Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mattie, étonnante demi-sœur — Chapitre 7 · Drôle de Mariage
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mattie, étonnante demi-sœur
Chapitre 7 · Drôle de Mariage
Beaucoup de choses se sont passées récemment. D'abord, Hubert et Adrienne se sont mariés. Oui, Adrienne est désormais officiellement ma belle-mère. Et Mathilde alias Mattie est officiellement ma belle-sœur, pardon, ma demi-sœur. Peu importe car Mattie est bien plus pour moi, en raison de nos affinités sexuelles.
Je pensais que pour son mariage, mon père s'offrirait un nouveau costume, mais il a mis celui qu'il porte parfois quand il va voir un gros client, ou son banquier. Adrienne s'est montrée très exigeante en ce qui concerne le menu, avec le traiteur qui a été engagé. Elle a inondé la boite mail du pauvre homme et l'a harcelé au téléphone du matin au soir. Elle nous a promis un repas à la hauteur de l'événement. Et puis le jour du mariage est arrivé…
Je pensais que pour son mariage, mon père s'offrirait un nouveau costume, mais il a mis celui qu'il porte parfois quand il va voir un gros client, ou son banquier. Adrienne s'est montrée très exigeante en ce qui concerne le menu, avec le traiteur qui a été engagé. Elle a inondé la boite mail du pauvre homme et l'a harcelé au téléphone du matin au soir. Elle nous a promis un repas à la hauteur de l'événement. Et puis le jour du mariage est arrivé…
Samedi matin. J'enfile le costume bleu acheté la semaine précédente. Il plait à Mattie. Elle porte une longue robe fendue à dos nu plongeant de la même couleur. Désolés, Papa et Belle-maman, mais le couple star du jour, c'est Mattie et moi. Mon père a donc mis son costume gris d'entrepreneur et Adrienne… Ah, Adrienne ! On pouvait s'attendre à ce qu'elle ne porte pas de robe blanche de mariée, mais de là à mettre cette robe très très courte, vraiment très courte, d'un orange vif, et sans bretelles. Impossible de ne pas remarquer ses tétons qui pointent effrontément derrière la fine étoffe. Tante Chantal la fixe d'un regard désapprobateur appuyé, tout comme Mamie Anne (la mère de mon père). Le reste de nos invités se partage entre ceux qui sont surpris et ceux qui sourient de la différence d'apparence entre mon père et son épouse. Hubert est franchement obèse (désolé papa). Adrienne le domine d'une demi-tête. Ses formes généreuses et ses longs cheveux noirs, sa tenue provocante, lui donnent un air de dominatrice.
Mais ce serait une erreur de le croire, puisque j'ai découvert il y a peu la véritable nature de sa relation avec mon père. C'est un choc immense et une grosse déception pour moi. Je suis en train de perdre le respect que j'ai pour mon père, mais il ne le sait pas. Il ne sait pas qu'un samedi après-midi, rentrant à l'improviste, j'ai surpris Adrienne se faisant prendre par quatre inconnus dans leur chambre. Il ne sait pas que je l'ai vu lui, prenant du plaisir à voir sa compagne se faire prendre ainsi devant ses yeux lubriques. Il ne sait pas la honte que j'éprouve pour lui.
Comme je l'ai écris plus haut, le couple star du jour, c'est Mattie et moi. Ma chérie est sexy dans sa robe bleue moulante sans être outrageusement provocante comme sa mère. Et moi, depuis que je me suis mis au sport (pour être bien sûr d'assurer sexuellement) je suis moi aussi franchement sexy. Je ne suis plus le garçon effacé et timide du début de l'été.
Alors que nous montons les marches de la mairie, je surprends quelques remarques au sujet d'Adrienne. Des remarques qui témoignent de l'incompréhension de ma famille. Comment un homme apparemment aussi sérieux que mon père peut-il se marier avec ce genre de femme ? J'ai bien envie de leur montrer la photo que j'ai prise ce fameux samedi après-midi par la porte entrebâillée de leur chambre.
Alors que nous montons les marches de la mairie, je surprends quelques remarques au sujet d'Adrienne. Des remarques qui témoignent de l'incompréhension de ma famille. Comment un homme apparemment aussi sérieux que mon père peut-il se marier avec ce genre de femme ? J'ai bien envie de leur montrer la photo que j'ai prise ce fameux samedi après-midi par la porte entrebâillée de leur chambre.
Devant Madame la Maire, ils se disent oui et s'embrassent. Un long baiser très appuyé, à la limite de l'indécence. Adrienne s'essuie la bouche en riant. Puis elle enlève les traces de rouge à lèvres sur les lèvres d'Hubert en balayant l'assistance d'un regard provocateur. Elle se serait mise à genoux à ce moment-là et aurait sorti le pénis de mon père pour se mettre à le sucer devant tout le monde, que cela ne m'aurait surpris plus que ça. Mais ce n'est pas ce qui se passe.
Comme je n'ai pas le permis, je monte avec Mattie dans la voiture de Tante Chantal et Oncle Jérôme. Nous nous installons sur la banquette arrière, comme si nous étions les mariés. Nous suivons le cortège jusqu'à la salle louée pour le repas. Personne ne dessert les dents. Malaise. Alors j'embrasse Mattie. Nous échangeons de petits baisers. Soudain, la voiture pile. Tante Chantal réprimande son mari qui ne regardait pas la route. Je devine qu'il nous regardait dans le rétroviseur. Pauvre Oncle Jérôme. A-t-il connu dans sa jeunesse, le bonheur que je connais aujourd'hui avec Mattie ? J'en doute fort, hélas.
Le repas est une déception et une mauvaise surprise. Une tranche de saumon en entrée, rien de particulier en plat de résistance et un dessert trop sucré pour finir de tout gâcher. Que s'est-il passé ? Où est passé le repas « à la hauteur de l'événement » promis par Adrienne ? Et où sont le photographe, l'animateur et le DJ qu'elle voulait engager ? Heureusement, il y a une chaîne stéréo dans un coin et des CD de Donna Summer. On danse. Mais à minuit, la fête est déjà finie. Nos invités partent rapidement, gênés, invoquant des excuses assez vagues. Je songe à interroger mon père sur la raison de ce fiasco, mais je ne veux pas gâcher davantage la fête.
Mattie et moi nous nous apprêtons à partir. Nous serons mieux dans notre chambre, à souiller nos draps, comme il se doit entre amoureux. Nous n'avons jamais parlé de mariage, mais notre nuit de noces est depuis longtemps consommée. Mattie appelle un Uber et sort. C'est alors qu'Adrienne monte le son et me rappelle que je lui dois une danse. Elle se colle à moi sur un vieux tube de Madonna. Son regard cherche le mien et ne le lâche plus.
— Tu as aimé ce que tu as vu ?
— Quoi donc, Adrienne ?
— Tu peux m'appeler maman, maintenant.
— Non, Adrienne. J'ai déjà une mère.
— Tu ne m'as pas répondu, Nathan. Est-ce que tu as aimé ce que tu as vu ?
— Quoi donc, Adrienne ?
— Tu peux m'appeler maman, maintenant.
— Non, Adrienne. J'ai déjà une mère.
— Tu ne m'as pas répondu, Nathan. Est-ce que tu as aimé ce que tu as vu ?
Pendant un moment, j'ai cru qu'elle parlait du téton que j'ai entrevu lorsque le haut de sa robe a glissé. J'ai failli rougir, mais je me suis rappelé que je n'étais plus ce garçon timide.
— Je ne sais pas de quoi tu veux parler… Adrienne.
— Je parle de ce que tu as vu ce samedi après-midi où tu es rentré à la maison. La porte de la chambre était entrouverte. Tu te souviens ?
— Je parle de ce que tu as vu ce samedi après-midi où tu es rentré à la maison. La porte de la chambre était entrouverte. Tu te souviens ?
Ainsi, elle sait que je sais. Elle m'a donc vu bien qu'étant très occupée à se faire baiser par quatre inconnus, pendant que mon père se tripotait lamentablement. Adrienne approche ses lèvres de mon oreille et murmure.
— J'ai laissé la porte entrouverte car j'espérais que tu rentrerais et que tu me verrais.
— Et alors ?
— J'espérais que tu viendrais te joindre à nous.
— Et alors ?
— J'espérais que tu viendrais te joindre à nous.
Là, elle m'a choqué. Je ne rougis pas, je me fige. Je pâlis. Je m'éloigne d'elle. Adrienne coupe le son et crie bien fort.
— Oh allez, Nathan ! Reviens ! C'était pour rire ! Je sais bien que tu es amoureux de Mattie.
Là, mon père qui est attablé et saoûl, se redresse. Il se met à rire. Adrienne passe derrière lui, laisse une main glisser sur sa poitrine.
— Tu ne sais donc pas mon amour que nos enfants entretiennent une liaison ?
— Bôrp ! (Hubert étouffe maladroitement un rôt.) Pardon. Comment ça ?
— Nathan baise notre petite Mattie.
— Ah bon, dit mon père en feignant de s'indigner.
— Qu'est-ce qui se passe ? De quoi vous parlez ? (Mattie vient de rentrer.) Le chauffeur arrive dans dix minutes. Alors ? Dîtes-moi ce qui se passe ?
— Je pense, répond Adrienne, qu'il serait préférable que nos enfants prennent un appartement. Tu es d'accord avec moi, n'est-ce pas mon amour ?
— Bôrp !
— Bôrp ! (Hubert étouffe maladroitement un rôt.) Pardon. Comment ça ?
— Nathan baise notre petite Mattie.
— Ah bon, dit mon père en feignant de s'indigner.
— Qu'est-ce qui se passe ? De quoi vous parlez ? (Mattie vient de rentrer.) Le chauffeur arrive dans dix minutes. Alors ? Dîtes-moi ce qui se passe ?
— Je pense, répond Adrienne, qu'il serait préférable que nos enfants prennent un appartement. Tu es d'accord avec moi, n'est-ce pas mon amour ?
— Bôrp !
Hubert, qui ne parvient pas à dessaoûler et semble craindre de contredire sa nouvelle épouse, marmonne une réponse approbatrice. Un SMS sur le téléphone de Mattie nous rappelle l'arrivée de notre chauffeur. Mattie fixe sa mère avec un regard où se mêlent la colère et l'incompréhension. Pourquoi parler de ça maintenant ? À l'évidence, Adrienne veut nous éloigner de la maison pour laisser libre cours à ses pulsions sexuelles, baiser plus souvent avec des inconnus sous le regard lubrique et passif de mon père.
* * *
Nous retrouvons nos chambres bien plutôt que prévu. Quel étrange mariage. Quelle triste fête. Je ne peux m'empêcher d'en vouloir à mon père. Je ne devrais pas penser à ça maintenant, alors que je me branle entre les doux seins de ma tendre Mattie. Elle-même semble ailleurs. D'habitude, mon gland qui s'excite come un fou entre ses seins la fait rire. Je suis même obligé de me forcer un peu pour parvenir à jouir. L'orgasme n'est pas aussi fort que d'habitude. Mattie lape les gouttes de sperme tombées sur ses seins. Elle imite une petite chatte et miaule. Elle me tend ses lèvres et m'offre un de ses baisers salés que j'adore. Je me sens bien maintenant.
— Je crois qu'elle a raison, me dit-elle.
— À propos de quoi ?
— On sera mieux quand on aura notre propre logement.
— On commencera à chercher demain, alors.
— À propos de quoi ?
— On sera mieux quand on aura notre propre logement.
— On commencera à chercher demain, alors.
C'est vrai qu'avoir notre propre appartement nous apportera l'autonomie dont nous avons tous deux besoin, pour nous éloigner de l'influence toxique d'Adrienne. Il reste cependant un dernier mystère à éclaircir. Celui de ce mariage au rabais, de ce menu à peine digne d'une cantine, de l'absence de photographe et de DJ, bien loin de la grande fête annoncée. Je décide de tirer cela au clair au plus vite. Je ne devrais pas avoir trop de mal à tirer les vers du nez de mon père.
En attendant, épuisé, je me love contre le corps bien chaud de Mattie, la tête entre ses deux seins encore souillés de mon éjaculation, et je m'endors.
En attendant, épuisé, je me love contre le corps bien chaud de Mattie, la tête entre ses deux seins encore souillés de mon éjaculation, et je m'endors.
* * *
Mercredi. Mon compte est à sec et j'ai besoin de cash pour acheter des fournitures pour le dessin. Ça coûte cher de suivre des études d'Art. Je vais voir mon père directement dans son entreprise. D'habitude, il ne me pose qu'une seule question : « Combien tu veux ? » Mais aujourd'hui, bizarrement, il semble rechigner à me payer. Que se passe-t-il ? Des problèmes ? Hubert ferme la porte de son bureau et vérifie qu'aucun de ses collaborateurs ne peut l'entendre. Le regard fuyant, il va s'asseoir derrière son bureau.
— Ça ne peut pas attendre ? Tu as besoin de cet argent maintenant ?
— Ben oui. J'ai repris les cours et on ne fournit pas le matériel aux Beaux-Arts. Qu'est-ce qui se passe, papa ? Tu as des problèmes ?
— On traverse une période creuse. Je fais des devis tous les jours, mais personne ne passe de commande. Et j'ai des dettes…
— Beaucoup ?
— Environ cinq-cent mille.
— Waoh ! Putain, c'est énorme.
— Ben oui. J'ai repris les cours et on ne fournit pas le matériel aux Beaux-Arts. Qu'est-ce qui se passe, papa ? Tu as des problèmes ?
— On traverse une période creuse. Je fais des devis tous les jours, mais personne ne passe de commande. Et j'ai des dettes…
— Beaucoup ?
— Environ cinq-cent mille.
— Waoh ! Putain, c'est énorme.
— Ne t'inquiètes pas, fiston. J'ai déjà eu des périodes comme ça. Ça va s'arranger mais… Adrienne insiste pour que toi et Mattie vous preniez un appart. On louera les chambres à des étudiants. Ça m'aidera. Ça nous aidera tous.
— Tu ne peux vraiment pas m'aider alors… Je vais vendre ma trottinette électrique, alors. De toute manière, je ne m'en sers jamais.
Je quitte le bureau sans avoir réussi à croiser son regard. Le mystère de cette fête de mariage au rabais est résolu. Il n'empêche que je suis inquiet pour mon père et sa société. Mais je suis surtout décidé à quitter la maison. Pourvu que Mattie et moi trouvions vite un appartement. Notre nid d'amour rien qu'à nous. Mais comment on va faire pour payer le loyer ?
A suivre…
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