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✦ Jane Does Mektoub XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mektoub — Chapitre 3 · Vie Commune

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Jane Does
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Mektoub

Chapitre 3 · Vie Commune

Sylvain après le repas bricole dans le garage. Une baraque pour les oiseaux du jardin ou une mangeoire, enfin c'est un bidule comme ça qu'il confectionne. Je suppose que c'est une manière de masquer sa fébrilité grandissante. Je passe quelques heures sur le canapé à lire. J'adore me relaxer avec un bon livre. Et Pincherle, auteur Italien bien connu me plonge dans « L'ennui » avec un bonheur non dissimulé. Du centre du village, les cloches de l'église me rappellent que le temps s'écoule impassiblement. Il est temps pour moi de me préparer. Je me rends donc dans la chambre à coucher pour une revue de mon linge.
Là, sur le lit, j'étale une jupe relativement courte, un corsage que je juge assorti. Pas trop criard, pas d'une trop grande sagesse non plus. Un juste milieu pour ne pas plomber l'ambiance, ni provoquer. D'un tiroir, j'extrais un truc dont l'imaginaire masculin tire toujours un certain profit, un objet qui en fait toujours fantasmer plus d'un. Il est là, et j'en contrôle les fixations en songeant que cet accessoire en nécessite deux autres. Un emballage cartonné, et ils sont là ! D'une finesse exquise, bien enroulés dans leur carton d'origine, ils atterrissent sur le couvre-lit. Un ensemble string, soutien-gorge vient compléter la panoplie de la parfaite petite bourgeoise de sortie.
Ceci fait, direction l'endroit de la maison qui me sert pour me rendre belle. La salle de bain, lieu incontournable à toutes les femmes du monde, avec ce qu'elle a de magique me voit coller les fringues que je porte dans une panière pour le lavage. Nue, je jette un coup d'œil sur les formes qui s'affichent à demi sur le miroir, au-dessus du lavabo. Petite grimace, et par pur réflexe, je rebrousse chemin pour retourner dans la pièce où mon déguisement est posé. La psyché cette fois me renvoie un reflet plus complet de ce que je suis. Bon ! Pas trop de bidon, les seins plantés haut sur mon buste, pas encore de méchantes traces laissées par les années, je juge passable ce que je vois.
C'est reparti. La douche, son eau tiède qui coule en cascade sur mon crane et le passage d'une fleur de nylon enduite de gel aux senteurs jasmin, un pur bonheur sans frais. Est-il possible que faire l'amour souvent donne encore plus envie de le faire ? Je me pose cette question qui ne peut avoir aucune réponse évidemment. Par contre si je me questionne, c'est vraisemblablement parce que le simple effleurement de la matière qui me savonne la vulve crée chez moi, une électricité dont je sais d'ores et déjà à quoi elle mène. Et alors qu'assise devant ma coiffeuse, je me maquille, les spasmes de mon ventre sont bien de nature à me porter à la jouissance.
Tout retombe à force de volonté et mon esprit se détourne plus ou moins rapidement de ce qui m'irrite les sens en songeant à des trucs bien éloignés de ce que cette soirée risque de me réserver. Je suis dans des pensées sombres lorsque la porte s'entrouvre et que le visage de Sylvain s'incruste dans le reflet de ma glace.
— Tu te fais belle mon ange ? Humm ! Dommage que nous sortions… ce que je vois là me donne faim !
— Ouais ? Eh bien pas question de toucher ! Tu me laisses me préparer sans intervenir, c'est compris ?
— Pas de problème… mais tu ne perds rien pour attendre.
— Pff ! Obsédé, tu ne penses donc qu'au sexe ?
— Tu es bandante ma chérie… et personne ne saurait résister à un tel charme.
— Fous-toi de moi par-dessus le marché ! Allez ouste, du balai.
— Mais… j'ai besoin de me doucher aussi… pour de bon.
— Tu patienteras jusqu'à ce que je sorte de la salle de bain.
— Tu vas t'habiller avec ce que j'ai vu sur le lit ? Bon sang, de quoi damner un saint et tous les saints du paradis, dis donc.
— Ça suffit ! Dégage ! Allez, hors de ma vue satyre !
Il éclate de rire et s'avance tout de même pour déposer à la base de mon cou, un smack sonore. Ce qui immanquablement me file une chair de poule généralisée. Puis il s'esquive aussi vite qu'il est apparu. Inutile de préciser que son passage éclair a remis de l'huile sur le feu. Et sans mentir, je mouille sans action extérieure. Tout ce boulot pour me remettre les idées en place est fichu en l'air en une fraction de seconde par Sylvain. Je ne sais plus qui je suis, ce n'est plus tout à fait la Fabienne d'avant tout ceci. Ma main n'est plus aussi sûre pour finir mon ravalement de façade, ça en devient laborieux. Sale mec qui n'en fait qu'à sa tête !
Une quinzaine de minutes plus tard, je me sens transformée. J'en arrive à l'opération « habillage » et libère donc l'endroit que mon amant investit de suite. Moi, dans la chambre, je commence par le string. Ce n'est pas le vêtement que je préfère en vérité. Il m'est presque désagréable de sentir la ficelle qui s'insère entre mes fesses. Je dois faire un effort pour le supporter. Bon ! Ça devrait aller pour un soir. Ensuite, le soutien-gorge qui vient rehausser ma poitrine dans deux conques d'une matière très douce. Là, c'est nettement plus sympa. La psyché mise à contribution me rend presque belle.
Me voici donc avec le porte-jarretelle que je fais tourner, une fois fermé sur ma taille, pour que les accroches des bas soient bien alignées. Au tour, donc des bas que je roule, l'un après l'autre, les faisant grimper sur mes gambettes. Ils enveloppent de soie les flutes qu'ils embellissent pour de vrai. J'aime beaucoup la sensation qu'ils me procurent. Reste aussi à les fixer sur les pendants de cet objet désuet. Cette opération réalisée, nouveau coup d'œil à la glace en pied et je claque de la langue devant le résultat. Bien ! Vite couvrir le soutif par le chemisier avant de faire de même pour le harnachement de salope que je cache aux regards possibles de mon frère.
Et lorsqu'il me rejoint, à poil, je ne veux absolument pas regarder sa queue de peur de ne pas pouvoir me retenir. Un dernier déhanché devant le miroir avant de vider les lieux où Sylvain s'habille également pour notre destination prochaine. Une seconde visite à la salle de bain où la bouche en cul de poule, je colore mes lèvres avec un soin tout particulier. Et l'image de la femme fatale qui est sous mes yeux, oui… je la trouve « bandante » comme il le dit. Mais n'est-ce pas le but de ce temps pas totalement perdu ? Rendre désirable au-delà de tout ce qui une heure auparavant était quelconque ?
L'homme qui vient à ma rencontre une demi-heure plus tard est également appétissant. Un polo bien taillé, un pantalon de toile beige et rasé de près, parfaitement peigné, une gravure de mode qui me donne la main pour monter en voiture. Le dessert, les fleurs, je récapitule avant de tirer sur moi la portière. Nous sommes prêts pour un saut dans l'inconnu. Mon cœur s'il bat trop vite est déjà au bord de mes lèvres. Pourvu que tout se passe bien ! Je fais le vide en moi et nous roulons vers ceux qui nous attendent. Je ne veux rien penser de ce qui va arriver là-bas. Je me tais et mon chauffeur respecte mon silence.
Le long ruban d'asphalte défile devant le capot et les phares des voitures que nous croisons illuminent l'intérieur de notre berline. Dans cette quiétude pesante qui nous entoure, je devine les regards affolés de Sylvain. Il faut dire que la position assise faire remonter trop haut sur mes cuisses le bas de ma jupe. Il a donc à chaque éclair dans la bagnole, une vue plongeante sur mes cuisses que la soie fait scintiller de mille feux. Sa patte qui tripote le levier de vitesse est sans doute tentée de venir caresser ce qui est là, à portée de doigts. Elle n'en fait rien, de peur de se faire rabrouer ? Je ne sais pas combien de kilomètres nous faisons, mais la voix féminine du GPS me rappelle à chacune de ses intrusions dans notre habitacle que Sylvain non plus ne sait pas vraiment le trajet.
« Dans deux cents mètres, tournez sur votre gauche, puis votre destination se trouve sur votre gauche. »
La nana qui dicte ses mots me fait frémir. Mon frère se gare lentement devant une maison plutôt mignonne. Nous sommes dans une cour et à peine avons-nous un pied hors du véhicule qu'une lumière inonde le parking minuscule. Une autre lampe s'allume au-dessus d'une porte d'entrée et il ne faut qu'une seconde pour que quelqu'un de l'intérieur entrouvre l'huis. La frimousse de Camille est là, souriante et par-dessus son épaule, celle plus masculine de son bonhomme. Ils nous cèdent le passage et nous voilà propulsés dans un hall plutôt bon chic bon genre. Immédiatement ce sont des embrassades à n'en plus finir, des qualificatifs pour vanter nos tenues.
Je suis plus réservée et me mets légèrement en retrait de toute cette démonstration d'amitié qui me parait terriblement convenue.
— Vous avez trouvé facilement ?
— Oui… c'est assez simple.
— Eh bien, passons à la salle à manger. Tu es très en beauté Fabienne, dis donc ! Waouh !
Bien entendu, il faut que mon compagnon de soirée mette son grain de sel dans la conversation.
— Et encore, tu n'as pas tout vu, mon cher Bertrand…
— Ah bon ? Il y a des secrets ? On boit l'apéro ?
— J'arrive, juste le temps de mettre ceci au frais et vos fleurs dans un vase… il ne fallait pas pour les roses… c'est trop chou ! Tu veux visiter un peu la maison Fabienne ? Toi aussi Sylvain ? Tu leur fais la visite Bertrand, comme ça on trinquera tous ensemble.
— Oui… vous voyez, mon général en jupon commande tout dans cette maison… je n'ai plus qu'à obtempérer.
— Ne t'inquiète pas, j'ai la même en couleur. Mais ne nous plaignons pas…
— Bien ! Suivez le guide alors !
Et nous déambulons dans la salle à manger. Attenante à un salon très bien meublé, je lorgne sur le canapé tout en cuir qui prend tout un pan de mur. Le propriétaire de la baraque repère vite que je chouffe cette pièce.
— Ouais… nous y reviendrons tout à l'heure, si tout va bien.
Et il me fait un clin d'œil. Ensuite comme toutes les demeures : salle de bain, toilettes, les chambres et nous passons en revue également l'extérieur qui semble démesurément grand. Un large terrain noyé dans l'obscurité, mais que je devine bien tondu, entretenu par le monsieur. Sur la terrasse, une balancelle et puis retour vers la maitresse de maison. Elle nous attend, une bouteille de bulles dans un seau à glace et elle est tout sourire.
— Nous pouvons attaquer si le cœur vous en dit. Tu fais sauter le bouchon Bertrand ?
Et nous voici donc tous les quatre réunis autour de leur table. Le champagne est bon, la nourriture aussi et ma foi, je suis moins inquiète. Je peux tout à loisir guigner sur la belle plante qui discute, va-et-vient pour assurer le service. Elle est peut-être un peu plus âgée que je ne l'ai cru au club. Rien d'alarmant non plus. Elle est très jolie, et respire la joie de vivre. Elle sait mettre à l'aise ses invités et je n'échappe pas à cette règle. La fin du diner s'annonce avec le gâteau qui coule dans nos gosiers avec un réel plaisir. Lorsqu'elle se lève pour desservir, je lui emboite le pas.
Pas de refus de sa part, juste un zeste de politesse, mais sans se faire prier, elle accepte mon aide. Dans la cuisine, elle en profite pour me glisser deux ou trois mots à l'oreille.
— Bertrand se fait une joie depuis des jours de vous revoir. Je dois avouer que moi aussi… j'ai encore dans la bouche le gout de nos baisers… tu… enfin vous en avez parlé ton homme et toi ?
— De quoi ?
— Ben, de la tournure que pourrait prendre notre soirée ? Je sais bien que vous n'êtes pas libertins totalement, ou alors à vos balbutiements, mais je serais enchantée que tu veuilles bien avancer en notre compagnie. J'ai des frissons rien que d'y penser.
— Ah ?
— Je peux… t'embrasser ?
—… ?
Déjà, elle est à deux centimètres de moi et son visage bascule vers le mien. Je laisse faire. Là, elle met le feu aux poudres. Immédiatement toutes mes envies enfouies depuis ce début de journée refont surface. Pour un baiser, c'en est un qui marque mon esprit. Les arabesques savantes d'une langue agile qui se jouent de mon palais, pelle enivrante et passionnée qui me secoue par sa langueur. Comment ne pas répondre à ces arguments ravageurs destinés à faire grimper ma température ? C'est réussi, il n'y a pas à dire. Forte de cette victoire facile, elle m'entraine donc vers le salon où précisément les deux mecs sont déjà confortablement installés.
Bertrand sent de suite que l'ambiance a besoin d'un coup de pouce. Apparait donc dans sa pogne une télécommande et immédiatement une musique douce remplit la pièce. Une bonne occasion pour sa femme de m'empoigner par une aile et sur un slow langoureux, nous entamons une danse lascive. Seule une minuscule veilleuse renvoie des ombres sur les murs qui nous entourent. Et un jeu bougrement plus dangereux se met en place. Camille me caresse sur mes vêtements, tout en me guidant sur les accords envoutants d'une musique prévue pour ce genre de rapprochement. Lentement mais surement, les deux spectateurs que sont nos hommes, par la force des choses, voient les pattes féminines de ma cavalière qui accentuent leur pression, sur mes épaules pour l'une, sur mon fessier pour sa sœur.
Parallèlement à ces gestes osés, elle persiste dans ses baisers qui me rendent pantoise. Je suis submergée par des tas d'émotions contradictoires. Une palette variée qui va crescendo, au fur et à mesure qu'elle insiste en faisant lentement remonter l'ourlet de ma jupe. Je garde les paupières closes, imaginant les deux paires d'yeux des mâles qui doivent désormais apercevoir le haut de mes bas, et surtout les attaches du porte-jarretelle. Ma partenaire de danse aussi parait décontenancée par cet objet que je porte. Il est vrai que bien peu de femmes osent encore en porter de nos jours. Est-elle émoustillée par sa découverte ?
Toujours est-il que sa bouche vient au niveau du lobe de mon oreille gauche et que sa langue lèche celui-là. Frissons garantis par cet échange incroyable. Personne n'a encore flirté avec une telle tendresse sur cette partie de mon corps. Il se dégage de ce passage baveux, une félicité qui m'enveloppe et me fait quasiment défaillir. Je me cramponne à celle qui mène la barque, et la main sur mon cul met à la vue des hommes mes fesses qui semblent nues. Un doigt s'infiltre donc dans cette fente jusqu'à sa rencontre avec la ficelle du string… que bien sûr il contourne habilement. Mon Dieu, j'en ai des tremblements dans les jambes. Les phalanges n'en sont pourtant qu'aux balbutiements de ses effleurements.
Poussée sur le côté, la cordelette laisse glisser ce majeur ou index, je ne sais pas trop, plus bas que la décence ne le permet. Il longe ma raie culière et débouche au bord de ma chatte, omettant sciemment l'anus tout proche, pour le moment. Je m'abandonne dans les bras de Camille qui sait parfaitement ce qu'elle veut. Et plus aucun bruit autre que la musique ne vient perturber ce moment très étrange. La bouche qui mordille encore mon esgourde crève ce pseudo silence d'un coup.
— J'ai eu envie de toi dès que je t'ai vu, Fabienne. Quelque part, je savais que ce moment allait arriver. Je veux te baiser, te lécher, te découvrir. Et si j'en juge par ces bas que tu portes si bien, toi aussi tu le veux, n'est-ce pas ?
— … mais…
— Oh ! Je vais te déshabiller, te caresser partout, te lécher le minou, y mettre mes doigts, ma langue, j'en ai besoin et si tu es d'accord, nos hommes ne seront que voyeurs.
—… ?
— Oui… nous n'avons pas besoin qu'ils nous baisent pour prendre du plaisir. Tu es… trop belle, une salope désirable et je te veux, pour moi toute seule, ce soir. D'accord ?
— Je… je ne sais pas trop…
— Ne t'inquiète pas pour eux ! Ils vont profiter du ballet que nous pouvons leur offrir. Allons ! Laisse-moi gérer tout cela, orchestrer cette partie entre toi et moi… Tu veux, dis, tu veux bien ?
—… Ou… oui !
— À la bonne heure !
Elle retire ses mains. Je les sens se détacher de mon corps à regret. Mais c'est pour mieux revenir me coller, cette fois en pressant son ventre contre mon dos. Nous continuons à danser alors qu'elle peut faire remonter ma jupe sur le devant maintenant. Et le triangle de mon string rive les quinquets des mâles qui font tapisserie. Le slow est remplacé par un autre, tout aussi agréable. Puis délicatement en gardant les bras croisés sur ma poitrine, elle ouvre un à un les boutons de mon chemisier. Ça ne prend que quelques secondes avant que ma poitrine ne soit l'objet des regards de « nos maris ». Entre mes cils plus tout à fait étanches, je peux les admirer bavant à la vue de mon soutien-gorge.
Dans mon tympan… les mots de ma cavalière montent vers mon cerveau… dans une sorte d'ordre qui n'en est pas vraiment un.
— Mets-toi contre le fauteuil, s'il te plait !
—…
Me voici dans la position désirée, dos cambré, alors qu'elle fait descendre le long de cette longue plage, le tissu qui n'est plus retenu que par les manches. Les boutons des poignets vite exfiltrés de leur boutonnière, c'est une formalité pour que la chemise se retrouve sur l'accoudoir de la place où Sylvain est assis. Il ne faut pas plus d'une pression entre le pouce et l'index de Camille pour que ce qui cache mes seins ne les dégage de leur logement. Une des mains qui vient d'officier me propulse gentiment contre le dossier du large siège de cuir. Dans le même temps, l'autre relève brusquement ma jupe sur mes hanches.
La couleur de mes bas tranche sur ma peau blanche. Et les fixations les maintiennent relevés, mais pour combien de temps ? Sur mon dos une main se balade de mon cou à mes fesses, entrainant dans son sillage des milliers de petits frissons. Je sais bien que les mecs suivent sans dire un mot l'évolution d'une situation qui me rend dingue et qui doit les faire bougrement bander. Le léger chatouillis ressenti alors que la première agrafe libère le flanc extérieur de la soie de la jambe gauche. La seconde plus à l'intérieur des cuisses n'est pas longue à suivre le même chemin. Ensuite, c'est donc la jambe droite qui sent se détendre la gaine douce que plus rien ne retient.
Après cela, Camille roule lentement la matière satinée, prenant soin de ne pas les filer. Ils sont désormais sur mes chevilles, alors que la patte qui vient de le descendre remonte elle, vers ce centre de moi toujours vêtu de l'unique pièce de lingerie qui a encore résisté aux assauts de la femme de Bertrand. Les doigts frôlent ma motte, l'un d'eux s'enroulant dans les boucles de poils que m'a si simplement réclamé Sylvain, il y a quelque temps. Comme pour me mordiller de nouveau l'oreille, sa bouche s'approche une fois de plus de celle-ci. Mais c'est seulement pour me chuchoter deux ou trois petits mots.
— J'adore l'idée que tu ne te rases pas ! Souvent les hommes n'osent pas le dire, mais ça les fait bander… maintenant ma douce, je vais te lécher à t'en faire te tordre d'envie. Je veux passer ma langue partout sur cette chatte que tu sais si bien mettre en valeur. Et puis… est-ce que tu détestes les jouets ?
—… ?
Dans un premier temps, je ne pige pas le sens de la question. Un jouet ? Pourquoi me parle-t-elle d'un jouet ? Elle réitère donc en appuyant sur le « aime ».
— Est-ce que tu AIMES les jouets ? Réponds-moi !
— Je… je ne sais pas ?
— Quoi ? Ton mari ne t'offre pas de ces joujoux plus vrais que nature, qui nous permettent de nous passer d'eux… juste quelque temps ?
— Euh… non !
— C'est vrai ça, Sylvain ? Tu n'offres pas à ta femme des engins qui procurent un tel bonheur ?
—… ! Ben, à vrai dire… je n'y ai jamais songé.
— C'est bien les hommes ça. Ils se croient les maitres du monde avec leurs bites. Mais un jour on se passera d'eux, de leurs queues. Nous saurons faire des enfants sans votre aide, messieurs, et alors…
Elle laisse sa phrase en suspens, telle une menace non dite. Il y a belle lurette que je n'écoute plus ce qu'elle raconte. Mes frémissements sont toujours aussi présents, sans l'aide de personne, mon ventre fait cavalier seul. Camille parle dans une sorte de brouillard à son mari et il se lève sans hésiter. Une seconde je songe qu'il va venir vers moi et que je ne suis pas capable de dire oui ou non. Le soulagement de voir qu'il part vers un autre endroit du salon me fait soupirer. Lorsqu'il revient, il porte un coffret de bois et celui-là est posé sur la table entre le canapé et le siège où je suis acculée.
Pourquoi est-ce que je suis aussi atone ? Je peux me retourner et faire de suite cesser ce jeu bizarre. Mais je n'en fais rien, trop heureuse de sentir les émotions qui en vagues successives me gardent au bord de la jouissance. Quand et comment la maitresse des lieux s'est-elle dévêtue sans que je la voie faire ? Un autre mystère, mais elle est tout à fait dans une tenue identique à la mienne. Elle épouse mon corps en se laissant glisser sur les genoux. Son souffle court sur mes fesses, ce qui affole d'autant plus mes sens exacerbés par mon envie de baiser. À pleine main, elle m'empoigne par les hanches, pour dégager ma raie.
Je rougis de ce qui suit, en sachant que les deux hommes sont aux aguets. Le nez vient se coller dans ma raie culière et la langue se met en devoir de saliver toute la longueur de celle-là. Elle s'attarde bougrement longtemps sur l'œillet qui se niche au fond de cette vallée d'ordinaire privée. Et j'en retire un bénéfice certain. Tout mon être est en transe. Les milliers de chatouillis qui me donnent chaud me font frémir. Au bout d'une minute de ce traitement de faveur, je râle déjà. Impossible pour moi de retenir les gloussements qu'elle sait si habilement provoquer. Cette femme est une diablesse.
Ce soir, je suis sa chose. C'est moi et moi seule qui l'intéresse. Je m'attendais à un tout autre schéma pour cette soirée. Je la subis avec fatalisme et me demande ce qu'elle veut au juste. Ces propos limites « anti-mâles » me poussent à penser qu'elle est capable de me faire jouir, sans que ni Bertrand et encore moins Sylvain n'aient à intervenir. Sous ma chevelure, c'est la bousculade d'idées, de pensées les plus perverses et surtout terriblement équivoques. En mon âme et conscience, je dois avouer que j'adore qu'elle s'occupe d'une si belle manière de moi… enfin c'est surtout de mes orifices inférieurs qu'elle prend grand soin en cet instant. Et… je suinte, goutte de partout.
Je n'ai pas un mouvement de recul lorsqu'elle appuie sur mon anus. Je pense de prime abord que c'est un de ses doigts qu'elle tient à introduire dans le canal qu'elle lubrifie avec entrain. Mais lorsque je percute que c'est bougrement plus large ce qui me pénètre, il est trop tard pour me poser des questions. L'objet est en moi, avalé tel un suppositoire et il ne stoppe sa progression que par un renflement qui lui interdit d'avancer plus. En fait, il se trouve bloqué par une surface plus large. Et je sais du coup ce qu'est un plug ! Même si c'est une grande première pour mon trou de balle.
Pas le temps de respirer, que déjà elle est revenue de ses lèvres me ventouser la chatte. Elle rejoue une partie d'un autre concerto, et je suis incapable de refuser cette langue qui suçote mon clitoris, qui se fait douceur pour mes grandes lèvres, écartant les chairs pour s'enfoncer profondément dans ce qui est bouillant. Également totalement mouillé, dégoulinant d'une eau bénite que ses actions ne tarissent plus. De ma gorge, un long chapelet de gémissements, de grognements, le tout mêlé à des soupirs irrépressibles, je suis la salope qui adore ce que cette autre catin lui fait. Tout cela sous des yeux masculins qui n'en perdent pas une miette.
Une étrange folie me guette et je finis par réclamer qu'elle aille plus loin, qu'elle ose plus… Ça se traduit par des mots que je n'aurais jamais cru un jour prononcer.
— Oh ! Vas-y ! Fais de moi une salope. Laisse-moi baiser les bonnes queues qui sont là, j'ai envie d'elles… non, j'ai besoin d'être remplie, d'être baisée… Je veux de la bite, je demande de la queue, s'il te plait Camille…
— Ne t'inquiète pas, je vais te servir royalement. Tu peux me faire confiance pour ça…
— Vite ! Vite s'il te plait, je veux jouir, grimper aux rideaux, monter aux murs… fais-moi mal…
—…
Ces mots, je n'arrive pas à les refréner et ils ne tombent pas dans l'oreille d'une sourde. J'ai droit presque immédiatement à des claques sur le cul, donné la main bien à plat. Plus sonores que douloureuses, mais c'est bien l'effet qu'elles me procurent qui fait basculer ma cervelle dans une sorte de dérangement mental qui m'expédie de suite dans un orgasme à faire trembler la maison. Je hurle si fort qu'elle se sent dans l'obligation de poser sa main sur ma bouche. Comment retenir cette montée d'une violence inconnue qui me fait crier et devenir une bête sauvage ? Du reste, je mords cette patte qui me bâillonne tant je suis dans le feu d'une action qui me dépasse.
C'est là que je me sens aussi pénétrée sans comprendre comment ni par qui. Puis je réalise sans pour cela y trouver à redire. Camille se sert d'un gode ceinture et elle me lime alors que mon anus est toujours occupé par le plug. À chacun des mouvements de ce faux sexe qui me baise, la mince séparation entre les deux visiteurs fait que j'en ressens une extase jamais atteinte. Mon Dieu ! C'est trop bon et je ne parviens plus à rester debout. Je suis affalée sur le dossier du fauteuil, coincée entre Camille qui me laboure le vagin et le siège. C'est… tout bonnement magique.
Au bord de l'évanouissement, mon corps m'échappe, me fuit. Ma tête ne pense plus sainement et je crie, je ris, je pleure, passant d'un de ces états à l'autre sans limites. Est-ce que ça dure longtemps ? Comment le saurais-je puisque je ne suis plus moi et que mon cerveau a décroché depuis un bout de temps ? Lorsque je reviens à moi, je suis allongée sur le sol recouvert d'un tapis agréable au toucher. Trois visages souriants sont penchés sur mon visage. Sylvain est le premier à rompre le charme d'un silence qui nous entoure.
— Eh ben, dis donc ! Si ce qui vient de t'arriver ne s'appelle pas « jouir », personne ne saura jamais ce que c'est. Tu as été tellement belle mon ange.
—…
— Tu vois Fabienne… la petite mort, c'est la première fois qu'elle arrive à me perturber à ce point. J'en ai déjà vu des femmes prendre leur pied, mais elles sont loin de t'arriver à la cheville dans ce domaine. Bertrand a même cru que nous allions devoir appeler un médecin. C'est te dire…
— Oh, Camille… Qu'est-ce qui m'est arrivée ? Qu'est-ce que tu m'as fait pour que je sois dans cet état-là ?
— Moi rien, mais ton corps lui s'est montré généreux dans l'orgasme… je te jure, on a tous eu les jetons.
— oOo —
Ce qui se déroule ensuite se fait sans moi. Je veux dire par là que je ne participe plus aux jeux. J'ai eu ma dose d'émotions fortes, mais je comprends que les deux mecs eux restent sur leur faim et… Camille si elle m'a donné du plaisir, n'en a pas pris autant. Donc c'est un joyeux méli-mélo qui se décline devant mes yeux, alors que je suis cette fois, assise dans le fauteuil contre lequel… la belle m'a bousculé. Les deux mâles savent mettre à profit le moment de flottement qui suit mon « évanouissement » pour cajoler la femme du logis. C'est donc tout naturellement que le trio se resserre sur le canapé déployé en couche d'appoint.
D'active, je deviens par la force des choses plutôt passive. Je louche sur des choses qui vues avec un zeste de recul sont du genre grivoise. Je découvre cette femme qui lèche les hommes tour à tour, qui les caresse, mais qui s'ouvre au large à des tripotages intimes. Quelque part, je ressens une musique étrange, en voyant ce piano à quatre mains qu'elle offre à la concupiscence des bonshommes en rut. Je peux de près, mais sans participer, admirer la dextérité des uns et des autres, le déploiement aussi de stratégies toutes calculées pour que chacun tire son épingle du jeu. Et j'ai droit en live au film de cette femme prise en sandwich par Bertrand et Sylvain.
Le salon, arène d'un plaisir sauvage entre ces trois-là qui s'abandonnent à une lubricité, avec moi pour seule spectatrice. Plus de secrets d'alcôve, juste en réel des accouplements qui finissent par faire rebondir chez moi une envie éteinte par Camille. Et force m'est d'admettre que c'est « bandant » les concerts de plaintes, de cris, de soupirs. Il y a également une odeur assez prononcée qui se dégage de ces ébats qui se jouent à deux mètres de mon fauteuil. Elle est enivrante, voire entêtante. Ils se livrent tous sans complexe sous mes yeux à une bataille des sens qui chavirent de nouveau les miens. Et le final est éblouissant.
Camille râle, psalmodie des mots sans suite, se raccroche à tout ce qu'elle peut attraper. Et dans un débordement de jouissance, elle finit par tendre une main dans ma direction. Menotte que je saisis, comme pour l'accompagner dans son voyage vers l'orgasme. Sa tête aussi se redresse, ses prunelles plongent dans mes yeux alors qu'un tressaillement généralisé de tout son corps la fait se raidir. Elle jouit là alors que nous sommes les yeux dans les yeux et je lis cette infinie volupté qui la tétanise. Ses doigts sont refermés sur ma patte au risque de nous broyer les os. La vague qui la secoue dure très longtemps. Je sais que c'est fini, lorsqu'enfin son étreinte sur ma main blanchie se relâche.
Dans un autre silence que celui de l'aller, nous rentrons chez moi… chez nous avec mon frère. Il conduit sagement, sans brutaliser la voiture. Je reste perdue dans des images qui tournent en boucle sous mes tifs. Est-ce que j'ai rêvé cette soirée ? Est-elle bien réelle, la femme qui m'a donné du plaisir à m'en faire sortir de mes gonds ? Est-ce la même nana qui s'est après cela offerte les deux mecs, trop contents de la baiser ? Et puis… pourquoi Sylvain a-t-il permis ce genre de chose ? Il y a un truc qui me perturbe, sans que je mette un nom sur ce qui me chagrine. Il n'est plus l'heure de me poser trop de grandes questions existentielles, nous sommes de retour à la maison.
Je lui laisse le soin de garer la voiture et entre la première. Mes frusques, je m'en dépouille rapidement et file sous la douche. J'y suis depuis quelques secondes lorsque mon chauffeur m'y rejoint. Il se fout à poil aussi et n'a aucune hésitation pour venir me coller. Est-ce que j'ai envie de cela ? Drôle cette question, cette idée de le repousser ! Il ne me caresse pas, se bornant à me savonner le dos. Il sait, le salaud que ces attouchements vont réchauffer mon besoin de sa bite ? Je le pense et il insiste sur le haut de mes fesses. Sa bouche est contre mon oreille.
— Tu as été… sublime ce soir. Personne ne m'a jamais offert ce que tu m'as donné. Oh, Fabienne ! Je… tu es ma sœur, mais je dois te le dire, je suis amoureux de toi.
— Quoi… ? Hein ?
Je suis abasourdie par ce que j'entends et tout me remonte au cerveau. Je sais du coup ce qui cette nuit m'a choqué ou plus simplement déstabilisé. La jalousie ! Oui, c'est bien ça. Un long moment après, malgré le plaisir pris, je crois que je suis jalouse…
— On ne le refera plus jamais… tu me l'as promis.
— Oui… sauf si c'est toi qui le réclames.
— Jamais… tu comprends ? Plus jamais !
— Ne te fâche pas ma chérie…
Les mains de Sylvain se referment sous mes cuisses ! Nous sommes face à face et l'eau nous dégouline sur le crâne. Il me soulève comme une plume. D'une main, je coupe le mitigeur et lui avance de quelques pas. Mon dos est scotché à la paroi dure de la douche. Mes jambes se nouent sur ses hanches alors que le poids de mon corps mouillé le fait glisser sur… sa queue très raide. Elle n'a pas besoin d'une boussole. Tel un tournesol elle trouve son soleil. Nos bouches s'embrasent et nous échangeons des pelles « en veux-tu en voilà ». Il est en moi et mes mains croisées sur sa nuque je me dandine pour le sentir au plus profond de ma chatte.
Pas si simple pour lui de tenir longtemps dans une position somme toute complexe à garder. J'ai dit « plus jamais »… puis viennent les sursauts avant-coureurs de l'orgasme. Pas de commune mesure avec celui pris là-bas, c'est vrai. Mais c'est tellement bon ce qui m'arrive. Je suis en feu, et il est là, solide, bien campé sur ses deux jambes, tout va très vite, trop qui sait ? Je songe que je voudrais bien le garder encore un peu, encore une minute. Est-ce trop lui demander de ne pas aller au dénouement avant quelques secondes encore, oui encore ? Tout galope dans mon ciboulot… il me parle ? Peut-être ? À moins que ce ne soit que mon imagination…
— Ah… encore ! Oh ! Baise-moi plus fort… Oui… baise-moi…
Les mots qui quittent ma gorge sont-ils eux entendus ? Les ai-je prononcés ou seulement dans mon esprit ? Je n'en sais plus rien. Mes deux pieds retrouvent le sol de la douche. Je suis lasse, il ne débande pas encore. De sa bite en érection les dernières gouttes blanches d'un sperme abondant. Machinalement ma main glisse entre mes cuisses… et s'enlise dans la glu qui s'échappe de mon intimité. Mince !
— Bon… je peux me laver sans que tu me tripotes ?
— Hein ? Oui, oui bien sûr !
De toute façon, il a obtenu une fois de plus ce qu'il voulait. Et nous nous retrouvons au lit pour un peu de repos. Je songe, avant de sombrer dans un abîme sans fond que quelque part… moi aussi je l'aime cet homme. Assez en tout cas pour lui donner plus que de l'amour entre frère et sœur. Combien de temps notre liaison va-t-elle durer ? Le sommeil qui m'assomme ne me permet pas de le savoir. C'est bien avec ses bras qui me gardent au chaud que je dors, sans rêve, ou sans m'en souvenir qui sait. Sylvain a-t-il aussi des inquiétudes qui ressemblent à celles que je trimballe depuis son retour dans mon existence ?
Aucune idée ! Mais à mon réveil, tous mes doutes sont là avec une violence accrue. Suis-je normale ? La peur est omniprésente. Elle est faite de choses terriblement intimes, d'un mélange de crainte de le voir disparaitre à nouveau ou de le voir s'amouracher d'une autre. Je ne suis pas sa femme officiellement, mais là, au lit ou dans cette maison que nous partageons, il compte plus que celui avec qui j'ai connu des moments heureux. Alors ? Pourquoi dans ma tête y a-t-il cette tristesse qui m'interdit d'être pleinement heureuse ? Est-ce que ça tient à ces liens du sang dont je ne pourrai jamais me débarrasser ?
Peut-être ! Mais la soirée de la veille m'a beaucoup appris aussi. Sur moi bien entendu, et je sais désormais qu'il m'est possible d'éprouver un plaisir immense sans être amoureuse ou ressentir un quelconque sentiment pour mon partenaire. J'ai compris que je peux tout à fait être jalouse d'une autre, bien que celle-ci m'ait donné une volupté sans borne. Et puis je ne peux que souscrire à l'amour qui me raccroche à Sylvain. Mais est-ce que je l'aime d'amour ou n'est-ce simplement qu'un prolongement de ce qui nous unit depuis bien avant notre naissance ?
Les mois passés dans un cocon douillet, à avoir été bercé par la même mère ont-ils forgé ce besoin de nous aimer ? Physiquement aussi puisque c'est le cas ? Je ne regrette pas ce que nous faisons et pourtant, je n'en suis pas fière. Bien sûr que mon frère ne s'embarrasse pas de ces préjugés qui me hantent. Est-ce que pour autant, il ne se pose pas de questions ? Difficile à dire. Les mois à venir, nous garderont-ils aussi soudés ? Je veux l'espérer, sans en être certaine. Et là, dans la douceur de ce que je dois bien appeler la chambre « conjugale », nous réitérons sous le drap des gestes réservés d'ordinaire à des partenaires sans liens familiaux…
Est-ce un crime ? Il est d'accord, moi aussi ! Alors… ? Je ne sais pas si ce qui me tourmente a une logique, mais c'est là, dans ma caboche alors que très simplement, nous nous caressons, juste avant de passer à l'acte. Et mes états d'âme ne me font pas renier le plaisir que je prends à faire l'amour avec lui. Après tout, nous ne faisons de tort à personne et le temps des interrogations s'en trouve remisé aux calendes grecques… Ce qui est pris et pris… advienne que pourra… l'aventure continue sans que mes préoccupations ne m'interdisent des gestes qui donnent du plaisir… n'est-ce pas là l'essentiel ?
Nos jours et nos nuits sont beaux. Le soleil brille et ma foi… nos mines épanouies sont bien la preuve que tout est possible… encore un peu ! La suite reste à écrire…
Fin !



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Jean Neymar
3 août 2023 à 11:32
Belle fin...

Un bémol cependant qui n'a pas été évoqué : il leur faut absolument éviter de procréer, car leur enfant puis les petits enfants seraient génétiquement lourdement handicapés.

C'est pour cela que la loi précise "majeurs et consentants"
Et, espérons-le, responsables.

Bon vent ...
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rtx42
29 juin 2023 à 12:31
Magnifique.
J'ai bien aimé le cheminement intellectuel de la narratrice.
Rien n'est jamais simple même si cela peut sembler une évidence.
Encore bravo
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océane.25
24 juin 2023 à 20:07
J'adore
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OlivX
24 juin 2023 à 16:36
Quelle tristesse de voir le mot fin de cette belle histoire
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