Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Perdus sur une ile (suite) — Chapitre 1 · Le Naufrage
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Perdus sur une ile (suite)
Chapitre 1 · Le Naufrage
Je l'ai regardé partir d'un pas de soldat vers sa chambre pour reconquérir sa fiancée. Amusé par ce spectacle, j'ai commencé à réfléchir à ma sœur. Sur le pont du bateau, la fraîcheur se faisait sentir malgré l'été, et le vent se renforçait. Je me suis dit que ma sœur n'avait pas le droit de me jeter dehors et que, de toute façon, je ne pouvais pas passer la nuit sur le pont.
J'ai frappé à la porte de sa chambre, mais je n'ai obtenu aucune réponse. Alors je suis entré, découvrant une scène magnifique. La chambre était si chaude que ma sœur avait fini par enlever la couverture sans s'en rendre compte. La lumière tamisée de la veilleuse à côté de son lit offrait une vue agréable sur son corps. Vêtue d'une nuisette qui lui remontait le long des cuisses, elle cachait à peine sa culotte. En plus, un bout de son sein droit était devenu visible à cause d'une bretelle tombée. Tout le froid que j'avais ressenti sur le pont du bateau se transformait en un frisson qui ma fait bander comme un taureau. La personne allongée sur le lit n'était plus ma sœur, mais une femme avec un corps de déesse. J'ai essayé de me contenir et de penser à autre chose, mais rien n'a fonctionné.
Je suis entré dans la salle de bain et me suis masturbé pour faire baisser la pression. Après cela, je suis sorti pour m'allonger dans le lit et j'ai réussi à fermer les yeux quelques minutes. Je me suis réveillé en sentant une chaleur sur tout mon corps. C'était ma sœur, qui s'était lovée dans mes bras sans s'en rendre compte puisqu'elle dormait toujours. Son bras était autour de mon torse, son sein gauche touchait mon bras et son pied reposait sur le mien, de telle façon que sa culotte touchait ma cuisse.
Cette fois-ci, je n'en pouvais plus. Je me suis dit que, quitte à être bloqué par elle, j'allais en profiter un peu. En essayant de ne pas la réveiller, j'ai commencé par lever mon bras, sur lequel elle reposait sa tête, tout doucement, pour la rapprocher de plus en plus de moi. Petit à petit, sa tête s'est retrouvée sur mon torse. Je me suis glissé un peu vers le bas pour que nos visages soient au même niveau. Je commençais à sentir son odeur ; bien que je la connaisse très bien, elle m'excitait encore plus. J'ai bandé de nouveau. J'ai déposé quelques baisers furtifs sur ses cheveux, puis sur son front. Je suis descendu vers ses joues, mais c'étaient ses lèvres qui me tentaient le plus. Sa bouche un peu ouverte me permettait de les goûter. Je n'ai pas osé y glisser ma langue, au risque de la réveiller.
Je suis descendu vers son cou, sentant l'odeur de son parfum préféré, Pure Poison. J'ai commencé à déposer quelques baisers sur son cou tout en malaxant son sein gauche, puis tout à coup, elle a murmuré :
— Hmmmmm… Continue, Ahmed !!!
Mon sang s'est glacé d'un coup. Je l'ai regardée, terrorisé, mais elle dormait encore. Je ne savais pas que ma sœur était somnambule. J'ai attendu un peu pour m'assurer qu'elle dormait vraiment. Connaissant sa nature taquine, je me disais qu'elle pourrait me jouer un tour même dans les situations les plus inappropriées. Après un moment, j'ai repris mes baisers sur son cou, ma main est descendue petit à petit vers sa culotte. Je me suis retrouvé face à un dilemme : d'une part je pouvais me contenter de poser la main sur sa culotte et prétendre dormir au moment où elle se réveillerait par surprise, mais la tentation était trop grande, d'autre part je voulais vraiment toucher l'entrée de la grotte de l'interdit. J'ai fini par glisser ma main dans sa culotte, quand soudain, l'alarme du bateau s'est déclenchée.
Maysoon s'est réveillée en sursaut, sans se rendre compte de ce que j'étais en train de lui faire. J'en ai profité pour m'éloigner à l'autre bout du lit.
— Ahmed, qu'est-ce qui se passe ?
— Je ne sais pas, mais je préfère ne pas rester dans la chambre. Il faut qu'on aille rapidement vers le pont du bateau avant que ça ne commence à se bousculer dans les couloirs.
— Attends, mais je ne porte rien à part cette nuisette.
— Couvre-toi avec n'importe quoi, on n'a pas le temps.
— Ahmed, j'ai peur, je ne veux pas mourir comme ça.
— Je ne sais pas, mais je préfère ne pas rester dans la chambre. Il faut qu'on aille rapidement vers le pont du bateau avant que ça ne commence à se bousculer dans les couloirs.
— Attends, mais je ne porte rien à part cette nuisette.
— Couvre-toi avec n'importe quoi, on n'a pas le temps.
— Ahmed, j'ai peur, je ne veux pas mourir comme ça.
Maysoon était vraiment effrayée, et bien que je le fusse aussi, il me fallait jouer enfin le rôle du grand frère et la calmer. Les couloirs ont commencé à se remplir avec des voyageurs aussi effrayés que nous. J'avais peur qu'on se fasse écraser. J'avais deux solutions : sortir avec eux et courir le plus rapidement possible pour être toujours à l'avant de la foule, ou attendre que le gros des passagers soit passé, pour être en dernier et ne pas être écrasé. Vu l'état de Maysoon, qui éclatait en sanglots, j'ai choisi la deuxième possibilité. Comme ça, j'aurais le temps de la calmer. De toute façon, dans ce genre de paquebot de croisière de luxe, il y avait assez de canots de sauvetage pour tout le monde. Il ne fallait juste pas paniquer.
Nous avons attendu une bonne demi-heure. Le bateau a commencé à tanguer de gauche à droite. Je me suis dit donc qu'on ne pouvait plus rester dans la chambre. Nous sommes sortis. Il y avait encore des gens qui couraient dans le couloir, mais c'était beaucoup moins rempli qu'au départ. Après quelques mètres, nous nous sommes retrouvés sur le pont et là, catastrophe : il était plein de gens débordés. J'ai essayé de comprendre ce qui se passait. J'ai fini par apprendre que les membres de l'équipage avaient pris les premiers canots et avaient laissé les passagers livrés à leur sort, ne sachant même pas, pour la plupart, comment ouvrir un canot de sauvetage. En plus, la mer était vraiment agitée ; sauter dans l'eau était pratiquement un acte de suicide. Je voulais avancer dans la foule pour essayer de trouver une solution, mais j'avais peur de lâcher la main de Maysoon et de la perdre.
— Maysoon, tiens-moi la main et ne me lâche surtout pas, on va trouver une solution.
Après avoir fait le vide dans ma tête, j'ai remarqué que tous les passagers étaient concentrés sur trois canots de sauvetage qui ne voulaient pas descendre à l'eau, en plus d'être surchargés. On se battait pour une place ou deux, on se bousculait et plusieurs personnes sont tombées à l'eau. Il y avait un seul canot de sauvetage qui était apparemment abandonné. Deux ou trois personnes à l'intérieur voulaient le faire descendre par leur poids, mais les câbles de sécurité ne voulaient pas lâcher. Je me suis dit que, quitte à rester sur le bord du bateau jusqu'à la dernière minute, il valait mieux pour nous être dans un canot de sauvetage pratiquement vide que dans les autres débordants.
J'ai fait monter Maysoon dans le canot. Un monsieur criait dans une langue asiatique que je ne comprenais pas. J'ai essayé de communiquer avec lui en anglais. Nous avons fini par nous comprendre, et il m'a dit qu'il fallait à tout prix faire descendre ce canot rapidement et discrètement pour éviter d'attirer l'attention de la foule paniquée. Nous avons commencé à dégager les câbles de sécurité et avons presque réussi, quand j'ai vu un couple courir vers nous. J'allais les empêcher, puisque je ne voulais pas risquer ma vie en surchargeant le canot, mais en les reconnaissant: c'étaient Amine, Safa et leurs beaux-parents.
Moi, Amine et l'Asiatique avons décidé de rester sur le bateau au moins jusqu'à ce que la situation se calme un peu. Quand Maysoon et Safa ont compris notre décision, elles ont paniqué et nous ont suppliés de monter avec elles, essayant de nous convaincre qu'il restait encore de la place. Les cordes qui tenaient le canot se sont dénouées. Le système de suspension fonctionnait encore. Nous n'avons pas hésité à faire descendre le canot à l'eau. Il nous a fallu cinq longues minutes. Le risque était que d'autres passagers voient le canot descendre et sautent dedans, au risque de le renverser ou, pire encore, de l'endommager comme les autres.
Le canot de sauvetage emportant ma sœur et les autres femmes a commencé à s'éloigner un peu et à sortir de la zone de danger. Je me suis tourné vers Ahmed et l'Asiatique et leur ai dit franchement que c'était maintenant ou jamais. J'allais sauter dans l'eau pour rejoindre le canot. Une fois là-bas, je ne monterais pas dedans, mais m'accrocherais à lui jusqu'à ce que la mer se calme et que les secours arrivent. Je me suis donc jeté à l'eau, suivi de mes deux amis. Bien que la mer fût encore agitée, j'ai nagé de toutes mes forces vers le canot. Je ne voyais plus ma sœur, alors j'ai crié son nom pour qu'elle se tourne vers moi et rame dans ma direction. Elle a fini par m'entendre et a levé le bras, mais une vague a renversé le canot.
— Maysoon !!!!
Mais rien, le canot ne remontait même pas à la surface, et les vagues ont commencé à m'emporter dans l'autre sens. Désespéré, j'ai trouvé une valise flottant à côté de moi et m'y suis accroché avec une lueur d'espoir. Devant moi, une vague haute de trois mètres est venue m'engloutir…
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