Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
C'est la vie — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
C'est la vie
Chapitre 6
Le retour
Marine me regarde en souriant.
–J'espère que je ne t'ai pas effrayé avec les mon amour, je dis toujours ça quand je suis sur le point de jouir, ça m'aide à me concentrer sur mon sexe.
–Je peux te confirmer que j'y ai droit à chaque fois que je la fais jouir avec ma langue ou mon doigt.
–Ok, mais vous, vous êtes amoureuse l'une de l'autre, ne me dis pas le contraire maman, j'ai vu que les draps étaient au nom de Marine, elle vit ici quand tu es seule pas vrai ?
Elles se regardent un peu surprise par ma réflexion, mais je veux les rassurer tout de suite.
–Oui, mais entre nous, c'est plutôt un besoin de satisfaire notre envie de jouir, nous nous aimons, mais pas au point de tout laisser.
–En fait, tu as raison maman, tu peux bien faire ce que tu veux de ta vie, je ne vois pas comment je pourrais m'en mêler, seulement, ça ne doit pas être facile de vivre avec une femme, ça n'est pas bien vu les homosexuels hommes ou femmes.
–Tu as raison mon chérie, tout le monde croit que c'est ma sœur revenue de Paris qui vient de temps en temps me voir, nous restons discrètes.
–Ça, je l'avais remarqué, on vous entend à peine jouir.
Maman contourne le lit pour venir se coucher sur Marine et l'embrasser passionnément. Je me retire discrètement pour aller prendre une douche. Quand je sors de la salle de bain elles m'attendent enlacées.
–A notre tour.
Une fois douchées, elles vont faire les courses, je reste dans ma chambres, on est en semaine, les copains ont tous un petit boulot d'été. Une fois de retour, elles préparent le repas de midi, quand je rentre dans la cuisine, elles sont nues, je vois une main de Marine glisser sur une fesse de maman, c'est d'une grande tendresse.
–C'est la tenue de rigueur ici quand vous êtes seules ?
–Exactement, et tu peux l'adopter si ça te va.
–Ok, il fait chaud, autant être à poil.
Je vais me déshabiller dans ma chambre, de retour avec elles, je vois Maman émincer un gros concombre, j'ai un léger sourire.
–C'est lui ?
–Oui, c'est celui qui t'a défoncer le cul, je pense qu'il sera délicieux.
–Et maintenant, comment tu vas faire pour m'enculer ?
–Ne t'en fais pas mon chéri, j'en ai d'autre, en plus, j'ai de très belles aubergines, moins longue mais plus grosse, tu voudras essayer ?
–Bien sûr mais pas tout de suite, laisse mon cul se reposer un peu, on verra ça ce soir.
–Mais Marine ne sera plus là.
–Pourquoi ?
–Parce que tu es là et qu'elle n'aura pas de place.
–On serait trop serrés à trois dans ton lit ?
–Un peu je pense, et puis, tu es là, je n'ai plus besoin d'elle.
–Elle peut bien rester pour voir son neveu.
–Ok, mais que fait-on ?
–Et bien il n'y a qu'à coller le lit de ma chambre contre le tien, ça fera trois places.
–Très bonne idée.
Nous mangeons vers midi, le concombre est très bon, nous rigolons bien en le mangeant. Après le repas, nous installons le lit dans la chambre de maman, je les attache bien tous les deux mais je refuse de les essayer tout de suite, pour une fois, j'ai rendez-vous avec un copain qui veut m'emmener dans son club de foot. La nuit a été chaude, mais je n'ai pas pu tout assurer, deux femmes affamées, c'est assez épuisant. Elles ont compris, les nuits suivantes ont été plus calmes, je leur faisais l'amour une fois chacune, je ne pouvais pas plus, j'étais crevé car je jouais tous les après-midi au foot avec mes nouveaux potes qui étaient libres.
Arrive le dernier jour, Marine est entré chez elle depuis deux jours, maman est assez triste, il faut qu'elles trouvent une solution pour ne pas rester seule. Je dois prendre le train pour Paris à dix-huit heures, je change à Brive la Gaillarde pour la direction Clermont-Ferrand, je n'arrive à destination qu'à six heures du matin. Nous séparons les lits, un pote vient me chercher à dix-sept heures, je ne veux pas de maman sur le quai en train de pleurer. J'arrive épuisé à la caserne à six heures trente, juste le temps de me changer pour l'appel. Le suis accueilli par Larigueur qui me donne mes nouvelles épaulettes et la clé de la chambre des caporaux chefs. C'est moi qui fait l'appel, le groupe est assez disparate, j'ai immédiatement pu constater qu'il y a deux gros bras qui essayent de prendre le pouvoir, ça va chauffer. Une bonne majorité est assez calme, je remarque aussi deux mecs assez distants qui semblent se la péter, il va falloir les mettre au pas, c'est le cas de le dire pour un fantassin. La première semaine se passe très bien, nous avons fait comprendre aux deux gros bras que l'armée n'est pas un jeu, ils sont devenus assez coopératifs, mais Jules et Pierre sont assez distants. Il faut dire que ce sont les plus vieux, ils étaient sursitaires. L'un a vingt-quatre ans, l'autre vingt-cinq, tous les deux diplômés de fac, histoire et math, en plus, Jules est d'une grande famille noble, c'est un futur duc. Ils sont un peu pommés au milieu de vingt gamins de dix-huit ans.
Je ne prends plus la douche avec le peloton, pas moyen de créer des contacts un peu plus intimes. En fait, il n'y a jamais eu quoi que ce soit jusqu'à la fin, Jules et Pierre se sont progressivement intégrés, nous sommes devenus assez amis, je suis toujours en contact avec Jules dont j'ai été le témoin de mariage. Au mois de décembre, je suis nommé sergent, c'est le coup classique pour que je rempile, mais je n'en ai absolument pas l'intention. Ça a permis de nous voir avec Larigueur, nous avions les chambres côte à côte, nous en avons profité un maximum, mais toujours que pour le sexe. Je suis retourné une fois en permission, Marine s'est définitivement installée avec maman, elles vont déménager dans une grande maison de huit pièces dont six chambres du côté de L'Union. Je me demande pourquoi une si grande maison pour deux, mais, c'est leur problème. Elles seront complètement isolées, elle pourront exprimer leur amour, elles sont heureuses mais elles ont dû acheter une voiture, une magnifique DS beige. Bien entendu, nous avons fait l'amour mais sans excès, dans le grand lit rond de Marine qu'elle a amené chez maman. Sachant que Larigueur devait venir s'installer à Toulouse, j'en ai parlé à maman, elle décide de l'inviter le lendemain de ma libération.
Arrive le trente et un mars mille neuf cent soixante-sept, jour de ma libération, Larigueur a été libéré hier mais il est resté pour qu'on puisse voyager ensemble, le voyage et long et c'est un tortillard qui fait Clermont-Brive, c'est pénible. Nous prenons le train ensemble, nous repérons un compartiment libre, une fois installés dans le compartiment, il tient à mettre les choses au point.
–Tu connais mon prénom, Etienne, alors, plus de chef et de vous, on se tutoie, ok ?
–Reçu cinq sur cinq Etienne, tu as quelque part où loger à Toulouse ?
–Non, mais j'ai fait réserver une chambre dans un hôtel en centre-ville. Il n'est pas loin de la gare, ça va me donner le temps de me retourner.
–Ok, mais je dois te dire que tu es invité à manger chez moi demain à midi.
–Pourquoi ?
–Parce que, tu n'as pas la parole, tu n'es plus mon chef, tu l'as dit toi-même. En plus, je ne veux pas me faire tuer par ma mère si tu ne viens pas, elle doit avoir déjà tout acheté pour demain, et si elle fait ce que je pense, elle va démarrer cet après-midi.
–C'est chez ta mère ?
–Et sa copine, elle vit avec une femme, c'est assez récent, mais elles assument.
–Elles ont du courage de vivre ensemble, comment réagissent les voisins ?
–Elles sont à plus d'un kilomètre du voisin le plus proche, elles sont tranquilles.
Le voyage se passe assez bien, une passagère est montée à Laqueuille, c'était une prof d'histoire, elle portait une jupe assez courte et malgré ses précautions, je connais très bien sa culotte blanche qui m'a semblé moins nette une fois arrivés à Brive. Elle nous a raconté l'histoire de toutes les villes où nous sommes passés, très marrant, sauf celle de Tulles. Nous sommes arrivée à dix-huit heures trente-deux à Toulouse, évidemment, maman était là avec Marine, toutes les deux habillées assez sexy, jupes très courtes, bien au-dessus des mi-cuisses façon Courrège et corsage pas très sage. Je vois qu'Etienne ne quitte pas des yeux maman. Elles m'embrassent, je leur présente Etienne, maman réitère son invitation en lui donnant son adresse, il l'accepte avec grand plaisir en fixant son corsage qui ne cache pas grand-chose de ses seins. Une fois arrivés à la maison maman se tourne vers moi.
–Je croyais que ton copain Etienne était de ton âge, mais il est bien plus vieux que toi.
–Si l'on veut, il est à peine moins vieux que toi, il vient de terminer quinze ans de carrière, il est retraité, c'est beau à trente-quatre ans.
–Il s'est engagé jeune.
–Oui, en mille neuf cent cinquante-deux, il avait dix-neuf ans, il a fait la guerre en Indochine et en Algérie, mais il n'aime pas trop en parler.
–En tout cas, il est beau comme un dieu, je le reverrai demain avec grand plaisir.
–N'exagérons rien maman.
–Je crois que lui aussi sera heureux de te revoir ma chère Emma, il n'y avait qu'à voir son regard sur ton corsage à la gare pour en être persuadé.
–Il faut dire que vous n'êtes pas tellement habillées mesdames.
–C'est la mode mon chéri, nous sommes assez jeunes pour montrer nos jambes tout de même.
–Et parfois nos culottes, mais ce n'est pas grave.
–Sans parler de vos seins qui sont offerts à tout le monde.
–Nous sommes généreuses mon chéri, très généreuses.
–Ça, c'est rien de le dire.
Je fais le tour de la maison, je remarque qu'elle est entourée de troène, elle est complètement isolée et possède une petite piscine qu'il va falloir nettoyer à fond.
–Dites donc vous deux, c'est le luxe ici, grande maison, six chambres, grand jardin clôturé et piscine, que demander de plus ?
–Du soleil pour pouvoir bronzer autour de la piscine.
–A poil évidemment.
–Evidemment c'est bien abrité et le premier voisin est à plus d'un kilomètre.
–Et comment l'avez-vous trouvée ?
–Elle appartient à la tante de Marine qui vient de perdre son mari, elle est assez vielle et n'a pas pu rester seule ici, elle est entrée en maison de retraite.
–Et comme ma tante Nanette n'a pas d'enfant, elle me laisse l'occuper gratuitement et c'est moi qui en hériterai.
–Ok.
Je comprends mieux pourquoi elle est si grande, c'est un cadeau, impossible de refuser. La soirée se passe comme d'habitude, repas, amour, dodo mais je dors dans mon lit. Le lendemain, je remarque que maman est habillée super sexy, jupe ultra courte, corsage laissant bien voir ses seins nus, dans certaines positions, on voit même sa culotte en dentelle très échancrée. Marine est au contraire habillée assez strict, à croire qu'elle se sont mises d'accord pour qu'Etienne ne s'intéresse qu'à maman. Maman a préparé un couscous comme je le pensais, c'est sa spécialité, c'est ma grand-mère qui lui a appris à le faire. Je passe ma matinée à tondre le gazon avec une tondeuse à main, c'est assez pénible, je termine épuisé sauvé par Etienne qui arrive à onze heures cinquante-cinq déposé par un taxi. Il amène deux bouquets de fleur, un pour chacune, elles lui font une grosse bise, un peu trop appuyée pour maman à mon goût, mais c'est son problème. Le bouquet de maman comporte deux roses rouges, serait-ce une déclaration, celui de Marine n'a que deux roses blanches. Nous prenons l'apéro avec du champagne soit disant pour fêter notre libération, je soupçonne maman de vouloir impressionner Etienne. Maman se penche souvent sur Etienne quand elle discute avec lui, ça ouvre son corsage et expose ses seins au regard très intéressé d'Etienne. Evidemment il se retrouve à côté d'elle pour manger, nous sommes face à face, je suis à côté de Marine, au fur et à mesure de l'avancée du repas, j'ai l'impression que l'espace entre eux diminue, à certains moments, j'ai l'impression que nous n'existons plus pour eux, ils se regardent, se sourient, jusqu'à ce que je vois disparaitre la main de maman sous la table. Après le repas, nous allons dans le salon pour prendre un café, évidemment, ils sont côte à côte sur le divan. Une fois les cafés finis, maman se lève brusquement, prend la main d'Etienne et se dirige vers sa chambre.
–J'en ai marre d'attendre et de faire semblant, suis moi, j'ai envie de toi.
Etienne la suit sans se retourner, nous nous regardons avec Marine.
–J'attendais ce moment depuis un certain temps, ils n'arrêtaient pas de se bouffer des yeux.
–Moi aussi, et nous, que fait-on ?
–Nous avons tous les deux un lit, lequel choisissons nous ?
–Le tien Marine, le mien n'est pas fait.
–Et surtout, le mien est plus grand.
–Tu as tout compris.
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