Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Après l'apocalypse — Chapitre 20 · une évolution inquiétante
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Après l'apocalypse
Chapitre 20 · une évolution inquiétante
Peu à peu, nous nous installons dans une routine franchement déprimante : aller explorer un endroit, ne trouver aucune trace d'humains, puis s'illusionner sur des traces qui en fait n'en sont pas, et gérer les emmerdes du groupe de l'autre connard de soi-disant "mâle alpha"
Panne d'essence, motos embourbées, intoxications alimentaires et pas mal d'autres incidents évitables... Tout est de la faute des autres même quand ils font ce qu'il dit, lui est parfait, n'écoute rien et ne veut rien entendre.
Panne d'essence, motos embourbées, intoxications alimentaires et pas mal d'autres incidents évitables... Tout est de la faute des autres même quand ils font ce qu'il dit, lui est parfait, n'écoute rien et ne veut rien entendre.
Par contre côté cul, il est servi !! Il se tape au moins Samira, Marion, Inès, Norah et... Maman. De mon côté, si on excepte un râteau avec Charlotte ("Pas question de risquer que tu te mettes aussi à faire de la merde parce que tu tombes amoureux de moi !") c'est solitude et cauchemars toutes les nuits.
Jusqu'à ce qu'une nuit...
— Eh, Max ?
— Eh, Max ?
— Hein quoi ? Ju ? Que... ?
— Tu faisais un cauchemar. Ça t'arrive souvent ?
— Toutes les nuits...
— Tu en as pas fait la nuit où on a dormi ensemble...
— Tu fais quoi ?
— Bah je me déshabille pour dormir avec toi ! Tu sais bien que je dors mieux à poil !
- ...
— Et je m'en fous que tu mates. Si te branler peut t'aider a aller mieux !!
- ...
— Avant tu réagissais à ce genre de vannes... Tu vas mal, racontes !
— Y a rien à raconter...
— OK, je vois. Au fait, tu attends quoi pour lui casser la gueule à l'autre connard ?
— Tu l'as regardé ? Il est plus fort que moi !!!
— C'est ça... Je sais très bien que tu n'as pas peur de lui. Pourquoi tu tolères qu'il t'appelle bouboule ?
— Je te dis qu'il...
— Max ! Arrête de me prendre pour une conne et dis-moi la vraie raison bordel !
- …
— C'est pas parce que tu as du mal à t'affirmer avec les filles et que tu as pris 20 kilos lors de ta dépression que tu as oublié comment te battre, alors j'écoute !!
- …
— Tu sais très bien que je te lâcherais pas... Alors accouche !
— J'ai peur de le tuer.
— Et alors ?
— Quoi ????
Là je suis sur le cul !!!
— Aucun risque que ça arrive, t'es pas ce genre de mec. Tout ce qu'il risque, c'est des hématomes et de devoir la fermer. Et même si tu le tuais, ça serait pas une grosse perte : c'est un connard de macho psychopathe en plus d'être un gros boulet !
— Tu penses ça en couchant avec lui ?
— Tu penses ça en couchant avec lui ?
— T'es fou ??? Aucune chance que ça arrive ! Qu'est ce qui te fais penser ça ???
— Le nombre de mecs que tu te tapes habituellement !
— Je ne pense pas avec mon vagin !! Enfin, pas que... Je suis en manque OK, mais lui aucune chance ! Toi par contre...
Et elle accompagne ça d'un clin d'oeil particulièrement coquin qui me transforme immédiatement en pivoine.
— AH, ENFIN !!! Tu réagis à nouveau !!! Bon, et sinon, c'est quoi la vraie raison pour laquelle tu n'explose pas la gueule de l'autre bouffon ?
— C'est pas raisonnable, pour le groupe...
— C'est pas raisonnable, pour le groupe...
— PUTAIN MAIS TU VAS ARRETER D'ETRE RAISONNABLE UN JOUR ??? S'il agressait une fille, tu ne te poserais même pas la question, alors pourquoi quand c'est toi tu te laisses marcher dessus ? Explose lui la gueule la prochaine fois ! Y a que ça qu'il comprendra !
— La violence c'est pas une solution...
— Avec ce genre de mec si ! Il est trop con pour comprendre autre chose ! Au fait, il n'y a vraiment que ça ?
- ...
— Y a quoi ? Accouche !
— Maman...
— Quoi, attends, non, ne me dis pas que... C'était pas des vantardises ?
- ...
— Tu en es sûr ? Maman disait que c'était des conneries.
— Je les ai vus à poil ensemble... Elle ne le sait pas.
— MAIS QUELLE ENFLURE !!! Et ne me dis pas que c'est parce qu'il se tape notre merde, euh pardon notre mère, que tu ne réagis pas !
— Tu te souviens de sa réaction après que Papa l'a quitté ?
— Oui, elle avait voulu se suicider en partant à la guerre... Heureusement que son chef l'a bloquée. Si tu as peur que ça recommence, t'inquiète pas. Elle est dure mais pas conne, et ce type ne remplacera jamais Papa pour elle : c'est qu'un plan cul qu'elle méprise. Je suis sûre qu'elle ne couche avec que pour le manipuler.
— Tu crois ?
— Qu'elle le croit ? Ouais. Que c'est vrai ? Pas vraiment...
- ...
— Mais si elle nous pense en danger, elle n'hésitera pas à le buter. Et elle te dirait de le faire si tu as pas le choix, mais tu l'as.
— Je suis tellement en rage que c'est pas sûr...
— Et au fait, les filles ne comprennent pas pourquoi tu te laisses rabaisser comme ça ! Et elles finissent par se demander si il a pas raison de t'insulter comme ça! Et sinon, bonne nuit...
Je n'ai pas fait fait de cauchemars, mais j'ai eu du mal à m'endormir à cause de l'excitation induite par la présence d'une fille à poil dans mon lit... Même si c'est ma sœur. Foutues hormones !
C'est comme ça que Ju a fini par passer ses nuits avec moi, en tout bien tout honneur, et que mes cauchemars ont cessé de me tourmenter.
C'est comme ça que Ju a fini par passer ses nuits avec moi, en tout bien tout honneur, et que mes cauchemars ont cessé de me tourmenter.
C'est la semaine suivante que tout a changé.
C'est parti d'un rien, une roue crevée à réparer. On avait épuisé la réserve de rustines, alors j'ai été faire un détour près d'un village que le groupe de Samir était censé avoir fouillé la veille sans rien trouver d'intéressant.
C'est parti d'un rien, une roue crevée à réparer. On avait épuisé la réserve de rustines, alors j'ai été faire un détour près d'un village que le groupe de Samir était censé avoir fouillé la veille sans rien trouver d'intéressant.
J'y ai trouvé des cadavres, visiblement sur place depuis quelques jours : une grosse vingtaine d'enfants, d'hommes de tous âges et une vieille dame. Ils avaient été abattus sur place et leurs cadavres avaient été abandonnés.
Les corps étaient dans un état horrible... Les plus chanceux étaient ceux qui avaient été tués en résistant : les autres cadavres portaient des traces de torture diverses, et c'est sans parler des rats et des nuages de mouches pour agrémenter la scène...
Les corps étaient dans un état horrible... Les plus chanceux étaient ceux qui avaient été tués en résistant : les autres cadavres portaient des traces de torture diverses, et c'est sans parler des rats et des nuages de mouches pour agrémenter la scène...
Il y avait aussi quelques lambeaux de vêtements féminins non portés par des cadavres.
Il suffisait d'un coup d'œil pour comprendre qu'un groupe armé avait attaqué ce groupe, violé et enlevé les femmes jeunes et massacré le reste. Et aussi que personne du groupe de Samir n'était jamais venu ici : rien qu'avec l'odeur, impossible de passer à côté !
J'en suis là de mes réflexions quand j'entends vomir derrière moi. C'est Solène. J'aurais pensé qu'une infirmière serait assez résistante à ce genre de trucs...
Elle l'est, parce qu'elle a juste vomi : Elisa, elle, pousse un cri strident et Maureen manque carrément de s'évanouir. Et Ju ? Elle est blanche comme un linge.
Elle l'est, parce qu'elle a juste vomi : Elisa, elle, pousse un cri strident et Maureen manque carrément de s'évanouir. Et Ju ? Elle est blanche comme un linge.
Pour être honnête, je ne me sens pas bien non plus... Mais je n'ai pas le luxe de me laisser aller.
— Bon, les filles... Visiblement, ça s'est passé il y a quelques jours, donc ils ne doivent plus être là. Pas de danger immédiat. On s'éloigne, et j'appelle Maman, OK ?
Pour ceux qui se poseraient la question, les téléphones par satellites, eux, fonctionnaient, et on en avait trouvé quelques-uns.
— Allo, Maman ? On a un problème...
— Putin, pas toi aussi...
— Putin, pas toi aussi...
— QUOI COMMENT ÇA ?
— Impossible de joindre Samir ou Samira.
— MERDE !
— Qu'est-ce qu'il se passe ?
— On est au village de Tartempion. Un groupe d'une trentaine de personne y a été abattu et leurs femmes enlevées il y a quelques jours. Je te passe les détails !
— Non, pas question ! Je t'écoute.
— OK... Vu l'état des corps, ils ont été attaqués sur place, les femmes jeunes violées et enlevées, tout le reste torturé puis abattu sur place. Ça te suffit ?
— Non ! Ils avaient quoi comme armes ? Y a des douilles ? Des traces de grenades ? Sniper, mitrailleuse, fusil d'assaut, d'autres trucs ? Tu as une idée du nombre d'attaquants, et du nombre qui y est resté ? Et surtout comment le groupe de Samir est passé à côté de ça ?
— Facile : il est jamais venu. Rien qu'à l'odeur, impossible à louper ! Tu penses qu'il y a d'autres endroits où ils n'ont pas été ?
- ...
— j'ai deux motos en rade, et les filles ne sont pas bonnes à grand-chose... Je fais quoi ?
— Tu prends une des filles avec toi, vous fouillez la zone et tu me rappelles dès que tu as des réponses à mes questions. Les deux autres rentrent aussi vite et discrètement que possible. Soyez tous armés et prêt à tout.
Et passes moi la fille que tu prendras avec toi.
C'est Ju qui se propose, les autres rentrant sans demander leur reste. Alors que passé le choc de la découverte elle avait su se reprendre, elle est blanche comme un linge et tremble de tout son corps... La conversation n'a pourtant pas duré longtemps ?!?!
— Ju, qu'est-ce qu'il y a ????
Elle se jette dans mes bras en pleurant, me serre dans ses bras à me briser les cotes, mais ne réponds qu'après un long moment.
— Maman... m'a demandé un truc dont je ne dois pas te parler, mais...
— Tu en as besoin c'est ça? Je t'écoute.
— Tu en as besoin c'est ça? Je t'écoute.
— Elle m'a... elle m'a ordonné de te tuer si on était capturé. Et de pas te le dire pour que tu m'en empêche pas.
— Je vois...
— C'est tout ce que ça te fait ????
Une nouvelle fois, une partie de moi est horrifiée tandis qu'une autre, parfaitement calme, garde les commandes.
— Non, c'est horrible ! Horriblement... logique.
— QUOI ??? Je ferais jamais ça !
— QUOI ??? Je ferais jamais ça !
— Parfois, y a pas de bons choix, juste des choix horribles... et dans ces cas-là, y a pas vraiment de mauvais choix non plus.
— Pourquoi logique ???? Elle... t'a demandé de me tuer aussi si on était pris ?
— Non : si on est pris, tu survivras assez pour qu'elle ait une chance de te libérer. Vu leurs méthodes, pas moi.
— Hein ? Pourquoi ? Y avait pas de femmes ?
— Parce qu'ils les ont enlevées.
— Comment tu le sais ????
— Les vêtements... Vous n'aviez pas entendu ma discussion avec Maman ?
— Tu t'étais trop éloigné...
— Bon, on les répare ces motos ?
Il était temps de changer de sujet !
Et bizarrement la réparation prend plus de temps que nécessaire...
Et bizarrement la réparation prend plus de temps que nécessaire...
— Ju, tu... veux me laisser inspecter seule ?
— Pas question !
— Pas question !
Heureusement on a eu assez vite les réponses, parce que c'était vraiment gore...
Attaque par surprise d'un groupe de plusieurs dizaines de personnes venues en camion, armes automatiques contre pétoires diverses, aucune perte chez les attaquants, torture a l'arme blanche... Ça a suffi à Maman : les histoires d'un père militaire, ça aide à savoir ce qu'il faut voir et rapporter.
Attaque par surprise d'un groupe de plusieurs dizaines de personnes venues en camion, armes automatiques contre pétoires diverses, aucune perte chez les attaquants, torture a l'arme blanche... Ça a suffi à Maman : les histoires d'un père militaire, ça aide à savoir ce qu'il faut voir et rapporter.
— Max, je veux qu'avec Ju vous alliez voir les autres villages censés avoir été visités par le groupe de Samir.
— Pourquoi faire ?
— Pour savoir ce qui lui est arrivé et si d'autres groupes ont été tués.
— Lui et pas son groupe ? Je vois.
— Quoi mais...
— Tu l'aimes ?
— Quoi mais...
— Tu l'aimes ?
— QUOI ?
— Je sais que tu couches avec lui. Et que tu vas me dire que c'est pas mes...
— Non, attends, c'est pas ce q...
Pas envie de l'écouter ! Je lui raccroche au nez.
— Ouah, le frérot qui se rebelle, j'adore !
— Arrête de te moquer !
— Arrête de te moquer !
— Ah, non, je suis parfaitement sincère ! Et fière de toi !
— Ca compte pas comme une rébellion ça...
— Si tu en veux en voir une vraie, passe-la-moi si elle ose te rappeler !
— Ca compte pas comme une rébellion ça...
— Si tu en veux en voir une vraie, passe-la-moi si elle ose te rappeler !
On a un identique sourire tordu en imaginant la scène. Maman doit avoir un certain instinct de conservation, parce qu'elle ne rappelle pas ! Dommage...
— Bon, Ju... on planque les motos, le matériel non indispensable et on y va à vélo. Le coin est pas mal accidenté, alors je préfère qu'on soit discret pour pouvoir les entendre arriver.
— OK chef ! On les planque où les motos ?
— OK chef ! On les planque où les motos ?
— Dans le premier garage venu, et les affaires dans un grenier. Personne ne les remarquera si elles ont l'air d'être à leur place.
— OK !
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Commentaires ()
Mais la mère qui ne rappelle pas ! ça m'inquiète ,j'espère que Samir n'a pas retourné sa veste ! Et emmener le groupe de violeurs et d’assassins au campement ! Hâte de connaître la suite !
En tout cas, c'est toujours plaisant de retrouver cette histoire bien ficelée et, en même temps frustrant d'attendre la suite. Bravo !