Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jouir pour briser les chaines — Chapitre 7 · Dernière tentative
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jouir pour briser les chaines
Chapitre 7 · Dernière tentative
— Pauline, stop, assise ! Je suis en convalescence, pas impotent. Je peux très bien aller me chercher un verre d'eau moi-même.
— Oui, mais…
— Il n'y a pas de « mais ». Retourne à tes révisions et plus vite que ça.
— De toute façon, si je me loupe, ce n'est pas grave : je réessaierai l'an prochain.
— Qu'est-ce que j'entends ? Je devrais te fouetter le cul ! Et c'est ce qu'il se passera si tu n'es pas acceptée. Non, pire pour toi : c'est ce que je ne te ferai pas si tu n'es pas prise.
Elle rit à chaude larme. Elle se sentait moins seule ; elle se sentait soutenue. Cette boule au ventre qu'elle avait depuis qu'elle sut qu'elle était enceinte de Caroline, qui avait grossi considérablement pour Émilien, devenant un cancer en découvrant la vérité, était en train de la quitter petit à petit. Elle regarda Francis se servir son verre d'eau. Tout fier de lui :
— Tu vois, j'y arrive tout seul.
— De toute façon, j'ai besoin d'une pause. Vous m'en servez un ?
— Je ne peux rien refuser à celle qui m'a sauvé la vie.
— J'ai surtout failli vous tuer.
— Comment as-tu pu garder un tel secret en toi ? J'en aurais été incapable.
— Par lâcheté.
— Lâcheté ? Au contraire, il faut un putain de courage. Mais, ça ne change rien : je suis leur grand-père, il est leur père. Tu n'as plus à porter ce fardeau toute seule.
— Oui… Et puis, je suis votre petite chienne en chaleur, alors tout va bien. Ah ah ah.
— Ouais, ben, pour le moment, je ne suis pas encore en état d'en profiter. Mais, j'apprécie ton décolleté et je sens que ça m'aide beaucoup. N'as-tu pas dit que tu étais en pause ?
Pauline regarda Francis avec malice. Elle s'assit sur le plan de travail, remonta ses jambes pour y déposer ses talons. Cuisses écartées, sa minijupe ne cachant plus rien ; sans sous-vêtements, elle commençait à se toucher.
L'homme âgé n'en loupa pas une miette. Il adorait la façon dont sa belle-fille posait ses yeux sur lui en même temps qu'elle s'offrait du plaisir. Il n'était pas encore 16 heures ; elle en était à sa septième masturbation de la journée. Et pourtant, il ne s'en lassait pas. Cela lui donnait juste l'envie d'être à nouveau en état pour que ce soit lui qui la fasse jouir.
Il avait bien compris le fonctionnement de cette femme. Elle avait besoin de cela pour faire baisser la tension en elle, pour dissiper son stress et ses frustrations. Si n'importe qui d'autre l'aurait prise pour une salope, une folle du cul, il avait au contraire une réelle admiration pour Pauline. Il n'avait pourtant pas eu cette image d'elle à leur première rencontre.
Des années avant, lorsqu'elle lui fut présentée, il avait vu cette blondasse aux gros nichons comme une simplette dont la bouche n'avait d'utilité qu'à sucer des bites. C'était aussi sa façon à lui pour ne pas être jaloux de son fils qui avait cette beauté dans son lit toutes les nuits. Au mariage, il préféra garder cette image d'elle, préférant cacher des sentiments profonds qu'il avait développés pour elle. Oh, elle était gentille, oui, mais certainement pas à la hauteur de son fils. Coucher avec elle était alors une solution pour faire annuler le mariage, mais aussi pour baiser cette fille souvent présente dans ses fantasmes ; faire l'amour avec elle.
Sa vision avait totalement changé depuis. Cette « nunuche » n'était pas qu'une simple enveloppe charnelle. C'est son fils qui ne la méritait pas. Il espérait qu'un jour, il s'en rende compte et qu'il fasse ce qu'il faut pour elle, prêt à l'accueillir chez lui au besoin.
En attendant, il ouvrit le frigidaire et en sortit une courgette. Il s'avança, se mit devant Pauline. Il lui tendit le légume qu'elle prit. En faisant la moue, un peu déstabilisée, elle lui sortit :
— J'ai des jouets qui sont plus adaptés.
— Ils n'ont pas la même saveur.
— Vous êtes vraiment un pervers. Pour la peine, je vous ferai une ratatouille ce soir avec.
— Et je la dégusterai avec plaisir.
Leur complicité n'avait jamais été aussi grande. Il n'y avait pas pour autant de sentiment amoureux, juste de la complicité, de ce qu'ils voulaient s'en convaincre. Pauline se pencha pour passer sous l'eau le légume ; elle poussa un gémissement puissant tout en fronçant les sourcils lorsqu'elle se l'inséra dans le vagin.
Elle ne cachait pas le plaisir qu'elle ressentait. Elle faisait des vas-et-viens dans sa chatte brulante, de plus en plus rapidement, étant de plus en plus haletante.
— Imagine que c'est moi qui te pénètre.
— C'est ce que je fais déjà.
— Je ne crois pas, à moins que tu aies oublié que j'y vais de façon plus brutale.
— Elle est plus grosse que votre sexe.
— Ne cherche pas d'excuse. Accélère le mouvement, chienne !
À ces mots, elle jouit mentalement à défaut de physiquement. « Chienne », elle s'était sentie tellement humiliée lorsqu'il la traita ainsi la première fois ; elle s'était sentie tellement excitée lorsqu'elle comprit qu'elle n'était qu'un amusement pour lui, une source pour faire voler en éclat ses frustrations.
Elle pouvait être sa chienne, sa pute, son garage à bite… Tout ce qu'il voulait, car l'important était qu'elle se sente bien, et Francis était parfait dans ce rôle. Accélérant ainsi son geste, ses gémissements étaient de plus en plus intenses. Il ne fallut pas beaucoup de temps supplémentaire pour qu'elle jouisse avec force, qu'un orgasme la submerge au point de la faire glisser de ce plan de travail jusqu'au sol.
Et elle s'est mise à rire alors que Francis s'est inquiété :
— Ah ah ah, merde, je me suis pété le cul.
— Ça va ?
— Mais oui. Je ne suis pas aussi fragile que vous. Allez, pause finie, il est temps que je m'y remette. Ah non, il faut que j'aille chercher les enfants à l'école.
Elle se releva, retira la courgette de son vagin qu'elle déposa à côté de l'évier. Elle fit un baiser rapide à son beau-père, mais appuyé.
La ratatouille fut délicieuse.
Des mois plus tard, alors que Francis était totalement rétabli, Laurent arriva en pleine journée chez lui. Il devait prendre un avion pour un nouveau déplacement et ne trouvait pas sa carte d'identité. Il était pressé, mais, en arrivant, il surprit sa femme nue sur le canapé contre Francis qui ne portait qu'un caleçon sur lui, à lui caresser la cuisse. Son sang ne fit qu'un tour.
— Putain ! Il se passe quoi ici ? Vous couchez ensemble ?
— Attends, fiston, ce n'est pas ce que tu crois.
— Ta gueule ! Tu baises ma femme, et chez moi en plus ?
— Non, je ne la baise pas, car je n'arrive plus à bander ! Alors, tu te calmes tout de suite sinon…
— Je t'ai dit « ta gueule » ! Dégage de chez moi tout de suite sinon je t'en colle une.
Ils s'engueulèrent cinq minutes sans s'écouter. Francis, rhabillé, partit en claquant la porte. Pauline, toujours sur le canapé, restait calme, ce qui énervait encore plus Laurent.
— Putain, tu devrais avoir honte, sale pute !
— Je ne suis plus ta pute depuis des années, mon chéri, puisque tu me délaisses tout le temps.
— Va t'habiller ! Tu me dégoutes.
— Non !
— … Tu as entendu ce que j'ai dit ? Tu crois que tu as ton mot à dire ?
— Oui, j'ai entendu ! Mais, je suis bien à poil. Et je compte aussi m'offrir un petit plaisir, veux-tu en profiter pour me prendre ?
Il ne sut pas quoi répondre. Pauline écarta les jambes et commença à se caresser doucement la vulve en fixant son regard malicieux sur son mari. Elle passait ses doigts sur ses lèvres intimes encore humides de la salive de Francis, sur son vagin sensible grâce aux phalanges de son beau-père. Mais, ce n'était plus pareil : il se sentait humilié de plus réussir à bander ; cela lui coupait ses envies de jouer.
Elle reprit en déclarant :
— Par contre, toi, tu ne sais pas écouter. As-tu entendu ce que ton père t'a dit ?
— … Quoi ? Il a dit quoi ?
— Qu'il n'a plus d'érection depuis plus de six mois, c'est-à-dire depuis qu'il a eu son arrêt cardiaque.
— Et donc, le but derrière est que tu fasses la pute pour le faire bander ? C'est ça ?
— Je ne suis toujours pas une pute, mais oui, c'est ça.
— … Vous me dégoûtez tous les deux. Et après, hein ? S'il s'était mis à bander, tu aurais baisé avec lui ?
— Je pense que j'aurai commencé par le sucer tout doucement, délicatement. Bien que je ne sois pas une pute, je suis en chaleur comme une chienne. Parce que, sais-tu combien de fois tu m'as touchée depuis, justement, son infarctus ?
— Et tu vas me le dire, je suppose.
— Deux fois, tu t'en rends compte ? Seulement deux fois. Et encore, j'ai presque dû te violer à chaque fois ! Ma chatte a besoin d'être remplie par une vraie bite. Tu le sais ; je te le dis quasiment toutes les semaines. Au risque de te choquer encore plus, j'envisage sérieusement de me trouver un amant, et aussi de te quitter.
— … Je suis pressé que ça arrive. On en reparlera à mon retour, je n'ai pas le temps là… Je ne trouve pas ma carte d'identité. Sais-tu où elle est ? Tu peux au moins m'aider à la chercher ?
— Non, je suis occupée, comme tu le vois. Débrouille-toi, mon cher mari d'amour de toujours. Mais, je sais où elle s'est cachée.
Pauline faisait exprès de narguer son mari. C'était un peu sa façon de se venger d'être délaissée aussi souvent, ayant marre de ses promesses jamais tenues, de leurs anniversaires de mariage oubliés, de ceux des enfants, des siens…
Mais surtout, elle lui en voulait encore pour ce jour durant lequel, toute heureuse, elle lui annonça son admission à l'université. Elle avait espéré qu'il lui propose un restaurant pour fêter l'événement. Au lieu de cela, il répondit froidement, avec une déception palpable : « Et pendant que tu seras en cours, qui amènera et ira chercher les enfants à l'école ? Ne compte pas sur moi, car ce n'est pas possible avec mon travail ».
Alors que Laurent s'énervait de plus en plus en fouillant à droite, à gauche, en vidant des tiroirs sur le sol, Pauline augmentait ses gémissements pour l'énerver davantage. Il lui gueula :
— ELLE EST OÙ ?
— Je te le dis si tu me baises.
Fou de rage, tout en ajoutant « tu vas me répondre, sale pute ! Tu vas voir ! », il se précipita sur Pauline en lui empoignant les cheveux ; elle cria de douleur. Il leva la main en l'air pour la menacer de la frapper ; elle lut dans son regard qu'il irait jusqu'au bout de son geste. Sans réfléchir, par instinct de survie peut-être, d'un coup puissant avec sa jambe, elle frappa Laurent entre les cuisses.
Il tomba au sol en se tenant l'aine. Si la douleur n'était pas si puissante, cela lui avait tout de même coupé le souffle. Et Pauline se précipita, apeurée, jusqu'à la cuisine. Elle se saisit d'un grand couteau qu'elle tint des deux mains en le serrant de toutes ses forces. Paniquée et la respiration courte, elle lui sortit :
— Si tu t'avises de lever encore la main sur moi, je te coupe les couilles et je TE LES FAIS BOUFFER !
Tremblante, elle ouvrit le congélateur, en retira la carte d'identité qu'elle balança le plus loin d'elle possible. Elle ajouta :
— Maintenant, tu dégages ! Je ne veux plus te voir. Va à ton putain de boulot de merde et dors-y aussi au lieu de me faire chier à revenir tout le temps ! De toute façon, il n'y a que ça qui compte pour toi ! T'écoute jamais rien de ce qu'on te dit. Tu fais chier, Laurent. Dégage, allez, dégage !
Deux minutes plus tard, il partit en boitant un peu, sans dire un mot, sans se retourner. Pauline lâcha l'arme après avoir verrouillé la porte d'entrée. Elle s'écroula au sol en pleurs. Elle avait espéré que, enfin, Laurent réagisse en prenant conscience de son comportement régulier, mais c'était finalement pire.
Oui, elle avait manigancé tout ceci en volant cette carte le matin même avant que son mari ne quitte la maison, la cachant. Elle savait qu'il allait revenir ; c'était fait exprès. Mais tout ne s'était pas déroulé comme espéré. Elle avait senti que Laurent n'avait pas été jaloux ; sa fierté en avait seulement pris un coup, ce qui était pour lui le pire qu'il pouvait vivre.
Elle resta quelques minutes encore au sol à réfléchir. Il ne la respectait pas, il s'en foutait d'elle, et cela, depuis toujours. En dehors des mots et des discours, il y a les actions qui parlent bien mieux. Qu'elle soit la jolie femme, bonne mère, bonne épouse, ça Laurent appréciait surtout lorsqu'ils étaient invités à certaines soirées “importantes” pour sa carrière. Mais pour le reste… Elle était dans une prison dorée ; elle était juste un trophée qu'on repose sur l'étagère après l'avoir exhibé ; une boniche pour s'occuper du reste.
Elle finit par se lever, les jambes flageolantes. Elle prit son téléphone et appela :
— Francis, vous êtes toujours en voiture ?
— Oui, en mode connecté. J'entends à ta voix que ça ne s'est pas bien passé. Tu veux que je fasse demi-tour ?
— Non… C'est quoi ces sites libertins dont vous m'avez parlé ?
— Attends, Pauline. Dessus, il y a des gens vraiment pas recommandables. Ne te lance pas dedans tête baissée.
— Je m'en fous. Je suis prête à me faire sauter par la terre entière.
— J'imagine que, quoi que je te dise, tu en feras qu'à ta tête… Je peux certainement t'aider en choisissant les profils pour toi. Je sais reconnaitre les bons, et ils ne sont pas si nombreux que ça.
— … Marché conclu.
— Et aussi, j'impose d'être présent pour ta sécurité et parce que je ne peux plus rien faire de mieux.
— Vieux pervers voyeur… Ça me rassurera aussi.
— Tu vois comment je me sacrifie pour ma belle-fille préférée ?
— … Ouais… Je suis la seule, donc, pas trop le choix.
— Non. Si j'en avais eu vingt, tu serais aussi ma préférée, mais uniquement parce que tu as de gros seins.
— Mmmmhhhh ?... Merci, Francis. Vous êtes un ange. Je me sens mieux grâce à vous. Je vais pouvoir reprendre mes révisions pour les partiels. Tout plein de bisous chaleureux.
— Bosse bien. Je passerai demain pour recevoir ces bisous en personne.
— Oui, mais…
— Il n'y a pas de « mais ». Retourne à tes révisions et plus vite que ça.
— De toute façon, si je me loupe, ce n'est pas grave : je réessaierai l'an prochain.
— Qu'est-ce que j'entends ? Je devrais te fouetter le cul ! Et c'est ce qu'il se passera si tu n'es pas acceptée. Non, pire pour toi : c'est ce que je ne te ferai pas si tu n'es pas prise.
Elle rit à chaude larme. Elle se sentait moins seule ; elle se sentait soutenue. Cette boule au ventre qu'elle avait depuis qu'elle sut qu'elle était enceinte de Caroline, qui avait grossi considérablement pour Émilien, devenant un cancer en découvrant la vérité, était en train de la quitter petit à petit. Elle regarda Francis se servir son verre d'eau. Tout fier de lui :
— Tu vois, j'y arrive tout seul.
— De toute façon, j'ai besoin d'une pause. Vous m'en servez un ?
— Je ne peux rien refuser à celle qui m'a sauvé la vie.
— J'ai surtout failli vous tuer.
— Comment as-tu pu garder un tel secret en toi ? J'en aurais été incapable.
— Par lâcheté.
— Lâcheté ? Au contraire, il faut un putain de courage. Mais, ça ne change rien : je suis leur grand-père, il est leur père. Tu n'as plus à porter ce fardeau toute seule.
— Oui… Et puis, je suis votre petite chienne en chaleur, alors tout va bien. Ah ah ah.
— Ouais, ben, pour le moment, je ne suis pas encore en état d'en profiter. Mais, j'apprécie ton décolleté et je sens que ça m'aide beaucoup. N'as-tu pas dit que tu étais en pause ?
Pauline regarda Francis avec malice. Elle s'assit sur le plan de travail, remonta ses jambes pour y déposer ses talons. Cuisses écartées, sa minijupe ne cachant plus rien ; sans sous-vêtements, elle commençait à se toucher.
L'homme âgé n'en loupa pas une miette. Il adorait la façon dont sa belle-fille posait ses yeux sur lui en même temps qu'elle s'offrait du plaisir. Il n'était pas encore 16 heures ; elle en était à sa septième masturbation de la journée. Et pourtant, il ne s'en lassait pas. Cela lui donnait juste l'envie d'être à nouveau en état pour que ce soit lui qui la fasse jouir.
Il avait bien compris le fonctionnement de cette femme. Elle avait besoin de cela pour faire baisser la tension en elle, pour dissiper son stress et ses frustrations. Si n'importe qui d'autre l'aurait prise pour une salope, une folle du cul, il avait au contraire une réelle admiration pour Pauline. Il n'avait pourtant pas eu cette image d'elle à leur première rencontre.
Des années avant, lorsqu'elle lui fut présentée, il avait vu cette blondasse aux gros nichons comme une simplette dont la bouche n'avait d'utilité qu'à sucer des bites. C'était aussi sa façon à lui pour ne pas être jaloux de son fils qui avait cette beauté dans son lit toutes les nuits. Au mariage, il préféra garder cette image d'elle, préférant cacher des sentiments profonds qu'il avait développés pour elle. Oh, elle était gentille, oui, mais certainement pas à la hauteur de son fils. Coucher avec elle était alors une solution pour faire annuler le mariage, mais aussi pour baiser cette fille souvent présente dans ses fantasmes ; faire l'amour avec elle.
Sa vision avait totalement changé depuis. Cette « nunuche » n'était pas qu'une simple enveloppe charnelle. C'est son fils qui ne la méritait pas. Il espérait qu'un jour, il s'en rende compte et qu'il fasse ce qu'il faut pour elle, prêt à l'accueillir chez lui au besoin.
En attendant, il ouvrit le frigidaire et en sortit une courgette. Il s'avança, se mit devant Pauline. Il lui tendit le légume qu'elle prit. En faisant la moue, un peu déstabilisée, elle lui sortit :
— J'ai des jouets qui sont plus adaptés.
— Ils n'ont pas la même saveur.
— Vous êtes vraiment un pervers. Pour la peine, je vous ferai une ratatouille ce soir avec.
— Et je la dégusterai avec plaisir.
Leur complicité n'avait jamais été aussi grande. Il n'y avait pas pour autant de sentiment amoureux, juste de la complicité, de ce qu'ils voulaient s'en convaincre. Pauline se pencha pour passer sous l'eau le légume ; elle poussa un gémissement puissant tout en fronçant les sourcils lorsqu'elle se l'inséra dans le vagin.
Elle ne cachait pas le plaisir qu'elle ressentait. Elle faisait des vas-et-viens dans sa chatte brulante, de plus en plus rapidement, étant de plus en plus haletante.
— Imagine que c'est moi qui te pénètre.
— C'est ce que je fais déjà.
— Je ne crois pas, à moins que tu aies oublié que j'y vais de façon plus brutale.
— Elle est plus grosse que votre sexe.
— Ne cherche pas d'excuse. Accélère le mouvement, chienne !
À ces mots, elle jouit mentalement à défaut de physiquement. « Chienne », elle s'était sentie tellement humiliée lorsqu'il la traita ainsi la première fois ; elle s'était sentie tellement excitée lorsqu'elle comprit qu'elle n'était qu'un amusement pour lui, une source pour faire voler en éclat ses frustrations.
Elle pouvait être sa chienne, sa pute, son garage à bite… Tout ce qu'il voulait, car l'important était qu'elle se sente bien, et Francis était parfait dans ce rôle. Accélérant ainsi son geste, ses gémissements étaient de plus en plus intenses. Il ne fallut pas beaucoup de temps supplémentaire pour qu'elle jouisse avec force, qu'un orgasme la submerge au point de la faire glisser de ce plan de travail jusqu'au sol.
Et elle s'est mise à rire alors que Francis s'est inquiété :
— Ah ah ah, merde, je me suis pété le cul.
— Ça va ?
— Mais oui. Je ne suis pas aussi fragile que vous. Allez, pause finie, il est temps que je m'y remette. Ah non, il faut que j'aille chercher les enfants à l'école.
Elle se releva, retira la courgette de son vagin qu'elle déposa à côté de l'évier. Elle fit un baiser rapide à son beau-père, mais appuyé.
La ratatouille fut délicieuse.
Des mois plus tard, alors que Francis était totalement rétabli, Laurent arriva en pleine journée chez lui. Il devait prendre un avion pour un nouveau déplacement et ne trouvait pas sa carte d'identité. Il était pressé, mais, en arrivant, il surprit sa femme nue sur le canapé contre Francis qui ne portait qu'un caleçon sur lui, à lui caresser la cuisse. Son sang ne fit qu'un tour.
— Putain ! Il se passe quoi ici ? Vous couchez ensemble ?
— Attends, fiston, ce n'est pas ce que tu crois.
— Ta gueule ! Tu baises ma femme, et chez moi en plus ?
— Non, je ne la baise pas, car je n'arrive plus à bander ! Alors, tu te calmes tout de suite sinon…
— Je t'ai dit « ta gueule » ! Dégage de chez moi tout de suite sinon je t'en colle une.
Ils s'engueulèrent cinq minutes sans s'écouter. Francis, rhabillé, partit en claquant la porte. Pauline, toujours sur le canapé, restait calme, ce qui énervait encore plus Laurent.
— Putain, tu devrais avoir honte, sale pute !
— Je ne suis plus ta pute depuis des années, mon chéri, puisque tu me délaisses tout le temps.
— Va t'habiller ! Tu me dégoutes.
— Non !
— … Tu as entendu ce que j'ai dit ? Tu crois que tu as ton mot à dire ?
— Oui, j'ai entendu ! Mais, je suis bien à poil. Et je compte aussi m'offrir un petit plaisir, veux-tu en profiter pour me prendre ?
Il ne sut pas quoi répondre. Pauline écarta les jambes et commença à se caresser doucement la vulve en fixant son regard malicieux sur son mari. Elle passait ses doigts sur ses lèvres intimes encore humides de la salive de Francis, sur son vagin sensible grâce aux phalanges de son beau-père. Mais, ce n'était plus pareil : il se sentait humilié de plus réussir à bander ; cela lui coupait ses envies de jouer.
Elle reprit en déclarant :
— Par contre, toi, tu ne sais pas écouter. As-tu entendu ce que ton père t'a dit ?
— … Quoi ? Il a dit quoi ?
— Qu'il n'a plus d'érection depuis plus de six mois, c'est-à-dire depuis qu'il a eu son arrêt cardiaque.
— Et donc, le but derrière est que tu fasses la pute pour le faire bander ? C'est ça ?
— Je ne suis toujours pas une pute, mais oui, c'est ça.
— … Vous me dégoûtez tous les deux. Et après, hein ? S'il s'était mis à bander, tu aurais baisé avec lui ?
— Je pense que j'aurai commencé par le sucer tout doucement, délicatement. Bien que je ne sois pas une pute, je suis en chaleur comme une chienne. Parce que, sais-tu combien de fois tu m'as touchée depuis, justement, son infarctus ?
— Et tu vas me le dire, je suppose.
— Deux fois, tu t'en rends compte ? Seulement deux fois. Et encore, j'ai presque dû te violer à chaque fois ! Ma chatte a besoin d'être remplie par une vraie bite. Tu le sais ; je te le dis quasiment toutes les semaines. Au risque de te choquer encore plus, j'envisage sérieusement de me trouver un amant, et aussi de te quitter.
— … Je suis pressé que ça arrive. On en reparlera à mon retour, je n'ai pas le temps là… Je ne trouve pas ma carte d'identité. Sais-tu où elle est ? Tu peux au moins m'aider à la chercher ?
— Non, je suis occupée, comme tu le vois. Débrouille-toi, mon cher mari d'amour de toujours. Mais, je sais où elle s'est cachée.
Pauline faisait exprès de narguer son mari. C'était un peu sa façon de se venger d'être délaissée aussi souvent, ayant marre de ses promesses jamais tenues, de leurs anniversaires de mariage oubliés, de ceux des enfants, des siens…
Mais surtout, elle lui en voulait encore pour ce jour durant lequel, toute heureuse, elle lui annonça son admission à l'université. Elle avait espéré qu'il lui propose un restaurant pour fêter l'événement. Au lieu de cela, il répondit froidement, avec une déception palpable : « Et pendant que tu seras en cours, qui amènera et ira chercher les enfants à l'école ? Ne compte pas sur moi, car ce n'est pas possible avec mon travail ».
Alors que Laurent s'énervait de plus en plus en fouillant à droite, à gauche, en vidant des tiroirs sur le sol, Pauline augmentait ses gémissements pour l'énerver davantage. Il lui gueula :
— ELLE EST OÙ ?
— Je te le dis si tu me baises.
Fou de rage, tout en ajoutant « tu vas me répondre, sale pute ! Tu vas voir ! », il se précipita sur Pauline en lui empoignant les cheveux ; elle cria de douleur. Il leva la main en l'air pour la menacer de la frapper ; elle lut dans son regard qu'il irait jusqu'au bout de son geste. Sans réfléchir, par instinct de survie peut-être, d'un coup puissant avec sa jambe, elle frappa Laurent entre les cuisses.
Il tomba au sol en se tenant l'aine. Si la douleur n'était pas si puissante, cela lui avait tout de même coupé le souffle. Et Pauline se précipita, apeurée, jusqu'à la cuisine. Elle se saisit d'un grand couteau qu'elle tint des deux mains en le serrant de toutes ses forces. Paniquée et la respiration courte, elle lui sortit :
— Si tu t'avises de lever encore la main sur moi, je te coupe les couilles et je TE LES FAIS BOUFFER !
Tremblante, elle ouvrit le congélateur, en retira la carte d'identité qu'elle balança le plus loin d'elle possible. Elle ajouta :
— Maintenant, tu dégages ! Je ne veux plus te voir. Va à ton putain de boulot de merde et dors-y aussi au lieu de me faire chier à revenir tout le temps ! De toute façon, il n'y a que ça qui compte pour toi ! T'écoute jamais rien de ce qu'on te dit. Tu fais chier, Laurent. Dégage, allez, dégage !
Deux minutes plus tard, il partit en boitant un peu, sans dire un mot, sans se retourner. Pauline lâcha l'arme après avoir verrouillé la porte d'entrée. Elle s'écroula au sol en pleurs. Elle avait espéré que, enfin, Laurent réagisse en prenant conscience de son comportement régulier, mais c'était finalement pire.
Oui, elle avait manigancé tout ceci en volant cette carte le matin même avant que son mari ne quitte la maison, la cachant. Elle savait qu'il allait revenir ; c'était fait exprès. Mais tout ne s'était pas déroulé comme espéré. Elle avait senti que Laurent n'avait pas été jaloux ; sa fierté en avait seulement pris un coup, ce qui était pour lui le pire qu'il pouvait vivre.
Elle resta quelques minutes encore au sol à réfléchir. Il ne la respectait pas, il s'en foutait d'elle, et cela, depuis toujours. En dehors des mots et des discours, il y a les actions qui parlent bien mieux. Qu'elle soit la jolie femme, bonne mère, bonne épouse, ça Laurent appréciait surtout lorsqu'ils étaient invités à certaines soirées “importantes” pour sa carrière. Mais pour le reste… Elle était dans une prison dorée ; elle était juste un trophée qu'on repose sur l'étagère après l'avoir exhibé ; une boniche pour s'occuper du reste.
Elle finit par se lever, les jambes flageolantes. Elle prit son téléphone et appela :
— Francis, vous êtes toujours en voiture ?
— Oui, en mode connecté. J'entends à ta voix que ça ne s'est pas bien passé. Tu veux que je fasse demi-tour ?
— Non… C'est quoi ces sites libertins dont vous m'avez parlé ?
— Attends, Pauline. Dessus, il y a des gens vraiment pas recommandables. Ne te lance pas dedans tête baissée.
— Je m'en fous. Je suis prête à me faire sauter par la terre entière.
— J'imagine que, quoi que je te dise, tu en feras qu'à ta tête… Je peux certainement t'aider en choisissant les profils pour toi. Je sais reconnaitre les bons, et ils ne sont pas si nombreux que ça.
— … Marché conclu.
— Et aussi, j'impose d'être présent pour ta sécurité et parce que je ne peux plus rien faire de mieux.
— Vieux pervers voyeur… Ça me rassurera aussi.
— Tu vois comment je me sacrifie pour ma belle-fille préférée ?
— … Ouais… Je suis la seule, donc, pas trop le choix.
— Non. Si j'en avais eu vingt, tu serais aussi ma préférée, mais uniquement parce que tu as de gros seins.
— Mmmmhhhh ?... Merci, Francis. Vous êtes un ange. Je me sens mieux grâce à vous. Je vais pouvoir reprendre mes révisions pour les partiels. Tout plein de bisous chaleureux.
— Bosse bien. Je passerai demain pour recevoir ces bisous en personne.
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Commentaires ()
@"Ben_Dover", ma seule chance, oui, ma seule chance que tu aies un peu de compassion pour elle, commencera à partir du ch 11. Franchement, toi et Yaz m'étonnaient sur cette vision. Je ne m'y attendais pas une seule seconde, pour de vrai. Comme quoi, parfois l'œuvre (et celle-ci est clairement sublime 😏) échappe à son auteur.
Quoi qu'il en soit, merci pour ton commentaire super intéressant.
Bon, allez, to be continued.
Merci pour ton com 😊
C'est vraiment une famille de tarés 😂.
J'ai relu tous les chapitres..et je n'arrive pas à en vouloir totalement à Laurent .
Et s'il savait tout depuis le début, le mariage....mais il aime follement sa femme
Si le travail était son exutoire pour pouvoir accepter , mais il reste un homme avec ses réactions
Car a chaque fois que il pourrait perdre son contrôle, il s'éloigne encore plus, en sachant ce qu'il va arriver
C'est sûrement le prix à payer pour la garder et ....ses enfants ....je pense qu'il sait qu'il est stérile.....
On peut s'imaginer ce qu'on veut à ce stade du récit. On n'en ait qu'à la moitié, donc il reste de la marge 😁
Bon ben, il faut maintenant une explication sur pourquoi il dit n'être rien sans elle et cette histoire de fille avec qui il dort lorsqu'il est en déplacement 🤔
Elle l'avait prévenu que ça allait arriver.