étouffer. Je t'aime Amandine, je t'aime.
–Je t'aime aussi mon amour, je t'aime.
Je me jette dans ses bras et nous échangeons un long baiser rempli d'amour.
Nous avons passé une nuit à nous aimer, Charlotte est douce, tendre, attentionnée et très éprise de moi, je dois dire que je commence à partager ce sentiment avec elle, elle me devient indispensable. Le lendemain elle téléphone à une copine qui cherche une chambre d'étudiant, elle lui propose la sienne. Nous allons chez la logeuse à trois avec sa copine qui est folle de joie. C'est une grande chambre d'étudiant de vingt-cinq mètres carrés pas mal aménagée qu'elle loue chez une femme pas très agréable. Ça se passe relativement bien parce que Charlotte avait sa copine avec elle, la propriétaire a accepté l'échange. Sa copine a voulu lui rembourser la fin du mois, elle n'a accepté que cinquante euros, juste de quoi se payer une super bouteille de champagne. En fin de matinée, nous sommes entrées chez moi avec plein de course dont une bouteille de Nicolas Feuillatte blanc de blanc vintage deux mille quatorze. Nous avons fêté ça avant de passer l'après-midi à nous aimer, elle a dû partir vers dix-sept heures quarante-cinq. Ça m'a déchiré le cœur, j'étais au bord des larmes, je me suis dit que c'était peut-être une réaction excessive, j'ai fini par me calmer, elle est rentrée vers vingt-deux heures, elle venait livrer son dernier client. Nous avons fait l'amour avant de manger un peu et de dormir.
Le samedi et le dimanche ont été deux jours de bonheur et d'amour. Elle travaillait le soir mais le reste de la journée, elle se consacrait à moi. La semaine qui a suivie a été un peu plus difficile, je partais tous les jours à sept heures, et quand je rentrais, elle devait aller bosser une demi-heure plus tard. Ça n'a duré que trois jours, le jeudi, elle a démissionné. Nous pouvions au moins être ensemble le soir, comme un couple normal. Nous avons passé noël et le jour de l'an ensemble, que du bonheur !!
Nous sommes mi-janvier, le couvre-feu va être avancé à dix-huit heures demain. Charlotte a des cours externes, elle s'est installé un bureau dans une chambre, c'est officiellement sa chambre, quand je rentre, en général tout est prêt, une vraie vie de couple. Nous voyons assez souvent Hélène qui vient passer un moment avec Laurence et en profite pour venir nous voir. Ce sont des soirées à quatre très sensuelles. Quelques fois, Laurence passe aussi une soirée avec nous mais ce n'est pas très souvent, elle a réalisé que nous nous aimions et qu'elle était de temps en temps un peu de trop.
Ce vendredi matin, c'était la réunion annuelle des commerciaux et des techniciens, « la grand'messe », toute la société était réunie. Mon patron a tenu sa promesse, je suis la nouvelle directrice du markéting et de la communication, un poste créé pour moi. Mais ce n'est pas un cadeau, en fait, je tiens le rôle de directrice adjointe, évidement, le salaire a suivi, une fois et demie l'ancien. C'est l'occasion pour le patron d'annoncer mon nouveau poste, de souhaiter ses vœux et de faire des cadeaux à ses employés. Paradoxalement, deux mille vingt a été une excellente année pour nous avec trente-cinq pour cent d'augmentation du chiffre d'affaire et de quarante pour les bénéfices. Cette année tout le monde a eu droit à son enveloppe contenant un chèque de participation aux bénéfices, sa bouteille de champagne Demoiselle EO brut, une petite boite de caviar et trois cents grammes de foie gras arrivant directement de chez Samaran à Toulouse, le top. Il y en a pour plus de cent cinquante euros par personne, je le sais parce que c'est moi qui ai tout commandé. J'avais un budget de cinq mille euros, heureusement que nous ne sommes que trente-deux salariés. Personnellement, j'ai eu droit à une bouteille de pommard premier cru deux mille dix-sept en plus pour services exceptionnels rendu à la société offerte par mon patron. Quand tout le monde est parti, je sors pour aller prendre mon bus, comme d'habitude, je ne porte plus de string depuis la réunion des clients, j'ai pris goût à me balader n'importe où le cul nu, ça m'excite grave, j'y ai converti Charlotte. Aujourd'hui, le patron est encore là et sort en même temps que moi.
–Je vous fais faire un bout de chemin Amandine ?
–Volontiers, jusqu'à ma correspondance s'il vous plait.
–Pas de problème, montez.
Je monte dans sa vielle Jaguar, ma jupe remonte un peu dévoilant la presque totalité de mes jambes, je vois que le patron les regarde de temps en temps. Je reste comme ça, si ça lui fait plaisir, tant mieux, en plus, ça me fait mouiller encore plus. Je me dis que j'aurais dû exagérer le geste de montée, ma jupe serait remonté plus haut lui dévoilant l'absence de string, dommage pour lui. Nous arrivons à l'arrêt du bus.
–Un instant.
Il sort de la voiture, en fait le tour et m'ouvre la porte et me tend sa main avec un grand sourire.
–Si mademoiselle veut bien se donner la peine.
Je comprends ce qu'il désire et le regarde en souriant moi aussi. J'écarte ma jambe droite pour la sortir en pivotant vers lui, ma jupe remonte encore dévoilant mon pubis. Mon sexe est grand ouvert complètement dévoilé, il plonge son regard dessus, et ouvre de grands yeux, il ne devait pas savoir que je n'avais rien sur mon cul. Je sais qu'il voit que je suis excitée, mon sexe doit briller comme une étoile, je sens ma cyprine sur mes cuisses et mon anus, je pense que ma jupe en est tâchée derrière. Je le regarde dans les yeux.
–Plus de string, plus jamais.
–Je n'en attendais pas moins de ma nouvelle directrice du markéting et de la communication.
Il me sourit, je mets un certain temps pour me lever, je veux qu'il en profite au maximum. Je suis étonnement heureuse de ce qui vient de se passer, ça lui fera un souvenir de plus.
–Bonne soirée Amandine.
–Bonne soirée monsieur.
J'attends le bus, il fait froid avec un peu de vent, le picotement du froid sur mes fesses et mon sexe m'excite de plus en plus, je sens mon sexe se liquéfier, je n'en peux plus. Je vois un petit muret juste à côté, je vais me mettre debout derrière comme pour me protéger du vent, ma cyprine qui coule accentue l'effet de froid, et ça m'excite encore plus. Ma main droite relève légèrement ma jupe et mon majeur s'active sur mon clitoris. Il y a cinq personnes qui attendent le bus, elles peuvent vouloir venir se protéger elles aussi et me surprendre en train de me masturber carrément dans la rue, j'en coule encore plus. La pensée de jouir à côté d'elles, de risquer de me faire surprendre, le tout sans qu'elles ne s'en rendent compte m'excite. Je suis au bord de l'orgasme quand une jeune femme très jolie vient s'abriter elle aussi derrière le mur, j'arrête tout, elle me sourit et me tourne le dos, regardant dans la direction du bus qui doit arriver. Après quelques secondes d'hésitation, ma main retourne sur mon sexe, je recommence à me masturber et je jouis assez vite le plus discrètement possible. Elle se retourne, me regarde droit dans les yeux et me sourit, je ne sais que penser. Le bus arrive moins d'une minute plus tard, d'ordinaire j'arrive ici plus tard par l'autre bus, et je monte directement dans ma correspondance qui attend. Je m'installe au fond, la jeune femme vient vers moi.
–Vous permettez ?
–Bien sûr.
Elle s'installe à côté de moi. Elle porte un manteau assez long, elle le déboutonne pour faire apparaitre deux magnifique jambes à peine protégées par une jupe ultra courte. Elle me regarde et pose une main sur sa cuisse gauche. Mon sexe se rappelle à moi, mon ventre se noue. Je ne peux m'empêcher de porter ma main sous ma jupe. Elle ouvre un peu ses jambes, sa jupe remonte dévoilant un string trempé.
–Moi aussi je me masturbe derrière le mur.
Elle soulève ses fesses et fait glisser le string le long de ses jambes, elle le récupère et le met dans son sac. Elle écarte ses cuisses et commence à faire tourner son majeur sur son clitoris. Je me titille le clitoris, à côté d'elle. Le bus démarre, elle pose son autre main sur ma cuisse, je retire ma main de mon sexe pour la poser sur sa cuisse. Son doigt se pose sur mon clitoris, je l'imite sur le sien. Nous commençons à nous masturber lentement, je sens l'orgasme monter, aujourd'hui, nous ne sommes que cinq dans le bus, tout le monde est devant excepté nous deux. Je me penche sur elle pour lui titiller le clitoris avec ma langue. Elle soulève ses fesses pour me faciliter l'accès à son sexe. Elle glisse sa mains entre mes fesses et me titille l'anus. Ça me déchaine, ma langue s'excite sur son sexe, elle se trend et jouit en m'enfonçant son doigt dans l'anus. Quand elle est revenue à elle, elle se penche sur mon sexe et commence à me titiller le clitoris, mais le bus arrive avant que je ne puisse jouir. Je me lève en la regardant, elle me sourit d'un air désolée.
–A une autre fois j'espère pouvoir finir ce que j'ai commencé.
–Moi aussi.
En sortant du bus, je me précipite à la maison impatiente de me jeter dans les bras de Charlotte pour qu'elle me fasse jouir comme une folle. J'entre dans l'appartement, Charlotte vient à ma rencontre l'air grave, elle pose son doigt sur sa bouche pour me faire comprendre qu'il ne faut pas que je parle. Elle me parle assez fort.
–Bonjour Amandine, tu as eu une bonne journée, entre, que je te présente ma sœur, tu te souviens, je t'en ai déjà parlé.
–Laquelle, la plus vielle ?
–Non, la dernière.
–Oui, je me souviens.
Je comprends son attitude et entre pour tomber sur une jeune fille d'à peine dix-huit ans dans un jean moulant parfaitement ses fesses et un corsage bien tendu par deux seins droits et fermes. Elle est aussi jolie que sa sœur et aussi bien foutue à ce que je peux voir. Il faut l'avouer, elle est « bandante ».
–Je te présente Jade, ma plus jeune sœur, elle est en première année de droit, elle se destine à une carrière de magistrat.
Je viens vers elle pour lui faire deux bises sur les joues. Je m'arrange pour rester de face, je ne veux pas qu'elle voit la tâche sur ma jupe.
–Bonjour Jade, tu es aussi belle que ta sœur, et ce n'est pas facile.
–Bonjour Amandine, merci.
–Que nous vaut le plaisir.
–Elle est de passage, sa fac est fermée, elle fait un petit tour de France
–Elle est où sa fac ?
–A Rouen.
–Ce n'est pas à côté.
–Elle a un camping-car et tout son temps.
Je les regarde contrariée, je ne vais pas pouvoir profiter de Charlotte cette nuit, j'étais au bord de l'orgasme et tout tombe à l'eau, j'en suis au bord des larmes mais je ne le laisse pas voir. En plus, c'est le début du week-end, les deux jours les plus importants pour nous, c'est la cata, mais il faut assurer.
–Bien sûr si tu partages ta chambre, je ne vois pas où est le problème.
Je sais que Charlotte a deux sœurs, plus jeunes qu'elle, elle m'en a parlé plusieurs fois. Elles savent que nous vivons ensemble, mais en colocation, pas dans le même lit. Je ne sais pas si elles savent que Charlotte est lesbienne, en tout cas, rien ne laisse supposer qu'elle est au courant. Je pose la bouteille de champagne, le caviar, le foie gras sur la petite table.
–Tu as senti qu'aujourd'hui c'était fête ?
Elle me regarde en souriant, elle semble plus gênée qu'autre chose.
–Assoie toi jade, Charlotte, tu peux aller chercher ce qu'il faut pour manger ça, j'ai besoin de me changer.
Je me précipite dans la chambre pour me masturber, je n'en tire pas un super orgasme, mais ça a l'avantage de me calmer. Quand je reviens de la chambre avec une autre jupe, Charlotte ramène des petites assiettes, des couverts et des flutes. Je m'assoie devant Jade, cette magnifique fille ne me laisse pas indifférente comme toutes les belles femmes, mais mon cœur est déjà pris, et je n'ai pas l'intention de faire de la peine à ma Charlotte.
–Ça se fête l'arrivée de ta sœur, nous allons faire honneur à tout ça.
–Je suis entièrement d'accord, il nous faut honorer le cadeau de ton patron, nous ne pouvons pas laisser tout ça se gâcher.
–Je vous remercie et je compte bien vous aider.
L'ambiance se détend, Jade est une jeune fille très marrante, elle n'arrête pas de plaisanter, elle est constamment au second degré, comme sa sœur. Elle me regarde souvent, je pense que c'est à cause de ma jupe courte, je garde les jambes serrées mais il m'arrive de les écarter un peu de temps en temps quand je me penche sur la table basse. Je remarque que Jade commence à sembler mal à l'aise.
–Quelque chose ne va pas Jade ?
–Je ne suis pas très bien, il faut que je me change, ce pantalon m'oppresse, je peux utiliser la chambre de Charlotte ?
–Bien sûr, vas-y.
Elle se lève pour aller se changer dans la chambre officielle de Charlotte. Elle revient cinq minutes plus tard en jupe plissée assez courte et tee-shirt à même la peau qui lui moule la poitrine comme une seconde peau, il est une taille en dessous. Là, c'est un super canon. Elle s'assoie à côté de sa sœur, en face de moi, j'entraperçois une fraction de seconde son string blanc immaculé. J'ai une vue plongeante sur ses cuisses à peine fermées encore un peu bronzées. La soirée continue, mais le comportement de Jade a changé, elle est plus ambigüe, plus câline avec sa sœur. Elle semble obnubilée par sa sœur et tout faire pour attirer son attention. Elle se penche sur la table basse pour prendre un peu de foie gras, ses jambes s'ouvrent. Je vois son string, mais cette fois avec une énorme tâche au niveau de sa vulve, cela prouve que la situation l'excite, j'aimerais bien savoir pourquoi. Je me lève en regardant Charlotte et vais dans la cuisine, elle me suit avec des assiettes vides. Je me retourne vers elle et lui parle bas.
–Tu sais que ta sœur est très excitée, son string est trempé.
–C'est vrai ?
–Oui, je l'ai vu il y a vingt minutes, quand elle est revenue de ta chambre, son string était nickel, maintenant, il a une énorme tâche.
–Tu avais déjà vu son string.
–Oui, une fraction de seconde quand elle s'est assise, et je peux t'affirmer qu'il était entièrement blanc et sec.
–Ok, mais pourquoi d'après toi ?
–Je ne peux pas te le dire, je n'en sais rien.
Nous retournons au salon, Jade s'est un peu étalée, ses jambes sont un peu plus ouvertes et sa jupe est remontée un peu, à croire qu'elle l'a fait exprès. Elle ne les resserre pas quand je m'assoie devant elle, en plus, elle me regarde avec un air provocateur. J'ai une vue imprenable sur ses cuisses, mais je constate que son string a disparu. Je plante mes yeux dans les siens, elle soutient mon regard.
–Tu as enlevé ton string ?
–Oui.
–Pourquoi ?
–Parce qu'il était trempé.
–Tu aurais pu aller le changer.
–Non, je voulais faire comme toi, j'ai bien vu que tu es nue sous ta jupe, et je présume que ma sœur aussi.
–Ce n'est pas une raison.
–Je voulais te faire voir comment vous m'excitiez.
Elle soutient toujours mon regard, ses cuisses s'ouvrent encore un peu. Je baisse les yeux pour voir ses lèvres roses bien dessinées, son clitoris qui commence à émerger sous son capuchon, sa vulve qui s'ouvre et son périnée ruisselant de cyprine crémeuse, elle ouvre encore plus ses cuisses. Je vois que Charlotte est complètement abasourdie par la réponse de sa sœur.
–Et moi, je ne t'excite pas ?
Pour toute réponse je la regarde de nouveau mais ne dis pas un mot, mon regard est dur, elle semble un peu moins sûre d'elle. Bien sûr qu'elle m'excite comme beaucoup de canons, mais c'est la sœur de Charlotte, et j'aime Charlotte. Charlotte se penche sur elle.
–Tu aimes les femmes ?
–Je n'aime que les femmes, comme toi.
Charlotte blêmie, elle la regarde complètement stupéfaite.
–Mais comment tu sais ça toi ?
–Et bien c'est un secret de polichinelle entre Valentine et moi, elle t'a vu une fois avec une de tes copines il y a cinq ans. En plus, tu n'amenais à la maison que des filles, jamais un garçon. Ce que tu ignores, c'est qu'elle est comme nous, elle n'aime que les femmes, et nous avons tout de suite compris que si tu t'installais avec une femme, ce n'était certainement pas pour faire des économies de loyer.
–Pourtant, c'était le cas au début.
–Oui, mais pas que.
Charlotte me regarde, elle semble complètement désarçonnée par les révélations de sa sœur. Je me lève et vais vers elle, je la fais se lever et l'embrasse passionnément. Elle répond à mon baiser en m'enlaçant et me serrant très fort dans ses bras. Je l'embrasse en lui donnant tout mon amour, je veux qu'elle comprenne que je suis là pour elle et qu'il n'y a qu'elle dans mon cœur. Quand nos bouches se séparent, je vois que Charlotte regarde fixement derrière moi et parait stupéfaite, je me retourne, Jade est là, nue devant nous. J'ai sous les yeux un superbe corps de jeune fille de dix-huit ans, fraîche, tonique, superbe. Magnifique bonnet B, comme sa sœur, ventre plat, pubis complètement lisse, superbes fesses, jambes longues et fines, un véritable canon. Elle ignore sa sœur et me regarde droit dans les yeux. Elle tourne lentement sur elle-même et me regarde de nouveau dans les yeux.
–Je te plais ?
J'hallucine, elle me drague devant sa sœur, alors qu'elle sait que nous vivons ensemble. Cette attaque directe me choque et me blesse, surtout devant sa sœur qui partage ma vie. Je suis furieuse.
–Mais tu te prends pour qui espèce de petite conne, tu débarques chez moi pour y foutre le bordel, tu me dragues devant ta sœur, mais tu sors d'où ? tu vas me foutre le camps d'ici et tout de suite.
–Non, s'il te plait écoute moi.
–Cela dit, Charlotte est mon amour, je l'aime de toutes mes forces et je ne cherche pas à la remplacer surtout par une petite salope effrontée aussi belle soit-elle.
–Excuse-moi si je t'ai choqué.
–Choqué n'est pas le mot, tu m'as blessé et tu as blessé ta sœur, tu la traite comme quantité négligeable, mais tu te crois où ? Si tu comptes te comporter comme ça ici, tu n'as plus qu'à prendre tes affaires et t'en aller.
–Excuse-moi encore, mais ça fait pas mal de temps que je sais que les hommes ne m'intéressent pas, et que je fantasme sur Charlotte. Je rêve tous les jours de passer une nuit avec elle, de la caresser, qu'elle me caresse, que nos corps s'épousent qu'elle me câline que je la câline. J'ai envie de sentir son corps contre le mien, que ses mains se promènent sur mon corps, que mes mains se promènent sur son corps, qu'elle me fasse jouir, que je la fasse jouir.
–Et c'est pour ça que tu me provoques devant elle, pour la faire réagir ?
–Oui, excuse-moi encore.
–Si tu veux rester avec nous, il va falloir montrer plus de compassion et moins d'arrogance.
Je suis au bord de la foutre dehors, Charlotte vient vers elle et la prend dans ses bras.
–Mais ma chérie, comment as-tu pu avoir ces fantasmes ?
–Parce qu'on te regardait tous les soirs dans ton lit avec Valentine, tu allais te coucher la première, tu dormais toujours nue sur lui, même en hiver ou tu étais toujours nue. On ouvrait un peu la porte pour te regarder.
–Avec Valentine ?
–Oui, et après, on allait dans son lit pour faire l'amour.
Charlotte a l'air secouée, elle me regarde avec un triste sourire, mais je ne veux pas que cette histoire interfère dans notre relation trop précieuse pour moi, c'est de l'égoïsme, mais j'assume.
–Charlotte, je crois qu'il faut soit la virer, soit percer l'abcès.
–Comment ça percer l'abcès ?
–Très simple vous n'avez qu'à faire l'amour ensemble.
–Mais je n'ai jamais eu envie de faire l'amour avec ma sœur.
–Elle, elle en a envie très envie même.
–Mais pas moi.
Je viens vers elle et l'enlace en la serrant très fort contre moi.
–Fais le pour nous, par amour pour moi, c'est la seule façon de s'en sortir.
–Tu crois ?
–Oui, pour nous deux, s'il te plait mon amour.
–Ok, pour nous deux.
–Jade, déshabille ta sœur !
Jade regarde sa sœur, je la libère, Charlotte lui sourit.
–Vas-y ma chérie.
Jade commence par déboutonner le corsage de sa sœur, lentement, elle semble apprécier le moment, elle en éprouve beaucoup d'émotion, je vois ses yeux très humides. Quand elle a déboutonné le dernier bouton, elle écarte les pans et le laisse tomber à terre. Elle est au bord des larmes, j'ai envie de l'aider, mais Charlotte me regarde, je comprends qu'il faut les laisser entre elles. Jade se penche pour poser ses lèvres sur chacun de ses seins. Elle s'accroupie pour faire descendre le zip de la fermeture éclair de la jupe qui va rejoindre le corsage. Elle se penche un peu et pose un baiser sur son pubis. Elle se redresse.
–Tu es complètement épilé maintenant ?
–Oui, Amandine n'appréciait pas trop mon ticket de métro et j'aime Amandine, alors, adieu le ticket de métro !
Elles sont face à face, j'ai l'impression de n'en voir qu'une réfléchie dans un miroir. Charlotte tend ses bras et enlace sa sœur pour la serrer contre son corps. Au contact de la peau de sa sœur Jade fond en larmes, elle est secouée de spasme, sa sœur la serre encore plus.
–Ça va ma chérie, ça va.
–J'en avais tellement envie.
Jade sert sa sœur comme si elle voulait que leurs corps se fondent en un seul. Au bout de plusieurs secondes, elles se séparent, Jade a ses joues inondées de larmes, Charlotte lui prend la main et se dirige vers la chambre. Je les suis à distance, je ne veux pas intervenir, je reste sur le pas de la porte. Charlotte s'allonge sur le dos sur le lit, elle regarde sa sœur.
–Je suis à toi ma chérie, mais ce sera la seule et unique fois, à toi d'en profiter au maximum.
–Ok, bien compris.
Elle se tourne, me regarde et viens fermer la porte de la chambre.
Je retourne au salon pour les laisser seules entre elles, mais j'entends la porte s'ouvrir et la voix de Charlotte.
–Il n'est pas question que tu restes seule, viens ma chérie, je veux que tu sois là, je ne vais pas me donner à une fille, serait ce ma sœur, en ton absence.
Je les rejoins, je sens que Jade est un peu contrariée, mais je comprends parfaitement l'attitude de Charlotte, j'aurais fait la même chose. Elle s'allonge de nouveau sur le lit, elle regarde sa sœur.
–Viens Jade, viens m'aimer.
Jade s'allonge à côté d'elle, une de ses mains se pose sur son corps et commence à voyager dessus, Charlotte ferme les yeux. La main continue l'exploration de ce magnifique corps que je vois commencer à réagir. Jade s'enhardie, sa main arrive sur le pubis de Charlotte qui donne un petit coup de rein en avant en ouvrant ses cuisses. La main descend entre elles pour venir titiller sa vulve et enfoncer un doigt entre ses lèvres. Charlotte se cambre, Jade pose ses lèvres sur un sein, elle l'embrasse et le titille, je vois que Charlotte réagit à ses caresses. La bouche de Jade descend de plus en plus, elle arrive sur son ventre, Charlotte commence à onduler du bassin, elle reste les yeux fermés à l'écoute de son corps. La bouche de Jade se pose sur le haut de son sexe, sa langue sort pour laper la cyprine que lui fournit sa sœur. Elle lève la tête.
–Tu as le même goût que Valentine.
Elle lui écarte les jambes en grand, s'installe entre elles et pose sa bouche bien à plat sur le sexe de sa sœur. Elle la lèche, la suce, l'aspire, Charlotte bouge de plus en plus, sa tête va de gauche à droite, son corps se tend de plus en plus, elle explose dans un violent orgasme qui la secoue dans tous les sens.
–Oh oui ma chérie, je joui sous ta langue, oui, oui, ouiiiiiiiiiiiiii.
Mon cœur se serre, pas de jalousie, mais d'un manque, j'aimerais tellement être à la place de Jade. Charlotte se détend, elle prend la tête de sa sœur pour la faire allonger à côté d'elle. Elle se redresse, pose ses lèvres sur les seins de sa sœur, fait glisser sa main entre ses jambes qu'elle écarte. Sa bouche descend sur son sexe et s'en empare, elle se positionne entre ses cuisses et lui broute le minou avec entrain. Je vois le sexe et l'anus de Charlotte à un mètre de moi, j'ai envie de me jeter dessus, mais je n'en fais rien. Charlotte lève un peu la tête.
–Vas-y mon amour, bouffe-moi le cul.
Elle retourne au sexe de sa sœur, je me jette sur elle, je lui titille l'anus, le périnée, la vulve, je ne peux pas atteindre son clitoris. Je vois quand même le corps de Jade qui se tend, elle jouit en se cabrant, ses fesses sont à vingt centimètres du lit. J'accélère mon cunnilingus, je sens le corps de Charlotte se tendre, elle s'écroule sur sa sœur en jouissant, au bout d'une minute, elle s'allonge à côté d'elle. Je suis prise d'une soudaine envie de participer, je viens à quatre pattes sur le corps de Jade, elle me regarde sans animosité, elle a l'air sereine, heureuse. Je pose mes lèvres sur ses seins, je les lèche, ma bouche descend le long de son corps en le léchant, elle commence à se tortiller dans tous les sens. Ma bouche atterrie sur son sexe, je passe mes mains sous ses fesses pour la plaquer sur ma bouche. Très vite, je sens son corps se tendre, elle passe ses cuisses autour de mon cou, elle se tend, elle monte ma tête jusqu'à exploser en silence. Son corps est parcouru de secousses violentes, elle jouit pendant un long moment. Quand elle me libère la tête, je vois que Charlotte s'occupe de sa poitrine. Je me lève et les regarde, elles semblent heureuses, surtout Jade. Je vois mon amour en double, mais je n'ai d'yeux que pour Charlotte. Je me jette sur elle pour échanger un très long baiser.
Au bout de quelques minutes, nous nous levons et retournons dans le salon. Charlotte prépare de quoi grignoter, nous n'avons plus tellement faim. La soirée se termine bien, nous allons toutes les trois dans mon lit, nous avons fait l'amour une bonne partie de la nuit, Jade a été gâtée. Le lendemain, elle est repartie dans son camping-car heureuse de ce qui lui était arrivé, mais un peu triste que ça s'arrête là. Elle nous a prévenu qu'il fallait faire la même chose à Valentine quand elle allait venir, elle allait tout lui raconter. J'ai tout de même remarqué que Charlotte n'avait jamais embrassé sa sœur, aucun baiser entre elles, je lui demande pourquoi.
–Tout simplement parce que je ne ressens pas d'amour physique pour ma sœur, j'ai fait ça pour lui faire plaisir et pour désamorcer une crise. Il ne me viendrait jamais à l'idée de rouler une galoche à une de mes sœurs. Ça n'a rien à voir avec ce que je peux ressentir pour toi. Toi, j'ai toujours envie de sentir ton corps contre mon corps et de t'embrasser à m'en étouffer. Je t'aime Amandine, je t'aime.
–Je t'aime aussi mon amour, je t'aime.
Je me jette dans ses bras et nous échangeons un long baiser rempli d'amour.
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