Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Infiltrée : L'Ombre et la Lumière — Chapitre 14
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Infiltrée : L'Ombre et la Lumière
Chapitre 14
Merde, il court vite le salaud. J'accélère la cadence, souffrant de plus en plus. Il tourne à droite au bout de cette rue. Je prends le petit chemin sur le côté pour l'intercepter. Il me voit arriver ; il opère un demi-tour, dérape et se casse la gueule. J'en profite pour me mettre sur lui. C'est bon, je l'attrape. Il a encore tout plein d'énergie ; je suis à bout de souffle. Je le garde plaqué au sol et lui fixe les pinces.
— Sale pute ! Lâche-moi ! Grosse morue. J'encule ta mère, putain de connasse ! Je te baise comme une truie, sale chienne !
— Continue à faire ton malin. Je t'embarque.
— Continue à faire ton malin. Je t'embarque.
La voiture de patrouille arrive. Je le charge à l'arrière et fais le tour pour me mettre à côté de lui, essoufflée ; il continue à m'insulter de tous les noms. Nous repartons vers le commissariat. Il se calme, attend qu'on s'éloigne de la cité. Je peine encore à respirer normalement ; je suis totalement en sueur.
— Désolée, madame Anna. Vous savez que je ne le pensais pas.
— Ne t'inquiète pas, Amide. Je le sais bien. Deuxième fois ce mois-ci. Il se passe quoi ?
— Y'a des nouveaux du genre pas gentil. Ils viennent des pays de l'Est, je sais pas trop. Ils veulent prendre le réseau, je crois.
— Ok. Tu nous raconteras tout ça plus tard. Nous avons une surprise pour toi.
— Quoi ?
— Tout d'abord : joyeux anniversaire, Amide.
— Oh ! J'y crois pas ! Merci merci. Même ma mère n'y a pas pensé. Je vous adore.
— Et 16 ans, ça se fête. Ça te dit de faire un tour au stand de tir pour un petit cours privé ?
— Ne t'inquiète pas, Amide. Je le sais bien. Deuxième fois ce mois-ci. Il se passe quoi ?
— Y'a des nouveaux du genre pas gentil. Ils viennent des pays de l'Est, je sais pas trop. Ils veulent prendre le réseau, je crois.
— Ok. Tu nous raconteras tout ça plus tard. Nous avons une surprise pour toi.
— Quoi ?
— Tout d'abord : joyeux anniversaire, Amide.
— Oh ! J'y crois pas ! Merci merci. Même ma mère n'y a pas pensé. Je vous adore.
— Et 16 ans, ça se fête. Ça te dit de faire un tour au stand de tir pour un petit cours privé ?
Ses yeux deviennent subitement brillants. Un large sourire illumine son visage. Je lui retire les menottes. Il me fait un câlin. Puis, en m'observant attentivement :
— Vous savez à qui vous me faites penser avec vos cheveux bleus ?
— Personne !
— Si si…
— Non, tu te trompes.
— Vous savez à qui vous me faites penser avec vos cheveux bleus ?
— Personne !
— Si si…
— Non, tu te trompes.
Et dans l'oreille : « Je sais pourquoi vous courriez moins vite que d'habitude. Je garderai le secret, promis ». Il me fait un clin d'œil complice. Je lui fais un petit bisou sur la joue. Il pourrait être un bon flic, à mon avis.
Voilà un jeune homme heureux, j'en ai la larme à l'œil. C'est une belle journée pour moi. Je le laisse entre les mains de Léo et Henry pour son cours de tir. Je rentre chez moi ; il faut que je me prépare.
Je reste un long moment dans mon bain, à me caresser la peau, à me toucher le corps. Je glisse une main entre mes cuisses, ma vulve est incroyablement sensible. J'ai envie de m'offrir un plaisir. Mes doigts s'agitent sur mon clitoris tout doucement, lui étant parfaitement dur, n'attendant que mes mouvements ; mes jambes s'écartent impudiquement ; mes gémissements doux commencent à envahir la salle de bain. Je m'offre, en toute intimité, un orgasme puissant, plaisant, me faisant un bien énorme.
Je reprends mon souffle tout en glissant mes paumes sur mes seins à la peau tendue, sur ma poitrine dont la sensibilité reste et demeure, sur mes tétons qui se maintiennent merveilleusement érigés depuis des jours. Et la porte de la pièce s'ouvre d'un coup :
— T'es pas encore prête ?
— T'es rentrée comment ?
— T'es pas encore prête ?
— T'es rentrée comment ?
Baby me montre le double des clés que je lui avais données il y a longtemps. Ben, oui, je suis sotte parfois, mais j'avais complètement oublié.
— Allez, dépêche-toi ! Sors de l'eau. Tout le monde t'attend. Tu portes quoi ce soir ?
— Je ne sais pas encore.
— T'es pas possible, toi. Bon, je fouille dans tes affaires.
— Nico est monté aussi ?
— Non, il est dans la voiture à essayer de ne pas péter un câble avec ta mère qui n'arrête pas de lui raconter plein de trucs. Elle a même amené des photos de toi petite. T'étais mignonne avec ta dent en moins.
— Putain ! J'espère qu'elle ne va pas les montrer à tout le monde. La honte sinon.
— Je ne sais pas encore.
— T'es pas possible, toi. Bon, je fouille dans tes affaires.
— Nico est monté aussi ?
— Non, il est dans la voiture à essayer de ne pas péter un câble avec ta mère qui n'arrête pas de lui raconter plein de trucs. Elle a même amené des photos de toi petite. T'étais mignonne avec ta dent en moins.
— Putain ! J'espère qu'elle ne va pas les montrer à tout le monde. La honte sinon.
Je regarde ma copine. Elle est torride avec ce haut doré dos nu, ne tenant que par de petites ficelles derrière sa nuque et sur les reins, laissant parfaitement voir le galbe de ses seins de profil. Je lui dis, amusée, alors que je vois son minuscule string rouge de ma position :
— Ta jupe n'est pas trop longue ?
— Ha ? Tu trouves toi aussi ? Mais je n'en ai pas de plus courtes.
— ... C'était ironique... On ne va pas dans une partouze...
— Je sais, je sais. Mais avec les copines que tu as invitées, je n'ai pas envie de passer inaperçue. Et puis, je préfère prévoir, au cas où. Je n'ai toujours pas le droit de jouer avec Kev ?
— Non !
— Ta jupe n'est pas trop longue ?
— Ha ? Tu trouves toi aussi ? Mais je n'en ai pas de plus courtes.
— ... C'était ironique... On ne va pas dans une partouze...
— Je sais, je sais. Mais avec les copines que tu as invitées, je n'ai pas envie de passer inaperçue. Et puis, je préfère prévoir, au cas où. Je n'ai toujours pas le droit de jouer avec Kev ?
— Non !
Elle continue à me parler depuis la chambre. Je sors de l'eau ; je m'essuie. Je me poste devant mon miroir et commence à me maquiller. Baby continue à retourner mes affaires, à vider le placard et les tiroirs.
— La robe en latex rouge ?
— Mais non ! Un truc simple. Juste une petite robe d'été.
— Tu ne veux pas être la plus torride de toutes ?
— Pas besoin. La robe bleue. Elle ira très bien avec mes cheveux. Tu vois laquelle dont je parle ?
— … J'attendais plus provoquant de ta part, mais c'est toi la reine du bal.
— Mais non ! Un truc simple. Juste une petite robe d'été.
— Tu ne veux pas être la plus torride de toutes ?
— Pas besoin. La robe bleue. Elle ira très bien avec mes cheveux. Tu vois laquelle dont je parle ?
— … J'attendais plus provoquant de ta part, mais c'est toi la reine du bal.
Je vérifie : oui, sage, comme je voulais avec ce rouge à lèvres rose pâle. Je trouve que cela me va très bien. Et je sursaute en entendant la voix de mon père derrière moi.
— Bon, vous vous dépêchez ? On n'attend plus que vous.
— Papa, ne me regarde pas ! Je suis toute nue.
— J'ai bien vu et ce ne sera pas la première...
— Papa, ne me regarde pas ! Je suis toute nue.
— J'ai bien vu et ce ne sera pas la première...
Il fixe ses yeux sur ma poitrine. Je deviens rouge et la cache avec un bras. Il me fait un petit sourire et se retourne en disant :
— Je vous attends en bas. Et plus vite que ça avant que Nico ne se pende avec sa cravate.
— Je vous attends en bas. Et plus vite que ça avant que Nico ne se pende avec sa cravate.
~~ oooOOooo ~~
Ah oui, tout le monde est déjà arrivé, nous n'avons pourtant qu'une petite heure de retard. Le Deep Blue est rempli à craquer. Il y a le capitaine et Karine à son bras, plein de collègues et d'amis flics, des amis du porno, la journaliste qui est là pour couvrir l'évènement. Mais, je disparais rapidement pour aller dans les cuisines. J'interpelle Toussaint, l'ancien agent de sécurité, le patron du Deep Blue, en lui demandant :
— Ton commis se débrouille bien ?
— Il est parfait. Je ne regrette pas un instant de l'avoir embauché, même s'il me fait encore parfois peur, surtout lorsqu'il manipule un couteau.
— Ah ça, il sait très bien s'en servir en toute circonstance.
— Va lui faire un bisou bien mérité.
— J'y compte bien.
— Ton commis se débrouille bien ?
— Il est parfait. Je ne regrette pas un instant de l'avoir embauché, même s'il me fait encore parfois peur, surtout lorsqu'il manipule un couteau.
— Ah ça, il sait très bien s'en servir en toute circonstance.
— Va lui faire un bisou bien mérité.
— J'y compte bien.
Et j'attrape mon Kev en l'enlaçant dans le dos alors qu'il est concentré à dresser des assiettes. Il tourne la tête, je l'embrasse.
— Je t'ai manqué ?
— Abominablement. Tu vas te régaler ce soir.
— J'espère bien, j'ai une faim de loup. Rien que comme ça, ça a l'air super bon. T'es le plus fort. Je t'aime.
— Je sais, ma jolie. Allez, va rejoindre les autres, on se voit après. J'ai pas mal de boulot encore.
— Vraiment ? J'ai oublié de mettre une culotte. J'aurais espéré que tu vérifies par toi-même.
— D'une part, ça ne m'étonne pas, d'autre part, il faut absolument que je finisse pour que ce soit parfait et que tu sois fière de moi.
— ... Tant pis pour toi. Je trouverais bien un copain pour jouer avec moi.
— Si tu veux. Par contre, ne t'empiffre pas avant que je ne te saute, sinon tu seras encore ballonnée.
— Genre, c'est mon genre.
— ... Allez, file, je t'aime.
— Pas autant que moi.
— Abominablement. Tu vas te régaler ce soir.
— J'espère bien, j'ai une faim de loup. Rien que comme ça, ça a l'air super bon. T'es le plus fort. Je t'aime.
— Je sais, ma jolie. Allez, va rejoindre les autres, on se voit après. J'ai pas mal de boulot encore.
— Vraiment ? J'ai oublié de mettre une culotte. J'aurais espéré que tu vérifies par toi-même.
— D'une part, ça ne m'étonne pas, d'autre part, il faut absolument que je finisse pour que ce soit parfait et que tu sois fière de moi.
— ... Tant pis pour toi. Je trouverais bien un copain pour jouer avec moi.
— Si tu veux. Par contre, ne t'empiffre pas avant que je ne te saute, sinon tu seras encore ballonnée.
— Genre, c'est mon genre.
— ... Allez, file, je t'aime.
— Pas autant que moi.
Les invités se régalent, tout comme moi qui n'arrête pas d'engouffrer ces merveilleux petits plats. Putain, ils sont délicieux ! L'ambiance est chaleureuse, voire très chaleureuse pour certains qui n'hésitent pas à s'enfermer dans les toilettes, limite à en créer un embouteillage. Mais bon, quoi s'attendre de mieux avec des gros bras et des bimbos chaudes du cul qui fantasment sur l'uniforme ?
Des collègues flics :
— Alors, tu y vas ou non ? Le RAID attend toujours ta réponse.
— Je vous en parle plus tard. Il y a d'autres petits fours qui arrivent et j'ai très envie de les goûter.
— Avec tout ce que tu as déjà bouffé, tu as encore faim ?
— Ben oui !
— Alors, tu y vas ou non ? Le RAID attend toujours ta réponse.
— Je vous en parle plus tard. Il y a d'autres petits fours qui arrivent et j'ai très envie de les goûter.
— Avec tout ce que tu as déjà bouffé, tu as encore faim ?
— Ben oui !
Et nous levons notre verre en l'honneur de la petite Vanille, qui dévore le sein de sa mère Erika, et qui fête ses deux mois dans notre monde. Toussaint les prend toutes les deux dans ses bras pour une jolie photo de famille, pour un baiser endiablé avec celle qui partage désormais sa vie.
Nous levons à nouveau nos verres pour l'inauguration du Deep Blue. Je suis certaine que le restaurant aura un succès monstrueux. Même Nico a investi dedans, donc, c'est une valeur sûre. En même temps, Erika lui a montré le business plan qui l'a laissé sans voix, prévoyant déjà d'en faire une chaine à travers tout le pays.
Nous levons une dernière fois nos verres pour fêter la sortie, ce jour, du dernier film que nous avons réalisé avec mes amis Baby Love et Nico, et avec tous les acteurs y ayant participé, présents avec nous. Voilà, cette jolie trilogie d'une policière infiltrée est terminée. J'arrête officiellement ma carrière dans le porno. J'ai bien d'autres projets en tête.
Ma mère vient me voir :
— Tu veux du champagne ?
— Non merci. J'ai ce qu'il faut.
— Je ne t'ai pas vu en boire du tout.
— Mais… Je fais ce que je veux, d'abord. Tu me surveilles ?
— Ben non… Évidemment que non… Tu veux me faire passer pour quoi ? Et, c'est qui la femme là-bas qui interroge tout le monde avec sa caméra ?
— Une journaliste. Pourquoi tu la regardes comme ça ?
— Pour rien... Elle a quelque chose d'attirant avec ses beaux cheveux roux et ses taches de rousseur. Elle me donne envie de la... N'en parle pas à ton père, ça va encore le mettre dans tous ses états. Je la verrais bien attachée pour jouer avec elle. La forme sur sa poitrine... On dirait qu'elle porte des anneaux à ses tétons, non ?
— Oui.
— Comment tu sais ?
— Je le sais, c'est tout. Mais va lui parler. Il y a des chances qu'elle accepte tes propositions perverses. Il est où, papa ?
— Je l'ai vu partir avec Baby tout à l'heure. Ah, ils reviennent.
— Tu veux du champagne ?
— Non merci. J'ai ce qu'il faut.
— Je ne t'ai pas vu en boire du tout.
— Mais… Je fais ce que je veux, d'abord. Tu me surveilles ?
— Ben non… Évidemment que non… Tu veux me faire passer pour quoi ? Et, c'est qui la femme là-bas qui interroge tout le monde avec sa caméra ?
— Une journaliste. Pourquoi tu la regardes comme ça ?
— Pour rien... Elle a quelque chose d'attirant avec ses beaux cheveux roux et ses taches de rousseur. Elle me donne envie de la... N'en parle pas à ton père, ça va encore le mettre dans tous ses états. Je la verrais bien attachée pour jouer avec elle. La forme sur sa poitrine... On dirait qu'elle porte des anneaux à ses tétons, non ?
— Oui.
— Comment tu sais ?
— Je le sais, c'est tout. Mais va lui parler. Il y a des chances qu'elle accepte tes propositions perverses. Il est où, papa ?
— Je l'ai vu partir avec Baby tout à l'heure. Ah, ils reviennent.
Super… Il a en plus décalé les boutons de sa chemise. Pour passer inaperçu, c'est loupé. Je ne dis rien, mais elle m'énerve à coucher tout le temps avec mes parents.
Je vais chercher Kev :
— C'est le moment.
— Pour baiser ? Depuis le temps que j'attends.
— Non... l'autre truc... de toute façon, je suis un peu trop ballonnée là ; j'arriverai à rien. Et c'est de ta faute car c'était trop bon.
— Comme ça m'étonne de toi... T'es certaine ? Tu veux l'annoncer maintenant ?
— Oui. Tout le monde a des doutes de toute façon.
— Ok, on y va.
— C'est le moment.
— Pour baiser ? Depuis le temps que j'attends.
— Non... l'autre truc... de toute façon, je suis un peu trop ballonnée là ; j'arriverai à rien. Et c'est de ta faute car c'était trop bon.
— Comme ça m'étonne de toi... T'es certaine ? Tu veux l'annoncer maintenant ?
— Oui. Tout le monde a des doutes de toute façon.
— Ok, on y va.
Il monte debout sur la table centrale et me fait grimper à côté de lui. Il crie :
— Vos gueules, tout le monde. On a un truc important à vous dire. Donc… euuuuhhhh… ce qu'on a à dire est… euuuuhhhhh…. Vas-y Anna, j'vais pas y arriver.
— Ok… Pour les discours, t'es vraiment en dessous de tout. Heureusement que tu as une ou deux qualités pour compenser... Donc... Je n'irai pas au RAID... Je refuse aussi la promotion pour devenir capitaine car c'est un boulot de merde. Désolée, capitaine, mais... j'ai pas envie d'avoir des gars sous moi qui sont aussi chiants que moi ; je pense que vous comprendrez très bien. Mais si vous redevenez commandant un jour, il est possible que je réfléchisse à la question, à condition que vous restiez mon chef. Et puis surtout : je suis enceinte. Et oui, Kev est le papa, pour ceux qui auraient un doute. C'est chouette, nan ?
— Vos gueules, tout le monde. On a un truc important à vous dire. Donc… euuuuhhhh… ce qu'on a à dire est… euuuuhhhhh…. Vas-y Anna, j'vais pas y arriver.
— Ok… Pour les discours, t'es vraiment en dessous de tout. Heureusement que tu as une ou deux qualités pour compenser... Donc... Je n'irai pas au RAID... Je refuse aussi la promotion pour devenir capitaine car c'est un boulot de merde. Désolée, capitaine, mais... j'ai pas envie d'avoir des gars sous moi qui sont aussi chiants que moi ; je pense que vous comprendrez très bien. Mais si vous redevenez commandant un jour, il est possible que je réfléchisse à la question, à condition que vous restiez mon chef. Et puis surtout : je suis enceinte. Et oui, Kev est le papa, pour ceux qui auraient un doute. C'est chouette, nan ?
Des hurlements, des coupes de champagne qui s'entrechoquent. On vient nous féliciter de toute part. Ma mère finit par réagir :
— Ah, mais c'est bien... C'est depuis longtemps ? C'est pour ça que tu n'as pas bu d'alcool ? Vous ne trouvez pas que c'est un peu précipité ? Mais… vous vous mariez avant la naissance ! Je serai intransigeante sur la question ! L'honneur de la famille est en jeu !
— Ah, mais c'est bien... C'est depuis longtemps ? C'est pour ça que tu n'as pas bu d'alcool ? Vous ne trouvez pas que c'est un peu précipité ? Mais… vous vous mariez avant la naissance ! Je serai intransigeante sur la question ! L'honneur de la famille est en jeu !
Et ça part en rire. Tout le monde se moque d'elle, et encore plus mon père qui avait bien compris, quelques heures plus tôt, lorsqu'il m'a vue nue dans la salle de bain, lorsqu'il a vu mes seins gonflés par la grossesse. En fait, presque tout le monde se doutait que je porte un bébé Kev dans le ventre, sauf elle. Et l'honneur de la famille… Holà… Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ? Quel honneur avec des parents libertins qui baisent avec tout le monde comme des lapins ? Quel honneur avec leur fille qui est connue de toute la France grâce à ses fabuleuses gorges profondes et ses cheveux bleus ?
Le capitaine vient me voir avec Karine toujours accrochée à son bras, resplendissante, visiblement très amoureuse :
— Vous avez déjà pensé au nom de l'enfant ?
— Oui. Si c'est un garçon, ce sera Antonin... C'est Kev qui a eu l'idée et j'ai accepté.
— Et si c'est une fille ?
— Ce sera un garçon, un point c'est tout !... Heuuu.... Finalement, ça ne me dérangerait pas d'avoir une fille. Je l'appellerai Émilie. Je viens d'avoir l'idée, j'en ai pas parlé à Kev encore. Vendez pas la mèche tout de suite, s'il vous plait. C'est mignon Émilie, vous trouvez pas ?... Ah non, pardon... j'avais oublié...
— J'aime beaucoup, au contraire. J'en serai honoré.
— Super, merci. De toute façon, garçon ou fille, vous serez le parrain... Pas le parrain genre gangster, évidemment, mais le gentil, enfin... Vous voyez ? Mais, elle... ou il... vous appellera Vincent, parce que ça serait bizarre qu'Émilie... ou Antonin... dise capitaine en parlant de vous... ou parrain... ou... bon, on verra. Pourquoi vous avez mis Léo et Lucas en patrouille ce soir ? Je suis certaine qu'ils auraient adoré venir.
— ... Ils ont perdu un pari contre moi. Mais, ne vous inquiétez pas, je pense qu'ils ne sont pas loin. Ils doivent surveiller les lieux, les connaissant.
— Ah ? C'était quoi le pari ?
— Je vous en parlerai plus tard, en privé.
— Bon, ok. Vous n'avez pas misé de l'agent ?
— Avec eux ? Ils ne payent jamais !
— Ils vous font le coup à vous aussi ? Ils me doivent plein d'argent à moi aussi, et pas qu'avec des paris. Comme par hasard, ils n'ont pas de quoi payer lorsqu'on se fait un restau mais remboursent jamais. Oh, attendez, y'a Henry qui va partir. Henry le flic, pas mon père... Sont chiants d'avoir le même prénom. Faut que j'aille lui faire un câlin... Pas un truc sexuel... Je préfère préciser, un vrai truc d'amitié. Elle est jolie, sa copine, vous ne trouvez pas ? Elle a l'air un peu moins coincée qu'avant, non ? Bon, en parle plus tard. Bisous, je reviens.
— Vous avez déjà pensé au nom de l'enfant ?
— Oui. Si c'est un garçon, ce sera Antonin... C'est Kev qui a eu l'idée et j'ai accepté.
— Et si c'est une fille ?
— Ce sera un garçon, un point c'est tout !... Heuuu.... Finalement, ça ne me dérangerait pas d'avoir une fille. Je l'appellerai Émilie. Je viens d'avoir l'idée, j'en ai pas parlé à Kev encore. Vendez pas la mèche tout de suite, s'il vous plait. C'est mignon Émilie, vous trouvez pas ?... Ah non, pardon... j'avais oublié...
— J'aime beaucoup, au contraire. J'en serai honoré.
— Super, merci. De toute façon, garçon ou fille, vous serez le parrain... Pas le parrain genre gangster, évidemment, mais le gentil, enfin... Vous voyez ? Mais, elle... ou il... vous appellera Vincent, parce que ça serait bizarre qu'Émilie... ou Antonin... dise capitaine en parlant de vous... ou parrain... ou... bon, on verra. Pourquoi vous avez mis Léo et Lucas en patrouille ce soir ? Je suis certaine qu'ils auraient adoré venir.
— ... Ils ont perdu un pari contre moi. Mais, ne vous inquiétez pas, je pense qu'ils ne sont pas loin. Ils doivent surveiller les lieux, les connaissant.
— Ah ? C'était quoi le pari ?
— Je vous en parlerai plus tard, en privé.
— Bon, ok. Vous n'avez pas misé de l'agent ?
— Avec eux ? Ils ne payent jamais !
— Ils vous font le coup à vous aussi ? Ils me doivent plein d'argent à moi aussi, et pas qu'avec des paris. Comme par hasard, ils n'ont pas de quoi payer lorsqu'on se fait un restau mais remboursent jamais. Oh, attendez, y'a Henry qui va partir. Henry le flic, pas mon père... Sont chiants d'avoir le même prénom. Faut que j'aille lui faire un câlin... Pas un truc sexuel... Je préfère préciser, un vrai truc d'amitié. Elle est jolie, sa copine, vous ne trouvez pas ? Elle a l'air un peu moins coincée qu'avant, non ? Bon, en parle plus tard. Bisous, je reviens.
Allez, avant que tout le monde ne rentre chez soi après cette fabuleuse soirée, une petite photo de la famille proche. On se sert pour être tous bien visibles de l'objectif : Kev et moi, mes parents, Nico et Baby, et, évidemment, mon capitaine... celui grâce à qui je suis toujours là et parfaitement heureuse. Toussaint derrière l'appareil :
— Un… deux… trois ?... Souriez !
Cheeeeezzzzzz
Cheeeeezzzzzz
— Une autre encore. Henry, sans vouloir t'embêter, cette fois, sans tes mains sur les seins de Baby, s'il te plait.
— Oups, pardon, réflexe. J'ai vraiment pas fait exprès.
— Mais moi, ça ne me dérange pas qu'il me les tienne. Je dois enlever ma main de son pantalon aussi ?
— S'il te plait, oui. Et remets ton haut correctement. On ne fait pas une photo érotique là.
— Ah oui, pardon. Mais on en fera après ? Des très coquines ? Dans la cuisine ? J'aimerais beaucoup y jouer la cochonne ou, mieux, la lapine avec une carotte dans le cul en mâchouillant une feuille de salade. Tu veux bien ?
— Kev a tout récuré... La cuisine est nickel... Ok ! Si tu veux, tu te démerderas avec lui après... Essayons déjà d'en faire une "normale" pour le moment. Merci. Et Nico, éteins ton téléphone ; tu regarderas plus tard combien tu as gagné avec tes actions. Lydie... au lieu de mater la jolie rousse plus loin, fixe l'objectif...On ne va jamais y arriver là. Anna... je ne sais pas comment tu fais avec eux. Putain ! Henry, lâche les seins de Baby, bordel de merde ! Je vais commencer à me fâcher !
— Oups, pardon, réflexe. J'ai vraiment pas fait exprès.
— Mais moi, ça ne me dérange pas qu'il me les tienne. Je dois enlever ma main de son pantalon aussi ?
— S'il te plait, oui. Et remets ton haut correctement. On ne fait pas une photo érotique là.
— Ah oui, pardon. Mais on en fera après ? Des très coquines ? Dans la cuisine ? J'aimerais beaucoup y jouer la cochonne ou, mieux, la lapine avec une carotte dans le cul en mâchouillant une feuille de salade. Tu veux bien ?
— Kev a tout récuré... La cuisine est nickel... Ok ! Si tu veux, tu te démerderas avec lui après... Essayons déjà d'en faire une "normale" pour le moment. Merci. Et Nico, éteins ton téléphone ; tu regarderas plus tard combien tu as gagné avec tes actions. Lydie... au lieu de mater la jolie rousse plus loin, fixe l'objectif...On ne va jamais y arriver là. Anna... je ne sais pas comment tu fais avec eux. Putain ! Henry, lâche les seins de Baby, bordel de merde ! Je vais commencer à me fâcher !
… On a la famille et les amis qu'on mérite…
Je les aime tous très fort, sans la moindre exception.
Fin
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Commentaires ()
C'était vraiment très chouette, de l'action intense quand il faut, quelques mystères, beaucoup d'humour et de sexe. Un très joli cocktail ! Je ne regrette absolument pas ma lecture.
Ah et sinon, je ne voyais pas du tout Kev finir cuistot. Pourquoi pas, il a peut-être envie d'une vie plus calme et posée.
Je suis bien content que tu aies aimé et que mon cocktail t'ait plu :).
Pour Kev, il aime bien cuisiner (il sait que c'est que comme ça qu'il peut tenir Anna dans son lit car elle adore trop la bouffe 😁). Sinon, on aurait pu l'imaginer devenir flic...
🤔
"Flash spécial, une centaine de corps ont été retrouvés, égorgés suite à une manifestation" ... Ouais, non, pas flic... 😱
Bon ben, comme il n'a plus de patron, faut bien qu'il s'occupe. Je le voyais mal passer son temps sur un canapé à jouer à la playstation avec une bière à la main. Et comme il est plutôt posé, méticuleux, aimant jouer avec les couteaux... Ouais, cuisinier me semblait bien pour lui 😁
Merci pour ton com 🤗
Ah ben oui, le premier ch sort dans 6 jours. Mais, je relis toujours et encore, corrige toujours et encore, modifie toujours et encore 😓
Eh Oh 😡 !
En même temps, je ne veux pas être mauvaise langue, mais avec les litres de sperme qu'elle s'est pris, un test de paternité ne serait pas de trop :P.
Bon, et puis, c'est quoi, ça... Erika a un chiard ? Sérieux ? Et ce prénom... "Vanille" ?! Si la gamine est comme sa mère, elle va super mal le porter ^^'.
Bon, bref ! Je voulais te dire bravo pour cette série, coco ! Vraiment, tu as assuré. Même si ça ressemblait un peu à du gavage d'oie :P, je dois bien avouer que tu as su nous divertir de manière magistrale !
Alors, essaye de te reposer, maintenant, hein... Sinon, tu ne vas pas tenir longtemps ^^'.
Yep, @Manu1982, je sais 😎
Pour de vrai, je n'ai pas trop réfléchi à la faire pour de vrai. Donc, rien dans les tuyaux.
Ah mais ça pourrait faire une super histoire sur xstory ton truc apocalyptique dis donc :)
Merci pour ton com 😉
Il suffit parfois d'un mot, d'un détail pour faire "tilte" dans la tête du type en face. Ouais, tu as fait ça avec LanguageTool ;)
Et puisque apparemment j'ai beaucoup d'influence sur toi, j'ai envie de dire que l'idée de Raphaëlle en mode 20 ans après est excellente ! ;) Penses-y...
Mais... non... 😡... Dans 20 ans, il y aura une guerre de toute façon, avec des armes chimiques qui vont rendre stérile presque tous les hommes. Un matriarcat sera instauré, mettant en esclavage les peu d'hommes survivants. Le peu d'entre eux capables de féconder ne serviront plus qu'à ça... Donc, désolé, pas possible de faire une histoire sur Emilie ou Antonin... vraiment désolé... c'est pas ma faute 😝