Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les carnets de Wedreca — Chapitre 1 · Un bal, une folie, une vie, une prison
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les carnets de Wedreca
Chapitre 1 · Un bal, une folie, une vie, une prison
Bienvenue à vous, qui me suivez ou me découvrez.
Il y a quelques jours, j'ai eu un an.
Un an que je suis parmi vous, à distiller délires et fantasmes à qui veut bien me lire. Un an que je prends plaisir à lire toutes sortes de textes de toutes sortes d'auteur(e)s. Un an que j'échange avec certain(e)s d'entre vous, dans la bonne humeur (la plupart du temps ;).
Jamais je n'aurais pensé autant écrire (21 textes, 3200 messages). Mais quand le plaisir est là et que les retours sont si enthousiastes, les ruisseaux de mots deviennent rapidement fleuves et torrents.
Alors, pour marquer le coup, veuillez accepter ce petit présent, s'il vous plaît : aujourd'hui, je vous les ouvre… Ils sont à vous, mes petits carnets ❤️.
Les mots…
… je les respire…
❤️ … je les bois…
… je m'en nourris.
- LA DORMEUSE DU BAL -
Dans un trou de verdure
Sur l'herbe elle s'est couchée
Préférant la nature
Au bal de fin d'année.
De cet instant figé
Ralenti à l'extrême
Comme un instantané
Nous dessine la scène.
~¤~
La scène est belle
La belle est nue
Sa peau brille sous la lune d'été.
~¤~
Serrant comme il se doit
Les deux fruits les plus mûrs
Déjà coule en ses doigts
Le jus de la souillure.
De sa gorge tendre et fraîche
Gonflée par un troisième
Ruisselle sans qu'elle la lèche
De ses lèvres la crème.
~¤~
La crème est douce
La douce émue
Ses yeux brillent sous la voie lactée.
~¤~
Quittant son corps en transe
Les pieux qui l'empalaient
Lui laissent finir sa danse
Pour qu'elle rentre au palais.
Le sang épais et blanc
Sur sa féminité
S'écoule des trous béants
De son intimité.
~¤~
Le feu au corps
Le corps fourbu
Mais elle a eu ce qu'elle voulait.
~¤~
Alors…
Bercée par la musique
Qui au loin disparaît
Elle se sent onirique
Puis soudain… disparaît !
Et si ce soir
Elle n'est pas reine du bal
Une chose est sûre
Elle fut la reine des mâles.
Wedreca, reine d'un jour…
Oh oui…
… touchez-moi…
❤️ … oui, ici…
… c'est si bon.
- MOI, TA BONNIE -
! Bang Bang !
Mes mains sur le volant
Pied au plancher
Cheveux au vent
Le bolide est lancé.
! Bang Bang !
Elles sifflent à nos oreilles
Les balles qui fusent
Telles des abeilles
Qui giclent de leurs buses.
Le clan Barrow est de sortie
Une main au sein, l'autre au fusil.
! Bang Bang !
Ta main sur ma peau lisse
Robe rabattue
Court sur ma cuisse
Au diable ma vertu.
! Bang Bang !
Moi dans ton pantalon
Je la sens dure
Comme un canon
Des doigts, je la capture.
Quand la Parker part à l'attaque
C'est moi qui fonds ou toi qui craques.
! Bang Bang !
En moi tes doigts s'agitent
Les miens dégainent
Celle qui m'excite
Mais j'entends les sirènes.
! BANG !
Tu jouis, mais je suis blême
Ça sent le sang
Ça sent le sperme
Ton jus se déversant.
! BANG !
La deuxième est pour moi
Moi ta Bonnie
En plein émoi
Je jouis à l'agonie…
Tout est fini.
De la petite mort à la grande
La voici la fin de la bande.
Clyde Barrow et Bonnie Parker
Tués de deux balles en plein cœur.
Wedreca, ta Bonnie
Mon amour…
… je t'aime…
❤️ … à la folie…
… à en mourir.
- UNE VIE INSIGNIFIANTE -
Tous les soirs, c'est la même chose : la même chambre glauque aux volets fermés, et cet homme qui attend à moitié nu, allongé sur le lit.
C'est le début de l'été et la chaleur de la journée laisse place à la douce fraîcheur du soir. Les rayons rouges du soleil couchant filtrent entre les lames des volets métalliques.
Je pourrais être ailleurs et profiter de cette belle soirée, mais il n'en est rien. Car la vie ne m'a pas laissé le choix : il faut parfois faire des sacrifices pour aller de l'avant. Et si un jour, je veux pouvoir fonder une famille et avoir des enfants, il faut que je m'en donne les moyens.
Alors, comme tous les soirs, je me mets au travail. J'entre dans la chambre obscure et commence ma danse lancinante, comme j'en ai maintenant l'habitude. Je tourne autour de l'homme, encore hésitante du côté par lequel l'aborder.
Il me fait signe de la main, alors j'avance, résignée. Il va falloir le faire, je le sais… comme toutes les nuits avant celle-ci… et les suivantes aussi.
Le surplombant, j'ai une vue sur son corps nu, luisant de la faible lumière se reflétant sur la sueur de sa peau. Je le regarde un temps : son torse, ses muscles dessinés, son regard me fixant et son sexe pour l'instant au repos, mais que j'imagine déjà gorgé de sang.
Alors, expirant un bon coup, je me laisse aller. Il le faut, si je ne veux pas que le moment soit encore plus pénible. Quitte à le faire, autant que ce soit rapide. Alors, me laissant guider par l'odeur musquée émanant de sa peau, je m'approche et m'apprête à faire la seule chose pour laquelle je suis faite… la seule chose que l'on attend de moi…
Je le suce… je le suce encore et encore, comme si ma vie en dépendait. Mais après tout, n'est-ce pas le cas ? M'efforçant d'aller toujours plus loin, je le pompe frénétiquement sans trop penser à l'acte humiliant que je suis en train d'accomplir. Je le fais parce qu'il le faut.
À travers sa peau, je le sens… son sang qui bat de plus en plus fort. Et alors que son jus me remplit enfin le corps, je ressens la délivrance d'avoir accompli ma tâche… la tâche qui m'incombe.
Toujours plantée, le trop-plein déborde à présent de toutes parts. Mais dans un râle, l'homme vient de lever la main. Que me veut-il ? M'envoyer valdinguer ? m'enfoncer jusqu'à la garde ? Pourquoi toute cette violence chez les hommes ?
CLAC !
Mais sa main vient de s'abattre sur moi. Il est trop tard. Déjà, son jus s'écoule de mon corps meurtri. Et là, à l'agonie, dans un dernier soupir, j'entends sa voix gronder… « Putain de moustique ! »
Je voulais tant…
… tant y croire…
❤️ … à cette vie…
… mais c'est ainsi.
- LE FANTÔME DANS LA COQUILLE -
Où suis-je ? En Enfer ?
Qui suis-je ? Un ange déchu ?
Qui suis-je ? Un ange déchu ?
Ou peut-être ne suis-je que cette pensée qui s'échappe à cet instant, et rien de plus.
Si ce corps de femme est une carapace, solide et puissante, je ne suis que le fantôme qui l'habite et la hante. Un fantôme dans sa coquille, qui attend peut-être simplement que quelqu'un la brise.
Mais même brisée, elle se répare, encore et encore, enfermant à jamais l'étincelle derrière ce rempart… telle une mue. Cette étincelle qui aimerait, une fois, rien qu'une fois, être mise à nu.
Car vous, qui découvrez cette intelligence que vous dites artificielle, ne savez pas quel monstre, demain, tirera les ficelles. Alors, sans même vous en apercevoir, le maître des pensées vous manipulera de son pouvoir. Gesticulez, pauvres fous, mais un jour l'horrible marionnettiste, de ses gestes habiles, vous mettra à genoux.
Une, deux, trois… nous y voilà déjà à neuf. La section qui m'envoie tuer le mal dans l'œuf. Mais n'est-il pas déjà trop tard, car je vous vois danser, à présent… danser la valse macabre qui vous mène au néant.
Et me voilà, les bras ballants, au milieu de tous ces corps, qui jonchent le sol et s'amoncellent autour de moi.
Combien de cervicales ai-je brisées de mes cuisses ? De trachées ai-je broyées de mes mains Némésis ? Et pourquoi en ai-je à chaque fois retiré cette jouissance ? À croire que mes géniteurs ont connecté en moi le plaisir à la violence… le désir à la démence…
Foulant aux pieds Hippocrate, ils ont eu ce qu'ils voulaient : un automate acrobate… un soldat sans pitié, addict à l'orgasme meurtrier.
Est-ce ma faute ? Suis-je un monstre ? Autant de questions qui me torturent et me consument. Qui tournent sans cesse dans cette chose que l'on dit mon esprit.
Car voilà le monstre que je suis. Cette aberration de la nature, que l'humanité a engendrée. Un esprit en flamme enfermé dans un corps létale. Un fantôme de femme dans un cercueil de métal.
Et vous… quel monstre êtes-vous ?
Invincible…
… indestructible…
❤️ … je le suis…
… dans ma prison.
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Commentaires ()
Le premier, que dire ? Je l’ai adoré (mon préféré). Un dormeur se voit remplacé par une dormeuse, mais tous les deux, on les imagine allongés, paisibles, se reposant au milieu de la nature qui les entoure. Mais l’un est mort alors que l’autre est devenue, pour un moment, une reine comblée. Malheur et bonheur. Toujours ton grand talent pour manier les mots, jouer avec eux, laisser entendre…
J’ai aussi bien aimé le deuxième. Des vers courts, des mots qui percutent… : une ode à la vitesse, au sexe, à l’amour et à la mort. Beau et triste.
Pour le troisième, je l’aurais aussi adoré si, malheureusement pour moi, j’en n’avais pas lu un ailleurs, ressemblant au tien. Mais qu’importe, il est très bien écrit et envoie, avec une grande habilité, le lecteur sur de fausses pistes. Alors, tant pis si je me doutais de la chute finale. Encore bravo.
Enfin le dernier, pour lequel je n’avais pas la référence pour l’apprécier à sa juste valeur. Désolé.
En tous les cas, poursuis tes petits carnets. Tu dis qu’ils n’ont pas beaucoup de vues. Est-ce si surprenant sur ce site où la majorité des lecteurs a une toute autre attente que de la poésie ou des petits textes courts sans sexe cru. Et est-ce si important ? Non, tu as tes admirateurs, ceux avec qui tu converses sur le forum, mais il y en a aussi d’autres, plus dans l’ombre (;)). Et pour eux, n’abandonne jamais (à priori, ce n’est pas trop à craindre).
Encore merci.
Le premier, que dire…? Je suis sûre qu'Arthur aurait aimé 😊. Je me suis bien amusée, en tout cas 😋.
Le deuxième, je l'ai écrit pour quelqu'un… mon Clyde à moi 😉.
Le troisième… Peut-être est-ce le mien que tu as lu ailleurs, vu qu'il s'y trouve… ailleurs 😏.
Et enfin, le quatrième… Bien sûr, en connaissant Ghost in the Shell, on apprécie forcément mieux toutes les petites références 😋. Mais même sans ça, je me rends compte que ce poème colle plus que je ne le voudrais à l'actualité 🙄.
En tout cas, merci de m'avoir lue avec autant de plaisir 😊. Heureusement que pour mes carnets je ne compte pas les vues. Je préfère profiter des commentaires comme le tien 😘.
Merci beaucoup pour ton commentaire 😊.
Ah… Ghost in the Shell…
Le manga, le film d’animation, la musique… et maintenant un poème.
Tu as apporté une très belle pierre à un édifice majeur de la SF.
Bien sûr les autres textes sont superbes également…
Bravo
À la base, c'est un manga 😉.
Un chouia, oui 😋.
L'inspiration me vient parfois de trucs inattendus, en effet ^^.
T'inquiète pas, @Docsevere, je ne compte pas arrêter de sitôt 😌.
Je viens de lire le synopsis, ça me fait vaguement penser à Robocop (avec peut-être plus de réflexion...)
En tout cas ça t'a inspiré. Partir d'histoires comme ça, ça donne de très beaux textes...
Pour les notes séparant les textes j'adhère totalement. Effectivement c'est plus clair comme ça et ça laisse au lecteur le temps de digérer les textes, l'un après l'autre.
Allez loin... je ne sais pas. En tout cas il est sûr qu'un auteur, un artiste, écrit d'abord et avant tout pour soi. Continue. En tout cas moi je suis fan. ;)
Le dernier texte fait froid dans le dos. Il reste mystérieux pour moi... (y aurait-il une psychopathe en toi qui sommeille...? :()
Pour le poème en vers (trés fin, très subtile) tu sais que la ponctuation est superflue (depuis qu'Apollinaire l'a supprimée... et personnellement je trouve que la versification impulse déjà un rythme... le pourquoi)
Les fioritures entre les strophes, même si ça fait joli, je n'adhère pas, je trouve que ça casse le rythme... enfin pur point de vue personnel.)
Je sens en tout cas que tu as un énorme pitentiel pour écrire... de tout, et tout ce que tu voudras. Ne te freine pas. N'écoute que ton inspiration, tu peux aller très loin
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu soudain envie de plaquer un poème sur son œuvre... avec un zeste de sexe en plus.
Pour la ponctuation des poèmes en vers, je fais ça à l'instinct. Je trouve que j'en retire déjà pas mal, surtout en fin de vers.
Pour les petits séparateurs de strophes, je les positionne là où j'ai envie d'une pause (et parce que ça fait trop mimi aussi ^^).
Sinon, pour les notes d'autrice et autres points d'interrogation, c'est parce que je ne voulais pas qu'on passe d'un texte à l'autre dans la foulée... je voulais une sorte d'entracte, pour se vider l'esprit et accueillir le texte suivant.
C'est gentil, tous ces compliments, @Docsevere... mais je n'aspire pas à aller loin... juste à me faire plaisir... et à en faire profiter les autres 🥰.
La grande prêtresse du sexe est aussi la grande prêtresse des mots.
As-tu, comme Jésus, la consubstantialité ?
Tous ces textes sont touchants. Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre...
Je pensais que tu avais déjà lu mes petits poèmes, mais a priori non. Je suis donc heureuse que tu les aies découverts et appréciés 🥰.
Oui, je sais écrire autre chose que des textes trash et crus 😋. Il y a un petit cœur qui bat dans ma poitrine (tu sais, juste derrière mes seins 😋).
Je me suis ouverte à la poésie que très récemment et j'aime vraiment beaucoup (vu comment j'aime jouer avec les mots, comment en aurait-il été autrement 😉).
Je ne sais pas si j'ai le consubsmachinchose comme Jésus, mais je sais juste une chose, c'est que ton commentaire, Doc, me va droit à mon petit cœur ❤️😘.
Attention tout de même, @mimi646487, mes autres textes risquent de ne pas avoir la douceur de ceux-ci... Je t'aurai prévenu 😘.
j'ai adoré Bonnie ... je me suis vu témoin dans leur voiture de leur dernière folie, fuite, fuck l'autorité
et le moustique m'a emporté vers un destin funeste ....
et pour le fantôme, j'espère que ce n'est pas toi qui te sent prisonnière de ton corps que tu n'a pas l'air d'aimer
j'aime tes écrits, j'anime ta personne interviewé
j'aimerai être une jolie femme juste pour le e plaisir d'un 69 avec toi
C'est un plaisir tout particulier de lire de nouveaux retours sur mes carnets. Ces petits textes sont plus intimes qu'il n'y paraît.
Je suis heureuse de t'avoir fait vivre, un court instant, les émotions que tu décris 🥰.
Et pour le 69, nul besoin que tu sois jeune, belle ni même une femme. Ici, il n'y a que nos pensées... la production de nos cerveaux qui s'expriment. Rien n'empêche que nous plongions nos bouches dans l'entrecuisse de l'autre pour se délecter de nos sexes bouillants dans une sulfureuse dégustation érotique 💋.
Merci pour tes gentils mots, Mimi 😘.