Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
A Christmas Caro — Chapitre 1 · Conte de Noël
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
A Christmas Caro
Chapitre 1 · Conte de Noël
Comme l'indique le titre, je m'appelle Caroline. J'ai 35 ans et je suis mariée à Martial. Martial est militaire de carrière et moi fille de militaire. Le monde est petit…
J'espère faire un bout de chemin avec vous, vous en saurez plus sur moi. Dimanche 24 décembre 2023, hier. Cette année, le réveillon de Noël a lieu chez mes beaux-parents. Martial est en opération extérieure mais m'a promis de « morpionner » un vol militaire pour nous rejoindre à temps. Ce matin ma belle-mère Solange et moi avons été faire toutes les courses ensemble. Je l'ai accompagnée pour ne pas ressasser mes désillusions.
J'espère faire un bout de chemin avec vous, vous en saurez plus sur moi. Dimanche 24 décembre 2023, hier. Cette année, le réveillon de Noël a lieu chez mes beaux-parents. Martial est en opération extérieure mais m'a promis de « morpionner » un vol militaire pour nous rejoindre à temps. Ce matin ma belle-mère Solange et moi avons été faire toutes les courses ensemble. Je l'ai accompagnée pour ne pas ressasser mes désillusions.
Les premiers temps de notre mariage ont été un rêve. J'étais le centre du monde de Martial après son métier. Il m'appelait Dame de Caro. Au fil des temps je suis devenu simplement Caro et il a oublié l'anniversaire de nos dix ans de mariage…
Avant Martial j'ai eu des petits copains, dont un assez sérieux pour être mon premier amant. Je suis donc arrivée presque plus vierge au mariage. Mes beaux-parents habitent une petite ville de province dans une grande maison ancienne. Mon beau-père est négociant en vins et ma belle-mère est maîtresse de maison (traduction en français moderne : femme au foyer).
Ce matin, donc, ma belle-mère et moi sommes allées au centre commercial faire les courses pour le réveillon. Pendant que Solange payait et arrangeait les détails de la livraison, je suis sortie côté parking fumer une cigarette. Je maîtrise : je suis à moins de six par jour !
Je me suis assise sur un banc à côté du Père Noël du centre commercial qui prenait sa pause. Il dégustait un club sandwich nordique en buvant à petites gorgées l'eau d'une petite bouteille. Il me fit un grand sourire et reprit sa collation. Je l'observai du coin de l'œil. Pour une fois, le casting était un sans-faute : un bon mètre quatre-vingt pour approximativement cent-vingt kilos ! De longs cheveux blancs ondulés et drus dépassant de sa toque rouge, et une fausse barbe blanche assez bien collée pour que l'on put croire qu'elle était naturelle…
Je n'avais pas vu qu'il me regardait en souriant pendant que je le détaillais. Il me rappela à la réalité en m'adressant la parole :
— C'est l'effet Père-Noël ou vous êtes sensible aux hommes âgés de belle prestance ?
Je rentrai dans son jeu :
— J'ai toujours fait un complexe d'Électre envers le Père-Noël depuis ma petite enfance ! Je dois avouer que vous cadrez totalement !
Il me regarda plus attentivement et son regard s'attarda sur mon alliance.
— Mariée… Monsieur vous laisse seule ?
Je me confiai à cet inconnu, lui racontant la dérive insidieuse de mon mariage. Oui j'avais tout pour être heureuse, mais mon mari semblait ne plus m'attacher autant d'importance. Je lui déversai le faisceau de petits indices qui me faisait désespérer de mon mariage. Je n'avais pas de griefs mais je m'estompais dans l'habitude, au risque de disparaître de moi-même…
Il me dit :
Il me dit :
— Mais concrètement, quel miracle attendez-vous de ce Noël ?
— Pas grand-chose de plus que l'arrivée de mon mari et, par-dessus tout, de me sentir femme et désirée !
— Pas grand-chose de plus que l'arrivée de mon mari et, par-dessus tout, de me sentir femme et désirée !
Aussitôt prononcée, je regrettai cette phrase grandiloquente. Il me fit un sourire et se leva :
— Je dois y retourner, j'ai du travail. Bon Noël et qui sait, à une autre fois ?
Je le regardai s'éloigner de dos et me fit la réflexion qu'il avait la silhouette de Bertrand, mon beau-père. Solange arriva peu après et nous sommes retournées chez eux. L'après-midi se passa en préparatifs entrecoupés de discussions d'ordre général. (En français moderne : rumeurs et ragots). Tout ceci arrosé de champagne, vous découvrirez assez tôt que le champagne est mon vice et ma faiblesse.
Je dois admettre que tout cela était très agréable sur le grand canapé devant la cheminée recouvert d'une peau de bique ayant hébergé plusieurs générations. Bernard, le frère ainé de mon mari, me faisait une cour un peu lourde comme à son habitude. Son épouse Martine elle aussi, mais de manière plus appuyée quoique plus discrète. Mon beau-père parlait de cul, comme de coutume, sous le regard indulgent et cependant désespéré de son épouse. Le soir arrivé, peu avant le début du réveillon, je reçus un appel de Martial qui me disait que son avion avait du retard. Je réprimais mes sanglots de rage et de dépit et fis contre mauvaise fortune bon cœur.
Le réveillon fut heureusement à la hauteur de ce qu'on attend d'un réveillon : chaleureux, larmoyant parfois, un peu mystique, et juste assez graveleux pour alléger tout ça (Merci Bertrand). Bernard me fit du pied, Martine me fit du genou (à creuser, je n'ai jamais encore exploré ces sentiers…).
Tout ayant une fin, chacun est retourné dans sa chambre non sans que Martine m'ait rappelé que si j'avais quelque besoin que ce soit je savais où était la leur. Solange s'inquiéta de moi, elle avait sans doute perçu que je n'étais moralement pas au mieux. Je me rendis dans la grande chambre ou trônait une cheminée qui n'était plus que décorative, et me couchai après une douche rapide.
J'avais pris soin de mettre mon masque avion et de prendre un comprimé de mélatonine et tentais en vain de dormir. Je ne pardonnais pas à Martial son absence. J'avais tant rêvé de notre trêve de Noël : une nuit de sexe qui aurait vu mon corps en manque enfin rassasié. Si je faisais le point, nous n'avions pas fait l'amour depuis très longtemps. La rumeur disait que les militaires en opération se satisfaisaient sur le terrain, mais leurs femmes ? Je n'avais jamais trompé Martial et ce n'était pas une idée qui me serait venue spontanément. Je lançai ma main entre mes jambes avec rage, comme bien trop souvent hélas.
J'écartai fébrilement le capuchon de mon clitoris, appelant à mon secours l'image de Martial qui ne vint pas, de Bernard et de Bertrand qui ne m'inspiraient pas plus que ça, et en désespoir de cause de Martine et de Solange.
Je fixai mes pensées sur Marie-Noël, un grand et musclé caporal-chef antillais de la compagnie de mon mari, qui me répétait régulièrement qu'il adorerait que Dame de Caro soit une dame de pique. Je comprendrai sans doute un jour…
Ma vulve suintait et une délicieuse chaleur montait en moi quand j'entendis un bruit. Quelqu'un s'avançait vers mon lit ! sans doute Solange qui voulait savoir si tout allait bien. Je n'avais pas entendu la porte. Je me figeai en espérant qu'elle n'avait pas entendu les bruits de mon activité nocturne !
Les pas étaient trop lourds pour être ceux d'une femme. En regardant sans bouger par le bas du masque, je distinguai une silhouette imposante et massive : mon beau-père ! Il était impossible de considérer cet homme comme un danger, je laissai donc venir.
J'entendis comme le bruit d'effets dont on se défait et je sentis qu'on s'agenouillait sur le lit. Je ne ressentais aucune peur, seulement une grande curiosité et de l'excitation. Je sentis des mains se promener sur moi. Je n'avais pas réalisé à quel point Bertrand avait de grandes mains !
Un lourd corps nu rampa sur moi, je ne retirai pas mon masque mais fis moi aussi vagabonder mes mains comme pour explorer la forteresse ennemie. Le ventre arrondi et pesant me rassura ainsi que la rondeur de tout le corps. Pendant ce temps des doigts énormes exploraient mon corps, s'attardant sur mes petits seins, visitant la surface de mon anus, puis s'emparant de ma vulve comme pour en mesurer l'humidité.
J'avais pris son sexe en main et en mesurait l'ampleur : long, épais, noueux comme un cep de vigne. Plus proche d'une bûche de Noël que d'un bourgeon de printemps. Période oblige ! Il s'allongeât sur moi et posa son gland à l'orée de ma vulve trempée et brûlante. Écartelant mes lèvres, il s'enfonça régulièrement dans mon vagin qu'il dilata. Je ne me débattis pas, mieux : je favorisai l'intrusion en écartant largement mes cuisses.
Il se mit à faire coulisser en moi lentement son mandrin, puis de plus en plus vite. Une douce chaleur montait en moi. Je ne sais combien de temps ça a duré. Il accéléra la cadence jusqu'à la rendre rapide, puissante et régulière. Sa bielle tapait le col de mon utérus et je souhaitai qu'il lâche enfin la vapeur sur mes ovaires. J'eus un orgasme, puis un autre, puis un autre, et quand enfin il lâcha abondamment en moi sa semence en saccades puissantes et interminables, je lâchai de longs jets à mon tour.
À bout de souffle, je chuchotai un "merci" et il me murmura seulement « Joyeux Noël », et s'éclipsa.
J'eus longuement l'impression d'entendre dans ma plénitude tinter des grelots qui s'éloignèrent lentement, puis disparurent.
À mon réveil je trouvai entre mes seins un long poil blanc de la peau de bique du canapé.
Je ne pris pas de douche le lendemain matin afin de conserver en moi le plus longtemps possible son abondant hommage et descendis pour le petit déjeuner. J'avais retrouvé toute ma bonne humeur au point que je fis de grosses bises sur les deux joues de mon beau-père, en lui faisant un clin d'œil appuyé. En lavant les tasses du petit-déjeuner je félicitai ma belle-mère sur sa fraîcheur. C'est là qu'elle me dit avec mélancolie qu'elle ne pouvait qu'être fraîche le matin, et baissant la voix elle me fit cette confidence entre femme :
J'eus longuement l'impression d'entendre dans ma plénitude tinter des grelots qui s'éloignèrent lentement, puis disparurent.
À mon réveil je trouvai entre mes seins un long poil blanc de la peau de bique du canapé.
Je ne pris pas de douche le lendemain matin afin de conserver en moi le plus longtemps possible son abondant hommage et descendis pour le petit déjeuner. J'avais retrouvé toute ma bonne humeur au point que je fis de grosses bises sur les deux joues de mon beau-père, en lui faisant un clin d'œil appuyé. En lavant les tasses du petit-déjeuner je félicitai ma belle-mère sur sa fraîcheur. C'est là qu'elle me dit avec mélancolie qu'elle ne pouvait qu'être fraîche le matin, et baissant la voix elle me fit cette confidence entre femme :
— Je ne suis jamais fatiguée le matin depuis que mon mari s'est fait opérer de la prostate.
Et baissant encore plus la voix
— Il est totalement hors circuit depuis quelques années, hélas…
Désorientée je changeai de sujet et lui fit part de la bonne impression que j'avais eue du Père-Noël du centre commercial. C'est là qu'elle me dit :
— Quel Père-Noël ? La directrice me disait justement que leur budget ne leur avait pas permis d'en engager un cette année.
Quand chacun entreprit d'ouvrir ses cadeaux, je trouvai bien enfoui sous les branches basses du sapin un tout petit paquet à mon intention, enveloppé de papier rouge et enrubanné de blanc, que personne ne revendiqua. Il contenait une jolie petite broche fantaisie représentant un traineau flottant sur une nuée d'étoiles scintillantes. Je l'épinglai aussitôt sur ma poitrine.
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