Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mektoub — Chapitre 2 · Erreur Agréable
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mektoub
Chapitre 2 · Erreur Agréable
La maison dans le noir me parait sinistre. Trop tranquille, trop calme et les traces de la soirée restent gravées dans ma caboche. Sylvain est dans sa chambre, je l'entends qui marche, faisant craquer légèrement le plancher. Puis son pas, ou plus exactement le bruit de sa marche dans le couloir, pour se rendre au petit coin surement, tout me résonne dans le ciboulot. Je tourne, retourne dans mon grand lit, lui aussi trop vide en cet instant. Cette femme, Camille, elle a dérangé mes belles certitudes, bousculé mes sens en sommeil depuis trop longtemps. Ma fuite, parce que c'en était une, me fait me morfondre dans une solitude qui me tord les tripes.
Comment trouver le repos avec de pareilles idées qui courent sous ma tignasse ? Finalement je me redresse, m'assois sur ma couche, avant de poser les pieds au sol. Que faire ? Une douche peut me remettre d'aplomb ? Une idée farfelue a bientôt cinq heures du matin ? Mais c'est l'unique solution qui me monte à l'esprit là, tout de suite. Je me coule dans le couloir et rejoins la salle de bain. Je quitte ma nuisette et me faufile sous le jet d'abord froid qui petit à petit se réchauffe. Je suis bien, ou mieux serait plus vrai. J'y demeure un bon moment et me sèche sans hâte.
Direction ma chambre, sans prendre le temps de me rhabiller, il n'y a de toute façon, que quelques pas à faire dans le corridor. Ceux-ci se font sans lumière. Pas tout à fait. Sous la porte de la chambre d'ami, un rai qui filtre m'indique que Sylvain ne pionce pas, lui non plus. Je pénètre dans mon espace de nuit, m'allonge sur le pieu et mes idées sombres sont immédiatement de retour. Ce lit… sur lequel Pierrick et moi avons vécu tant de folies, il est désespérément vide de lui. Bon sang, comme ça me ronge en cette fin de nuit très particulière. Apparemment, je ne suis pas l'unique insomniaque de la maison. Tout proche de moi, j'entends Sylvain qui remue.
Je tente sans trop de succès de me plonger dans un repos que mes muscles réclament pourtant. Je somnole et des visions de ces choses passées refont surface derrière mon front. Entre rêve et réalité, est-ce moi qui crie, qui gémis, ou est-ce juste dans ma tête ? Difficile de faire le distinguo entre ce qui est et ce qui se songe en cet instant. Pourtant, mon bras secoué légèrement a l'air de sentir vraiment une chaleur réelle. Puis ces doigts qui jouent sur mon front, sont-ils aussi le fruit de mon subconscient ému par le déroulé d'une soirée quasi ratée ? Bizarre tout de même ce sursaut qui me fait ouvrir les quinquets.
Ce fantôme au-dessus de mon visage ! Je suis toujours engluée dans ma rêvasserie glauque ou cette sensation de douceur est-elle plus vraie que je ne le crois ? Je sursaute du coup et bégaie véritablement.
— Mais… mais…
— Ne crains rien Fabienne, c'est juste moi… ça fait une heure que je t'entends crier, pleurer, t'énerver. Tu n'es pas malade au moins ?
— Sylvain… qu'est-ce que tu fiches dans ma chambre… ?
— Tu m'as fait peur. Tu hurles comme si on te faisait du mal, je suis venu voir ce qui t'arrive. Tu as besoin de quelque chose ?
— Hein… mais…
— Ne crains rien Fabienne, c'est juste moi… ça fait une heure que je t'entends crier, pleurer, t'énerver. Tu n'es pas malade au moins ?
— Sylvain… qu'est-ce que tu fiches dans ma chambre… ?
— Tu m'as fait peur. Tu hurles comme si on te faisait du mal, je suis venu voir ce qui t'arrive. Tu as besoin de quelque chose ?
— Hein… mais…
Je bredouille et il s'assoit sur le bord de mon lit. Il a toujours sa main sur mon front. Elle glisse vers ma joue.
— Tu es bouillante ! Tu as de la fièvre, bon sang, tu ne vas pas tomber malade au moins ?
— Quoi ? Je ne sais pas… je ne comprends rien.
— C'est notre escapade nocturne qui t'a retourné le cerveau ? Je suis désolé.
— Non ! Non ! Je suis… j'ai seulement du mal pour m'endormir après avoir un peu trop bu.
— Ouais ? De toute façon, c'est seulement de toi que tu as peur, n'est-ce pas ? Parce que ce soir avec Camille, tu avais envie, je l'aurais juré. Mais ta foutue éducation te gâche la vie et tu n'oses pas. La peur du « quand-dira-t-on », comme toujours. Ces fichus ragots des gens censés être des amis, ceux qui se mêlent de tout, de rien de nous… et puis tu en deviens ta propre ennemie. Mais merde à la fin, oublie un peu tes sacro-saints principes à la con… laisse-toi vivre et tu t'en porteras mieux.
— Je te rappelle que nous avons été élevés par les mêmes parents et que tu as donc reçu une éducation similaire à la mienne.
— Je m'en suis affranchi depuis pas mal de temps. Mais tu as raison ! Elle a déjà et surement mené à la faillite nos mariages respectifs… notre trop grande rigidité nous a fait rater le coche. Il te manque tant que ça ton Pierrick ?
— Parce que Sabine tu l'as totalement occulté de ton existence, toi ?
— Non ! Mais je sais faire mieux semblant que toi, enfin… je le pense.
— Oui ? Et ce couple-là, Bertrand et Camille, tu m'en veux pour cette occasion manquée, une fois encore ?
— Bien sûr que non ! Je me sens bien avec toi, je t'aime moi. Et peut-être pas de la bonne manière.
— Parce qu'il en existe beaucoup de façons de s'aimer entre frère et sœur ? Moi je n'en connais qu'une.
— Je ne vais pas revenir sur ma vision moins étriquée de ce que nous sommes. D'abord une femme et moi un mec. Et tu t'es bien rendu compte aussi que tu ne laissais pas grand monde de marbre autour de toi quand tu étais… à poil !
— Oh ! Vous les mecs, une chienne en porte-jarretelle vous ferait lever la queue, j'en suis convaincue.
— Pff ! Ce que tu peux être vieux jeu ! Bon Dieu… tu es bandante, surement plus que la femme de Bertrand. Tu es calmée maintenant ?
— Hein ?
— J'ai un peu froid. Alors si tu veux que nous continuions cette discussion, fais-moi un peu de place, sous ta couette.
— Quoi ? Tu veux te mettre au lit près de moi ?
— Et alors ? Combien de fois avons-nous couché ensemble avant… et t'ai-je une seule fois fait un truc pas correct ?
— Non, mais nous ne sommes plus des gosses. Nous avons grandi mon bonhomme !
— Ben… ça change quoi, en fait ? Je suis près de toi et puis…
— Quoi ? Je ne sais pas… je ne comprends rien.
— C'est notre escapade nocturne qui t'a retourné le cerveau ? Je suis désolé.
— Non ! Non ! Je suis… j'ai seulement du mal pour m'endormir après avoir un peu trop bu.
— Ouais ? De toute façon, c'est seulement de toi que tu as peur, n'est-ce pas ? Parce que ce soir avec Camille, tu avais envie, je l'aurais juré. Mais ta foutue éducation te gâche la vie et tu n'oses pas. La peur du « quand-dira-t-on », comme toujours. Ces fichus ragots des gens censés être des amis, ceux qui se mêlent de tout, de rien de nous… et puis tu en deviens ta propre ennemie. Mais merde à la fin, oublie un peu tes sacro-saints principes à la con… laisse-toi vivre et tu t'en porteras mieux.
— Je te rappelle que nous avons été élevés par les mêmes parents et que tu as donc reçu une éducation similaire à la mienne.
— Je m'en suis affranchi depuis pas mal de temps. Mais tu as raison ! Elle a déjà et surement mené à la faillite nos mariages respectifs… notre trop grande rigidité nous a fait rater le coche. Il te manque tant que ça ton Pierrick ?
— Parce que Sabine tu l'as totalement occulté de ton existence, toi ?
— Non ! Mais je sais faire mieux semblant que toi, enfin… je le pense.
— Oui ? Et ce couple-là, Bertrand et Camille, tu m'en veux pour cette occasion manquée, une fois encore ?
— Bien sûr que non ! Je me sens bien avec toi, je t'aime moi. Et peut-être pas de la bonne manière.
— Parce qu'il en existe beaucoup de façons de s'aimer entre frère et sœur ? Moi je n'en connais qu'une.
— Je ne vais pas revenir sur ma vision moins étriquée de ce que nous sommes. D'abord une femme et moi un mec. Et tu t'es bien rendu compte aussi que tu ne laissais pas grand monde de marbre autour de toi quand tu étais… à poil !
— Oh ! Vous les mecs, une chienne en porte-jarretelle vous ferait lever la queue, j'en suis convaincue.
— Pff ! Ce que tu peux être vieux jeu ! Bon Dieu… tu es bandante, surement plus que la femme de Bertrand. Tu es calmée maintenant ?
— Hein ?
— J'ai un peu froid. Alors si tu veux que nous continuions cette discussion, fais-moi un peu de place, sous ta couette.
— Quoi ? Tu veux te mettre au lit près de moi ?
— Et alors ? Combien de fois avons-nous couché ensemble avant… et t'ai-je une seule fois fait un truc pas correct ?
— Non, mais nous ne sommes plus des gosses. Nous avons grandi mon bonhomme !
— Ben… ça change quoi, en fait ? Je suis près de toi et puis…
D'autorité, il a ouvert le drap du côté qu'il occupe. Et il se colle sous la couette à quelque cinquante centimètres de moi, sans pour autant me toucher. Sensation très spéciale de sentir un homme qui se tient allongé tout près dans mon lit. Ça n'est plus jamais arrivé depuis… ma séparation d'avec mon ex-mari. Sylvain dans l'obscurité me parle.
— Ça va ? Tu es bien ? Je ne prends pas trop de place ? Combien d'hommes sont-ils venus se coucher à cet endroit-là, depuis… ?
— Et toi ? Combien de « Camille » ont fait un bref passage dans ta chambre ?
— Aucune… je t'assure, pas une seule. Je peux te prendre la main ?
—… ? La main ?
— Ben oui. Je ne suis pas certain que ce soit bien moi qui te rassure. L'inverse peut aussi s'avérer exact !
— Tu as peur, toi ?
— Peur ? Non ! C'est bien autre chose, mais je ne vais pas te faire un dessin.
— Quoi ? Pas pour moi tout de même ?
— Ben… j'ai des images dans la cervelle et forcément ça m'excite quelque part.
— Bon ! Si on dormait quelques heures… je suis crevée, et j'ai besoin de sommeil…
— Dommage alors ! Il parait que ça calme de faire…
— Arrête, tu n'es pas raisonnable et surtout pas sympa.
— Pas sympa ? Comment ça pas sympa ?
— Tu attises un feu qui a tendance à s'éveiller depuis que tu m'as embarquée dans cette folie de sortie en boite.
— Tu veux dire que tu as envie ?
— Oui… mais tu es mon frère ! Et rien n'est possible, c'est tout.
— C'est toi qui décides… mais je ne peux que déplorer ton refus de vivre une fin de nuit… agréable.
— Chut… laisse-moi dormir maintenant ! Bonne nuit frangin !
— Et pas un bisou pour ton frère ? Mon Dieu… tu es…
— Et toi ? Combien de « Camille » ont fait un bref passage dans ta chambre ?
— Aucune… je t'assure, pas une seule. Je peux te prendre la main ?
—… ? La main ?
— Ben oui. Je ne suis pas certain que ce soit bien moi qui te rassure. L'inverse peut aussi s'avérer exact !
— Tu as peur, toi ?
— Peur ? Non ! C'est bien autre chose, mais je ne vais pas te faire un dessin.
— Quoi ? Pas pour moi tout de même ?
— Ben… j'ai des images dans la cervelle et forcément ça m'excite quelque part.
— Bon ! Si on dormait quelques heures… je suis crevée, et j'ai besoin de sommeil…
— Dommage alors ! Il parait que ça calme de faire…
— Arrête, tu n'es pas raisonnable et surtout pas sympa.
— Pas sympa ? Comment ça pas sympa ?
— Tu attises un feu qui a tendance à s'éveiller depuis que tu m'as embarquée dans cette folie de sortie en boite.
— Tu veux dire que tu as envie ?
— Oui… mais tu es mon frère ! Et rien n'est possible, c'est tout.
— C'est toi qui décides… mais je ne peux que déplorer ton refus de vivre une fin de nuit… agréable.
— Chut… laisse-moi dormir maintenant ! Bonne nuit frangin !
— Et pas un bisou pour ton frère ? Mon Dieu… tu es…
Bon ! J'ai compris. Il ne va pas me lâcher tant que je ne lui aurai pas fait une bistouille sur la joue. Je tourne donc le visage de manière à amener mes lèvres contre sa face proche. Il le sent surement. Seulement ce petit con lui aussi détourne sa bouille, et il réussit le tour de force de vautrer sa bouche sur la mienne. J'ai une sorte de sursaut, mais il prend un malin plaisir à faire flirter sa langue avec mes lippes. Et d'un coup, c'est comme un grand coup de cœur. Je cède à cette pulsion inattendue. C'est vraiment moi qui le laisse me rouler une pelle ? Oui… et j'en éprouve une chaleur incroyable partout en moi. Je sombre dans la fin de nuit… à cet élan spontané qui m'envoute pour de bon.
Une vertigineuse descente aux enfers qui d'un coup m'enveloppe et m'envoie des tas de signaux sexuels qui font de mon corps un immense brasier. Je ne sais pas expliquer cette frénésie qui s'empare de moi. Je tremble d'une envie incroyable. Il n'y a plus de frère là tout près, juste un homme et mon impérieux désir. J'ai beau essayer de me raisonner, de me dire que c'est impossible, que c'est mal, je persiste pourtant et lui ne fait rien pour me repousser. De toute manière Sylvain a provoqué chez moi ces réactions qui font de moi, une sorte de chienne en chaleur.
Mes mains partent à l'abordage de ce corps mâle qui est depuis longtemps en état de fonctionner, pour la partie cul évidemment. Et j'écarte éhontément les cuisses, livrant mon sexe à ce frère qui n'en demande pas plus. Entre baisers et caresses, je me déchaine. Il vient d'ouvrir les vannes et je ne peux qu'évacuer le trop-plein d'envie qui me colle au ventre et à la peau. Plus aucune hésitation de la part de ma bouche pour aller visiter des endroits dont je suis privée depuis mon divorce. Mes doigts aussi s'encanaillent sur la trique qui ne désenfle pas.
La jonction de celle-ci et de mes lippes se fait alors que le museau de Sylvain traine déjà dans cette fourche que je garde largement écartelée. Et c'est l'apocalypse. Je suis remuée de l'intérieur, submergée, secouée par ces contacts simultanés entre bouche et sexe dans un soixante-neuf dingue. Tout me ramène à bien des années auparavant. Aux temps heureux, ceux d'un ménage qui l'était tout autant. Je ne cherche plus à me dérober, je ne suis plus qu'une boule d'envie, qu'une salope en rut. Une femme qui veut, qui va faire l'amour. Peu importe le partenaire, j'ai dépassé le point du non-retour, plus capable de discerner le bien du mal.
Mon esprit est en mode « baise ». J'ai besoin d'aller au bout, au fond de cette partie qui se joue là, dans mon lit. Alors, je branle, aspire, caresse l'unique tige dont je dispose. Elle est en érection maximale et entre mes cuisses, le visage de mon jumeau ne se prive pas non plus d'explorer les bas-fonds, endroit qui nous différencie. Ce retour aux choses du sexe, parce qu'à n'en pas douter, il s'agit d'un renouveau, se fait avec une fureur de vivre qui me dépasse largement. Il me faut être prise pour revivre pleinement. Et au bout de longues minutes d'attouchements linguaux en tout genre, c'est chose faite.
Tout d'abord, j'ai le souffle coupé par cette entrée en moi qui se fait pourtant en douceur. La délicatesse mise dans chacun des mouvements des hanches de l'homme qui me possède devient bénédiction. Dès que son sexe est en totalité enfoncé dans mon vagin, il stoppe tous ses mouvements et sa bouche revient pour de petits baisers qui me rendent folle. Et c'est moi du coup qui réclame que les va-et-vient se mettent en place.
— Oh… ne t'arrête pas, c'est trop bon ! Baise-moi, baise-moi, je t'en supplie. C'est… oh ! Oui… oui !
—…
—…
Le seul écho qui répond à ma supplique résonne dans son souffle. Il se creuse et les mouvements se font plus précis. Bon sang, je délire et suis si bien. Je m'agrippe à tout ce que mes ongles peuvent attraper. Le drap, mais aussi ce dos qui dans la position du « missionnaire » est accessible et je plante mes serres dans les chairs. Il reste imperturbable et je roule sous lui dans des contorsions inimaginables. Lentement, surement également, mon corps ne fait plus qu'un avec celui de Sylvain. Mais ne sont-ils pas deux morceaux d'un seul désunis seulement par un accouchement lointain ? Toutes ces pensées imbéciles se mélangent dans une jouissance qui me fait quitter pour un long moment la terre ferme.
Il est désormais allongé à mes côtés et ses doigts s'évertuent à me lisser les joues, à en dessiner les contours dans le noir de la chambre. Il ne dit pas un mot, et je redescends lentement de mon nuage de félicité. Sylvain fait couler ses phalanges vers ma poitrine que ma respiration fait monter et descendre à un rythme plus « normal ». Je ne refuse pas une pelle et participe activement surtout à celle-ci. Mes seins ensuite font partie des élans de tendresse de l'homme à qui je viens de me donner. J'enfonce ma bouille dans le creux de son épaule, lui laissant le champ libre. Et il ne se prive pas de repartir en exploration.
Je suis muette et mes sens exacerbés reçoivent l'hommage de l'homme avec une certaine fierté. Celle d'avoir osé et de me sentir de nouveau femme. Il passe un temps infini à jouer avec les ailes de ma chatte. Ses doigts s'affairent à me rendre disponible et ils y parviennent avec cette fois les émotions plus calmes de la chose défendue. Je refuse un tête à queue, seulement pour ressentir toutes les sensations que procure sa langue sur mon sexe, sans avoir à les partager avec une fellation mal faite. Non ! Je préfère que les choses soient séparées. Et il n'insiste pas. Il sait, il comprend sans que nous n'ayons à briser le charme par une parole ou un mot.
Il réussit, sans trop de difficulté avouons-le, à me remettre les sens en attentes et pour la première fois depuis bien longtemps, je refais des gestes, des mouvements que j'ai perdus de vue. Dès qu'il en a terminé avec ses léchouilles, je m'invite à gouter à sa queue. Je plonge donc mon visage vers le dard qui ne débande pas. Et bon sang, je redécouvre avec une pointe d'envie le bonheur de tailler une pipe. Tige longue, fine au gland qui se décalotte à la première sollicitation et j'en éprouve un certain bonheur d'avoir cette chose raide et chaude en bouche. Je m'applique de la langue, jouant de mes doigts aussi sur la base de la queue.
Puis je lèche posément la hampe sur toute sa longueur alors que la patte refermée sur le gland je serre celui-là dans ma paume humide. Mes lèvres ne s'arrêtent pas à la limite du sac de peau qui contient les couilles. Non. Je persévère et aspire l'une après l'autre les petites boules et lui couché sur le dos râle de plus en plus fort. Agenouillé sur son flanc gauche pour officier, il rabat ses mains sur ma chevelure, semblant vouloir désormais guider mes gestes. Ce n'est pas pour me déplaire. Et s'il en garde une, de pogne sur ma caboche, l'autre part en excursion sur un de mes seins. Il en étire le téton, le presse sans violence entre pouce et index.
L'irritation qui s'ensuit ne fait qu'accentuer mon envie et la flèche de feu qui me perce le ventre me brule intensément. Je ne tiens plus vraiment et j'abandonne le vit pour en profiter d'une tout autre manière. Sereinement, j'enjambe le corps de mon frère et je me frotte la vulve sur sa bite. Elle coulisse et glisse sur les grandes lèvres, ce qui m'excite de plus en plus fort. Il ne tente rien, se contente de me laisser faire. Ce sont bien ses deux mains en conques sur ma poitrine qui marque la cadence. Je me sens lentement emportée vers un orgasme sans pénétration. C'est violent, c'est bon et je crie, soupire, hurle. Un déchainement provoqué par le frottement de nos sexes l'un sur l'autre. Mon Dieu… combien de fois avant ai-je aimé cela ?
Je refais avec Sylvain, des ballets qui me procurent un énorme plaisir. Jamais je n'aurais cru possible de jouir de la sorte avec ce frère qui ne se fait pas prier. Les câlins, les baisers sont des moments passionnés et je ne compte plus le nombre de fois où je sens en moi sa bite qui demeure d'une raideur impressionnante. Il me fait l'amour avec amour. Et j'en oublie les liens du sang qui nous unissent. Nous ne sommes plus qu'un homme et une femme, deux amants qui se donnent l'un à l'autre. C'est donc repue et totalement rassasiée, que je m'écroule en fin de bataille, la frimousse sur son torse, pour un sommeil bienvenu.
La lumière du jour éclaire faiblement la chambre. Je suis toujours couchée près de Sylvain et dès que mes paupières sont entrouvertes, j'appréhende déjà les dégâts causés par ma bêtise. Mon Dieu… je me suis lâchée totalement. Que va-t-il penser de moi ? C'est dingue. J'ai presque honte de ma faiblesse. Il dort paisiblement sur les draps, totalement découvert. Il est diablement bien foutu. Tout ressurgit là dans ma caboche et ça déborde. Comment ai-je pu me laisser aller à ce genre de submersion ? Sur le dos, j'ai au niveau des yeux, sa poitrine qui monte et descend dans une bienheureuse respiration. Je me redresse sans trop bouger, de peur de l'éveiller. Sur son ventre, le buisson sombre sous lequel repose la petite chose fripée qui cette nuit… m'a donné un réel plaisir.
Hypnotisée par le sexe qui ne bouge pas, je reste les quinquets rivés sur cette masse flasque et molle. Comment un si petit truc peut-il prendre un volume tel que celui qui m'a fait frissonner et plus encore ? Je suis là, figée devant cette queue au repos et zut alors. Je suis attirée par elle. Mon frère a su me ramener vers des moments tendres, que j'ai perdus de vue depuis des années. Réveil terrible que je n'arrive pas à juguler ce matin ? Merde ! Je ne vais tout de même pas devenir accroc de mon propre frangin ! Le visage de l'homme à mes côtés semble impassible. Dort-il vraiment ou fait-il semblant ?
Ma main tremble en avançant vers la joue de Sylvain. Et ma voix n'est pas très assurée quand doucettement je lui demande :
— Tu dors encore ? Sylvain ? Tu dors ?
—… hein ? Ah, c'est toi Fabienne… il fait jour ?
— Ben oui… il est dix heures du matin.
— Ah ! Tu as bien dormi ? Moi je me suis écroulé comme une masse.
— Euh… oui ! Nous avons fait une sacrée connerie !
— Une quoi ? Allons ne me dis pas que tu n'as pas apprécié. Et puis, je ne t'ai visiblement pas forcée. Tu étais d'accord et je crois bien que pour finir c'est toi qui en as redemandé…
— Oui… mais qu'est-ce qui va se passer maintenant ? On ne peut pas continuer comme ça.
— Pourquoi pas ? Nous sommes adultes et nous savons ce que nous faisons. J'ai adoré te faire l'amour et…
— Attends… oh ! Tu es terrible tout de même. Pas moyen d'avoir une vraie discussion avec toi…
— Ben… c'en est une aussi de conversation, enfin, je crois. Regarde-moi l'effet que tu me fais. J'ai envie de… recommencer ! Pas toi…
— Pff… ! C'est fou… ça ! Tu es toujours comme ça, le matin ?
— Il faut dire que la femme qui est à mes côtés a de quoi affoler mes sens. J'ai envie de toi Fabienne… mais c'est toi qui décides.
— Salaud ! Comme ça la faute m'en revient si…
— Faute ? Quelle faute bon sang ! Tu es une femme, je suis un mec et qui plus est, un homme qui bande pour toi. Alors… nous en profitons ou pas ?
—…
—… hein ? Ah, c'est toi Fabienne… il fait jour ?
— Ben oui… il est dix heures du matin.
— Ah ! Tu as bien dormi ? Moi je me suis écroulé comme une masse.
— Euh… oui ! Nous avons fait une sacrée connerie !
— Une quoi ? Allons ne me dis pas que tu n'as pas apprécié. Et puis, je ne t'ai visiblement pas forcée. Tu étais d'accord et je crois bien que pour finir c'est toi qui en as redemandé…
— Oui… mais qu'est-ce qui va se passer maintenant ? On ne peut pas continuer comme ça.
— Pourquoi pas ? Nous sommes adultes et nous savons ce que nous faisons. J'ai adoré te faire l'amour et…
— Attends… oh ! Tu es terrible tout de même. Pas moyen d'avoir une vraie discussion avec toi…
— Ben… c'en est une aussi de conversation, enfin, je crois. Regarde-moi l'effet que tu me fais. J'ai envie de… recommencer ! Pas toi…
— Pff… ! C'est fou… ça ! Tu es toujours comme ça, le matin ?
— Il faut dire que la femme qui est à mes côtés a de quoi affoler mes sens. J'ai envie de toi Fabienne… mais c'est toi qui décides.
— Salaud ! Comme ça la faute m'en revient si…
— Faute ? Quelle faute bon sang ! Tu es une femme, je suis un mec et qui plus est, un homme qui bande pour toi. Alors… nous en profitons ou pas ?
—…
Il n'y a plus de paroles, juste des actes et nos pattes parlent pour nous. Nos lèvres sans un mot se montrent tellement loquaces. Et nous c'est bis repetita… J'ai droit à une seconde tournée, une mise en jambe qui me fait hurler, tant elle m'envoie d'ondes positives et il est quatorze heures lorsque nous utilisons ensemble la salle de bains, que depuis un certain temps nous partageons individuellement. Sous la pomme dégoulinante de flotte, nous en croquons encore dans de trop délicieux baisers. Il me passe l'éponge dans le dos, s'attardant sur les endroits qui viennent de servir. Puis c'est à mon tour de nettoyer un outillage pas tout à fait hors d'usage. Il s'en faut de bien peu pour que je ne cède une fois de plus.
La faim nous oblige pourtant à écourter nos jeux qui risquent de virer au sexe à chaque instant. Je redécouvre l'euphorie d'une situation amoureuse, parce qu'à n'en pas douter, je le suis véritablement. Mais pour lui, qu'en est-il pour de bon ? Pas simple de parler d'amour avec son propre frère et je m'en aperçois en préparant un déjeuner tardif. Je ne sais pas par quel bout aborder le problème. Je fais du coup l'autruche et les heures nous filent entre les pattes. Soirée télé au salon ou papouilles, chatouilles sont des préludes à ce qui logiquement en découle. Je me donne à lui, il me prend sans contrainte et le monde continue de tourner sans se préoccuper de mes petits soucis de femme.
— oOo —
Ça fait seize mois que Sylvain vit chez moi. Avec moi je dois dire, puisque nous formons un couple. En fait, sans que personne ne se doute de rien, nous avons une vie « maritale » tout à fait classique. Il est doux, tendre comme le serait un mari. Et puis, lors de mon divorce, j'ai donc repris mon nom de jeune fille. Ce qui laisse à penser à ceux que nous côtoyons que puisque nous portons le même patronyme, nous sommes mari et femme. Du moins pour ceux qui n'ont pas vécu l'épisode Pierrick-Sabine. Je dois dire que tout se déroule bien. Je ne suis plus seule, lui non plus et nos échanges sont certainement plus resserrés que chez des individus étrangers l'un à l'autre au départ.
En clair, les mois passés à se partager le même ventre avant notre naissance nous soudent autant que le sexe que nous pratiquons journellement. Avec un réel bonheur et un plaisir indéfinissable, je dois l'avouer. Sylvain se montre un homme attentif à tous égards et mon existence est un paradis. J'adore sa façon de voir l'avenir et nous nous connaissons tellement mieux que bien des couples. C'est un peu comme si chacun de nous devinait les désirs, les besoins de l'autre. Aucune scène de ménage entre nous, une continuité de jours tranquilles et pleins d'un amour si réel. Je suis aux anges.
Nous discutons de tout, en toute franchise, en toute transparence. Pas de tabou ou de plan pourri, juste un grand élan l'un envers l'autre. Je me souviens d'une phrase dite au cours d'une partie de jambes en l'air de sa part et ce soir, il s'extasie :
— Oh ! Ma Fabienne… tu les as laissé repousser. C'est juste… fabuleux. Je t'adore, tu le sais.
— Oui… tu vois que malgré tout j'entends ce que tu me dis… tu n'aimes pas que je sois rasée et bien te voilà comblé.
— C'est vrai… pour moi les femmes velues ont quelque chose d'enivrant, d'excitant. Au fait, tu te souviens de ce couple rencontré le fameux soir où… nous nous sommes fait plaisir ?
— Tu me parles de ce type… Bertrand et sa femme Camille si mes souvenirs sont exacts ?
— Ouais… c'est ça ! Et bien figure-toi qu'au boulot, je l'ai revu lui, pas plus tard qu'hier matin.
— Ah ! Et alors ? Il t'a reconnu ? Vous vous êtes parlé ?
— Oui… il est toujours avec sa femme et il serait heureux que nous nous revoyions tous les quatre. Il parait que tu as laissé un sacré souvenir à sa Camille…
— Tiens donc ! Un souvenir ? Tu en penses quoi donc ?
— De quoi ? Du souvenir ou de les revoir ?
— Des deux peut-être ! C'est vrai que me balader à poil au beau milieu d'une boite ou des tas de mecs bandaient, c'est un vrai souvenir… je ne sais pas si c'est cela, mais je crois qu'elle aussi a réveillé mes sens, là-bas.
— J'ai donc bien fait de t'emmener dans ce club… et puis, tu peux te vanter de m'avoir fait bander moi aussi, donc pourquoi les célibataires ou pas qui t'ont croisé ce soir-là, doivent tous avoir en mémoire ce que j'ai sous les yeux et les pattes tous les jours. Une chance pour moi !
— Mon Dieu… pas un pour relever les autres. Vous ne pensez donc tous qu'avec votre bite ?
— Dis-moi aussi que ça te déplait ! Allons, une rencontre avec ces deux pour un diner, tu ne serais pas d'accord ?
— Pour un diner ? Tu n'as pas un petit quelque chose d'autre derrière le crâne, toi ?
— Ben, ça dépend de ton humeur aussi. Il ne te plait pas Bertrand ? Ou Camille. Parce que, si je me rappelle toute cette soirée, nous avons fui et toi plus particulièrement cette femme qui t'a embrassé sur la piste de danse.
— Vous aviez vu cela aussi ? C'est loin et vague dans ma tête…
— Menteuse ! Je suis persuadé du contraire. Alors… je leur dis quoi à ces amoureux libertins ?
— Tu comptes donc le revoir ?
— J'ai mieux que ça, il m'a donné son numéro de téléphone et m'a assuré de leur plaisir à te revoir.
— Je n'ai pas forcément envie de me lancer dans une grande réception.
— Pas de souci, ils sont tout disposés à nous recevoir, ce qui fait que la corvée de bouffe n'est pas pour toi… à toi de décider.
— Ouais… comme toujours n'est-ce pas ? Et il va se passer quoi si je dis oui ?
— Un bon repas et une rencontre avec des gens sympas, ce n'est pas suffisant à tes yeux ?
— J'ai dans l'idée que tu ou vous avez envisagés quelque chose de moins… terre à terre, je me trompe ?
— Rien de bien défini en tout cas. L'ambiance est pour beaucoup dans ce genre de relation ma chérie…
— Ils sont au courant pour nous deux ?
— Pas plus que ce qu'ils savent depuis notre visite au club… pour eux, nous sommes, monsieur et madame… c'est tout bête.
— Oui… c'est facile pour toi ! Mais moi… je ne sais pas trop si je suis emballée par cette drôle d'idée.
— Je ne suis pas obligé de donner suite, ni une réponse d'abord. Nous avons juste effleuré le sujet, sans plus.
— Ça te ferait plaisir à toi ? Sois franc, hein ?
— Mais je suis cash avec toi Fabienne. Je l'ai toujours été. Tu ne peux rien me reprocher.
— C'est vrai… alors, réponds à ma question !
— Ben… oui ! Je suis certain que casser la routine de notre couple ne peut que nous être bénéfique. Et puis… une belle houppette telle que celle que tu me montres là, ce serait idiot qu'elle ne soit pas vue par d'autres !
— Pff !
— Oui… tu vois que malgré tout j'entends ce que tu me dis… tu n'aimes pas que je sois rasée et bien te voilà comblé.
— C'est vrai… pour moi les femmes velues ont quelque chose d'enivrant, d'excitant. Au fait, tu te souviens de ce couple rencontré le fameux soir où… nous nous sommes fait plaisir ?
— Tu me parles de ce type… Bertrand et sa femme Camille si mes souvenirs sont exacts ?
— Ouais… c'est ça ! Et bien figure-toi qu'au boulot, je l'ai revu lui, pas plus tard qu'hier matin.
— Ah ! Et alors ? Il t'a reconnu ? Vous vous êtes parlé ?
— Oui… il est toujours avec sa femme et il serait heureux que nous nous revoyions tous les quatre. Il parait que tu as laissé un sacré souvenir à sa Camille…
— Tiens donc ! Un souvenir ? Tu en penses quoi donc ?
— De quoi ? Du souvenir ou de les revoir ?
— Des deux peut-être ! C'est vrai que me balader à poil au beau milieu d'une boite ou des tas de mecs bandaient, c'est un vrai souvenir… je ne sais pas si c'est cela, mais je crois qu'elle aussi a réveillé mes sens, là-bas.
— J'ai donc bien fait de t'emmener dans ce club… et puis, tu peux te vanter de m'avoir fait bander moi aussi, donc pourquoi les célibataires ou pas qui t'ont croisé ce soir-là, doivent tous avoir en mémoire ce que j'ai sous les yeux et les pattes tous les jours. Une chance pour moi !
— Mon Dieu… pas un pour relever les autres. Vous ne pensez donc tous qu'avec votre bite ?
— Dis-moi aussi que ça te déplait ! Allons, une rencontre avec ces deux pour un diner, tu ne serais pas d'accord ?
— Pour un diner ? Tu n'as pas un petit quelque chose d'autre derrière le crâne, toi ?
— Ben, ça dépend de ton humeur aussi. Il ne te plait pas Bertrand ? Ou Camille. Parce que, si je me rappelle toute cette soirée, nous avons fui et toi plus particulièrement cette femme qui t'a embrassé sur la piste de danse.
— Vous aviez vu cela aussi ? C'est loin et vague dans ma tête…
— Menteuse ! Je suis persuadé du contraire. Alors… je leur dis quoi à ces amoureux libertins ?
— Tu comptes donc le revoir ?
— J'ai mieux que ça, il m'a donné son numéro de téléphone et m'a assuré de leur plaisir à te revoir.
— Je n'ai pas forcément envie de me lancer dans une grande réception.
— Pas de souci, ils sont tout disposés à nous recevoir, ce qui fait que la corvée de bouffe n'est pas pour toi… à toi de décider.
— Ouais… comme toujours n'est-ce pas ? Et il va se passer quoi si je dis oui ?
— Un bon repas et une rencontre avec des gens sympas, ce n'est pas suffisant à tes yeux ?
— J'ai dans l'idée que tu ou vous avez envisagés quelque chose de moins… terre à terre, je me trompe ?
— Rien de bien défini en tout cas. L'ambiance est pour beaucoup dans ce genre de relation ma chérie…
— Ils sont au courant pour nous deux ?
— Pas plus que ce qu'ils savent depuis notre visite au club… pour eux, nous sommes, monsieur et madame… c'est tout bête.
— Oui… c'est facile pour toi ! Mais moi… je ne sais pas trop si je suis emballée par cette drôle d'idée.
— Je ne suis pas obligé de donner suite, ni une réponse d'abord. Nous avons juste effleuré le sujet, sans plus.
— Ça te ferait plaisir à toi ? Sois franc, hein ?
— Mais je suis cash avec toi Fabienne. Je l'ai toujours été. Tu ne peux rien me reprocher.
— C'est vrai… alors, réponds à ma question !
— Ben… oui ! Je suis certain que casser la routine de notre couple ne peut que nous être bénéfique. Et puis… une belle houppette telle que celle que tu me montres là, ce serait idiot qu'elle ne soit pas vue par d'autres !
— Pff !
Notre petite conversation me met en forme et plus que cela. Donc je profite de mes bonnes dispositions et Sylvain se donne à fond. J'aime sa façon très virile ce soir de me faire l'amour. Il est surement mu par les images qui défilent dans sa cervelle. Bien que celles-ci ne dépassent guère la décence d'un déshabillage et d'une pelle entre femmes. Mais je dois reconnaitre que ces pensées différentes puisque je les ressens de mon point de vue, font mouche. Je me sens emportée par mon désir et il est tellement communicatif. C'est là que je mesure le chemin parcouru depuis que nous nous sommes acoquinés mon frère et moi.
Par contre, il a de la suite dans les idées et lorsque nous marquons une pause dans nos ébats, histoire de reprendre notre souffle, il repose sa question.
— Alors mon cœur ? Je les appelle nos deux amoureux ?
— Là ? Maintenant ? À onze heures du soir ? Tu n'es pas bien dans ta tête ?
— Il n'y a pas d'heure pour se faire du bien…
— Mon Dieu… mais tu es encore plus pervers que je ne le pense…
— C'est oui, ou c'est non ?
— Et si je ne te réponds pas, tu vas me faire quoi ?
— Là ? Maintenant ? À onze heures du soir ? Tu n'es pas bien dans ta tête ?
— Il n'y a pas d'heure pour se faire du bien…
— Mon Dieu… mais tu es encore plus pervers que je ne le pense…
— C'est oui, ou c'est non ?
— Et si je ne te réponds pas, tu vas me faire quoi ?
Il rigole et me regarde stupéfait de cette alternative à laquelle visiblement il ne s'attendait pas. Puis il approche sa bouche de mon oreille et me laisse tomber dans un murmure…
— Si tu ne réponds pas… je te prends par-derrière.
— Quoi ?
— Quoi ?
Je viens de vociférer ce « quoi » avec une sorte de râle violent dans la voix. Je me redresse sur les deux bras, mains bien à plat sur ses épaules.
— T'es pas sérieux là ?
— Tu veux le vérifier ?
— Tu ne peux pas me demander ça… pas ça ! Pas toi !
— Pourquoi ? J'aime aussi cette autre forme de sexe. Et puis ça reste un jeu… mais j'admets qu'il faut une bonne préparation. Et puis qui sait… pour des rencontres futures, ça peut t'aider à oser.
— Comment ça ? Je ne pige pas en quoi me faire sodomiser peut m'aider…
— Ben… réfléchis… avec Bertrand et moi… tous les deux.
—… ? Mais il faut t'enfermer cette fois. Tu es dérangé pour de vrai…
— Allons… tu ne l'as jamais fait ? Pierrick n'était donc pas un adepte ? Il a dû sacrément s'adapter alors, parce que Sabine en raffolait.
— Mais… tu crois vraiment que nous devons avoir ce genre d'échange ?
— Tu veux le vérifier ?
— Tu ne peux pas me demander ça… pas ça ! Pas toi !
— Pourquoi ? J'aime aussi cette autre forme de sexe. Et puis ça reste un jeu… mais j'admets qu'il faut une bonne préparation. Et puis qui sait… pour des rencontres futures, ça peut t'aider à oser.
— Comment ça ? Je ne pige pas en quoi me faire sodomiser peut m'aider…
— Ben… réfléchis… avec Bertrand et moi… tous les deux.
—… ? Mais il faut t'enfermer cette fois. Tu es dérangé pour de vrai…
— Allons… tu ne l'as jamais fait ? Pierrick n'était donc pas un adepte ? Il a dû sacrément s'adapter alors, parce que Sabine en raffolait.
— Mais… tu crois vraiment que nous devons avoir ce genre d'échange ?
Il me sourit de plus belle et ses doigts sur mes fesses jouent dans leur raie. Je lui donne de petits coups de poing sur la poitrine en grinçant des dents.
— Tu es un satyre ma parole…
— Ouais… mais tu y prends gout ! J'aime que tu sois sans tabou, une jolie salope quoi…
— Ouais… mais tu y prends gout ! J'aime que tu sois sans tabou, une jolie salope quoi…
Ses mains quittent brutalement mon derrière et nous nous embrassons. Dans un autre souffle, entre deux pelles il me demande doucement, la voix cassée…
— Tu… tu ne veux pas essayer au moins une fois ?
—… !
—… !
Mince ! J'ai bougrement envie de faire l'amour, mais là, la peur me crispe tous les muscles du corps et l'anus n'en est pas dépourvu. Je me tais, ce qu'il prend pour un accord tacite. Et je le sens qui me pousse à relever mon croupion pour que son corps se faufile sous ma chatte. Puis il me maintient soulevée juste ce qu'il faut pour m'embrasser le minou. Il me lèche à grands coups de langues et c'est si bon que je m'agenouille au-dessus de sa bouille. Cette fois il a accès à l'ensemble de mon sexe et plus encore.
Ce qui fait que le cheminement de sa langue ne s'arrête plus à la longueur de ma fente, elle déborde largement plus bas, remontant jusqu'au cercle niché entre mes deux miches que ses mains écartent plus largement. Bon sang l'effet très bizarre de le sentir d'abord lécher l'anneau, puis tenter une incursion de la pointe de sa baveuse. C'est dingue, je m'assois presque sur sa figure, et remue les hanches pour frotter mon cul sur son museau. J'adore trop ce qu'il me fait. Il le sait, et comprend que je vais céder. Il quitte donc sa position pour m'en faire prendre une bien moins conventionnelle. Et le pire de cette affaire, c'est que je fais tout ce qu'il veut.
Il est descendu sur le sol, au bord du lit, me gardant couchée sur le dos. Ses bras solides m'attirent sur le bord, laissant seulement mes jambes dépasser de la couche. Mes guibolles, mises à l'équerre passent par-dessus ses épaules et ses mains relèvent mes fesses. Il vise juste l'anus et maintenant broute l'endroit avec dévotion. J'en perds toute notion de bienséance. C'est bon, doux, tellement aphrodisiaque. Je ne rue pas dans les brancards quand il pose un index ou un majeur sur la pastille qu'il a largement salivé. La pression est plus insistante, sans pourtant provoquer de douleurs. Petit à petit, il enfonce quelques millimètres de phalange dans le conduit.
C'est lent, mesuré surement. Et je ne m'aperçois de rien, ou ne veux rien savoir de ce baladeur qui s'introduit dans mon cul. Ce n'est que lorsqu'il débute un va-et-vient langoureux avec le visiteur que je me rends totalement compte que je suis belle et bien sodomisée. Par un doigt bien sûr, mais le fait est là. Il est parvenu à ses fins sans que je renâcle. J'y prends également un certain plaisir trouble. En tout cas, il a réussi à me faire franchir un cap dans une acceptation future d'un acte pas évident pour moi.
Ça dure un long moment. L'inquisiteur ressort de la caverne qu'il prospecte et je sens Sylvain qui se redresse. La peur sournoise revient au galop. Lui pose donc gentiment son gland sur le passage exploré et il se penche vers moi.
— Vas-y !
—… ?
— Oh, Fabienne… avance toute seule sur ma queue. Viens t'empaler sur ma bite… si tu en as envie…
— Pourquoi là ?
— Parce que j'aime aussi ton cul ma belle… et que la sexualité peut aussi se jouer de nos craintes… je serai très doux, je te le promets et si vraiment tu souffres, tu pourras me repousser… de tes bras.
— Tu… tu es sûr que tu ne vas pas me déchirer ?
— Le corps est fait pour résister à bien pire que cela… mais je tiens à ce que ce soit toi qui fasses la démarche, tu piges ?
—…
—… ?
— Oh, Fabienne… avance toute seule sur ma queue. Viens t'empaler sur ma bite… si tu en as envie…
— Pourquoi là ?
— Parce que j'aime aussi ton cul ma belle… et que la sexualité peut aussi se jouer de nos craintes… je serai très doux, je te le promets et si vraiment tu souffres, tu pourras me repousser… de tes bras.
— Tu… tu es sûr que tu ne vas pas me déchirer ?
— Le corps est fait pour résister à bien pire que cela… mais je tiens à ce que ce soit toi qui fasses la démarche, tu piges ?
—…
Je remue la croupe pas très rassurée et je sens que le diamètre qui se presse sur mon anus n'a rien de comparable à celui de son majeur. Il pousse et moi j'avance. Les muscles cèdent et un centimètre au moins entre. Je retiens ma respiration, comme si ça peut changer quoi que ce soit. Inexorablement, mon cul est investi par son vit bandé. Je suffoque, mais c'est vrai, que côté douleur, c'est très supportable. Et cette fois, je sens son ventre qui touche mon fessier. Il est donc en totalité en moi ? Je n'éprouve pas une souffrance aussi atroce que celle à laquelle je m'attendais. Bon ! Je ne peux pas dire que c'est agréable au possible, mais… là ! Lui ne bouge plus, restant de longues secondes ancré tout au fond de mon cul. Et la sensation lorsqu'il repart en marche arrière me fait glousser.
Le rythme s'accélère et va croissant. Je m'y fais à cette intrusion. Je ne vais pas dire que j'en jouis, mais par certains côtés, les images qui se frayent un passage dans ma cervelle me font mouiller pour de bon. Ce qui fait qu'au bout de longues minutes de cette pratique hors norme, je dégouline de mouille. Sylvain arrache le préservatif qu'il a enfilé pour la circonstance, et toujours raide comme un piquet, me baise plus prosaïquement cette fois. Il ne me faut qu'une seconde pour grimper aux rideaux et décoller comme une folle.
Un vol plané qui perdure. Et qui dit apesanteur prolongée, dit aussi retour sur terre plus brutal. Là, tout cependant se décline en tendresse, Sylvain étant le plus merveilleux des amants. Ses bisous sont un réconfort. La jouissance me rend quelques fois triste sans raison. Lui met à profit ce laps de temps où je navigue entre rêve et réalité. Sa question est simple, n'appelant bien évidemment qu'une réponse de trois lettres. Un petit oui ou un grand non ! Dans mon brouillard, je perçois bien son insistance et si je réalise que c'est une erreur supplémentaire, je réponds à sa demande.
— Fabienne… alors ? Pour une rencontre entre couples ? Tu es d'accord… ?
— Quoi… tu ne peux pas me laisser reprendre mes esprits ? Tu vas un peu vite en besogne pour mon petit cerveau. Tu ne crois pas que nous nous suffisons ? Pourquoi inviter des inconnus à entrer dans notre cercle intime ?
— Oh ! Pour que tu puisses avoir des points de comparaison, que tu rendes compte que je ne suis pas si mal, après tout.
—… ? Mais ai-je fait un commentaire sur ce que tu me donnes ? Je pourrais de mon côté te demander si je te conviens.
— Le sujet n'est pas celui-là, ma douce… je rêve de te voir baiser avec Camille, surtout depuis vos embrassades sur une piste de danse minuscule. Là il n'y aura que son homme et moi pour vous admirer et je pense que ça faciliterait les choses.
— Quelles choses ? Je ne te suis pas toujours dans tes démarches… qui te dit que ça va me plaire moi de toucher cette nana ?
— Rien. Mais si tu n'essaies jamais, tu ne peux pas le savoir non plus. Alors ? À toi de parler ! Oui ou non ?
— Et qu'est-ce que ça va t'apporter de plus ? Hein ?
— L'envie de toi bien plus violente. Tu t'es surement aperçue de l'effet que le fait d'en parler avait déjà sur moi… et si j'en juge par ta manière de me faire l'amour, sur toi également…
— Bon… tu me promets que c'est juste pour une seule expérience ?
— Là encore, pas besoin de ce genre de promesse. Tu es grande pour décider toute seule de tes orientations sexuelles, et de ce que tu veux faire de ton corps. Tu décides et moi, je te fais confiance.
— Je décide ? Tu en es si sûr que cela ? J'ai l'impression que tu me guides en sous-main… et que comme une bécasse je fais à peu près tout ce que tu veux… comme tout à l'heure.
— Tu n'as pas aimé ? C'est toi qui es venue t'empaler sur…
— Ça va, ça va ! N'en rajoute pas tu veux bien ? Alors, puisque ça te tient tellement à cœur appelle tes amis…
— Merci… merci ma belle… oh ! Je t'aime comme ce n'est pas permis.
— Ouais ? Eh bien, il y a déjà pas mal de temps que nous passons outre les interdits, tu ne crois pas ? Une seule et unique fois, c'est tout. Ne me serine plus après pour ceci ou cela, c'est bien ancré dans ta caboche ?
— Oui… oui ma Fabienne…
— Quoi… tu ne peux pas me laisser reprendre mes esprits ? Tu vas un peu vite en besogne pour mon petit cerveau. Tu ne crois pas que nous nous suffisons ? Pourquoi inviter des inconnus à entrer dans notre cercle intime ?
— Oh ! Pour que tu puisses avoir des points de comparaison, que tu rendes compte que je ne suis pas si mal, après tout.
—… ? Mais ai-je fait un commentaire sur ce que tu me donnes ? Je pourrais de mon côté te demander si je te conviens.
— Le sujet n'est pas celui-là, ma douce… je rêve de te voir baiser avec Camille, surtout depuis vos embrassades sur une piste de danse minuscule. Là il n'y aura que son homme et moi pour vous admirer et je pense que ça faciliterait les choses.
— Quelles choses ? Je ne te suis pas toujours dans tes démarches… qui te dit que ça va me plaire moi de toucher cette nana ?
— Rien. Mais si tu n'essaies jamais, tu ne peux pas le savoir non plus. Alors ? À toi de parler ! Oui ou non ?
— Et qu'est-ce que ça va t'apporter de plus ? Hein ?
— L'envie de toi bien plus violente. Tu t'es surement aperçue de l'effet que le fait d'en parler avait déjà sur moi… et si j'en juge par ta manière de me faire l'amour, sur toi également…
— Bon… tu me promets que c'est juste pour une seule expérience ?
— Là encore, pas besoin de ce genre de promesse. Tu es grande pour décider toute seule de tes orientations sexuelles, et de ce que tu veux faire de ton corps. Tu décides et moi, je te fais confiance.
— Je décide ? Tu en es si sûr que cela ? J'ai l'impression que tu me guides en sous-main… et que comme une bécasse je fais à peu près tout ce que tu veux… comme tout à l'heure.
— Tu n'as pas aimé ? C'est toi qui es venue t'empaler sur…
— Ça va, ça va ! N'en rajoute pas tu veux bien ? Alors, puisque ça te tient tellement à cœur appelle tes amis…
— Merci… merci ma belle… oh ! Je t'aime comme ce n'est pas permis.
— Ouais ? Eh bien, il y a déjà pas mal de temps que nous passons outre les interdits, tu ne crois pas ? Une seule et unique fois, c'est tout. Ne me serine plus après pour ceci ou cela, c'est bien ancré dans ta caboche ?
— Oui… oui ma Fabienne…
Et il frotte ses lèvres aux miennes, qui s'ouvrent sans ambiguïtés pour une énième pelle qui me remue à l'extrême. Décidément, je ne suis bonne qu'à me laisser baiser, parce que nous remettons le couvert avec une force tranquille, celle des amants qui se reconnaissent au simple toucher. Aux mêmes causes, les mêmes effets et me voici repartie sur mon nuage. Mes souvenirs de moments passés avec mon ex-mari ne sont pas aussi forts que ceux que je me crée ici depuis tous ces mois. Combien de fois ai-je perdu le fil de mes idées alors que mon frère m'enfilait telle une trainée ? Je ne cherche plus à faire des additions ou des soustractions. Ce que je sais, c'est bien que mon corps est totalement dépendant de cette queue qui me laboure les reins ou autre chose, comme il y a peu.
— oOo —
Nous avons tous deux repris nos activités professionnelles et Sylvain ne ramène plus sur le tapis cette foutue invitation. Je commence du coup à l'oublier aussi. C'est toujours au moment où je m'y attends le moins que la tuile me tombe dessus. La fin de semaine est là et ce vendredi nous trouve bien au calme dans notre nid. Installés côte à côte sur le canapé, nous sommes pris par un bon téléfilm, et c'est le moment choisi par un portable inopportun pour venir semer le trouble dans notre quiétude. En fait ce n'est pas le mien d'appareil qui grelotte. Sylvain décroche donc et dès qu'il ouvre la bouche, je pressens la catastrophe.
— Allo !
—…
— Ah ! Et bien bonsoir à vous deux. Comment va Camille… ? Oui ! Fabienne est en forme, elle est là près de moi, sur le sofa. Nous regardons la télé…
—…
—…
— Ah ! Et bien bonsoir à vous deux. Comment va Camille… ? Oui ! Fabienne est en forme, elle est là près de moi, sur le sofa. Nous regardons la télé…
—…
Bien entendu, je n'ai que la voix de mon frère, mais je saisis bien qu'il s'agit de ce couple libertin et que je ne vais pas y couper. Merde alors. Je les avais totalement zappés de ma mémoire ces deux-là. Et voici qu'un simple coup de fil me rappelle à l'ordre. D'autant que la conversation a une nette tendance à préciser les choses. Les mots que j'ouïs sont plutôt explicites.
— Samedi ? Tu veux dire demain soir ?
—…
— Oui ! Pour moi ça colle, mais je demande tout de même à ma chère et tendre… un instant !
—…
— Oui ! Pour moi ça colle, mais je demande tout de même à ma chère et tendre… un instant !
Il met sa main sur le micro de son téléphone et s'adresse à moi.
— Fabienne… c'est Bertrand. Ils nous invitent demain soir. Tu es partante pour une soirée chez eux ?
—… une seule fois, nous sommes bien d'accord ?
— Oui… c'est dit et cochon qui s'en dédit.
— Alors… fait comme tu veux.
— Merci… ma chérie.
—… une seule fois, nous sommes bien d'accord ?
— Oui… c'est dit et cochon qui s'en dédit.
— Alors… fait comme tu veux.
— Merci… ma chérie.
Il pose ses lèvres sur sa main et m'expédie un baiser virtuel, avant de reprendre son correspondant en ligne.
— Bon ! Ça marche pour demain… attends, je cherche un crayon et du papier. Ce n'est pas trop compliqué à trouver ?
—…
— Oui, nous avons un GPS. De toute manière, les téléphones modernes sont pratiques pour cela… d'accord donc pour vingt heures à l'adresse que je viens de relever… nous vous embrassons et à demain… nous apporterons le dessert… bises à vous deux.
—…
— Oui, nous avons un GPS. De toute manière, les téléphones modernes sont pratiques pour cela… d'accord donc pour vingt heures à l'adresse que je viens de relever… nous vous embrassons et à demain… nous apporterons le dessert… bises à vous deux.
Une chape de plomb retombe sur le salon. Sylvain qui s'est relevé pour gribouiller l'adresse donnée par Bertrand repose lentement son Android sur la table basse qui trône là. Il ne me quitte pas des quinquets, guettant mes réactions à cet appel. Je me contente de faire mine de suivre les images à la télé. Il revient s'assoir auprès de moi et sa main cherche ma patte. Je la lui laisse volontiers, constatant que ça l'a mis en condition, ce coup de fil. Pourquoi ? Aucune idée, mais puisqu'il est en slip, il est presque impossible de ne pas voir cette barre qui tend le tissu bleu nuit de son sous-vêtement. Et allez savoir aussi pourquoi, mais cette situation m'électrise également.
Mon palpitant dans sa cage se met à cogner plus fort. Je ne reconnais plus celle que je suis en train de devenir. Je couche avec mon frère et suis déjà un pied dans le libertinage. Mais ce qui m'interpelle en long en large et en travers, c'est que cette situation au lieu de me filer les jetons comme à tout un chacun, fait de moi une cochonne qui s'en délecte. Pas d'autre vocable pour analyser ce qui se déroule sous ma tignasse. Parce qu'en effet, savoir que je vais surement passer à la casserole demain avec Camille ou Bertrand, les deux, qui sait, loin de me laisser indifférente, me fait mouiller d'abondance.
Celui à qui le crime profite, c'est encore et toujours Sylvain. Dès qu'il me rejoint sur le sofa, il a droit au grand jeu. Il est bien loin le temps des doutes, celui des tergiversations également. Je suis dans une période faste sexuellement et ne tiens pas à en gâcher la plus petite parcelle. Dans mon esprit, c'est devenu la norme de baiser avec ce frère qui me donne plus qu'aucun amant ne l'a jamais fait. Et là, je pèse mes mots. Mon ex-mari n'a jamais été capable de me faire l'amour tous les jours, tous les soirs alors que nous vivions ensemble. Alors que Sylvain lui…
Il n'a plus à demander, puisque dès qu'il est assis près de moi, les câlins sont de suite ciblés sur ce qui me torture le ventre. Et des mains, de la bouche, de la langue, je monte aux créneaux et surtout à l'assaut de ce qui indubitablement n'attend que mon signal pour me servir. Sa queue est déjà gonflée de ce sang identique au mien qui coule dans nos veines. Et mon Dieu, plus salope que moi en cet instant, c'est difficile surement à dégoter. Il ne se plaint de rien, me considère surement comme sa femme, son épouse. Ce qui nous lie est sans ambages mille fois supérieur aux entraves d'une union traditionnelle.
Combien de positions sont à l'honneur pour marquer d'une pierre blanche nos heures chaudes ? Tantôt il me lime avec entrain dans un face à face où nous échangeons des regards que le désir embrume, parfois c'est « l'hôtel du cul tourné » qui me procure des émotions diamétralement opposées, mais ma jouissance n'est jamais forcée. Elle revient dans des cycles monstrueux qui me secouent sans crier gare et je suis pantelante dans d'éblouissants finals. De surcroit, les images de Camille, avec qui je n'ai cependant échangé qu'une nudité et quelques pelles, ces flash-back sont des éléments déclencheurs de l'électrisation de tout mon être, sur notre divan.
Quand je crois le feu mort, je m'aperçois que sous la cendre couve toujours une flammèche et il suffit à l'un ou à l'autre de souffler sur la braise pour un retour de flamme qui nous réexpédie derechef dans une chevauchée, une guerre de tranchées sans vainqueur ni vaincu. Le sexe est le grand gagnant de ces instants de folie douce, ponctués de nos soupirs, gémissements et de tellement de signes qui mis bout à bout démontrent une fois de plus que cet amour-là est indestructible. C'est donc sur le champ d'une bataille ordinaire que nous nous endormons, enlacés et harassés par nos joutes particulières.
Le réveil se fait en délicatesse. Mes narines sont flattées par la bonne odeur d'un café frais et du pain grillé. Le soleil pâle d'un petit matin a déjà entamé sa course dans un ciel chargé par endroit de sombres nuages. Je débarque dans la cuisine, après une escale obligatoire aux toilettes. Mon frère est assis devant un bol fumant et il suit la silhouette drapée dans une nuisette qui prend place face à lui.
— Tu as bien dormi ?
— Je n'ai pas rêvé ni cauchemardé, ou alors, je ne m'en souviens pas. C'est ça bien dormir pour toi ?
— Je n'ai pas rêvé ni cauchemardé, ou alors, je ne m'en souviens pas. C'est ça bien dormir pour toi ?
Il rigole bien évidemment, à cette plaisanterie douteuse. Il a une mine superbe. Le cul lui réussit, ça se remarque. Je traine une certaine lassitude, due à la répétition de nos jeux. Rien de bien grave, tant que mon corps réclame, je laisse les choses évoluer dans une ambiance qui me ravit. Devant ce café qui me brule le bec, mon cerveau se remet en ordre de marche. Il a besoin d'une mise en route plus longue certains matins, allez savoir pourquoi. La tartine beurrée disparait dans mon gosier, celui qui hier soir et sur le matin était occupé par une tout autre pitance. Et la musique de la voix de mon frère me ramène sur terre.
— Tu es toujours d'accord pour notre virée nocturne chez nos amis ?
— Nos amis ? Comme tu y vas ! Nous ne les avons vus qu'une seule et unique fois, enfin pour ce qui me concerne en tout cas.
— Façon de parler Fabienne ! Je tiens seulement à m'assurer que tu n'as pas changé d'avis. Pour les prévenir en fait si d'aventure…
— Non rassure toi ! Tu vas pouvoir la sauter cette Camille. Pas sûr que son mec me plaise pour que je lui offre la parité ?
— La sauter ? Ma parole tu es jalouse ? C'est vrai ? Fabienne… tu es jalouse ? C'est presque inespéré !
— Pff ! Une seule et unique expérience, tu gardes ça à l'esprit… et que ça marche ou pas, nous sommes bien raccord là-dessus ?
— Mais oui ! Tu t'es levé du pied gauche ou quoi ?
— Non ! C'est simplement que je n'aime pas ne pas savoir où tout cela va nous mener. Mais tu as raison, cette Camille, c'est une très belle nana et pour le reste, laissons-nous vivre.
— Je vais aller acheter un gâteau pour le dessert… tu as besoin que je te rapporte quelque chose de la ville ?
— Pas vraiment… enfin si… passe à la pharmacie.
— Tu es malade ? Dis-moi ! Un truc ne va pas ?
— Mais non, ne t'inquiète pas de la sorte, je veux juste que tu achètes… des capotes. Ce type ne me baisera pas sans protection, et je veux être certaine que nous en aurons avec nous.
— Je n'avais pas pensé à ce léger détail…
— C'est valable pour toi… et elle ! Sinon après tu feras « ceinture » ici ! Ils sont libertins et je ne tiens pas à me choper une saloperie. Personne n'est jamais trop prudent.
—… C'est heureux que tu gardes la tête froide. Moi, j'y serais allé sans songer à ce genre de chose… tu es… formidable !
— Seulement vigilante et surtout prudente.
— Bon…
— Nos amis ? Comme tu y vas ! Nous ne les avons vus qu'une seule et unique fois, enfin pour ce qui me concerne en tout cas.
— Façon de parler Fabienne ! Je tiens seulement à m'assurer que tu n'as pas changé d'avis. Pour les prévenir en fait si d'aventure…
— Non rassure toi ! Tu vas pouvoir la sauter cette Camille. Pas sûr que son mec me plaise pour que je lui offre la parité ?
— La sauter ? Ma parole tu es jalouse ? C'est vrai ? Fabienne… tu es jalouse ? C'est presque inespéré !
— Pff ! Une seule et unique expérience, tu gardes ça à l'esprit… et que ça marche ou pas, nous sommes bien raccord là-dessus ?
— Mais oui ! Tu t'es levé du pied gauche ou quoi ?
— Non ! C'est simplement que je n'aime pas ne pas savoir où tout cela va nous mener. Mais tu as raison, cette Camille, c'est une très belle nana et pour le reste, laissons-nous vivre.
— Je vais aller acheter un gâteau pour le dessert… tu as besoin que je te rapporte quelque chose de la ville ?
— Pas vraiment… enfin si… passe à la pharmacie.
— Tu es malade ? Dis-moi ! Un truc ne va pas ?
— Mais non, ne t'inquiète pas de la sorte, je veux juste que tu achètes… des capotes. Ce type ne me baisera pas sans protection, et je veux être certaine que nous en aurons avec nous.
— Je n'avais pas pensé à ce léger détail…
— C'est valable pour toi… et elle ! Sinon après tu feras « ceinture » ici ! Ils sont libertins et je ne tiens pas à me choper une saloperie. Personne n'est jamais trop prudent.
—… C'est heureux que tu gardes la tête froide. Moi, j'y serais allé sans songer à ce genre de chose… tu es… formidable !
— Seulement vigilante et surtout prudente.
— Bon…
Il est parti et je vaque à des occupations imposées par la tenue d'une maison. Faire la chambre, préparer la bouffe du déjeuner, et puis pour m'accompagner dans ces tâches ingrates, une musique en sourdine. De quoi me sortir de la caboche des images surement bien loin de la réalité de ce qui nous attend lors de cette rencontre. Sardou, Cabrel et quelques crooners étrangers me font fredonner tout au long de cette matinée solitaire. Il est presque midi lorsque rentre l'homme de la maison. Une énorme « forêt noire » et deux bouquets de fleurs font une entrée remarquée dans notre nid. Les roses rouges sont pour moi, les jaunes pour la dame de Bertrand. Tout est calme, je suis zen et je n'appréhende pas trop la soirée à venir.
— oOo —
À suivre…
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Les interrogations, hésitations ou remords sont parfaitement décrits, bien que - peut être - un peu exagérés.
Rappelons la loi : les relations sexuelles incestueuses entre personnes majeures et consentantes ne sont pas un délit. Frère et sœur peuvent donc vivre ensemble et se pacser.
Si en plus leur entourage les croit mariés, tant mieux. Cela leur évitera des commentaires désagréables...