Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voyage a travers la galaxie — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Voyage a travers la galaxie
Chapitre 8
Ça fait maintenant cinq jours que nous sommes rentrés en hyper-espace. On pourrait trouver le temps long, mais en vérité, un voyage de deux semaines pour se rendre sur une autre planète, ce n'est pas si long. Et puis, il y a de quoi s'occuper sur le vaisseau. J'ai quand même laissé du temps à nos nouvelles membres d'équipage pour se familiariser avec le vaisseau. Aelana est très présente et s'occupe de tous nos petits problèmes du quotidien. Isala s'amuse à taquiner le bleu et le colonel. Je les ai même surpris en train de faire une compétition sur notre simulateur de tir, et elle a explosé mon record. Je vais devoir m'y remettre sérieusement.
Lilith passe son temps dans le cockpit à se familiariser avec l'environnement et les systèmes de pilotage du vaisseau. Même si elle ne peut pas faire grand-chose en hyper-espace, elle a déjà tout assimilé. Entre ça et le bar, si on la cherche, il n'y a que ces deux endroits-là. Il n'y a que Iroka qui n'a pas l'air de vouloir s'intégrer plus que ça. Elle passe la majeure partie de son temps dans la salle de sport, et elle n'est pas vraiment très sociable avec les autres.
Comme elle va être mon équipière sur le terrain, je me suis dit que j'allais faire plus ample connaissance, et je me dirige donc vers la salle de sport. Je vois d'ailleurs Séraphie en sortir, elle a l'air en sueur.
— Salut, alors bien transpirée ?
— Oui, il faut bien se maintenir en forme pour faire tenir ce vaisseau debout.
Elle est toute transpirante dans sa tenue de sport qui épouse magnifiquement les formes généreuses de son corps. Elle sent mon regard sur elle et s'amuse à prendre une pose légèrement provocante.
— Iroka est dedans ?
— Oui, j'ai l'impression qu'elle dort ici à chaque fois que je viens, elle y est.
— Je vais voir si elle va bien, ça m'inquiète un peu de ne pas la voir plus avec nous.
— Fais comme tu veux, mais elle n'est pas très bavarde.
Elle reprend sa route en se dirigeant vers les douches. Je rentre dans la salle de sport et je vois Iroka avec simplement sa tenue très particulière, sa ceinture et son fusil sont posés dans un coin. Elle est assise en train de soulever un poids avec sa main gauche. Elle regarde droit devant elle, son visage à moitié caché par sa casquette militaire. Je m'approche un peu d'elle tout en gardant une distance, au cas où ça la dérangerait.
— Salut Iroka. Alors, comment trouves-tu le vaisseau ?
— Ça va.
— S'il y a quelque chose qui te dérange, tu peux me le dire.
— Tout va bien.
— Vraiment ? Car depuis que tu es ici, tu restes la plupart du temps ici et toute seule.
Elle s'arrête soudainement de soulever le poids. Je crois que j'ai dit une connerie. Elle se lève d'un coup et se rapproche de moi, mine de rien, elle est plus grande que moi d'une tête, ce qui fait que je suis nez à nez avec sa poitrine. Je lève les yeux pour la regarder, son regard est perçant, presque flippant, mais en la regardant, j'ai l'impression qu'elle est gênée. On pourrait presque croire qu'elle rougit de honte.
— Désolé... Vous et Séraphie êtes les premiers humains que je rencontre, et je ne sais pas comment vous aborder.
C'était ça alors. En soi, ce n'est pas si grave. Moi-même, la première fois que j'ai vu un Elarzis, je n'en menais pas large déjà, car il était plus grand et plus costaud que moi, et qu'un simple coup d'épaule m'aurait fait voler sur plusieurs mètres. Elle a l'air totalement gênée, c'est mignon quelque part. Je la regarde et je lui mets une petite tape sur l'épaule.
— Tu n'as pas à t'en faire, agis avec nous comme avec n'importe qui. Tu sais, la première fois que j'ai vu un Elarzis, j'avais peur moi aussi.
— D'accord, je vais essayer.
Elle a l'air de se détendre un peu, elle s'assoit sur le banc où elle était plus tôt. Elle est encore un peu gênée, ça reste une question d'habitude à prendre.
— Je suis content qu'on ait pu régler ce problème, je commençais à m'imaginer quelque chose de plus grave.
— Je suis quelqu'un de plutôt timide quand je rencontre de nouvelles personnes, c'est pour ça. J'ai tendance à me renfermer sur moi-même pendant un long moment.
— Je comprends, ça ne doit pas être facile.
Elle recommence à soulever son poids. Y a pas à dire, elle aime se maintenir en forme. Son bras est si musclé qu'un coup de poing serait capable de tuer quelqu'un. Enfin, quelqu'un qui n'aurait pas la peau recouverte de plaques osseuses. Je reste quand même admiratif. Même si je me maintiens en forme moi aussi, clairement je ne fais pas autant d'efforts.
— Je voulais te demander quelque chose, mais ça peut être un peu gênant.
— Vas-y.
—Pourquoi portes-tu une tenue aussi légère ? En général, les Elarzis n'ont aucun mal à porter des armures ou toute autre tenue.
Elle rougit un peu, tout en continuant son exercice.
— J'ai une malformation interne. Mon corps absorbe trop la chaleur. Du coup, je suis obligée d'avoir cette tenue à la limite de la décence. Tu ne peux pas savoir le nombre de mâles qui me tournent autour, c'est parfois très fatiguant.
— J'imagine, oui, devoir constamment repousser des gens qui n'en ont qu'à ton corps, même si tu es très belle.
— Ce qui est fatigant, c'est de tous les satisfaire.
— Quoi...? Tu sais que tu n'y es pas obligée, hein?
— Oui, bien sûr. Mais ça fait partie aussi des effets secondaires de ma malformation. Si je ne m'occupe pas, je deviens vite sexuellement excitée. C'est pour ça que je fais beaucoup de sport, ça m'aide à canaliser mon énergie.
— Hum, je comprends mieux alors. Mais il n'existe pas un remède à ce problème, ça ne doit pas être facile tous les jours.
— Non, c'est un phénomène ultra-rare chez les Elarzis, un sur un milliard. Autant te dire qu'on est vraiment pas nombreux à avoir ça.
— Effectivement, cela ne doit pas être simple. Je vais te laisser alors, ravi d'avoir pu mieux te connaître. J'espère qu'on s'entendra bien lors de nos missions.
Je lui souris et lui tends ma main. Elle la serre, elle a vraiment une sacrée poigne. Je décide de la laisser s'entraîner. Je ne veux pas abuser de sa situation. Je sors de la salle de sport. Je décide de monter sur le pont trois histoire de voir comment le trio infernal se porte. Depuis qu'Isala est là, le colonel et le bleu ont un regain d'énergie, c'est surprenant. À peine arrivé sur le pont trois que j'entends Isala gueuler.
— Mais comment veux-tu tuer un Kraken de l'espace avec des décharges IEM ? Il est complètement débile, ce droïde.
— Mais si, si tu lui tires dans l'œil, ça va brouiller son cerveau et il mourra.
— Le Kraken de l'espace est une créature organique, pas un foutu robot. Ta décharge IEM ne lui fera rien.
J'arrive devant les postes d'armement où Isola s'engueule avec le bleu. Je regarde le colonel qui a l'air de bien se marrer. S'il était organique, il serait en train de se tenir les côtes en ce moment. Je le regarde pour lui demander :
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Isala nous a partagé son rêve de tuer un jour un Kraken de l'espace. Honnêtement, si elle y arrive, ce serait une légende vivante. Mais le bleu a cru trouver ça intelligent de dire qu'une décharge IEM le tuerait.
— Effectivement, on est dans du grand bleu là.
— Je ne vous le fais pas dire, capitaine.
On regarde Isala qui se met à secouer le bleu dans tous les sens. Elle commence à être violente, là. Elle vient de lui coller une droite. Mais comme c'est un robot, lui n'a rien senti et elle a douillé. Elle va pour se jeter sur lui, mais je la ceinture.
— Mais d'où un cure-dent, ça va le tuer ? Il a une peau renforcée pour vivre dans l'espace. Lâche-moi, capitaine, je vais le déprogrammer ce robot.
Le bleu avait encore dit une connerie et Isala veut se jeter sur lui. Je la tiens bien comme il faut, mais elle se débat farouchement. Le colonel vient foutre un coup de jus au bleu.
— Tu vas arrêter de raconter des conneries. Excuse-toi avant que je la laisse te reprogrammer.
— Oui, colonel. Désolé, Isala. Je raconte beaucoup de bêtises parfois.
La sincérité du bleu s'entend à sa voix. Il lui arrive de partir dans des délires et de raconter n'importe quoi, ce qui peut vite énerver quand on n'a pas l'habitude de ses phases de craquage de circuit. Isala se calme et a arrêté de se débattre, je la lâche. Elle colle une petite tape sur l'épaule du bleu.
— Tant que tu t'excuses, ça va.
— Ne prends pas trop en compte quand il se met à raconter des débilités, sinon t'as pas fini de te prendre la tête.
Le colonel et le bleu finissent par retourner à leur occupation. Je me retrouve seul dans le couloir avec Isala. Elle se demande encore ce qui vient de se passer. En même temps, on ne sort pas indemne d'une conversation avec le bleu.
— Alors comme ça, ton rêve est de tuer le Kraken. Tu vas devenir une légende si tu y arrives.
— Oui, c'est mon plus grand rêve.
— Mais pourquoi un objectif aussi insensé ? Je veux dire, on n'a pas de preuves exactes qu'il existe, et même si des choses tendent à croire que c'est le cas, on n'en est pas sûrs.
— Eh bien, oui et non. Si je veux le tuer, c'est parce qu'il serait responsable de la destruction de la colonie où vivaient mes parents. C'était il y a quatre ans sur Virac 9.
— Tu veux parler de la colonie fermière qui a disparu et qui a laissé un énorme cratère ?
— En effet, sauf qu'il ne s'agit pas d'un cratère. J'y suis allé et je suis arrivé sur place avant les autorités. Le cratère en question traverse une bonne partie de la planète. Il n'existe rien dans l'univers capable de faire ça.
— Je comprends, mais de là à ce que ça soit le kraken.
— Justement, j'ai trouvé à l'entrée du tunnel laissé après son passage des restes organiques et ce n'étaient pas les habitants. Après analyse, il ne s'agit de rien de connu. Et le kraken n'a jamais été trouvé.
— S'il peut se déplacer dans les couloirs d'hyper-navigation comme les baleines stellaires. Il doit énormément bouger et consommer une immense quantité d'énergie.
— Les baleines stellaires se nourrissent du même gaz que l'on utilise pour créer le carburant pour nos vaisseaux. Il doit en consommer aussi, mais je pense qu'il se nourrit aussi de quelque chose dans les planètes.
— Hum, Virac 9 était une colonie fermière. S'il y avait du minerai de valeur, ça aurait été une colonie minière.
— Exact, et qu'est-ce que cela peut être, on ne le sait pas encore. Du gaz ou du minerai, c'est le flou total, et en menant ma petite enquête, cela se produit 3 ou 4 fois tous les 100 ans.
Eh bien, je ne m'attendais pas à ce qu'Isala soit aussi calée sur le sujet. En même temps, elle a de bonnes raisons, et elle a dû mener une très grande enquête pour en arriver là. Si j'étais à sa place, je ferais pareil... Je suis trop con, bien sûr que je suis à sa place, je ferais exactement pareil avec la Terre.
— Virac 9 était le combien sur la liste ?
— La deuxième, ce qui veut dire qu'on aurait peut-être qu'une chance de le trouver.
— Tu te rends bien compte qu'à nous seuls, on n'aurait peut-être pas la chance d'y arriver. Pas que je sois défaitiste, mais on n'a peut-être pas l'armement pour, et même existe-t-il une arme pour le tuer.
— Je sais, mais je veux au moins essayer.
— Je comprends. Et en tant que capitaine, je mettrai tout en œuvre pour t'aider. S'il y a un moyen, on le trouvera.
— Merci, capitaine. Vous savez être mignon quand vous voulez. Je vais aller me détendre un peu.
Elle me fait un bisou sur la joue et monte dans le troisième poste d'armement, me laissant dans le couloir. Je suis rouge comme une tomate. Elle m'a bien eu sur ce coup-là. En attendant, son histoire reste quand même tragique. Elle se lance dans une vengeance qu'elle ne pourra peut-être pas réussir. Mais en tant que capitaine, je ferai de mon possible pour l'aider. Cela dit, je ne sais pas si ça sera possible un jour. On verra ce que l'avenir nous réserve. En attendant, je décide d'aller me reposer un peu dans ma chambre. Les journées en hyper-espace peuvent être longues, et j'ai besoin de me reposer.
À peine arrivé dans ma chambre, je suis alerté par une sonnerie sur mon ordinateur. Je m'installe et je constate que c'est un mail du vieux.
"Cher Jack,
Je te tiens au courant de l'avancée des recherches faites sur le conteneur que tu nous as confié. Pour l'instant, nous n'avons trouvé aucun moyen en notre possession pour l'ouvrir. Le forcer par diverses technologies pourrait créer une réaction en chaîne que nous ne voulons pas. De ce que nos scientifiques ont pu constater, il faut une clé à insérer sur le panneau de commande du conteneur. Reste à savoir où se trouve cette clé. On ne saurait pas dire s'il s'agit d'une clé spécifique ou si c'est quelque chose de générique. La technologie des anciens reste encore un mystère pour nous, et nous ne voulons pas provoquer une catastrophe. Je doute que la Fédération possède la clé.
Donc à moins que tu ne la trouves par toi-même, nous ne tenterons pas d'ouvrir ce conteneur. Et je pense que c'est la meilleure chose à faire. Prends soin de toi, fils, et ne va pas faire de conneries. Et s'il te plaît, ne vole plus rien à la Fédération. Un conteneur mystérieux ça nous suffit déjà assez.
Je te tiens au courant si nous en apprenons plus."
Hmm, au final, ce conteneur restera mystérieux tant qu'on ne l'ouvrira pas. Je ferai attention si je me rends dans des ruines des anciens à bien ouvrir l'œil. En attendant, je décide de voir si Tania est en ligne sur notre canal de conversation. Je me y connecte et c'est le cas.
Tania est devant son ordi en train de bosser. Sa caméra est branchée. Elle est toujours aussi belle mon Evarienne de sœur. Depuis la dernière qu'on s'est vu, on est resté en contact via l'extranet. Quand j'ai un peu de temps, je me branche pour la regarder, et parfois l'appeler si elle n'est pas comme maintenant totalement absorbée par ce qu'elle fait.
Au moment où je vais me déconnecter, je la vois relever la tête et se caresser les seins au dessus de son teeshirt. Oh ma petite sœur qui a décidé de prendre une pause plaisir sous mes yeux. Elle les caresse d'un main en passant de l'un à l'autre. Je vois ses tétons durcir à travers son teeshirt. Je sens ma queue gonfler en la regardant faire.Et voilà qu'elle passe en dessous du tissu. Elle le soulève pour le laisser au dessus de ses seins. Avec cette matière en élasthanne,ça tire sur sa peau et font remonter ces tétons. Elle commence son manège que j'adore regarder. Elle prend ses seins à pleine main,les caresse par en dessous, les presse, pour finir par pincer fort les bouts. Je sors mon chibre pour me branler doucement. J'appuie sur le bouton pour rejoindre la conversation.
— Tu bosses dur Tania à ce que je vois.
— Hummm oui mon Jack…très dur,c'est le cas de le dire. Et toi, tu as repris tes activités manuelles ?
— Oh oui ma petite coquine , en te regardant, ma queue a eu besoin de prendre l'air car elle n'avait plus assez de place.
— Montre la moi plus près mon Jack.
— Ouvre la bouche ma salope, je vais te la donner.
Elle se rapproche de l'écran et ouvre grand la bouche. Le gland est au même niveau et touche presque l'écran.
— J'ai envie de toi, prends ton jouet connecter et mets le dans ta chatte déjà très humide je suis sûr.
— Oh ouii ça fait longtemps qu'on n'a pas joué!
Elle sort un gode de couleur bleue. Elle appuie sur le fond pour le mettre en marche et se l'enfonce sur coup.
— Humm.
Je prends le mien de jouet, une vaginette bleu turquoise comme le sien. Je crache dans ma main, enduit ma bite de ma salive et je la mets dans le tube. Je l'allume. Ça vibre doucement sur ma queue.
— T'es prête à te faire démonter ma petite chienne ?
— Oui j'en ai trop envie, je te sens vibrer déjà !
Je bouge la vaginette sur ma queue, comme si je commençais à la baiser. Et c'est plus ou moins le cas chaque mouvement que je fait se répercute sur le jouet de Tania.
—Ahh Jack…c'est comme si tu étais en moi…Plus fort!
J'augmente les vibrations d'abord. Tania gémit de plus en plus. L'entendre me fait durcir encore plus. Elle se pince un sein. Elle m'excite et j'augmente la cadence avec le jouet sur ma queue. Entre la vision de Tania complètement offerte sur son siège, les jambes ouvertes, le jouet entre les cuisses et son majeur gauche sur le clito alors que la main droite est toujours sur un seinen train de le malaxer, les vibrations du tube sur ma queue, les mouvements avec le jouet qui se répercutent dans Tania qui en réclame plus, je n'en peux plus.
— Je vais jouir ma salope de sœurette…Mhmmm.
— Ouiii moi aussi mon frère adoré,je vais jouiiiiir…Ahhhhh.
Je gicle dans la vaginette, ma queue est recouverte de mon sperme. Je vois la chatte de Tania trempée. Elle retire le jouet recouvert de sa mouille.
— C'était bon Jack tu sais. C'était une bonne idée ce jouet connecté quand tu n'es pas là physiquement pour me faire jouir.
— Oh oui Tania, c'était très très excitant.
— Je vais te laisser,j'ai encore du travail devants moi.
— Sa marche a la prochaine ma belle.
On coupe tous les deux notre connexion à ce canal de communication. Je fais un peu de rangement après toutes ces émotions.
Après tout ça, je décide d'aller faire un tour au bar du Phénix. Vu l'heure, ça doit être ouvert. Je sors de ma chambre et je prends le couloir pour aller au bar. Une fois arrivé, je constate qu'il y a une bonne ambiance. Tout le monde est là. Le colonel et Isala sont à une table en train de parler. Lilith est assise sur le canapé d'un box à regarder un holo. Séraphie boit un verre avec Iroka à une table. Le Bleu, lui, tente de jouer aux fléchettes, mais comme la cible a un brouilleur de module de visée, il met les fléchettes à côté. Et Aelana est tranquillement au comptoir en train de nettoyer des verres. Je m'installe, elle me lance un sourire presque maternelle.
— Je vous sers quelque chose, capitaine ? J'ai refait les stocks et on a tout un tas d'alcool, qu'il soit terrien ou non.
— Une bière. Eh bien, c'est animé, je ne m'attendais pas à voir le colonel et le bleu ici.
— Eh bien, je peux leur servir des consommations aussi. On a différentes huiles nutritives pour robots, ainsi que des cours jus.
— Des cours jus ?
— Oui, ça se présente sous la forme de petites pastilles que le robot colle sur lui, et cela lui envoie un cours jus qui donne les mêmes effets qu'un shot de vodka.
— Quoi ? Tu veux dire que je pourrais me bourrer la gueule avec le colonel et qu'il roulerait sous la table s'il en prend trop ?
— En effet, oui, et cela est très prisé par les droïdes qui ont une conscience comme eux.
C'est vrai qu'avec le temps, je n'ai jamais vraiment fait attention, mais le colonel et le bleu sont plus que de simples robots ou droïdes. Ils ont une conscience et une personnalité propre, même si c'était sous mon impulsion à l'époque. Maintenant, ils ne sont pas si différents de n'importe qui d'autre ici, sauf qu'ils sont synthétiques et nous organiques. Une chance que les IA pleinement conscientes ne soient pas interdites, sinon ces deux-là auraient fini à la casse.
— Eh bien, on n'arrête pas le progrès.
— En effet, oui.
— Mais dis-moi, ça te va de bosser sur un vaisseau comme le Phénix ? Je veux dire, ce n'est pas l'extase non plus. Tu n'as pas un rêve ou un objectif ?
— Ce vaisseau m'apporte tout ce dont j'ai besoin : les voyages dans l'espace et tenir un bar. Mais tu devrais peut-être aller voir Lilith.
Elle me donne deux bières, avec un grand sourire. Lilith est toujours assise dans le box à regarder un holo. Je décide de prendre les deux bières et de la rejoindre. En m'approchant, je constate qu'elle regarde une course de vaisseau. Elle a l'air complètement absorbée par la course. Je m'assois à côté d'elle et lui donne l'une des deux bières.
— Tu regardes quoi ?
— Une rediffusion de la grande course de la nébuleuse d'Argos.
— Connais pas.
— Quoi, tu ne connais pas ? C'est une grande course organisée tous les dix ans par les dirigeants du secteur Argos. Elle est super dangereuse, mais les récompenses si tu gagnes sont fabuleuses. Ceux qui la gagnent deviennent des légendes.
— Et tu voudrais y participer ?
—J'aimerais bien, mais je n'ai pas de vaisseau. Surtout que parmi les récompenses, il y a du galactrine cristallisé...
— Attends, attends, attends. Tu as bien dit du galactrine cristallisé, genre le truc qui pourrait nous permettre de générer du carburant pendant les cinquante prochaines années ?
Pour info, le galactrine est un gaz qui sert de carburant pour les vaisseaux, c'est ce qui, entre autres, nous permet de voyager dans l'espace. Et le galactrine cristallisé est si rare qu'il vaudrait au bas mot cent millions de crédits.
— Oui, c'est ça. Il y a aussi un canon antimatière de classe militaire et un générateur de bouclier de classe oméga.
— On va participer, qu'est-ce qu'il faut faire ?
— Eh bien, l'inscription coûte dix mille crédits, et il faut gagner trois courses pour participer à la finale. Tu veux vraiment le faire ? Je veux dire, y participer, c'est mon rêve, mais je pensais pas que tu voudrais utiliser le Phénix.
— Ehehehehehehehehehehehehehehehehehehe, ce vaisseau est imbattable.
Je suis pris d'un rire presque diabolique que je ne parviens pas à arrêter. J'ai des étoiles dans les yeux. Les récompenses pour cette course sont fabuleuses, et il est hors de question que cela nous passe sous le nez. Alors que je ris toujours, tout le monde nous regarde, et le colonel s'approche.
— Euh, il va bien ?
— Première fois, hein. Ça lui arrive quand ce qu'il pense avoir à la clé en vaut largement le coup. La dernière fois, un Voraxien l'a mis au défi de traverser une éruption solaire. Et on l'a fait. Ce jour-là, on a gagné cent mille crédits, et le bleu et moi, on est resté désactivés pendant deux semaines à cause des effets secondaires de l'éruption. C'est pour ça cette fois ?
— La grande course de la nébuleuse d'Argos.
— Oh bordel, on a tout fait pour le lui cacher jusqu'à maintenant.
— Je comprends pourquoi.
Mon rire a résonné encore longtemps dans le bar ce soir-là
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