Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Belle-sœur, beau-frère — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Belle-sœur, beau-frère
Chapitre 4
Résumé des épisodes précédents :
Pris par leurs projets, le frère et la sœur Dorlandier délaissent leurs conjoints respectifs qui, eux, ont sympathisé. Et fait beaucoup plus que sympathiser...
Pris par leurs projets, le frère et la sœur Dorlandier délaissent leurs conjoints respectifs qui, eux, ont sympathisé. Et fait beaucoup plus que sympathiser...
Émilie s'est laissée tomber sur le canapé.
– Il y avait un monde, mais un monde sur la route ! Faut croire que les gens ont quand même beaucoup plus d'argent que ce qu'on dit pour qu'ils aillent tous courir comme ça je sais pas trop où. Au prix où est l'essence. En tout cas ils étaient absolument ravis, eux, là-bas. Enchantés. Ils reviendront. Et ils nous enverront du monde. Ça fait pas l'ombre d'un doute. Si tu ajoutes à ça que Philippe, sur Internet, reçoit des demandes de réservation en pagaille, c'est en train de prendre sacrément de l'envergure notre petite affaire. Et je donne pas six mois avant que ça nous occupe tous les trois à temps plein. La seule chose qui coince – comme d'habitude – c'est Zélia. Non pas qu'il soit question qu'elle vienne se mêler de quoi que ce soit là-bas, on a été très clairs, Philippe et moi, avec Paul là-dessus. On n'en veut pas. Et de toute façon la question ne se pose pas puisque, paraît-il, elle n'a pas l'intention de quitter son emploi actuel. Et c'est tant mieux. Non, ce qu'il y a, c'est qu'elle lui empoisonne l'existence. Il passe son temps à s'interroger sur ce qu'elle peut bien être en train de faire. Où ? Avec qui ? Comment ? C'est un enfer pour lui. Un véritable enfer. Il est persuadé, sans doute à juste titre, qu'elle profite de son absence pour aller coucher tant et plus à droite et à gauche.
– Je vois vraiment pas pourquoi vous vous obstinez à vouloir aller vous mettre des idées pareilles en tête ! J'ai passé près d'une semaine tout seul avec elle cet été. Si elle avait voulu, elle aurait pu inventer n'importe quel prétexte pour me filer entre les doigts. Elle ne l'a pas fait. Elle a passé sagement ses après-midis à bronzer sous la fenêtre. Et ses soirées à lire sur le balcon, à regarder des films ou à discuter avec moi.
– Et là ? Là ? Cette fois-ci ? Quand tu débarquais à l'improviste ?
– Elle n'avait vraiment pas le comportement de quelqu'un que je dérangeais. Qui attendait de la visite ou qui se préparait à sortir. Absolument pas. J'avais même toutes les peines du monde à m'en aller. Elle ne voulait pas me laisser partir.
– Oh, mais elle est retorse, tu sais !. Très très retorse. C'était pour te donner le change, si ça tombe. T'avais à peine tourné les talons qu'elle se jetait sur son téléphone. « Ça y est ! La voie est libre. » On peut s'attendre à tout avec elle. Absolument tout. Non, ce qu'il aurait fallu, c'est que tu déboules carrément au milieu de la nuit.
– Je me vois pas franchement dans le rôle. Et sous quel prétexte, grands dieux ?
– Ça n'aurait, de toute façon, servi à rien. Quand bien même elle aurait été là, elle ne t'aurait pas ouvert. Facile de prétendre le lendemain qu'on dormait et qu'on n'a rien entendu. Non, la seule chose qui tranquilliserait vraiment Paul quand on s'en va – et on va être amené à le faire de plus en plus – c'est que tu manges avec elle le midi et que le soir tu restes dormir chez eux. Mais enfin on peut quand même pas t'imposer une chose pareille !
– S'il y a que ça pour vous tranquilliser… Je n'ai pas spécialement d'atomes crochus avec elle, mais je peux pas dire non plus qu'elle me sorte par les yeux. Ce serait pas la mer à boire.
– D'autant que leur chambre d'amis est immense. Tu y aurais tes aises.
– Sauf que je vois pas comment vous allez pouvoir lui faire avaler ça. Même si elle n'a rien à se reprocher, elle n'a pas forcément envie de m'avoir toute la journée par les pieds.
– Depuis le temps qu'on parle d'attaquer enfin nos travaux, ce serait l'occasion ou jamais. Les entrepreneurs n'attendent que notre feu vert. Pendant des semaines et des semaines notre maison va être un véritable chantier. Je ne vois pas comment elle pourrait rechigner à t'héberger dans des circonstances pareilles. Ou alors… Ou alors ça constituerait un véritable aveu.
– Il y avait un monde, mais un monde sur la route ! Faut croire que les gens ont quand même beaucoup plus d'argent que ce qu'on dit pour qu'ils aillent tous courir comme ça je sais pas trop où. Au prix où est l'essence. En tout cas ils étaient absolument ravis, eux, là-bas. Enchantés. Ils reviendront. Et ils nous enverront du monde. Ça fait pas l'ombre d'un doute. Si tu ajoutes à ça que Philippe, sur Internet, reçoit des demandes de réservation en pagaille, c'est en train de prendre sacrément de l'envergure notre petite affaire. Et je donne pas six mois avant que ça nous occupe tous les trois à temps plein. La seule chose qui coince – comme d'habitude – c'est Zélia. Non pas qu'il soit question qu'elle vienne se mêler de quoi que ce soit là-bas, on a été très clairs, Philippe et moi, avec Paul là-dessus. On n'en veut pas. Et de toute façon la question ne se pose pas puisque, paraît-il, elle n'a pas l'intention de quitter son emploi actuel. Et c'est tant mieux. Non, ce qu'il y a, c'est qu'elle lui empoisonne l'existence. Il passe son temps à s'interroger sur ce qu'elle peut bien être en train de faire. Où ? Avec qui ? Comment ? C'est un enfer pour lui. Un véritable enfer. Il est persuadé, sans doute à juste titre, qu'elle profite de son absence pour aller coucher tant et plus à droite et à gauche.
– Je vois vraiment pas pourquoi vous vous obstinez à vouloir aller vous mettre des idées pareilles en tête ! J'ai passé près d'une semaine tout seul avec elle cet été. Si elle avait voulu, elle aurait pu inventer n'importe quel prétexte pour me filer entre les doigts. Elle ne l'a pas fait. Elle a passé sagement ses après-midis à bronzer sous la fenêtre. Et ses soirées à lire sur le balcon, à regarder des films ou à discuter avec moi.
– Et là ? Là ? Cette fois-ci ? Quand tu débarquais à l'improviste ?
– Elle n'avait vraiment pas le comportement de quelqu'un que je dérangeais. Qui attendait de la visite ou qui se préparait à sortir. Absolument pas. J'avais même toutes les peines du monde à m'en aller. Elle ne voulait pas me laisser partir.
– Oh, mais elle est retorse, tu sais !. Très très retorse. C'était pour te donner le change, si ça tombe. T'avais à peine tourné les talons qu'elle se jetait sur son téléphone. « Ça y est ! La voie est libre. » On peut s'attendre à tout avec elle. Absolument tout. Non, ce qu'il aurait fallu, c'est que tu déboules carrément au milieu de la nuit.
– Je me vois pas franchement dans le rôle. Et sous quel prétexte, grands dieux ?
– Ça n'aurait, de toute façon, servi à rien. Quand bien même elle aurait été là, elle ne t'aurait pas ouvert. Facile de prétendre le lendemain qu'on dormait et qu'on n'a rien entendu. Non, la seule chose qui tranquilliserait vraiment Paul quand on s'en va – et on va être amené à le faire de plus en plus – c'est que tu manges avec elle le midi et que le soir tu restes dormir chez eux. Mais enfin on peut quand même pas t'imposer une chose pareille !
– S'il y a que ça pour vous tranquilliser… Je n'ai pas spécialement d'atomes crochus avec elle, mais je peux pas dire non plus qu'elle me sorte par les yeux. Ce serait pas la mer à boire.
– D'autant que leur chambre d'amis est immense. Tu y aurais tes aises.
– Sauf que je vois pas comment vous allez pouvoir lui faire avaler ça. Même si elle n'a rien à se reprocher, elle n'a pas forcément envie de m'avoir toute la journée par les pieds.
– Depuis le temps qu'on parle d'attaquer enfin nos travaux, ce serait l'occasion ou jamais. Les entrepreneurs n'attendent que notre feu vert. Pendant des semaines et des semaines notre maison va être un véritable chantier. Je ne vois pas comment elle pourrait rechigner à t'héberger dans des circonstances pareilles. Ou alors… Ou alors ça constituerait un véritable aveu.
* * *
– Royal ! C'est royal ! Tu sais qu'ils ont eu une idée de génie ? Parce qu'avant pour moi, à midi, c'était la course. À peine si j'avais le temps d'avaler quelque chose vite fait sur le pouce. Maintenant, quand je rentre, les courses sont faites, la maison brille de tous ses feux, ça sent le propre de partout et j'ai plus qu'à me mettre les pieds sous la table. Tu cuisines divinement bien en plus. Et pas calorique pour deux sous. Le seul inconvénient, mais de taille, c'est que je dois me faire violence pour retourner bosser. Heureusement qu'il y a le soir derrière, ça aide. Je passe mon après-midi à y penser. À l'attendre. À me dire que tu vas t'occuper de moi. Être avec moi. Me montrer que tu en as envie. Me surprendre comme personne l'a jamais fait. Me lire des trucs dont j'avais même pas idée que ça pouvait exister. M'en raconter d'autres que je voudrais que jamais ça s'arrête. Sans parler du reste après. Finalement, c'est toi que j'aurais dû épouser. Tu sais que j'y ai pensé un moment ? Sauf que t'étais pas libre. Dommage que ça soit pas autorisé le mariage entre frère et sœur parce que les deux autres, fourrés ensemble sans arrêt comme ils sont, ils auraient sûrement sauté sur l'occasion. Et t'aurais été libre. En tout cas, ça va peut-être te paraître bizarre, mais je me pose quand même pas mal de questions à leur sujet. Je me demande s'il y a pas eu des trucs entre eux un jour. Ça te paraîtrait aussi invraisemblable que ça, toi, qu'ils aient couché ? Ce qui pourrait expliquer qu'il ait autant de mal à bander avec moi. Qu'il y arrive quasiment pas. Il y a peut-être qu'avec elle qu'il peut. Va savoir ! Et, si ça tombe, dès qu'on a le dos tourné…
* * *
– Alors ? Ça se passe comment avec elle ?
– Bien. Très bien. Pourquoi ça se passerait mal ?
– T'as de ces questions quand tu t'y mets ! Elle rentre tous les midis ?
– Systématiquement.
– Elle sort pas le soir ?
– Jamais.
– Bon, mais tu relâches pas la surveillance, hein ! Parce qu'elle est maligne, tu sais. Très très maligne. Et on a vraiment pas besoin qu'elle vienne nous mettre des bâtons dans les roues en ce moment. On est complètement débordés et il faut impérativement que Paul puisse se consacrer en toute sérénité à notre projet sans être en permanence déstabilisé par des préoccupations parasites. Tout repose, pour l'essentiel, sur lui et s'il devait nous faire faux bond ce serait une véritable catastrophe. Parce que c'est hallucinant, je t'assure. Il ne se passe pas une journée sans son lot de réservations. Ça tombe. Ça tombe. Ça n'arrête pas de tomber. Du coup, ne nous attendez pas le week-end prochain. Ni peut-être même le suivant. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Une fois que ce sera lancé, que ça aura trouvé sa vitesse de croisière, on pensera à lever un peu le pied, mais pour le moment c'est absolument hors de question. Nécessité fait loi.
– Bien. Très bien. Pourquoi ça se passerait mal ?
– T'as de ces questions quand tu t'y mets ! Elle rentre tous les midis ?
– Systématiquement.
– Elle sort pas le soir ?
– Jamais.
– Bon, mais tu relâches pas la surveillance, hein ! Parce qu'elle est maligne, tu sais. Très très maligne. Et on a vraiment pas besoin qu'elle vienne nous mettre des bâtons dans les roues en ce moment. On est complètement débordés et il faut impérativement que Paul puisse se consacrer en toute sérénité à notre projet sans être en permanence déstabilisé par des préoccupations parasites. Tout repose, pour l'essentiel, sur lui et s'il devait nous faire faux bond ce serait une véritable catastrophe. Parce que c'est hallucinant, je t'assure. Il ne se passe pas une journée sans son lot de réservations. Ça tombe. Ça tombe. Ça n'arrête pas de tomber. Du coup, ne nous attendez pas le week-end prochain. Ni peut-être même le suivant. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Une fois que ce sera lancé, que ça aura trouvé sa vitesse de croisière, on pensera à lever un peu le pied, mais pour le moment c'est absolument hors de question. Nécessité fait loi.
* * *
– Et si on allait le passer tous les deux quelque part, le prochain week-end ?
– Oh oui, oui ! Parce que…
– Parce que ?
– Parce que… ben parce que c'est bien gentil la chambre d'amis, mais c'est chiant de pas pouvoir te laisser aller comme tu voudrais. De t'étouffer dans l'oreiller pour pas que les voisins entendent. D'être sans arrêt sur le qui-vive.
– Ils sont quand même loin les voisins. Alors la probabilité pour qu'ils entendent quoi que ce soit…
– Oui, mais quand même ! Quand même. Je suis pas tranquille. Je suis pas à l'aise.
– Bon, ben on part alors ! T'as envie qu'on aille où ?
– Où tu veux. Tu choisis. Tu me fais la surprise.
– Dans notre petit hôtel habituel ?
– Ah non, non ! Pas là, non !
– Je suis sûr que le patron nous y attend pourtant avec beaucoup d'impatience.
– Oui, ben il peut attendre un moment, celui-là ! C'est pas demain la veille que je remettrai les pieds là-bas.
– Que tu dis !
– Si, si, c'est vrai, hein, alors là !
– C'était si épouvantable que ça ?
– Qu'on m'entende, non ! Au contraire, j'adore. Mais qu'on me voie après quand on sait, alors là, c'est vraiment trop la honte.
– Et pourtant…
– Et pourtant je sais, oui, je sais. Je suis compliquée comme fille. Parce que, quand je me fais des films toute seule dans ma tête, il y a toujours des tas de gens autour qui regardent, qui se moquent ouvertement de moi et c'est dingue comment j'aime ça ! Mais dès que j'envisage que ça puisse être en vrai, ça me terrorise. Je voudrais rentrer dans un trou de souris.
– Peut-être que son tort alors au patron ça a été de rester trop cérémonieux. Trop respectueux. Peut-être que s'il avait…
– Tais-toi ! Tais-toi ! Parle plus de ça ! J'ai pas envie.
– Oh oui, oui ! Parce que…
– Parce que ?
– Parce que… ben parce que c'est bien gentil la chambre d'amis, mais c'est chiant de pas pouvoir te laisser aller comme tu voudrais. De t'étouffer dans l'oreiller pour pas que les voisins entendent. D'être sans arrêt sur le qui-vive.
– Ils sont quand même loin les voisins. Alors la probabilité pour qu'ils entendent quoi que ce soit…
– Oui, mais quand même ! Quand même. Je suis pas tranquille. Je suis pas à l'aise.
– Bon, ben on part alors ! T'as envie qu'on aille où ?
– Où tu veux. Tu choisis. Tu me fais la surprise.
– Dans notre petit hôtel habituel ?
– Ah non, non ! Pas là, non !
– Je suis sûr que le patron nous y attend pourtant avec beaucoup d'impatience.
– Oui, ben il peut attendre un moment, celui-là ! C'est pas demain la veille que je remettrai les pieds là-bas.
– Que tu dis !
– Si, si, c'est vrai, hein, alors là !
– C'était si épouvantable que ça ?
– Qu'on m'entende, non ! Au contraire, j'adore. Mais qu'on me voie après quand on sait, alors là, c'est vraiment trop la honte.
– Et pourtant…
– Et pourtant je sais, oui, je sais. Je suis compliquée comme fille. Parce que, quand je me fais des films toute seule dans ma tête, il y a toujours des tas de gens autour qui regardent, qui se moquent ouvertement de moi et c'est dingue comment j'aime ça ! Mais dès que j'envisage que ça puisse être en vrai, ça me terrorise. Je voudrais rentrer dans un trou de souris.
– Peut-être que son tort alors au patron ça a été de rester trop cérémonieux. Trop respectueux. Peut-être que s'il avait…
– Tais-toi ! Tais-toi ! Parle plus de ça ! J'ai pas envie.
* * *
– Allez, en route !
– Tu m'emmènes où alors finalement ? Tu veux toujours pas le dire ?
– Si je te le dis, ce sera plus une surprise…
– C'est pas un endroit où on risque de connaître des gens au moins ?
– Les risques sont quasiment nuls.
– Tant mieux ! Parce que j'ai bien l'intention de m'éclater. Et de gueuler toutes les cochonneries qui me passeront par la tête quand on fera l'amour. À la maison je peux pas. Et pourtant ça, c'est un truc ! De la folie dans quel état ça me met. Je pourrai ?
– Évidemment que tu pourras. Aussi longtemps que tu voudras. Aussi fort que tu voudras. Et tu auras même droit à une fessée carabinée, juste après, pour t'être comportée de façon aussi révoltante.
– Ça marche !
– Tu m'emmènes où alors finalement ? Tu veux toujours pas le dire ?
– Si je te le dis, ce sera plus une surprise…
– C'est pas un endroit où on risque de connaître des gens au moins ?
– Les risques sont quasiment nuls.
– Tant mieux ! Parce que j'ai bien l'intention de m'éclater. Et de gueuler toutes les cochonneries qui me passeront par la tête quand on fera l'amour. À la maison je peux pas. Et pourtant ça, c'est un truc ! De la folie dans quel état ça me met. Je pourrai ?
– Évidemment que tu pourras. Aussi longtemps que tu voudras. Aussi fort que tu voudras. Et tu auras même droit à une fessée carabinée, juste après, pour t'être comportée de façon aussi révoltante.
– Ça marche !
* * *
Elle s'est accoudée à la fenêtre.
– C'est magnifique ! C'est idyllique ! Le rêve ! Non, mais regarde-moi ça ! Regarde !
– J'étais sûr que ça te plairait.
– Faudrait vraiment être difficile. C'est fabuleux. Jamais j'aurais eu idée qu'il pouvait exister un truc comme ça aussi près de là-haut. Comment ça donne encore plus envie un cadre comme ça. En tout cas, toi, t'as intérêt à être en forme tout à l'heure. Parce que je te préviens… je vais pas te laisser beaucoup dormir. Et ce sera pas pour jouer au scrabble.
– C'est magnifique ! C'est idyllique ! Le rêve ! Non, mais regarde-moi ça ! Regarde !
– J'étais sûr que ça te plairait.
– Faudrait vraiment être difficile. C'est fabuleux. Jamais j'aurais eu idée qu'il pouvait exister un truc comme ça aussi près de là-haut. Comment ça donne encore plus envie un cadre comme ça. En tout cas, toi, t'as intérêt à être en forme tout à l'heure. Parce que je te préviens… je vais pas te laisser beaucoup dormir. Et ce sera pas pour jouer au scrabble.
* * *
– C'est d'un raffiné en plus le repas !
– Tu le vois le couple, à droite, près de la grande plante verte ?
– Les vieux ? Oui, et alors ?
– Et alors ce sont nos voisins de chambre.
– Comment tu le sais ?
– Il y a leur clé sur la table. Ils ont la 17.
– Juste à côté de nous alors. À droite . Et on n'a qu'eux ? On n'en a pas d'autres ?
– Ça, j'en sais rien du tout.
– On part demain matin, hein ? Sans déjeuner. Sans voir personne. Tu me promets ?
– Tu le vois le couple, à droite, près de la grande plante verte ?
– Les vieux ? Oui, et alors ?
– Et alors ce sont nos voisins de chambre.
– Comment tu le sais ?
– Il y a leur clé sur la table. Ils ont la 17.
– Juste à côté de nous alors. À droite . Et on n'a qu'eux ? On n'en a pas d'autres ?
– Ça, j'en sais rien du tout.
– On part demain matin, hein ? Sans déjeuner. Sans voir personne. Tu me promets ?
* * *
Et « fourre-moi ! » Et « tringle-moi ! » Et « enfile-moi ! » Et « comment c'est bon, une bite ! » « Vas-y ! Mais vas-y, j'te dis ! Bourre-moi ! » Accompagné de grandes ruades éperdues.. De feulements rauques. De supplications impérieuses. Et elle a joui. Deux fois. Trois fois. « Dans le cul maintenant ! Oh, s'il te plaît, dans le cul ! Je la veux dans le cul ! » Et elle a encore joui. Beaucoup plus intensément encore. « Oh, merci, merci, merci… »
* * *
– Ah ben bravo ! Bravo ! Tu n'as pas honte ?
– Si ! Je sais vraiment pas ce qui m'a pris.
– Non, mais toutes ces choses absolument dégoûtantes que tu as criées ! Et à tue-tête en plus ! C'est honteux ! Honteux !
– Je recommencerai plus. Je vous promets que je recommencerai plus.
– Oui, oh, c'est facile les promesses ! N'importe qui peut en faire. Et oublier de les tenir le moment venu. Une bonne leçon tu mérites.
– Je sais bien.
– Alors tourne-toi ! Sur le ventre.
– On va entendre !
– Évidemment qu'on va entendre.
– Si ! Je sais vraiment pas ce qui m'a pris.
– Non, mais toutes ces choses absolument dégoûtantes que tu as criées ! Et à tue-tête en plus ! C'est honteux ! Honteux !
– Je recommencerai plus. Je vous promets que je recommencerai plus.
– Oui, oh, c'est facile les promesses ! N'importe qui peut en faire. Et oublier de les tenir le moment venu. Une bonne leçon tu mérites.
– Je sais bien.
– Alors tourne-toi ! Sur le ventre.
– On va entendre !
– Évidemment qu'on va entendre.
* * *
– Ça baise à côté.
Je me suis immobilisé, le bras en l'air.
– Oui, ça baise. C'est pas les vieux. C'est à gauche. Et ça y va ! Comment ça y va ! Ça fait pas semblant. Tu crois que c'est à cause de moi ? Parce qu'ils entendent que tu me flanques la fessée ?
– C'est tout ce qu'il y a de plus probable.
– Eh bien continue alors ! Et tape ! Tape tant que tu peux ! Aussi fort que tu peux. Et t'arrête surtout pas. Même si je te crie de le faire.
Je me suis immobilisé, le bras en l'air.
– Oui, ça baise. C'est pas les vieux. C'est à gauche. Et ça y va ! Comment ça y va ! Ça fait pas semblant. Tu crois que c'est à cause de moi ? Parce qu'ils entendent que tu me flanques la fessée ?
– C'est tout ce qu'il y a de plus probable.
– Eh bien continue alors ! Et tape ! Tape tant que tu peux ! Aussi fort que tu peux. Et t'arrête surtout pas. Même si je te crie de le faire.
* * *
– Comment ça me brûle !
– Ça, tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi-même.
– Oui, oh, mais je me plains pas. Je dis rien. C'était trop bon de savoir qu'ils entendaient. Et que ça leur faisait cet effet-là. C'est qui à ton avis ces gens ?
– Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ?
– Ils étaient peut-être au restaurant hier soir ?
– Je crois pas, non. Ils sont arrivés tard.
– En tout cas ils sont jeunes. À sa voix à elle, c'est sûr qu'ils sont jeunes. Et puis pour s'en donner à cœur joie comme ça !. J'aimerais quand même bien savoir à quoi ils ressemblent tous les deux. Quelle tête ils ont…
– Rien de plus facile.
– Qu'est-ce qu'ils pensent de moi à ton avis maintenant ? Ça doit pas être vraiment joli joli. Surtout s'ils ont entendu ce qui s'est passé avant. Oui, ils doivent avoir une drôlement sale opinion de moi.
– Ou une très bonne au contraire.
– Oui, oh ben alors ça !
– Ça, tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi-même.
– Oui, oh, mais je me plains pas. Je dis rien. C'était trop bon de savoir qu'ils entendaient. Et que ça leur faisait cet effet-là. C'est qui à ton avis ces gens ?
– Qu'est-ce que tu veux que j'en sache ?
– Ils étaient peut-être au restaurant hier soir ?
– Je crois pas, non. Ils sont arrivés tard.
– En tout cas ils sont jeunes. À sa voix à elle, c'est sûr qu'ils sont jeunes. Et puis pour s'en donner à cœur joie comme ça !. J'aimerais quand même bien savoir à quoi ils ressemblent tous les deux. Quelle tête ils ont…
– Rien de plus facile.
– Qu'est-ce qu'ils pensent de moi à ton avis maintenant ? Ça doit pas être vraiment joli joli. Surtout s'ils ont entendu ce qui s'est passé avant. Oui, ils doivent avoir une drôlement sale opinion de moi.
– Ou une très bonne au contraire.
– Oui, oh ben alors ça !
* * *
– Tu veux vraiment pas qu'on reste là ?
– Non, je préfère pas. Non, s'il te plaît ! Je serais trop mal à l'aise maintenant. Je profiterais plus de rien.
– Qu'est-ce qu'on va faire ? Tout de même pas rentrer tout de suite ?
– On trouvera bien un autre endroit quelque part. Peut-être pas aussi bien, mais pas mal quand même. Bon, mais j'en profite que ce soit désert dehors. Je file à la voiture. Tu me rejoindras là-bas.
– Non, je préfère pas. Non, s'il te plaît ! Je serais trop mal à l'aise maintenant. Je profiterais plus de rien.
– Qu'est-ce qu'on va faire ? Tout de même pas rentrer tout de suite ?
– On trouvera bien un autre endroit quelque part. Peut-être pas aussi bien, mais pas mal quand même. Bon, mais j'en profite que ce soit désert dehors. Je file à la voiture. Tu me rejoindras là-bas.
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