Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
LISE et VERA, chaudes-bouillantes lesbiennes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
LISE et VERA, chaudes-bouillantes lesbiennes
Chapitre 1
PARTIE PREMIÈRE : VERA
Mon prénom est Véra.
Caractères marquants : déconneuse, désinvolte, me fous de tout, pas sérieuse en classe.
Physiquement ? 20 ans, pas mal faite, je suis très contente de moi je l'avoue. 1m62 pour 53 kg, ça me va. J'ai de beaux yeux noirs comme mes cheveux qui tombent sur ma poitrine et dans mon dos. La frange qui me cache la moitié du front me donne un air espiègle que j'aime exploiter comme le ferait une petite fille malicieuse, mais j'ajoute à cela que je suis consciente de ‘'la sensualité de mon regard ingénu'', comme disent beaucoup de garçons qui me font la cour.
J'aime les voir craquer sans succès, ces garçons quémandeurs de sexe souvent, d'amour parfois. Non, ce n'est pas charitable de ma part, mais je sais pourquoi je suis comme ça. Cela remonte à mon adolescence. Un gros désastre familial, ce genre de déflagration dont celui ou celle à qui ça arrive ne se remet jamais complètement.
Mon père, issu d'une famille de la noblesse, vieille mais encore argentée, dans son cas, m'a transmis son nom à particule. Petite fille, je trouvais ça valorisant. J'ai toujours été la seule de ma classe, à l'école comme au collège, et comme au lycée, à m'entendre appeler Véra DE…
Si l'on ne change pas de nom de famille d'un coup de baguette magique auprès de l'Etat civil, on peut en revanche déclarer un pseudonyme, comme les chanteurs, les acteurs. J'y avais pensé, mais j'ai préféré garder mon nom sans sa particule à l'oral. On finit donc par m'appeler couramment Véra Moreuil au lieu de Véra de Moreuil. Je ne garde cette particule qu'à l'écrit sur les documents officiels, administratifs ou autres. Après le temps qui a passé, pratiquement plus personne n'est au courant de mon nom de famille complet.
A l'origine de mon instabilité...
Nous sommes au moment du brevet des collèges. A l'époque je suis bonne en classe, assidue et sérieuse, avec de bons résultats. En véritable éponge j'absorbe tout ce qu'on veut me faire apprendre, dans toutes les matières.
Le jour de l'examen, c'est mon père qui me conduit sur les lieux des épreuves. Nous sommes en avance pour être sûrs d'être au moins à l'heure ! Nous attendons dans la voiture. Il fait déjà chaud en ce mois de juin. Avec Papa, nous papotons. Je vois bien qu'il essaie de me décontracter au mieux pour que tout se passe bien.
- J'ai une sacrée chance d'avoir une fille comme toi, ma chérie, si douée en tout !
- Merci Papa, mais ça doit venir de toi, avec tous tes diplômes !
Puis on en vient à des choses plus personnelles. Pour la première fois mon père me paraît bien curieux à mon sujet. Curieux, et étrange aussi :
- Tu as un petit copain, ma Véra ?
Je crois rougir de gêne. Jamais je ne me serais attendue à une telle question. Mais je trouve la parade :
- A mon âge, j'ai le temps, Papa.
Mon père est ravi de ma réponse, je le vois à son sourire satisfait. Il me dit que c'est bien ainsi, que la priorité c'est d'abord de faire une bonne scolarité pour plus tard trouver un travail intéressant et lucratif à la fois. Mais il revient bizarrement sur le sujet :
- Tu me le dirais, sinon ?
- Ben oui Papa.
Et il insiste encore :
- Parce que tu sais, je ne voudrais pas que tu apprennes la vie, la vie amoureuse, en partant sur de mauvaises bases, avec n'importe qui, tu me comprends ?
- Ben oui Papa, mais pourquoi veux-tu que je pense à ça ? J'ai même jamais embrassé un garçon !
Et là mon père va dépasser les bornes dans l'intrusion qu'il fait dans ma petite vie de gamine toute sage.
- Parce que vois-tu, je connais les garçons. Ils sont tous très curieux des filles, de leur corps par exemple. Je remarque que toi, tu commences à devenir une petite femme ; encore petite mais déjà une vraie femme.
Tout en me parlant ainsi, mon père vient de tendre son bras droit vers moi, profitant d'un moment où personne ne passe sur le trottoir, près de la voiture. Il a glissé sa main entre deux boutons de mon chemisier de coton, en a défait un à l'aide de deux doigts, écarté le tissu de quelques centimètres, et il a commenté :
- Tu as de jolis petits seins déjà. Ils sont beaux, ils doivent être bien tendres, et les garçons de ton âge ça peut les rendre fous tu sais. Ils n'ont qu'une idée en tête, te les caresser et te les embrasser.
Je suis interloquée, presque paralysée. Papa jetant un regard pervers sur mes seins. Je ne suis pas encore formée au point d'avoir besoin d'un soutien-gorge, pourtant. Il n'y pas de quoi être en admiration devant ma poitrine avec ses deux petits tétons, même s'ils se raidissent souvent sous mes tee-shirts en me donnant des sensations.
Mais mon père devient plus bizarre encore quand il descend sa main vers mon siège pour soulever légèrement ma jupette plissée.
- Et tu as de très jolies petites cuisses aussi, tu sais. Ça aussi ils aiment bien. Méfie-toi des garçons, ma fille. Après les cuisses, tu sais jusqu'où ils veulent monter, hein ?
Là je suis tétanisée, je ne peux plus émettre un son. Choquée d'entendre ce qu'il me dit, ce que d'ailleurs je sais depuis longtemps ! Bien sûr que les garçons sont toujours prompts à toucher, ou à se rincer l'œil sur le moindre centimètre carré de petite culotte qu'ils apercevraient sous les jupes d'une fille. Pas besoin de lui pour m'expliquer ça !
Heureusement, c'est l'heure. La sonnerie nous appelle. Je remets mon bouton de chemisier, je sors de la voiture et en refermant la portière ma bouche incapable d'ajouter « Papa » ne peut plus lui adresser qu'un sec « au revoir ».
Je passe ma journée dans les épreuves écrites où ça se passe bien quand même, malgré le trouble qui m'angoisse. A l'oral, je panique un peu devant l'examinateur, un homme comme par hasard de l'âge et de la corpulence de mon père. Là je suis sûre que je suis en train de perdre des points.
Le soir en rentrant à la maison, il faut que ça sorte, alors je raconte à ma mère, qui est venue me chercher, notre quart d'heure d'attente dans la voiture de mon père. Elle se met dans une rage folle.
- Quoi ? Ton père a fait ça ? Et il a dit ça ?
Maman le prend très mal. Dans la foulée de ses vociférations, elle m'apprend qu'ils sont secrètement en instance de divorce. J'en tombe des nues, je pleure, elle me console :
- T'en fais pas ma petite fille, tu resteras avec moi. Je t'aime, tu sais.
J'avais bien remarqué une certaine tension chez mes parents. Mais je ne pensais pas que c'était si grave.
Un jour deux gendarmettes sonnent chez nous. Elle viennent pour m'entendre répéter, devant ma mère, les paroles de mon père, et détailler les gestes qu'il a faits dans la voiture. Maman a donc porté plainte contre Papa. Je comprendrai plus tard qu'elle va ainsi marquer un point important dans leur conflit conjugal. Mon père risque même ne pas avoir droit à ma garde alternée.
Qu'ai-je fait, mon Dieu, qu'ai-je fait en le dénonçant ?
- Ma petite fille, c'était ça ou bien il aurait peut-être été plus loin. Il fallait me parler, tu as eu raison.
Papa est convoqué chez les gendarmes quelques jours plus tard. Il reconnaît les faits, considérés comme étant du voyeurisme déplacé. Bon, il n'y a pas eu d'attouchements ; heureusement car leur caractère incestueux les aurait rendus cent fois plus graves. Mais on lui prélève quand même son ADN :
- Monsieur, vous serez inscrit au fichier des délinquants sexuels, par mesure préventive. En contrepartie, votre femme retirera sa plainte. A prendre ou à laisser.
J'ai du mal à me remettre de ce qui nous est arrivé. Fautif, oui, mais c'est quand même mon père. Le ciel m'est tombé sur la tête. Et ce n'est pas fini !
Un an plus tard, les gendarmes reviennent à la maison, mais cette fois-ci c'est pour emmener mon père en garde à vue pour l'entendre dans deux affaires de viol sur mineures de onze et douze ans.
- Il y a erreur, c'est pas possible ! Même ma mère dit comme moi.
Eh bien si, mon père est le suspect principal, puis probable, puis le coupable quasi certain, car le rapport du laboratoire est formel : son ADN matche avec l'ADN retrouvé sur les culottes des deux jeunes victimes. Menottes, direction le palais de justice, le cabinet du juge, puis mise en examen pour les deux viols, suivie de préventive. Aux assises, mon père risque vingt ans !
Mais Edmond de Moreuil, Papa, se suicidera dans sa cellule six mois plus tard, ne supportant pas l'infamie qu'il a fait s'abattre sur lui, sur son nom, sur sa famille.
Malgré ses deux crimes, je pleure mon père, et le remord ne me quittera plus, transformant ma vie et mon mental à jamais.
La suite est banale. Ma mère est veuve, j'hérite de Papa, qui est mort sous présomption d'innocence, ce qui sauve les apparences, comme on dit, mais ne me console pas. Maman a l'usufruit de la maison où je vais rester vivre avec elle pour le moment, tant qu'elle aura peur de vieillir seule, tant que comme moi elle verra dans les hommes le risque qu'un jour ils puissent se transformer en monstres. Elle aussi aura sa vie gâchée par cette affaire.
Notre seule consolation est de nous retrouver Maman et moi à l'abri du besoin, ce qui m'aidera bien pour démarrer dans la vie, mais quand je saurai quoi vouloir faire de moi-même, de ma petite tête et de mon petit corps !
Après cette catastrophe familiale, je deviens agressive, provocante, me moquant de tout. Au lycée je ne me foule pas. Je compte sur mes quelques dons, plus que sur mon ardeur au travail. J'aime facilement m'habiller court, voir les gars admirer mes jambes quand je les croise. C'est assez excitant de comprendre que je fais envie. Mais si un garçon m'approche, je revois tout de suite mon défunt père intéressé par mes seins naissants et la peau douce de mes cuisses. Je ne tente rien avec les garçons ; que j'ai catalogués : lubriques, pas sincères, pas fiables. Quant à l'amour n'en parlons pas, je ne suis toujours pas capable d'aimer quelqu'un. J'en veux à la terre entière, et avant tout à moi-même.
Des envies nouvelles...
Mais cette période de quelques années après le brevet, c'est la révolution dans mon corps, je le sens. Il n'y pas que les hormones de la croissance qui fonctionnent bien. Le désir sexuel monte en moi à un rythme effréné. En voyant un film d'amour, je ressens mes premiers frissons. On me parlait toujours du cœur, où naîtraient les sentiments, foutaise ! La science nous dit que c'est dans le cerveau, moi je suis sûre que c'est entre les cuisses ! Mon premier émoi c'est sur des scènes assez chaudes de baisers profonds et de caresses plus suggestives que je l'ai ressenti, m'apercevant que mon sexe réagissait en se laissant envahir par une humidité nouvelle suintant dans ma fente, dont j'ai vite su la sensibilité aux caresses.
Quand le porno se développe à la vitesse de la lumière, comme tout le monde je vais faire la curieuse, pour voir ce que c'est. Bizarrement la vue de membres en érection pénétrant des vagins gloutons, ça me repousse autant que ça m'excite. Car d'une part je tache mes petites culottes dans ces cas-là, mais d'autre part je ne peux pas m'empêcher d'imaginer de nouveau mon père sur moi, me touchant les seins, les cuisses et le sexe, s'enfonçant en moi au prétexte que je serais prête à me faire pénétrer.
« Tu es belle, et tu vas aimer ce qu'on va faire, ma chérie ».
Voilà ce que peut-être un jour il aurait peut-être fini par me dire avant d'ouvrir sa braguette en profitant de mon abondance de liqueur pour me rassurer :
« Tu verras, c'est très agréable quand la femme mouille bien dans son vagin, comme toi en ce moment. Et tu es devenue une vraie femme maintenant ».
Non, je ne veux pas entendre ça !
« Si tu me laisses pénétrer dans ton petit endroit chaud et humide ce sera très très agréable pour nous deux, crois-moi, et on pourra recommencer souvent ».
Horreur ! Je veux fuir cette pensée construite seulement sur une simple hypothèse invérifiable mais - rien à faire - qui me hante pourtant.
Un jour, je monte dans ma chambre pour essayer d'oublier tout ça en dormant, en plein après-midi. Si seulement je pouvais vider ma tête pendant une heure ou deux !
Mais au contraire, c'est l'excitation sexuelle qui prend le dessus, commandant mes sens et mes réflexes. Allongée sur le dos dans la pénombre, j'écarte ma culotte et mon doigt va se poser là où mon désir me brûle le ventre, et si je ne sais pas encore bien décrire la complexité du sexe de la femme, avec ses mystères fonctionnels, je suis au moins sûre que j'appuie au bon endroit pour calmer mon désir. Je viens de voir sur mon écran de smartphone une belle verge droite, grosse et dure qui éjacule sur une femme heureuse de lécher le jus qui en sort à grosses giclées, une autre qui s'enfonce dans une petite chatte bien serrée et qui, en en ressortant, nous laisse voir ce que lui ont injecté les gros testicules que le gars vient de vider en elle, un liquide pâteux blanchâtre qui dégouline vers son entrecuisse en gros plan face à la caméra qui la filme.
Mon excitation monte toujours, je rallume mon téléphone pour essayer de jouir en même temps que l'actrice en lingerie suggestive apparemment surexcitée. Je sais, on m'a dit, ce n'est pas ça l'amour dans la vraie vie, mais ça ne fait rien, je prends quand même, ne serait-ce que pour m'aider, cette fois-là, à bien jouir et libérer mes tensions.
Hmmm que c'est bon quand ça explose dans mon ventre, qui fait des soubresauts, mais que je finis par maîtriser en le massant à deux mains !
Tiens ! J'étais tellement pressée que j'en ai oublié mes seins. Je ne m'en suis pas occupée alors que leur pointes ont bien durci pendant ma masturbation. La prochaine fois, je m'installerai mieux et prendrai mon temps. Je sais maintenant qu'on a trois points vraiment sensibles aux caresses, nous les femmes. Bon, c'est vrai, je ne sais pas encore qu'il y en a un quatrième, mais ça, une bonne copine ne va pas tarder à me l'expliquer, à l'occasion d'une séance très instructive de travaux pratiques, à deux !
Initiation au saphisme...
Le jour de mes 18 ans, je reçois au goûter plusieurs copines de classe, accompagnées de leurs petits copains. Ambiance bon enfant, cadeaux divers, tout le monde est très gentil avec moi. Tous connaissent ma situation familiale et une seulement connaît la vérité complète sur mon père, parce que son père à elle est dans la police. Mais elle n'a jamais rien fait fuiter, alors rien que pour ça j'en ai fait ma meilleure amie, ma confidente.
- Tu n'as personne en ce moment, Myriam ?
- Non, personne. Ce serait trop long à t'expliquer. Et pas ici en ce moment.
Comme j'aime beaucoup parler avec elle, et elle le sait bien, c'est Myriam qui me propose d'aller la voir chez elle :
- Viens samedi après-midi. Mes parents seront absents, on pourra bavarder tranquilles, tu veux bien ?
Samedi, 14 heures. On prend le café chez elle. On bavarde sur tout et rien. Puis Myriam semble souhaiter me parler secrètement, sérieusement, intimement :
- Viens Véra, on monte dans ma chambre ?
Elle met un CD de musique exotique douce, lente, ultra zen, comme pour une séance de relaxation thérapeutique. Sur son grand lit, il y a des nounours de différentes tailles.
- Prends-en un comme repose-tête, Véra.
Myriam en prend un autre pour elle et se jette sur le couvre-lit. Je fais de même puis on s'installe allongées, face à face, chacune une joue sur son nounours. Trente centimètres nous séparent !
- Oui je te disais l'autre jour, je n'ai personne. La dernière fois que tu m'as vue avec quelqu'un c'était avec Marc, je crois. Mais je l'ai largué.
- Ah bon ? Et aujourd'hui ?
La voix de Myriam se fait très basse, suave et confidentielle tout à coup :
- Aujourd'hui, j'ai plusieurs copines.
- Oui mais c'est pas pareil ! Ça remplace pas !
- Non, c'est pas pareil,… c'est mieux !
Et elle m'explique qu'elle a trouvé son bonheur dans les bras et le lit des filles, après avoir rompu avec Marc. Je suis interloquée, mais comme j'aime la provocation, ma curiosité me pousse à faire parler Myriam, qui ne demande que ça visiblement.
- Tu n'as jamais essayé avec une fille ? C'est divin. Moi j'ai été conquise dès la première fois. Hmm quelle douceur dans les caresses, dans les mots tendres à l'oreille, on ferme les yeux car on sait qu'on va se donner du plaisir, sans jamais se rater, tu vois ce que je veux dire...
- Oui, je comprends. Mais,…
- Alors imagine, une très belle femme, un corps de déesse, une douceur de rêve, ses mains qui te frôlent le corps, des doigts qui déboutonnent ton corsage pour caresser tes seins comme seule une femme sait les caresser, hmmm, si tu savais…
Je laisse parler mon amie tant qu'elle veut. Moi je me tais. Sa voix me calme. Je garde les yeux ouverts un certain temps. Son discours et le récit sur sa première fois me troublent. Alors maintenant je baisse mes paupières pour mieux imaginer les gestes et les mots que Myriam trouve tellement merveilleux. Elle continue de me parler, je comprends bien qu'elle cherche à m'exciter pour mieux me convaincre, me séduire peut-être. Elle calcule bien ses phrases la chipie !
- La femme fait des bisous sur tout ton corps, qu'elle a déshabillé tout doucement. Elle passe sur tes seins, tu sens son souffle chaud, tes mamelons enflent autour de tes tétons, ses mains te caressent, tu ouvres tes cuisses sans le vouloir vraiment, mais finalement tu acceptes ses mains sur toi, sur ta poitrine, sur ton ventre, sur ton sexe…
Hhouhh...là je commence à respirer plus fort, plus vite, je sens ma petite chatte fondre et commencer à suinter au fond de ma culotte. Myriam le comprend très vite. Tout en gardant son ton monocorde, elle passe le bout de ses doigts sur mes jambes, je frissonne un peu, ce qui l'encourage à continuer. La musique zen et ses mots choisis me bercent, me relaxent mieux qu'un cachet d'antidépresseur ou d'anxiolytique. Quand une main de Myriam en arrive à mon entrejambe après avoir doucement caressé mes cuisses sous ma petite jupe courte, pressentant que sa caresse va m'être des plus agréables, je replie et écarte ma jambe libre, genou en l'air, lui permettant ainsi d'atteindre le fin tissu de mon slip.
- Hmm joli petit slip noir. C'est pas un peu chaud la dessous ?
J'hésite à répondre, mais…
- Si, Myriam, c'est chaud, tes caresses sont tellement douces, c'est bon.
Alors elle se met à jouer de ses doigts, qu'elle remue sur le devant de mon slip bien serré sur mon sexe au point que ma chair intime forme un petit bourrelet de bas en haut de mon sillon. Évidemment je ressens ses ongles qui me taquinent l'endroit pour m'emplir des mêmes sensations que si je n'avais pas de culotte.
- Humm, ça te plairait une belle femme très experte qui jouerait comme ça avec ton corps ?
- Uh, euh, hmm, tais-toi Myriam.
Mais elle continue, bien évidemment.
- Qu'aimerais-tu qu'elle fasse avec tes seins ?
- Ffoouuuh, ui, qu'elle suce …
- Qu'elle suce quoi ? Dis-le moi tout bas, au creux de l'oreille.
- Uhh, ohh qu'elle suce mes seins, mes tétons, oui.
En dix minutes, ma meilleure amie a réussi à me faire chavirer pour un monde qui m'est inconnu. Sous la douce torture de ses caresses je ressens maintenant le bonheur d'oser la supplier :
- Hmm oui, je veux essayer…
- Essayer avec qui, ma chérie ?
- Hoouuhh, wouh, essayer avec toi, Myriam… Aahh.. Oui, avec toi… Mmmm...toi seulement.
Puis je ne me souviens plus de ce qu'elle me fait, sinon de ses délicieux attouchements sur tout mon corps. Elle me rend accro à elle comme à un caillou de crack, en une heure de caresses, avec ses mains, sa bouche, ses lèvres, je ne sais plus, mais dès qu'elle me fait quelque chose qui va déclencher des décharges de plaisir dans un endroit quelconque de mon corps, je me rappelle à elle pour qu'elle me le refasse :
- Aaahhh oui ; encore, comme ça, comme tu viens de me faire, hmmm oui…
Alors elle recommence, ma tête tourne, ma chatte réclame, mes seins aussi, et même entre l'entrée de ma grotte parfumée et mon œillet je veux encore ses caresses. Je réclame, j'implore :
- Ahhh oui, encore, là, sous mes fesses, au fond de ma raie, lèche, lèche encore, suce mon petit trou, Ahhh que c'est bon… Myriam.
- Tu me trouves jolie, ma chérie ?
- Uuihh, tu es magnifique...Hmmm ton corps, ton visage… oh je te veux..Myriam, aime-moi encore ..Wouhhh… fais-moi jouir, je t'en supplie, c'est trop bon, t'arrête pas… Hhah oui ça y est je viens bien, je viennns !…
Vous qui me lisez, pardonnez-moi, je n'ai plus le souvenir de tous les détails, mais je tiens à dire que Myriam, à partir de ce jour, va me faire découvrir dans une douceur infinie le bonheur de l'amour saphique, les plaisirs lesbiens inimaginables qu'une femme peut procurer à une femme. Bonheur, douceur, tendresse, caresses, je n'ai pas assez de mots pour décrire les orgasmes que Myriam me donne, et qu'en retour j'ai appris à lui rendre.
Rien ne me paraît plus beau que ma chérie que je vois jouir tout en dévorant sa délicieuse chatte comme un fruit mûr. Lors de chaque rencontre, nous prenons le temps d'atteindre le sommet plusieurs fois chacune, ce que je n'aurais jamais imaginé possible avec une femme. Mais ça c'était avant !
Enfin je retrouve le goût de vivre, le goût au plaisir.
Forte de la connaissance que je viens de faire de mon propre corps, je vais maintenant me diversifier dans mes amours. Tout en restant attachée à Myriam, toujours heureuse de partager son lit ou tout autre endroit propice à s'échanger de salutaires frissons, je vais me libérer peu à peu de ma crainte des garçons.
Je vais perdre ma virginité six mois après mon dix-huitième anniversaire, date marquante ou pour la première fois quelqu'un d'autre que moi-même me prodiguera le plaisir suprême de l'orgasme. Hmm Myriam, je crois que je ne t'oublierai jamais, car tu a été ma première fois !
Affranchie d'accord, mais toujours instable, je virevolte d'une amourette à l'autre, d'une fille à un garçon, d'un garçon à une fille. Mais la rugosité des gars, leurs caresses souvent approximatives, leur côté roublard quand ils essaient par tous les moyens, par tous les mensonges, de remplir leur tableau de chasse, tout ça me fait vraiment préférer les filles. Mais je ne dis pas qu'aucun d'eux ne m'a jamais fait jouir, au contraire, pendant une paire de mois j'ai été accro à un sacré bon coup, Cyril, qui savait me rendre folle avec ses savantes pénétrations, que je peux même appeler ses délicieux ‘'remplissages'' de ma grotte intime, car il aimait rester un moment bien au fond de ma chatte en se contentant de commander les contractions de son sexe dont la grosseur faisait que je les ressentais dans tout mon vagin. J'apprendrai alors l'existence de ce fameux point G dont tout le monde parle maintenant, comme si c'était devenu le mot à la mode !
Mais la sensualité des filles, des femmes mûres aussi, avec leur application à vouloir sincèrement le plaisir de la partenaire, je crois bien que c'est vraiment ça que je recherche. Peut-être qu'un jour une femme saura me donner les deux aspects du plaisir amoureux, qui sait ? Avec les sextoys que la technologie nous propose !
Mon instabilité sexuelle, sentimentale et scolaire va me conduire à rater mon bac à 19ans, après avoir redoublé deux fois alors qu'avant la maudite période du brevet j'avais un an d'avance ! Quel gâchis, Papa !
Alors ma mère me supplie d'accepter de faire une dernière tentative : un an dans une ‘'boîte à bac'' privée réputée très efficace. Elle me la paiera elle-même sur ses fonds personnels. Difficile de lui refuser, donc.
Comme je la sais sincèrement soucieuse de mon avenir et très malheureuse de voir comme je suis devenue depuis le suicide de mon père, pour lui faire plaisir j'accepte de saisir cette dernière chance d'obtenir au moins ce foutu bac pour l'inscrire dans mon futur curriculum vitae !
C'est dans cette boîte à bac que je serai amenée à connaître une certaine Lise Cardon...
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Vous trouverez ci-dessous le portrait et le cursus de Lise. Dans cette partie 2, je prends la plume pour vous la présenter comme si je la questionnais afin de rédiger sa biographie
*********************PARTIE DEUXIÈME : LISE
Je suis Lise Cardon, 30 ans.
J'ai raté de peu le titre de Miss France, parce que je suis tombée malade après avoir été élue Miss Morvan quand j'avais 20 ans, et je ne fus pas remise sur pieds à temps pour aller faire baver les vieux lubriques bavant devant les corps parfaits des finalistes à Paris ! Tant pis pour Jean-Pierre Foucault, il ne m'aura pas connue !
Je suis brune aux cheveux longs, féminine dans l'âme et jusqu'au bout des ongles. 1m70, 55kg, je m'entretiens à la salle de sport, juste pour ma ligne, pas pour acquérir des tablettes de chocolat sur le ventre !
Je passe d'abord une enfance normale, dans une famille aimante, parmi une fratrie faite d'un frère et d'une sœur sa jumelle, et moi-même, l'aînée plus âgée qu'eux deux de deux ans.
Ma scolarité se fait sans problème, je suis assez travailleuse. En récompense de mon sérieux et de mon assiduité, mes parents me laissent sortir le samedi soir avec mes amis et amies dès mes seize ans.
A l'époque, je vise une carrière d'enseignante, après avoir eu cette idée dès ma petite enfance, quand je jouais à la maîtresse, et que les plus petits que moi n'avaient qu'à bien se tenir et m'écouter.
Mais la vie ne se présente pas toujours comme on l'imaginait.
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Bac en poche, je fais finalement une formation de personnel administratif dans les collèges et les lycées.
Mon premier poste est ‘'surveillante générale'' affectée dans un collège de ma petite ville natale.
Je suis une ‘'surgé'' pas facile, attachant beaucoup d'importance à la discipline. Avec moi l'élève ne fume pas, ne joue pas à des jeux violents, il est poli, respectueux des gens qui sont là pour l'aider à réussir son parcours et trouver sa place dans la société.
Qui dit règlement dit aussi ‘'sanctions''. Les « tu me feras cent lignes ! » c'est un peu dépassé. Je demande plutôt à l'élève que je veux punir d'apprendre par cœur quelques lignes qui évoquent ce qu'il a mal fait, et qui se terminent par une conclusion morale utile à ce qu'il comprenne et admette ses torts de façon à réduire le plus possible son envie de refaire la bêtise, l'erreur, la faute grave.
Mon système fonctionne bien, car parmi les élèves que j'ai eu à sanctionner j'ai un taux de récidive incroyablement bas. Mon tableau statistique personnel est là pour le prouver, pour ma plus grande autosatisfaction.
Bien vue par le proviseur, le censeur et même l'Académie, je me sens assez forte et soutenue. Ils savent qu'avec Lise Cardon en première ligne, ils peuvent se reposer sur elle pour se décharger de ces contingences disciplinaires.
Pour faire plus menaçant donc plus efficace, j'ai changé un mot dans mon vocabulaire répressif : mes punitions son devenues des « craintes », des textes courts que l'élève doit apprendre par cœur en moins de dix minutes pendant que sa classe reste normalement animée par les échanges entre le prof et sa trentaine d'élèves. Pendant ces dix minutes je reste assise près du bureau du prof à attendre que le puni se lève, vienne au tableau, me rende mon texte manuscrit, que j'ai improvisé et personnalisé pour chaque cas.
Le prof s'assoit près de moi et se tait, le puni déclame ses quelques lignes debout face à la classe, c'est la règle édictée par le censeur et moi-même, approuvée par le proviseur. Par exemple, une de mes « craintes » :
« Je n'aurais pas dû répondre au coup de point unique et sans gravité que m'avait donné Bertrand à la récré de 10 heures, par les coups de pied que je lui ai donnés aux jambes pour le faire tomber, puis une fois qu'il était à terre, à la tête pour lui faire plus mal encore. Je comprends que s'il ne s'était pas protégé avec ses mains j'aurais pu le tuer et aujourd'hui être en prison, et mes parents au désespoir. J'ai agi en lâche, je lui demande pardon, ainsi qu'à ses parents »
Une autre fois, peu banale, surprenant une conversation à voix basse entre un gars et une fille qui ne devaient pas encore savoir que pour débusquer les embryons de problèmes entre jeunes mon rôle est aussi de faire l'espionne, de tendre l'oreille en laissant croire que je regarde et écoute ailleurs, j'entends un savoureux dialogue :
- J'arrête pas de regarder tes cuisses, Nina, avec ta jupe courte comme ça.
- Et alors, regarde ailleurs, et puis c'est tout.
- Oui mais pourquoi tu t'arranges toujours pour que je voie ta culotte quand tu croises tes jambes en me regardant ? Et en me souriant en plus !
Je vous passe la suite. Eric, le garçon, voulait bien plus que voir. Il demandait à la gamine d'aller avec lui dans les vestiaires pour qu'elle lui montre son sexe, en lui promettant de le lui lécher, que ça lui ferait du bien.
J'interviens sur-le-champ en séparant Eric et Nina.
Nina était restée sur un NON catégorique ôtant tout espoir à Eric, donc je ne la punis pas, lui suggérant tout de même de ne pas provoquer les garçons avec des attitudes aussi ambiguës.
- On sait que tu as de belles jambes, Nina, mais n'abuse pas de ton pouvoir de séduction en laissant voir jusqu'en haut de tes cuisses. Le collège ce n'est pas l'endroit fait pour ça. Reste sage et travaille, c'est tout.
Mais Eric mérite une « crainte ». J'irai régler ça pendant son cours de français tout à l'heure. Car il ne faut jamais laisser traîner les choses en matière de discipline. Faute – Réaction – Punition !
Le prof appelle Eric :
- Au bureau !
Le jeune arrive, penaud, en visant le bout de ses baskets. Je lui tends le texte que je lui ai concocté.
- Voilà ta crainte à apprendre par cœur. Tu as dix minutes et tu reviens la déclamer ici.
Le cours reprend. Le prof ne se plaindra pas de mon intrusion programmée, car à mon avis, il n'est pas insensible à mon charme, surtout à celui de mon décolleté ; non provocant, mais décolleté quand même. Je me dis que ce charmant garçon d'une quarantaine d'année n'est pas mal du tout. Il n'a pas d'alliance au doigt mais cela veut-il dire qu'il est libre ? Hum, pas sûr ! Je verrai ça plus tard.
Eric revient au bureau pour lire sa « crainte » en public.
- Et quand tu parles tu regardes les autres, s'il te plaît. Comme un orateur devant son public !
C'est certainement ça le plus dur, certains diront même le plus cruel, dans mes « craintes » tant redoutées des élèves. D'ailleurs je sais que les punis ni ne s'en vantent, ni ne s'en plaignent auprès de leurs parents. Ce qui me confirme l'envie de filer droit qu'elles inspirent. Tant mieux, c'est fait pour ! Aucun parent n'est encore venu me critiquer sur ma méthode.
Eric se lance :
« Ce matin j'ai fait une grave bêtise. Je trouvais les jambes de Nina très jolies au point de lui demander d'aller avec moi dans un coin tranquille pour soulever sa jupe, me faire voir ses cuisses et baisser sa culotte pour que je lèche son sexe, en lui promettant que ça lui ferait du bien. Au contraire j'ai fait du mal à Nina sans m'en rendre compte. J'étais trop excité, je n'ai pas su me contenir. Maintenant je n'ai plus aucune chance de sortir avec elle, qui m'a trouvé odieux et vicieux. Je lui demande pardon si je l'ai choquée comme elle me dit l'être. Je sais que si je recommence, même une seule fois, je risque l'exclusion et la colère de mes parents qui apprendraient ma conduite inexcusable »
Quand le jeune arrive à sortir ça par cœur, croyez bien qu'il s'en souviendra ! Et s'il se rate en bafouillant, ou en ayant un trou de mémoire, on renouvelle l'intervention devant la classe le lendemain à la même heure, jusqu'à plus de fautes !
Mais il n'y a pas de justice, parfois !
Un jour je me retrouve convoquée chez l'inspecteur d'académie. Je crains d'entendre souffler un vent mauvais ; à juste titre !
- Mademoiselle Cardon, j'ai eu vent de vos méthodes un peu… spéciales concernant la discipline au collège où vous travaillez. Résultats remarquables, certes, mais moyens peu orthodoxes pour les obtenir, non ?
- Monsieur, résultats plus que remarquables, oui, dont je suis fière. Quand je punis un élève pour s'être fourvoyé une fois dans la faute grave, il ne la commet jamais une seconde fois, vous le savez sûrement.
L'inspecteur en convient, ma méthode est efficace, mais, dit-il, elle est… illégale !
- Si des parents viennent à s'en plaindre, l'établissement sera soumis à l'appétit des médias pour ce genre d'affaires, donc, il vaudrait mieux, pour sa notoriété, qu'il se sépare de vous avant qu'un scandale n'éclate.
Je dois donc servir de fusible : je vais sauter, pour éviter l'incendie ou l'explosion!
Aimant mon métier, je me sens flouée, rabaissée, humiliée, jetée comme une malpropre, bien qu'aucuns parents ne soient venus se plaindre de quoi que ce fût.
Alors je repense à ce professeur, que j'avais trouvé beau garçon, lors d'une intervention dans sa classe. Je m'arrange pour le revoir. Je l'aborde, ce qui le surprend, mais le réjouit aussi, il me semble.
- On va prendre un pot en face, mademoiselle Cardon ?
Bien sûr j'accepte, et lui demande de m'appeler ‘'Lise''. C'est un beau brun aux yeux bleus, svelte, souriant, le genre d'homme que je trouve séduisant ; il me dit s'appeler Paul.
- Mais je ne voudrais pas vous retenir outre mesure. On vous attend sûrement, chez vous.
- Non, ne vous en faites pas, je vis seul, Lise.
Ma question qui n'en était pas une me donne quand même la réponse que j'attendais. La voie est donc libre.
Au café d'à côté, on s'assoit en terrasse, pour débattre de plein de choses, notamment du collège, de l'équipe, des élèves, et bien sûr on en arrive à mon problème personnel.
- Je suis vraiment navré pour vous, Lise, et triste.
- Triste ?
- Oui, vous allez me manquer ; sincèrement.
Je vois bien que quand il me regarde, le visage de Paul s'illumine. Ça me trouble, il doit s'en rendre compte. Je crois bien que le courant passe. Je n'ai pas besoin d'artifice, d'effets de jambes ni d'attitudes suggestives pour l'intéresser. Alors je me lance, puisque c'est déjà moi qui ai commencé en l'abordant la première tout à l'heure.
- Paul, excusez-moi, mais parfois il faut bousculer les usages pour ne pas laisser s'échapper un moment important. Alors je vous le dis, je crois qu'un courant est en train de passer entre nous. Vous me plaisez,
vous me plaisez vraiment.
Paul ne dit rien, baisse les yeux, semblant gêné par la surprise, puis finit par remonter son regard sur moi :
- J'ai envie de vous, Lise, depuis la première fois où je vous ai vue. Vous êtes magnifique, je pense à vous en permanence. Le jour, la nuit.
Lorsqu'il accepte mon invitation à venir dîner chez moi le lendemain soir, je suis toute chamboulée.
Paul sonne juste à l'heure dite, me montrant ainsi qu'il ne voulait pas perdre une minute de présence avec moi. Il me tend son bouquet de roses, je l'en remercie, je pose provisoirement les fleurs sur une chaise, il ouvre grands ses bras et m'enlace, ayant compris que je n'attendais que ça. Pas besoin de mots pour se comprendre à cet instant précis si délicieux.
- J'ai envie de toi, Lise !
Et nos bouches s'attirent comme deux aimants. Nos langues font connaissance et se comprennent tout de suite. Une agréable chaleur passe dans le bas de mon ventre, mon entrecuisse s'humidifie légèrement, je sens bien que de petites contractions successives dans mon sexe échappent à mon contrôle. Le temps du baiser que nous échangeons, je ressens physiquement l'envie que Paul a de moi. Je descends une main dans le bas de son dos pour le serrer de près contre mon ventre. Oui j'ai bien la preuve qu'il me désire. Son sexe est tendu dans son pantalon – ma cuisse en est témoin – et le mien commence vraiment à fondre.
Sur mon lit, c'est un festival de caresses en tout genre. Paul m'ôte mes escarpins, pose un doux baiser sur mes chevilles, sa main remonte le long de mes bas sous ma jupe, jusqu'à la chair du haut de mes cuisses. Cette main est douce, je vibre, elle atteint ma culotte, son autre main s'empare de mes seins qu'il pétrit à travers la soie de mon chemisier. Je l'encourage :
- Hmm, prends-moi, moi aussi j'ai envie de toi. Donne-moi du plaisir, je te le rendrai.
Tout en me dévorant amoureusement les lèvres, Paul déboutonne mon chemisier pour atteindre sans tarder la chair de mes seins, au-dessus des balconnets de mon soutien-gorge. Il m'embrasse longuement dans le creux de leur vallée, je sens son membre durcir toujours plus contre mes cuisses :
- Mets-toi nu et fais ce que tu veux de mon corps, aime-moi, j'ai besoin de tes caresses, tu me plais trop, Paul.
Le temps qu'il se déshabille, je ne le perds pas à attendre sagement. J'écarte mes cuisses, tire sur le côté de ma culotte et de ma main restée libre j'écarte mes deux lèvres engluées de mes sécrétions intimes, disant virtuellement à Paul, juste par le regard langoureux que je lui lance :
- C'est pour toi que je mouille, viens, prends-moi !
Je vois alors que j'ai affaire à un vrai gentleman amoureux. Car Paul, qui pourrait se précipiter sur moi et me « baiser » à la hussarde en enfonçant son sexe dur dans mon vagin prêt à l'amour, choisit au contraire de penser d'abord à mon plaisir.
- Je ne veux pas prendre le risque de jouir trop vite dans ta chatte en te laissant sur ta faim, je veux qu'on jouisse ensemble.
Ce disant, il maintient ma culotte écartée, d'une main qui vient remplacer la mienne. Sa bouche s'approche de mon sexe offert, la chaleur de son souffle doux vient exciter mon clitoris, que d'un doigt je fais sortir de sa cachette en tirant le haut de ma vulve tant que je peux vers mon pubis. Pour m'être déjà regardée de près dans un miroir, je sais et je sens que mon organe du plaisir est gros, anormalement enflé, provocant à souhait. Paul vient serrer entre ses lèvres et aspirer cette fantastique pierre précieuse, ce bouton du bonheur, tout en laissant faire à sa guise la pointe de sa langue, qui tourne autour sans le brutaliser. Je comprends alors qu'il sait, comme rarement c'est le cas, comment ce délicat petit morceau de chair sensible fonctionne. Je suis bien, en confiance, me sentant monter progressivement vers les nues, au septième ciel, je n'ai pas besoin de jouir le plus vite possible. Au contraire je prends le temps de jouer avec mes pointes de seins. Paul, levant ses yeux vers ma poitrine, me fait alors un signe de tête approbateur qui veut dire « tu as raison, complète ton plaisir comme ça ». Il me lèche de fond en comble. Les rares secondes où sa langue s'absente de mon bourgeon, c'est son doigt qui prend la relève pour ne pas l'abandonner. Paul peut ainsi venir mordiller mes seins à son aise sans que mon excitation clitoridienne ne retombe. C'est merveilleux.
Ayant dégrafé moi-même mon soutien-gorge pendant qu'il me léchait le sexe, c'est toute ma poitrine affamée de caresses que j'offre maintenant à Paul.
- Mmm j'adore qu'on joue avec mes seins comme ça. Vas-y, fais-toi plaisir, tu me fais bien monter, tu sais.
- Dis-moi quand tu me voudras dans toi, ma chérie.
Ce moment ne tarde pas à venir, où je demande à Paul :
- Maintenant, entre, baise-moi, tu me fais trop bien l'amour !
Son sexe brûlant s'enfonce en moi, va et vient dans ma chair serrée. Paul se retient encore, jusqu'à ce qu'il entende mes soupirs annonciateurs de mes cris d'extase :
- Oohhh je vais jouir, ouiii, maintenant hmmm...
Paul précipite alors ses mouvements dans mon ventre, je contracte au mieux mon vagin pour que son gland n'en puisse plus et finisse par expulser sa chaleur liquide au fond de moi.
Pendant que mes spasmes s'estompent peu à peu, puissants pour les premiers, agréablement doux pour les derniers, Paul contracte son sexe, au sommet de son érection, pour me donner sa dernière goutte de plaisir.
Quand lui ne ressent plus aucun spasme, moi j'en suis encore à savourer les miens, ceux qu'il m'a procurés, par amour j'en suis sûre, du moins je l'ai ressenti ainsi. Mon bassin se tord et mon ventre ondule encore pendant quelques bonnes minutes.
Nous restons un long moment allongés sur le dos, enlacés, sans dire un mot. Rien ne perturbe le calme de la chambre où nous venons de nous aimer, sinon le bruit de nos quelques petits baisers furtifs qui nous font comprendre que l'amour, c'est différent de la simple ‘'baise'' animale.
En moins d'une heure nos attirances se sont concrétisées par un acte après lequel chacun peut dire sincèrement à l'autre : ‘'Je t'aime ‘'
Du moins c'est ce que je pense, à ce moment-là.
Mon idylle avec Paul me comble de bonheur. Gentillesse, tendresse, douceur, câlins, plaisir, amour… Ce sont les mots que décrivent mon quotidien pendant des mois. Mais arrive un jour un câlin qui se termine bizarrement pour moi. L'événement se passe chez lui un dimanche après-midi.
Paul, après m'avoir satisfaite en me faisant toujours aussi divinement l'amour, me laisse récupérer comme d'habitude après l'orgasme foudroyant qu'il vient de me faire atteindre une fois de plus. Puis, me sentant apte à partager une conversation, il en vient à me demander sans détour :
- Ma chérie, tu as déjà fait l'amour avec une femme ?
Je me redresse, nue comme un ver. Les bras m'en tombent, je mets un long moment avant de lui répondre :
- Non, bien sûr, jamais, pourquoi une telle question ? Tu trouves que je n'aime plus ton sexe, avec le plaisir qu'il me donne ?
Je me rallonge près de lui, j'attends la suite.
Paul me dit qu'il a déjà fait ça en trio, avec deux femmes. Il a même l'air d'en connaître un rayon, dans cette configuration amoureuse !
Effectivement, c'est avec effroi que je l'écoute m'expliquer le plaisir qu'on peut tirer, paraît-il, de l'amour à trois, et il en arrive vite à insister sur le plaisir saphique.
- Une femme qui a goûté une fois aux caresses et à la langue d'une autre femme, elle en redemandera toujours. Toutes te diront le plaisir qu'elles ont ressenti, différent et complémentaire de celui que leur donne leur homme, alors qu'elles n'auraient jamais pensé se faire lécher un jour par une langue féminine, et encore moins aimer en lécher une..
Subitement je crois comprendre le type de vie que mène Paul, célibataire endurci ! Et pour cause, il peut tomber tout ce qui bouge, par sa beauté envoûtante, donc faire les fredaines diverses et variées tout à sa guise. C'est sûrement pour ça qu'il ne veut pas de vie commune, comme il m'a dit un jour, « pour que chacun ait son espace personnel, et qu'on ne vive ensemble que les bons moments, laissant les contingences du quotidien au vestiaire ».
Très en colère, je me rhabille, face à lui, pour qu'il me voie bien en bas et porte-jarretelles, comme il aime tant, et je m'arrange pour remonter mon string le plus possible jusqu'à ce qu'il vienne entrer dans mon sillon de chair tendre. Paul ne perd pas une miette de ce spectacle.
Je trouve une conclusion assez cinglante et très enlevée, à la hauteur de la situation :
- Je sais que je suis bien foutue, je ne me fais pas de souci ! Je peux faire des ravages moi aussi, quand je veux. Regarde bien ma chatte, mon cul et mes seins, mon string et mon porte-jarretelles, masturbe-toi bien dessus en pensée, car c'est peut-être la dernière fois que tu vois tout ça à la fois !
Je remets mon corsage et ma jupe, et je mets Paul à la porte. Il ne dit pas un mot, tant il doit être surpris, je suppose. Il se rhabille, mais n'osant même pas me dire au revoir, il ne me raccompagne pas non plus jusqu'à l'ascenseur. Sa porte se referme sur notre amourette que j'avais prise pour de l'amour. Quelle gourde !
A peine rentée dans ma voiture, portière fermée, je m'écroule sur mes avant-bras croisés sur le volant, et je pleure toutes les larmes de mon corps. J'ai mal de me sentir malheureuse, déçue. Je lui en veux ; à mort. Parce que j'étais sûre d'avoir enfin rencontré l'homme de ma vie. Or cet homme vient de tuer mon bonheur dans l'œuf en se révélant être un partouzeur !
*************************
Forcée de rendre mon tablier au collège de mon village, je vais m'installer dans la ville voisine où on m'a affectée, au seul lycée qu'on y trouve. Heureusement je garde mon emploi de surveillante générale, mais je devrai réviser mes méthodes, dont je suis pourtant sûre de l'efficacité. J'ai fait mes preuves, on ne m'a pas comprise, voilà tout.
Cette période de transition me permet de penser à autre chose qu'à ma déception amoureuse. Ce qui ne m'empêche pas toutefois de prendre des cachets en nombre, un soir, en espérant ne pas me réveiller. Mais le lendemain matin, j'ai seulement un énorme mal de tête, hélas. Alors je vais prendre ça pour un signe du destin. La mort ne veut pas de moi, je vais donc me passer d'elle et reprendre ma vie en main.
J'écris un SMS longuement réfléchi à Paul :
- Paul, je ne peux pas t'aimer si toi tu ne peux pas me garantir l'exclusivité de ton cœur et de ton corps. Alors tu vas redevenir seulement mon amant, tant pis, j'accepterai tes conditions pour te récupérer au moins pour le plaisir qu'on peut retrouver à coucher ensemble. J'ai besoin des orgasmes intenses que toi seul a su me procurer. Je veux tes mains, tes caresses, ta bouche, ta langue, sur tout mon corps, et tes divines pénétrations qui m'ont fait tant tourner la tête ! Reviens-moi, pardonne-moi, Paul, je veux revivre! Mais pas sans toi.
Quand on se retrouve chez moi le lendemain, on tombe dans les bras l'un de l'autre. J'ai bien pensé à son fantasme de trio avec une femme, je suis maintenant prête à accepter l'inacceptable, pourvu qu'il me revienne.
- Fais-le une fois, pour te rendre compte, ma chérie. Après on avisera. Tu veux bien ?
- Je veux bien tout, si c'est pour être dans tes bras, seule ou près d'une autre qui fera ce qu'elle voudra de moi, je m'en fous, mais ne me laisse pas. Je te veux, Paul, je te veux.
Mais j'ai beau m'époumoner à lui faire comprendre mes sentiments, je vois bien que l'amour ça ne se commande pas. Paul reste sur son idée fixe, son envie de trio.
Quand il apprend qu'ayant été discrètement mutée je viens de prendre mes fonctions dans l'unique lycée de la ville d'à côté, Paul blêmit et me demande :
- Tu connais une élève nommée Mathilde ? On l'appelle Mat'.
- J'ai vu passer son nom, mais je ne la connais pas, non. Pourquoi ?
Paul me dit que c'est avec elle qu'on va le faire, ce trio ! Il a connu cette fille quand elle était au collège où il enseigne, celui que je viens de quitter.
- A l'époque, j'aurais volontiers risqué le conseil de discipline pour elle, mais jamais de me retrouver au pénal tant que ce serait une gamine. On s'est retenus de faire quoi que ce soit ensemble. Même pas un baiser.. Maintenant, depuis qu'elle a ses dix-huit ans, on a rattrapé le temps perdu.
- Et pourquoi elle, dans ton ‘'trio'' ?
- Parce qu'à l'époque déjà je l'avais amenée sur le sujet et elle y adhérait déjà :
- Dès qu'on pourra on le fera, parce que j'aime autant les filles que les garçons, moi, m'avait-elle confié, toute fière.
Au lycée, je m'arrange pour vite voir cette dévergondée de près. Effectivement c'est une superbe fille qui n'a pas l'air d'avoir froid aux yeux. Regard perçant qui vous déshabille, belle chevelure, yeux verts, un corps bien proportionné, formes harmonieuses. Je comprends Paul. Et si en plus elle est un peu perverse, je le comprends encore mieux.
- Ce sera ce prochain dimanche, me dit Paul sans même envisager que je puisse objecter !
Quel mufle finalement !
- Tu me jure qu'on restera amants si je fais ce que tu veux, Paul ?
- Je te le jure. Quoi qu'il arrive. Même si tu ne veux pas poursuivre après cette première fois.
La fille arrive, Paul va l'accueillir et revient avec elle au salon pour faire les présentations et essayer de me détendre au mieux. Mais curieusement, une demi-heure suffit à m'acclimater à la situation.
J'ai mis sous ma robe les sous-vêtements que Paul m'a demandé de porter. Il est très fétichiste, mais ce petit côté coquin, ça j'aime bien.
- On y va ? nous lance Paul.
La chambre est dans la pénombre. Debout, dans mon dos il m'enlace sans que je l'aie vu venir se coller à moi. Je me tords le cou pour lui faire un baiser dont je me languis depuis un mois. Il a déjà ses mains sur mes seins dont les pointes, ressentant bien la chaleur des caresses, se raidissent instantanément. Paul prolonge le baiser, je plane en fermant les yeux. Dans le miroir de l'armoire, je le vois faire un clin d'œil à Mathilde, qui alors s'approche de moi, déboutonne ma robe pour mettre mes seins à nu au-dessus des balconnets de mon soutien-gorge. Paul retire ses mains pour la laisser besogner mes deux bourgeons déjà excités. Il descend une main sur mon ventre. Encore un clin d'œil, et je vois Mat' faire glisser ma robe à mes pieds. Elle est subjuguée devant mes bas tenus par des jarretelles. Elle me caresse les jambes en faisant glisser ses mains sur le nylon ultrafin au travers duquel je ressens leur chaleur. Elle s'attarde sur mes mollets, mes cuisses, ma chair et sous mes fesses sur l'arrière de l'entrejambe de mon slip en dentelle. Paul plaque sa main sur mon bas-ventre pour s'infiltrer par le côté de la culotte en écartant un peu l'élastique pour découvrir mon sexe déjà fondant :
- Hmm c'est vrai que c'est bon, avoué-je sans vergogne. Tes mains sont si douces, Mat'.
- Occupe-toi bien d'elle, comme tu sais le faire, Mat'. C'est toi qui la fera jouir à la fin.
Ces paroles me troublent, je respire plus vite, j'ai chaud, j'ai envie d'écarter mes cuisses pour accueillir les doigts de Paul et de Mathilde. Mais la garce, elle fait glisser mon slip au sol, et de ses mains ouvre plus largement mes jambes, s'agenouille pour venir me lécher la vulve avidement, du clitoris à l'entrée du vagin dont elle écarte les petites lèvres à deux doigts. Je commence à ronronner, et surtout à perdre la tête.
En toute connivence, dès cet instant, Paul et Mat' m'installent délicatement sur le lit, me couvrent de baisers, de coups de langues, de caresses, je ne sais plus. Je me souviens seulement de la petite jeune qui me maintient les jambes en l'air pour que Paul se soulage.
- Vas-y elle est prête, sa chatte est trempée, pénètre-la !
Et Paul se met sur le côté pour enfoncer confortablement son sexe dans mes chairs, jusqu'au fond de ma cavité. Cerise sur le gâteau, Mat' vient poser ses lèvres sur mon clitoris, je ne sais plus où je suis, je m'envole pour le nirvana. Paul l'avait bien dit, c'est elle qui me ferait jouir :
- AAAhhhh cet trop bon, ouiiii , c'est bon, vous me faites jouir, oohhhh !…Mat', lèche-moi encore !
Je reprends mon souffle, épuisée. Paul a bien joui aussi. Mat' attendra un peu.
- Je veux ma part aussi, hein ? Tu vas me lécher, Lise, pour me laver la chatte de ma mouille, hein ?
Je suis prête à tout, vraiment à tout pour garder mon amant, quitte à le partager.
- Oui, je veux bien te lécher. Ce sera ma première fois, il faudra m'excuser, Mat'.
- T'en fais pas je vais te guider au début, mais ça te vIendra vite naturellement, crois-moi. Tu verras comme c'est bon une chatte bien chaude.
Et pour une première fois, ce n'est pas du tout désastreux. Le goût de sa cyprine ne me déplaît pas, et je le connais, me suçant toujours les doigts pendant mes masturbations. Mathilde arrive vite à l'orgasme sous ma bouche. Je n'en reviens pas.
- HHHmmm elle se débrouille bien ta copine, mon Paul ! J'ai pas eu besoin de toucher mon clito, elle m'a fait grimper… Ffffoouhh. Merci Lise, Merci Paul.
Et très sincèrement, j'ai pris un plaisir fou à lécher ma première femme. J'étais même prête à me masturber dès ses premiers râles, mais Mat' a joui si vite que je m'en suis abstenue, ne voulant pas me retrouver seule à me caresser devant eux deux qui venaient d'être comblés, repus, éteints.
- Je me sens libérée de mes doutes sur ma capacité à trouver bon l'amour lesbien. C'est un nouvel univers pour moi. Merci j'ai beaucoup aimé. Faites-moi un beau baiser tous les deux. Bien profond. Approchez et caressez-moi encore un peu, je veux sentir vos quatre mains sur ma peau.
- Mais elle est insatiable, dit Mat'. Elle en redemande ?
- Je t'avais prévenue, Lise. Tu deviendrais vite accro aux femmes !
- Je te croyais qu'à moitié, car je n'imaginais pas que ma première fois serait avec une si jolie fille. Merci Mat'. Aaahhh, mon dieu, que j'ai joui fort !
Aussitôt notre folle aventure, je me présente enfin à Mat' comme étant la surveillante générale de son lycée. Elle est très étonnée.
- Ah bon, je viens de faire jouir la surgé ? Ça alors…
Mais on se promet totale discrétion. Pas de regards, pas de clins d'œil, pas d'allusions ni de sourires équivoques quand on se croisera dans les couloirs.
- T'en fais pas, je la connais depuis longtemps, Mathilde ne dira rien à personne. Mat' c'est… une tombe !
Me voilà rassurée par Paul, en qui je fais toute confiance.
Ce qu'il ne sait pas, Paul, c'est que Mat' et moi on va se revoir, en cachette, pour que j'expérimente l'amour entre femmes seulement, sans homme entre nous deux. Cette fille superbe est très attirante, ça je l'ai découvert dès qu'elle a posé ses beaux grands yeux verts sur moi en me déshabillant. Alors puisque Paul ne vient plus me voir, ayant sans doute peur que je le harcèle, dorénavant c'est Mat' qui me rend visite régulièrement, chez moi, en toute tranquillité et discrétion, à l'insu de notre amant commun.
Elle m'initie au 69, aux caresses anales dont j'ignorais tout, aux jeux avec des sextoys. Certaines pratiques sont à la limite de la recherche de la douleur, notamment dans les seins.
- Essaie les pinces à tétons, tu vas voir, c'est très bon d'avoir un peu mal, juste avant de se les faire sucer. Hmm, délicieux !
Je finis par adorer vraiment ce qu'on peut faire à deux femmes. C'est un plaisir différent mais si doux, surtout quand on se remet tout juste d'une peine de cœur. La tendresse, les caresses, les frissons dans tout le corps en manque, le sexe qui fond entre les cuisses pour inonder le fond de la culotte, ce n'est pas vraiment de l'amour, mais bon sang, si on se laisse aller à fermer les yeux, qu'est-ce que ça y ressemble !
Mais quand le destin vous en veut, il s'acharne.
Malgré notre rigoureuse discrétion, par le bouche à oreille, notre histoire à trois a fini par s'ébruiter. Chacun peut supposer que la fuite vient de l'un des deux autres. Le soupçon s'installe, la médisance fait son œuvre, la calomnie n'est pas loin derrière. Dernière étape : la zizanie entre nous trois. Alors… Fin du trio !
Heureusement que Paul avait attendu que Mat' soit majeure pour la faire entrer dans de tels jeux, dont nous ne regrettons rien, ni eux deux ni moi.
Pourtant avant qu'un nouveau scandale ne se pointe à l'horizon, je choisis cette fois de démissionner de mon propre chef, saisissant au vol une proposition d'embauche dans une école privée, où personne ne connaîtra rien de mes frasques passées.
Je suis engagée dans une ‘'boîte à bac'', où les élèves sont des fils et des filles à papa qui par insouciance ont raté une ou deux fois leur bac, et que les parents veulent absolument remettre sur le droit chemin de l'assiduité, de l'acharnement au travail, de la volonté de réussir et du courage. Vaste programme pour ces gosses de riches qui se sentent à l'abri de tout quoi qu'il arrive. Alors l'avenir, pour eux...bof !
C'est finalement dans cette boîte que je m'épanouirai le plus. La plaque sur ma porte et sur mon bureau ‘'Lise Cardon, directrice des études'', ça en jette ! Mon rôle va devenir plus important que celui de surgé, de la ‘'mère fouettarde'' que j'étais en quelque sorte. Dans cette école privée, je serai au contact de tous les élèves, bons ou moins bons, garçons ou filles, tous majeurs par définition, puisqu'ayant raté au moins une fois leur bac, cet examen qu'on passe normalement à 18 ans.
Je pourrai enfin oublier ma déception avec Paul. Bizarrement, j'ai une dent contre les femmes en général, bien que je sache maintenant ce qu'elle peuvent m'apporter. Car c'est bien parce que des femmes acceptent de se soumettre à leur homme pour faire des trios coquins ou de gigantesques partouzes, que nous autres, honnêtes femmes, pouvons être amenées à perdre l'amour de notre vie.
Je pense que je vais essayer de me venger sur les femmes, toutes les femmes ! Oui, ça me fera du bien !
C'est à la rentrée prochaine que je vais faire une rencontre marquante dans l'école privée qui m'embauche. Elle s'appellera Véra, 20 ans, soit dix ans de moins que moi.
Je ne vous en dis pas plus, mais vous pourrez nous retrouver dans une prochaine histoire, relatée par Vera, qui s'appellera
VERA ET LISE, CHALEURS LESBIENNES SUR CANAPÉ
à paraître le 27 mai 2025
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Commentaires ()
La suite est parue: "Véra et Lise, lesbiennes sur canapé"
On a le temps de vivre le contexte, de vibrer pour chacune et chacun, et de savourer le chavirement des sens. C'est très généreux de ta part !
Et comme tout plaisir facilement accessible, j'en demande encore !
Heureuse que tu aies apprécié. Une suite arrive: "Véra et Lise, lesbiennes sur canapé"
Tu peux t'abonner à mes histoires. Plus de 20 différentes.
c'est certes long mais on arrive pas à décrocher tellement c'est passionnant et bien écrit.
vivement la suite
MarcR
Magnifique écriture.
Le traumatisme est incroyable.
Le chemin est tracé pour ces 2 femmes.
Félicitations, bravo à vous.
J'ai passé un moment très agréable.
Mumu