Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma vie amoureuse — Chapitre 11
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma vie amoureuse
Chapitre 11
Je venais tout juste de descendre, en pyjama, pour déjeuner quand Victoria a surgi dans la cuisine.
‒ Alors ? Bien dormi ? En forme ?
‒ Ça va, oui.
‒ Alors ? Bien dormi ? En forme ?
‒ Ça va, oui.
Elle a souri. D'un petit air goguenard.
‒ Tu parles que ça va ! T'as une de ces triques !
Dont elle est délibérément venue s'emparer.
‒ Ce qu'il y a de bien avec vous, les mecs, surtout à ton âge, c'est que le matin vous êtes systématiquement opérationnels. Il y a plus qu'à se servir sur la bête.
‒ Tu parles que ça va ! T'as une de ces triques !
Dont elle est délibérément venue s'emparer.
‒ Ce qu'il y a de bien avec vous, les mecs, surtout à ton âge, c'est que le matin vous êtes systématiquement opérationnels. Il y a plus qu'à se servir sur la bête.
Ce qu'elle s'est employée à faire. Elle a glissé une main à l'intérieur de ma culotte de pyjama. Elle a soupesé. Flatté. Décalotté.
‒ Bon, mais allez, perdons pas de temps ! Viens par là ! Je vais m'occuper de ton cas.
Dans la salle de séjour.
‒ Viens ! Viens !
‒ Bon, mais allez, perdons pas de temps ! Viens par là ! Je vais m'occuper de ton cas.
Dans la salle de séjour.
‒ Viens ! Viens !
Elle a allumé la télé. Un grand écran. Des images. La savane. Une lionne. Qui se roulait voluptueusement dans les herbes sèches devant son mâle. Il s'est approché. Elle lui a offert sa croupe. Elle la lui a tendue, soumise. Il l'a pénétrée. Il l'a chevauchée. À grands coups de boutoir. Déterminés. Vigoureux. De plus en plus vigoureux. Elle s'est abandonnée. Il a triomphé. Il a rugi sa victoire.
Et puis encore. Plus loin. Plus tard. Sa femelle a fait la belle. S'est tournée et retournée devant lui. L'a provoqué. Et il est remonté à l'assaut.
Et puis encore. Plus loin. Plus tard. Sa femelle a fait la belle. S'est tournée et retournée devant lui. L'a provoqué. Et il est remonté à l'assaut.
Les yeux rivés à l'écran, Victoria s'est dénudée. Complètement. Elle s'est mise à quatre pattes sur le tapis du salon. Elle a ondulé du fessier. Elle me l'a balancé sous le nez. Elle réclamait, elle exigeait la queue. Je la lui ai enfournée d'un coup. Bien à fond. Elle l'a accueillie avec un râle de béatitude.
‒ Oh, oui ! Couvre-moi ! Monte-moi !
Je ne me suis pas fait prier. Je l'ai énergiquement pilonnée.
‒ Que c'est bon, une saillie ! Que c'est bon, une queue de mâle !
‒ Oh, oui ! Couvre-moi ! Monte-moi !
Je ne me suis pas fait prier. Je l'ai énergiquement pilonnée.
‒ Que c'est bon, une saillie ! Que c'est bon, une queue de mâle !
Je me suis penché sur sa nuque. J'en ai saisi la peau entre mes dents.
‒ Oh, oui ! Oh, oui !
J'ai serré. Plus fort. Encore plus fort.
‒ Oh, oui ! Oh, oui !
J'ai serré. Plus fort. Encore plus fort.
Elle a hurlé.
‒ Ça y est ! Tu viens ! Je la sens, ta gicle. Je la sens.
Et elle a interminablement feulé son plaisir.
Je me suis retiré. Une petite claque sur les fesses. Elle est restée un long moment prostrée. A fini par se relever. Et par constater.
‒ Ça y est ! Tu viens ! Je la sens, ta gicle. Je la sens.
Et elle a interminablement feulé son plaisir.
Je me suis retiré. Une petite claque sur les fesses. Elle est restée un long moment prostrée. A fini par se relever. Et par constater.
‒ J'en ai pris plein le cul.
Un grand soupir ravi.
‒ C'est comme ça que je préfère. Quand on m'enfile sans ménagement. Sans préliminaires. Comme eux, là.
Avec un petit coup de tête dans la direction de l'écran sur lequel le lion continuait à besogner hardiment sa lionne.
‒ C'est comme ça que je préfère. Quand on m'enfile sans ménagement. Sans préliminaires. Comme eux, là.
Avec un petit coup de tête dans la direction de l'écran sur lequel le lion continuait à besogner hardiment sa lionne.
* * *
Élodie m'a appelé en toute fin d'après-midi.
‒ Qu'est-ce tu fais ?
‒ Là, en ce moment, rien de spécial.
‒ On se voit alors ?
‒ Si tu veux, oui.
‒ Qu'est-ce tu fais ?
‒ Là, en ce moment, rien de spécial.
‒ On se voit alors ?
‒ Si tu veux, oui.
On s'est retrouvés en bas de chez elle. Où elle a aussitôt voulu qu'on prenne la direction de sa voiture.
‒ Bon, alors, première chose, Philibert. Ça tourne toujours aussi désespérément en rond avec lui. Je suis idiote, je sais, mais on n'en parle pas. Je n'ai pas la moindre envie de ressasser ça encore et encore.
‒ Bon, alors, première chose, Philibert. Ça tourne toujours aussi désespérément en rond avec lui. Je suis idiote, je sais, mais on n'en parle pas. Je n'ai pas la moindre envie de ressasser ça encore et encore.
Elle a démarré.
‒ On va où ?
‒ Tu te doutes. Tu me connais maintenant. Allumer des mecs.
‒ On va où ?
‒ Tu te doutes. Tu me connais maintenant. Allumer des mecs.
Elle avait déniché un hôtel, en plein cœur de la grande ville la plus proche, qui faisait face à un autre hôtel.
‒ T'imagines le parti qu'on peut en tirer, d'un truc pareil ? Avec toutes les fenêtres qu'il y a, là, de l'autre côté. Parce que les types, ça reste des types. Toujours à l'affût. Des fois qu'il y ait quelque chose à mater. Et va y avoir. Parce que comment j'en suis en ce moment de chauffer du mâle.
‒ T'imagines le parti qu'on peut en tirer, d'un truc pareil ? Avec toutes les fenêtres qu'il y a, là, de l'autre côté. Parce que les types, ça reste des types. Toujours à l'affût. Des fois qu'il y ait quelque chose à mater. Et va y avoir. Parce que comment j'en suis en ce moment de chauffer du mâle.
Elle avait retenu une chambre dans laquelle elle a d'abord tenu à prendre ses marques.
‒ Ça devrait le faire. Il y a un plafonnier qui dépote. Et des lampes de chevet. On laissera tout allumé. Et les volets ouverts. Les rideaux aussi. Comme ça, ceux qui voudront se rincer l'œil, ils pourront. Tant qu'ils voudront.
‒ Ça devrait le faire. Il y a un plafonnier qui dépote. Et des lampes de chevet. On laissera tout allumé. Et les volets ouverts. Les rideaux aussi. Comme ça, ceux qui voudront se rincer l'œil, ils pourront. Tant qu'ils voudront.
Elle a voulu qu'on descende s'asseoir dans le hall.
‒ Qu'on en voie entrer et sortir, en face, de ceux à qui je vais offrir le spectacle tout à l'heure.
‒ Qu'on en voie entrer et sortir, en face, de ceux à qui je vais offrir le spectacle tout à l'heure.
Il y en a eu. Surtout des hommes seuls.
‒ Ça sent, le représentant de commerce, ça.
‒ Ça sent, le représentant de commerce, ça.
Il y en avait même pas mal.
‒ On peut pas dire que ce soient des gravures de mode. Ni qu'ils soient de toute première jeunesse. Mais bon, ça, j'm'en fiche un peu. Et même, je préfère dans un sens.
‒ On peut pas dire que ce soient des gravures de mode. Ni qu'ils soient de toute première jeunesse. Mais bon, ça, j'm'en fiche un peu. Et même, je préfère dans un sens.
Il y a aussi eu deux ou trois couples.
‒ Alors là, ça me fait trop rire de me dire que, s'il me repère, le type, il va faire des pieds et des mains pour essayer de me mater sans que sa femme se rende compte de rien. Cette montée d'adrénaline que ça va lui faire !
‒ Alors là, ça me fait trop rire de me dire que, s'il me repère, le type, il va faire des pieds et des mains pour essayer de me mater sans que sa femme se rende compte de rien. Cette montée d'adrénaline que ça va lui faire !
Elle a hoché la tête. Et souri.
‒ Si ça tombe, ça fait trois mois qu'elle a pas vu le loup, sa bobonne et là, ce soir, elle va y avoir droit. Sans savoir que c'est à moi qu'elle le doit. J'adore ! Bon, mais allez ! On y va ?
‒ Si ça tombe, ça fait trois mois qu'elle a pas vu le loup, sa bobonne et là, ce soir, elle va y avoir droit. Sans savoir que c'est à moi qu'elle le doit. J'adore ! Bon, mais allez ! On y va ?
* * *
Elle a d'abord fait un peu l'affairée dans la chambre. Tourné. Virevolté.
‒ Ça doit commencer à espérer en face. Se dire qu'avec un peu de chance…
‒ Ça doit commencer à espérer en face. Se dire qu'avec un peu de chance…
Elle s'est éclipsée dans la salle de bains, y a passé une bonne dizaine de minutes avant d'en resurgir en petite culotte noire et soutien-gorge assorti.
‒ Alors, mes petits amours, qu'est-ce que vous dites de ça ? Ça valait le coup d'attendre, non ? Et peut-être bien que c'est pas fini, allez savoir !
‒ Alors, mes petits amours, qu'est-ce que vous dites de ça ? Ça valait le coup d'attendre, non ? Et peut-être bien que c'est pas fini, allez savoir !
Elle est encore longuement allée et venue dans la chambre. Et puis elle a fini par venir se glisser à mes côtés sous les draps. Par se blottir contre moi.
‒ Comment ça m'excite, ce genre de truc, tu peux pas savoir !
‒ Comment ça m'excite, ce genre de truc, tu peux pas savoir !
Oh, si, je pouvais, si ! Vu la façon dont, glissée dans sa culotte, ma main s'y noyait…
Elle s'est pressée contre moi.
‒ Ils vont nous voir baiser. Mais sans vraiment voir. Juste les couvertures qui s'agitent. C'est trop ça, non ?
Elle s'est pressée contre moi.
‒ Ils vont nous voir baiser. Mais sans vraiment voir. Juste les couvertures qui s'agitent. C'est trop ça, non ?
Elle s'est débarrassée, sous les draps, de ses sous-vêtements qu'elle a jetés par terre, à côté du lit. Et elle m'a chevauché.
‒ J'ai envie. Non, mais comment j'ai trop envie !
‒ J'ai envie. Non, mais comment j'ai trop envie !
Et elle s'est élancée vers son plaisir. Qu'elle a très vite atteint. À grands cris éperdus.
Elle m'a gardé en elle.
‒ Non, parce que c'est pas fini. J'en suis encore de la comédie. Et pas qu'un peu !
Ce dont elle s'est employée à m'administrer tout aussitôt la preuve en lançant furieusement son bassin contre le mien.
C'est ensemble que, cette fois, on est arrivés à nos fins.
‒ C'était bon ! Comment c'était bon !
Elle m'a gardé en elle.
‒ Non, parce que c'est pas fini. J'en suis encore de la comédie. Et pas qu'un peu !
Ce dont elle s'est employée à m'administrer tout aussitôt la preuve en lançant furieusement son bassin contre le mien.
C'est ensemble que, cette fois, on est arrivés à nos fins.
‒ C'était bon ! Comment c'était bon !
On est restés quelques instants enlacés. Et puis elle s'est redressée.
‒ Ils méritent encore un petit cadeau, eux, là, en face. Non ?
Elle s'est levée, tranquillement rendue à la salle de bains. Nue. Toute nue.
‒ Ils méritent encore un petit cadeau, eux, là, en face. Non ?
Elle s'est levée, tranquillement rendue à la salle de bains. Nue. Toute nue.
Quand elle en est revenue, toujours nue, elle est allée fermer les rideaux. En prenant tout son temps.
‒ Là ! C'est tout pour aujourd'hui. Mais peut-être que la prochaine fois, ils pourront nous voir baiser à découvert, va savoir !
‒ Là ! C'est tout pour aujourd'hui. Mais peut-être que la prochaine fois, ils pourront nous voir baiser à découvert, va savoir !
* * *
C'est Florian qui a pris l'initiative.
On venait d'avoir notre plaisir, lui et moi, avec Margaux, dans Margaux, l'un après l'autre. Elle aussi. Et on était allongés tous les trois côte à côte, silencieux, enlacés.
Il s'est doucement redressé et est venu poser sa tête contre mon torse. Ses lèvres m'ont cherché un téton. Qu'il a agacé et fait durcir du bout de la langue. Margaux a enfoui une main dans ses cheveux et constaté à mi-voix.
‒ Ça lui fait de l'effet. Il bande.
On venait d'avoir notre plaisir, lui et moi, avec Margaux, dans Margaux, l'un après l'autre. Elle aussi. Et on était allongés tous les trois côte à côte, silencieux, enlacés.
Il s'est doucement redressé et est venu poser sa tête contre mon torse. Ses lèvres m'ont cherché un téton. Qu'il a agacé et fait durcir du bout de la langue. Margaux a enfoui une main dans ses cheveux et constaté à mi-voix.
‒ Ça lui fait de l'effet. Il bande.
Je bandais, oui.
Il a relevé la tête, a jeté un bref coup d'œil sur ma queue et il est lentement descendu. Petits bouts de peau par petits bouts de peau. Caressés. Explorés. Des doigts. Des lèvres. De la langue.
Il a voulu savoir.
‒ Tu aimes ?
Il a relevé la tête, a jeté un bref coup d'œil sur ma queue et il est lentement descendu. Petits bouts de peau par petits bouts de peau. Caressés. Explorés. Des doigts. Des lèvres. De la langue.
Il a voulu savoir.
‒ Tu aimes ?
C'est Margaux qui lui a répondu.
‒ Et comment qu'il aime ! Tu verrais comment ils brillent, ses yeux…
‒ Et comment qu'il aime ! Tu verrais comment ils brillent, ses yeux…
Plus bas. Encore plus bas. Il m'a effleuré ma queue. S'en est éloigné. Y est revenu. Un petit baiser dessus. Un autre. Il m'a aspiré une couille. L'a gardée. Suçotée. L'autre.
Margaux s'est approchée tout près. Les yeux dessus. A respiré plus vite. Lui a chuchoté à l'oreille quelque chose que je n'ai pas entendu.
Il lui a souri. Et il m'a décalotté. Bien à fond. Il a libéré mes couilles que ma queue est aussitôt venue remplacer. Il en a enrobé le bout, l'a longuement poli avec sa langue. Il m'a englouti plus loin. Plus profond.
Margaux s'est approchée tout près. Les yeux dessus. A respiré plus vite. Lui a chuchoté à l'oreille quelque chose que je n'ai pas entendu.
Il lui a souri. Et il m'a décalotté. Bien à fond. Il a libéré mes couilles que ma queue est aussitôt venue remplacer. Il en a enrobé le bout, l'a longuement poli avec sa langue. Il m'a englouti plus loin. Plus profond.
Je me suis penché sur la sienne, de queue. Elle était complètement déployée et battait doucement. Lui aussi, il aimait. Il aimait ce qu'il était en train de me faire. Et envie, moi aussi. Très. J'ai lentement rampé jusqu'à elle. Je l'ai frôlée du bout des lèvres. Elle s'est tendue vers moi, voulu s'insinuer entre elles.
Je l'ai prise. Longuement modelée. Savourée. Elle a palpité. S'est raidie. Il a gémi. S'est répandu. Tout tiède. Tout onctueux.
Et moi aussi. À mon tour. Dans un grand râle.
On s'est redressés. J'ai quitté sa bouche. Il a quitté la mienne. On s'est souri.
Et moi aussi. À mon tour. Dans un grand râle.
On s'est redressés. J'ai quitté sa bouche. Il a quitté la mienne. On s'est souri.
Margaux nous a embrassés. L'un après l'autre.
‒ C'était vraiment votre toute première fois entre garçons ?
Pour moi, ça l'était.
Pour Florian aussi.
‒ Même pas un peu ? Juste un petit truc ?
Même pas, non.
Elle nous a encore embrassés.
‒ Je vous adore.
‒ C'était vraiment votre toute première fois entre garçons ?
Pour moi, ça l'était.
Pour Florian aussi.
‒ Même pas un peu ? Juste un petit truc ?
Même pas, non.
Elle nous a encore embrassés.
‒ Je vous adore.
Et on s'est allongés tous les trois côte à côte, elle au milieu, nos deux têtes sur ses épaules. Elle nous a posé les mains sur la queue, une de chaque côté.
‒ Que je vous raconte ! Parce que j'ai pas toujours été comme je suis aujourd'hui. Libre dans ma tête. Bien dans mon corps. À l'écoute de mes désirs. Non. Ado, j'étais une de ces godiches ! Encombrée de moi-même. Je rougissais pour un rien. Les garçons, je les fuyais comme la peste. Et ça a duré. Plus que de raison. Beaucoup plus que de raison. À vingt ans, j'étais encore une oie blanche. Vierge, évidemment. Mon pucelage, je ne l'ai perdu qu'à vingt-deux ans. Presque vingt-trois. Non, mais vous imaginez ?
‒ Que je vous raconte ! Parce que j'ai pas toujours été comme je suis aujourd'hui. Libre dans ma tête. Bien dans mon corps. À l'écoute de mes désirs. Non. Ado, j'étais une de ces godiches ! Encombrée de moi-même. Je rougissais pour un rien. Les garçons, je les fuyais comme la peste. Et ça a duré. Plus que de raison. Beaucoup plus que de raison. À vingt ans, j'étais encore une oie blanche. Vierge, évidemment. Mon pucelage, je ne l'ai perdu qu'à vingt-deux ans. Presque vingt-trois. Non, mais vous imaginez ?
Ça, la connaissant comme on la connaissait, on avait du mal. Beaucoup de mal.
‒ Le sexe m'effrayait. À commencer par le mien. Me masturber ? Il n'en était pas question. Ça ne me venait même pas à l'esprit. Si ça avait à voir avec mon éducation, tout ça ? Bien sûr ! On m'avait tant et tant de fois répété, sur tous les tons, aussi bien à la maison qu'en pension, que le sexe c'était sale, que le sexe c'était mal, l'antichambre de l'enfer, que je m'en tenais aussi éloignée que possible. J'avais peur. Plus que peur. J'étais terrorisée. Et puis… et puis il y a eu ce jour-là. Le mariage d'une cousine. Le jour de mes vingt-et-un ans ça a eu lieu. Dans une espèce de château avec un parc immense. Trois cents invités. Deux jours ça avait duré. Ça buvait. Ça braillait. C'était lourd. Très lourd. Si bien qu'en début d'après-midi, le deuxième jour, j'ai éprouvé le besoin d'être un peu au calme. J'ai voulu m'isoler. Je me suis enfoncée dans le parc, le plus loin possible. J'ai trouvé un banc. Je m'y suis assise.
‒ Le sexe m'effrayait. À commencer par le mien. Me masturber ? Il n'en était pas question. Ça ne me venait même pas à l'esprit. Si ça avait à voir avec mon éducation, tout ça ? Bien sûr ! On m'avait tant et tant de fois répété, sur tous les tons, aussi bien à la maison qu'en pension, que le sexe c'était sale, que le sexe c'était mal, l'antichambre de l'enfer, que je m'en tenais aussi éloignée que possible. J'avais peur. Plus que peur. J'étais terrorisée. Et puis… et puis il y a eu ce jour-là. Le mariage d'une cousine. Le jour de mes vingt-et-un ans ça a eu lieu. Dans une espèce de château avec un parc immense. Trois cents invités. Deux jours ça avait duré. Ça buvait. Ça braillait. C'était lourd. Très lourd. Si bien qu'en début d'après-midi, le deuxième jour, j'ai éprouvé le besoin d'être un peu au calme. J'ai voulu m'isoler. Je me suis enfoncée dans le parc, le plus loin possible. J'ai trouvé un banc. Je m'y suis assise.
Elle s'est tue. Perdue dans ses pensées.
‒ Et alors ?
‒ Et alors j'étais installée là depuis un petit quart d'heure quand, au détour d'un sentier, deux types, à peu près de mon âge, ont brusquement surgi. Je ne les connaissais pas. Ils ne faisaient pas partie de la noce. Ils se tenaient par la main. Quand ils m'ont vue, ils se la sont lâchée, se sont tournés l'un vers l'autre, dit quelque chose, se la sont reprise. Ils se sont approchés et, sans plus s'occuper de moi, sont allés s'asseoir sur l'autre banc, juste en face. Ils s'y sont enlacés. Longuement embrassés.
‒ Et alors ?
‒ Et alors j'étais installée là depuis un petit quart d'heure quand, au détour d'un sentier, deux types, à peu près de mon âge, ont brusquement surgi. Je ne les connaissais pas. Ils ne faisaient pas partie de la noce. Ils se tenaient par la main. Quand ils m'ont vue, ils se la sont lâchée, se sont tournés l'un vers l'autre, dit quelque chose, se la sont reprise. Ils se sont approchés et, sans plus s'occuper de moi, sont allés s'asseoir sur l'autre banc, juste en face. Ils s'y sont enlacés. Longuement embrassés.
Deux types ! Ensemble ! J'en croyais pas mes yeux. Ça existait ? Ça existait vraiment ? Et ils ne se cachaient pas ! En plus ! J'étais sidérée. Et en même temps complètement fascinée.
‒ Vu l'état d'esprit dans lequel tu te trouvais, on imagine bien, oui !
‒ Et ce n'était qu'un début ! Parce que leurs mains se sont glissées dans les pantalons l'un de l'autre. Elles s'y sont attardées. Y ont fourragé.
‒ Et ils se les sont sorties…
‒ Non. Oh, non ! Enfin, peut-être. Je sais pas.
‒ Parce que tu es partie…
‒ Voilà, oui ! Je me suis enfuie. Comme une voleuse. J'avais bien trop peur qu'ils le fassent.
‒ Et t'as regretté…
‒ Oh, que oui ! Quelle dinde j'avais été ! Quelle dinde ! Et, le soir même, dans mon lit, je me suis passé et repassé la scène. Encore et encore. Je l'ai prolongée. Et je les leur ai fait mettre à l'air, leurs queues. Là. Sur le banc. Devant moi. Ils s'y sont caressés. Avec une ardeur, mais une ardeur ! Et j'ai eu mon plaisir. Pour la toute première fois, j'ai su ce que c'était que d'avoir du plaisir. En les imaginant. En les regardant.
‒ Et après…
‒ Vu l'état d'esprit dans lequel tu te trouvais, on imagine bien, oui !
‒ Et ce n'était qu'un début ! Parce que leurs mains se sont glissées dans les pantalons l'un de l'autre. Elles s'y sont attardées. Y ont fourragé.
‒ Et ils se les sont sorties…
‒ Non. Oh, non ! Enfin, peut-être. Je sais pas.
‒ Parce que tu es partie…
‒ Voilà, oui ! Je me suis enfuie. Comme une voleuse. J'avais bien trop peur qu'ils le fassent.
‒ Et t'as regretté…
‒ Oh, que oui ! Quelle dinde j'avais été ! Quelle dinde ! Et, le soir même, dans mon lit, je me suis passé et repassé la scène. Encore et encore. Je l'ai prolongée. Et je les leur ai fait mettre à l'air, leurs queues. Là. Sur le banc. Devant moi. Ils s'y sont caressés. Avec une ardeur, mais une ardeur ! Et j'ai eu mon plaisir. Pour la toute première fois, j'ai su ce que c'était que d'avoir du plaisir. En les imaginant. En les regardant.
‒ Et après…
Elle a souri.
‒ Oh, ben après, ça a été une boulimie de mecs entre eux. Je m'achetais des revues. Des films. Tout mon argent y passait. Et tout mon temps libre. Je ne faisais plus que ça. Je ne m'intéressais plus qu'à ça. Et je me faisais tout un tas de scénarios avec les mâles de mon quotidien. Je les appariais. J'en faisais des bêtes de sexe qui ne pensaient qu'à se jeter frénétiquement les uns sur les autres. C'était d'autant plus voluptueux qu'ils ignoraient à quel traitement je les soumettais. Seulement là où le bât blessait…
‒ C'était que ça restait du virtuel, tout ça…
‒ Voilà, oui… Et que je mourais d'envie d'en voir « pour de bon » des types entre eux…
‒ Et que c'est arrivé.
‒ Oui.
‒ Oh, ben après, ça a été une boulimie de mecs entre eux. Je m'achetais des revues. Des films. Tout mon argent y passait. Et tout mon temps libre. Je ne faisais plus que ça. Je ne m'intéressais plus qu'à ça. Et je me faisais tout un tas de scénarios avec les mâles de mon quotidien. Je les appariais. J'en faisais des bêtes de sexe qui ne pensaient qu'à se jeter frénétiquement les uns sur les autres. C'était d'autant plus voluptueux qu'ils ignoraient à quel traitement je les soumettais. Seulement là où le bât blessait…
‒ C'était que ça restait du virtuel, tout ça…
‒ Voilà, oui… Et que je mourais d'envie d'en voir « pour de bon » des types entre eux…
‒ Et que c'est arrivé.
‒ Oui.
Elle a brusquement levé la tête vers la pendule murale.
‒ Hou là ! Déjà ! Faut que j'y aille ! Faut absolument que j'y aille… J'ai un rendez-vous. Important.
La prochaine fois je vous raconterai…
Et elle s'est engouffrée dans la salle de bains.
‒ Hou là ! Déjà ! Faut que j'y aille ! Faut absolument que j'y aille… J'ai un rendez-vous. Important.
La prochaine fois je vous raconterai…
Et elle s'est engouffrée dans la salle de bains.
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