Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Accélération — Chapitre 4 · Lydia - I
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Accélération
Chapitre 4 · Lydia - I
***Résumé des épisodes précédents***
-- Sébastien est un homme d'une trentaine d'années, passionné par son boulot – peut-être trop ? Il est frustré sexuellement à la suite d'une (très) longue période d'abstinence avec sa femme, Margot, qui semble ne plus éprouver de désir. Rongé par cette frustration, Séba se laisse tenter par Salomé, la petite sœur de Margot, et Adèle, la meilleure amie de Margot qui, l'une comme l'autre, semblent se jouer de lui : la première profite des absence de Margot pour chauffer son beau-frère, la seconde initie une étrange histoire d'exhibitionnisme et de culotte en dentelle. Plus perdu que jamais, Sébastien tombe à nouveau dans les ruses de Salomé qui, profitant de l'absence de sa sœur, amène ce-dernier au bord de l'éjaculation avant de le laisser en plan. Sébastien a seulement le temps de reprendre ses esprits que sa femme rentre déjà du travail et se jette sur son sexe qui, à bout, éjacula immédiatement, au grand dam de Margot, qui, pour une fois, voulait vraiment baiser, et de Sébastien qui aurait enfin pu retoucher sa femme.--
-- Sébastien est un homme d'une trentaine d'années, passionné par son boulot – peut-être trop ? Il est frustré sexuellement à la suite d'une (très) longue période d'abstinence avec sa femme, Margot, qui semble ne plus éprouver de désir. Rongé par cette frustration, Séba se laisse tenter par Salomé, la petite sœur de Margot, et Adèle, la meilleure amie de Margot qui, l'une comme l'autre, semblent se jouer de lui : la première profite des absence de Margot pour chauffer son beau-frère, la seconde initie une étrange histoire d'exhibitionnisme et de culotte en dentelle. Plus perdu que jamais, Sébastien tombe à nouveau dans les ruses de Salomé qui, profitant de l'absence de sa sœur, amène ce-dernier au bord de l'éjaculation avant de le laisser en plan. Sébastien a seulement le temps de reprendre ses esprits que sa femme rentre déjà du travail et se jette sur son sexe qui, à bout, éjacula immédiatement, au grand dam de Margot, qui, pour une fois, voulait vraiment baiser, et de Sébastien qui aurait enfin pu retoucher sa femme.--
Margot boudait. Elle avait clairement envie de baiser. Pourquoi avait-il fallu que je fricote avec Salomé ? Avec ces conneries, j'avais joui à la seconde où Margot m'avait touché. J'avais beau lui dire que j'étais en forme pour un second round – le premier s'étant déroulé avec Salomé, mais quel imbécile je faisais ! – elle ne voulait rien entendre. Pour ne pas nous chamailler inutilement, nous avons lancé un film devant lequel nous étions plutôt distraits. Margot regardait son téléphone toutes les cinq minutes et, de temps en temps, esquissait un petit sourire et s'empressait de répondre à je-ne-savais-qui, ce qui attisait autant ma jalousie que ma curiosité. Elle m'avait ressorti l'excuse de Salomé. Mais comment croire Margot quand, au même moment, Salomé m'envoyait de nouvelles photos, malgré mes protestations qui étaient de moins en moins crédibles tant j'appréciais les formes de ma belle-sœur.
Tout en appréciant les photos de Salomé, non sans culpabilité, je regardais Margot du coin de l'œil – loupant l'intégralité de notre film.
Margot tapotait sur son clavier avec frénésie. À la moitié du film, alors qu'elle répondait à un énième message, Margot décida de se mettre au lit. Comme la dernière fois : elle me quittait au milieu de la soirée pour se « mettre au lit », en gardant bien son téléphone avec elle. Je n'étais pas dupe. C'était pour pouvoir discuter en paix avec son interlocuteur secret : j'en étais sûr. Je prétextai donc d'être fatigué et l'accompagnai. On s'est couché un peu ronchon et après un chaste baiser, nous nous endormîmes. Mes rêves mélangèrent fantasme pour Adèle, désir pour Salomé et une culpabilité envers Margot.
Margot tapotait sur son clavier avec frénésie. À la moitié du film, alors qu'elle répondait à un énième message, Margot décida de se mettre au lit. Comme la dernière fois : elle me quittait au milieu de la soirée pour se « mettre au lit », en gardant bien son téléphone avec elle. Je n'étais pas dupe. C'était pour pouvoir discuter en paix avec son interlocuteur secret : j'en étais sûr. Je prétextai donc d'être fatigué et l'accompagnai. On s'est couché un peu ronchon et après un chaste baiser, nous nous endormîmes. Mes rêves mélangèrent fantasme pour Adèle, désir pour Salomé et une culpabilité envers Margot.
Le lendemain matin, c'était comme si rien ne s'était passé. Margot était d'humeur joviale, comme à l'accoutumée. Elle n'évoqua en rien ni l'accident de la veille ni un quelconque désir de sexe. La routine avait repris. Pourtant, je m'interrogeais. D'où lui était venue cette envie subite de me sauter dessus ? Et avec qui avait-elle passé la soirée à discuter ? Sur mon téléphone, une dizaine de messages non lus de Salomé qui semblait ne plus pouvoir contrôler sa fougue. Au milieu des allusions coquines de Salomé, un seul message d'Adèle qui ne m'avait plus rien envoyé depuis la photo de la culotte incriminée : « Vivement le week-end à la mer ».
J'avais trop de choses en tête. Elle allait exploser si ça continuait. Sans parler de ma bite. Par chance, Lydia travaillait au labo aujourd'hui. Lydia était plus qu'une collègue de travail, c'était une vraie amie. Nous nous étions rapprochés quelques années auparavant, au point que Margot en fut jalouse, chose extrêmement rare chez elle. Finalement, elle n'avait pas été jalouse des bonnes personnes, vu le comportement de sa meilleure amie et de sa petite sœur...
Lydia était plus âgée que moi – elle avait la quarantaine. Mais il émanait d'elle un charme qui en était d'autant plus magnétique. Son physique, ses manières, son style, son intelligence, son humour. Tout était séduisant chez elle. Même cette insupportable manière qu'elle avait de me taquiner constamment.
Lydia était le genre de femmes insaisissable. Elle était divorcée et cumulait les conquêtes. Chaque fois qu'elle descendait au labo, on en profitait pour manger ensemble de se raconter nos vies. Elle prenait toujours un malin plaisir à me raconter ces dernières aventures et à me proposer de la rejoindre, prétextant que rien ne valait un couple ouvert et que la monogamie était old school.
On s'était donné rendez-vous à la brasserie du coin, à cinq minutes du labo. Je la vis débouler du coin de la rue. Jean super moulant, chemise ouverte sur son décolleté, de magnifiques cheveux argentés chutant sur ses épaules. Je m'étais toujours demandé s'il s'agissait d'une coloration ou du gris naturel de sa chevelure. Dès qu'elle m'aperçut, elle me fit de grands gestes et accourut jusqu'à moins pour m'embrasser sur la joue, presque au coin des lèvres.
Une fois installée et après les commodités d'usage, elle évoqua son dernier coup dans les détails les plus crus qui soient. Elle avait torturé son pauvre partenaire durant tout un week-end, sans le laisser jouir, pour ne lui offrir qu'une éjaculation volontairement sabotée au terme d'une masturbation du bout de ses pieds, ses doigts sur le frenulum de son partenaire. Le genre d'histoire dont j'avais besoin : comme si je n'étais pas assez excité, pas suffisamment sous pression. Son histoire terminée, elle se lança dans des anecdotes de boulot qui ne m'intéressaient guère. Attentive à la moindre de mes réactions, elle s'interrompit et me tança :
— Si mes histoires t'emmerdent, dis-le hein !
C'est vrai que j'étais distrait, et j'avais de quoi. Entre l'excitation de son récit et son chemisier qui était largement déboutonné, laissant apparaître son opulente poitrine, j'avais décroché de ses anecdotes de boulot. Pris sur le fait, je bégayai et essayai de reprendre une bonne composition.
— Attends, tu matais mes seins ?
Je ne savais quoi dire et fixais, embarrassé, mon propre verre.
— Alors là... Séba, l'homme parfait, le chaste parmi les chastes qui matent les seins d'une autre meuf que la sienne. Bah alors, il se passe quoi ?
— Oh, ça va, arrête Lydie...
— Je vois bien que quelque chose te tracasse, et que ce ne sont pas juste mes seins. Raconte tout à ta petite Lydia.
— Oh, ça va, arrête Lydie...
— Je vois bien que quelque chose te tracasse, et que ce ne sont pas juste mes seins. Raconte tout à ta petite Lydia.
Je n'avais pas le choix, et au fond je n'attendais que ça, qu'elle me demande ce que j'avais vécu ces derniers jours. Et je savais qu'elle ne me jugerait pas. Je pris une grande inspiration et lui racontai tout dans l'ordre. Ma frustration sexuelle parce que ma femme m'ignorait ou entamait des câlins qui n'aboutissaient pas, le jeu de séduction de Salomé qui avait pris un tour assez surprenant, le cadeau impromptu d'Adèle, qui semblait à présent se faire des idées et attendait impatiemment nos vacances à la mer. Et puis... et puis le fait que Margot était cheloue. Elle passait son temps sur son téléphone et me mentait quant à son interlocuteur.
— Tu penses qu'elle me trompe, dis-je inquiet ?
— Pardons ? T'es fameusement hypocrite de demander ça.
— Pourquoi ? J'ai le droit de me poser la question non ?
— Ah, ça, tu as le droit, renchérit-elle, mais est-ce légitime de la part d'un mec qui frotte sa bitte sur la chatte de sa belle-sœur, ça, c'est une autre histoire.
— -Parle moins fort, putain !
— Pardons ? T'es fameusement hypocrite de demander ça.
— Pourquoi ? J'ai le droit de me poser la question non ?
— Ah, ça, tu as le droit, renchérit-elle, mais est-ce légitime de la part d'un mec qui frotte sa bitte sur la chatte de sa belle-sœur, ça, c'est une autre histoire.
— -Parle moins fort, putain !
Elle avait gueulé ça dans la brasserie. J'étais certain d'avoir aperçu des personnes se retourner vers nous, oreille tendue.
— Quoi, c'est pas vrai, peut-être ? Et remplir de foutre la culotte de ta pote, oh, ça c'était charmant.
Elle se foutait de ma gueule, comme à l'accoutumée. L'entendre prononcer ces mots, si crus et vulgaires, en parlant de mon comportement, me fit légèrement honte... et m'excita en même temps. Oui, c'est ce que j'avais fait. Je réalisais seulement. Salomé s'était masturbée sur mon sexe, et Adèle s'était révélée exhibitionniste. La peur qui m'avait saisi le jour avant revint d'autant plus forte.
— Tu crois... que je trompe Margot, dis-je timidement ?
— T'es con ou tu joues aux innocents ? Je veux bien que tu sois dans le déni, mais réfléchis grand. Si tu te poses la question, t'as déjà un peu la réponse.
— T'es con ou tu joues aux innocents ? Je veux bien que tu sois dans le déni, mais réfléchis grand. Si tu te poses la question, t'as déjà un peu la réponse.
Non, je ne voulais pas le croire. Je protestai ardemment.
— Mais j'ai rien fait moi dans cette histoire ! C'est Salomé qui me chauffe non-stop. Et Adèle, putain, qu'est-ce qui lui a pris ?
— Pardon mec ? Elle t'a forcé peut-être la Salomé ? Non ? Bah alors. Tu pouvais lui dire stop à tout moment. Quant à Adèle, t'avais qu'à refermer la porte, comme tout bon gentleman. Sans parler de sa culotte. T'étais pas obligé de t'astiquer avec. T'es un gros vicelard en vrai.
— Pardon mec ? Elle t'a forcé peut-être la Salomé ? Non ? Bah alors. Tu pouvais lui dire stop à tout moment. Quant à Adèle, t'avais qu'à refermer la porte, comme tout bon gentleman. Sans parler de sa culotte. T'étais pas obligé de t'astiquer avec. T'es un gros vicelard en vrai.
J'étais rouge de honte.
— Tu sais, continua-t-elle, que ce n'est pas pour me déplaire, les gros vicelards.
Je sentis la pointe de son pied le long de mon mollet. Elle s'était déchaussée sans que je m'en aperçoive.
— Tu connais ma théorie. Il y aurait plus d'adultères si tous les couples étaient ouverts. La seule chose qui me fâche dans ton histoire, c'est que ce n'est pas avec moi que tu as découvert les plaisirs extraconjugaux...
Encore ce mot. Rien que de l'entendre, j'avais envie de hurler.
— Arrête, c'est pas extra-conjugal, c'est juste... un petit dérapage.
— Oh, Séba, arrête avec ça. Je sais que c'est dur pour toi, le mec parfait, super féministe, ultra moral, gauchiste affirmé, de savoir que dans l'histoire, t'es le connard qui ne se sent plus parce qu'il voit sa pote pisser. T'aimerais me voir pisser moi ? On peut tu sais.
— Oh, Séba, arrête avec ça. Je sais que c'est dur pour toi, le mec parfait, super féministe, ultra moral, gauchiste affirmé, de savoir que dans l'histoire, t'es le connard qui ne se sent plus parce qu'il voit sa pote pisser. T'aimerais me voir pisser moi ? On peut tu sais.
Son pied s'était glissé sous l'ourlet de mon pantalon. Je sentais ses ongles érafler ma peau de haut en bas.
— D'ailleurs, tu sais ce qui prouve que j'ai raison ?
Je secouai la tête en signe de dénégation.
— Tu te laisses faire. Je te caresse la jambe depuis cinq bonnes minutes et tu te laisses faire. Je te parle de façon plus que suggestive, depuis des années d'ailleurs, et tu aimes ça. Franchement, je sens que t'es à point. T'es prêt à jouer au jeu, et ça se sent.
Son pied s'était arrêté au niveau de mon genou. Elle sirotait son verre comme si de rien n'était tout en parcourant ma jambe de ses doigts de pied.
— Et t'as envie d'aller plus loin...
Elle glissait son pied jusqu'à mon entrejambe.
— T'as laissé tomber ta morale.
Lydia s'était approchée de moi. Penchée sur la table pour me susurrer les derniers mots à l'oreille, j'avais une vue plongeante sur ses seins.
— Je... je suppose que t'as raison...
Son pied avait entrepris de me masser le sexe. Avec une habilité qui montrait son expérience, elle exécutait de légers arcs de cercle avec la pointe de son pied.
— Et je ne vais pas te mentir. Cette ligne que tu as franchie, Margot l'a sans doute outrepassée aussi...
— Tu penses, haletai-je ?
— Bien sûr. Pourquoi tu penses qu'elle t'a sauté dessus comme ça l'autre jour ? Elle devait être super allumée. Un petit apéro qui ne s'est pas fini par le plat principal. Elle avait son mari sous le nez, il ferait l'affaire !
— Non, pas Margot, ce serait pas son genre...
— Ah, parce que toi, c'était ton genre de te faire masser la queue par une collègue de travail ?
— Tu penses, haletai-je ?
— Bien sûr. Pourquoi tu penses qu'elle t'a sauté dessus comme ça l'autre jour ? Elle devait être super allumée. Un petit apéro qui ne s'est pas fini par le plat principal. Elle avait son mari sous le nez, il ferait l'affaire !
— Non, pas Margot, ce serait pas son genre...
— Ah, parce que toi, c'était ton genre de te faire masser la queue par une collègue de travail ?
Elle appuya son argument en descendant agilement la braguette de mon pantalon.
— Des années d'entrainement pour faire ce petit tour, et ça fait toujours effet, crois-moi.
Ça pour faire effet, ça faisait effet. Si elle était aussi agile avec son pied, elle devait faire des footjob de dingue, à même d'apaiser les plus gros fétichistes des pieds.
— Voilà ce que je te propose. Ta meuf, elle s'est sans doute en train d'embrasser un collègue de travail en ce moment même. Il lui touche ses seins que tu aimes tant mater, mais que tu peux plus caresser. Peut-être même qu'elle le branle. Peut-être même qu'elle pose ses lèvres que tu adores embrasser sur son gland. Donc, toi et moi, pendant que Margot s'amuse à suçoter les couilles d'un type que t'as dû croiser à sa soirée du personnel, on joue un peu, avec mes pieds, avec mes mains, avec ma bouche, avec ma chatte.
J'étais hypnotisé. C'était la première fois qu'elle me parlait ainsi. J'avais toujours pris tout cela pour un jeu un peu limite entre collègues. Mais elle était réellement chaude à l'idée de s'envoyer en l'air avec moi.
— Et j'te parle pas d'un coup d'un soir. J'vais pas te mentir, j'ai toujours eu un faible pour toi. Ce côté grand naïf. J'te propose un contrat sur du long terme. Alors commence par déboutonner ton pantalon, que je puisse glisser mon pied dans ton slip... j'ai trop envie de te faire jouir au milieu du resto.
En un instant, ces derniers mots me firent revenir à moi. Comme si c'en était trop pour être crédible. J'étais certain qu'elle pensait vraiment ce qu'elle disait. Mais cette réalité soudaine, d'être un mari adultère, au-delà d'une simple erreur, dont j'étais, sans doute le responsable, d'être un mari qui, sciemment, allait se taper une meuf, de façon régulière... non, ça ne je ne pouvais pas.
J'attrapai le pied de Lydia pour le repousser délicatement. Alors que mes doigts touchaient la plante douce de ses pieds, je n'avais qu'une envie : craquer.
J'attrapai le pied de Lydia pour le repousser délicatement. Alors que mes doigts touchaient la plante douce de ses pieds, je n'avais qu'une envie : craquer.
— Désolé Lydie... je... je ne peux pas. Je vais mettre un terme à tout ça. Je vais dire Salomé d'arrêter son petit jeu... et Adèle aussi...
— Comme tu veux. Je respecte ton choix.
— Comme tu veux. Je respecte ton choix.
Elle fit signe pour l'addition et, s'approchant à nouveau de mon, me glissa à l'oreille :
— Mais ma porte, et mes cuisses, te restent ouvertes.
Elle paya pour nous deux et se leva enjouée par notre discussion.
— Alors, je te ramène ?
J'acquiesçai et l'on se dirigea vers sa voiture. Nous papotâmes de tout et de rien durant le trajet. Une fois devant chez moi, je m'apprêtais à défaire ma ceinture lorsqu'elle dépose sa main sur ma cuisse.
— Tu n'oublies pas ma proposition ?
Je ne risquerais pas de l'oublier, mais je savais ce qui était juste de faire. Sa main montait déjà tout doucement vers ma braguette. Je l'attrapai délicatement et, en l'embrassant sur la joue pour lui dire au revoir.
— Je sais ce que je dois faire, grâce à toi ! et ce n'est surement pas tomber entre tes griffes !
Je sortis de la voiture en écoutant ses protestations outrées. Tandis qu'elle redémarrait, je lui fis un signe de main. En m'avançant vers la maison, je remarquai une grosse berline qui n'était jamais garée à cet endroit d'habitude. J'ouvris la porte et constatai que les chaussures de Margot étaient déjà là, avec, sur le paillasson, une paire que je ne connaissais pas.
— Je suis rentré, t'es là ?
Un instant de flottement, puis la réponse de Margot.
— Oui, dans le salon !
Je me délestai de mes affaires et de mon manteau et la rejoignis. Elle n'était pas seule, mais accompagnée d'un de ses collègues de travail, un certain Diego, dans mes souvenirs. Nul doute que mon arrivée les interrompait : elle était rouge pivoine.
— Tu ne donnais pas une conf aujourd'hui, dis-je un peu sur la défensive.
— Et toi, tu rentrais pas plus tard normalement ?
— C'est Lydia qui m'a ramené.
— Ah, oui, Lydia... oh, je te présente Diego !
— Salut, répondis-je sans motivation.
— Bon, je te raccompagne, questionna ma femme au dénommé Diego ?
— Et toi, tu rentrais pas plus tard normalement ?
— C'est Lydia qui m'a ramené.
— Ah, oui, Lydia... oh, je te présente Diego !
— Salut, répondis-je sans motivation.
— Bon, je te raccompagne, questionna ma femme au dénommé Diego ?
Ma femme se releva et accompagna Diego jusqu'à la porte. Une fois de retour dans le salon, elle m'embrassa brièvement visiblement contrariée. Elle aperçut soudain un paquet de feuilles laissé sur la table basse.
— Mince, il a oublié ça ! J'lui donne vite avant qu'il parte.
Aussitôt dit, elle fila hors de la pièce avec le paquet de feuilles. J'en profitai pour me faire un bon thé chaud et m'installer dans le divan. J'avais décidé de mettre fin à ces histoires, et ça voulait dire aussi mettre fin à ma jalousie. Je devais faire confiance à Margot.
Je pris mon téléphone et regardai les derniers messages de Salomé. Je supprimai toutes les photos et lui envoyai un message laconique : « merci de ne plus rien m'envoyer, reprenons les choses comme avant. Séba ». Je m'apprêtais à envoyer la même chose à Adèle lorsque je constatai que Margot prenait quand même son temps pour juste rapporter un tas de feuilles. Mon thé avait eu le temps d'infuser. Sans doute qu'elle papotait. La voiture était garée devant la porte d'entrée. On avait installé une petite caméra de surveillance à la suite de vols dans le quartier. Il suffisait d'ouvrir l'appli de surveillance sur mon smartphone...
Mes bonnes résolutions ne tinrent guère longtemps. J'ouvris rapidement l'appli sur mon tel et observais. Je voyais Diego assis à l'avant de sa voiture, mais ma femme ne semblait pas être là.
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