Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La meilleure amie de ma mère — Chapitre 3 · Le repas
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La meilleure amie de ma mère
Chapitre 3 · Le repas
Je m'approche de la cuisine, encore sonné par la photo montrée par Bruno. Mon père raconte une anecdote sur un nouveau collègue, Sophie rit, Véronique sourit poliment. Bruno écoute, un verre de vin à la main.
Nous commençons à manger. Je suis assis entre Véronique et ma mère qui s'est mise en bout de table. Bruno semble s'être calmé.
Nous commençons à manger. Je suis assis entre Véronique et ma mère qui s'est mise en bout de table. Bruno semble s'être calmé.
Après un petit moment, alors qu'il est en train de resservir du vin, mon père se rappelle d'une chose.
— Lucas, tu peux montrer à Bruno le bureau ? Je lui avais parlé du nouvel écran que j'ai installé.
Patrick se tourne vers son invité.
— Ah oui, je suis curieux.
Je suis obligé de guider Bruno vers le couloir. J'entends ma mère déjà relancer la conversation sur les prochaines vacances. Leurs voix s'éloignent.
Nous entrons dans le bureau, Bruno referme la porte derrière lui. Bruno s'appuie contre le bureau, croise les bras. Je m'approche de l'écran pour l'ouvrir.
Nous entrons dans le bureau, Bruno referme la porte derrière lui. Bruno s'appuie contre le bureau, croise les bras. Je m'approche de l'écran pour l'ouvrir.
— Je sais pour toi et Véronique.
Mon cœur manque un battement. Mes mains deviennent moites. Bruno sourit légèrement.
— Détends-toi. Je ne t'en veux pas.
Il marque une pause.
— Au contraire, ça m'intrigue. Elle est imprévisible ! Ça fait partie de son charme.
Je ne sais pas quoi dire.
— Entre hommes, on peut parler de ces choses. C'était quand exactement ?
Le ton est doux, presque complice. Comme si nous partageons un secret amusant.
Je suis sous pression. Je ne me vois pas continuer à mentir.
— Il y a une semaine... chez vous.
— Tu passais comme ça ou elle t'avait invité ?
— Je... je venais chercher des choses pour ma mère.
— Tu passais comme ça ou elle t'avait invité ?
— Je... je venais chercher des choses pour ma mère.
Bruno hoche la tête, encourageant.
— Et ?
J'hésite, j'ai la gorge sèche. Bruno attend, patient, curieux. Puis me sentant coincé, je lui raconte toute la scène. Bruno sourit, pas un sourire moqueur, un sourire... intéressé.
— Tu n'as rien fait ?
— Non.
— Pourquoi ?
— Non.
— Pourquoi ?
Je cherche mes mots.
— Je n'ai pas osé.
— Et après ? Elle t'a recontacté ? Elle t'a envoyé un message ?
— Oui. Le soir même.
— Quel genre de message ?
— Et après ? Elle t'a recontacté ? Elle t'a envoyé un message ?
— Oui. Le soir même.
— Quel genre de message ?
Je déglutis. Je n'ose pas évoquer la photo. Je parle juste du fait qu'elle m'invite à nous revoir quand je le souhaite.
— Tu n'as pas osé, c'est intéressant. Mais tu en avais envie ?
Je ne réponds pas. Le silence est comme une confirmation pour lui.
— Normal, elle est superbe. Merci de ta franchise. J'apprécie l'honnêteté. Par contre, ça reste entre nous, OK ?
J'acquiesce rapidement. Bruno ouvre la porte, le bruit du salon se fait entendre à nouveau. La soirée prend une tournure inattendue. Nous nous dirigeons vers le salon. En franchissant le seuil du salon, je croise le regard de Véronique. Elle me sourit de manière un peu inquiète, sûrement le fait que son mari se retrouve seul avec moi. Je lui souris normalement pour la rassurer. Elle ne se doute pas de ce qui vient de se passer.
Mon père se tourne vers lui.
— Alors, cet écran ?
— Magnifique, Patrick, tu as vraiment bon goût.
— Magnifique, Patrick, tu as vraiment bon goût.
Je hoche la tête, muet. Véronique sourit. Un sourire innocent. Elle ne sait pas. Elle ne sait rien. Elle regarde son mari de manière plus sereine que tout à l'heure, elle doit juste penser qu'il faisait une mauvaise blague. Ma mère enchaîne déjà sur leur prochain week-end.
— On pense aller à la mer, si le temps se maintient...
Véronique écoute poliment, mais je sens son regard qui glisse vers moi.
— Lucas, tu peux me servir de l'eau ?
Je sers et lui tend son verre. Elle saisit ma main, pas juste le verre, ma main. Ses doigts se referment autour des miens. Son pouce caresse lentement le dos de ma main, une fois, deux fois.
— Merci.
Elle me regarde droit dans les yeux en disant ça.
Je retire ma main rapidement. Bruno a vu ça ? Je tourne la tête, nos regards se croisent. Bruno sourit légèrement. Puis il se retourne vers mon père.
— Et vous partez combien de temps ?
Je sens la sueur perler dans mon dos. La conversation continue, ma mère parle de location, de restaurants.
Véronique bouge, elle se repositionne sur sa chaise, sa jambe touche maintenant la mienne. Je sens la chaleur de sa jambe à travers le tissu. Elle se penche pour ramasser sa serviette tombée. Sa bouche frôle mon oreille.
— Tu as aimé ma photo ?
Un murmure à peine audible et le souffle chaud contre ma peau, il ne m'en faut pas plus. Je me raidis, tous mes muscles se contractent. Véronique se redresse tranquillement, boit une gorgée de vin.
— Ah oui Sophie, je suis d'accord avec toi.
Elle sourit, participe à la conversation comme si de rien n'était. Mon cœur bat si fort qu'il est certain que tout le monde peut l'entendre. Je cherche Bruno du regard, il me regarde déjà avec un sourire en coin, discret. Puis il se retourne vers mon père, reprend la conversation sur les locations. Il observe. Il voit tout.
Aime-t-il ça ? Me teste-t-il ?
Les voix des parents deviennent floues, lointaines. Véronique n'a pas bougé, sa jambe toujours contre la mienne. Je suis piégé, incapable de bouger, de parler, de respirer.
— Mince, j'ai oublié de sortir le fromage du frigo. Et il nous faut des verres aussi. Lucas, tu peux t'en occuper ?
La voix de mon père est une bouée de sauvetage. Je me lève immédiatement.
— Oui, pas de problème.
Bruno se lève aussi.
— Je vais t'aider.
Non ! Mais c'est trop tard, Bruno est déjà debout. Ma mère reprend déjà son histoire. Véronique, un sourire aux lèvres, me regarde partir. Je franchis la porte du salon, mes jambes tremblent. Bruno marche derrière moi. Le couloir n'a jamais semblé aussi long.
La porte de la cuisine se referme derrière nous. J'ouvre le frigo, cherche le fromage. Mes mains tremblent. Je sors le plateau de fromages, le pose sur le plan de travail.
— Ma présence ne l'arrête pas !
Je me fige. Ne me retourne pas.
— Le murmure à ton oreille. Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
Je prends les verres dans le placard. Un. Deux. Trois.
— Lucas.
— Elle... elle a demandé si je la trouvais excitante.
— Elle... elle a demandé si je la trouvais excitante.
J'entends son sourire dans sa voix. Je me retourne. Il me fixe.
— Elle est directe. Tu sais ce que ça me fait ? Ça m'excite.
Mon estomac se noue. Je détourne le regard, me concentre sur les verres.
— Je vais être honnête avec toi, Lucas. L'idée qu'elle drague d'autres hommes, ça me plaît vraiment.
Mes mains s'arrêtent. Je le regarde.
— Je fantasme là-dessus. Je l'imagine avec d'autres.
Je ne sais pas où poser mon regard.
— Ça te choque ?
— Je...
— C'est naturel, tu sais. L'exclusivité sexuelle, c'est une construction sociale.
— Je...
— C'est naturel, tu sais. L'exclusivité sexuelle, c'est une construction sociale.
Il parle comme s'il discute de la météo, calme, posé.
— Et toi, tu penses à ce genre de choses ?
— Non.
— Non.
Il penche la tête.
— Ta mère, elle est avec ton père depuis combien de temps ?
Mon sang se glace.
— Quoi ?
— Simple question. Ils sont ensemble depuis longtemps, non ?
— Vingt-cinq ans.
— Ils ont l'air heureux ?
— Oui.
— Vraiment ?
— Simple question. Ils sont ensemble depuis longtemps, non ?
— Vingt-cinq ans.
— Ils ont l'air heureux ?
— Oui.
— Vraiment ?
Il sourit.
— Ta mère, elle a de l'énergie. Elle se maintient en forme, elle s'habille jeune. Tu as remarqué qu'elle cherche à plaire ?
— C'est ma mère.
— Elle fait attention à son apparence. Plus que nécessaire pour quelqu'un de casé.
— C'est ma mère.
— Elle fait attention à son apparence. Plus que nécessaire pour quelqu'un de casé.
Je ne réponds pas. La chaleur monte dans ma nuque.
— Ils ont encore une vie sexuelle, à ton avis ?
— Je ne veux pas parler de ça.
— C'est juste une question entre hommes. Ta mère est une belle femme, Lucas.
— Je ne veux pas parler de ça.
— C'est juste une question entre hommes. Ta mère est une belle femme, Lucas.
Tout mon corps se tend.
— Non, sérieusement. Elle a quoi, presque cinquante ans ? Elle en fait quarante.
— Arrête.
— Arrête.
Je sens la gêne traverser mon corps. Il lève les mains avec un sourire innocent.
— Je dis juste ce que je pense. C'est un compliment.
Il fait une pause.
— Véronique aussi la trouve attirante. On en a parlé.
Je fixe le fromage et les verres.
— Tu sais ce que Véronique m'a dit une fois ?
Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas...
— Qu'elle aimerait bien avec un couple. Un homme et une femme.
Il me regarde et attend ma réaction.
— J'y pense avec des amis à nous. Mais ça ne s'est jamais fait... enfin, pas encore.
Mon cœur cogne si fort que j'ai mal à la poitrine. Lui, rit doucement.
— C'est bon, je ne parle pas de tes parents. Détends-toi !
Je ne peux pas me détendre. Je ne peux plus respirer normalement. Bruno change de ton, plus sérieux et direct.
— Écoute Lucas, je vais être clair. Si Véronique te propose quelque chose, tu peux accepter.
Je lève les yeux vers lui. Ma bouche s'ouvre. Aucun son n'en sort.
— Je suis sérieux. Je te donne ma bénédiction.
— C'est...
— Mais à une condition... Tu me racontes tout après. Chaque détail, ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, comment c'est.
— Je ne peux pas...
— Pourquoi pas ? Elle veut. Moi je veux. Il n'y a que toi qui hésites.
— C'est...
— Mais à une condition... Tu me racontes tout après. Chaque détail, ce qu'elle fait, ce qu'elle dit, comment c'est.
— Je ne peux pas...
— Pourquoi pas ? Elle veut. Moi je veux. Il n'y a que toi qui hésites.
Il s'approche d'un pas.
— Réfléchis. La soirée est loin d'être finie et elle va continuer. Tu l'as vu au salon. La prochaine fois, ce sera encore plus direct.
— Ça vient ce fromage ?
— Ça vient ce fromage ?
La voix de mon père se fait entendre depuis le salon. Je sursaute, attrape le plateau. Bruno prend les verres et ouvre la porte.
— On arrive !
Il se penche vers mon oreille.
— Amuse-toi bien.
J'entre dans le salon. Mes jambes tremblent. Véronique me regarde, souriante. Je pose le plateau sur la table. Je m'assis. Ma tête tourne. Les mots de Bruno résonnent. Ma mère se lève, fouille dans un tiroir.
— Ça vous dirait un petit jeu ? Ce jeu de cartes pour adultes.
Elle agite la boîte devant mon père.
— Des cartes avec des questions.
— Pourquoi pas, ça peut être drôle.
— Pourquoi pas, ça peut être drôle.
Véronique répond en me regardant.
— Oh oui, j'adore ce genre de jeu !
Bruno sourit en me regardant. C'est le genre de jeu qui va me mettre encore plus de pression, mais je ne dis rien. Ma mère explique les règles.
— On pioche à tour de rôle. Certaines questions pour tout le monde, d'autres juste pour les hommes ou les femmes. Ma mère pioche la première carte. Elle rougit légèrement.
— HOMMES : Si vous deviez acheter de la lingerie pour chaque femme ici, décrivez précisément ce que vous choisiriez, couleur, style, matière.
— HOMMES : Si vous deviez acheter de la lingerie pour chaque femme ici, décrivez précisément ce que vous choisiriez, couleur, style, matière.
Mon sang se glace. Mon père répond en premier.
— Pour Sophie, ensemble rouge en dentelle avec porte-jarretelles. Pour Véronique...
Il hésite.
— Noir, transparent, plutôt osé.
Ma mère rit. Bruno n'hésite pas.
— Pour Véronique, body en dentelle noir. Pour Sophie, blanc, ensemble raffiné en soie avec jarretelles.
Ma mère rougit.
— C'est... flatteur.
Tous les regards se tournent vers moi. Je ne sais plus où me mettre.
— Pour... maman...
Je ne pouvais pas. Je ne pouvais vraiment pas. Mais Bruno m'encourage.
— Allez Lucas, c'est le jeu !
J'avale ma salive.
— Quelque chose d'élégant. Blanc.
— Plus précis ! Quel style ?
— Plus précis ! Quel style ?
Je veux disparaître.
— Ensemble classique... avec soutien-gorge et culotte.
— Et pour Véronique ?
— Et pour Véronique ?
Je la regarde. Elle sourit.
— Noir. De la dentelle noire. Ensemble avec porte-jarretelles et... string.
Le mot sort de ma bouche. Véronique se penche vers moi.
— Tu as de bons goûts. J'adore les strings.
Le jeu continue. Mon père pioche une carte.
— HOMMES : Classez les femmes présentes selon leur sex-appeal.
Un silence. Mon père hésite, puis rit nerveusement.
— Bon... Sophie en premier, évidemment. Puis Véronique.
Bruno sourit, me regarde déjà.
— Pour moi, égalité parfaite. Sophie et Véronique sont toutes les deux... exceptionnelles.
Ma mère rougit. Tous les regards se tournent vers moi.
— Véronique en premier.
Je dis ça vite, comme une échappatoire. Ma mère sourit, pas vexée.
— Normal, elle est plus jeune !
Bruno pioche la suivante. Lit dans sa tête d'abord. Son sourire s'élargit. Il me regarde. Mon estomac se noue.
— HOMMES : Décrivez en détail ce qui vous excite physiquement chez chaque femme. Soyez très précis.
Non. Pas cette question. Pas maintenant.
Mon père commence, décrit les courbes de ma mère, la bouche de Véronique. Bruno prend son temps.
Mon père commence, décrit les courbes de ma mère, la bouche de Véronique. Bruno prend son temps.
— Sophie a des seins parfaits. Fermes, bien proportionnés. Ses jambes sont incroyables. Et sa bouche... j'imagine très bien ce qu'elle pourrait faire avec.
Un frisson de dégoût me traverse. C'est ma mère. Ma mère. Je veux qu'il se taise. Mais ma mère ne dit rien. Elle boit son vin. Mon père tousse. Bruno continue.
— Véronique a des hanches faites pour être tenues. Et elle a ce regard... ce regard qui dit qu'elle sait exactement ce qu'elle fait.
Oui. Ce regard. Je le connais. Je l'ai vu. Une vague de chaleur monte en moi. Pas de dégoût cette fois, mais d'excitation.
Il se tourne vers moi. Sous la table, le pied de Véronique trouve mon mollet. Oh mon Dieu. Mon corps réagit instantanément.
— Lucas, on attend.
La voix de Bruno. Le pied me caresse lentement. Je transpire déjà. Parle de Véronique. Juste Véronique.
— Véronique a... tout. Elle est...
— Sois précis, insiste Bruno. Qu'est-ce qui t'excite chez elle ?
— Sois précis, insiste Bruno. Qu'est-ce qui t'excite chez elle ?
Le pied intensifie les caresses. Véronique boit son vin, parfaitement calme. Mais son pied parle pour elle.
— Ses... ses seins. Son corps. Sa façon de bouger.
La façon dont elle me regardait l'autre jour, la photo. Son corps sur cette photo. Mon sexe durcit.
— Et ta mère ?
Le pied s'arrête net. Comme si même Véronique attendait ma réponse.
Non. Non non non.
Ma gorge se serre. L'excitation se transforme en gêne. C'est ma mère. Je ne peux pas.
Non. Non non non.
Ma gorge se serre. L'excitation se transforme en gêne. C'est ma mère. Je ne peux pas.
— Je...
— Allez Lucas. Qu'est-ce qui est attirant chez Sophie ?
— Allez Lucas. Qu'est-ce qui est attirant chez Sophie ?
Ma mère me regarde. Elle pourrait arrêter ça. Dire "c'est bon, on passe". Mais elle ne dit rien. Attend aussi. Pourquoi elle ne m'aide pas ? Bruno, lui, insiste.
— Imagine que c'est une femme que tu ne connais pas. Tu penserais quoi ?
— Elle a... de beaux seins aussi.
— Elle a... de beaux seins aussi.
Les mots sortent mécaniquement. Je ne veux pas les penser. Mais le pied de Véronique reprend ses caresses. L'excitation revient, mélangée à la honte.
— Et ses jambes.
— Autre chose ?
— Autre chose ?
Arrête. S'il te plaît, arrête.
Mais je ne dis rien. La pression du pied m'empêche de refuser.
Mais je ne dis rien. La pression du pied m'empêche de refuser.
— Sa... sa bouche.
Je viens de parler de la bouche de ma mère. Une vague de dégoût. Mais le pied de Véronique est si actif maintenant.
Pourquoi je bande ? Pourquoi je bande en parlant de... non. Je bande à cause du pied. À cause de Véronique. Pas à cause de...
Ma mère pioche rapidement. Ses joues sont rouges.
Pourquoi je bande ? Pourquoi je bande en parlant de... non. Je bande à cause du pied. À cause de Véronique. Pas à cause de...
Ma mère pioche rapidement. Ses joues sont rouges.
— FEMMES : Quel homme ici vous excite le plus et pourquoi ?
Ma mère hésite.
— Patrick, évidemment. Parce que c'est mon mari et...
Bruno l'interrompt gentiment.
— Non Sophie. C'est trop facile, il faut exclure les conjoints pour cette question.
Ma mère le regarde. Boit encore.
— D'accord. Bruno. Plutôt bel homme et il n'a pas peur de dire les choses.
Une partie de moi est... soulagée ?
Au moins elle n'a pas dit moi. Au moins ça.
Véronique sourit. Le pied continue.
Au moins elle n'a pas dit moi. Au moins ça.
Véronique sourit. Le pied continue.
— Véronique ? demande Bruno.
— Lucas, il est... excitant.
— Lucas, il est... excitant.
Mon corps s'embrase. Tout est centré sur ce pied qui monte.
— Parce qu'il est jeune, parce qu'il ne sait pas encore tout. Parce que je pourrais lui apprendre.
Apprends-moi. Apprends-moi tout.
Elle dit ça en me regardant. Son pied presse fort.
Mon père pioche, mal à l'aise.
Elle dit ça en me regardant. Son pied presse fort.
Mon père pioche, mal à l'aise.
— HOMMES : Si vous pouviez faire quelque chose de sexuel avec chaque femme ici, maintenant, ce serait quoi ?
Non. Pas ça. Pas maintenant. Mon cœur bat tellement fort. Mon père décrit des choses pour ma mère. Pour Véronique, il reste vague. Bruno, lui, ne se retient plus.
— Avec Véronique, je la prendrais sur cette table. Maintenant. Devant tout le monde.
Il la prendrait devant moi. Il me forcerait à regarder. L'image explose dans ma tête. Véronique sur la table. Bruno sur elle. Moi qui regarde. Pourquoi cette image m'excite ? Véronique sourit, pas choquée. Excitée. Elle y pense aussi. Elle imagine.
— Avec Sophie... je la déshabillerais. Lentement. Je voudrais voir si elle est aussi parfaite nue. Je l'embrasserais partout. Puis je la baiserais contre ce mur.
ARRÊTE. La gêne intense revient, violente. Mais le pied de Véronique presse encore. Mon corps ne fait pas la différence entre excitation et dégoût. Il réagit, dur, tendu.
Il pointe le mur derrière ma mère. Ma mère ne dit rien. Ne rit pas. Respire fort. Pourquoi elle ne dit rien ? Pourquoi elle le laisse dire ça ?
Tous me regardent.
— Avec Véronique, je... je ferais ce qu'elle voudrait.
Oui. Tout ce qu'elle voudrait. N'importe quoi.
Bruno secoue la tête.
— Non Lucas. Dis ce que TOI tu veux.
Je veux qu'elle me touche. Je veux être en elle. Je veux la faire gémir.
— Je voudrais... la toucher. Partout. Je voudrais voir son corps nu.
Son corps comme sur la photo, mais en vrai, sous mes mains. Je bande tellement que ça fait presque mal.
— Je voudrais...
Je m'arrête. C'est déjà trop.
— Continue, dit Véronique.
Sa voix est basse.
— Je voudrais être en elle.
Sentir sa chaleur. Son corps qui m'entoure. L'excitation est totale maintenant. Ma mère détourne le regard. Ne pense pas à elle. Ne regarde pas.
Ce n'est plus un pied. C'est sa main maintenant. Elle s'est rapprochée, a glissé sa main sous la table. Sa main sur ma cuisse.
— Et avec Sophie ? demande Bruno.
Non. L'excitation s'effondre d'un coup. La main s'arrête. Attend. Elle attend que je réponde pour continuer ?
— Je... je l'embrasserais.
Dis n'importe quoi. Vite.
— Où ?
La main presse.
— Sur... la bouche, le cou, les seins.
Je décris comment j'embrasserais ma mère. Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Ma mère respire vite. Mon père est pétrifié. Mais la main avance, oui, avance encore. Mon corps gagne. Mon esprit abandonne.
— Quoi d'autre ? insiste Bruno.
La main approche. Je tremble. Elle va toucher. Elle va... Je vais exploser si elle me touche.
— Je voudrais... je voudrais la déshabiller. Voir son corps.
C'est ma mère. MA MÈRE. Je parle de déshabiller ma mère et je bande. La honte me submerge. Mais sous la honte, l'excitation reste. Parce que ce n'est pas ma mère qui m'excite. C'est la main de Véronique. C'est Véronique. Juste Véronique.
La main s'arrête, si proche. La chaleur irradie.
La main s'arrête, si proche. La chaleur irradie.
Véronique pioche. Sa main toujours sous la table.
— TOUT LE MONDE : Décrivez en détail comment vous feriez l'amour à chaque personne du sexe opposé. Position, lieu.
Je vais mourir. Je vais littéralement mourir ici.
Bruno commence et décrit pour Véronique. Il la baiserait fort. Il la ferait crier. J'imagine. Je ne peux pas m'en empêcher. Puis il passe à ma mère. C'est encore plus détaillé.
Bruno commence et décrit pour Véronique. Il la baiserait fort. Il la ferait crier. J'imagine. Je ne peux pas m'en empêcher. Puis il passe à ma mère. C'est encore plus détaillé.
— Sophie, je te mettrais contre la porte de votre chambre. Je t'embrasserais en te déshabillant. Puis je te porterais jusqu'au lit. Je voudrais que tu me guides. Que tu me dises exactement comment tu aimes.
STOP. ARRÊTE. Mais la main de Véronique bouge légèrement. Juste un frôlement. Oh mon Dieu, un contact, léger, mais réel. Elle touche. À travers le tissu, mais elle touche.
Ma mère tremble. Elle imagine ce que Bruno a dit. Elle imagine. Cette pensée devrait me dégoûter. Mais mon corps ne fait que réagir à la main. Ma mère doit répondre. Sa voix est faible.
— Patrick, comme d'habitude. Bruno... je suppose que je suivrais ce que tu viens de décrire.
Ma mère accepte en quelque sorte la proposition de Bruno. Je devrais hurler, partir. Mais je reste. Parce que la main bouge encore. Cette pression constante. Elle rougit violemment.
— Lucas... je ne peux pas. Je ne peux vraiment pas.
Bien. Ne le fais pas. S'il te plaît.
Un soulagement intense. Mais Bruno la pousse.
Un soulagement intense. Mais Bruno la pousse.
— Sophie, c'est le jeu.
Non. Laisse-la tranquille. Mais je ne dis rien.
La main de Véronique bouge encore. Je vais exploser.
La main de Véronique bouge encore. Je vais exploser.
— Lucas, je... je le laisserais faire, ce qu'il a dit. Me déshabiller. M'embrasser. Prendre son temps.
Je rêve, elle décrit comment je la baiserais. Ma propre mère. Une partie de moi veut vomir. L'autre partie... l'autre partie bande si fort que la main de Véronique le sent forcément.
Véronique prend la parole. Sa main ne bouge plus, mais reste là. Posée. Chaude.
— Avec Bruno, comme toujours. Avec Patrick, je le chevaucherais sur ce canapé.
Elle me regarde. Regarde-moi comme ça. Oui. Sous la table, ses doigts bougent. Lentement. Avec intention. Elle me caresse. Elle me caresse vraiment.
— Avec Lucas, je veux qu'il soit dans ma chambre. Dans mon lit. Je veux être nue sur lui.
Oui. Oui oui oui.
J'imagine tout. Son corps au-dessus du mien. Sa chaleur.
J'imagine tout. Son corps au-dessus du mien. Sa chaleur.
— Je veux qu'il me regarde pendant que je bouge. Je veux sentir ses mains sur mes seins, mes hanches.
Je la toucherais partout. Ses doigts pressent plus fort. Caressent plus franchement. À travers le tissu, mais c'est presque trop.
— Je veux qu'il soit profondément en moi. Je veux qu'il crie mon nom quand il jouit.
Véronique. Je crierais Véronique. Je suis si dur que ça fait mal. Ses doigts ne s'arrêtent pas. Mouvement lent. Régulier. Je vais jouir là, maintenant, sur cette chaise.
Je dois répondre, mais je ne peux plus parler. Ma respiration est saccadée. Je serre les dents.
Je dois répondre, mais je ne peux plus parler. Ma respiration est saccadée. Je serre les dents.
— Lucas ?
Je dois répondre. Je ne peux que chuchoter.
— Véronique... comme elle a dit. Exactement comme elle a dit.
Je ferais exactement tout ce qu'elle a décrit. La main de Véronique ne se retire toujours pas. Cette pression, cette caresse, c'est torture parfaite.
— Et avec Sophie ?
NON. Le plaisir se brise. Pas maintenant. Pas pendant qu'elle me touche. Mais la main attend. Immobile.
— Dans leur chambre.
Leur chambre. Où mes parents dorment. Où ils baisent. Mon estomac se tord.
— Je voudrais... je voudrais qu'elle me montre. Qu'elle me guide. Comme Bruno a dit.
Je parle de baiser ma mère pendant que Véronique me caresse la queue. L'absurdité, l'horreur, mais mon corps ne fait pas la différence. Il réagit. Parce que c'est Véronique qui me touche. Ma mère est gênée également, toute rouge. La main de Véronique bouge à nouveau. Mon corps ne sait plus distinguer plaisir et dégoût. Véronique pioche une dernière carte. Sa main toujours là. Elle lit. Sourit.
— FEMMES : Décrivez l'orgasme que vous aimeriez procurer avec chaque homme ici.
Oh non. Non non non. Je ne survivrai pas à ça. Pas avec sa main sur moi.
Ma mère secoue la tête.
Ma mère secoue la tête.
— Non. Non, je ne peux pas. On arrête là.
Oui. Arrête. S'il te plaît maman arrête tout ça.
Mais Véronique parle quand même. Sa main commence à bouger, vraiment. Caresse franche maintenant.
Mais Véronique parle quand même. Sa main commence à bouger, vraiment. Caresse franche maintenant.
— Bruno l'a déjà fait tellement de fois. Avec Patrick, je voudrais sentir sa jouissance dans ma main.
Ses doigts montent, descendent.
— Avec Lucas...
Oui. Dis-moi. Dis-moi comment tu jouirais avec moi. Je suis proche. Tellement proche.
— Avec Lucas, je veux qu'on jouisse ensemble.
Ensemble. Oui. Ses doigts accélèrent.
— Je veux le sentir exploser en moi pendant que je jouis sur lui.
Exploser en elle. Sentir son corps me serrer. Je vais jouir, maintenant, sur cette chaise, devant mes parents.
— Je veux qu'il se souvienne de ça toute sa vie.
Ses doigts pressent fort. Une fois. Je vais... je vais...
Ma mère se lève brusquement.
Ma mère se lève brusquement.
— STOP ! C'est fini. Le jeu est fini.
La main disparaît d'un coup. Le plaisir s'arrête net.
Elle part vers la cuisine. Mon père la suit. Bruno sourit. Il a tout vu. Tout compris.
Je tremble de partout. Mon corps est en feu. Mon sexe si dur que je ne peux pas me lever. Pas tout de suite.
Elle part vers la cuisine. Mon père la suit. Bruno sourit. Il a tout vu. Tout compris.
Je tremble de partout. Mon corps est en feu. Mon sexe si dur que je ne peux pas me lever. Pas tout de suite.
— Tu vas bien, Lucas ?
Non. Je ne vais pas bien. Tu viens presque de me faire jouir devant mes parents. Mais je hoche la tête.
Je ne peux pas répondre. Je dois partir. M'échapper. Finir ce qu'elle a commencé. Seul. N'importe où.
Je me lève tant bien que mal, mes jambes tremblent. J'essaie de cacher mon érection. Est-ce qu'ils voient ? Est-ce que tout le monde voit ?
Je ne peux pas répondre. Je dois partir. M'échapper. Finir ce qu'elle a commencé. Seul. N'importe où.
Je me lève tant bien que mal, mes jambes tremblent. J'essaie de cacher mon érection. Est-ce qu'ils voient ? Est-ce que tout le monde voit ?
— Je... la terrasse. J'ai besoin d'air.
J'ai besoin de me toucher. Bruno se lève aussi.
— Je t'accompagne.
Non. Pitié non. Pas maintenant.
Mais il me suit déjà. Je marche difficilement. Chaque pas est une torture. Mon sexe pulse contre mon pantalon. Véronique me regarde partir. Elle sourit. Elle sait exactement dans quel état elle me met.
Mais il me suit déjà. Je marche difficilement. Chaque pas est une torture. Mon sexe pulse contre mon pantalon. Véronique me regarde partir. Elle sourit. Elle sait exactement dans quel état elle me met.
Je suis suivi par Bruno. Qu'est-ce qu'il va me dire maintenant ? La porte se ferme derrière nous.
L'air froid me frappe le visage. Je respire profondément. Bruno s'appuie contre la rambarde. Je frissonne de froid, d'excitation ou de stress, je ne sais plus. Bruno m'observe.
— Alors, tu as survécu ?
Sa voix est légère, amusée. Je ne réponds pas. Que dire ?
— Intéressant ce jeu. Véronique ne s'est pas retenue. Elle t'a décrit des choses très... précises.
Je regardai mes mains. Mes doigts tremblent.
— Devant tes parents, devant moi, elle s'en fout.
Il marque une pause.
— Comment tu te sens maintenant ?
Je haussai les épaules, incapable de former des mots.
— Tu allais jouir avec ses caresses ?
Il incline la tête.
— Je l'ai vu. Quand elle décrivait comment elle te chevaucherait. À quoi tu pensais ?
Je déglutis.
— Je...
— Tu l'imaginais ?
— Tu l'imaginais ?
Oui. Je l'ai imaginée. Je hoche la tête.
— Tu veux qu'elle fasse ce qu'elle a dit ?
Le silence s'étire.
— Oui.
— Bien. C'est honnête.
— Bien. C'est honnête.
Il se tourne, regarde la nuit.
— Et quand tu as dû parler de ta mère, comment c'était ?
Je me fige.
— Horrible.
— Vraiment ? Ou... autre chose ?
— Non. Juste horrible.
— Vraiment ? Ou... autre chose ?
— Non. Juste horrible.
Il hoche la tête, n'insiste pas.
— Tu sais, moi aussi j'ai dû parler de Sophie. J'ai pensé à elle, vraiment.
Ne dis rien de plus !
— La baiser sauvagement contre un mur...
Je ferme les yeux.
— Elle est attirante, Lucas. C'est un fait.
— Arrête.
— Je dis juste ce que je pense. Pendant le jeu, j'ai même bandé pour elle.
— Arrête.
— Je dis juste ce que je pense. Pendant le jeu, j'ai même bandé pour elle.
Je ne veux pas entendre. Mais je ne pars pas.
Il me regarde. Il sourit.
Il me regarde. Il sourit.
— Pour Véronique, tu es jeune, excité, un peu timide, elle adore ça.
— Pourquoi tu me dis tout ça ?
— Parce que ça va arriver. Je t'ai dit que tu pouvais. Je le pense toujours. Après ce jeu, je pense que c'est inévitable.
— Je...
— Elle va te proposer quelque chose ce soir.
— Pourquoi tu me dis tout ça ?
— Parce que ça va arriver. Je t'ai dit que tu pouvais. Je le pense toujours. Après ce jeu, je pense que c'est inévitable.
— Je...
— Elle va te proposer quelque chose ce soir.
Il en semble sûr.
— Et tu vas accepter. Si elle te propose de monter. Si elle te demande de la rejoindre quelque part. Vas-y.
Ma respiration forme de la vapeur dans l'air.
— Fais ce qu'elle veut.
Mais les mots ne viennent pas. Je veux ressentir sa main sur moi, sur mon sexe.
— Tu te souviens de notre accord et des détails ?
— Oui.
— Bien.
— Oui.
— Bien.
Il marque une pause.
— Mais il y a une autre possibilité.
Il me regarde droit dans les yeux.
— Je pourrais entrer. Pendant que vous...
Mon sang se glace à nouveau. Jamais il ne s'arrête.
— Je pourrais regarder. Être là.
— Bruno...
— Bruno...
Il sourit.
Je hoche la tête.
— Elle va continuer. Si elle te touche, laisse-la faire. Si elle t'embrasse, réponds.
Ses instructions sont simples et directes.
Bruno ouvre la porte. Le bruit du salon revint avec sa chaleur, sa lumière et ses discussions. Je le suis. Mes pensées sont un chaos. Je suis piégé, piégé dans son jeu, piégé par mes propres désirs. J'entre dans le salon. Véronique lève les yeux vers moi.
Bruno ouvre la porte. Le bruit du salon revint avec sa chaleur, sa lumière et ses discussions. Je le suis. Mes pensées sont un chaos. Je suis piégé, piégé dans son jeu, piégé par mes propres désirs. J'entre dans le salon. Véronique lève les yeux vers moi.
Mes parents ont sorti le dessert, la tension semble retombée. La soirée continue normalement pour eux. Je m'assois. Dans quelques minutes, elle devrait tenter de faire quelque chose. Bruno l'a dit et semble persuadé. Mon cœur bat déjà trop vite. La conversation tourne, mon père raconte une histoire, ma mère rit, Bruno écoute, détendu. Puis Véronique se lève.
— Je vais aux toilettes.
Sa main effleure mon épaule, légèrement, et disparaît dans le couloir. Une minute passe, peut-être deux. Je me lève.
— Je vais... chercher de l'eau.
Personne ne remarque vraiment, mon père continue son histoire. Le couloir est sombre, silencieux. Je monte, Véronique est là, devant la porte de ma chambre. Me regarde.
— Viens.
Ce n'est pas une question. J'avance, comme hypnotisé. On entre, elle referme derrière nous. Ma chambre, mon lit, mon espace. Et elle est là.
— Assieds-toi.
Je me mets sur le lit. Elle reste debout devant moi. Elle me regarde, intensément, puis elle s'approche, se place entre mes jambes, sa main sur ma joue.
— Tu as été très mignon ce soir.
Sa voix est douce et chaude.
— Pendant le jeu, toutes ces choses que tu as dites.
Son pouce caresse ma lèvre inférieure.
— Tu as pensé à moi ? Après ma photo ?
Je hoche la tête, incapable de parler.
— Tu veux savoir si c'est vrai ? Ce que j'ai dit pendant le jeu ?
Je n'ai pas le temps de te répondre.
— Je vais te montrer.
Elle m'embrasse. Ses lèvres sur les miennes, douces, chaudes. Je réponds au baiser. Mes mains trouvent ses hanches. Elle gémit doucement, à califourchon sur mes genoux, ses mains dans mes cheveux, sa langue contre la mienne. Bruno sait et il a dit oui. Je peux. Mais elle ne sait pas. Elle pense me séduire en secret, je la trahis, je trahis sa confiance. Ces pensées disparaissent vite. Elle se presse contre moi. Je sens tout, son corps, sa chaleur.
— Touche-moi.
Mes mains remontent. Elle se cambre, m'offre son corps. Je touche sa poitrine, à travers le tissu, puis en dessous.
— Oui. Comme ça.
Ses mains trouvent ma chemise, la déboutonnent. Ses paumes sur mon torse nu.
— Tu es tendu. Partout.
Elle m'embrassa le cou, puis descend, mon torse, mon ventre. Ma main trouve les boutons de son pull, tire, le tissu glisse, épaules nues.
Elle se lève une seconde, laisse ses vêtements tomber.
Lingerie noire, exactement comme je l'avais décrit pendant le jeu. Elle grimpe sur moi.
Mes mains parcourent son dos, ses fesses, ses cuisses. Elle gémit, bouge contre moi. Ma main glisse entre ses jambes, à travers la dentelle.
Elle se lève une seconde, laisse ses vêtements tomber.
Lingerie noire, exactement comme je l'avais décrit pendant le jeu. Elle grimpe sur moi.
Mes mains parcourent son dos, ses fesses, ses cuisses. Elle gémit, bouge contre moi. Ma main glisse entre ses jambes, à travers la dentelle.
— Oh... oui...
Elle respire fort. Puis elle se met à genoux devant le lit. Je me redresse. Elle ouvre mon jeans, le fait glisser. Sa main caresse mon sexe à travers mon boxer. Elle fait glisser le boxer également. Ce qui libère mon sexe fort tendu depuis un moment. Sa main chaude l'enveloppe. Je suis au paradis. Elle commence à me branler doucement son regard coquin plongé dans le mien. Puis elle se penche, ses lèvres se posent sur mon gland, puis glissent autour sur mon sexe. Elle descend jusqu'à faire presque disparaître entièrement mon sexe. Puis elle remonte lentement. Le plaisir est intense.
La porte s'ouvre et tout s'arrête. Bruno est là. Dans l'encadrement, il nous regarde. Véronique retire mon sexe de sa bouche, toujours à moitié nue. Je me fige. Véronique ne bouge pas, ne se couvre pas. Elle se retourne vers Bruno, sourit et dit :
— On peut arrêter le jeu maintenant.
Quoi ?
Bruno entre et ferme la porte derrière lui.
Bruno entre et ferme la porte derrière lui.
— Je pense aussi.
Elle me regarde, sourire en coin.
— Je savais qu'il savait.
Elle me dit ça avec un regard plein de malice.
Je la regarde, puis Bruno.
Je la regarde, puis Bruno.
— Mais...
— On voulait découvrir qui tu es vraiment.
— On voulait découvrir qui tu es vraiment.
Bruno s'appuie contre le mur, détendu.
— Tes désirs, tes secrets, comment tu réagis sous pression.
Véronique s'assit à côté de moi, caresse ma joue.
— Avoir les petits secrets. C'est un peu notre... hobby de couple.
Bruno croise les bras.
— Comprendre les gens, les pousser, voir ce qu'ils cachent.
Je suis incrédule.
— Pourquoi moi ?
Véronique hausse les épaules.
— Pourquoi pas ? Tu étais intéressant. Je t'ai vu arriver chez nous pour récupérer les documents pour ta mère. Et j'ai eu envie de jouer. J'ai tout de suite envoyé un message à Bruno, pour lui dire que tu serais notre nouveau jouet.
Les mots me frappent, un par un. J'ai été manipulé.
— Le jeu de société...
— J'ai suggéré à ta mère de le sortir.
— J'ai suggéré à ta mère de le sortir.
Véronique a le sourire aux lèvres. Un sourire presque vicieux cette fois-ci.
— Elle ne savait pas que c'était pour toi, pour te mettre sous tension, te pousser à dire les choses. Tu as dit des choses fascinantes sur elle.
J'ai tout dit. Volontairement. Comme un idiot.
— Et sur la terrasse... quand tu m'as dit...
— Que je te donnais la permission ? Pour voir si tu la prendrais. Et tu l'as fait.
— Que je te donnais la permission ? Pour voir si tu la prendrais. Et tu l'as fait.
Je regarde Véronique.
— Tu m'as séduit juste pour...
— Pour le jeu.
— Pour le jeu.
Elle me touche le bras.
— Mais tu as bien réagi. C'était... excitant.
Je me lève.
— Les parents...
— Ne savent rien.
— Ne savent rien.
Véronique se lève aussi.
— Et ne sauront rien. À moins que tu leur dises. Mais pour leur dire, il faudrait avouer ta participation. Leur dire tes désirs pour moi une femme mariée et meilleure amie de ta mère. Que tu échanges avec mon mari sur tes désirs pour moi. Leur dire que tu te laisses sucer dans ta chambre alors qu'ils sont dans la maison.
Bruno sourit.
— Tout ce que tu as fait, dit, ressenti.
Je suis piégé. Bruno s'approche, tape mon épaule.
— On fait ça de temps en temps avec des gens, des amis, des connaissances. C'est fascinant ce que les gens révèlent quand on creuse. Merci d'avoir joué.
Il ouvre la porte, écoute.
— Tes parents sont toujours au salon, on va y retourner, dire au revoir.
Véronique passe devant moi en enfilant ses vêtements. Elle s'arrête.
— Tu étais bien, tu sais. Ne le prends pas mal. C'était juste un jeu.
Ils vont me laisser comme ça ? Ils sortent. Je reste là. Ils savent tout, secrets, fantasmes. Les mots que j'ai dits sur Véronique, sur ma mère, sur moi-même, la photo, le désir, la permission, l'excitation. J'entends des voix au salon.
— Quelle belle soirée !
— Il faut qu'on refasse ça !
— Vous êtes vraiment sympas tous les deux !
— Il faut qu'on refasse ça !
— Vous êtes vraiment sympas tous les deux !
Des bruits de pas dans l'entrée.
— Lucas ? Tu viens dire au revoir ?
La voix de ma mère. Je me rhabille, sors de ma chambre. Dans l'entrée, Bruno et Véronique mettent leurs manteaux. Mes parents sourient, heureux.
— Merci d'être venus !
— C'était super !
— C'était super !
Véronique m'aperçoit, sourit, naturelle, parfaite.
Comme si rien ne s'était passé. Bruno me regarde, fait un clin d'œil discret.
Comme si rien ne s'était passé. Bruno me regarde, fait un clin d'œil discret.
Ils ne peuvent pas s'en sortir comme ça ! Non, ils ne peuvent pas.
— Maman ! Bruno et Véronique ont beaucoup bu ce soir. Ca serait plus prudent qu'ils restent dormir ici.
— Maman ! Bruno et Véronique ont beaucoup bu ce soir. Ca serait plus prudent qu'ils restent dormir ici.
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Commentaires ()
@julien66000 , non pas de soucis avec le commentaire.
C'est bien d'avoir les avis, les impressions des lecteurs. :)
@John_X, j'espère que vous avez pas mal pris mon commentaire, car j'ai toujours pris l'habitude de dire ce que je pense vraiment quand j'en laisse un sans forcément me rendre compte comment les autres peuvent éventuellement le pendre.
Je me suis vite rendu compte à qui j'avais à faire avec Bruno dès le chapitre 2, mais se pendent je n'imaginais pas que Véronique puisse finalement être aussi tordue voir peut-être pire que son mari, elle s'est bien joué de Lucas en le mettant bien à laisse pour l'invité à se confier à elle et lui révéler ses secrets et autre.
D'un coté il n'ya pas que le couple qui est malsain dans l'histoire ça mére à Lucas est pas tout blanche non plus surtout en voyant la tournure que prenais le jeux elle à tout arrêté quand sa devenais limite incestueux dans les propos pas avant.
Des les échanges avec Bruno, jai compris que Lucas était manipulé par le couple, mais jai jamais pensé qu'ils le laisseraient en plan!
Vivement la suite afin de voir comment ce pauvre Lucas va pouvoir (ou pas) retourner la vapeur....car il y'a en filigrane les descriptions vis a vis de sa mère qui peuvent semer le trouble et envoyer le récit dans une autre direction.
Merci en tout cas et Wait & see comme on dit!
Bien vu pour le couple !
Pour les indices, sont-ils mis là volontairement ?
Attention de pas vous faire manipuler ! ;)
Bravo, j'adore!
@Fiorek , Merci pour la recommandation !
Au minimum, je regarderai le film.
Le remerciement a été oublié, mais j'avais bien pris la question pour un compliment ! :)
Merci pour ce partage.
Merci pour ce partage.
Pour la suite, j'espère que le chapitre sera validé très prochainement.
Je me demande si Lucas est la seule cible de ce couple ou si Sophie, sa mere, ne serait pas celle de Bruno. Vivement la suite.
Il faut attendre le chapitre 4 pour avoir la réponse ;)
C'est bien ce Laclos là ! Je pense que le livre ne vous déplairait pas, je vous recommande au moins le film de 1988. Vos personnages de Véronique et Bruno y auraient leur place !
Ma question était un compliment :)
La suite est en attente de validation depuis plusieurs semaines déjà.