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Couverture de Patrice mon frère, par zooph34
Couverture de Patrice mon frère, par zooph34
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Patrice mon frère — Chapitre 5

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zooph34
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Patrice mon frère

Chapitre 5

La surprise
 
Je vais voir dans la chambre de maman, je tombe sur Joelle et maman tête-bêche en train de se donner du plaisir, j'enlève mes fringues et monte sur le lit, il est hors de question que je ne participe pas.
 
–Et moi qui ai laissé une copine pour venir rejoindre ma maman pensant qu'elle avait besoin de moi !!
–Une charmante personne s'est proposée pour me tenir compagnie, tu vois que tout ce passe bien entre nous, mais tu peux rester mon amour, on ne sera pas trop de deux pour satisfaire cette bête de sexe.
–Avec plaisir maman chérie.
 
Je me jette sur Joelle, nos lèvres se soudent quelques secondes avant qu'elle ne se détache.
 
–Dis donc, ces lèvres ont le goût d'une chatte baveuse, je connais ?
–Non, une amie de l'ENAC, nous venons de passer un petit moment ensemble chez elle.
–Elle est belle ?
–Très belle et très jolie, mais ça m'étonnerais que tu ne fasses pas sa connaissance bientôt.
–J'espère.
 
Sa bouche revient sur la mienne, j'ai un grand plaisir à retrouver sa peau si douce, je découvre son goût, la douceur de ses lèvres intimes, la texture de son sexe. Ma langue a exploré intégralement son sexe, elle est passée de son anus à son périnée, vagin, urètre, petites lèvres et son clitoris. Je voulais tout connaitre de ce nouveau domaine que je vais explorer maintenant assez souvent chez d'autres femmes, je le sais. Avec maman, nous la faisons jouir deux fois de suite, mais il faut dîner, je vais tout préparer en laissant maman et Joelle s'expliquer dans le lit. Une fois le repas expédié, maman retient Joelle, elle a été notre proie pendant une grande partie de la nuit, nous ne l'avons laissé dormir que vers trois heures du matin. Au réveil, elle a eu un peu de mal, surtout que maman s'est jeté sur son sexe en lui présentant le sien. Joelle nous a quitté vers huit heures trente pour aller ouvrir la société, elle doit assurer, maman ne travaille pas aujourd'hui. Après une douche commune non crapuleuse, nous nous habillons pour nous rendre au rendez-vous du notaire à dix heures. J'enfile une jupe très courte, je n'aime pas m'habiller long, un corsage à peine opaque sur mes seins et rien d'autre, je vois que maman n'a rien mis sous sa robe mi-cuisse. Nous arrivons chez le notaire à dix heures pile place Wilson.
 
A notre entrée dans la salle d'attente du notaire, nous voyons une superbe femme dans la quarantaine qui semble attendre, elle est assise sur un fauteuil et est accompagnée de deux garçons beaux comme des Dieux qui l'encadrent. Ils sont la copie conforme l'un de l'autre, certainement des jumeaux homozygotes, j'ai un coup au cœur en regardant celui assis à la droite de la femme, lui aussi me regarde fixement, pourquoi celui-là et pas l'autre, ils sont identiques. La femme nous regarde en nous voyant entrer, elle semble surprise de voir quelqu'un entrer, mais ses yeux ne quittent pas maman d'une seconde, ils sont comme hypnotisés par elle. Cette femme ressemble à maman, même silhouette, même allure, même visage ovale très joli, c'est forcément la femme de mon père, il aimait les belles femmes le salop, nous allons vers elle, maman lui tend la main. Elle se lève, elle est à peine plus petite que moi, habillée avec une robe près du corps très courte dévoilant de superbes jambes.
 
–Bonjour, je suis Capucine l'ex-femme de Julien et voici Margot, ma fille unique et aussi la sienne.
 
Elle ouvre de grands yeux en me regardant, elle nous fixe l'une après l'autre, elle semble ne rien comprendre à la situation, être complètement déboussolée, elle se tourne vers les deux beaux gosses interrogative, ils semblent aussi surpris qu'elle, ils me regardent, elle regarde maman.
 
–Bonjour, vous avez été mariée avec Julien ?
–Oui, et je suis la mère de sa fille.
–Je suis Charlotte sa veuve, je vous présente mes deux fils, Patrice et Philippe, mes jumeaux, les fils de Julien.
 
Le ciel me tombe sur la tête, ces deux garçons sont les enfants de mon père, donc mes frères, mais ce qui me frappe le plus, c'est qu'ils sont incontestablement de mon âge, voire même un peu plus vieux. Maman est blême, elle les regarde sans vraiment comprendre, Charlotte nous regarde, son regard en dit long sur son incompréhension. Les garçons eux aussi sont étonnés de nous voir, ils semblent aussi surpris que moi d'apprendre qu'ils ont une sœur. Ils se regardent, on voit qu'ils n'ont pas besoin de parler pour se comprendre, ils se lèvent et viennent vers moi, l'un d'eux se penche sur moi pour me faire deux bises, je suis tellement interloquée par ce que je viens d'apprendre que je ne réagis même pas, l'autre l'imite. Le premier pose ses mains sur mes épaules, il me regarde, son regard est doux et très affectueux.
 
–Je suis Patrice, lui, c'est Philippe, je peux te dire que c'est une énorme surprise pour nous d'apprendre que nous avons une sœur, nous n'avons jamais entendu parler de vous deux. Mais tu ne peux pas savoir à quel point nous sommes heureux de découvrir que nous avons une sœur si jolie. 
–Je ne sais pas si je peux dire la même chose, comme tu dis, c'est une énorme surprise, moi non plus je ne connaissais pas votre existence, je ne savais même pas que mon père avait divorcé de maman et s'était remarié, quel âge avez-vous tous les deux ?
–Vingt-deux ans, nous sommes nés le vingt-six janvier mille neuf cent quatre-vingt-un à l'hôpital La Grave de Toulouse, un lundi à dix heures pour Philippe et dix heures dix pour moi, et toi.
–Vingt-deux ans, je suis née le deux février mille neuf cent quatre-vingt-un à l'hôpital La Grave de Toulouse, un lundi à dix heures et demi, comme vous.
 
Ils se regardent, ils semblent abasourdis par ce qu'ils viennent d'apprendre, comme moi d'ailleurs, mon salopard de père a eu trois enfants avec deux femmes différentes à une semaine d'intervalle, en plus, ils naissent dans le même hôpital et apparemment personne ne le savait avant aujourd'hui. Il nous l'avait caché pendant vingt-deux ans, il avait une double vie, il faut dire qu'avec son travail de directeur commercial dans une grosse société d'informatique, il était absent au moins trois jours par semaine, et même souvent le week-end sous prétexte de travail ou de salon informatique, il les faisait tous. En fait, il rejoignait sa seconde femme, jusqu'à ce que Charlotte quitte la métropole et aille à Nouméa pour son travail. Il a fallu qu'il choisisse, et il a choisi ses garçons, je devais être trop chiante pour lui, ou alors, il a choisi ses futures sorties de pêche en mer avec ses fils, il adorait pêcher. Maman se tourne vers Charlotte.
 
–Je ne savais pas que Julien avait deux fils, il ne m'en a jamais parlé, que ce soit quand nous nous sommes quittés ni même quand il m'a demandé les documents du divorce.
–Moi non plus, je ne savais pas qu'il avait une fille, il m'avait simplement dit qu'il avait eu une courte relation avant notre rencontre quand nous sommes parti à Nouméa.
–Une courte relation qui a duré depuis mars mille neuf cent soixante-dix-neuf, à juillet mille neuf cent quatre-vingt-onze.
–Juste l'année où nous nous sommes rencontrés jusqu'à notre départ pour Nouméa, vous vous êtes mariés quand ?
–Le dix-huit janvier mille neuf cent quatre-vingt, au Capitole et à St Sernin, je venais d'avoir dix-huit ans.
–Et vous avez divorcé quand ?
–Il y a un peu plus de deux ans, officiellement le quatre janvier deux mille un.
–Sept mois avant notre mariage, je n'en ai jamais rien su, nous vivions en union libre, ce n'est que quand il a su qu'il était condamné par son cancer qu'il a décidé de se marier avec moi pour officialiser notre union.
–Il ne m'a même pas dit pourquoi il voulait ces documents, je comprends mieux son impatience quand j'ai eu un problème de document.
–Je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
–Ce n'est pas de votre faute, vous n'y êtes pour rien.
 
C'est le moment que choisi le notaire pour nous faire entrer dans son bureau. Nous nous installons sur des fauteuils en cuir, il y en a cinq autour du bureau, lui était au courant de tout. Ils sont très confortables, certainement pour faire mieux passer les mauvaises nouvelles qu'il doit annoncer de temps en temps à ses clients. Patrice vient se mettre à ma droite, Philippe à ma gauche, ils me sourient, ils ont vraiment l'air d'être heureux d'avoir une sœur, moi, je ne sais pas encore si je suis heureuse ou pas. J'ai toujours souffert d'être fille unique, j'aurais bien aimé partager mes jeux, mes joies et mes peines, mais pour l'instant, je suis indifférente bien que je sois assez fière d'être assise entre ces deux beaux gosses qui sont mes frères. Les deux mères sont côte à côte, elles n'arrêtent pas de se regarder, j'ai peur que ça se termine mal. Le notaire nous regarde, il insiste un peu sur les deux beaux gosses et moi, son regard est bizarre, je sais que c'était un très bon ami de mon père, il était forcément au courant de ses affaires de cul, ils se voyaient souvent, ils allaient pêcher ensemble. Son visage ne m'est pas inconnu, nous nous sommes rencontrés avec mon père quand j'étais petite. Il ouvre lentement le document avec une attitude un peu solennelle, ses gestes sont étudiés, il nous regarde d'un air un peu condescendant, il commence à me gonfler celui-là, ce mec se la joue, il veut faire durer le suspense, je déteste ça, pour qui se prend-il ce con, Patrice se penche à mon oreille et me murmure. 
 
–Il se la pète grave le petit notaire avec son stylo Dupont en laque de Chine assis derrière son bureau Louis XV.
 
Je suis sur le point d'éclater de rire, il me donne un petit coup de coude en souriant en même temps que Philippe, d'un seul coup, je suis heureuse d'avoir des frères, ils ont l'air sympas, en tout cas, ils pensent la même chose que moi. Le notaire nous lit le testament, il n'y a rien de spécial, nous savions tous qu'il n'était pas riche, comme ils sont mariés sous le régime de la communauté, ses avoir devait être partagés en deux. En fait, il donne le quart réservataire à sa femme et divise le reste en deux, qu'il arrondi à quarante pour cent pour moi. Il laisse juste sa maison de Nouméa et sa voiture de collection. Je suis un peu étonné qu'il n'y ait rien pour ses deux fils, à moins qu'il ait compensé autrement. Charlotte est usufruitière de l'ensemble, seulement, elle doit me donner une compensation des quarante pour cent de la valeur totale, il n'y a rien d'autre. Je vois que Charlotte a blêmi, elle me regarde, elle semble paniquée, je réalise qu'elle n'a peut-être pas les moyens pour compenser quarante pour cent de la valeur de la maison et de la voiture et être obligé de vendre quelque chose, voire la maison, je la regarde.
 
–Vous pouvez le faire ?
–Faire quoi ?
–Me donner la compensation.
–Non, il va falloir vendre la maison, j'espère que vous n'êtes pas pressée, ça va être long, elle est très grande, elle vient d'être évaluée pour la succession à quatre cent dix mille euros, et la Sixteen à cent quinze mille euros, cinq cent vingt-cinq mille euros au total. Je n'ai pas les moyens de vous donner quarante pour cent de cette somme pour la compensation et je n'ai pas la possibilité de les emprunter, il faut que je vende la maison.
–Connaissant les goûts de mon père en automobile, une Sixteen, c'est bien une Cadillac seize cylindres en V des années trente n'est-ce pas ?
–Oui, de mille neuf cent trente-quatre exactement en version cabriolet deux portes, le roadster, il l'avait acheté à une personne qui voulait se débarrasser des voitures que son père avait rassemblées sans vraiment en connaitre leur valeur. On peut tout de même monter à six dedans, vous connaissez bien les voitures apparemment.
–Juste les ricaines, il m'a filé le virus, même à dix ans.
–Je vois.
–Bon, soyons clairs vous me devez deux cent dix mille euros si j'ai bien calculé, c'est vrai que ça ne se trouve pas dans une pochette surprise. Maman possède un appartement de famille de trois cent soixante mètres carrés dans le centre de Toulouse dans lequel je vis, j'y suis très bien et je pense que j'y resterai. Je possède déjà une voiture, une ricaine, je ne pense pas avoir besoin d'une autre maison et d'une voiture de collection, surtout si vielle et si chère, la mienne est déjà plus vielle que moi. Vous n'avez pas les moyens de me donner cette somme, sauf à vendre la maison ce qui risque de prendre beaucoup de temps, et vous obliger à déménager pour aller vivre ailleurs, j'ai bien résumé la situation ?
–Malheureusement oui.
–Et bien faisons autrement.
 
Je n'ai pas du tout envie d'hériter d'un salopard qui m'a laissé tomber il y a douze ans, ce n'est pas avec ce fric qu'il va se racheter. Je sais que ce n'est que mon orgueil qui me dicte ma conduite, mais je suis comme ça, j'ai ma fierté, on ne m'achète pas. Je me tourne vers le notaire qui suit la discussion avec un grand intérêt, il doit déjà imaginer ce qu'il va toucher sur la vente d'une maison de quatre cent dix mille euros.
 
–Maître, notez que je renonce à mon héritage, faites qu'il revienne entièrement à la femme de mon père, cela lui évitera de vendre la maison et lui permettra de rester chez elle.
 
Il me regarde complètement espanté.
 
–Vous êtes sure mademoiselle, cette décision est irrévocable, vous réalisez que vous donnez deux cent dix mille euros à madame, vous vous privez d'une somme colossale, réfléchissez bien, pesez le pour et le contre.
–Mais vous me prenez pour une demeurée ma parole, je sais ce que je fais, je sais compter et surtout, je ne vous demande pas votre avis !! Ce que je fais de mon argent ne regarde que moi !! Je sais ce que je fais malgré mon jeune âge contrairement à ce que vous semblez penser, faites ce que je vous dit, et sans discuter !!
 
Sa remarque m'a énervée, j'ai moi-même annoncé la somme, je sais de quoi je parle tout de même. Le notaire me regarde un peu étonné et surtout vexé par mon ton un peu condescendant je l'avoue, il n'avait pas à m'énerver, il est sur le point de répliquer, mais se ravise. Charlotte me regarde avec de grands yeux, elle semble médusée par ce que ce qu'elle vient d'entendre, ses yeux sont interrogateurs, elle doit se demander si je suis parfaitement saine d'esprit. Maman aussi me regarde, mais elle, elle me sourit, je sais qu'elle comprend pourquoi je fais ça. Patrice et Philippe se penchent sur moi et me font une bise très sonore sur la joue qu'ils peuvent atteindre. Je les adore, ils réagissent comme je l'aurais fait, je leur prend chacun une main pour les porter à mes lèvres et les embrasser. Ça y est, je les aime, ce sont mes frères, mes deux magnifiques frères, maintenant, je suis contente de ne plus être fille unique. Le notaire semble un peu déconcerté, il me regarde bizarrement, peut-être un peu déçu, je pense qu'il connaissait déjà le contenu du testament et qu'il avait échafaudé des plans sur la comète avec la vente de la maison. Mais il note toutes les modifications de la succession et appelle sa secrétaire pour tout mettre au propre, un long silence s'installe, Patrice pose une nouvelle fois ses lèvres sur ma joue, imité par son frère quelques secondes plus tard, les mères se regardent. Heureusement, la secrétaire est très rapide et revient au bout de cinq minutes avec les nouveaux documents qu'il nous fait lire. Une fois tout lu, je signe le document ainsi que Charlotte, quand tout est réglé, nous le quittons, Charlotte insiste pour payer seule les frais de notaire, ça lui semble normal. Une fois dehors, Patrice me prend dans ses bras et couvre mon visage de baiser, je me laisse faire avec plaisir collée à son corps d'athlète. Je me sens très bien dans ses bras solides, l'aime beaucoup qu'il me serre comme ça contre lui, je l'enlace pour me blottir encore plus contre son corps. J'aime le contact d'un homme, particulièrement le sien, j'ai un long frisson de plaisir, j'espère qu'il le ressent.
 
–Merci Margot, merci ma petite sœur chérie, merci pour maman, je suis très heureux et surtout très fier d'avoir une sœur comme toi.
–C'est normal, que veux-tu que je fasse, que je prive ta mère de sa maison pour un peu de fric, ce n'est pas mon genre. Je préfère savoir que Charlotte est bien chez elle, ce n'est pas de sa faute si mon père était un salop. En plus, c'est sa maison et la vôtre, pas la mienne, je ne l'ai jamais vu, je ne sais même pas comment elle est foutue. Je ne veux pas l'obliger de quitter sa maison pour la vendre et aller vivre ailleurs, je me considèrerais comme une salope de faire ça.
–C'est deux cent dix mille euros tout de même.
–Oui, et alors ?
–Simplement, ce n'est pas banal.
–Je regrette simplement de ne pas rouler dans la Cadillac V seize de mille neuf cent trente-quatre, ça doit être fabuleux.
–Pas tant que ça, elle n'est pas si confortable que ça tu peux me croire, les sièges sont géniaux, mais l'amortissement est des années trente, un peu dur. Par contre, on n'entend pas le moteur, juste un petit ronronnement, une merveille.
–Tu as roulé dedans ?
–Oui, très souvent même, il adorait la sortir, sous prétexte de la faire rouler pour qu'elle ne s'abime pas, mais je crois que c'était surtout pour la faire voir, je réalise qu'il était un peu frimeur. Je l'ai même conduite plusieurs fois avec Philippe, c'est assez spécial.
–Il gérait une société à Nouméa, c'est ça ?
–Oui, il en était le gérant, c'est une petite société avec cinq employés.
–Il avait des parts dans la société ?
–En fait non, c'est maman qui en est la propriétaire officiellement, il y a cinq ans, papa a racheté son ancienne boîte en faillite au nom de maman pour le francs pacifique symbolique à condition de garder les trois personnes qui y travaillaient, ce qu'il a fait. Il l'a remontée en diversifiant les activités, c'est maintenant une super boîte qui ne vaut pas chère mais qui rapporte beaucoup, il a même doublé l'effectif en embauchant trois employés de plus. Sa secrétaire venait même tous les matins à la maison au début et à l'hôpital jusqu'à la fin pour recevoir ses ordres, il l'a dirigé jusqu'au bout. C'était peut-être un salop avec les femmes, mais un sacré dirigeant, maman cherche un successeur à papa. Elle a pensé à moi, mais j'ai refusé, je dois te dire que je m'en fout, je n'ai pas envie de travailler dans cette boîte, ce n'est pas le genre de boulot que je veux faire, je veux travailler dans l'aéronautique.
–Et Philippe ?
–Il retourne en Kanaky comme disent les indépendantistes, il a déjà un boulot dans une autre boîte à Goro.
–Donc, ta mère pourra garder la Sixteen.
–Je crois bien, surtout qu'elle l'adore. 
–Parfait.
 
Charlotte vient me prendre dans ses bras et m'embrasser, des larmes coulent sur ses joues, elle me serre très fort contre son corps ferme, j'en frissonne là aussi de plaisir, je me blotti dans ses bras, je suis de plus en plus sensible au contact du corps d'une belle femme.
 
–Merci Margot, jamais je n'oublierai ton geste, je n'aurais jamais cru un tel geste possible, tu me sauve la vie, j'aurais été obligé de vendre la maison pour compenser sa valeur. Nous vivions bien à Nouméa, mais nous n'avons jamais été riche, nous dépensions ce que nous gagnions, il disait qu'il fallait vivre le moment, l'avenir n'existe pas, il avait en partie raison, en tout cas pour lui.
–C'est normal Charlotte, je me fous de cet argent, et je dois vous dire que je n'aurais pas aimé hériter d'un homme qui m'a laissé tomber quand j'avais dix ans et qui a menti à ses deux femmes et ses enfants toute sa vie. En plus, je foutrais votre vie en l'air pour quelques euros, même deux cent dix mille, non, pas mon style.
–Je ne savais pas que Julien avait une fille et une femme, je l'aimais comme une folle, il pouvait tout me demander, mais je ne sais pas si je l'aurais accepté qu'il abandonne sa fille.
–C'est peut-être pour ça qu'il ne vous a rien dit.
–Je pense, je suis complètement abasourdie par ce que je viens d'apprendre. 
–C'était moi ou les jumeaux.
–Oui, c'est vrai, je réalise que j'ai vécu vingt-quatre ans avec un homme qui m'a toujours menti, je comprends ta réaction, merci encore ma chérie.
 
Elle m'embrasse de nouveau en me serrant contre elle, j'adore sentir ses lèvres sur mes joues et son corps contre le mien.
 
–Elle est comment cette maison ?
–Très grande, plus de trois cent mètre carrés de plein pied avec une immense piscine et un cours de tennis. C'est nous qui l'avons dessiné avec l'accord d'un architecte qui a validé les plans. Elle est vraiment spacieuse, ton père aimais ce qui était grand.
–Et les grosses voitures.
–Je te promets de te prêter la Sixteen si tu viens nous voir.
–Je ne sais pas si j'oserai la conduire, elle a une très grande valeur et doit être assez difficile à conduire.
–Il est vrai que le passage des vitesses n'est pas des plus aisé, j'ai renoncé à la conduire.
–C'est bien ce que je pensais.
–Il avait aussi une Pontiac Trans Am de mille neuf cent soixante-seize T-Top, mais il l'a mise à mon nom il y a quatre ans.
–Maman m'a donné sa Camaro Z vingt-huit de mille neuf cent soixante-seize T-Top, c'est la même voiture à quelques détails de carrosserie près. 
–Je sais, avec lui, tu connaissais toutes les ricaines, il était fan de ces voitures. 
–Je pense qu'il a acheté la Pontiac parce qu'il n'a pas pu emmener la Camaro à Nouméa.
–Je le pense aussi.
–Que faites-vous maintenant, vous avez un point de chute ?
–Non, ce n'est pas la priorité, nous allons d'abord déjeuner, tu es naturellement invitée avec ta maman, indique moi un très bon restaurant, je ne les connais plus, je veux remanger de la bonne cuisine locale.
–Un cassoulet ou des magrets, ça va de soi, il fait un peu chaud pour ça, mais ici, ce sont les plats régionaux vous le savez. 
–Bien sûr, un vrai cassoulet, ça me manque, allons-y.
–Ok, allons Chez Emile, vous devez connaître, ça existe depuis des décennies, c'est juste à côté, place St Georges, au bout de la rue St Antoine du T., on va passer devant chez nous.
–Oui, nous y allions de temps en temps.
–Francis Ferrier n'est plus aux commandes, mais le cassoulet est toujours aussi extraordinaire.
 
Charlotte va vers maman, elles se parlent un peu, elles se sourient, le courant à l'air de passer entre elles, elles nous précèdent bras dessus bras dessous en discutant. Personnellement, je suis prise en charge par mes frères qui m'ont pris chacun un bras et s'amuse à me faire décoller du sol en rigolant et en posant leurs lèvres sur mes joues. Ma jupe s'envole et doit dévoiler mes fesses à ceux qui nous suivent quand je retombe sur le sol, il faut dire qu'ils doivent faire pas loin d'un mètre quatre-vingt-cinq, je me sens un peu petite avec mon mètre soixante-dix-sept. Nous arrivons Chez Emile, nous montons à l'étage, maman et Charlotte sont devant, je peux voir les fesses de maman et celles de Charlotte enveloppées dans un tanga très échancré. Je suis derrière Philippe, mais devant Patrice, il doit avoir une belle vue sur mes fesses nues, j'en ressens un frisson dans tout le corps, ce mec me trouble, j'ai un drôle de ressenti à son contact. Une fois assis, je vois que le spectacle lui a plu, il a un petit sourire en coin, il se penche à mon oreille.
 
–Magnifiques tes fesse, j'adore les filles sans complexe comme toi et les fesses rondes et hautes comme les tiennes, même si elles appartiennent à ma sœur, elles manquent juste d'un peu de bronzage.
–Ça sera fait cet été au Cap d'Agde, j'y vais pour la première fois avec une copine de l'ENAC.
–Le Cap d'Agde, le fameux cap où on s'envoie en l'air ?
–Exactement, et où je compte bien m'envoyer en l'air, les vacances sont faites pour ça, et en plus j'adore ça m'envoyer en l'air.
–J'aimerais bien y faire un tour moi aussi.
 
Nous rigolons, je suis bien avec mes frères, je réalise que ce qui aurait pu passer pour une mauvaise nouvelle se transforme en une très bonne surprise, ces deux garçons sont adorables, j'ai envie d'en profiter un peu avant qu'ils ne retournent à Nouméa. Tout le monde apprécie le repas, vers quatorze heures, nous sortons du restaurant, Charlotte veut un peu se promener dans Toulouse, revoir quelques monuments de la ville. Maman se propose comme guide, elle est passionnée par l'histoire cette la ville qu'elle connait par cœur, nous partons pour une visite guidée de St Sernin qu'elle n'avait pas vu depuis la dérestauration de Viollet-le-Duc, les Jacobins, son cloitre et son palmier, le Capitole, pour finir au Florida devant une boisson fraîche. Le courant est bien passé entre nos mères, elles s'enlacent et se tutoient, on dirait deux vieilles copines.
 
–Dis donc Charlotte, tu loge où cette nuit ? 
–Je ne sais pas encore, je vais bien trouver un hôtel dans le coin, j'ai vu un Mercure pas loin du restaurant, je ne repart d'ici que lundi matin, j'ai mon retour pour Nouméa à seize heures de Roissy, cette ville me manque, j'y ai vécu jusqu'à mes trente ans, je suis née à Nouméa, mais je suis arrivée ici à douze ans, elle fait partie de ma vie d'adolescence et de jeune femme, j'aimerais me promener entre ses murs plutôt que de m'ennuyer à attendre seule mon vol de retour à Paris.
–Ton vol de retour seule, tu ne voyage pas avec tes fils ? 
–Non, Patrice et Philippe vivent à Pech David, ils sont sur le campus de Rangueil depuis trois ans. Excusez-nous, nous ne vous l'avions pas dit, Patrice est en troisième année de Sup Aéro, Philippe à L'Insa, ils terminent cette année.
–Pourquoi cette différence, il faut deux ans de plus pour Sup Aéro.
–Philippe a été malade en mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, ça a duré presque deux ans, il n'a pas pu faire prépa.
–Et en plus ils vivent à Toulouse sans que nous le sachions !!
–Je sais, je ne comprends plus rien au comportement de Julien, il aurait pu te contacter.
–Et j'aurais accueilli ses fils avec joie, ce sont les frère de Margot tout de même !
–Maintenant j'en suis sure.
–N'en parlons plus, je connais un très bon hôtel beaucoup moins cher que le Mercure pas loin d'ici, tu veux l'adresse ?
–Bien sûr.
–C'est neuf rue St Antoine du T., tu demandes Capucine, c'est la patronne.
 
Elle regarde maman qui lui sourit.
 
–Il est évident que tu restes chez moi, tu ne vas pas payer une chambre d'hôtel alors que j'ai trois chambres inoccupées que peuvent aussi occuper tes fils.
–Chez toi, évidemment, j'aurais dû m'y attendre, telle mère, telle fille.
 
Charlotte se penche sur maman pour lui faire une bise sonore sur la joue, je trouve qu'elle s'attarde un peu sur sa joue, mais que ça n'a pas l'air de gêner maman outre mesure. Elle semble très heureuse de la tournure des événements, elle nous regarde toutes les deux.
 
–Je ne pensais vraiment pas tomber sur deux personnes comme vous ce matin en atterrissant à Blagnac, en fait, je ne devais rencontrer personne, juste un notaire et revoir mes fils. Je me demandais bien pourquoi il fallait que je sois à Toulouse pour la lecture du testament, ça aurait très bien pu se faire à Nouméa. Mais surprise, une femme arrive avec une ravissante jeune fille, la fille de mon mari avec une autre femme, première surprise pas très agréable. On doit partager l'héritage de Julien, je pensais être la seule, mais je dois lui donner quarante pour cent de la valeur, ce que je ne peux pas faire, sauf à vendre la maison, seconde surprise très désagréable. Quand sa fille se rend compte que je ne peux pas payer sans vendre la maison, elle renonce à son héritage pour ne pas me gêner alors que je suis la source de son malheur quand elle était enfant, troisième surprise très agréable celle-là. Je n'en croyais pas mes oreilles, je me demandais si elle n'était pas sous l'emprise de substances illicites, pour parler vulgairement, j'en suis tombé sur le cul.
–Que tu as très beau d'ailleurs ma chère Charlotte, bien haut, bien rond, et semble-t-il assez ferme, très appétissant. Il attire tous les regards et je pense aussi les mains. J'insiste, tu as un cul magnifique, comme je les aime.
–Capucine !!!
–Je peux tout de même apprécier un beau cul de femme quand j'en vois un, et le tien est très beau, donc, je te dis que tu as un beau cul et que j'aime les beaux culs. Je n'ai pas la langue de bois, je dis ce que je pense, comme ma fille, tu as dû t'en rendre compte avec le notaire. Entre nous, vu comme tu es habillée, tu aimes le montrer ton beau cul, ne me dis pas le contraire, je ne te croirais pas. Et tu as raison, quand on a quelque chose de beau, il faut le montrer. Allez, allons commander des pizzas pour ce soir, je vous promets autre chose de plus élaboré pour demain, mais aujourd'hui, je n'ai pas le temps. 
 
Nous commandons les pizzas pour vingt heures trente, nous voulons prendre un apéritif et discuter un peu avant de manger, nous avons quelques émotions à digérer. Je laisse maman et Charlotte monter devant, je fais exprès de passer devant mes frères, il y a quatre-vingt-dix marches à monter, ils auront le temps d'apprécier mon cul. Patrice retient Philippe qui veut passer devant moi, je vois qu'ils ne quittent pas mes fesses du regard, j'accentue un peu leur déhanché, je veux les faire baver d'envie. Ils voient les lèvres de mon sexe entre mes cuisses, c'est sûr, ils doivent donc savoir que je suis excitée, je sens de l'humidité sur mes lèvres, ça doit briller un peu. Moi je vois le haut des cuisses et la moitié des très belles fesses de Charlotte et maman sous leurs robes, beaucoup moins cachées par le tanga de Charlotte qui s'est glissé entre ses fesses. Arrivés en haut de l'escalier, Philippe me murmure à l'oreille.
 
–Tu as un cul magnifique, je ne suis pas fana des culs de femmes, mais le tien est très beau petite sœur.
–C'est bien dommage que je sois ta sœur, j'aurais bien aimé que vous me sautiez dessus tous les deux, j'aime les beaux gosses comme vous, en plus, le même en double, ce serait génial.
 
Ils me regardent tous les deux, ils ne savent pas ce qu'il faut comprendre, je les regarde l'un après l'autre en gonflant la poitrine, Patrice ne quitte pas des yeux les deux chapiteaux que font mes deux bonnets B bien excités sous mon corsage bien tendu, Philippe semble beaucoup moins intéressé. 
 
–Ils vous plaisent bien les seins de votre petite sœur, beaucoup même, surtout qu'elle ne les cache pas trop, elle aime les montrer. Ils ne sont pas très gros, mais bien fait, ils rempliraient bien votre main, vous aimeriez pas les caresser, faire glisser vos mains sur leur peau douce ?
 
Ils palissent, ils se regardent complètement déboussolés, il doivent se demander sur quelle folle ils sont tombés. Je viens vers eux pour les enlacer et les serrer contre moi. Je veux qu'ils sentent mes seins contre leur torse, mes cuisses contre les leurs, je veux leur donner envie de moi, je veux leur donner envie de me baiser et de m'enculer.
 
–Vous êtes mes frères, mais simplement qu'à moitié, cette moitié que je considère nulle et non avenue, je ne considère valable que l'autre moitié de votre personne. Et puis j'ai envie de vous mes chéris, de vos sexes, je n'ai pas encore fait l'amour aujourd'hui, je n'ai pas joui, je suis en manque, j'ai besoin de faire exulter mon corps tous les jours, voire plusieurs fois par jour, vous ne voulez pas m'aider ?
 
Philippe me regarde d'une manière bizarre, Patrice passe un bras sur mes épaules, il me regarde intensément.
 
–Margot, tu n'es pas sérieuse ?
–Tu n'aimerais pas faire l'amour à une fille comme moi si tu la rencontrez dans une soirée, moi, j'aimerais faire l'amour à un mec comme toi.
–Bien sûr que oui, tu es canon, comment pourrais-je ne pas avoir envie d'une superbe fille comme toi ?
–Alors qu'est-ce qui vous retient.
–Mais tu es notre sœur, ce serait un inceste Margot, un inceste !!
–Et ça vous fait peur ?
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Christine.Bihanic
13 septembre 2024 à 19:14
Très bien écrit

,Verrons nous des orgies familiales entre les enfants et leurs deux mères ? Très excitant en tous cas?
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ercb
20 août 2023 à 18:45
Superbe histoire, mais a mon goût les avances de Margot un peu trop rapide. C'est vrai ausdi que c'est dans l'attitude ce celle-ci.
Vivement la suite
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Photo de profil de Ced67220
Ced67220
19 août 2023 à 14:40
Top excitant bravo
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Photo de profil de OlivX
OlivX
19 août 2023 à 10:39
Comme on l'avait imaginé, le père avait donc une double vie, 2 familles qui ne se connaissaient pas, et des enfants qui sont nés à une semaine d'intervalle...
Il y a eu de suite une connection qui s'est établi entre les demis frères et sœur dès la rencontre chez le notaire et plus particulièrement avec Patrice.
Soyez respectueux
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