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Couverture de Leila & Adel, par Zixbal
Couverture de Leila & Adel, par Zixbal
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Leila & Adel — Chapitre 4 · Chapitre IV, Leila : décembre 2008

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Zixbal
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Leila & Adel

Chapitre 4 · Chapitre IV, Leila : décembre 2008

— Quoi ? Tu me dis que tu as vu Adel en pleine action avec sa copine ?! s'exclama Violette.
Je regrettai immédiatement de m'être confiée à elle. Violette était une jeune médecin arrivée dans le cabinet à la rentrée, à peine sortie de son internat. Sa franchise et son enthousiasme sans failles m'avaient tout de suite plu, et nous étions rapidement devenues amies. Nous partagions notre pause déjeuner toutes les deux, et la conversation avait dérivé sur un sujet plutôt délicat...
— Oui bon, en fait, je n'ai vu que la fin, précisai-je, même si ce n'était pas tout à fait vrai.
Depuis cet instant, malgré moi, je ne pouvais m'empêcher de penser aux reliefs du torse bien dessiné d'Adel, et à la vision de son sexe rentrant et sortant de l'intimité de sa petite amie. Peut-être que cela avait un lien avec le fait que Jean et moi ne partagions plus de moments coquins depuis quelques semaines... Il était de plus en plus absorbé – si cela était encore possible – par son travail au commissariat, partant tôt le matin et rentrant tard le soir. La fatigue accumulée ne nous laissait guère plus le temps pour nous deux, et de mon côté, le manque commençait à se faire ressentir. Sur les conseils de Violette, j'avais même commencé à me masturber pour compenser. Pourtant, à l’origine, je n'étais vraiment pas fan de la pratique. Et malgré moi, c'était souvent l'image de mon propre fils, de ses mouvements de bassin passionnés avec Clothilde qui alimentait mes fantasmes et mes instants de plaisir en solitaire... Heureusement, Violette changea vite de sujet, percevant mon malaise.
— Alors, tu es prête pour ce soir ? demanda-t-elle avec un sourire. J'espère que tu as tout déballé, pour me montrer un peu ton côté sauvage !!
Quand je lui avais négligemment glissé que je n'étais pas sortie depuis des lustres, elle m'avait tout naturellement invitée à venir avec elle, un soir. Cela faisait une éternité que je n'étais pas allée en boîte ; Marie n'aimait pas trop ces endroits, et Yasmina était sans arrêt occupée ces derniers temps. L'idée de passer une soirée entre filles me semblait rafraîchissante, même si j’avais quelques appréhensions de sortir avec Violette, que je ne connaissais pas encore très bien.
— Prête comme jamais, tu penses ! répondis-je. D'ailleurs, t'es sûre que ça ne te dérange pas si je viens dormir chez toi après ?
— Pas de souci, t'inquiète ma belle.
Après une après-midi de travail bien remplie, je rentrai enfin à la maison. Violette m'avait donné rendez-vous en début de soirée, ce qui me laissait un peu de temps pour me préparer. Je pris une longue douche chaude, laissant l'eau détendre mes muscles tendus. Ensuite, je me dirigeai vers ma chambre pour choisir une tenue. Mon choix se porta sur des sous-vêtements en satin rouge, un soutien-gorge balconnet qui mettait en valeur mon décolleté et un string assorti, délicatement orné de petits nœuds. Je pris ensuite une robe moulante noire qui soulignait mes formes, mettant en avant mes hanches généreuses et ma poitrine. Me regardant une dernière fois dans le miroir, je me demandai si j'en avais peut-être trop fait, mais fus quand même satisfaite du résultat.
À l'heure venue, je me rendis à la boîte. J'étais étonnée de découvrir qu'un tel lieu existait en centre-ville ; après tout, nous vivions dans une bourgade de taille moyenne, et les discothèques étaient généralement situées en périphérie. Alors que je patientais devant l'établissement, je sentis des regards se poser sur moi, en particulier ceux des quelques jeunes hommes présents. Leur intérêt était palpable et, en les observant discrètement, je réalisai avec honte qu'ils semblaient avoir le même âge qu'Adel, voire même un peu plus jeunes. Je réajustai ma robe, tentant de masquer mon embarras. Bien que la situation soit légèrement inconfortable, je ne pouvais nier le frisson d'excitation que cela me procurait. Rigolant intérieurement, je me demandais si j'étais, à leurs yeux, ce qu'ils appelaient une « MILF ».
C'est alors que j'aperçus Violette se dirigeant vers moi. Elle était rayonnante dans une robe moulante bleue électrique qui sculptait sa silhouette menue mais gracieuse. Ses cheveux auburn encadraient son visage et ses yeux bleus pétillaient de joie.
— Te voilà ma belle ! s'exclama-t-elle en m'embrassant sur la joue. Oh là là, mais t'es super canon ce soir !
Je rougis légèrement, flattée par son compliment.
— Merci, toi aussi tu es magnifique !
Violette me prit par le bras, et nous nous dirigeâmes vers l'entrée de la boîte de nuit. À l'intérieur, il n'y avait pas encore trop de monde sur la piste, mais la musique était déjà très forte. Violette me conduisit directement au bar et commanda deux cocktails. Je pris une gorgée et en appréciai immédiatement le goût, mais je me rendis vite compte qu'il était particulièrement chargé en alcool. À peine avions-nous le temps de discuter et de vider nos verres que Violette m'entraîna sur la piste de danse. Nous dansâmes avec enthousiasme, nous laissant emporter par le rythme entraînant de la musique. Après quelques morceaux, nous retournâmes au bar pour reprendre des verres. Pendant près d'une heure, nous répétâmes ce cycle entêtant de danse et de boissons. Je devais le reconnaître, je ne m'étais pas lâchée ainsi depuis longtemps. La joie de ma nouvelle amie était contagieuse et je me sentais plus libre que jamais, profitant pleinement de chaque instant.
— Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas amusée comme ça ! lui criai-je pour couvrir le bruit de la musique.
— Bah oui ma belle, c'est ce qu'il te fallait, tu vois !
À un moment, un jeune homme, à peine dans la vingtaine, s'approcha en dansant de Violette. Il lui chuchota quelque chose à l'oreille, et je la vis sourire avant de se tourner vers moi.
— Il nous propose de les rejoindre lui et ses amis pour aller boire un verre !
Je levai un sourcil, un peu sceptique.
— Arrête, il pourrait être mon fils, protestai-je.
— Le tien, peut-être, mais pas le mien ! Arrête de faire ta prude ! C'est juste pour s'amuser, rien de plus. Allez, viens !
Avant que je ne puisse objecter davantage, elle m'entraîna avec elle. Nous suivîmes le jeune homme à travers la foule, et je me surprenais à ressentir un mélange d'appréhension et d'excitation. C'était une soirée pour se lâcher, après tout, et peut-être que sortir de ma zone de confort me ferait du bien... Nous arrivâmes jusqu'à une zone plus tranquille de l'établissement, où des canapés et des tables basses étaient disposés pour permettre à plusieurs groupes de se détendre. Alors que nous nous approchions, une sensation étrange de déjà-vu m'envahit en regardant les trois jeunes hommes assis sur le canapé. L'un d'eux écarquilla les yeux en me voyant et m'appela par mon prénom, d'un ton interrogatif :
— Leila ?
J'en reconnus instinctivement deux : le plus grand, au physique de troisième ligne incroyablement bâti pour son âge, c'était Thomas. Et le petit trapu avec sa belle gueule de beau brun ténébreux qui m'aurait fait craquer si j'avais été plus jeune s'appelait Maxime. Il s'agissait ni plus ni moins que de deux anciens camarades d'Adel, du lycée et du rugby, des amis assez proches que j'avais vu moi-même grandir. Rapidement, comme si cela avait débloqué ma mémoire, je me souvins même du prénom de celui qui nous avait amenées ici : Julien, qui avait dû venir quelques fois à la maison, même si je le connaissais moins bien. Le dernier d'entre eux assis sur le canapé ne me disait rien ; et pourtant, une étrange sensation de familiarité persistait en regardant son visage. Il déclina son identité : Adrien. Je me sentis immédiatement gênée de les croiser ici, vêtue de manière aussi sexy et légèrement pompette. Leur regard scrutant mes formes accentuait encore mon malaise.
— Madame ! Ça fait plaisir de vous revoir après tout ce temps, s'exclama Thomas, un sourire en coin.
— On ne s'attendait pas à vous voir ici, ajouta Maxime, ses yeux ne quittant pas ma silhouette.
— Ah non, pas de madame, les gars ! On est entre adultes, vous m'appelez par mon prénom, c'est tout ! dis-je en souriant.
Ils échangèrent un regard complice et hochèrent la tête. La conversation s'engagea alors plus naturellement. Nous parlâmes de leurs études, de leurs souvenirs d'école et des matchs de rugby. En dépit de mes hésitations initiales, je me surprenais à apprécier la soirée et la compagnie de ces jeunes hommes. Thomas et Maxime se montrèrent très attentifs et charmeurs avec moi…
— Alors, Leila, tu viens souvent ici ? demanda Maxime.
— Non, pas vraiment ! C'est une première pour moi, avouai-je en riant légèrement.
— Eh bien, si je peux me permettre, vous êt... enfin, t'es toujours aussi jolie, comme d'habitude, ajouta Thomas, son regard ne quittant pas mes yeux.
Leurs compliments me firent rougir et je sentis l'alcool me monter à la tête. Mes sourires devenaient plus appuyés et je jouais avec mes boucles brunes en les écoutant parler.
— Vous êtes adorables, vraiment, répondis-je, touchée par leur attention.
Au fil de la conversation, je sentais une chaleur agréable se répandre en moi. Négligemment, ils posaient leurs mains sur mes épaules, mes bras... Plusieurs fois, je sentis Maxime laisser subtilement glisser ses doigts sur ma cuisse nue à plusieurs reprises, me faisant battre le cœur un peu plus vite.
— Tu sais, de toutes les mères de nos potes, t'as toujours été notre préférée, même au lycée, dit Thomas en souriant.
— Ah oui ? Euh... mais à quel point de vue ? demandai-je, même si je savais déjà pertinemment la réponse.
— Euh... c'est juste que... bon, t'es vraiment sexy. On a passé des mois à fantasmer sur toi, je pense !
Leurs tentatives de drague, bien que maladroites, étaient plaisantes et je me laissais aller à cette légèreté : après tout, la flatterie marche toujours. Et puis, ce flirt restait pour l'instant assez innocent... Pendant ce temps, Violette discutait avec Julien et Adrien, bien que ce dernier restât un peu en retrait. Néanmoins, je constatais qu'elle avait pris une longueur d'avance certaine par rapport à moi : elle avait une de ses mains posée sur l'entrejambe de Julien, qu'elle bougeait sensuellement en lui adressant de larges sourires.
Le DJ opta pour une playlist diamétralement opposée à ce qui était passé jusqu'à alors : et alors que j'entendais avec plaisir les premières notes d'un zouk love, Thomas et Maxime me proposèrent d'aller danser. Violette invita les deux autres, et nous nous levâmes tous ensemble.
Je me retrouvai à danser entre mes deux cavaliers, l'un devant moi et l'autre derrière. Le rythme chaud de la chanson nous enveloppait, et je sentais leurs corps se presser contre le mien. Leurs bassins entraient en contact avec moi sans appréhension aucune, avec l'audace caractéristique de leur jeunesse ; et à travers leurs pantalons, je sentais leurs érections palpables. Une partie de moi savait que j'avais déjà franchi une limite par rapport à Jean, mais la sensation était bien trop agréable pour que je m'arrête.
Maxime, derrière moi, glissa ses mains sur mon ventre, posant de légers baisers dans mon cou. Ses lèvres étaient douces, et chaque contact envoyait des frissons le long de ma colonne vertébrale. Thomas, devant moi, caressait ma poitrine, ses doigts effleurant le tissu de ma robe avec une délicatesse calculée. Emportée par l'ambiance et l'alcool, je me tournai vers Thomas et l'embrassai fougueusement. La surprise dans ses yeux laissa vite place à une passion réciproque. Puis, je fis de même avec Maxime, sentant sa langue tourbillonner dans ma bouche. Les jeunes hommes, sans prêter attention aux regards qui pourraient se porter sur eux, continuaient de promener leurs mains sur mon corps. Leurs mains glissaient sous ma robe pour malaxer mes fesses ou dans mon décolleté pour titiller mes tétons.
Le zouk se termina, et un rythme latino plus endiablé envahit la piste de danse. Cette fois-ci, je décidai de ne pas me retenir. Je n'avais plus peur de montrer tous mes atours à ces deux étalons prêts à laisser exploser leurs pantalons. Je me penchai en avant, offrant une vue généreuse de mes fesses, et commençai à remuer mon bassin frénétiquement devant eux.
— Alors, vous aimez la vue ?
— T'es une vraie bombe, Leila, répondit Maxime, son regard brûlant de désir.
— Vous en voulez plus ? murmurai-je, mon ton coquin et séducteur.
Leurs regards ne laissèrent aucun doute sur leur réponse. Je soulevai alors légèrement ma robe, suffisamment pour dévoiler un peu mon string, tout en bougeant mon cul en rythme avec la musique. Leurs yeux s'agrandirent de plaisir : on aurait dit qu'ils venaient d'arriver au paradis. Perdant toute inhibition, je me retournai et baissai furtivement le haut de ma robe, exhibant mes seins l'espace d'une seconde.
— Bordel, t'es vraiment trop sexy ! haleta Thomas.
Je continuai à les embrasser, sentant leur désir et leur excitation monter en flèche. Leurs mains se firent plus audacieuses, caressant et explorant mon corps sans retenue. Maxime, un sourire charmeur aux lèvres, se pencha vers moi et murmura :
— Tu voudrais bien nous accompagner quelque part ?
— Hum... Je vais dormir chez Violette ce soir.
Il ne se laissa pas décourager et proposa :
— Si t'as envie de te faire un peu plaisir avant, on peut trouver un endroit tranquille ici...
Pour achever de me convaincre, Thomas saisit ma main et la colla contre son entrejambe gonflé.
— Je pense que tu adorerais ce que j'ai pour toi, murmura-t-il, son regard intense plongé dans le mien.
Je me mordis la lèvre, partagée entre la tentation et la raison. Je regardai autour de moi, cherchant Violette du regard, mais elle était introuvable. Après une hésitation, je cédai et acceptai leur proposition. La ligne rouge était franchie.
— D'accord, dis-je enfin, ma voix à peine audible au milieu de la musique.
Naïvement, je m'attendais à me retrouver dans un de ces salons VIP que certaines boîtes branchées peuvent avoir, mais non : les garçons m'entraînèrent dans les toilettes des hommes, où se trouvaient déjà des messieurs assez étonnés de ma présence. Cependant, la stature imposante et les regards noirs que lançaient Thomas et Maxime aux autres mecs présents les dissuadèrent de dire quoi que ce soit. Une fois tous les trois entrés dans les toilettes pour personnes handicapées, plus spacieuses, nous continuâmes à nous rouler des pelles. Leurs assauts devenaient plus osés, plus brutaux. Les bretelles de ma robe et de mon soutien-gorge glissèrent de mes épaules. Je sentis une langue avide lécher mes tétons et des doigts caresser mon clitoris par-dessus le tissu de mon string.
— Oh putain, on a toujours rêvé de te faire ça quand on venait chez vous, murmura Maxime.
— Grave, t'es vraiment trop bonne Leila, ajouta Thomas, sa main jouant avec le petit filet de mouille qui inondait mon sous-vêtement.
Ils déboutonnèrent leurs pantalons, dévoilant leurs érections d'une taille respectable. Je me laissai tomber à genoux, regardant leurs visages brûlants de désir. Je pris l'un en bouche, alternant entre les deux, les mains de chacun guidant ma tête avec une fermeté avide.
— Suce-nous bien comme il faut, vas-y, grogna Maxime, ses mains dans mes cheveux.
— Oui, prends-les bien au fond, salope, ajouta son compère, sur le coup de l'excitation.
Je m'arrêtai net : il était hors de question qu'ils emploient ce genre de termes orduriers, même dans de telles circonstances.
— Je ne suis pas ta salope, si tu veux que ça continue, je te conseille d'arrêter de suite, d'accord ?
Mais alors que j’attendais de sa part un air contrit et désolé, il releva mes cheveux d'une main, et se mit à baiser ma bouche rapidement. Je m'entendais me faire appeler « une salope », et malgré moi, je devais le reconnaître : je l'étais. La honte et l'excitation se mêlaient, et je ne savais plus si je devais être excitée ou honteuse de les sentir utiliser ma bouche pour leur seul plaisir. La voix intérieure qui ne cessait de me rappeler qui j'étais, une femme aimante, une mère modèle et dévouée se faisait de plus en plus faible. Je me trouvais à genoux, dans des toilettes sales, suçant deux jeunes hommes que je connaissais depuis des années.
— Putain, elle suce trop bien...
Je savais que j'étais désormais une femme adultère, et pourtant... pourtant, je ne pouvais nier le plaisir indéniable que je ressentais à sucer ces beaux mâles, à sentir leurs queues bien dressées remplir ma bouche. Leurs gémissements s'intensifièrent et je me mis à les sucer frénétiquement, sentant le moment où ils allaient jouir arriver. Thomas fut le premier, sa semence chaude remplissant ma bouche. Ne voulant pas recevoir de sperme sur mes vêtements, j'avalai tout, savourant son goût salé. Puis Maxime, à son tour, jouit avec un râle de plaisir, son jus épais se déversant dans ma gorge. Je l'avalai également, avec entrain. Alors que je me relevais pour remettre ma robe, je constatai que les deux continuaient de se masturber en me regardant avec envie.
— Ça n'ira pas plus loin, dis-je catégoriquement, malgré la fatigue qui commençait à me gagner.
L'espace d'un instant, j'eus vraiment peur qu'ils se montrent plus insistants, mais c'est alors que j'entendis la voix de Violette dans les toilettes, m'appelant :
— Leila, ma belle, t'es là ?
Le soulagement m'envahit. Les garçons se calmèrent, se rhabillèrent rapidement et je fis de même, tentant de remettre de l'ordre dans mes vêtements et dans mes pensées. Nous sortîmes des toilettes et je vis Violette, accompagnée de Julien et Adrien. Contrairement à moi, elle n'avait pas pris la peine d'effacer toutes traces de son méfait. Un filet de liquide séminal souillait encore le bas de son visage et le haut de sa robe. Thomas et Maxime continuaient de me peloter sans vergogne, leurs mains glissant sur mes hanches et mes fesses. Je baissai les yeux et rougis, le visage brûlant de honte.
— C'est terminé pour ce soir, dit Violette d'un ton ferme que je ne lui connaissais pas.
Les garçons eurent l'air tristes et franchement déçus, mais ils nous raccompagnèrent jusqu'à l'extérieur de la boîte. Sans même prêter attention aux conséquences, je donnai à mes deux jeunes amants mon numéro de téléphone, tout en espérant intérieurement que jamais ils ne me contactent. Heureusement, Violette habitait à cinq minutes à pied, et arrivées chez elle, je ne pus retenir mes larmes. Les sanglots éclatèrent, et elle vint immédiatement me réconforter.
— Qu'est-ce qui ne va pas, ma chérie ? demanda-t-elle doucement.
— J'ai trompé Jean !! sanglotai-je. Avec des amis d'Adel en plus... Putain, je les connais depuis... depuis... Je me sens tellement coupable... Je ne suis qu'une pute !
Violette me serra dans ses bras, caressant doucement mes cheveux.
— Tu aimes toujours Jean, n'est-ce pas ?
— Oui, bien sûr que je l'aime, répondis-je en pleurant.
— Alors garde tout ça en toi, pour l'amour de ton mari. Tu trouveras la force de surmonter cette épreuve. Ensuite, tu pourras toujours te demander pourquoi tu as cédé à la tentation, d'accord ? conseilla Violette avec douceur.
Les gestes et les paroles de Violette étaient très doux, et je commençais à me sentir apaisée. Mes pleurs se calmèrent peu à peu, et nous finîmes par nous allonger toutes les deux dans son lit, après une douche salvatrice. Je me demandai un instant si Violette n'avait pas envie d'aller plus loin avec moi ; mais en cet instant, j'avais plus besoin de repos et de calme que de céder à une nouvelle expérience charnelle. Sa présence rassurante à mes côtés me permit de m'endormir paisiblement, laissant derrière moi les tourments de la soirée.
Le lendemain matin, je me réveillai avant Violette, qui dormait encore profondément à mes côtés. En me levant doucement pour ne pas la réveiller, je remarquai la petite lumière clignotante de mon téléphone, indiquant que j'avais reçu un message. Mon cœur rata un battement en voyant le nom de Jacques s'afficher sur l'écran.
Avec une appréhension grandissante, comme un cerf pris dans les phares d'une voiture, j'ouvris le message.
« Je té di ke je trouverai le moy1 de te revoir... »
Il y avait une pièce jointe. Tremblante, je l'ouvris. Mon effroi grandit en découvrant plusieurs photos de moi avec Thomas et Maxime. Les clichés nous montraient sur la piste de danse, en train de les embrasser, puis moi les suivant dans les toilettes. Je sentis une vague de panique m'envahir alors que je réalisais aux funestes conséquences de ces images...
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