Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Maeva, de l’ombre à la lumière — Chapitre 3 · Confidences très intimes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Maeva, de l’ombre à la lumière
Chapitre 3 · Confidences très intimes
Je m'allonge sans me dévêtir, conscient de la brièveté de mon temps de repos, encore ému par la magistrale fellation de Maeva. Et ces paroles explicites : « je suis à toi ». Mais suis-je vraiment prêt pour une telle relation ?
Ce satané réveil me tire de ma torpeur, et il me faut mobiliser toute ma volonté pour me lever. Je m'asperge d'eau glacée et prends le volant pour retrouver Maeva.
J'arrive chez elle peu avant sept heures, comme convenu. Elle se jette littéralement dans mes bras et m'embrasse fougueusement.
J'arrive chez elle peu avant sept heures, comme convenu. Elle se jette littéralement dans mes bras et m'embrasse fougueusement.
— Tu es venu...
— Evidemment. Tu en doutais ?
— Je ne sais pas. Tu sais, pour moi aussi, c'est nouveau... Tu veux un café ?
— Volontiers.
— Evidemment. Tu en doutais ?
— Je ne sais pas. Tu sais, pour moi aussi, c'est nouveau... Tu veux un café ?
— Volontiers.
En buvant mon chaud breuvage, je l'observe, elle est très pâle, et a forcé sur le fond de teint pour dissimuler ses traits fatigués. Ses cheveux sont noués en queue de cheval, libérant son visage séraphique, elle porte un petit débardeur blanc, une courte jupe en jean qui moule son fessier à la perfection et des chaussures en toile, ce qui lui donne une apparence juvénile.
— Maeva, par ma faute, tu es crevée, la journée va être dure.
— Je ne regrette rien, et sans toi, mon devoir aurait été de la daube.
— Et j'ai vraiment aimé que... Enfin, tu vois ce que je veux dire.
— Je ne ferais pas ça à n'importe qui. Mais je te kiffe. Tu sais, le seul dont j'ai avalé le sperme, c'était... Mon papa.
— Je ne regrette rien, et sans toi, mon devoir aurait été de la daube.
— Et j'ai vraiment aimé que... Enfin, tu vois ce que je veux dire.
— Je ne ferais pas ça à n'importe qui. Mais je te kiffe. Tu sais, le seul dont j'ai avalé le sperme, c'était... Mon papa.
Elle se décompose, et je l'enlace tendrement en embrassant son front.
— Ma chérie, tu n'es pas obligée...
— Yann, tu pourras passer me prendre à la boutique, j'y bosse après les cours. On doit parler. De plein de choses, et sans tabous, si on veut avoir une chance.
— Oui.
— Yann, tu pourras passer me prendre à la boutique, j'y bosse après les cours. On doit parler. De plein de choses, et sans tabous, si on veut avoir une chance.
— Oui.
Je la dépose à la fac et nous nous séparons après un long baiser enflammé.
— Yann, je t'aime.
Elle me quitte sur ces mots auxquels je suis incapable de répondre.
Mon cerveau est traversé de pensées contradictoires durant cette journée. Elle m'attire incontestablement, si jeune, si fraîche. Mais suis-je capable d'entamer une relation durable avec une femme trans ? Il y a tant de paramètres inconnus, de remise en cause pour moi, le mâle purement hétéro. Je m'accorde un temps de repos après ma trop courte nuit, puis me documente sur de sites dédiés aux personnes transgenres.
Ma conclusion est claire : je dois considérer Maeva comme une femme, indépendamment de son état originel. Pour la première fois de ma vie, je me laisse aller ensuite à visionner du porno avec des femmes trans. Je suis saisi d'une excitation malsaine, bien que conscient du caractère scénarisé des situations, induisant un prisme déformant. Avec un questionnement : qu'en est-il de l'anatomie de Maeva ? Elle a certes évoqué un traitement hormonal, et son corps est des plus féminins, mais concernant ses organes génitaux, je n'en ai aucune idée. Et lui poser la question pourrait la heurter. Mais ne pas le faire et se retrouver embarrassé, ou manifester une réaction de rejet, dans un moment d'intimité pourrait conduire à la catastrophe.
Je suis torturé, mon esprit est confus comme jamais, ma perception est si duale. Elle dit m'aimer, je l'ai appelée ma chérie, spontanément. Et elle m'a ouvert une porte en insistant sur la nécessité de dialoguer sans interdits, assurément consciente de mon trouble.
Comme prévu, je récupère Maeva lors de la fermeture de la boutique. Elle est éreintée par sa journée de cours et de travail après un temps de sommeil notoirement insuffisant. Elle se blottit dans mes bras tandis que je caresse sa tête.
— J'ai besoin d'une bonne douche... Je me sens comme une loque...
— Pas de souci, je te ramène.
— Pas de souci, je te ramène.
En cette fin de semaine, je ne trouve pas de place de stationnement libre à proximité immédiate de la résidence de Maeva. Je la dépose donc, et m'efforce de trouver un endroit ou parquer mon véhicule.
Et ce contretemps en apparence anodin va avoir des répercussions quant à la suite de ma relation avec Maeva. Je finis par réussir à me garer, à environ deux cents mètres de son domicile vers lequel je me dirige à pied.
Et ce contretemps en apparence anodin va avoir des répercussions quant à la suite de ma relation avec Maeva. Je finis par réussir à me garer, à environ deux cents mètres de son domicile vers lequel je me dirige à pied.
Je la vois alors devant l'entrée, un homme agrippant son bras en vociférant, la traitant d'abomination, elle se débat pousse un cri strident. Je me mets à courir, reconnaissant le gars qui la malmenait l'autre soir lors de mon intervention dans le bar. Son propriétaire. Il a peine le temps de tourner la tête que je le heurte avec une brutalité inouïe, le projetant contre le mur. Il grimace de douleur sous le choc. Je lève un poing rageur. Je suis en colère, cette fois, je vais le démolir.
— Non, Yann, je t'en prie...
La voix de Maeva est douce malgré le contexte de violence. J'interromps mon geste.
— Il n'en vaut pas la peine. Laisse-le.
Je jette un regard dur au type, mon ton est glacial.
— Si tu t'avises de la toucher de nouveau, personne ne m'arrêtera. Personne.
Il se relève et part en claudiquant, visiblement meurtri au niveau du bassin après sa rencontre avec le béton.
— Maeva, ça va ?
— Je pense. Il voulait...
— Je pense. Il voulait...
Blême et tremblante, elle éclate en sanglots, se pelotonnant contre moi.
— Je ne veux plus rester ici.
— Prends des affaires. On va chez moi, tu y seras en paix. Au moins pour ce weekend.
— Prends des affaires. On va chez moi, tu y seras en paix. Au moins pour ce weekend.
J'ai parlé sans réfléchir. Cet incident va précipiter les choses, mais n'est-ce pas un mal pour un bien ? Maeva charge rapidement une valise et un sac de voyage, que je l'aide à transporter.
— Tu es sûr que ça te dérange pas ?
— Au contraire. Tu sais que je vis seul, et mon appartement est bien plus grand car il y a des chambres prévues pour mes enfants.
— Au contraire. Tu sais que je vis seul, et mon appartement est bien plus grand car il y a des chambres prévues pour mes enfants.
Le trajet se déroule en silence, rompu par Maeva, dont la pâleur s'estompe progressivement.
— C'est la seconde fois que tu me viens en aide. Ça confirme ce que je ressens.
Nous arrivons chez moi, et Maeva s'effondre sur le canapé du salon, encore visiblement choquée.
— Tu peux me servir un truc fort, n'importe quoi...
Je partage donc avec elle un verre d'excellent whisky qu'elle ne prend pas le temps de déguster, l'ingurgitant d'une traite.
— Il faudrait que je range mes affaires, j'ai tout entassé en bordel, mais je suis si claquée...
— Ça peut attendre demain.
— Je vais prendre une douche, si tu veux bien.
— Ou même un bain, il y a une baignoire et une immense cabine. Je te sors des serviettes propres.
— Super. Tu es un amour.
— Ça peut attendre demain.
— Je vais prendre une douche, si tu veux bien.
— Ou même un bain, il y a une baignoire et une immense cabine. Je te sors des serviettes propres.
— Super. Tu es un amour.
Elle m'embrasse passionnément, et nos langues entament un long ballet. Elle prend quelques vêtements et se rend à la salle de bain. Elle en ressort une demi-heure après, plus rassérénée, les cheveux tirés en arrière, drapée dans un court peignoir rose sous lequel ses tétons pointent. Comme elle est belle, sans fard, apaisée malgré ses traits fatigués. J'en oublierais presque ce qu'elle est.
— J'ai commandé un dîner chez l'italien du coin. Ça te va ?
— Evidemment.
— Assieds-toi, je m'occupe de tout.
— Tu me traites comme une princesse. Tu es vraiment adorable...
— Evidemment.
— Assieds-toi, je m'occupe de tout.
— Tu me traites comme une princesse. Tu es vraiment adorable...
Durant le souper, nous n'abordons que des sujets légers. Comme si nous éprouvions la crainte mutuelle de rompre le charme. Puis nous allons prendre un café sur le sofa. Maeva est collée à moi, la ceinture de son peignoir s'est détendue, révélant la quasi-totalité de ses petits seins d'adolescente aux bouts dardés et de ses cuisses fuselées en haut desquelles je distingue un tanga. Je ne peux refréner une érection à la vue de ce corps si désirable. En d'autres circonstances, je me serais littéralement jeté sur elle.
— Maeva...
— Yann, on doit parler. J'imagine que tu as plein de questions, que tu es certainement dans le doute, sachant ce que je suis.
— Oui, j'ai tant de choses à te demander, et en même temps j'ai la trouille...
— Tu as peut-être peur de commettre une maladresse. Alors, je vais commencer.
— Je ne suis pas opérée, et je ne l'envisage pas. Mes seins ont gonflé avec les hormones, sans aucune chirurgie. J'ai toujours mon appareil génital masculin. Et c'est ainsi, il fait partie de moi, même si je me sens femme. Tu ne te sauves pas en courant ?
— C'est bien, tu ne souffres donc pas de dysphorie de genre.
— Yann, on doit parler. J'imagine que tu as plein de questions, que tu es certainement dans le doute, sachant ce que je suis.
— Oui, j'ai tant de choses à te demander, et en même temps j'ai la trouille...
— Tu as peut-être peur de commettre une maladresse. Alors, je vais commencer.
— Je ne suis pas opérée, et je ne l'envisage pas. Mes seins ont gonflé avec les hormones, sans aucune chirurgie. J'ai toujours mon appareil génital masculin. Et c'est ainsi, il fait partie de moi, même si je me sens femme. Tu ne te sauves pas en courant ?
— C'est bien, tu ne souffres donc pas de dysphorie de genre.
Maeva écarquille les yeux.
— Tu... Tu connais...
— Oui, je me suis renseigné. Ma démarche est consciente et délibérée. Même si tout ceci est nouveau pour moi.
— Oui, je me suis renseigné. Ma démarche est consciente et délibérée. Même si tout ceci est nouveau pour moi.
Maeva m'embrasse avidement, alors que je glisse ma main sous son peignoir, cajolant sa poitrine dont les tétons durcissent en roulant sous mes doigts. Elle gémit sous ma caresse et ouvre ma chemise, effleurant sensuellement mon torse. Sa peau est si soyeuse, elle sent si bon.
— Ils sont très sensibles.
— Oui, énormément, et tes mains me rendent folle. Tu m'excites.
— Maeva, je...
— Moi aussi, j'ai envie. Mais on doit évoquer certains sujets. Tout mettre sur la table, y compris ce qui est dérangeant. Ainsi que je te l‘ai dit, je me suis toujours sentie femme, et après le décès de ma mère, je l'ai remplacée de fait auprès de Papa. Il a lutté, mais son désir était trop fort. J'ai découvert la sexualité avec lui, progressivement. Après les masturbations, je l'ai ensuite pris en bouche, et au bout d'un certain temps, je lui ai offert ma virginité anale en toute conscience. Il m'a accompagnée et soutenue dans ma transition, et notre bonheur était réciproque.
— Maeva, et maintenant, quels sont tes rapports avec lui ?
— Oui, énormément, et tes mains me rendent folle. Tu m'excites.
— Maeva, je...
— Moi aussi, j'ai envie. Mais on doit évoquer certains sujets. Tout mettre sur la table, y compris ce qui est dérangeant. Ainsi que je te l‘ai dit, je me suis toujours sentie femme, et après le décès de ma mère, je l'ai remplacée de fait auprès de Papa. Il a lutté, mais son désir était trop fort. J'ai découvert la sexualité avec lui, progressivement. Après les masturbations, je l'ai ensuite pris en bouche, et au bout d'un certain temps, je lui ai offert ma virginité anale en toute conscience. Il m'a accompagnée et soutenue dans ma transition, et notre bonheur était réciproque.
— Maeva, et maintenant, quels sont tes rapports avec lui ?
Ses yeux s'embrument, elle respire un grand coup, puis poursuit.
— Il est mort. Dans des circonstances vraiment particulières. Un arrêt cardiaque. Il... Il était en moi.
Mon Dieu. Quelle accumulation d'événements potentiellement déstabilisants. La perte de sa mère, une relation incestueuse, certes pleinement consentie, avec son père, un parcours en vue d'un changement de genre, et une conclusion dramatique. Maeva a toutes les raisons d'être perturbée, et je comprends mieux ses humeurs changeantes.
— J‘étais à plat ventre, Papa était allongé sur moi, il me sodomisait. Vraiment vigoureusement. Il soufflait fort, je sentais de la bave couler sur ma nuque. A un moment, il s'est crispé et à poussé un râle. Je pensais qu'il allait jouir. Au lieu de cela, il s'est effondré comme une masse sur moi. Il ne répondait pas, inerte. Et il restait toujours si dur dans mon anus. J'ai eu un mal fou à me dégager, j'ai essayé de le ranimer, en vain, et j'ai appelé les secours. Je n'ai évidemment pas expliqué le contexte...
Maeva semble revivre chaque seconde de ce traumatisme, mais reprend son histoire.
— J'ai géré comme j'ai pu. Heureusement, Papa avait un peu d'argent. J'ai alors rencontré un gars, Marc, la trentaine, qui travaillait chez le notaire qui s'occupait de la succession. Il a fait preuve de beaucoup d'empathie, et je lui ai révélé ma transsexualité. On est devenus intimes. Il voulait faire de moi une fille sophistiquée, avec des fringues provocantes, des cuissardes, un maquillage outrancier. J'étais vulnérable, j‘ai fait tout ce qu'il voulait, y compris des pratiques extrêmes. Il m'a fait prendre de la drogue, et j'ai des trous dans ma mémoire, je me suis parfois réveillée sans savoir ce qui s'était passé, avec des marques sur le corps. Je savais qu'il était marié, j'étais sa maîtresse. Puis un jour, j'ai découvert qu'il filmait nos ébats. Mais le pire est qu'il mettait les vidéos sur certains sites. C'est pour ça qu'il me dirigeait comme une actrice. Il a profité de ma faiblesse.
— Ma pauvre chérie, tu as tant souffert...
— Ma pauvre chérie, tu as tant souffert...
Je constate que Maeva tombe littéralement de fatigue, ses yeux clignent.
— Maeva, tu devrais aller dormir. Je t'ai préparé une chambre avec des draps propres.
Elle me regarde avec une expression de surprise et de désarroi.
— Je... Je pensais partager ton lit... Tu sais, ce n'est pas parce que je suis une femme trans que tu es devenu un homo. Je devais te le dire clairement. Je ne suis absolument pas attirée par les gays. Et je suis désolée, je suis tellement épuisée, j'aurais aimé...
— Moi aussi, j'en ai envie. Mais il est préférable que notre première fois se passe dans de bonnes conditions, que l'on soit en forme.
— Moi aussi, j'en ai envie. Mais il est préférable que notre première fois se passe dans de bonnes conditions, que l'on soit en forme.
Sur ces mots, j'attrape Maeva dans mes bras et la dépose délicatement dans mon lit et me dévêts, le caleçon distendu par ma forte érection.
— Tu es si attentionné. Je vais quand même te soulager avec ma bouche.
— Maeva, je ne suis pas un animal. On va se reposer. Demain est un autre jour.
— Tu peux me prendre dans tes bras ?
— Évidemment.
— Maeva, je ne suis pas un animal. On va se reposer. Demain est un autre jour.
— Tu peux me prendre dans tes bras ?
— Évidemment.
Tendrement enlacés, nous rejoignons rapidement le royaume de Morphée, terrassés par les émotions de cette journée pleine de rebondissements.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Bref on a très envie de voir maeva revivre heureuse !
Tres clairement j'adore