Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jouir pour briser les chaines — Chapitre 4 · Le retour difficile
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jouir pour briser les chaines
Chapitre 4 · Le retour difficile
Presque un mois plus tard, Francis était à l'aéroport pour accueillir son fils et son épouse. Il avait hâte de les revoir. Il avait hâte de savoir comment ce voyage de noces s'était passé, ce qu'ils avaient vu, ce qu'ils avaient visité. Il avait hâte de prendre dans ses bras son enfant unique. Il avait encore plus hâte de faire de même à Pauline sur laquelle il a fantasmé plus d'une fois durant tout ce temps, même lorsqu'il était au fond d'un autre vagin.
Quelques embrassades avant d'aller au parking là où la voiture était garée. Les valises chargées dans le coffre, Pauline ouvrant une porte pour s'installer à l'arrière :
— C'est moi qui vais derrière. Je ne me sens pas très bien, j'ai besoin d'espace.
— Comme tu veux, chéri.
Pauline jeta un œil en direction de Francis. Pauline jeta un œil en direction de cet homme qu'elle voulait oublier, qui était pourtant bien présent dans son esprit lorsque son mari la prenait ou lors de ses plaisirs solitaires quotidiens.
Elle espéra qu'il ne l'oblige à rien ; elle espérait qu'il l'oblige à tout.
Même si cette lune de miel s'était passée comme dans un conte de fée, revoir Francis lui donna des papillons dans le ventre. Elle n'était pas amoureuse de cet homme, mais, étrangement, il l'excitait, l'attirait comme un aimant.
Durant le chemin, Laurent, à l'arrière, se plaignait d'avoir mal au ventre. Cela le rendait désagréable. Pauline et Francis ont arrêté de lui demander comment il allait afin d'éviter de se prendre un retour agressif : « J'ai mal, tu veux savoir quoi d'autre ? ».
Devant, les deux subissaient les jérémiades en continu de Laurent. Malgré la situation en rien érotique, Pauline avait chaud, de plus en plus chaud d'être à côté de Francis. Elle le regardait souvent, imaginait ses mains jouant avec ses orifices, sa bouche posée sur sa vulve. Elle avait remonté le bas de sa robe sur ses cuisses. Les jambes suffisamment ouvertes, sa culotte était un peu visible. Elle savait que Francis avait bien vu son manège, car il jeta plus d'une fois un coup d'œil vers la belle, avait continuellement le sourire aux lèvres.
Mais, à part ça, rien. Il ne tenta même pas d'effleurer sa peau, aurait pu se justifier d'un geste maladroit, alors qu'il manipulait le levier de vitesse à deux centimètres de la cuisse de la jeune femme. Pauline était de plus en plus frustrée. Cette frustration lui donnait envie d'aller plus loin encore.
— Chéri, mon soutien-gorge me gêne. Ça te dérange si je l'enlève ?
— Mais putain, je n'en ai rien à foutre là ! Je suis sur le point de crever !
Elle se doutait de la réponse qu'elle reçut. Elle voulait juste un argument si, lors de son exhibition planifiée, Laurent se mit à protester. Elle défit l'attache dans le dos ; Francis tourna le rétroviseur intérieur vers cette belle coquine. Elle fit glisser les bretelles de sa robe le long de ses épaules, de ses bras, de ses poignets, jusqu'à ce que son vêtement soit descendu à sa taille, laissant à qui veut voir ce soutien-gorge banal prêt à être enlevé.
Juste à cause de ces gestes sensuels, Francis commençait à être excité. Il observait ce sous-vêtement qui ne tenait presque plus, dévoilant déjà les aréoles larges de cette fabuleuse poitrine. Les tétons commençaient à se libérer, semblaient pousser à vue d'œil. Elle se massa rapidement les seins comme pour les réconforter d'avoir été aussi longtemps prisonniers. Francis était aux anges.
Le soutien-gorge retiré, la poitrine nue qui se contractait, elle observa un instant Francis avec un air coquin. Elle voulait l'allumer, mais c'est elle qui devenait de plus en plus excitée, la pointe de ses seins ne cessant plus de bander. Elle fut satisfaite en le voyant passer sa langue sur ses lèvres car elle savait alors que cela lui plaisait. Sans la présence de son mari, elle lui aurait même dit que c'est la dernière chose qu'il verrait d'elle : même si cet homme l'attirait, la faisait mouiller rien qu'à son regard et à sa voix, elle avait pris la décision de ne plus rien lui céder.
Francis continuait à observer cette poitrine blanche contrastant avec d'autres parties du corps doré de Pauline. Le jeu était fini, elle remonta sa robe pour cacher ses seins. Il fit un petit signe de doigt vers le haut des cuisses de la belle exhibitionniste. Elle comprit ce qu'il voulait. Elle sourit de façon amusée, car cela n'allait qu'accroitre sa frustration à lui. Alors, elle accepta sans dire un mot, retirant sa culotte discrètement, puis, écartant ses jambes pour qu'il puisse découvrir à nouveau son minou nu, aussi blanc que ses mamelons.
— Papa, j'ai mal. On arrive dans combien de temps ?
— Il reste une bonne heure de route.
— Je ne vais pas pouvoir tenir. Arrête-toi à la prochaine aire.
— Il y en a une dans trois kilomètres.
— Putain, dépêche !
Laurent prévint, en sortant de la voiture, qu'il risquait de prendre du temps. Pauline se trouvait alors seule avec Francis. Elle se sentit bien moins rassurée qu'avant, moins sûre d'elle. Ils étaient dans l'unique voiture présente sur le parking ; deux camions étaient garés plus loin. Ils étaient seuls. Elle prenait déjà sur elle pour ne pas sauter au cou de son beau-père. Alors, si jamais il la touchait, elle ne savait pas si elle serait capable de résister.
Elle sursauta presque, alors qu'elle tournait la tête de l'autre côté, perdue dans ses pensées, le cœur battant de plus en plus fortement, lorsqu'il lui dit :
— Il y a quelque chose de différent en toi.
— Comment ça ?
— Je ne sais pas bien… Ton odeur peut-être… Oui, c'est ça. Es-tu enceinte ?
— … Comment… mais… j'ai du retard… C'est possible. Je crois que je le suis.
— Tu lui as dit ?
— J'ai essayé dans l'avion, mais il m'a dit qu'il ne veut pas d'enfant tout de suite, alors… Il ne le sait pas.
— Tu vas faire quoi ?
— Je n'avorterai pas. Je le garde. Et si vous avez peur d'être le père, je peux vous assurer que…
— Oh, non, je sais que je ne le suis pas. Ce n'est pas juste un petit accident rapide alors que tu as dû bien faire ta chienne en chaleur pour lui. Il n'y a aucun risque sur le sujet. Non, je me dis seulement que je n'aurai pas à faire attention à chaque fois que je te prendrai.
Elle voulut réagir en lui disant que ce n'avait été qu'une erreur et que cela n'allait plus jamais se reproduire. Sa bouche resta entre-ouverte, sans qu'un seul mot n'arrive à en sortir. Elle regardait juste Francis déboutonner son pantalon, sortir son sexe presque entièrement bandé, déjà luisant, et qui lui donnait une furieuse envie de s'en occuper.
— Qu'attends-tu ?
C'était bien plus fort qu'elle ; elle n'arrivait pas à se raisonner. Elle défit la ceinture de sécurité, puis se pencha sur l'homme et engloutit le gland avec gourmandise. Elle aimait le sentir se raidir davantage dans sa bouche. Elle en voulait plus ; elle voulait qu'il l'étouffe avec son sperme. Elle s'arrêta cependant dans sa fellation pour répondre à quelques questions :
— Je t'ai manquée ?
— Mmmhhhh… Oui.
— As-tu pensé à moi ?
— Oui, souvent.
— T'es-tu touchée en pensant à moi ?
— Oh que oui.
— Combien de fois ?
— Tous les jours… Parfois plusieurs fois par jour.
— Bonne petite chienne. Suce-moi maintenant.
Elle avait répondu sans pudeur, sans réfléchir, de façon totalement transparente. De toute façon, elle se doutait qu'il connaissait déjà les réponses. Elle poussa un râle de bien-être, sentant cette main virile passer entre ses fesses, ces doigts pénétrer son vagin.
— Mmmhhh… Ta chatte est toujours aussi accueillante.
Et pendant plusieurs minutes, dans l'habitacle, résonnaient les sons de succion, les clapotis de mouille, de nombreux gémissements de plaisir. Mais, tout ceci dû s'arrêter précipitamment, car Laurent commençait à revenir. Francis ferma rapidement son pantalon ; Pauline se redressa pour réajuster sa robe. Les deux avaient un goût d'inachevé en bouche, les frustrant profondément.
Laurent ouvrit la porte de dernière, s'assit lourdement sur la banquette avant de claquer le battant. Francis, ne contrôlant pas son amertume d'avoir dû se retenir à deux doigts d'exploser dans la bouche de Pauline :
— Hey, doucement avec la porte !
— C'est bon. Je ne suis pas bien, tu peux le comprendre tout de même !
— Tu ne me parles pas comme ça ! Je ne suis pas responsable de ton état alors prends sur toi. Ce n'est pas la première fois que je te le dis !
— Ouais, c'est bon. On peut y aller maintenant ?
À bout de nerfs, Francis sortit de la voiture. Il avait besoin de prendre l'air, besoin de récupérer son calme avant de reprendre la route. Il marcha sur l'herbe de l'air d'autoroute, s'enfonça un peu dans le petit bois. Pauline réagit à son tour :
— Laurent, j'espère que tu t'excuseras auprès de lui.
— Et pourquoi ?
— Pourquoi ? Parce qu'il a fait deux heures de routes pour venir nous chercher. Il nous ramène chez nous sans se plaindre alors que toi, tu n'arrêtes pas de geindre depuis tout à l'heure et que tu as un comportement odieux.
— Ah, c'est nouveau ça ! Tu prends la défense de mon père plutôt que la mienne ? Et tu ne me demandes même pas si je vais mieux ?
— Je n'en ai rien à foutre !
À son tour, elle sortit de la voiture. Ce n'était pas la première engueulade qu'ils avaient. Elle connaissait depuis longtemps le caractère de son mari en espérant qu'il en prenne conscience un jour ou l'autre, qu'il se ressaisisse, qu'il se remette en question. Mais, à cet instant même, toute la culpabilité qu'elle portait de l'avoir trompé disparut d'un coup.
Sans hésitation, elle alla rejoindre Francis. Sans réfléchir, elle le prit par les joues pour l'embrasser. Il l'attrapa par les fesses et la plaqua contre un tronc d'arbre. Vérifiant rapidement qu'ils ne pouvaient être vus, elle ouvrit son pantalon. Avec force et conviction, elle lui dit :
— Baisez-moi comme une chienne ! J'en ai besoin !
— Moi aussi !
Les langues se mêlant, les jambes de Pauline entourant les hanches de Francis, elle en oubliait les frottements de l'écorce du bouleau contre son dos. Ils avaient tous les deux cette nécessité, presque vitale, de se décharger le plus rapidement possible. L'acte bestial dura cinq minutes au mieux, peut-être moins. Mais, les deux enlacés dans les bras de l'autre, ils se sentirent mieux, plus décontractés.
Pauline s'accroupit au-dessus de l'herbe, appuya sur son ventre pour en faire couler la semence de son beau-père, en profitant pour faire un petit pipi devant lui, ce qui lui redonna le sourire. Ce dernier sortit de sa poche un paquet de mouchoirs afin qu'elle puisse s'essuyer avec.
Ils marchèrent l'un à côté de l'autre, sans ne rien dire, s'avançant vers la voiture, s'effleurant les doigts dès que possible. Pauline pensait que Laurent avait peut-être découvert au pied du siège passager son soutien-gorge et sa culotte. Elle s'en fichait à cet instant. Elle lui en voulait encore de son comportement au point de penser à lui avouer qu'elle a baisé avec Francis.
Mais, ce ne fut pas le cas. Laurent restait silencieux à l'arrière en boudant, tellement vexé que personne ne puisse comprendre qu'il était malade ; vexé que personne n'ait la moindre empathie pour lui.
Tout le monde fut content d'arriver enfin à destination, à arriver dans le trois pièces que louait le jeune couple. La tension restait, cependant ; elle en était palpable. Pauline, à nouveau, en direction de Laurent :
— C'est bon ? Tu vas jouer au grand garçon maintenant ? Présente tes excuses à ton père pendant que je prépare le canapé lit du bureau.
— Comme je te l'ai dit, je n'ai pas à m'excuser. Et d'autre part, pourquoi le préparer ?
— Il a fait quatre heures de route dans la journée juste pour nous ; il est minuit passé. Tu ne vas tout de même pas le renvoyer chez lui à cette heure ?
— S'il s'excuse, alors il pourra rester.
— Laurent… Tu t'entends ?... Je t'aime, mais là, ce n'est pas supportable. La seule raison que j'ai là de ne pas te quitter, c'est parce que je suis enceinte.
— Quoi ? C'est quoi ces conneries ? On avait dit pas tout de suite ! Je vais avoir plein de boulot pour rattraper mon retard à cause de ce voyage. Mais, c'est totalement irresponsable alors que je vise une promotion importante ! Tu ne peux pas comprendre, toi, puisque tu ne travailles pas ! Faudra que tu t'en occupes toute seule, il n'y a pas le choix ou tu te fais avorter. Ta thèse de merde, fais une croix dessus.
Les larmes aux yeux, blessée au plus profond d'elle, Pauline ne dit plus plus un mot, les lèvres soudées entre elles. Laurent le savait, pourtant, que son rêve est d'avoir son doctorat pour devenir professeur d'université. « Thèse de merde », « Tu t'en occupes toute seule », « Avorter »… Faussement calme, elle prit son sac à main, entraina Francis avec elle pour qu'il l'amène chez lui. Ce dernier, avant de partir, cracha à son fils :
— Tu as intérêt à reposer tes pieds sur terre très très vite. Parce que là, je ne sais pas ce qui me retient de t'en coller une ! C'est pas comme ça que je t'ai élevé ! Laurent, tu ne m'as jamais fait autant honte qu'à cet instant ! Si elle te quitte, ne viens pas pleurnicher après.
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Commentaires ()
Ooohhhh... @"Ben_Dover"... Toi, tu t'emmerdes. T'as fini tout le rhum ? 😕
Très belle histoire , je continue ma lecture
Pour préciser : Pauline pensait se mettre à l'arrière, mais son mari a décidé d'y aller pour avoir plus de place. Du coup, elle est allée à l'avant. Ce n'était donc pas clair ? 🥶
Eh Oh ! Impossible de trouver une douche, dans cette ville 🙄. Et l'eau du canal... 🤢.
Et puis... "beurk", "beurk"... Tu n'as pas toujours dis ça, hein, Coco 😏...
Mes orifices s'en souviennent encore 😖.
Ah oui ? Tu as bien fait. Par contre, je ne sais pas bien ce qu'il s'y est passé, mais elle est revenue les yeux pétillants (marchant un peu en canard tout de même), le sourire bête aux lèvres. Elle n'avait pas l'air si calmée que ça, la petite @Wedreca. Par contre, elle puait le sexe à 20 km à la ronde. Beurk... Rien que d'imaginer l'échange de fluides corporels me donne la gerbe 🤢
Mais non, elle ne tourne pas en rond, loin de là même. On commence à rentrer dans le vif du sujet. Ouais, ça a pris un peu de temps. Et puis, tu sais que j'aime faire des drama 🤗
🤔j'ai oublié de lire une de tes histoires ? Va falloir que je checke car il me semblait être à jour. Si c'est le cas, désolé 😓.
Bon, sinon, t'as pas un peu peur que ça tourne en rond, cette histoire 🤔 ? Tu nous refais "Les feux de l'amour", c'est ça 😂 ?
Bon, ben voilà. J'ai rattrapé mon retard, moi 😌 !
Ou alors, @"Ben_Dover" , tu édites le com d'un autre lecteur, ça marche très bien 😉.
Et si tu es le premier, tu postes juste un caractère, puis tu fais edit sur ton propre commentaire 😋👍.
En fait, j'en parlais à Yaz tout à l'heure, c'est le genre d'histoire qui ne peut pas être appréciée chapitre par chapitre. C'est un tout, et soit on aime ce tout, soit rien du tout. J'ai pris un gros risque en la publiant ici car beaucoup risquent de lâcher avant la fin. Mais, tant pis, même pas peur😝
Sinon, pour mettre des emojis, faut pas faire de com directement depuis l'histoire, mais la rechercher dans le forum "histoires et auteurs".
Le chapitre suivant sera un peu plus méchant, suivant la sensibilité de chacun.