Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
De vierge à soumise : l'année de mes dix-huit ans — Chapitre 5 · Trombes de novembre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
De vierge à soumise : l'année de mes dix-huit ans
Chapitre 5 · Trombes de novembre
Chapitre cinq : Trombes de novembre
La rentrée le lundi suivant se déroule mieux que ce que je pensais. Pas de remarques acerbes, ni de chuchotements derrière mon dos. L'épisode de la fête est passé inaperçu. Pour une fois, je ne suis pas en retard et prends le temps de discuter dans la cour avec Astrid et Aïssata. Ces dernières me narrent la fin de leur soirée, n’omettant aucun détail croustillant. Mais mon esprit est ailleurs, surtout lorsque le beau Léo passe à mes côtés en me jetant un regard déçu.
—Tu sais, il ne faisait pas le fier après le râteau que tu lui as mis, commente Aïssata. Qu’est-ce qui t’a pris d’ailleurs ? Je croyais que tu voulais sortir avec lui.
— Je n’ai pas envie d’être une de ces filles à son tableau de chasse. M’embrasser devant tout le monde comme ça…
— Je suis sûre qu'il ne pensait pas à mal, le défend Astrid. C’est même plutôt romantique…
— M’afficher comme ça c'est romantique ? Et après je passe pour qui ? La fille facile qui ne résiste pas au beau gosse du lycée ? Et tout ça pour qu’il me jette au bout d’une semaine quand il aura eu ce qu'il veut ? Je ne suis pas ce genre de fille désolée…
— Ne t’emporte pas comme ça, je disais juste que tu te trompais peut-être. Et si il avait de vrais sentiments pour toi ?
— Astrid, pourquoi tu te fais l’avocat du Diable ? Il t’a parlé ?
— Non… C'est juste qu’il a l’air sincère. Ok c'est un peu un play-boy qui se la pète, mais ce n'est peut-être qu’une image qu’il donne. Je suis sûre qu’au fond c’est un type bien.
— Oh toi, tu nous caches quelque chose ! Glousse Aïssata Tu craques pour lui ?
— Pas du tout ! se défend-elle. C’est pas du tout mon genre. Allez c'est l’heure d’aller en cours les filles.
— Vas-y, on te rejoint. Aïssa, je peux te demander quelque chose ?
— Quoi ?
— Est-ce que le grand mec brun avec le blouson de cuir te fournit lui aussi ?
— Roman ? Non il ne m’a jamais rien vendu, mais je le vois souvent avec eux. Il est sexy… Pourquoi tu demandes ça ? Tu changes de cible ?
— Non, pour rien. Je le connais mais je savais pas qu’il trempait dans ce genre d'affaires …
— Je vois, bon on y va, Jambron va nous assassiner.
— Je n’ai pas envie d’être une de ces filles à son tableau de chasse. M’embrasser devant tout le monde comme ça…
— Je suis sûre qu'il ne pensait pas à mal, le défend Astrid. C’est même plutôt romantique…
— M’afficher comme ça c'est romantique ? Et après je passe pour qui ? La fille facile qui ne résiste pas au beau gosse du lycée ? Et tout ça pour qu’il me jette au bout d’une semaine quand il aura eu ce qu'il veut ? Je ne suis pas ce genre de fille désolée…
— Ne t’emporte pas comme ça, je disais juste que tu te trompais peut-être. Et si il avait de vrais sentiments pour toi ?
— Astrid, pourquoi tu te fais l’avocat du Diable ? Il t’a parlé ?
— Non… C'est juste qu’il a l’air sincère. Ok c'est un peu un play-boy qui se la pète, mais ce n'est peut-être qu’une image qu’il donne. Je suis sûre qu’au fond c’est un type bien.
— Oh toi, tu nous caches quelque chose ! Glousse Aïssata Tu craques pour lui ?
— Pas du tout ! se défend-elle. C’est pas du tout mon genre. Allez c'est l’heure d’aller en cours les filles.
— Vas-y, on te rejoint. Aïssa, je peux te demander quelque chose ?
— Quoi ?
— Est-ce que le grand mec brun avec le blouson de cuir te fournit lui aussi ?
— Roman ? Non il ne m’a jamais rien vendu, mais je le vois souvent avec eux. Il est sexy… Pourquoi tu demandes ça ? Tu changes de cible ?
— Non, pour rien. Je le connais mais je savais pas qu’il trempait dans ce genre d'affaires …
— Je vois, bon on y va, Jambron va nous assassiner.
La journée passe et dès que les cours se terminent, je file jusqu'au garage de Roman pour avoir une explication avec lui. Ce dernier bricole tranquillement une vieille Peugeot et a l’air surpris de me voir arriver comme une furie.
—Qu”est-ce que tu trafiques avec ces mecs ?
— Déjà bonjour. Ça va bien et toi ?
— Roman, tu te rends compte à quel point c’est dangereux !
— C’est gentil de t’inquiéter pour moi mais je suis grand. Je sais très bien ce que je fais.
— Tu risques la prison ou pire ! Ce genre de mec ne te fera pas de cadeau.
— Clem, occupes toi de tes affaires pour une fois et reste en dehors de ça, s’énerve-t-il
— Alors là tu peux toujours courir ! Je ne te laisserai pas t’embarquer là-dedans.
—Et tu comptes faire quoi pour m’en empêcher ? m’interroge-t-il d’un ton brusque en s’approchant de moi. Rentre chez toi...
— Déjà bonjour. Ça va bien et toi ?
— Roman, tu te rends compte à quel point c’est dangereux !
— C’est gentil de t’inquiéter pour moi mais je suis grand. Je sais très bien ce que je fais.
— Tu risques la prison ou pire ! Ce genre de mec ne te fera pas de cadeau.
— Clem, occupes toi de tes affaires pour une fois et reste en dehors de ça, s’énerve-t-il
— Alors là tu peux toujours courir ! Je ne te laisserai pas t’embarquer là-dedans.
—Et tu comptes faire quoi pour m’en empêcher ? m’interroge-t-il d’un ton brusque en s’approchant de moi. Rentre chez toi...
Son air menaçant et son regard glacial me paralysent totalement. Immobile, stupéfaite par le ton si abrupt qu’il emploie, je sens mon cœur s’emballer. Il se rapproche encore et sa colère semble redoubler quand il constate que je ne bouge toujours pas. Je suis cloîtrée contre l’établi sur lequel je me retiens pour ne pas tomber tant mes jambes tremblent. Roman est à quelques centimètres de moi maintenant et sa fureur émane de son corps comme une chaleur qui m’enveloppe.
—Clem, vas-t'en, articule-t-il si proche de moi que je sens son souffle contre ma peau.
— S’il te plaît, laisse-moi t’aider.
— S’il te plaît, laisse-moi t’aider.
Sans vraiment savoir ce qui me prend, je me penche vers lui et pose mes lèvres sur les siennes. Un puissant frisson m’envahit alors que sa bouche répond à la mienne une seconde… avant de briser ce lien en reculant subitement, me laissant complètement chamboulée.
— Clem, vaut mieux que tu partes, dit-il en retournant vers la voiture.
Un violent sentiment de honte et de rejet s’empare de moi alors qu’une boule se forme dans ma gorge. Je reste muette de stupeur devant ces mots si incisifs et mon immobilité le fait enrager.
— Dehors ! me hurle-t-il en jetant une clé sur le sol
Le fracas de l’outil est ce qu’il me fallait pour sortir de ma torpeur et je reprend mes esprits.
Bordel qu’est-ce que j’ai fais ? J’ose lui jeter un dernier regard avant de quitter ce lieu, témoin de mon humiliation mais lui ne me regarde pas. Pour partir, ça je vais partir ! Quant à revenir, je pense qu’on peut oublier. Je ne suis pas prête de remettre les pieds ici. La colère vient remplacer la honte et je rentre chez moi d’un pas rageur.
Arthur rentre en même temps que moi et je l’apostrophe directement.
Bordel qu’est-ce que j’ai fais ? J’ose lui jeter un dernier regard avant de quitter ce lieu, témoin de mon humiliation mais lui ne me regarde pas. Pour partir, ça je vais partir ! Quant à revenir, je pense qu’on peut oublier. Je ne suis pas prête de remettre les pieds ici. La colère vient remplacer la honte et je rentre chez moi d’un pas rageur.
Arthur rentre en même temps que moi et je l’apostrophe directement.
—Roman est fou, il est en train de faire une grosse connerie.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Il faut que tu ailles lui parler. Tu pourras peut-être le convaincre.
— Et pourquoi tu ne lui parles pas toi ?
— Il m’a virée du garage.
— Il t’a fichu dehors ? s’étonne-t-il. C’est pas son genre de faire ça… Clem, tu as intérêt de plus y retourner.
— Tu vas pas t’y mettre toi aussi ? De toute façon, après la manière dont il m’a jetée, je ne comptais pas y aller.
— Roman est adulte, il gère ses problèmes, tu devrais pas t’en occuper. S’il t’a écarté de sa vie, c’est qu’il a une bonne raison.
—Facile à dire… En attendant, je viens de me prendre la tête avec mon meilleur ami.
— Tu veux que je te change les idées ? Maman est encore à la pharmacie, on a un peu de temps devant nous.
— Je n’ai pas vraiment la tête à ça…
— Justement, je vais te faire décrocher un peu. Suis moi.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Il faut que tu ailles lui parler. Tu pourras peut-être le convaincre.
— Et pourquoi tu ne lui parles pas toi ?
— Il m’a virée du garage.
— Il t’a fichu dehors ? s’étonne-t-il. C’est pas son genre de faire ça… Clem, tu as intérêt de plus y retourner.
— Tu vas pas t’y mettre toi aussi ? De toute façon, après la manière dont il m’a jetée, je ne comptais pas y aller.
— Roman est adulte, il gère ses problèmes, tu devrais pas t’en occuper. S’il t’a écarté de sa vie, c’est qu’il a une bonne raison.
—Facile à dire… En attendant, je viens de me prendre la tête avec mon meilleur ami.
— Tu veux que je te change les idées ? Maman est encore à la pharmacie, on a un peu de temps devant nous.
— Je n’ai pas vraiment la tête à ça…
— Justement, je vais te faire décrocher un peu. Suis moi.
Guidé par sa voix, mon corps le suit sans rechigner. Mes hormones sont en ébullition, tous mes tracas s’envolent pour laisser place à ce désir qui gronde depuis un moment. C’est dingue à quel point je ne raisonne plus comme une personne normale dans ces moments là. Comme si mes pulsions étaient légitimes et que cet inceste n’avait rien d’anormal.
Au lieu de m’emmener dans ma chambre, ce dernier préfère opter pour la salle de bain. Quel choix judicieux, j’ai bien besoin de prendre une douche ! Me déshabiller devant mon frère ne m’a jamais gênée auparavant mais maintenant, quand je sens son regard couler sur mes courbes, je suis littéralement en train de fondre.
Il est déjà nu, le sexe fièrement dressé, pointant vers moi comme une invitation. Nous prenons une douche, d’abord sans nous toucher, se fixant du regard tout en profitant du jet d’eau brûlante. Il ne fait pas le premier pas et je sais exactement pourquoi. Il n’attend que mon accord, un geste de ma part et c’est ce que je lui offre en commençant à lui passer une main sur le torse avec un gant de toilette. Je prends tout mon temps, le faisant mousser sur chaque partie de son corps. Il se laisse faire jusqu'à ce que j’arrive au point le plus sensible. C'est un instant excessivement érotique. Comment résister à l’appel de cette chair qui gonfle dans ma main ?
A genoux, je me plie à ce désir et ose enfin l’accueillir au sein de mes lèvres. Sa peau est chaude et si douce… Ma langue s’y enroule, en découvre la saveur, s’y attarde un peu trop à son goût puisqu'il passe une main dans mes cheveux pour attirer mon attention.
—Il faut que tu aspires, comme tu fais quand tu suces ces foutus Mister freeze. Tu me fais bander à chaque fois…
—Comme cha ?
—Comme cha ?
J’aspire alors comme il l’exige et sa verge coulisse. Ma bouche, agissant comme une ventouse, l’engloutie plus loin que ce que je pensais et son gland vient buter contre ma glotte. Par réflexe, je le recrache et reprend mon souffle, déçue de ma performance. Qu’à cela ne tienne ! Je n’ai pas dit mon dernier mot. Ma bouche reprend possession de sa verge et lui prodigue de longs et lents va-et-vient. Je le sens frémir sous ma langue et son plaisir ne fait qu’attiser le mien.
—Bordel… C'est trop bon Clem… laisse-t-il échapper. Vas plus vite…
J’accélère la cadence, soucieuse de lui apporter exactement ce qu’il désire. Plus mes mouvements s’amplifient, plus sa main dans mes cheveux se crispe et la tension sur mon cuir chevelu fait naître un frisson qui se diffuse jusqu'à mon entrejambe. Impossible d’empêcher ma main de tenter d’apaiser cette fièvre.
— Clem je vais bientôt… me prévient-il pour que je le libère.
Je me souviens de son conseil sur l’eau chaude et le sperme, du coup, sur une impulsion, je décide de le surprendre en l’engloutissant aussi loin que je peux, bloquant ma respiration pour résister le plus longtemps possible. Arthur ne se retient plus. D’un coup de bassin il se vide dans ma gorge, me remplissant de son épaisse et chaude semence. Je m’étouffe presque avant qu’il me délivre de sa prise dans mes cheveux et me contemple.
Son regard est empli de satisfaction et de gratitude.
Quelle fierté ! Cela suffirait presque à mon plaisir mais ce n’est pas l’avis de mon frère qui s’empresse de me rendre la pareille. Entre ses coups de langue, je chavire à nouveau, en peu de temps cette fois tellement la fellation m’a excitée. Enivrés par cette volupté, nous oublions vite que nous ne sommes qu’en fin d’après-midi et que notre mère peut rentrer du travail à tout moment.
Son regard est empli de satisfaction et de gratitude.
Quelle fierté ! Cela suffirait presque à mon plaisir mais ce n’est pas l’avis de mon frère qui s’empresse de me rendre la pareille. Entre ses coups de langue, je chavire à nouveau, en peu de temps cette fois tellement la fellation m’a excitée. Enivrés par cette volupté, nous oublions vite que nous ne sommes qu’en fin d’après-midi et que notre mère peut rentrer du travail à tout moment.
Par dessus le bruit de la douche et de nos gémissements, nous parvenons à entendre le bruit caractéristique de la porte d’entrée qui claque. Merde... Qu’est-ce qu'elle dira si elle nous trouve comme ça ? Faites qu’elle ne monte pas !
Paniquée,je cherche du soutien auprès de mon frère qui pose un doigt sur mes lèvres pour m’imposer le silence, puis y dépose un léger baiser avant de sortir de la douche. Ce geste suffit pour m’apaiser. Pire, il déclenche comme une nuée de papillons dans mon ventre… Il s’éclipse pendant que je m’en remets doucement, incapable de réfléchir à ce qu’il vient de se passer.
******************************************
Ce matin de novembre, tout le paysage est recouvert d’une magnifique couche de givre. Malgré le froid, je ne peux m’empêcher de flâner en route pour contempler ce splendide décor. Toute la ville se pare de ces fins cristaux brillants et la brume envahit les rues. Mon esprit vagabonde vers ces deux instants qui, hier, ont bouleversé mes certitudes. Deux baisers que je n’attendais pas. Deux baisers de personnes qui me sont chères mais pourtant... Je ne les ai jamais vus autrement que comme des frères. Pas de sous-entendu, de gêne ou de méprise, aucun aspect romantique. Juste une confiance aveugle et une amitié sincère. Alors pourquoi cela me chamboule tellement ? Pourquoi à leurs simples souvenirs, les papillons font leur retour ? Trop de questions s’enchaînent dans ma tête si bien que je n’ai presque pas dormi cette nuit.
Arrivée au lycée, je vais directement dans la salle commune pour boire un de ces atroces jus de chaussettes qu’ils appellent café. La salle est vide à cette heure, la plupart des élèves sont dans la cour, à attendre la sonnerie qui va retentir dans très peu de temps. Personne n’aime beaucoup cette salle au final, son plafond voûté est écrasant et le manque de lumière naturelle lui donne une atmosphère pesante. Le moindre bruit résonne dans cette cave , alors quand j’entends des pas dans l’escalier, je me prépare à partir dès que mon ”café ” sera coulé.
—Tu vas vraiment boire ce truc ? m’interroge une voix que j’aurais préféré ne pas entendre
— Besoin de caféine…
— Un conseil, le thé est bien meilleur.
— Léo qu’est-ce que tu veux ? soufflé-je. Je n’ai pas l’énergie aujourd'hui pour nos joutes habituelles.
— Ça tombe bien, je n’ai pas envie de me battre.
— Besoin de caféine…
— Un conseil, le thé est bien meilleur.
— Léo qu’est-ce que tu veux ? soufflé-je. Je n’ai pas l’énergie aujourd'hui pour nos joutes habituelles.
— Ça tombe bien, je n’ai pas envie de me battre.
Il s’approche de moi et sans que je ne puisse l’en empêcher, il s’empare de mes lèvres et m’embrasse avec ferveur. Ses doigts en coupe sur mes joues, il me retient pour que je ne m’échappe pas et piégée, je me défends en lui assénant un bon coup de genoux.
—Aïe ! Mais t’es folle !
— C'est toi qui est fou ! Je croyais que tu avais compris la dernière fois.
— Justement, il n’y a personne ici. Je ne t’ai pas embrassée pour me faire mousser Clémence ! Ouvre les yeux bordel ! Je suis raide dingue de toi.
— C'est toi qui est fou ! Je croyais que tu avais compris la dernière fois.
— Justement, il n’y a personne ici. Je ne t’ai pas embrassée pour me faire mousser Clémence ! Ouvre les yeux bordel ! Je suis raide dingue de toi.
Sa révélation me stupéfie. La sincérité se lit sur son visage et se devine dans sa voix. Mais dans ma tête, il y a ces mots qui tournent en boucle : Et s’il te mentait ? Et si ce n’est que pure manipulation ? Tiraillée entre mon envie de le croire, de briser cette carapace et cette peur de me faire avoir, de souffrir pour de simples instants fugaces, je suis incapable de réagir. Léo m’observe, tente de deviner mes pensées mais la sonnerie stridente du lycée nous somme de rejoindre nos classes.
Ouf ! Pour une fois, je suis heureuse d’aller en compta et de revoir ce cher Monsieur Jambron. Ça me laissera le temps de réfléchir à ce qu’il vient de se passer. Sauf que cet imbécile de Léo n’a pas l’air de vouloir me laisser respirer. Il s’installe juste à côté de moi et sa présence suffit à me chambouler complètement. Il n’a pas besoin de parler, son regard sérieux suffit. J’y vois une lueur étrange et j’essaie de penser à autre chose en me concentrant sur le cours.
Mais tout ceci est d’un ennui ! Et mes deux chères amies, Astrid et Aïssata ne me sont d’aucun secours, évitant sciemment tout contact visuel. Les garces ! Par contre, il y en a une qui ne nous lâche pas des yeux et je dois dire que là, ça ne me dérange plus tant que ça. Chloé est furieuse et moi, ça me fait sourire. J’en oublie presque pourquoi. Sauf que Léo, lui, s’en rappelle bien et à la pause, il me retient par le bras.
— Tu ne vas pas m’éviter encore longtemps Clem, arrête un peu de fuir !
— Et toi arrête de me harceler !
— Te harceler ? Je veux juste comprendre, c’est tout. Depuis le début de l’année, je sens qu’il y a un truc entre nous mais tu m’envoies balader à chaque fois.
— Peut-être qu’il faudrait revoir tes approches…
— Et toi, il faudrait que tu saches un peu ce que tu veux .
— Tu crois que c’est aussi simple que ça ? La plupart du temps tu te comportes comme un crétin macho, comment je fais pour savoir si ce n’est que de la comédie ou bien si c’est ce que tu es réellement ?
— En me donnant une chance, tout simplement. Tu n’as même pas pris la peine de me connaître avant de me juger. Lequel de nous deux est le plus incohérent ?
— Je…
— Tu me plais Clémence, dit-il en plongeant ses yeux dans les miens. Et pas que ton corps. Ton foutu caractère aussi. Je ne lâcherai rien tant que je ne saurais pas ce qu’il y a entre nous.
— Tu es complètement fou.
— Je prends ça comme un compliment. J’ai envie de t’embrasser Clem, est-ce que cette fois j’ai le droit ?
— Et toi arrête de me harceler !
— Te harceler ? Je veux juste comprendre, c’est tout. Depuis le début de l’année, je sens qu’il y a un truc entre nous mais tu m’envoies balader à chaque fois.
— Peut-être qu’il faudrait revoir tes approches…
— Et toi, il faudrait que tu saches un peu ce que tu veux .
— Tu crois que c’est aussi simple que ça ? La plupart du temps tu te comportes comme un crétin macho, comment je fais pour savoir si ce n’est que de la comédie ou bien si c’est ce que tu es réellement ?
— En me donnant une chance, tout simplement. Tu n’as même pas pris la peine de me connaître avant de me juger. Lequel de nous deux est le plus incohérent ?
— Je…
— Tu me plais Clémence, dit-il en plongeant ses yeux dans les miens. Et pas que ton corps. Ton foutu caractère aussi. Je ne lâcherai rien tant que je ne saurais pas ce qu’il y a entre nous.
— Tu es complètement fou.
— Je prends ça comme un compliment. J’ai envie de t’embrasser Clem, est-ce que cette fois j’ai le droit ?
Mon esprit tourne à mille à l’heure et pourtant aucune de mes pensées n’est cohérente. Les mots franchissent mes lèvres sans que je puisse les retenir.
— D’accord.
Cette fois je le laisse faire et quand ses lèvres se posent sur les miennes, j’essaie de me détendre et de savourer ce moment. Sa bouche s’empare de la mienne avec une infime douceur, presque plus que ce à quoi je m’attendais. Avec tendresse, sa main caresse mes cheveux pendant que sa langue cherche à ouvrir ma bouche. A peine sa langue vient effleurer la mienne qu’une intense chaleur prend naissance dans mon ventre. C’est fou cet effet qu’il me fait ! Mais on est encore au lycée, au beau milieu de la salle de classe et dans peu de temps, nos amis vont nous rejoindre.
Alors, c'est à regret que je mets fin à notre étreinte, obligée de me mordre la lèvre inférieure pour calmer ce désir.
Un sourire illumine son visage et je constate que ses pupilles sont dilatées. Il a envie de moi, ça se sent. Mais dans quelle merde je me suis fourrée ? Je ne suis pas sûre d’être prête à perdre ma virginité, j’espère seulement qu’il aura la patience d’attendre.
Un sourire illumine son visage et je constate que ses pupilles sont dilatées. Il a envie de moi, ça se sent. Mais dans quelle merde je me suis fourrée ? Je ne suis pas sûre d’être prête à perdre ma virginité, j’espère seulement qu’il aura la patience d’attendre.
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Quand je rentre des cours, j’ai le cœur léger. La journée a été si parfaite… Jamais je n’aurais pensé qu’entre nous ça collerait si vite. Bon, il faut dire aussi que je n’avais jamais trop pris le temps de lui parler aussi. En fait, il est beaucoup plus drôle que ce que je pensais et les filles l’ont tout de suite mis à l’aise. C’est fou comme tout peut basculer du jour au lendemain ! Comment j’aurais pu deviner en me levant ce matin que le soir même, je serai en couple avec le mec qui me fait frémir depuis le début de l’année ?
Cependant, je déchante vite quand je vois la silhouette de Roman qui m’attend sur le parvis de la maison. D’un coup je me souviens de ma colère envers lui, puis de l’humiliation que j’ai subi hier. J’oscille entre les deux, ne sachant que choisir jusqu'à ce que j’arrive devant lui et qu’il m’accueille avec un de ses demi-sourire dont il a le secret.
Cependant, je déchante vite quand je vois la silhouette de Roman qui m’attend sur le parvis de la maison. D’un coup je me souviens de ma colère envers lui, puis de l’humiliation que j’ai subi hier. J’oscille entre les deux, ne sachant que choisir jusqu'à ce que j’arrive devant lui et qu’il m’accueille avec un de ses demi-sourire dont il a le secret.
— Excuse-moi. Disons-nous d’une même voix.
Au même moment. Ce qui rend la situation tellement grotesque que je ne peux retenir un rire.
— Pour hier écoute… commence-t-il à s’expliquer
— C’est bon, on en parle plus. L’arrêté-je.
— Je veux pas que tu crois que je suis dans des trucs louches, Clem. Je répare juste des voitures de mecs pas hyper commodes.
— C’est pas plutôt les conneries de ton père que tu essaies de réparer ?
— Il va se tenir à carreau, je le surveille.
— Mais c’est pas ton rôle Roman ! Ça devrait être le sien.
— Tu sais que je t’adore Clem mais arrête d’être aussi naïve. La vie c’est pas un de tes romans à l’eau de rose. C’est rien qu’une putain de tartine de merde que l’on étale un peu plus chaque jour.
— C’est bon, on en parle plus. L’arrêté-je.
— Je veux pas que tu crois que je suis dans des trucs louches, Clem. Je répare juste des voitures de mecs pas hyper commodes.
— C’est pas plutôt les conneries de ton père que tu essaies de réparer ?
— Il va se tenir à carreau, je le surveille.
— Mais c’est pas ton rôle Roman ! Ça devrait être le sien.
— Tu sais que je t’adore Clem mais arrête d’être aussi naïve. La vie c’est pas un de tes romans à l’eau de rose. C’est rien qu’une putain de tartine de merde que l’on étale un peu plus chaque jour.
Je sais qu’il a raison. Je ne peux pas vraiment comprendre ce que ça fait d’avoir un père alcoolique toujours prêt à se fourrer dans de sales coups. Je me mêle de ce qu’il ne me regarde pas. Mais je m’inquiète tellement pour lui...
— Roman, je sais que c’est difficile. Mais on est là pour t’aider, je te le répète.
— Alors reste mon amie et cesse de me juger. J’ai mes raisons de vouloir te tenir à l’écart du garage, mais on continuera de se voir ailleurs.
— Comme tu veux, capitulé-je.
— Alors reste mon amie et cesse de me juger. J’ai mes raisons de vouloir te tenir à l’écart du garage, mais on continuera de se voir ailleurs.
— Comme tu veux, capitulé-je.
Un silence pesant s’installe entre nous. C’est vraiment bizarre. Habituellement, ces moments ne me dérangent absolument pas mais là… Je sais qu’il me cache quelque chose mais je dois lâcher l’affaire, pour préserver notre amitié. Mais une petite voix hurle et proteste en moi, m’intimant d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Faire taire cette voix est difficile, mais j’y parviendrai…
— Tu restes manger ?
— Évidemment ! J'ai pas mangé un truc qui ressemble à de la vraie nourriture depuis la dernière fois.
— Ne le dis surtout pas à Maman sinon, elle va te gaver jusqu'à ce que tu sortes de cette maison en roulant.
— On va éviter alors, sourit-il franchement. On rentre se faire une partie ?
— J’espère que t’es prêt à te prendre une raclée, j’ai bien eu le temps de m’entraîner depuis, dis-je en le précédant pour entrer dans la maison.
— Évidemment ! J'ai pas mangé un truc qui ressemble à de la vraie nourriture depuis la dernière fois.
— Ne le dis surtout pas à Maman sinon, elle va te gaver jusqu'à ce que tu sortes de cette maison en roulant.
— On va éviter alors, sourit-il franchement. On rentre se faire une partie ?
— J’espère que t’es prêt à te prendre une raclée, j’ai bien eu le temps de m’entraîner depuis, dis-je en le précédant pour entrer dans la maison.
Décidément cette journée est idyllique ! Avec un plaisir non dissimulé, je retrouve la complicité que je croyais perdue avec mon meilleur ami. Le repas se déroule comme avant, dans une atmosphère familiale et chaleureuse. On rit, on mange, on papote… La soirée passe sans même qu’on s’en aperçoive et bientôt, il est déjà l’heure pour Roman de nous quitter et pour nous, d’aller nous coucher, début de semaine oblige.
Ce n’est que lorsque je suis seule dans ma chambre que je réalise que j’ai oublié de parler de Léo à Roman. Ça m’est complètement sorti de la tête ! Pourtant j’ai passé une journée plus que géniale dans ses bras et rien que d’y repenser, j’ai envie d’aller m’y blottir. Vivement demain…
Un grattement à ma porte interrompt mes pensées et un autre problème vient s’imposer, encore un ”détail” que j’avais omis. Et merde… Notre petit arrangement risque de prendre fin incessamment sous peu.
— Je peux entrer ?
— Euh… oui, entre.
— Ça ne va pas ? Tu fais une tête bizarre, me questionne Arthur en se posant sur ma chaise de bureau.
— Faut qu’on parle.
— Ne dis rien, ton corps est en pleine croissance, il te faut de l’eau ?
— Pfff… Je suis sérieuse Arthur, faut absolument qu’on parle de… ce qu’on fait.
— Pas de soucis. Tu as des questions ? Si c’est pour la pipe d’hier, c’était dément. Franchement pour une première fois, tu as assuré.
— Euh... Merci. Mais ce n’est pas ça dont je voulais te parler.
— OK, je t’écoutes.
— Tu sais le mec de l’autre fois, celui dont je t’ai parlé… Je sors avec depuis ce matin.
— Ah, Fait-il simplement.
— C’est pour ça que je pense qu’il faut qu’on arrête.
— Arrêter les leçons ?
— Tu savais que ça arriverait Arthur… On ne pouvait pas rester comme ça indéfiniment. Ce que l’on a fait c’est mal.
— Moi j’ai trouvé ça très bien, au contraire. Et je suis sûr que toi aussi, même si tu préfères le nier.
— Je suis amoureuse de Léo et maintenant que nous sommes en couple, je dois lui être fidèle.
— Tu t’entends parler ? On dirait une vieille bigote, se moque-t-il
— Je pensais que tu le prendrais mieux que ça…
— Et moi, je pensais que tu y accordais un peu plus d’importance. Comme quoi, on se trompait tous les deux, peste-t-il en sortant de ma chambre.
— Euh… oui, entre.
— Ça ne va pas ? Tu fais une tête bizarre, me questionne Arthur en se posant sur ma chaise de bureau.
— Faut qu’on parle.
— Ne dis rien, ton corps est en pleine croissance, il te faut de l’eau ?
— Pfff… Je suis sérieuse Arthur, faut absolument qu’on parle de… ce qu’on fait.
— Pas de soucis. Tu as des questions ? Si c’est pour la pipe d’hier, c’était dément. Franchement pour une première fois, tu as assuré.
— Euh... Merci. Mais ce n’est pas ça dont je voulais te parler.
— OK, je t’écoutes.
— Tu sais le mec de l’autre fois, celui dont je t’ai parlé… Je sors avec depuis ce matin.
— Ah, Fait-il simplement.
— C’est pour ça que je pense qu’il faut qu’on arrête.
— Arrêter les leçons ?
— Tu savais que ça arriverait Arthur… On ne pouvait pas rester comme ça indéfiniment. Ce que l’on a fait c’est mal.
— Moi j’ai trouvé ça très bien, au contraire. Et je suis sûr que toi aussi, même si tu préfères le nier.
— Je suis amoureuse de Léo et maintenant que nous sommes en couple, je dois lui être fidèle.
— Tu t’entends parler ? On dirait une vieille bigote, se moque-t-il
— Je pensais que tu le prendrais mieux que ça…
— Et moi, je pensais que tu y accordais un peu plus d’importance. Comme quoi, on se trompait tous les deux, peste-t-il en sortant de ma chambre.
Aïe ! Je n’avais pas du tout anticipé sa réaction. Jamais je n’aurais cru qu’il le prendrait si mal. Pourtant il devait bien se douter que ça ne pouvait durer indéfiniment ! Nous sommes frères et sœurs, du même sang. Heureusement que nous ne sommes pas allés plus loin que des échanges buccaux… Même si, au souvenir de ces instants, mon corps se met à frémir.
Non. Je n’ai plus le droit de frissonner pour lui maintenant, ni pour aucun autre d’ailleurs. Mon cœur a choisi Léo, alors mon corps sera à lui seul. Il va falloir que je me fasse un peu violence et que je maîtrise cette peur de sauter le pas car c'est avec Léo que j’ai choisi de le faire. Ma virginité vit ses dernières heures, c’est plus qu’une intuition, une certitude. Vais-je trouver le courage au moment propice ?
Non. Je n’ai plus le droit de frissonner pour lui maintenant, ni pour aucun autre d’ailleurs. Mon cœur a choisi Léo, alors mon corps sera à lui seul. Il va falloir que je me fasse un peu violence et que je maîtrise cette peur de sauter le pas car c'est avec Léo que j’ai choisi de le faire. Ma virginité vit ses dernières heures, c’est plus qu’une intuition, une certitude. Vais-je trouver le courage au moment propice ?
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