[Vraq] Santa Eugenia della Transubstanziazione
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

[Vraq] Santa Eugenia della Transubstanziazione — Chapitre 1

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Pygmalion
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[Vraq] Santa Eugenia della Transubstanziazione

Chapitre 1

Note de l'auteur

Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs. Au-delà des dimensions classiques où l'Homme baise en missionnaire, il en existe une où s'échappe ses fantasmes les plus fous. Une zone où l'imagination vagabonde entre le désir et le délire. Laissez-moi vous guider dans cette zone avec la collection « Du sexe en vraq » dans laquelle viendront s'additionner des one shot et autres petites histoires qui ne dépasseront probablement pas deux chapitres (probablement). Vous reconnaîtrez ces histoires à la mention « [vraq] » qui précédera les titres. Bonne lecture et bon voyage.
Au cœur des montagnes, entre les frontières alpines de la Vallée d'Aoste, deux pèlerins encapuchonnés cheminent sur les sentiers rocailleux et rudes par un matin de printemps. L'air, encore un peu frais malgré la douce caresse du soleil de mai, entrait difficilement dans les poumons de l'un d'eux, peu habitué à cette altitude, et pour ne rien arranger, la route continuait de grimper. Les voyageurs avaient quitté le village très tôt, dès potron-minet, sous les regards pieux des habitants, certains faisant le signe de croix sur leur passage. Ils avançaient en silence, laissant les oiseaux faire la conversation pour eux et la musique de l'eau rythmer leur pas, en direction du cloître qui dominait la petite localité. De loin, on distinguait son campanile qui, par effet d'optique, semblait se rétracter et rétrécir à mesure que l'on s'en rapprochait, dominant à peine la chapelle attenante. S'il pouvait représenter une silhouette intimidante depuis le village, sa modestie le rendait plus rassurant, comme le complexe surplombait déjà la vallée, il n'avait nul besoin d'une haute tour pour que les cloches y résonnent. Arrivés devant l'enceinte, les individus quittèrent le sentier menant à l'église et longèrent un mur de briques foncées pour rejoindre directement le cloître par son entrée secrète, une simple mais robuste porte en bois brut percée d'une trappe grillagée. L'un s'approcha du heurtoir en fer forgé sous la grille et frappa trois coups. Après quelques minutes une figure voilée les examina et, dans un lourd son métallique, déverrouilla la porte et leur ouvrit. 
Une moniale dans une large robe blanche couverte par un scapulaire noir et une veste de laine les accueillit et les invita à la suivre. Les deux silhouettes traversèrent une grande cour carrée aux bords couverts pour permettre la déambulation des sœurs, au sein verduré, parsemé de parterres de fleurs et d'un potager, centré autour d'un puits ; ensuite elles s'engouffrèrent dans le bâtiment, traversant plusieurs couloirs sobres et nus, revêtu d'un enduit de chaux immaculé. La moniale s'arrêta devant une porte ordinaire avec comme seul ornement une petite plaque en cuivre gravé indiquant le bureau de la prieuresse, et y toqua. Une voix les invita à entrer et les deux silhouettes se présentèrent devant la mère supérieure, une femme d'un âge certain, peut-être la quarantaine mais avec son voile ne laissant apparaître que son visage, l'estimation était difficile. Elle était vêtue de la même manière que les autres sœurs à l'exception d'un chapelet de bois à sa ceinture, son bureau était tout aussi modeste, peu de décoration ou de mobilier : un bureau et quelques chaises, un prie-Dieu posé devant une croix et, contrastant avec le reste, deux casiers métalliques dans un coin de la pièce. Devant elle, les deux figures retirèrent leur capuchon et l'une alla saluer la prieuresse. « Sœur Madeline, je suis heureuse de vous revoir, j'imagine que la demoiselle qui vous accompagne est la jeune personne dont vous m'avez parlée.
— Tout-à-fait ma mère.
— L'as-tu prévenue que ce qui l'attend ici ?
— Oui, nous en avons longuement discuté, je pense qu'elle est prête.
— Je te fais confiance, mais avant de l'accepter parmi nous, je souhaite m'entretenir avec elle.
— Bien sûr, ma mère. Avec votre permission, je voudrais préparer sa chambre et ses habits au cas où vous l'accepteriez parmi nous.
— D'accord. Va, ma fille. »
Sœur Madeline s'en alla et gratifia d'un sourire amical l'autre jeune femme et lui prit la main pour la rassurer. Elle n'avait rien dit jusque-là mais l'inquiétude transparaissait sur son visage, elle savait dans quoi elle s'engageait, elle s'y était préparée, malgré tout, elle craignait de ne pas convenir, que ça ne soit pas sa place. Quand elle fut seule avec la mère, cette dernière s'approcha et plongea son regard dans le sien. Avec le temps et l'expérience, l'aînée avait appris à lire dans le cœur d'autrui et sous le voile vert et translucide des yeux de l'aspirante novice, elle voyait bon nombre de choses qu'elle avait déjà observé chez beaucoup des sœurs qu'abritait le couvent. « Je me nomme Grazia, je suis la supérieure de cet ordre.
— Bonjour, siffla faiblement la silhouette. Je m'appelle Céleste.
— Voilà un prénom tout-à-fait ravissant, Céleste. Moi, c'est Andrea. Je t'en prie, assieds-toi, mais avant cela, j'aimerais que tu retires cette robe s'il te plaît. J'ai besoin de te voir telle que tu es. »
Il y avait beaucoup de douceur quand elle parlait, ce qui n'empêchait pas la jeune femme de se sentir intimidée. Elle évitait son regard, fixant le prie-Dieu de l'autre côté de la pièce, près de la fenêtre. La lumière l'éclairait en partie et se reflétait sur le vernis du bois. « N'aies pas peur mon enfant, tu es dans la maison du Seigneur, aucun mal ne te sera fait ici. »
Sans dire un mot, elle fit tomber l'ample bure qui la recouvrait. Dans son jean, t-shirt et baskets, elle se sentait ridicule. Cet endroit était hors du temps et elle, faisait tache dans le décor, comme un anachronisme. La mère supérieure scrutait son corps sous toutes ses coutures, sa peau pâle et diaphane, ses mains fines, les bracelets à son poignet gauche et la chaîne qu'elle portait autour du cou. Céleste s'assit sur l'une des chaises et Grazia fit de même, pas de l'autre côté du bureau mais sur celle toute proche. De sa voix tendre, elle demanda : « Sœur Madeline m'a beaucoup parlé de toi, de tes aspirations, de l'intérêt que tu portais à notre communauté. Cependant, il y a quelque chose qu'elle n'a pas évoqué lorsqu'elle a défendu ta candidature. Elle ne m'a pas dit si tu avais la foi. »
Céleste baissa les yeux. Qu'est-ce qu'on peut répondre à ça ? Surtout quand on ne connait pas soi-même la réponse. « Pardon, reprit la prieuresse. Dit comme ça, c'est un peu brusque.
— Ce n'est pas grave. »
Sa voix était mal assurée et faible malgré l'attitude rassurante de Grazia. « J'ai… j'ai été élevée dans une famille catholique, ajouta-t-elle, mais… »
Une nouvelle fois elle baissa les yeux. « Parle sans crainte mon enfant, dit la mère, et prend le temps qu'il te faut. »
Le silence se fit et quelques anges passèrent avant que d'autres mots ne parvinssent à sortir. « Je suis désolée. Dieu n'aime pas les filles comme moi, déclara Céleste dans un sanglot.
— Oh, soupira la femme, la personne qui t'a dit ça commet un grave péché. Il faut être aveuglé par l'orgueil pour oser prétendre savoir qui est digne du Seigneur. »
Pendant qu'elle parlait, Grazia s'était agenouillée devant la petite et avait posé ses mains sur les siennes. « Ce que nous sommes est le fruit de la volonté de Dieu, qui nous sommes est de notre volonté seule. Ceux qui voudraient renier ce que tu es ne font que renier Son œuvre. Crois-tu en Lui, mon enfant ? »
Elle répondit par un hochement de tête. « Alors je pense que tu es au bon endroit. Ta foi a été ébranlée par la haine et les pharisiens t'ont fait croire que tu étais indigne de l'amour de notre Seigneur. Saches qu'en ce lieu, Son amour omniprésent, et avec un peu de temps, tu finiras par le ressentir, toi aussi.
— Vous… vous croyez ? J'aimerais tellement… avoir la foi comme vous.
— Tu l'auras, parce que j'ai foi en toi ma fille. »
Quelques larmes coulaient sur les joues de Céleste, que la mère essuya avec son pouce. « Lorsque sœur Madeline reviendra, elle te montrera ta chambre et te donnera de nouveaux vêtements. Tu ne pourras rien porter d'autre.
— Et ma croix ? demanda la future novice en touchant la chaîne d'argent sur sa poitrine.
— Tu peux la garder bien sûr.
— Merci. C'est un cadeau de ma grand-mère. C'était la seule qui… enfin… elle ne me jugeait pas.
— Une femme d'une grande sagesse et je ferai tout pour que la graine qu'elle a planté dans ton cœur s'épanouisse. Sœur Madeline t'apprendra ce que tu dois savoir sur la vie que nous menons ici. Tu commenceras par un postulat d'un an puis, si tu le souhaites, tu prononceras tes premiers vœux et deviendras officiellement une novice. »
Tout au long de l'année, Céleste eut un avant-goût de la vie au couvent. La vie là-bas était simple, tranquille, parfois trop tranquille, mais c'est ce qu'elle voulait, se couper du monde, laisser son ancienne vie derrière elle. On lui fit participer à toutes les activités du couvent, entretenir le potager et le jardin avec Sœur Lucia, préparer les repas avec Sœur Franzizka, repriser les robes avec Sœur Constance. Elle apprit aussi avec cette dernière à confectionner des vêtements et des couvertures de laine pour vendre au profit des bonnes œuvres. Elle assista aux messes où la mère supérieure donnait l'eucharistie aux gens du village, un privilège qu'une relation haut-placée lui avait accordée, la seule activité à laquelle on ne la conviait pas était une cérémonie mensuelle réservée aux régulières. Céleste passait aussi beaucoup de temps avec Sœur Madeline parmi les paroissiens, ce qui l'effrayait au début car elle avait du mal à se sentir en confiance en dehors de la communauté. La proximité de son ainée était rassurante, en particulier de celle-ci car c'est à elle que la postulante s'était confiée sur sa vie, ses épreuves, ses doutes et l'affection qu'elle lui portait déjà lors de leurs premiers échanges au centre de planning familial s'en vit chaque jour accru. Au bout de trois mois, Céleste parvint à se sentir à l'aise au milieu des gens, savaient-ils qui elle était vraiment ? Elle n'aurait su le dire, peut-être s'en doutaient-ils, malgré tout, ils se montraient accueillants et respectueux des nonnes, les accueillant toujours à bras ouverts et avec ferveur. Plusieurs jeunes gens de son âge lui offraient leur amitié et les anciens lui racontaient l'histoire du village, la fondation du couvent il y a quatre siècles, son pillage deux cents ans plus tard et le secours des sœurs aux victimes du fascisme, cachant des fugitifs au sein du cloître avant de les aider à passer en Suisse. Enfin, le reste de son temps était consacré à la prière et la contemplation. En fin de compte, si la vie religieuse était assez morne, il fallait bien le dire, le temps passait lentement, les repas étaient maigres et frugaux, la communauté au couvent et au dehors était en revanche accueillante et les regards bienveillants. Les avantages surpassaient de loin les inconvénients. Aussi, lorsque le moment fut venu de savoir si elle acceptait de rejoindre officiellement le couvent pour une période de deux ans en prononçant ses premiers vœux, elle répondit oui, sans aucune hésitation.
La cérémonie se tint dans une pièce spéciale dans laquelle Céleste n'était jamais allée. Elle était grande, et chauffée par un vieux poêle à bois en fonte. C'était aussi la seule à être décorée : on voyait sur les murs trois fresques du XIXè siècle racontant une histoire : sur la première, un moine accomplit une guérison miraculeuse sur un malade alité ; sur la seconde, ce même moine tonsuré dévoile une poitrine opulente entre une femme qui détourne le regard et un vieillard qui lève les bras, frappé de surprise ; la dernière, un soldat, ressemblant à un grognard, levait une épée sur le moine à genoux, éclairé par un rai de lumière divine. Au sol, des matelas et des couvertures étaient disposés. Au centre, une chaise identique à celles qui se trouvaient dans le bureau de la prieuresse et une croix dans le fond opposé à la cheminée. Une dizaine de nonnes l'entouraient, Madeline, Franziska, Claudia, Constance entre autres. Agenouillée devant la croix, Céleste récita ses vœux en latin, ce qui était certes un peu vieux jeu, mais plus équitable dans un couvent fréquenté par des Italiennes, des Suissesses, des Françaises et quelques Autrichiennes. Le moment était solennel, la jeune femme versa quelques larmes lorsque la mère la prit dans ses bras et l'accueillit officiellement comme une de ses filles et protégées, lesquelles vinrent à leur tour embrasser et féliciter leur nouvelle sœur, avant de soudain, se déshabiller.
Céleste fut évidemment surprise d'assister à cela, plusieurs nonnes qui se mettent littéralement à nu devant elle et sans pudeur. Cependant, un surprise plus grande lui fit tourner la tête. « Mes excuses mon enfant, dit la mère en posant sa main sur l'épaule de la novice. Notre cérémonie va te paraître étrange, elle l'est probablement d'ailleurs. Néanmoins, elle est nécessaire pour comprendre entièrement notre vocation. Nous avons des rapports sexuels, c'est vrai, car nous pensons que brider un besoin aussi naturel est mauvais. Se nourrir est essentiel, se laisser dévorer par ses propres appétit est péché, il en est de même pour la pratique du sexe, tout est une question de mesure. Nous respectons également les préférences de chacune en matière de rôle. »
Tandis qu'on lui expliquait cela, Céleste observa minutieusement les autres et le constat fut sans appel : toutes avaient un pénis. Plus étrange, trois d'entre elles portaient des sortes de capuchons qui recouvraient complètement leurs sexes, dont Claudia. « Que… Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle en fixant l'entrejambe de cette dernière.
— Oh, oui. Certaines de nos sœurs ont fait vœu de chasteté afin de refléter complètement la femme qui est en elles. Tout au long de leur vie, elles porteront ces cages, bien que je n'aime guère ce terme. Il s'agit là d'un vœu devant Dieu, il est donc sacré, mais pas obligatoire comme tu peux le constater. »
Elle le constatait en effet. D'ailleurs, plusieurs avaient de belles érections, y compris Madeline qui, sous sa silhouette élancée, ses boucles noires tombant jusqu'aux épaules et ses traits fins et féminins, cachait une verge longue et épaisse comme elle n'en avait jamais vue. Franzizka, plus petite et plus costaude avec de courts cheveux roux, en avait une plus petite et flaccide. Perdue et désorientée, Céleste se retourna vers la prieuresse, une idée venait tout à coup de traverser son esprit confus. « Mais… ça veut dire que vous aussi ma mère… commença-t-elle en déglutissant.
— Non, fit-elle en souriant aussi calmement que d'ordinaire, sa tunique à ses pieds. Je suis une femme biologique. »
Elle aussi avait de longs cheveux noirs, mais parsemés çà et là de mèches grisonnantes, quant à sa poitrine, elle était généreuse et sous la toison de son pubis, des lèvres charnues se dessinaient. « Tu n'es pas obligée de participer, nous ne contraindront jamais l'une des nôtres à faire ce qu'elle ne veut pas. Malgré tout, comme il s'agit de la première étape de ton initiation, j'aimerais que tu retires tes vêtements. Ensuite, tu iras t'asseoir sur l'un des matelas. »
Céleste se sentit de plus en plus gênée, surtout en sachant que Madeline la regardait. Elle avait eu pour la représentante du béguinage un béguin prononcé et on lui permettait d'assouvir son désir envers elle, c'était trop beau pour être vrai et puis, ce n'était pas très régulier pour un couvent. Tiraillée en son âme et conscience, elle ne remarqua pas, lorsqu'elle fut nue à son tour, qu'elle aussi, avait une érection. Les autres, elles, l'avaient vu et c'est l'objet de son tourment qui lui fit prendre conscience de son état. Cette dernière n'était pas dupe et savait bien que, durant tout le temps qu'elles avaient partagé au village et au cloître, Céleste ressentait plus que de l'amitié ou de la sororité envers elle. Aussi l'ainée fit le premier pas, lui offrant un baiser tendre et délicat, auquel Céleste répondit par un autre, agrémentée d'une étreinte passionnée. « Vous… vous êtes toutes comme moi alors ?
— Oui petite sœur, répondit son amante, et nous te comprenons comme nul autre ne le peut. Ici, tu seras celle que tu es appelée à être et il n'y aura personne pour te juger. »
Madeline prit les mains de sa protégée et les embrassa, avant de porter sa bouche sur sa poitrine, caressant de sa langue les mamelons tendres et durs et de ses mains les bras maigres et blancs, parcourant ce corps frêle et doux, des hanches aux cuisses et, de l'autre côté, Grazia faisait de même avec son dos et ses fesses, ses lèvres sur les épaules de sa fille. Céleste bascula vite dans un plaisir qui avait apaisé sa conscience. Jusque là, oersonne n'avait eu de gestes aussi agréables envers elle et personne n'avait utilisé ses mains pour la caresser. La bouche au-devant s'aventura plus bas encore, le ventre, l'aine, l'intérieur des cuisses, celle au revers glissait comme une goutte d'eau le long de son dos jusqu'au creux de ses reins. Les deux étaient proches, très proches, prêtes à se rejoindre dans son entrecuisse exposé à tous les regards. Certaines observaient en silence, seules ou à deux en se caressant mutuellement, d'autres ne prêtaient aucune attention à la scène, comme sœur Franziska, occupée à lécher le sexe d'une autre femme, blonde, aux traits durs et anguleux, allongée sur l'une des paillasses. Çà et là, des échos parvenaient aux oreilles de la novice, des murmures, gémissements et gloussements renvoyés par les murs, les voix se confondaient et s'entremêlaient dans le vide pour ne faire qu'une. Enfin, les langues de Grazia et Madeline se retrouvèrent, au niveau des testicules de Céleste, puis s'entremêlèrent en chatouillant ses bourses avant de revenir en arrière, la première remontant le scrotum jusqu'à son anus et la seconde le long de sa verge en proie à des soubresauts d'excitation. Quel plaisir intense, trop intense que celui-là, on échauffait sa part masculine et sa part féminine en même temps, la langue de la mère, les lèvres de la sœur, fouillant son intimité, glissant dans son anus, enserrant sa bite. Tout se mélangeait et anéantissait toute gêne dans son esprit, tout ce qu'elle pouvait faire, c'était exprimer ce plaisir par des gémissement, faibles et espacé d'abords, qui se rapprochaient et gagnaient en volume ensuite, haletants et irréguliers. Le monde entier s'était effacé, ne laissant que cette pièce. Dans le feu de l'action, Céleste finit par jouir dans un cri sublime et la bouche de Madeline.
Les jambes tremblantes et le corps vacillant sous cet assommant orgasme, Céleste s'effondra sur la paillasse. Devant ses yeux embués de larmes, Madeline et Grazia échangèrent un baiser, se partageant le sperme récolté. Cependant, ces dames n'en avaient pas fini et la novice voulut que celle qu'elle aimait prenne sa virginité de femme. Souriant de bonheur, Cette dernière accepta avec plaisir. Comme les jambes de Céleste étaient toujours cotonneuses, la mère l'invita à s'allonger sur son corps. Usant de ce dernier comme d'un matelas de chair, la demoiselle se laissa aller et offrit son petit cul et son âme à ses aînées, le visage entre les seins majestueux dont elle respirait la peau. Madeline la prit lentement, avec amour, forçant avec douceur l'entrée de sa virile chatte. Fermement accrochée à l'abbesse, sa partenaire frémissait à chacun de ses va-et-vient, oubliant les autres sœurs occupées à la regarder où se donner du plaisir dans leur coin. Bientôt, sa féminine verge reprit du service, stimulée par celle de son amante qui chatouillait sa prostate, Andrea s'en aperçut et glissa une main pour l'attraper et le guider jusqu'à son sexe déjà humide. Prise dans ce cocon tout chaud de plaisir et d'amour, les gémissements de Céleste doublèrent en volume, comme son plaisir, l'homme et la femme en elle s'accordèrent à l'unisson, sans aucun conflit et à cet instant précis, elle était les deux. Madeline s'était faite plus dure, donnant des coups de reins plus amples. Elle savait bien ce que la mère avait entrepris et s'était décidée à la faire jouir par le biais de sa protégée. Ainsi, chaque incursion poussait plus fort sur les fesses de Céleste qui elle-même prenait plus fort la mère supérieur. Ce fut tellement bon, tant et si bien que le second orgasme suivit très vite, épuisant ses forces et vidant son cerveau autant que ses testicules.
Les trois femmes restèrent dans cette position de longues minutes, reprenant leurs souffles, le corps en sueur. « Grâce à Dieu, pensa Céleste, j'ai enfin trouvé ma place dans ce monde. »
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Conteuse
14 septembre 2025 à 06:52
J'ai adoré la description du début, celle de l'arrivée au couvent.
D'autant que je suis incapable d'en faire autant, une de mes lacunes.

Sinon l'évolution de l'histoire est déroutante, mais aussi attachante grâce aux personnages.

Bravo.
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Wedreca
22 novembre 2024 à 20:10
@Wedreca alors, ce sont pas des futas, ce sont des "trap". Une futa est hermaphrodite, les traps sont androgynes.

Excusez-moi, MÔnsieur le spécialiste 😅 !
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Pygmalion
22 novembre 2024 à 19:48
@***Astrale3etoiles c'est condensé oui. En dehors de Redmoon, j'essaie de me cantonner à un seul chapitre, ce qui implique qu'il faille parfois adapter une histoire pour éviter qu'elle ne soit trop longue.

@Wedreca alors, ce sont pas des futas, ce sont des "trap". Une futa est hermaphrodite, les traps sont androgynes.

Merci à vous deux ^^
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Wedreca
22 novembre 2024 à 18:31
Après les tentacules, les futanari 😅 ! Rhooo... Pygmalion, quand même !

Bon, après, ce genre de chimère tient du fantasme pour beaucoup (et j'avoue ne pas y être insensible 😏).

Pour ce qui est de l'effet de surprise, il a été total pour moi, tout comme la montée brutale de l'excitation à la fin ^^'.

En tout cas, je te dis bravo pour ce Vraq, Pygmalion 😌 ! J'avoue que tes histoires sont très souvent surprenantes !
Modifié 22 novembre 2024 à 18:32
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***Astrale3etoiles
22 novembre 2024 à 18:24
J'aime beaucoup quand le religieux vient se mêler au sexe et tu as une belle maîtrise de langue qui fait qu'on est tout de suite dans l'ambiance. Je trouve dommage, cependant, que le sexe ensuite soit décrit presque séparement. Ce que je veux dire, c'est que, oui, tu décris comment l'âme et le corps se mêlent dans l'acte etc... mais c'est assez condensé, ce qui fait qu'à mon goût, ça faisait beaucoup de sexe mais sans avoir le temps de prendre le temps, ce qui, dans l'atmosphère religieuse, avec des coupures, aurait pu être d'un bel effet au vu de ta maîtrise du langage.

Je ne sais pas si je me fais comprendre.

Merci pour cette lecture, quoi qu'il en soit, toujours aussi inspirante.
Soyez respectueux
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Pygmalion
22 novembre 2024 à 17:42
Je profite de l'espace commentaire pour vous inviter à voter pour la prochaine histoire. Personne n'est obligé de répondre, vous pouvez juste choisir.

Lien
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Pygmalion
22 novembre 2024 à 17:35
Merci. J'ai beaucoup travaillé pour que la surprise fonctionne et reste discrète tout en étant annoncée.
Soyez respectueux
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Monsieur Plume
22 novembre 2024 à 10:52
Très joliment écrit et assez inattendu dans sa conclusion (il y’aura peut-être dès lecteurs plus perspicaces que moi, mais en ce qui me concerne je ne m’attendait pas à cette surprise). J’ai beaucoup aimé ce nouveau vraq !
Soyez respectueux
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