Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Retour à la vie — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Retour à la vie
Chapitre 3
Joséphine
Je regarde ce que m'a amené Margot, ce ne sont que des jupes très courtes et des tee-shirt taille S avec deux corsages blancs très légers. Je choisi une jupe et un corsage, je me sens bien dans ces vêtements. Je remarque tout de même que la jupe ne couvre que mes fesses et à peine deux ou trois centimètres en dessous, et que le corsage laisse entrevoir les mamelons de mes seins, je dois dire que j'aime assez ça, je suis une femme avec de beaux seins. Joséphine revient, Julie a prévenu Emilie ce matin, elle est en chirurgie toute la journée et arrive dès qu'elle peut se libérer, en fin d'après-midi. Joséphine me regarde.
–Dis donc, elle t'a amené des fringues sexy ta sœur, elle veut que tu te montres ?
–Je ne sais pas, mais elle est habillée de la même manière, maman aussi d'ailleurs.
–Ok, j'aime bien moi aussi.
Elle prend un bras et me fait marcher, je veux me serrer un peu contre elle, mais elle me tient à distance.
–Il faut que tu t'habitues à marcher sans soutient, je te promets qu'en fin de journée, ton cerveau se sera remis en place.
–Pourquoi, il est de travers ?
–En quelque sorte, il est resté huit ans allongé, il a perdu ses fonctions d'équilibre et bien d'autres d'ailleurs, mais ces petites bêtes sont rapides et intelligentes, il va se remettre très vite.
Vers onze heures, nous voyons arriver une horde de journalistes qui se précipitent sur moi. D'après Joséphine, c'est la presse journalière et les télévisions. Un infirmier de passage assez costaud se met devant moi à côté de Joséphine pour les empêcher de venir au contact. Nous allons nous installer dans une grande pièce où je pourrai répondre à leurs questions sans stress. On me pose des questions de tous les côtés, j'ai du mal à répondre, je ne sais où donner de la tête. C'est Joséphine qui calme tout le monde en les menaçant de disparaitre avec moi. Je vois qu'une bonne partie des journalistes ne comprennent pas mes hésitations et mon manque de vocabulaire. L'un d'eux m'en fait la remarque, ça a le don de mettre Joséphine en colère.
–Et il se prend pour qui le journaliste qui n'a même pas l'intelligence de comprendre que la personne devant lui est restée huit ans dans le comas et que c'est déjà un miracle qu'elle puisse parler comme elle parle. J'aurais bien aimé connaitre votre niveau de vocabulaire à dix ans monsieur, je pense que vous avez posé votre dernière question.
Le journaliste proteste assez véhémentement, mais ces confrères lui font comprendre qu'il devrait fermer sa gueule comme ils disent. Il quitte la pièce assez énervé.
Ça dure encore une bonne heure, l'ambiance s'est apaisée, je commence à fatiguer, Joséphine s'en aperçoit et demande aux journalistes de quitter la pièce, ce qu'ils font de bonne grace.
Nous reprenons nos exercices, je marche à côté d'elle, elle est prête à toute éventualité. En passant devant elle dans les escaliers, elle remarque que je ne porte pas de culotte.
–Mais tu es cul nu sous ta jupe, pas de soutif, d'accord, mais pas de culotte ?
–Margot et maman n'ont pas de sous-vêtements, ni soutien-gorge, ni culotte, elles n'en portent jamais, elles n'ont pas pu m'en donner, et de toute manière, je ne pense pas que j'en aurai mis.
–C'est une question de goût, mais j'aime bien ta tenue.
–Je te plais ?
–Je dois t'avouer quelque chose Mélodie, je t'ai vu devenir femme, je t'ai vu passer de petite fille à cette merveilleuse femme là, devant moi. Est-ce que tu sais ce qu'est l'amour entre femme ?
–Comme moi et maman ou Margot ?
–Non, comme moi et une autre femme par exemple.
–Non, c'est quoi ?
–Tu es un peu fatiguée, asseyons nous sur ce banc, je vais t'expliquer.
Nous nous asseyons sur le banc, elle m'explique qu'elle vit avec une autre femme et qu'elles dorment dans le même lit, je n'en crois pas mes oreilles, c'est un papa et une maman qui dorment dans le même lit. Nous discutons longtemps, elle me dit qu'elles ne sont pas les seules et qu'en fait, c'est avec Emilie qu'elle vit un grand amour. Nous continuons nos exercices tout en parlant de sa vie amoureuse. Je me sens bien avec elle, j'ai tout le temps envie de me serrer contre elle, elle m'en fait la remarque.
–Mélodie, après ce que je viens de te dire, je ne comprends pas que tu veuilles te coller à moi.
–Justement, j'ai envie de te sentir contre moi, comme avec Julie, j'aime bien sentir vos corps contre le mien, j'en ressens un certain plaisir, je ne peux l'expliquer.
–Moi, je sais pourquoi, mais il est temps de rentrer dans ta chambre, nous allons manger à la cantine, nous avons l'autorisation.
En fin d'après-midi, vers dix-neuf heures, nous retournons dans ma chambre, je veux prendre une douche, je regarde Joséphine.
–Je vais prendre une douche.
–Ok, je t'attends là.
Elle me regarde, j'enlève ma jupe et mon corsage, je vais vers la salle de bain.
–Tu ne veux pas me laver ?
–Mélodie, ne sois pas insolente, et tu n'es plus dans le comas.
–Très bien, excuse-moi Joséphine, je ne sais pas ce que je dis.
Je me lave en faisant glisser mes mains sur mon corps, j'en ressens un agréable frisson, surtout quand elles passent sur mes seins ou mon pubis. J'entends la porte de ma chambre s'ouvrir et se refermer, Joséphine parle avec quelqu'un qui a l'air un peu excité. Quand je retourne dans la chambre enveloppée dans ma serviette, je vois une magnifique femme blonde qui se jette sur moi pour me serrer très fort contre son corps.
–Mélodie ma chérie, tu es debout, tu es là, laisse-moi t'embrasser, laisse-moi t'embrasser.
Je n'ai pas le temps de réagir que je sens sa bouche sur mon front, mes joues, mon cou. J'en lâche la serviette qui tombe à terre me dévoilant entièrement. Je regarde Joséphine qui s'est mise de côté, elle me sourit, je comprends que je suis dans les bras d'Emilie. Je me laisse aller, je laisse cette femme qui m'aime exprimer son bonheur, je sens tout de même des gouttes tomber sur mon épaule, elle pleure. Je suis tellement prise par sa joie que je mets du temps à réaliser que les mains d'Emilie glissent sur mon dos et mes fesses, je dois dire que j'en ressens une agréable sensation.
–Quel bonheur ma chérie, quel bonheur de te voir vivante, de pouvoir te câliner, t'embrasser. J'ai tellement pleuré pour toi, enfin, je vais pouvoir vivre sereinement, mais je te serai à jamais redevable de mon amour.
–Je ne comprend pas.
–Nous étions toutes les trois, Joséphine, Julie et moi devant l'hôpital à fumer une cigarette quand une ambulance est arrivée avec toi dans le comas. Nous nous sommes précipitées sur toi, nous t'avons fait suivre tous les examens possibles et imaginables, tu étais dans le comas, nous avons décidé de ne plus te quitter, de nous occuper tout le temps de toi, nos vies ont basculé.
–Comment ?
–Ça nous a rapproché, c'est grace à toi que j'ai découvert l'amour que je portais à Joséphine et ça a été réciproque, nous vivons ensemble et nous sommes très heureuses grace à toi. Maintenant que tu es réveillée, notre bonheur sera parfait, je ne serai plus obligée de calmer mon amour après ses cauchemars.
–Voilà une bonne chose de faite.
–Mademoiselle a de l'humour, de l'humour vache !!
–Non, je suis très heureuse de savoir que mon réveil a apporté tant de joie, mais j'ai encore du mal à comprendre comment deux femmes peuvent s'aimer comme un homme et une femme.
–Tu as le temps ma chérie, tu as le temps, en attendant, couche toi.
–En fait, pour moi, vous êtes mes trois marraines, c'est vous qui m'avez aidé à revenir à la vie.
–Nous aussi, nous que considérons comme notre filleule, nous serons toujours à tes côtés, mais maintenant, il faut dormir.
–D'accord, mais vous restez encore un peu avec moi, j'aime bien quand vous êtes avec moi.
–Bien sûr chérie, allez, au lit.
Je me glisse dans mon lit, je remarque qu'elles ne me quittent pas des yeux tant que mon corps n'est pas recouvert du drap, je dois dire que je ne leur en veux pas, je sais qu'elles aiment les femmes et je suis une belle femme. Joséphine allume la télé, à vingt heures apparait mon visage, la journaliste annonce mon réveil et disant « Le miracle s'est accompli, Mélodie s'est réveillée ». S'ensuit une série de reportage sur ce qui m'est arrivé, j'en suis complètement abasourdie, je vois tout ce qui m'est arrivé et comment le personnel de l'hôpital s'est occupé de moi. Toutes les personnes interrogées pleurent, elles sont folles de joie, je réalise combien je suis aimée dans cet hôpital, mais je ne comprends toujours pas pourquoi, je ne suis qu'un cas parmi tant d'autre. Une fois le JT terminé, j'éteins la télé avec la télécommande, Emilie et Joséphine déposent un baiser sur mon front, elle quittent la chambre enlacées et heureuses.
Le lendemain, après le réveil et ma douche, de nouveau des exercices avec Joséphine, ça va de mieux en mieux. Je commence à bien me mouvoir dans l'espace, je sens que mes facultés cérébrales se remettent en place. Après le traditionnel passage à la cantine de l'hôpital pour le déjeuner, nous continuons nos exercices, je commence à être complètement remise, mes réflexes sont revenus, je peux frapper des balles de tennis contre le mur, mais en minijupe sans culotte, c'est assez délicat, ma jupe se retrouve à l'horizontale à chaque coup de raquette dans la balle, Joséphine est assise derrière moi, elle n'en perd pas une miette, je dois dire que j'accentue un peu mes gestes, elle est hilare.
–Tu as un cul magnifique ma chérie.
–Et tu aimes voir de beaux culs.
–Exactement, et le tien est superbe.
–Alors, profites en, ça ne me gêne pas.
–Tu es sûre que ça ne te gêne pas ?
–Pas du tout, je dois dire que j'en ressens même un certain plaisir.
–Ok, nous reparlerons de ça plus tard, allez, frappe plus fort.
Vers quatorze heures trente, une horde de journalistes débarque, cette fois-ci, Joséphine me dit que c'est la presse hebdomadaire. L'hôpital a aménagé une salle pour ces rencontres avec la presse, je suis plus à l'aise qu'hier. Les questions fusent, Joséphine sélectionne les personnes qui posent les questions, elle réussit à maintenir le calme. Après une demi-heure d'interview, il y a un drôle de mouvement, j'entends des téléphones portables sonner, je vois que les journalistes bougent dans tous les sens, ils finissent par se lever et s'en aller en nous disant tout juste au revoir. Une infirmière entre dans la pièce un peu affolée, elle vient allumer la télé, nous voyons une grande tour qui brule, tout le monde semble effrayé, Joséphine regarde l'infirmière.
–Mais c'est une des « World Trade » qui brule, qui s'est-il passé ?
–Je ne sais pas, on vient juste de me prévenir qu'il s'est produit un accident très grave à New-York.
En écoutant les commentaires, nous apprenons qu'un accident a eu lieu, un avion de ligne a percuté une des deux tours situées au sud de Manhattan, un quartier de New-York juste après son décollage, il était plein de carburant ce qui a causé énormément de dégâts sur la tour. Nous voyons la tour bruler, des objets tombent du sommet, je me demande ce que c'est, ça fait un son bizarre en touchant le sol. Mais pendant que nous regardons, nous voyons un autre avion percuter la seconde tour qui est derrière un peu plus bas que la première. Les commentateurs s'interrogent, deux accidents de suite, ce n'est pas possible, il ne peut plus y avoir de doute sur ce qui se passe, ces avions sont volontairement entrés en collision avec les tours, c'est un attentat, Joséphine éteint la télé.
–Ça va comme ça, retournons à nos exercices, je pense que maintenant tu ne verras plus beaucoup de journalistes ma chérie, ils ont un autre os à ronger, tu n'es plus assez vendeuse.
–Je ne pense pas que j'en souffrirai.
Je n'ai plus revu de journaliste pendant deux ans.
Nous retournons à nos exercices, vers la fin de la journée maman et Margot viennent me voir. Joséphine et maman nous laissent seules, elles savent que nous sommes fusionnelles et que rien d'autre ne nous intéresse. Nous nous chamaillons tendrement, elle me prend souvent dans ses bras, j'en ressens une drôle de sensation, le bas de mon ventre réagit, j'ai même l'impression qu'il se passe quelque chose dans mon sexe, mais je ne sais pas quoi. En jouant, la jupe de Margot se soulève me dévoilant ses fesses nues, j'ai un coup au cœur, cette vision ne me laisse pas indifférente. La nuit, dans mon lit, je me caresse le ventre en revoyant les belles fesses de ma sœur, ma main descend sur mon pubis, j'en éprouve une sorte de bien être, ça me calme, je m'endors rapidement sachant que demain, je rentre à la maison. J'appréhende un peu, ça fait huit ans que je l'ai quitté, il doit y avoir beaucoup de chose de changées.
Je regarde ce que m'a amené Margot, ce ne sont que des jupes très courtes et des tee-shirt taille S avec deux corsages blancs très légers. Je choisi une jupe et un corsage, je me sens bien dans ces vêtements. Je remarque tout de même que la jupe ne couvre que mes fesses et à peine deux ou trois centimètres en dessous, et que le corsage laisse entrevoir les mamelons de mes seins, je dois dire que j'aime assez ça, je suis une femme avec de beaux seins. Joséphine revient, Julie a prévenu Emilie ce matin, elle est en chirurgie toute la journée et arrive dès qu'elle peut se libérer, en fin d'après-midi. Joséphine me regarde.
–Dis donc, elle t'a amené des fringues sexy ta sœur, elle veut que tu te montres ?
–Je ne sais pas, mais elle est habillée de la même manière, maman aussi d'ailleurs.
–Ok, j'aime bien moi aussi.
Elle prend un bras et me fait marcher, je veux me serrer un peu contre elle, mais elle me tient à distance.
–Il faut que tu t'habitues à marcher sans soutient, je te promets qu'en fin de journée, ton cerveau se sera remis en place.
–Pourquoi, il est de travers ?
–En quelque sorte, il est resté huit ans allongé, il a perdu ses fonctions d'équilibre et bien d'autres d'ailleurs, mais ces petites bêtes sont rapides et intelligentes, il va se remettre très vite.
Vers onze heures, nous voyons arriver une horde de journalistes qui se précipitent sur moi. D'après Joséphine, c'est la presse journalière et les télévisions. Un infirmier de passage assez costaud se met devant moi à côté de Joséphine pour les empêcher de venir au contact. Nous allons nous installer dans une grande pièce où je pourrai répondre à leurs questions sans stress. On me pose des questions de tous les côtés, j'ai du mal à répondre, je ne sais où donner de la tête. C'est Joséphine qui calme tout le monde en les menaçant de disparaitre avec moi. Je vois qu'une bonne partie des journalistes ne comprennent pas mes hésitations et mon manque de vocabulaire. L'un d'eux m'en fait la remarque, ça a le don de mettre Joséphine en colère.
–Et il se prend pour qui le journaliste qui n'a même pas l'intelligence de comprendre que la personne devant lui est restée huit ans dans le comas et que c'est déjà un miracle qu'elle puisse parler comme elle parle. J'aurais bien aimé connaitre votre niveau de vocabulaire à dix ans monsieur, je pense que vous avez posé votre dernière question.
Le journaliste proteste assez véhémentement, mais ces confrères lui font comprendre qu'il devrait fermer sa gueule comme ils disent. Il quitte la pièce assez énervé.
Ça dure encore une bonne heure, l'ambiance s'est apaisée, je commence à fatiguer, Joséphine s'en aperçoit et demande aux journalistes de quitter la pièce, ce qu'ils font de bonne grace.
Nous reprenons nos exercices, je marche à côté d'elle, elle est prête à toute éventualité. En passant devant elle dans les escaliers, elle remarque que je ne porte pas de culotte.
–Mais tu es cul nu sous ta jupe, pas de soutif, d'accord, mais pas de culotte ?
–Margot et maman n'ont pas de sous-vêtements, ni soutien-gorge, ni culotte, elles n'en portent jamais, elles n'ont pas pu m'en donner, et de toute manière, je ne pense pas que j'en aurai mis.
–C'est une question de goût, mais j'aime bien ta tenue.
–Je te plais ?
–Je dois t'avouer quelque chose Mélodie, je t'ai vu devenir femme, je t'ai vu passer de petite fille à cette merveilleuse femme là, devant moi. Est-ce que tu sais ce qu'est l'amour entre femme ?
–Comme moi et maman ou Margot ?
–Non, comme moi et une autre femme par exemple.
–Non, c'est quoi ?
–Tu es un peu fatiguée, asseyons nous sur ce banc, je vais t'expliquer.
Nous nous asseyons sur le banc, elle m'explique qu'elle vit avec une autre femme et qu'elles dorment dans le même lit, je n'en crois pas mes oreilles, c'est un papa et une maman qui dorment dans le même lit. Nous discutons longtemps, elle me dit qu'elles ne sont pas les seules et qu'en fait, c'est avec Emilie qu'elle vit un grand amour. Nous continuons nos exercices tout en parlant de sa vie amoureuse. Je me sens bien avec elle, j'ai tout le temps envie de me serrer contre elle, elle m'en fait la remarque.
–Mélodie, après ce que je viens de te dire, je ne comprends pas que tu veuilles te coller à moi.
–Justement, j'ai envie de te sentir contre moi, comme avec Julie, j'aime bien sentir vos corps contre le mien, j'en ressens un certain plaisir, je ne peux l'expliquer.
–Moi, je sais pourquoi, mais il est temps de rentrer dans ta chambre, nous allons manger à la cantine, nous avons l'autorisation.
En fin d'après-midi, vers dix-neuf heures, nous retournons dans ma chambre, je veux prendre une douche, je regarde Joséphine.
–Je vais prendre une douche.
–Ok, je t'attends là.
Elle me regarde, j'enlève ma jupe et mon corsage, je vais vers la salle de bain.
–Tu ne veux pas me laver ?
–Mélodie, ne sois pas insolente, et tu n'es plus dans le comas.
–Très bien, excuse-moi Joséphine, je ne sais pas ce que je dis.
Je me lave en faisant glisser mes mains sur mon corps, j'en ressens un agréable frisson, surtout quand elles passent sur mes seins ou mon pubis. J'entends la porte de ma chambre s'ouvrir et se refermer, Joséphine parle avec quelqu'un qui a l'air un peu excité. Quand je retourne dans la chambre enveloppée dans ma serviette, je vois une magnifique femme blonde qui se jette sur moi pour me serrer très fort contre son corps.
–Mélodie ma chérie, tu es debout, tu es là, laisse-moi t'embrasser, laisse-moi t'embrasser.
Je n'ai pas le temps de réagir que je sens sa bouche sur mon front, mes joues, mon cou. J'en lâche la serviette qui tombe à terre me dévoilant entièrement. Je regarde Joséphine qui s'est mise de côté, elle me sourit, je comprends que je suis dans les bras d'Emilie. Je me laisse aller, je laisse cette femme qui m'aime exprimer son bonheur, je sens tout de même des gouttes tomber sur mon épaule, elle pleure. Je suis tellement prise par sa joie que je mets du temps à réaliser que les mains d'Emilie glissent sur mon dos et mes fesses, je dois dire que j'en ressens une agréable sensation.
–Quel bonheur ma chérie, quel bonheur de te voir vivante, de pouvoir te câliner, t'embrasser. J'ai tellement pleuré pour toi, enfin, je vais pouvoir vivre sereinement, mais je te serai à jamais redevable de mon amour.
–Je ne comprend pas.
–Nous étions toutes les trois, Joséphine, Julie et moi devant l'hôpital à fumer une cigarette quand une ambulance est arrivée avec toi dans le comas. Nous nous sommes précipitées sur toi, nous t'avons fait suivre tous les examens possibles et imaginables, tu étais dans le comas, nous avons décidé de ne plus te quitter, de nous occuper tout le temps de toi, nos vies ont basculé.
–Comment ?
–Ça nous a rapproché, c'est grace à toi que j'ai découvert l'amour que je portais à Joséphine et ça a été réciproque, nous vivons ensemble et nous sommes très heureuses grace à toi. Maintenant que tu es réveillée, notre bonheur sera parfait, je ne serai plus obligée de calmer mon amour après ses cauchemars.
–Voilà une bonne chose de faite.
–Mademoiselle a de l'humour, de l'humour vache !!
–Non, je suis très heureuse de savoir que mon réveil a apporté tant de joie, mais j'ai encore du mal à comprendre comment deux femmes peuvent s'aimer comme un homme et une femme.
–Tu as le temps ma chérie, tu as le temps, en attendant, couche toi.
–En fait, pour moi, vous êtes mes trois marraines, c'est vous qui m'avez aidé à revenir à la vie.
–Nous aussi, nous que considérons comme notre filleule, nous serons toujours à tes côtés, mais maintenant, il faut dormir.
–D'accord, mais vous restez encore un peu avec moi, j'aime bien quand vous êtes avec moi.
–Bien sûr chérie, allez, au lit.
Je me glisse dans mon lit, je remarque qu'elles ne me quittent pas des yeux tant que mon corps n'est pas recouvert du drap, je dois dire que je ne leur en veux pas, je sais qu'elles aiment les femmes et je suis une belle femme. Joséphine allume la télé, à vingt heures apparait mon visage, la journaliste annonce mon réveil et disant « Le miracle s'est accompli, Mélodie s'est réveillée ». S'ensuit une série de reportage sur ce qui m'est arrivé, j'en suis complètement abasourdie, je vois tout ce qui m'est arrivé et comment le personnel de l'hôpital s'est occupé de moi. Toutes les personnes interrogées pleurent, elles sont folles de joie, je réalise combien je suis aimée dans cet hôpital, mais je ne comprends toujours pas pourquoi, je ne suis qu'un cas parmi tant d'autre. Une fois le JT terminé, j'éteins la télé avec la télécommande, Emilie et Joséphine déposent un baiser sur mon front, elle quittent la chambre enlacées et heureuses.
Le lendemain, après le réveil et ma douche, de nouveau des exercices avec Joséphine, ça va de mieux en mieux. Je commence à bien me mouvoir dans l'espace, je sens que mes facultés cérébrales se remettent en place. Après le traditionnel passage à la cantine de l'hôpital pour le déjeuner, nous continuons nos exercices, je commence à être complètement remise, mes réflexes sont revenus, je peux frapper des balles de tennis contre le mur, mais en minijupe sans culotte, c'est assez délicat, ma jupe se retrouve à l'horizontale à chaque coup de raquette dans la balle, Joséphine est assise derrière moi, elle n'en perd pas une miette, je dois dire que j'accentue un peu mes gestes, elle est hilare.
–Tu as un cul magnifique ma chérie.
–Et tu aimes voir de beaux culs.
–Exactement, et le tien est superbe.
–Alors, profites en, ça ne me gêne pas.
–Tu es sûre que ça ne te gêne pas ?
–Pas du tout, je dois dire que j'en ressens même un certain plaisir.
–Ok, nous reparlerons de ça plus tard, allez, frappe plus fort.
Vers quatorze heures trente, une horde de journalistes débarque, cette fois-ci, Joséphine me dit que c'est la presse hebdomadaire. L'hôpital a aménagé une salle pour ces rencontres avec la presse, je suis plus à l'aise qu'hier. Les questions fusent, Joséphine sélectionne les personnes qui posent les questions, elle réussit à maintenir le calme. Après une demi-heure d'interview, il y a un drôle de mouvement, j'entends des téléphones portables sonner, je vois que les journalistes bougent dans tous les sens, ils finissent par se lever et s'en aller en nous disant tout juste au revoir. Une infirmière entre dans la pièce un peu affolée, elle vient allumer la télé, nous voyons une grande tour qui brule, tout le monde semble effrayé, Joséphine regarde l'infirmière.
–Mais c'est une des « World Trade » qui brule, qui s'est-il passé ?
–Je ne sais pas, on vient juste de me prévenir qu'il s'est produit un accident très grave à New-York.
En écoutant les commentaires, nous apprenons qu'un accident a eu lieu, un avion de ligne a percuté une des deux tours situées au sud de Manhattan, un quartier de New-York juste après son décollage, il était plein de carburant ce qui a causé énormément de dégâts sur la tour. Nous voyons la tour bruler, des objets tombent du sommet, je me demande ce que c'est, ça fait un son bizarre en touchant le sol. Mais pendant que nous regardons, nous voyons un autre avion percuter la seconde tour qui est derrière un peu plus bas que la première. Les commentateurs s'interrogent, deux accidents de suite, ce n'est pas possible, il ne peut plus y avoir de doute sur ce qui se passe, ces avions sont volontairement entrés en collision avec les tours, c'est un attentat, Joséphine éteint la télé.
–Ça va comme ça, retournons à nos exercices, je pense que maintenant tu ne verras plus beaucoup de journalistes ma chérie, ils ont un autre os à ronger, tu n'es plus assez vendeuse.
–Je ne pense pas que j'en souffrirai.
Je n'ai plus revu de journaliste pendant deux ans.
Nous retournons à nos exercices, vers la fin de la journée maman et Margot viennent me voir. Joséphine et maman nous laissent seules, elles savent que nous sommes fusionnelles et que rien d'autre ne nous intéresse. Nous nous chamaillons tendrement, elle me prend souvent dans ses bras, j'en ressens une drôle de sensation, le bas de mon ventre réagit, j'ai même l'impression qu'il se passe quelque chose dans mon sexe, mais je ne sais pas quoi. En jouant, la jupe de Margot se soulève me dévoilant ses fesses nues, j'ai un coup au cœur, cette vision ne me laisse pas indifférente. La nuit, dans mon lit, je me caresse le ventre en revoyant les belles fesses de ma sœur, ma main descend sur mon pubis, j'en éprouve une sorte de bien être, ça me calme, je m'endors rapidement sachant que demain, je rentre à la maison. J'appréhende un peu, ça fait huit ans que je l'ai quitté, il doit y avoir beaucoup de chose de changées.
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