S3 : Lorenzo, envers et contre tout - Partie 1
Chapitre 1
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✦ StanJR23 S3 : Lorenzo, envers et contre tout - Partie 1 XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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S3 : Lorenzo, envers et contre tout - Partie 1 — Chapitre 1

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S3 : Lorenzo, envers et contre tout - Partie 1

Chapitre 1

Lorenzo, Envers et contre tout - Partie 1
Entre 2003 et 2004 (Monaco)
Citation : « L’homme qui a le plus vécu n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie » Jean-Jacques Rousseau, écrivain et philosophe français
Immense, vraiment immense ! C’est ce que se dit Jana Florenzi à sa descente de voiture devant cette demeure où elle va désormais vivre. La jeune italienne d’un peu plus de dix-huit ans a déjà vécu dans des demeures magnifiques. C’était dans sa ville natale de Gênes au nord de l’Italie, mais là elle a presque l’impression que c’était dans une autre vie. Elle est ici devant cette maison de luxe à Monaco, ce n’est certes pas loin de l’endroit où elle a vécu toute sa vie mais ce n’est pas son pays, pas sa ville. Ici Jana va devoir tout reconstruire, loin de ses amies, de ses ex mais surtout loin d’un monde qu’elle maîtrisait parfaitement.
Tout ça parce que sa mère s’est entichée d’un monégasque et que les deux ont décidé de réunir leurs familles. Apparemment elle va se retrouver flanquée d’une demi-sœur d’à peu près dix ans mais surtout d’un demi-frère qui a son âge et en classe dans son univers.
Bon voyons voir ce que cette demeure a à lui offrir.
Effectivement maman n’a pas menti quand elle lui expliquait de façon extatique que la villa Gracie (c’est le nom de la propriété) située à la Turbie sur les hauteurs de Monaco est démentielle. Elle a trois niveaux, le premier est celui réservé au fils de Paolo : Lorenzo qui a sa chambre mais aussi sa salle de bain, un bureau ainsi qu’une buanderie bien à lui avec un personnel de maison dédié. En prime il a une salle de jeux où d’après les dires de Paolo, il aime beaucoup recevoir ses amis.
Mais eux ne sont pas en reste au deuxième étage avec la chambre de maître pour Paolo et elle en plus de celle de la petite dernière de son conjoint qui est attenante à la leur. Les deux chambres en plus disposent chacune de leurs salles de bain et ont vue sur mer. Jana n’est pas oubliée puisqu’elle bénéficiera de l’autre aile avec chambre avec dressing donnant sur la terrasse et également d’une salle de bain personnelle.
Mais le must du must se trouve au rez de chaussée qui est aussi le niveau piscine avec la cuisine américaine donnant sur le pool House, la piscine à débordement, le sauna, le hammam et la cuisine d’été.
La mère de Jana est aussi excitée que lorsqu’elle lui a raconté sa croisière avec Paolo dans le Pacifique Sud, malgré les dernières difficultés qu’elles ont eu récemment, la jeune femme n’a pas le courage de lui gâcher son bonheur en lui étalant son spleen. Jana se contente de lui dire qu’elle a hâte de voir cela de ses propres yeux.
A Gênes aussi, ils avaient beaucoup de personnel de maison donc Jana est habituée qu’on la serve même si elle a tenu à ce qu’on lui apprenne à se débrouiller seule.
Les voilà qui marchent sur une allée en pierre qui mène jusque devant la maison où un majordome se plie en deux pour les saluer avant de les faire entrer dans la superbe villa où les attendent, pas moins d’une dizaine de personnes. Il y a bien entendu Paolo que Jana a déjà rencontré chez eux à Gênes. Il est impeccable dans son beau costume gris avec une chemise blanche impeccablement repassée, ouverte sur deux boutons, il a son air très affable et un sourire à la dentition totalement parfaite. Juste à ses côtés sur la gauche se trouve sa petite fille, Elsa, lui a dit sa mère. Elle est à croquer dans sa petite robe blanche qui lui fait ressembler à une princesse Disney, sans parler du serre-tête argenté. Il ne manquerait plus que la chaussure en verre pour compléter la panoplie. De part et d’autre de Marco et Elsa se trouve le personnel de maison dans des tenues impeccables, la consigne est bien passée apparemment. Ils ont tous des attitudes parfaites, enfin tous sauf un. Apparemment c’est Lorenzo, le fils aîné de Paolo qui se tient nonchalamment à la rambarde de l’escalier tout en croquant dans une pomme. Il a une attitude totalement désinvolte même si lui aussi semble avoir dû se mettre dans sa plus belle tenue. Il fait un très bon bad boy avec son jeans noir et sa chemise noir ouverte comme son père de deux boutons mais dont le col est relevé façon Eric Cantona. Le regard dédaigneux qu’aperçoit Jana sur le visage de Paolo, montre que le père ne goutte que très peu à la tenue de son fils. Jana s’aperçoit qu’elle n’est pas la seule à ne pas aimer cette situation, le regard que lui renvoie Lorenzo est chargé d’animosité mais aussi de dédain et d’une bonne dose de dureté. Il n’apprécie pas sa présence et lui fait clairement comprendre. Mais ce gars ne sait pas sur qui il est tombé, parole de Jana Florenzi.
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Au départ, Lorenzo a encore pensé que ce n’était qu’une énième passade pour son père comme cela lui est déjà souvent arrivé depuis deux ans. Aussi quand le fils a vu son père revenir d’un voyage d’affaires de l’autre côté de la frontière du côté de Gênes, il ne s’est pas inquiété outre mesure. Mais quand Paolo Giordano a enchaîné neuf voyages en six mois dans le pays de Dante, c’est là que son fils s’est dit que cela devenait sérieux.
Leur petite vie à trois depuis depuis deux ans lui convient totalement d’autant qu’il apprend par son paternel que sa nouvelle conquête a une fille qui a pile son âge. Il imagine déjà celui qui lui a donné la vie, lui parler des vertus des familles recomposés. Effectivement ça ne rate pas, au début de l’été 2003, Paolo lui annonce que Monica et sa fille Jana vont venir vivre avec eux et qu’il compte bien épouser sa nouvelle compagne afin qu’il forme une grande et belle famille.
Début juillet et après au moins quinze jours de nettoyage et de rangement en tout genre de la villa, tout est prêt. Son père a tenu à ce que tout le monde soit sur son trente et un, pas seulement le personnel mais aussi tous les membres de la famille. Pour sa petite sœur Elsa, c’est un plaisir car elle peut revêtir sa plus belle robe de princesse et puis elle est trop jeune pour comprendre les conséquences que cela va engendrer sur leurs vies.
Pile à l’heure, la voiture qui est allée les récupérer à l’aéroport arrive devant leur demeure. Sa future « belle-mère » est à peu près comme il l’a imaginé : sophistiquée, gros maquillage, robe et sac de marque mais surtout l’impression qu’elle se prend pour la nouvelle princesse de Monaco. Sa fille semble lui ressemble comme deux gouttes d’eau mais elle au moins ne l’ouvre pas sans arrêt comme sa mère. La désinvolture volontaire qu’il affichait pour emmerder son père semble aussi faire réagir la jeune femme. Elle n’hésite pas à répondre à son regard de dédain avec une farouche détermination. Cette cohabitation frère-sœur semble bien prometteuse. Il va y avoir du sport à la Villa Gracie et ce ne sera ni l’AS Monaco de Didier Deschamps, ni les bolides du Grand prix de Monaco qui vont faire vibrer les murs.
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Dire que Jana et Lorenzo ont du mal à s’entendre est un euphémisme, ils ne sont vraiment d’accord sur rien ou alors c’est très souvent pour l’autre camp une volonté de contradiction. Monica et Paolo totalement dans leur bonheur post-emménagement pensent que les choses rentreront dans l’ordre avec le temps tandis qu’Elsa, toutes ces chamailleries l’amusent. La jeune demoiselle en est même venue à compter les points de leurs joutes.
Septembre arrive enfin, la rentrée et son train-train devrait permettre d’aplanir la situation surtout une année de préparation du bac. Jana est inscrite dans le même lycée que Lorenzo : le lycée Albert 1er, place de la Visitation, d’où les élèves ont une magnifique vue sur le musée océanographique. Tandis que la petite Elsa est au collège Charles III du côté de l’Annonciade. Quelque part, Jana envie un peu Lorenzo qui retrouve tous ses copains et copines et l’ignore royalement. Mais elle a de la chance dans son intégration, même si elle parle un très bon français, on parle beaucoup italien à Albert 1er avec beaucoup de lycéens et lycéennes qui viennent de la Botte comme elle.
Lorenzo et elle sont dans deux classes de terminale différentes mais avec des membres de chacun de leurs groupes répartis au sein des classes de madame Fiore et de monsieur Pastor. Jana de part son âme de leader s’est tout de suite imposée à la tête du groupe des Italiens face aux natifs dont le chef est Lorenzo.
Au sein de son groupe, l’italienne s’est vite attachée à Giovanella, une fille originaire d’Udine. Tandis que Giuseppe de Naples, le grand rival de Lorenzo lui tourne déjà autour, ce qui a le don d’agacer son « demi-frère ». Ce dernier ne se gênant pas pour limite la traitée de « traînée » quand elle sort le soir. Mais il est bien culotté le Lorenzo car il a déjà couché avec cinq filles différentes depuis le début de l’année scolaire et ne cherche même pas à s’en cacher. Sans parler de toutes les soirées où il s’absente pendant des heures, en plus des marques qu’il a sur le corps et au visage. D’après Paolo, cela provient de ses entraînements de boxe mais la jeune femme n’y croit pas, elle a bien connu des boxeurs en Italie et ils n’avaient pas les marques qu’à Lorenzo.
C’est Giovanella, sa meilleure amie qui va lui fournir une partie des réponses à ses interrogations puisqu’un soir de semaine, la jeune femme lui propose de l’accompagner encourager le type qui courtise actuellement Nella à un rodéo sauvage.
Elles sont à côté du Golf Club de Monte-Carlo sur les hauteurs de Saint-Martin-de Peille. Il semblerait que le fils d’un des propriétaires y organise des courses et que sa petite amie, fille de gendarme est parvenue à pirater la radio de la police, ce qui leur donne une longueur d’avance sur la marée-chaussée. Toutes sortes de courses y sont organisées que ce soit du deux roues ou sur quatre roues entre le point où ils se trouvent et la descente de Fonbonne jusqu’en bas du Lou Gras. Jana est surprise de retrouver parmi les participants Lorenzo au volant de sa Lotus Exige 111 R, c’est l’un des rares points communs qu’ils ont mais la jeune femme refuse de l’admettre.
Ils ont tous les deux l’amour de la vitesse pure et des belles cylindrées lancées à vive allure sur le bitume. Elle-même a une Mazda RX-8 à Gênes qu’elle n’est pas encore allée récupérer.
Le jeune homme se sentant observé finit par lever la tête et tombe nez à nez avec celle qu’il attend le moins à trouver ici, leur échange de regard est clair : c’est quelque chose comme « Si tu me balances, je trouverai quelque chose sur toi pour te nuire ». Jana n’a nullement l’intention de parler à leurs parents, ce qui va se passer va l’intéresser grandement. Lorenzo affrontant justement le prétendant de Nella qui en joue un peu trop au goût de la « demi-sœur » de Lorenzo au volant de sa Pagani.
De course il n’y en a presque pas eu, la Pagani démarrant bien moins vite que la Lotus dans la montée du Golf, si bien qu’à l’entrée de Fonbonne, la voiture de Lorenzo a déjà au moins deux secondes d’avance. La course qui se suit sur un écran à l’entrée du Golf Club est vue de l’habitacle de chacun des coureurs grâce à une caméra embarquée. Jana sait apprécier la conduite souple de Lorenzo qui est très précis dans ses passages de rapports, on sent qu’il est sûr de son coup. Tandis que son adversaire éprouve de sérieuses difficultés dans sa façon de manœuvrer sa voiture comme s’il la connaissait à peine.
Après avoir totalement distancé son adversaire, Lorenzo va empocher les gains mis en jeu qui se chiffrent quand même à un peu plus d’un millier d’euros.
On est quand même un jour de semaine et il y a cours le lendemain donc ils se dispersent assez vite, la fête ce sera pour ce week-end. Quand Lorenzo gare sa voiture dans l’allée de la villa à un peu plus de 23h, il pense que toute la maison est déjà endormie mais il distingue la fumée caractéristique mais surtout cette odeur si particulière du côté de l’arrière de la maison. Apparemment quelqu’un est en train de s’en griller une à l’abri des regards car cette partie de l’espace extérieur n’est pas visible depuis la maison, cachée par la cime des arbres.
Il s’agit de Jana qui a fait mine de cacher son méfait mais elle s’est ravisée en voyant son « demi-frère » :
— Ah c’est toi tu m’as fait peur s’exclame-t-elle
— Pourquoi ? Tu avais quelques choses à cacher lui demande-t-il tout en désignant sa clope
— Je pense que tu es mal placé mon cher pour me reprocher de cacher des choses vu ce que tu fais de tes mercredis soir.
— Et alors ! Tu as l’intention de me dénoncer ? Rétorque-t-il, une intonation de défi dans la voix
— Tout doux petit agneau ! Je n’ai nullement l’intention de balancer quoi que ce soit. Parce que d’une, je ne suis pas une Spia, c’est ce que vous appelez une balance je crois. Ensuite de deux, cela divertira mes soirées, ne le prend pas mal mais il n’y a pas grand-chose à faire dans ta ville de vieux riches.
— Tiens donc, une fille qui s’intéresse aux courses automobiles c’est original. J’imagine que tu aimes les belles voitures.
— Oui mais pas seulement, j’aime sentir le vent qui me fouette le visage quand je suis à plus de 150, j’aime le bruit des pneus qui crissent quand j’ai pris un virage en épingle. Mais aussi les vibrations sous mes pieds quand j’ai passé la cinquième voire la sixième. Enfin tout particulièrement j’aime savoir qu’à chaque virage je peux croiser la mort et que seule mon talent peut me faire survivre à cette valse macabre.
Lorenzo est soufflé, jamais il n’a rencontré de filles pilotes et surtout il ne pensait pas que cette jeune femme qui lui semblait si fragile et si précieuse puisse aimer à ce point la vitesse, il a hâte de le voir de ses propres yeux.
— Vraiment je suis impressionné, j’espère pouvoir me mesurer à toi un jour.
— Pourquoi pas ? Je trouverai cela très jouissif de te foutre la honte d’être battu par une fille.
— Ah ça je te laisse volontiers t’extasier sur cela en rêve car en vrai ça n’arrivera pas.
Ils ont continué comme cela un petit moment, Lorenzo partageant même le joint de la jeune femme. Ce soir-là c’est le début pour eux déjà d’une acceptation mutuelle qui va déjà permettre d’apaiser des relations un peu tendues à la villa depuis quatre mois.
Même leurs parents respectifs sont étonnés de les voir s’adresser la parole sans se jeter à la gorge comme ils en avaient l’habitude régulièrement.
La soirée précédente va devenir une sorte de rituel entre eux puisque la jeune femme va souvent venir le voir gagner ses courses (elle n’a pas encore percé le mystère des bleus mais ne désespère pas). Les deux se retrouvant à la cime des arbres pour partager un joint. Le jeune homme ne sait pas chez qui elle se fournit mais c’est de la bonne c’est certain. Mais ce qu’ils ne savent pas encore c’est que Lorenzo va vite voir les talents de pilote de Jana à l’œuvre.
Environ un mois plus tard, a lieu une course prévue cette fois ci à la jonction de l’avenue du Cap d’Ail et de la route de la Turbie non loin du centre d’entraînement de l’AS Monaco. Lorenzo ne peut conduire car il s’est cassé la main à la « Boxe », ce qui fait qu’il sera passager dans la voiture de son pote Vadim. Ce fils naturel d’un très riche oligarque russe a reçu récemment en cadeau, la nouvelle BMW M3 E46 CSL et il est tout fier de l’étrenner pour cette course. La voiture est garée dans un renfoncement en face d’une armoire électrique en attendant que ne démarre le rodéo. Mais alors que Vadim discute de l’autre côté de la route avec son adversaire à côté de la barrière. Estelle, la fille qui gère la radio crie au loin que les poulets vont débarquer, il faut qu’il se barre et vite. Vadim prend peur, il hésite à revenir à sa voiture dans laquelle se trouve Lorenzo, il regarde la barrière où beaucoup sont déjà partis et la voiture, ne manquant pas de faire réagir Lorenzo :
— Non bâtard, tu n’as pas intérêt à faire ça, je te jure que si je te choppe je te fais la peau ! Non Vadim revient à la voiture ! Magne ! Enculé ! Tu es un homme mort !
Le propriétaire de la BMW s’est déjà volatilisé dans la nuit sous les vociférations de Lorenzo. Jana qui a assisté à toute la scène se tourne vers Giovanella qui l’accompagne :
— Viens Nella ! Vite suis-moi !
Les deux femmes courent vers la voiture, la petite brune un peu boulotte mais avec une paie de seins qui plaît à beaucoup de gars monte à l’arrière tandis que Jana se met au volant sous le regard étonné de Lorenzo :
— Qu’est-ce tu fous Jana ?
— Ferme-là Lorenzo et accroche ta ceinture ! Je te sauve la peau.
La jeune femme démarre pied au plancher alors qu’au loin venant depuis l’avenue du Cap d’Ail, un Kangoo de la Police Française arrive sur eux. Mais la Renault n’a aucune chance contre le V6 allemand. Jana monte déjà à plus de 100 sur une route limitée à 50. Elle prend les virages en lacet façon rallye, Lorenzo a l’impression d’être assis à côté de Colin McRae ou de Didier Auriol. Au détour d’un virage, elle croise pratiquement à l’horizontale, une Megane II de la Police Nationale venant en sens inverse. La BMW continue sa folle descente poursuivie par les deux voitures de flics. A l’arrière, Giovanella a du mal à se raccrocher à quoi que ce soit tellement la voiture bouge. A l’intersection de la moyenne corniche juste après le garage Bentley, Jana prend à gauche pour rentrer à Monaco alors que lui aurait plutôt pris à droite pour partir vers Eze. Le jeune homme se dit qu’ils vont se faire prendre s’il reste sur cette route. Mais arrivés à un carrefour, la voiture fait une embardée brusque sur la droite pour descendre vers l’Avenue du Général de Gaulle. Les voitures de police ont de plus en plus de mal à suivre la BMW qui zigzague à droite et à gauche avant d’enchaîner les virages à épingles en descendant toujours plus vers la côte. Jana leurs fait passer de l’avenue Charles Blanc à l’avenue François de May puis enfin sur l’avenue Raymond Gramaglia où ils peuvent voir le belvédère au loin. Arrivés à hauteur du restaurant la Pinède, l’italienne gare la voiture en créneau en deux-deux entre une Mercedes et une Seat avant de s’adresser à eux :
— Sortez et vite !
Une fois tous sur le trottoir et alors qu’aucune voiture de police n’est à l’horizon, Jana reprend la parole :
— Bon Lorenzo tu fais jouer tes relations pour qu’on est une table ?
Le jeune homme un peu décontenancé écoute et surtout fait ce qu’elle lui demande.
Dix minutes plus tard ils sont attablés à une belle table sous un très haut dôme avec vue sur la Méditerranée où Nella pose la question qui lui brûle les lèvres depuis qu’ils se sont garés ici :
— Jana, mais comment tu as fait pour les semer, les « tu sais-qui » ? Dit-elle tout bas probablement de peur qu’on les entende, le tout en entamant déjà son entrée, une salade de roquette et d’artichaut
— Ah ma chère Nella ! Crois-moi ce n’était pas grand-chose. Vos policiers comme les carabinieris ça a le même problème. Ils ne savent pas prendre les virages. On se serait fait prendre si on était restés sur les longues lignes droites car ils auraient pu faire sortir l’hélico explique-t-elle patiemment tout en mangeant du bout des lèvres ses Burrata et Tomates multi saveurs au basilic.
— Non, elle a raison Gio. Tu as été incroyable Jana ! Je n’ai jamais vu quelqu’un roulait aussi bien que toi ! S’extasie Lorenzo totalement en se montrant dithyrambique avec sa « demi-sœur » tout en coupant négligemment sa langouste grillée et cuisinée aux puntalettes « façon Valencienna ».
Sans même s’en rendre compte, Jana et Lorenzo ne vont presque plus que parler à deux et oubliant la pauvre Giovanella, qui préfère rester dans son coin et se dire avec fierté qu’elle est sûrement la première à repérer le truc entre eux. Ils ne se rendent même pas compte qu’ils sont parfois à deux doigts de se jeter l’un sur l’autre pour s’embrasser. Il y a vraiment quelque chose de spécial, une magie, une alchimie unique entre eux. Après un nouvel échange très enflammé des deux en parlant de mécanique et de plaisir de la conduite, ils finissent par se rendre compte que d’un, leur amie n’a rien dit depuis un moment, que de deux leurs doigts sont tous proches de se toucher et enfin de trois que l’un et l’autre trouvent les lèvres de la personne en face d’eux très appétissantes.
Se rendant compte de tout cela, ils réintègrent Nella à la discussion mais c’est déjà trop tard car le serpent est dans la pomme.
Dans les jours suivants, on va assister à des tiraillements d’ordre schizophrénique pour les deux. Jana voyant Lorenzo boire le jus d’orange à la bouteille se dit : « Merde qu’est-qu’il est mignon quand il boit son jus d’o, quoi ! Mais qu’est-ce que tu racontes Jana. Non ! Tu es sérieuse ma conscience, regarde même les gouttes qui coulent sur son torse sont belles, putain cette goutte qui vient de passer ses beaux abdos et qui descend sous… J’ai vraiment besoin d’une douche glacée. »
Lorenzo aussi va se retrouver avec ce genre de tiraillement en plein cour à Albert 1er alors qu’il la regarde mordre son crayon dans un geste de concentration et caresser distraitement ses cheveux : « Mamamia ! Ces cheveux ont l’air si doux, j’aimerais les toucher ! Mais tu n’es pas normal Lorenzo, elle est où ta virilité ? On se croirait dans une publicité pour les shampooings Dop, ressaisis toi mec ! Ne fais pas chier la conscience et va te masturber ailleurs et laisse-moi mater ! C’est trop sexy la façon qu’elle a de mordre son crayon, qu’est-ce que j’aimerais que ce soit ma bite qui soit au chaud entre ses lèvres. Non je n’aurais pas dû penser ça, fais chier ma teub est toute dure. Si quelqu’un le remarque je suis foutu ! Vite pensons à un truc horrible, genre Pastor en porte-jarretelles. Ouais imaginer son prof en lingerie ça l’aide mais il a souvent des perturbations bien problématiques comme Jana remuant du cul devant son membre turgescent, Jana qu’il prend violemment sur la table du prof. Non mec ! Reprends-toi c’est pas le moment.
A côté de Jana, Giovanella a tout vu des tourments intérieurs de Lorenzo et cela l’amuse beaucoup. Ces deux-là ont l’air de tous faire pour repousser toute idée de relation entre eux. Elle est sûre que leur argument principal c’est de se dire qu’ils sont frère et sœur.
En effet c’est ce qu’ils se disent tous les deux mais la réponse invariable est que ce n’est pas le cas alors qu’est-ce qu’ils attendent.
Cela a une incidence sur leurs relations, Jana qui est avec Giuseppe juste pour le sexe ne ressent même plus rien quand il la pénètre, ce qui l’oblige à simuler. Son amant ne remarque rien heureusement. Tandis que Lorenzo lui trouve toutes les filles qui lui tourne autour fades sauf ce petit bout de femme qui habite dans la même maison que lui et qui a un sacré caractère.
Mais une pool party juste avant les fêtes de Noël va tout faire basculer. Paolo est parti en voyage d’affaires, il a emmené Monica et Elsa avec lui pour quelques jours laissant la maison à ses deux pré-adultes. Le père trouvant son fils un peu trop soucieux ces temps-ci lui a même suggéré d’organiser une fête à la villa, en plus si cela peut créer de la cohésion avec le groupe de Jana ce serait parfait. On ne gagne pas seul dans la vie, on a besoin des autres lui a expliqué son paternel.
C’est ainsi que le 15 décembre 2003 au soir est organisé une pool party dans la piscine intérieur de la villa mais avec un dress code particulier car c’est une white party. Lorenzo discute autour de la piscine avec ses amis de la capture de Saddam Hussein par l’armée américaine deux jours plus tôt et de ce que cela va changer au Moyen-Orient quand arrive Jana. C’est la limite si sa mâchoire et celle de ses amis ne se décrochent pas.
Jana a un maillot de bain qui est une imitation parfaite d’un bikini portait par Marilyn Monroe en 1951 avec sa taille haute et ses pois noirs sur tons blancs. Sa petite silhouette est parfaitement mise en valeur sans parler de sa belle poitrine présentée comme deux fruits mûrs. Seule ombre au tableau, la main protectrice sur son épaule et le regard conquérant de Giuseppe à ses côtés. Celui porte un pantalon d’alpaga avec une chemise blanche en toile ouverte sur son torse musclé mais un peu velu.
A partir de là, Lorenzo va se lancer dans toutes sortes de défis tous plus idiots les uns que les autres et débordant de testostérone pour impressionner Jana : longueur de bassin contre Giuseppe où le perdant doit boire cul sec un shot de tequila. C’est un défi aussi futile que dangereux trouve la jeune italienne. Il y a aussi des combats de gladiateurs avec chacun une fille sur les épaules et les pieds dans l’eau. Les deux vont aussi s’affronter dans un concours de bras de fer puis dans un jeu à boire importé des États-Unis et encore inconnu en Europe. Ça s’appellerait d’après un des invités : le bière-pong. Le principe est de réussir à mettre la balle de Ping dans un gobelet posé sur la table de tennis de table, celui qui rate doit finir cul sec son verre.
A ce petit jeu, Giuseppe finit par craquer et vomit partout sous le regard effaré de Jana et franchement amusé de Nella.
La « sœur par alliance » de Lorenzo finit par quitter le sous-sol où se trouve la piscine intérieure pour remonter dans les étages recouverte d’un paréo. Lorenzo charge trois de ses amis de tous remettre en ordre tout en veillant quand même qu’il n’arrive rien à son rival, au besoin ils peuvent le coucher dans le pool House. Le monégasque remonte à la suite de Jana, son regard ne lui a pas plu, il ne sait pas pourquoi mais il semble vouloir en découdre. Le jeune homme la rattrape au deuxième étage et l’invective directement :
— Qu’est-ce qu’il y a ? J’ai vu ton regard. On n’est pas assez bien pour toi ? C’est pour cela que tu te barres comme une voleuse ? Lui balance Lorenzo franchement vindicatif
Jana bien que passablement désorientée par son attaque ne s’en laisse pas conter et lui répond du tac au tac :
— Non mais tu te prends pour qui pour me parler sur ce ton et pour me demander des comptes. Je suis libre de faire ce que je veux stronzo ! Arrête de croire que tu peux régenter ma vie ! Tu n’es personne, tu n’entends personne ! Si cela vous plait de boire comme des trous pour faire le malin c’est votre problème mais ce n’est pas mon kiff tu piges ?
— Eh c’est toi qui vas redescendre d’un ton ! D’où tu te permets de me faire des leçons de morale, tu as vu le nombre de joints que tu t’es envoyés ce soir. A côté de toi Snoop et Gainsbourg passeraient pour des fumeurs occasionnels.
— Quoi ! Tu as carrément compté le nombre de mes roulés, mais tu es un grand malade Lorenzo. Même ma mère ne se permet pas ce genre de choses. Alors tu vas redescendre de ton piédestal et retourner à ta fête. Moi j’ai autre chose à faire.
— Comme quoi aller nettoyer le vomi que ton mec a laissé sur mon plancher. Qu’est-ce qui te prend de t’enticher de ce genre de trou du cul ?
— Alors maintenant ce sont mes fréquentations qui te posent un problème. Mais mon cher, je donne ma bouche, ma chatte et mon cul à qui je veux. C’est quoi cette volonté de vouloir être supérieur à Giuseppe. Tu cherches quoi ? Tu as quelqu’un de mieux à me proposer peut-être ?
— Non personne lui répond-t-il en fuyant légèrement le regard de Jana. Toute façon tu as été très claire, tu donnes tes trous à qui tu veux. Si tu aimes faire la pute c’est ton problème, pas le mien !
— Pezzo di merda ! Lui balance-t-elle avant de lui griffer la joue gauche.
Elle s’apprête à faire pareil de l’autre côté mais il bloque sa main à hauteur de son visage, l’animosité entre eux est palpable, la tension est à son comble. Leurs yeux sont brillants et chargés d’éclairs. Puis sans crier gare, Lorenzo tire son bras vers lui ce qui fait qu’elle atterrit sur le bas de son torse. Le jeune homme totalement dans un état second la saisit sous les fesses et la hisse face à lui. L’instant est fatidique, ils sont les yeux dans les yeux à chercher un sens à ce qui arrive. C’est elle qui craque la première en saisissant sa tête pour l’attirer vers ses lèvres. Ce premier baiser est plein de passion refoulée jusque-là, Jana passant son bras dans le dos de Lorenzo pour le marquer de ses ongles, déchaînant la fureur du jeune homme qui mort violemment sa lèvre tout en la claquant contre la vitre alors que tombe les flocons de neige au dehors. Si quelques-uns de leurs amis sortent pour faire une bataille de boule de neige, ils ne rateraient rien de la scène qui se joue deux étages plus haut. Jana étant parvenu à passer sa main entre eux deux et s’en va tâter la marchandise pendant que Lorenzo tout en lui faisant un suçon dans le cou et déjà en train de passer sa main dans ses plis intimes qu’il sent très humides.
Quelques instants plus tard, alors que sa queue enfin sortie est tout contre sa fourche, Lorenzo baisse les yeux et regarde vers le bas, Jana relève elle la tête et le regarde avant de faire entrer centimètre par centimètre son membre puissant en ne lâchant jamais son regard. Le monégasque se sent tellement puissant à ce moment-là alors qu’il se sent ouvrir ses parois vaginales. Les deux vont jouer un merveilleux ballet, Jana jouant de ses muscles internes pour le masser de l’intérieur pendant que la retient d’une main contre la vitre, son autre main étant enserré dans celle de la jeune femme contre la vitre. Jamais leurs regards ne se lâcheront pendant tout l’acte sexuel, Lorenzo fixant même Jana au moment où elle sent les soubresauts de son plaisir alors qu’elle a déjà eu le sien, d’un signe de tête, elle lui fait comprendre son acceptation. Le jeune homme accélère alors ses coups de pine et après lui avoir arraché un nouvel orgasme, il se consume en elle.
Étouffant leurs cris de plaisir dans un baiser passionné.
Au bout de quelques instants de béatitude, après que le soufflé soit retombé, Lorenzo dépose Jana au sol d’où un filet de sperme s’écoule sur sa jambe et venant de son entrejambe. Cette image a presque de quoi redonner un coup de fouet à notre jeune homme, à la vue du regard qu’elle ne peut cacher, la jeune femme ne serait pas contre. Mais Lorenzo finit par se reculer vers les escaliers laissant Jana contre la baie vitrée, fruit de leurs ébats torrides. Le jeune homme passe une chemise blanche pour cacher au mieux les marques de griffures de Jana qui est décidément très passionnée. Mais sans Jana, son cœur n’est plus à la fête, il ne veut qu’une chose : c’est se consumer de nouveau de plaisir dans la petite italienne qui lui fait tant d’effet. Même les approches des autres filles dont certaines très explicites ne l’intéressent guère.
Pendant ce temps-là, Jana est allée prendre une bonne douche pour se nettoyer mais aussi pour détendre un corps qui a été un peu meurtri par un rapport très rude. Elle ne sait plus quoi en penser, s’il était revenu tout à l’heure, la belle italienne n’aurait pas résister et aurait sûrement baisé avec lui une bonne partie de la nuit. C’est malin, elle est tout excitée de nouveau et n’a d’autres choix que se donner du plaisir elle-même ou avec le pommeau de douche.
C’est tard dans la nuit ou tôt le matin que la plupart des invités sont partis, même Giuseppe plus très frais est reparti raccompagné par certains de ses gars.
Sans se concerter, après une nuit très agitée pour tous les deux, les deux seuls habitants de la villa puisque Lorenzo a envoyé tout le personnel pour le week-end avant la soirée, vont réussir à s’éviter tout au long de la journée. Mais vers 16h alors que Jana descend au salon alors que Lorenzo en remonte, ils se croisent dans les escaliers :
— Euh ça va toi ? Commence Lorenzo pas bien sûr de sa phrase bateau.
— Oui ! Et toi ça va ? Lui répond Jana qui se dit que là c’est le summum de la conversation gêné.
— Écoute Jana, à propos d’hier soir
La jeune femme relevant la tête à la mention de ce qui s’est passé cette nuit
— Je tenais à m’excuser pour les choses méchantes que j’ai pu te dire. Je ne sais pas ce qui m’a pris, peut-être l’alcool. En tout cas cela n’excuse pas tout c’est certain.
— Lorenzo je n’ai pas non plus était plus sympa donc je m’excuse aussi.
— Merci de ta part, voilà je crois que c’est à peu près tout. Je…
— On…
— Ah excuse moi je t’ai coupée, tu voulais dire quelque chose ?
— Non c’est moi qui t’ai coupé, tu n’avais pas fini.
— Euh… je ne sais pas comment aborder ce sujet Jana. Cette nuit je pense que l’abus d’alcool nous a fait faire des choses qu’on n’avait peut-être pas envisagées ou prévues explique Lorenzo en marchant sur des œufs.
— Donc tu regrettes ! Enchaîne Jana avec de l’amertume dans la voix.
— Non ce n’est pas ce que j’ai dit mais peut-être toi tu regrettes si ça se trouve.
— Ce n’est pas ce que j’ai dit non plus.
Après encore de longues secondes interminables, Lorenzo finit par se dire qu’il faut crever l’abcès :
— Jana, je ne regrette rien de ce que nous avons fait cette nuit, j’ai pris énormément de plaisir à coucher avec toi mais le problème est là. On est de la même famille !
— Dis-moi Lorenzo, tu tentes de me convaincre ou de te convaincre toi-même ? On sait tous les deux qu’on n’a pas le même sang donc il n’y a aucun inceste. Puisque tu as été franc avec moi je vais aussi l’être avec toi. Après qu’on a baisé contre ma baie vitrée, j’ai vu ton regard d’envie, crois-moi j’avais le même. Si tu étais revenu, je n’aurais pas résisté et je t’aurais laissé abuser de mon corps toute la nuit.
Le jeune homme les yeux obscurcis par le désir ne peut résister et s’avance vers la frêle jeune femme :
— Dis-moi qu’est-ce qui nous retient glisse-t-il les yeux dans les yeux avec la jeune femme
— Rien ! Plus rien ne nous retient ! Lui répond-t-elle tout bas en saisissant son tee-shirt pour le tirer vers sa chambre à lui.
De cet instant et jusqu’au retour de leur famille le lendemain soir, les deux jeunes ne vont faire que baiser : en missionnaire sur le lit du jeune homme avec le soleil en arrière-fond se couchant sur la Méditerranée, comme hier de face contre la baie vitrée mais cette fois ci-contre les parois de la douche en cristal. Mais aussi en levrette sur le flipper du jeune homme, Jana écartant bien en grand ses deux globes fessiers pour bien lui faire comprendre qu’elle veut qu’il la sodomise. Il a promené Jana dans toutes les pièces de la maison accroché à sa bite de jour comme de nuit. Le jeune homme se réveillant en pleine nuit avec une trique d’enfer et se demandant pourquoi ils sont tous les deux couchés à côté de la piscine. Avant de se souvenir qu’ils ont niqué comme des porcs jusqu’à deux heures du matin là où s’est déroulée la fête d’hier. Ne pouvant résister et sachant qu’elle en sera très contente, le jeune homme commence à la doigter d’un doigt puis de deux même jusqu’à quatre sa petite chatte bien rougie par ses assauts. Jana qui a ronronné à ses intromissions jusque-là finit par légèrement tourner la tête et lui fait signe qu’elle aimerait bien se faire bourriner maintenant qu’il l’a chauffée à blanc. Lorenzo ne résistant pas plus se jette comme un dément avec sa pine dans son antre humide et bouillonnant tout en lui tirant avec force sur la pointe de ses seins. Ni l’un, ni l’autre ne cherche à faire durer l’acte, ils veulent juste assouvir un besoin primaire et finissent par se rendormir après que le jeune homme ait rempli à ras bord la chatte de Jana avec son liquide chaud et blanchâtre.
Le petit déjeuner pris le lendemain à poil fut un régal pour les yeux mais aussi parce qu’ils ne résistèrent pas à remettre le couvert autant que possible tant que Lorenzo arrive à se recharger bien aidé par Jana à chaque fois.
Une sorte de relation très surprenante se mit en place basée principalement sur l’aspect sexuel entre eux et bien entendu sur le secret. Pour eux, il vaut mieux cacher leurs relations pour ne pas avoir de compte à rendre. Et surtout ne pas mêler de sentiments à tout cela car ça gâcherait tout, ils sont bien d’accord là-dessus. Toute façon ils ne font que s’amuser sans conséquences, enfin le pense-t-il mais Giuseppe qui s’est fait jeter du jour au lendemain sans raison par Jana ne l’entend pas de cette oreille. En revanche, plus aucun secret entre eux, du moins ce qu’ils peuvent révéler l’un a l’autre. C’est ainsi que Jana découvre que son frère par alliance pratique les arts martiaux mixtes, un sport très violent venus des États-Unis où les combattants combattent dans une cage sous forme d’octogone. Même si elle ne comprend pas encore pourquoi Lorenzo à ce besoin constant de repousser les limites du danger, elle aime l’animalité et la bestialité qui se dégagent de lui. Surtout qu’il a toujours beaucoup de testostérone à évacuer après un repas. Elle aime la façon qu’il a de la prendre avec rudesse dans sa Lotus sur les hauteurs de la Turbie à chaque fois.
Le jeune monégasque va aussi découvrir des choses très surprenantes chez la belle italienne au fil du temps dont une est liée à sa petite sœur Elsa.
Un jour de février 2004, en fin de journée alors que le jour se couche, Lorenzo doit passer à Charles III faire une démonstration de boxe à la demande de son entraîneur mais il est pris dans les embouteillages alors Jana se propose de l’attendre sur place. Après s’être enfin extirpé de cet enfer de voiture, le jeune homme arrive enfin du côté de l’avenue de Fonteveille. Il entre dans ce collège qu’il connaît bien et alors qu’il descend vers le sous-sol, une tornade blonde lui rentre dedans. C’est sa petite sœur Elsa qui semble terrifié et surtout elle est en larmes, Lorenzo fait alors son rôle de grand frère mais elle est mutique. Tout ce qu’elle fait c’est le tirer vers la manche jusqu’en bas des escaliers puis prennent la direction opposée du gymnase en direction des salles de musique. Là à l’entrée de la salle Strauss, il va assister à une scène sidérante : en effet la professeure de musique, madame Volpetti est collée au mur par la main de Jana qui lui enserre presque le cou sans parler de la clarinette qu’elle tient avec force dans sa main. Lorenzo ne comprend pas ce qui arrive alors il fait la seule chose logique avant qu’une chose irréversible ne se produise. Il se précipite et les sépare tout en récupérant au passage la clarinette qu’une Jana tremblotante consent à lui rendre, il s’écrit alors :
— Mais est-ce quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ici ?
La professeure se ressaisit en première maintenant que Jana ne lui enserre plus le cou et accuse Jana en la pointant du doigt :
— Cette folle m’a agressée sans raison alors que je donnais un cours à votre sœur, monsieur Giordano. Le directeur, la police et le préfet vont être avertis, elle doit être enfermée.
Lorenzo qui a du mal à croire ce qu’il entend, se tourne vers celle qui partage régulièrement son lit :
— C’est vrai ce qu’elle dit Jana ? Tu l’as vraiment attaquée sans raison ?
Le regard que lui rend Jana est à la fois tourmentée mais aussi déterminée :
— J’ai fait ce qui devait être fait, la seule qui peut révéler la vérité, c’est Elsa. Si elle choisit de ne pas parler, j’assumerai les conséquences de mes actes.
— Ne l’écoutez pas monsieur Giordano, elle ment pou…
— Vous ! Fermez là ! Je veux entendre ce que ma sœur a à dire !
Puis s’agenouillant devant sa petite sœur, il lui demande tout bas :
— Elsa, ma petite Elsa, s’il te plaît si tu as quelques choses à me dire pour sauver Jana c’est maintenant. Je ne saisis pas bien ce qui se passe ici mais je veux comprendre pour t’aider, s’il te plaît. Dis-moi ce qu’il s’est passé ?
Tout en évitant de regarder vers son professeur de musique, Elsa commence de façon hésitante à raconter ce qui s’est passé tout en ne regardant que son frère :
— Mad..ame Vol…Vol…Volpetti elle a mis sa ma…in…
Voyant qu’elle a beaucoup de mal à s’exprimer, Lorenzo décide de l’aider un peu :
— Montre-moi Elsa où est-ce qu’elle t’a touchée ?
Confirmant ses craintes, la jeune fille montre sa poitrine puis plus bas au niveau de son entrejambe. Refoulant la haine énorme qui monte en lui, il ferme les yeux pour se calmer car il doit savoir :
— Cela fait combien de temps Elsa ? Depuis quand ça dure ?
La jeune fille lui montre le chiffre de quatre avec ses doigts.
— Quatre quoi Elsa ? Jours ? Mois ? Ou Années ? Termine-t-il avec une réelle peur de la réponse qui va suivre
—Quatre mois lui répond sa petite sœur dans un souffle presque inaudible.
Le jeune monégasque se relève et se retourne, ce regard noir qu’il ferait peur à Jana s’il lui était destiné mais il est adressé à Madame Volpetti qui se ratatine sur place.
— Vous ! Vous avez beaucoup de chance d’être une femme ! Sinon je vous aurais mis en pièces. Mais vous vous en êtes pris à la mauvaise famille, on va vous détruire vous l’entendez ! Vous allez payer pour le mal que vous avez fait à Elsa ainsi qu’à toutes vos autres victimes. Je ne vous conseille pas de fuir car où que vous alliez, on vous retrouvera.
Puis se tournant vers Jana et Elsa, il changea de ton pour prendre une voix plus doucereuse :
— Venez les filles, nous n’avons plus rien à faire ici, rentrons ! Laissons les professionnels s’occupait de cette barjot.
Ils regagnèrent la villa mais juste avant de quitter l’établissement scolaire, Lorenzo laissa le soin à Jana de s’occuper d’Elsa. Il a un coup de fil à passer. Tout en patientant que son interlocuteur décroche, il repense à cette vive réaction de la part de Jana. Même s’il est très reconnaissant car sans elle, le calvaire de sa petite sœur aurait pu continuer longtemps, il y a quelques choses que Jana ne lui dit pas, peut-être un secret personnel qui est remonté à la surface. Il va devoir être là pour elle comme il doit plus l’être pour Elsa.
Ce soir-là, ils ont passé la soirée tous les trois. Leurs parents étant en voyage d’affaires en Espagne, ils doivent rentrer dans la nuit normalement où peut-être au petit matin. Après avoir décidé de cuisiner ensemble puis de dîner à la bonne franquette sur la table du salon. Ils ont fait plusieurs jeux de société avant de se passer le DVD du Monde de Némo, sorti l’année dernière. Ce fut une très bonne soirée, Elsa semblait déjà beaucoup plus rassurée quand elle partit se coucher sur les coups de vingt-deux heures trente. Lorenzo constatant que Jana est toujours un peu tendue, se proposa pour la masser un peu. Les doigts de fée de son amant la détendirent totalement, mais ce dernier qui n’arrête décidément de la surprendre, va encore l’étonner :
— Allez au lit la belle, tu as besoin d’une bonne nuit de sommeil. Ah non ! Pas de sexe ce soir lui dit-elle alors qu’elle regardait vers son entrejambe. Je te l’ai dit la journée a été compliquée pour toi donc tu as besoin d’une nuit pleine et réparatrice.
Après lui avoir déposé un tendre baiser, le jeune homme est remonté vers sa chambre suivi par la jeune femme qui a regagné sa chambre au deuxième étage. Elle s’endort comme une masse mais sa nuit ne fut pas de tout repos si bien qu’elle se réveilla totalement paniquée au milieu de la nuit. Le radio-réveil affiche l’heure une heure trente-trois, ne sachant quoi faire d’autres, Jana descendit à l’étage du dessous et pénétra dans la chambre du monégasque. Il est aussi beau qu’Apollon avec son torse aux abdos finement dessiné, dépassant du dessus de la couette, le restant du corps est du même acabit, elle le sait pour l’avoir tant de fois vue.
Le jeune homme dort paisiblement mais il se sent comme observé alors brusquement il va ouvrir les yeux. Après quelques instants pour s’habituer à la pénombre, il reconnaît sa « sœur par alliance » qui au vu de sa tête, Jana a forcément fait un cauchemar. Sans échanger un mot, il relève le drap et lui fait de la place dans son grand lit.
La belle italienne se blottit dans ses bras, pendant qu’il lui embrasse les cheveux et la serre fortement comme pour lui faire comprendre qu’il est là pour elle. Alors rassuré par sa présence et sentant son odeur apaisante, la jeune femme cale sa respiration sur la sienne et finit par s’endormir.
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Commentaires ()

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Monsieur Plume
24 février 2025 à 11:43
Les contraires s'attirent, paraît-il... c'est en tout cas ce que semble montrer l'histoire de Jana et Lorenzo.
Les parts d'ombre des une et des autres vont sans doute encore plus se dévoiler dans la deuxième partie.
Soyez respectueux
Répondre
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aime28
18 février 2025 à 11:31
Magnifique histoire d’amour
Bravo a l auteur
Tellement belle
Bravo a l auteur
Soyez respectueux
Répondre

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