Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une nouvelle soeur — Chapitre 2 · ça a fait tilt
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une nouvelle soeur
Chapitre 2 · ça a fait tilt
Petit disclaimer : ce récit continue à introduire la relation entre deux frères. On est donc aussi sur un thème homosexualité masculine et inceste… mais le classement en « transexualité » s'explique aussi… petit à petit…
Une nouvelle sœur (2)
Résumé rapide :
Je suis Tarek, en 2018 j'ai commencé à partager un appartement avec mon jeune frère Amir dans le centre de Bordeaux. Tous deux nous sommes des métis franco-marocains.
Ce dernier faisait des études de médecine, et moi, en tant que maquilleur et diplômé du conservatoire de théâtre, je bossais de plus en plus, en free-lance, au maquillage sur des tournages ou des plateaux. Le bouche à oreille fonctionnait bien et j'avais de plus en plus de contrats et de propositions. Mais je ne désespérais pas de trouver aussi un rôle fait pour moi, au théâtre ou au cinéma.
Ce dernier faisait des études de médecine, et moi, en tant que maquilleur et diplômé du conservatoire de théâtre, je bossais de plus en plus, en free-lance, au maquillage sur des tournages ou des plateaux. Le bouche à oreille fonctionnait bien et j'avais de plus en plus de contrats et de propositions. Mais je ne désespérais pas de trouver aussi un rôle fait pour moi, au théâtre ou au cinéma.
Il faut savoir que j'ai déjà eu quelques expériences de « découverte » homosexuelles, et ce, même si j'aime beaucoup les femmes.
Mon frère, lui, m'a avoué, de son côté, qu'il ne se sentait pas bien dans sa peau. Qu'il se demandait depuis longtemps s'il était dans le bon corps. Il avait l'intuition qu'il se sentirait plus heureux comme femme, que son mal-être constant, venait de cet état qui le rongeait.
Mon frère, lui, m'a avoué, de son côté, qu'il ne se sentait pas bien dans sa peau. Qu'il se demandait depuis longtemps s'il était dans le bon corps. Il avait l'intuition qu'il se sentirait plus heureux comme femme, que son mal-être constant, venait de cet état qui le rongeait.
Cette révélation, avait non seulement permis d'aborder ce sujet, sérieux et important, avec mon frère, mais avait attisé chez lui et moi une envie soudaine de fantasmer et se faire du bien (chacun dans sa chambre) : voir le chapitre précédent.
Les dernières lignes du chapitre précédent :
Puis, machinalement, je sortis de ma chambre pour aller reprendre une douche.
Et c'est à ce moment précis que je tombai nez à nez avec Amir. Il avait, lui aussi, eu la même idée de salle de bain. Il était nu, si beau, si svelte, son sexe venait tout juste de débander, encore légèrement gonflé et reposant sur de grosses bourses bien gonflées, son ventre et son torse glabres luisaient de sa transpiration, et ses poils pubiens, fournis et sombres, étaient visiblement souillés de son éjaculation. Il avait placé sa main en cuvette, au-dessous de ses couilles, pour éviter de souiller le parquet.
Je le trouvai si beau que, voyant son mouvement de recul et la frayeur qui commençait à se dessiner sur son visage, je décidai de dédramatiser la chose.
- On est synchrone. C'est rigolo, non ? Je vois que mes gémissements n'ont pas bloqué ton plaisir.
Amir s'arrêta de reculer.
- Euh non.
- Tant mieux. Tu veux passer sous la douche en premier, ou au point où on en est, on y va tous les deux en même temps ?
Chapitre 2 : Ça a fait tilt.
Amir n'hésita pas très longtemps. Il me fit signe de la tête qu'il acceptait.
Mon frère semblait honteux malgré tout, très peu à l'aise pour montrer son corps nu, lui qui était pourtant si beau. J'avais l'impression qu'il essayait de combattre des démons, ses complexes. L'idée de contribuer à ce qu'il puisse surmonter son malaise, qu'il puisse se sentir lui-même avec moi, me plaisait. Pourtant, c'était moi le bedonnant, poilu quelque peu sur les épaules et le dos, et c'était lui le svelte métis aux traits fins et féminins, presque imberbe : il aurait dû se sentir mieux que moi.
Je savais que mon frère venait de se masturber, et je ne voulais pas qu'il puisse en avoir honte. J'étais bien assez triste d'avoir compris que depuis notre enfance, il avait éprouvé un réel mal-être du fait d'un décalage entre son ressenti d'être une femme et le genre que la nature lui avait attribué. Je ne voulais en aucun cas qu'il puisse penser que je n'étais pas de son côté.
La douche à l'italienne était plutôt spacieuse, mais chaque mouvement pouvait nous faire nous frôler l'un l'autre. Au début je sentais Amir timide. Alors je pris le parti de ne pas m'en formaliser, je poussais Amir dans le dos pour qu'il me fasse de la place sous le jet bien chaud de la douche.
— Allez, je caille là derrière, fais de la place ou je me colle à ton derrière.
— Oui, de la place, t'en as besoin, se moqua mon frère, gentiment.
Ne voulant pas perdre la face dans une bataille de moqueries.
— Effectivement, pour mon gros engin.
Mon frère y jeta un coup d'œil, mais mon sexe ayant repris sa taille habituelle, au repos, nous nous mîmes à pouffer.
— Non mais là, tu me prends au dépourvu, y a quelques minutes j'étais plus fringant.
J'essayai de tripoter mon sexe, histoire de prouver mes dires, mais sans vraiment de but.
Pourtant, étrangement, alors que mon frère me fixait, fixait mon anatomie, mon cerveau sembla imaginer que cette situation était excitante et envoya le nécessaire d'impulsion pour que mon sexe prenne un peu de volume.
Amir ne quittait plus mon membre des yeux. Puis, tout à coup, il plongea sa tête sous le jet chaud de la douche, comme s'il voulait passer derrière une cascade qui le protègerait de l'extérieur.
Je le vis frissonner, mais je remarquai que son sexe aussi avait pris du volume. Oh, pas de quoi tendre complètement sa bite, mais juste assez pour que sa fine tige se décolle de ses couilles.
Je fixais maintenant l'anatomie de mon jeune frère. Il avait un sexe circoncis, comme moi, mais plus fin et bien moins long, ce dernier avait visiblement tendance à se courber vers le haut dans l'excitation. Ses poils pubiens étaient abondants, sombres et très frisés, mais très localisés sur le dessus de son sexe et formaient aussi un duvet dense sur ses grosses bourses bien rondes.
Je prenais la mesure de l'attirance que j'avais pour ce sexe d'homme, celui de mon frère, quand, tout à coup, je sentis que ma bite était au garde à vous, tendue à l'horizontale.
J'osai l'impensable : commencer à me masturber face à Amir.
Je n'arrivais pas à me dire que ça pourrait aboutir à quelque chose de vraiment plus sexuel, mais je n'arrivais pas à arrêter, non plus, de frotter ma tige sur toute sa longueur. Puis, gêné par le côté rêche de ma masturbation, j'approchai ma queue du jet d'eau, pour humidifier le tout, pour éventuellement, avec un peu de gel douche, lubrifier mon sexe.
Mon frère ne parlait pas, ne réagissait pas vraiment face à mon approche de sa position.
Amir ne touchait pas son sexe, mais visiblement ce qu'il voyait le titillait aussi. Sa bite avait pris sa courbure maximum, comme un petit arc de cercle qui cherchait à pointer vers le haut, surmonté d'un gland proportionné à sa dizaine de centimètres de queue. Amir bandait en me regardant.
— J'ai l'impression qu'on se fait de l'effet, osai-je dire.
Il ne répondit pas. Mais lorsque je plaçai ma tige sous le jet, tout proche de lui, il ne recula pas.
— Tu aimes regarder ma queue, Amir ? Tu me donnes envie de partager tout ce plaisir avec toi.
— Je ne sais pas. C'est bizarre.
— Touche-moi si tu veux. À moins que tu ne préfères que je le fasse ?
J'approchais lentement une main vers son petit sexe très dur, quand il me l'écarta. Mais, en échange, il vint coller son membre sur le mien. Nos queues, si différentes, commencèrent un ballet, un véritable jeu d'escrime.
Percevoir la dureté, la douceur et la chaleur de mon frère, à travers cette joute de bites qui se frottaient, se percutaient, se caressaient, m'électrisa.
Amir approcha alors sa main et commença, d'abord avec hésitation, à nous masturber, bite contre bite. Sa main tirait son sexe vers le bas, tout en englobant ma tige. Mon gland venait cogner ses couilles à chaque mouvement de sa main. La sensation était divine, et mon frère se mit à gémir, très doucement, timidement.
J'attrapai le gel douche et j'en aspergeai nos deux queues, noyant littéralement sa fine main. Très vite la mousse s'immisça partout, entre ses doigts, entre nos bites, et cette douceur décupla mon plaisir.
J'avançai plusieurs fois mon bassin, en cadence, pour accélérer et anticiper le mouvement de branle de mon frère. Je fermais les yeux. J'avais envie de me concentrer sur les sensations de mon gland contre sa paume, contre son petit membre et contre ses grosses bourses. Très vite le jet d'eau, très chaud, nettoya le gel douche. Pourtant, tout à coup je sentis une chaleur inhabituelle qui m'engloba.
En ouvrant les yeux, je compris.
À genoux, mon frère avait engouffré mon sexe dans sa bouche. Je sentais sa langue, quelquefois ses dents, mais surtout une agréable chaleur et l'humidité de sa salive, plus propice que l'eau à décupler mon plaisir.
Avec une main il se branlait, avec l'autre il accompagnait sa fellation. Ce dernier s'appliquait. Il titilla mon gland du bout de sa langue, m'aspira, appliquant une régularité et une ardeur très marquées, cadencées par son mouvement de masturbation.
Mon frère sembla tout à coup être de plus en plus excité, il enfonça mon sexe de plus en plus profondément, de plus en plus rapidement, et je vis que sa propre masturbation changea aussi de rythme. J'avais le sentiment qu'il voulait me faire jouir, et jouir lui aussi, en même temps.
Et cette idée, d'un plaisir mutuel, synchronisé, comme nous avions eu par écran interposé, dans nos chambres respectives, accéléra tout en moi. Tous ses mouvements de bouche, les caresses de ses lèvres, de sa langue, les bruits de succion, son gémissement qui vibrait sur ma queue, attisaient mon plaisir. Je sentais poindre mon éjaculation quand je vis qu'Amir déchargeait quelques traits blancs en jouissant. Il n'en fallut pas plus.
— Ah, je vais jouir, Amir. Je vais cracher, attention !
Mais Amir ne me laissa pas me déverser ailleurs que dans sa bouche. Pris de spasmes orgasmiques très forts, j'envoyai ma semence sur sa langue. Il joua quelques secondes avec, continua sa fellation avec mon propre jus comme lubrifiant. Et, petit à petit, avala mon sperme avec sa salive. Il finit par me nettoyer la queue avec la langue, passant sur toute la longueur, et venant même lécher mes bourses poilues.
Je mis quelques secondes à me remettre.
Et quand je repris pleinement le contrôle de mes sens, je perçus comme une sorte de tristesse chez mon frère. Ce moment si excitant, ce partage soudain, si plaisant en terme de sensations, ne semblait pas avoir procuré une réelle joie à Amir. Et, alors que je finissais de me doucher, avec lui, en silence, j'étais peiné.
Alors que, dans ma chambre, j'enfilai mon tee-shirt et mon boxer pour la nuit, je décidai d'en avoir le cœur net. J'allai frapper à sa chambre.
Il m'ouvrit. La taille encore ceinte de sa serviette de bain.
Je le pris dans mes bras. Il se laissa faire et colla sa joue contre mon gros torse. Je l'accompagnai jusqu'à son lit et l'invitai à s'asseoir à côté de moi. Il laissa tomber sa serviette, et se montra à moi dans toute sa douceur, sa fragilité, nu. Il enfila un pantalon de pyjama en flanelle et un tee-shirt blanc. Il vint se coller à moi en s'asseyant.
— Qu'y a-t-il ? Tu sembles triste.
— Je le suis, un peu.
— C'est ce qu'on a fait ensemble. L'interdit de l'inceste ? Tu t'es senti forcé ? J'ai mal fait quelque chose ?
- Non, Tarek, c'est pas ça du tout.
— Alors,
— Tu sais, Tarek, j'ai honte de mon corps.
— Comment ça ?
— Je me sens balourd, empoté, l'inverse de toi.
— Mais non, l'empâté c'est moi, dis-je en empoignant mon bide.
Je ricanais à ma blague, mais je vis qu'Amir était vraiment dans un autre mood.
Et tout à coup ça fit tilt dans ma tête. Je compris que j'essayais de dissiper un malêtre sexuel chez mon frère. Que même si j'avais voulu faire preuve de complicité, de bienveillance, j'avais continué à considérer mon frère comme mon frère. J'avais voulu l'aider à assumer sa sexualité, mais je n'avais pas pris en compte ce qui comptait vraiment : son sentiment d'être mal genré.
— Désolé Amir. J'ai été con. Je voulais te montrer qu'on peut être gay, ou aimer les femmes, que ça ne pose pas de problème pour moi. Mais là je pensais sexualité. J'ai tout amalgamé.
— C'est rien Tarek. C'est compliqué pour moi, alors pour toi…
- Non, non. Je suis certain que je peux te considérer comme ma sœur, pas comme mon frère. Je ne veux plus te voir comme un garçon efféminé qui aime les garçons. Je veux te voir comme tu es, comme tu te sens.
Je m'empressai de prendre Amir par l'épaule, de le serrer fort.
Il tourna son visage vers moi. Il pleurait, mais me souriait aussi. Il m'embrassa sur la joue.
— Merci, Tarek.
Cette nuit-là, j'eus beaucoup de mal à dormir. Je réfléchissais encore et encore à un moyen de réduire cette peine, de lui montrer à quel point je l'acceptais comme il est, comme ELLE est.
Le lendemain, au petit déjeuner.
— J'ai une idée.
— Comment ça ?
— J'ai une idée pour que tu puisses te sentir femme. Que tu puisses voir si c'est bien ça qui te ronge.
— Ah ?
— On pourrait dire qu'à partir de maintenant, tu es ma sœur.
— Comment ça ?
— J'arrête de te genrer comme un homme. Et surtout je te montre comment te maquiller, comment t'apprêter comme une femme.
— Tu veux que je me travestisse ?
— Je veux que tu te sentes mieux. Si ça veut dire revêtir l'apparence d'une femme, même pour quelques heures par jour, je pense que le jeu en vaut la chandelle.
— Tu ferais ça pour moi ?
— Au moins, on va pouvoir tester mes compétences d'esthéticien, frangine.
Amir, en entendant le mot « frangine », si simplement sorti de ma bouche, eut quelques larmes qui vinrent lui embrumer la vue.
— Ah, va falloir que j'utilise du waterproof avec toi ! Commentai-je pour faire redescendre l'émotion.
— T'es con !
— C'est toi qu'est conne !
Et ce ne fut pas plus difficile que ça.
(À suivre.)
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Commentaires ()
A la fois le diminutif russe du prénom Anastasia tiré du grec anastasis qui signifie "résurrection"
Et aussi prénom d’origine Arabe (car elle ne renie pas sa part marocaine).