Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voisines (1) — Chapitre 23
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Voisines (1)
Chapitre 23
Dans cet épisode, on fera plus ample connaissance avec Lisa, l'amie de Charline, sa complice en « sans culotte ».
On retrouvera également Pauline, la sœur de Charline, occupée à dessiner, sous prétexte d'un livre à illustrer, deux beaux mâles en pleine action.
Ainsi qu'Aurore, leur mère, qui prend de plus en plus goût à recevoir des fessées.
Et Émilie, la voisine nymphomane, un rien désabusée.
On retrouvera également Pauline, la sœur de Charline, occupée à dessiner, sous prétexte d'un livre à illustrer, deux beaux mâles en pleine action.
Ainsi qu'Aurore, leur mère, qui prend de plus en plus goût à recevoir des fessées.
Et Émilie, la voisine nymphomane, un rien désabusée.
Vendredi 6 novembre.
Charline a longuement fait tourner sa cuiller dans sa tasse.
‒ Tu la vois toujours, ma mère, pour ton questionnaire, là ?
‒ Pourquoi tu me demandes ça ?
‒ Parce que… Je la trouve bizarre en ce moment.
‒ Comment ça, bizarre ?
‒ Je sais pas. J'arrive pas à savoir. Alors je me suis dit qu'à toi elle te parlait peut-être.
‒ Pas plus que ça, non !
‒ Tu la vois toujours, ma mère, pour ton questionnaire, là ?
‒ Pourquoi tu me demandes ça ?
‒ Parce que… Je la trouve bizarre en ce moment.
‒ Comment ça, bizarre ?
‒ Je sais pas. J'arrive pas à savoir. Alors je me suis dit qu'à toi elle te parlait peut-être.
‒ Pas plus que ça, non !
Elle a haussé les épaules.
‒ Peut-être que je me fais des idées…
‒ Peut-être que je me fais des idées…
* * *
Un petit saut chez elle justement. Chez Aurore. Sa mère. Qui était encore en pyjama.
‒ Pas encore levée ? À cette heure-ci ?
‒ C'est que…
‒ C'est que rien du tout. Vous vous vautrez dans la paresse. Et vous n'avez pas d'excuse. Non, vous filez un mauvais coton, Aurore. Un très mauvais coton. Il serait temps de vous prendre en mains.
‒ Pas encore levée ? À cette heure-ci ?
‒ C'est que…
‒ C'est que rien du tout. Vous vous vautrez dans la paresse. Et vous n'avez pas d'excuse. Non, vous filez un mauvais coton, Aurore. Un très mauvais coton. Il serait temps de vous prendre en mains.
Elle est entrée dans le jeu.
‒ Je sais bien, oui, mais c'est pas de ma faute.
‒ Ben, voyons ! Évidemment ! C'est jamais de votre faute. Jamais. À votre âge, il serait quand même temps de vous comporter en adulte. Non, vous ne croyez pas ?
Elle a pris un petit air coupable.
‒ Si !
‒ Je sais bien, oui, mais c'est pas de ma faute.
‒ Ben, voyons ! Évidemment ! C'est jamais de votre faute. Jamais. À votre âge, il serait quand même temps de vous comporter en adulte. Non, vous ne croyez pas ?
Elle a pris un petit air coupable.
‒ Si !
Je suis allé m'asseoir au bord de son lit, l'ai attirée contre moi, ses genoux contre les miens.
‒ Bon, eh bien on va vous punir puisqu'il y a que ça que vous comprenez. Puisqu'il a que ça qui soit efficace avec vous. Une bonne fessée déculottée. Qui est amplement méritée, avouez ! Non ?
Elle l'a reconnu d'une toute petite voix, la mine penaude. Et les yeux brillants.
‒ C'est mérité, oui.
‒ Bon, eh bien on va vous punir puisqu'il y a que ça que vous comprenez. Puisqu'il a que ça qui soit efficace avec vous. Une bonne fessée déculottée. Qui est amplement méritée, avouez ! Non ?
Elle l'a reconnu d'une toute petite voix, la mine penaude. Et les yeux brillants.
‒ C'est mérité, oui.
Je lui ai lentement descendu la culotte de pyjama jusque sur les chevilles. Elle en est sortie. Un pied après l'autre. Et elle a attendu. J'ai pris tout mon temps pour la faire se courber en travers de mes genoux. Pour l'y installer. J'ai d'abord préparé le terrain. Je l'ai sensibilisé. À petites claques méthodiques. Consciencieuses. Sur toute la surface. Et c'est quand son derrière a enfin arboré une jolie couleur uniformément rosée que j'ai vraiment tapé. Vigoureusement. À pleines fesses. À un rythme soutenu.
Elle a crié. Elle a battu des jambes. Elle a pleuré. Elle s'est égosillée.
‒ Oh, que ça fait mal ! Que ça fait mal ! Mais oh, que c'est bon !
Quand je l'ai lâchée, elle est restée penchée à l'équerre sur le lit. À tortiller son derrière. À onduler de la croupe. À réclamer la queue.
‒ Oh, que ça fait mal ! Que ça fait mal ! Mais oh, que c'est bon !
Quand je l'ai lâchée, elle est restée penchée à l'équerre sur le lit. À tortiller son derrière. À onduler de la croupe. À réclamer la queue.
Je la lui ai enfournée. Elle s'est refermée voluptueusement dessus. Et elle a rugi éperdument son plaisir.
‒ Tu me rends folle. Folle.
Je me suis penché à son oreille.
‒ La leçon n'a pas complètement porté, on dirait… Alors, la prochaine fois, ce sera la cravache.
‒ Tu me rends folle. Folle.
Je me suis penché à son oreille.
‒ La leçon n'a pas complètement porté, on dirait… Alors, la prochaine fois, ce sera la cravache.
* * *
Pauline avait passé près de deux heures avec Romane.
– À qui j'ai fait mes confidences. À qui j'ai parlé de toi. À qui j'ai dit ce qu'on avait dit que je dirais.
– À qui j'ai fait mes confidences. À qui j'ai parlé de toi. À qui j'ai dit ce qu'on avait dit que je dirais.
Elle a ri.
‒ Ça l'a intéressée. Beaucoup. Elle m'a posé des tas de questions. Sur comment on s'était rencontrés. Sur si c'était sérieux. Et comment que c'était sérieux ! Sur si t'étais tendre. Passionné. Sur si tu me faisais bien l'amour. Divin. C'était divin. Et comment elle était ta queue. Tout, elle voulait tout savoir. Et je peux te dire qu'elle a pas été déçue du voyage. Ah, elle en voulait des détails ? Elle en a eu. Elle a été servie. Bon, mais et maintenant ? On fait quoi ? On la laisse mariner un peu ? Ou bien je l'invite, un soir, histoire qu'elle fasse ta connaissance ? Tu réfléchiras. Tu me diras. En attendant…
‒ Ça l'a intéressée. Beaucoup. Elle m'a posé des tas de questions. Sur comment on s'était rencontrés. Sur si c'était sérieux. Et comment que c'était sérieux ! Sur si t'étais tendre. Passionné. Sur si tu me faisais bien l'amour. Divin. C'était divin. Et comment elle était ta queue. Tout, elle voulait tout savoir. Et je peux te dire qu'elle a pas été déçue du voyage. Ah, elle en voulait des détails ? Elle en a eu. Elle a été servie. Bon, mais et maintenant ? On fait quoi ? On la laisse mariner un peu ? Ou bien je l'invite, un soir, histoire qu'elle fasse ta connaissance ? Tu réfléchiras. Tu me diras. En attendant…
Elle est allée chercher les dessins qu'elle avait réalisés d'elle. Elle les a posés sur la petite table devant le canapé.
‒ Alors comme ça il te plaît, mon copain, ma cocotte ? Oui, hein ! Mais tu sais que c'est pas bien du tout de piquer les mecs des autres ? À ce qui paraît qu'il y a que ça qui te fait jouir, sale petite vicieuse que tu es. Arrête de nier, va ! Tout le monde le sait. Sauf que cette fois, c'est pas toi qui vas les tirer, les ficelles, c'est nous. Eh, oui ! Qu'est-ce tu dis de ça, ma belle, hein ?
‒ Alors comme ça il te plaît, mon copain, ma cocotte ? Oui, hein ! Mais tu sais que c'est pas bien du tout de piquer les mecs des autres ? À ce qui paraît qu'il y a que ça qui te fait jouir, sale petite vicieuse que tu es. Arrête de nier, va ! Tout le monde le sait. Sauf que cette fois, c'est pas toi qui vas les tirer, les ficelles, c'est nous. Eh, oui ! Qu'est-ce tu dis de ça, ma belle, hein ?
* * *
Émilie était allongée sur mon lit.
– Je t'attendais.
– Je vois bien
– Ça fait même un bon moment.
– Désolé, mais…
– Oh, mais t'as pas à te justifier, hein ! Manquerait plus que ça. Non, mais je me suis tapé une de ces crises d'angoisse. Et j'ai eu besoin de te voir, d'un coup. De te parler. Parce que si ça continue comme ça, je vais finir par faire une connerie. Et une grosse.
– Je t'attendais.
– Je vois bien
– Ça fait même un bon moment.
– Désolé, mais…
– Oh, mais t'as pas à te justifier, hein ! Manquerait plus que ça. Non, mais je me suis tapé une de ces crises d'angoisse. Et j'ai eu besoin de te voir, d'un coup. De te parler. Parce que si ça continue comme ça, je vais finir par faire une connerie. Et une grosse.
Elle s'est redressée.
‒ T'as déjà vécu ça, toi ? D'avoir de goût à rien, mais vraiment à rien. D'avoir envie de pleurer, le matin, parce qu'une journée commence et que t'as rien à mettre dedans ? Je sais ce qu'on va me dire. Que je me plains la bouche pleine. Qu'il y a tout un tas de gens qui aimeraient bien être à ma place. À avoir tout mon temps à moi. Pas de problème d'argent. Et un mari qui est ce qu'il est, mais qui me fout pas sur la gueule et qui, même, maintenant, me laisse faire tout ce que j'ai envie. Sauf que le problème justement, c'est que j'ai envie de rien. Tu sais quel âge j'ai ? Trente-quatre ans. Et, à trente-quatre ans, normalement, on a des projets plein la tête. Des tas de rêves à réaliser. Ben pas moi. J'ai l'impression d'avoir soixante-quinze ans. Je suis revenue de tout. Sans être jamais vraiment allée nulle part. Il y a quelque chose qui a dû mal bifurquer à un endroit ou à un autre. Si seulement je savais où.
‒ T'as déjà vécu ça, toi ? D'avoir de goût à rien, mais vraiment à rien. D'avoir envie de pleurer, le matin, parce qu'une journée commence et que t'as rien à mettre dedans ? Je sais ce qu'on va me dire. Que je me plains la bouche pleine. Qu'il y a tout un tas de gens qui aimeraient bien être à ma place. À avoir tout mon temps à moi. Pas de problème d'argent. Et un mari qui est ce qu'il est, mais qui me fout pas sur la gueule et qui, même, maintenant, me laisse faire tout ce que j'ai envie. Sauf que le problème justement, c'est que j'ai envie de rien. Tu sais quel âge j'ai ? Trente-quatre ans. Et, à trente-quatre ans, normalement, on a des projets plein la tête. Des tas de rêves à réaliser. Ben pas moi. J'ai l'impression d'avoir soixante-quinze ans. Je suis revenue de tout. Sans être jamais vraiment allée nulle part. Il y a quelque chose qui a dû mal bifurquer à un endroit ou à un autre. Si seulement je savais où.
Je l'ai interrompue.
‒ Je peux te poser une question ?
‒ Vas-y !
‒ Pourquoi t'as pas d'enfants ?
‒ Pourquoi tu me demandes ça ?
‒ Peut-être pour que tu te le demandes.
‒ Oui, ben ça n'a rien à voir. Strictement rien.
‒ Je peux te poser une question ?
‒ Vas-y !
‒ Pourquoi t'as pas d'enfants ?
‒ Pourquoi tu me demandes ça ?
‒ Peut-être pour que tu te le demandes.
‒ Oui, ben ça n'a rien à voir. Strictement rien.
Samedi 7 novembre.
Charline voulait savoir ce que j'allais faire de mon week-end.
‒ Ce qu'est une façon de me dire qu'on le passera pas ensemble.
‒ Ben oui, ça, tu sais bien. Il y a Louis.
Pour savoir, je savais, oui.
‒ Oh, mais on en refera des trucs ensemble tous les deux, tu verras.
‒ Je sais pas.
‒ Mais si !
Sans grande conviction. Et elle a reposé la question.
‒ Alors ? Tu vas faire quoi ?
‒ Ce qu'est une façon de me dire qu'on le passera pas ensemble.
‒ Ben oui, ça, tu sais bien. Il y a Louis.
Pour savoir, je savais, oui.
‒ Oh, mais on en refera des trucs ensemble tous les deux, tu verras.
‒ Je sais pas.
‒ Mais si !
Sans grande conviction. Et elle a reposé la question.
‒ Alors ? Tu vas faire quoi ?
Je savais toujours pas.
‒ Tu pourrais repartir en expédition avec Lisa. Elle attend que ça.
Ah, oui ? Elle attendait que ça ?
‒ Ça s'est pourtant pas trop bien passé la dernière fois.
‒ C'est pas ce qu'elle m'a dit.
‒ Elle m'a carrément planté là, en sortant du magasin, sans le commencement du début d'une explication.
‒ Elle avait peut-être ses raisons.
‒ Lesquelles ?
‒ Tu pourrais repartir en expédition avec Lisa. Elle attend que ça.
Ah, oui ? Elle attendait que ça ?
‒ Ça s'est pourtant pas trop bien passé la dernière fois.
‒ C'est pas ce qu'elle m'a dit.
‒ Elle m'a carrément planté là, en sortant du magasin, sans le commencement du début d'une explication.
‒ Elle avait peut-être ses raisons.
‒ Lesquelles ?
Elle a eu son petit sourire entendu.
‒ Tu vois pas ? Tu vois vraiment pas ?
J'ai brusquement réalisé.
‒ Ah, oui !
‒ Eh ben, voilà ! Une nana, quand une situation l'a tout particulièrement émoustillée, en général elle a besoin d'être seule, figure-toi !
Elle s'est levée.
‒ Appelle-la ! Elle sera ravie. Et amusez-vous bien !
‒ Tu vois pas ? Tu vois vraiment pas ?
J'ai brusquement réalisé.
‒ Ah, oui !
‒ Eh ben, voilà ! Une nana, quand une situation l'a tout particulièrement émoustillée, en général elle a besoin d'être seule, figure-toi !
Elle s'est levée.
‒ Appelle-la ! Elle sera ravie. Et amusez-vous bien !
* * *
Sébastien n'a pas attendu que Pauline le lui demande. Il s'est déshabillé. De lui-même.
‒ Parce que je suppose…
Il supposait bien, en effet.
‒ Et Boris aussi aujourd'hui.
Un Boris qui s'est aussitôt exécuté.
‒ Non, parce que je vous rappelle que Valentin est secrètement épris de Sylvain. Et, dans le chapitre suivant, il le surprend en train de se masturber tout en épiant Josepha à travers ses volets. À demi dissimulé dans l'embrasure de la porte, c'est, quant à lui, à son ami qu'il consacre toute son attention. Et c'est en le contemplant qu'il s'élance fougueusement vers son plaisir. Vous voyez ?
‒ Parce que je suppose…
Il supposait bien, en effet.
‒ Et Boris aussi aujourd'hui.
Un Boris qui s'est aussitôt exécuté.
‒ Non, parce que je vous rappelle que Valentin est secrètement épris de Sylvain. Et, dans le chapitre suivant, il le surprend en train de se masturber tout en épiant Josepha à travers ses volets. À demi dissimulé dans l'embrasure de la porte, c'est, quant à lui, à son ami qu'il consacre toute son attention. Et c'est en le contemplant qu'il s'élance fougueusement vers son plaisir. Vous voyez ?
Ils voyaient, oui. Ils voyaient même très bien.
‒ Bon, ben en place alors !
Elle a fait rectifier sa position à Sébastien.
‒ Décale-toi un tout petit peu plus vers moi. Oui, comme ça !
Demandé à Boris d'entrebâiller davantage la porte.
‒ D'une dizaine de centimètres, pas plus. Oui, voilà ! Très bien.
‒ Bon, ben en place alors !
Elle a fait rectifier sa position à Sébastien.
‒ Décale-toi un tout petit peu plus vers moi. Oui, comme ça !
Demandé à Boris d'entrebâiller davantage la porte.
‒ D'une dizaine de centimètres, pas plus. Oui, voilà ! Très bien.
Et elle s'est mise au travail. En silence. Une bonne dizaine de minutes. Avant de leur faire remarquer que leurs queues dressées, c'était bien. C'était même très bien. Que leurs mains refermées dessus, c'était encore mieux.
‒ Mais ce qu'il faudrait, c'est que vous donniez un peu de mouvement à tout ça. Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est l'expression de vos visages dans ce moment-là.
‒ Mais ce qu'il faudrait, c'est que vous donniez un peu de mouvement à tout ça. Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est l'expression de vos visages dans ce moment-là.
Ils s'y sont consciencieusement employés.
‒ Essayez de faire durer, si c'est possible. Que j'aie le temps…
Boris n'a pas pu. Il se l'est fait avec infiniment de détermination, une espèce de rage, les yeux rivés à Sébastien qui faisait, pour sa part, preuve de beaucoup plus de retenue. C'est pourtant lui qui a giclé le premier. Et Boris, presque aussitôt après, dans un grand râle.
‒ Essayez de faire durer, si c'est possible. Que j'aie le temps…
Boris n'a pas pu. Il se l'est fait avec infiniment de détermination, une espèce de rage, les yeux rivés à Sébastien qui faisait, pour sa part, preuve de beaucoup plus de retenue. C'est pourtant lui qui a giclé le premier. Et Boris, presque aussitôt après, dans un grand râle.
Elle a ri.
‒ Vous tenez pas trop la distance, hein, les garçons ! Mais ça fait rien. On va recommencer. La deuxième fois, normalement…
Une petite pause. De quelques minutes. Et ils s'y sont remis.
Boris avec toujours autant de conviction. Et Sébastien avec toujours autant de mesure.
Le fusain courait à toute allure sur le papier.
Et ils ont à nouveau joui.
‒ Vous tenez pas trop la distance, hein, les garçons ! Mais ça fait rien. On va recommencer. La deuxième fois, normalement…
Une petite pause. De quelques minutes. Et ils s'y sont remis.
Boris avec toujours autant de conviction. Et Sébastien avec toujours autant de mesure.
Le fusain courait à toute allure sur le papier.
Et ils ont à nouveau joui.
Pauline a triomphé.
‒ Là, j'ai ce qu'il me faut. Vous êtes des amours. La prochaine fois…
Mais elle n'a pas voulu en dire plus.
‒ Vous verrez bien…
‒ Là, j'ai ce qu'il me faut. Vous êtes des amours. La prochaine fois…
Mais elle n'a pas voulu en dire plus.
‒ Vous verrez bien…
* * *
Lisa était ravie que je l'appelle.
Et d'accord pour qu'on se voie.
‒ C'est quand tu veux.
‒ Eh ben ce soir alors !
‒ Allez !
Et d'accord pour qu'on se voie.
‒ C'est quand tu veux.
‒ Eh ben ce soir alors !
‒ Allez !
Et on s'est retrouvés dans le petit bar en face du musée.
‒ J'ai pas assuré, hein, l'autre jour…
‒ C'est cette bonne femme aussi.
‒ Oui. Enfin, non. Pas vraiment. Parce que, quand j'imagine des fois, dans ma tête, qu'on s'aperçoit que j'ai pas de culotte, je me défile pas. Pas du tout. Au contraire. Je reste. Avec les regards sur moi. De bonnes femmes scandalisées. De types émoustillés. De tout un tas de monde. Ça m'amuse. Non, mais comment ça m'amuse ! Et ça m'excite aussi. Et là, que j'avais l'occasion que ce soit pour de vrai, qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis tirée à fond la caisse. Je suis nulle. Je suis vraiment nulle il y a des moments.
‒ J'ai pas assuré, hein, l'autre jour…
‒ C'est cette bonne femme aussi.
‒ Oui. Enfin, non. Pas vraiment. Parce que, quand j'imagine des fois, dans ma tête, qu'on s'aperçoit que j'ai pas de culotte, je me défile pas. Pas du tout. Au contraire. Je reste. Avec les regards sur moi. De bonnes femmes scandalisées. De types émoustillés. De tout un tas de monde. Ça m'amuse. Non, mais comment ça m'amuse ! Et ça m'excite aussi. Et là, que j'avais l'occasion que ce soit pour de vrai, qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis tirée à fond la caisse. Je suis nulle. Je suis vraiment nulle il y a des moments.
Je lui ai posé la main sur le poignet.
‒ Il y aura d'autres occasions.
‒ Oui, mais ce sera pas celle-là. Comment je regrette ! Non, mais comment je regrette !
‒ Faut pas rester sur un échec. Jamais.
‒ C'est ce qu'elle me dit aussi, Charline. Seulement, à cette heure-ci, les magasins…
‒ Je suis bien tranquille que t'as tout plein d'autres cordes à ton arc.
‒ Un peu…
‒ Je t'écoute.
‒ Il y aura d'autres occasions.
‒ Oui, mais ce sera pas celle-là. Comment je regrette ! Non, mais comment je regrette !
‒ Faut pas rester sur un échec. Jamais.
‒ C'est ce qu'elle me dit aussi, Charline. Seulement, à cette heure-ci, les magasins…
‒ Je suis bien tranquille que t'as tout plein d'autres cordes à ton arc.
‒ Un peu…
‒ Je t'écoute.
Elle s'est un peu dandinée sur sa chaise.
‒ Oh, ben, par exemple, ce que j'aimerais un jour, c'est me mettre sur un banc, devant une maison de retraite et leur faire le spectacle aux petits vieux. Mine de rien. Sans avoir l'air d'y toucher.
‒ T'en as une, là ? Une culotte ?
‒ Non. Pourquoi ?
‒ On y va alors ?
‒ Quoi ? Là ? Tout de suite ?
‒ Ben oui, tout de suite. Faut battre le fer tant qu'il est chaud. Et il y en a une pas loin en plus de maison de retraite.
‒ Oh, ben, par exemple, ce que j'aimerais un jour, c'est me mettre sur un banc, devant une maison de retraite et leur faire le spectacle aux petits vieux. Mine de rien. Sans avoir l'air d'y toucher.
‒ T'en as une, là ? Une culotte ?
‒ Non. Pourquoi ?
‒ On y va alors ?
‒ Quoi ? Là ? Tout de suite ?
‒ Ben oui, tout de suite. Faut battre le fer tant qu'il est chaud. Et il y en a une pas loin en plus de maison de retraite.
Elle a un peu hésité.
‒ Tu crois ?
‒ Mais bien sûr ! Allez, viens !
‒ Tu crois ?
‒ Mais bien sûr ! Allez, viens !
Près des deux tiers des fenêtres étaient encore éclairées.
On s'est installés sur un banc avec un réverbère juste au-dessus. Elle a croisé haut les jambes.
Deux ou trois fenêtres se sont aussitôt éteintes.
Elle a chuchoté.
‒ Ben, tiens ! Qu'on puisse pas s'apercevoir qu'ils se rincent l'œil !
On s'est installés sur un banc avec un réverbère juste au-dessus. Elle a croisé haut les jambes.
Deux ou trois fenêtres se sont aussitôt éteintes.
Elle a chuchoté.
‒ Ben, tiens ! Qu'on puisse pas s'apercevoir qu'ils se rincent l'œil !
D'autres fenêtres. Très vite. Dans la foulée. Une dizaine.
‒ C'est toujours à surveiller tout ce qui se passe dehors, les vieux. Ça a que ça à foutre.
‒ Ce dont il leur arrive d'être récompensés. La preuve !
Ça continuait à s'éteindre.
‒ Ils n'ont plus que ça comme plaisir à leur âge. Regarder. Je peux bien le leur offrir.
Ce qu'elle a fait en croisant les jambes un peu plus haut encore.
‒ C'est toujours à surveiller tout ce qui se passe dehors, les vieux. Ça a que ça à foutre.
‒ Ce dont il leur arrive d'être récompensés. La preuve !
Ça continuait à s'éteindre.
‒ Ils n'ont plus que ça comme plaisir à leur âge. Regarder. Je peux bien le leur offrir.
Ce qu'elle a fait en croisant les jambes un peu plus haut encore.
J'ai soufflé.
‒ Les vieilles, elles, par contre…
‒ Ah, ça, c'est sûr qu'elles ont pas fini de se scandaliser.
Elle a décroisé les jambes.
‒ Oui, ben on va leur donner l'occasion de l'être un peu plus encore.
‒ Les vieilles, elles, par contre…
‒ Ah, ça, c'est sûr qu'elles ont pas fini de se scandaliser.
Elle a décroisé les jambes.
‒ Oui, ben on va leur donner l'occasion de l'être un peu plus encore.
Et elle en a relevé une. Elle en a posé le talon sur l'assise du banc.
‒ Oh, alors là ! Là ! S'il y a pas une ou deux crises cardiaques.
Elle est restée comme ça une petite minute. Pas plus.
‒ Non, parce qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses.
‒ Oh, alors là ! Là ! S'il y a pas une ou deux crises cardiaques.
Elle est restée comme ça une petite minute. Pas plus.
‒ Non, parce qu'il ne faut pas abuser des bonnes choses.
Elle s'est levée.
‒ On reviendra n'importe comment.
On s'est éloignés.
‒ Oui. On reviendra. Mais pas tout de suite. Dans quelques jours. Qu'ils aient le temps de se demander. D'espérer. Et alors là quand ils vont me voir… Là…
‒ On reviendra n'importe comment.
On s'est éloignés.
‒ Oui. On reviendra. Mais pas tout de suite. Dans quelques jours. Qu'ils aient le temps de se demander. D'espérer. Et alors là quand ils vont me voir… Là…
Elle s'est animée.
‒ Et on recommencera. Des fois trois jours de suite on viendra. D'autres fois on restera une semaine sans y mette les pieds. Ce sera complètement imprévisible. Et ils ne vivront plus que pour ça. Que par ça. Que par moi. Oh, non, c'est trop le pied, un truc pareil !
‒ Et on recommencera. Des fois trois jours de suite on viendra. D'autres fois on restera une semaine sans y mette les pieds. Ce sera complètement imprévisible. Et ils ne vivront plus que pour ça. Que par ça. Que par moi. Oh, non, c'est trop le pied, un truc pareil !
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