Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une nouvelle soeur — Chapitre 4 · Maquilleusement belle !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une nouvelle soeur
Chapitre 4 · Maquilleusement belle !
Une nouvelle sœur (4)
Maquilleusement belle !
Le résumé rapide :
La série d'histoires « Une nouvelle sœur » est une histoire de transformation en femme, un amour incestueux, une ode à la compréhension et à l'acceptation de l'autre et de soi-même.
Deux frères métis franco-marocains qui vivent ensemble. Le premier a fait des études d'esthéticien puis le Cons. (comme disent ceux qui ont étudié au conservatoire de théâtre de Bordeaux), et travaille désormais comme maquilleur dans différentes productions audiovisuelles. Le second est en première année de médecine.
Tarek est plutôt extraverti, malgré un corps assez lourd, poilu et rebondi, Amir, lui, est mince, beau, aux traits fins mais est bien plus introverti.
Amir osa avouer à son grand frère qu'il ne se sentait pas bien dans son corps — non pas à cause de complexes physiques, mais parce que son genre ne lui correspondait pas.
Et, naturellement, Amir a laissé place à Assia. Le jeune frère introverti, étudiant en médecine, est devenu une sœur pour Tarek. Sans jugement, l'un a compris le mal-être de l'autre, l'autre a réussi à s'ouvrir, à mettre des mots sur ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait changer de sa vie. De fil en aiguille, ils se sont rapprochés.
Leur relation a laissé place à une complicité amoureuse, incestueuse (voir chapîtres précédents).
La série d'histoires « Une nouvelle sœur » est une histoire de transformation en femme, un amour incestueux, une ode à la compréhension et à l'acceptation de l'autre et de soi-même.
Deux frères métis franco-marocains qui vivent ensemble. Le premier a fait des études d'esthéticien puis le Cons. (comme disent ceux qui ont étudié au conservatoire de théâtre de Bordeaux), et travaille désormais comme maquilleur dans différentes productions audiovisuelles. Le second est en première année de médecine.
Tarek est plutôt extraverti, malgré un corps assez lourd, poilu et rebondi, Amir, lui, est mince, beau, aux traits fins mais est bien plus introverti.
Amir osa avouer à son grand frère qu'il ne se sentait pas bien dans son corps — non pas à cause de complexes physiques, mais parce que son genre ne lui correspondait pas.
Et, naturellement, Amir a laissé place à Assia. Le jeune frère introverti, étudiant en médecine, est devenu une sœur pour Tarek. Sans jugement, l'un a compris le mal-être de l'autre, l'autre a réussi à s'ouvrir, à mettre des mots sur ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait changer de sa vie. De fil en aiguille, ils se sont rapprochés.
Leur relation a laissé place à une complicité amoureuse, incestueuse (voir chapîtres précédents).
Les thèmes qui seront abordés (pour ne pas être pris au dépourvu) :
Amours incestueuses, transsexualité, transformation et transition de genre, homosexualité masculine.
Amours incestueuses, transsexualité, transformation et transition de genre, homosexualité masculine.
Fin de l'épisode précédent :
La main de ma soeur souillée par son jus couvrait complètement son sexe arqué. Je lui saisis le poignet et, me penchant vers elle, j'amenai la paume de sa main, gluante de son sperme très odorant, jusqu'à ma langue. Son goût était fort, mais j'aimais ça. Assia se laissa faire. Je la regardais droit dans les yeux, penché sur elle, ma bite remplissant encore son anus, léchant ses doigts. Elle me souriait gentiment.
Puis, elle se redressa, m'obligeant à quitter ma pénétration, et vint m'embrasser, récupérant dans nos échanges de salive, fougueusement, un peu de sa jouissance.
- Voilà pour tes révisions d'anatomie du jour, on peut passer directement à te faire encore plus belle que tu ne l'es.
Assia me serra très fort contre elle.
- Merci, me dit-elle. Je ne me suis jamais sentie aussi bien.
- Merci aussi… Sauf pour le pain de mie, qui doit être froid désormais.
Je n'eus pas le temps d'esquiver le coup d'oreiller que je pris en pleine joue. Assia riait.
La suite :
Coucher avec Assia s'était fait si naturellement que je n'en pris pas la mesure immédiatement. Je ne mesurais pas les conséquences possibles et les risques encourus, vis-à-vis de notre propre relation, de notre colocation ou de notre famille. Je restais sur un nuage, abasourdi par ce qui s'était passé.
Je préparais simplement (à nouveau) le petit déjeuner, servant des verres de jus d'orange frais, plaçant les tranches de pain de mie dans une assiette, et faisant couler des cafés, heureux. Assia se douchait et moi j'avais l'impression d'être le mec attentionné qui souhaitait être aux petits soins pour sa chérie. Mais, cette chérie, je devais l'admettre, c'était ma sœur, ma toute nouvelle sœur.
— Pense à raser le peu de poils que tu as sur le visage, hurlai-je à son intention. Ce sera mieux pour le maquillage.
Quand elle sortit de la salle de bain, je découvris qu'elle avait enfilé un top à bretelles identique à celui qu'elle avait porté pour la nuit mais beige. Elle avait aussi passé un jean slim blanc qui faisait ressortir sa minceur.
Assia semblait radieuse, souriante et très vite elle s'intéressa à tout le matériel que j'avais préparé. Elle me montrait différentes crèmes, différents fonds de teint, des brosses, des éponges, des crayons, essayant de comprendre leur utilité tout en dévorant une tranche de pain de mie. J'étais ravi de lui expliquer et de lui permettre d'appréhender la complexité d'un maquillage bien fait.
Très vite, elle se laissa porter par l'instant. Elle s'installa sur une chaise et me fit face. Je décidai de ne pas expérimenter quelque chose de complexe ou de la maquiller pour une soirée, de manière trop sophistiquée. Je voulais lui proposer quelque chose de simple, qui ferait, par quelques gestes facilement reproduisibles, un effet très naturel tout en faisant ressortir ses jolis traits.
Je lui plaçai un bandeau pour retenir ses cheveux mi-longs en arrière avant de nettoyer son visage avec une crème hydratante. Une fois fait, je lui offris le tube Eucerin que j'avais utilisé.
— Tiens ! Cadeau ! À utiliser au quotidien pour nettoyer ta peau et l'hydrater. À faire même avant de te maquiller.
— Tous les jours ?
— Et oui, devenir femme, c'est prendre toute la gamme des contraintes, ma chère.
Ma sœur me regarda incrédule.
— Tu verras, avec le temps, tu seras une vraie pro. Tu feras ça sans t'en rendre compte. Enfin, je crois.
Ensuite, je m'attelai aux sourcils. Ils n'avaient pas vraiment besoin d'être complètement retravaillés car ils étaient naturellement assez fins. Je décidai donc de simplement les redessiner un peu avec une pince à épiler, pour que leur pointe soit régulière en retirant quelques poils mal placés.
Voyant approcher l'objet, Assia eut un petit recul.
— T'inquiète frangine, c'est moins douloureux que la cire et une bonne épilation des jambes. Mais ça va piquer quand même.
Je pris mon temps. Je m'appliquais. Une fois l'opération terminée, même sans maquillage, les yeux de ma sœur semblaient devenus plus grands, plus allongés, simplement par ce contour de sourcils redessiné.
Je pris mon temps. Je m'appliquais. Une fois l'opération terminée, même sans maquillage, les yeux de ma sœur semblaient devenus plus grands, plus allongés, simplement par ce contour de sourcils redessiné.
Je décidai ensuite de ne pas ajouter de base mais de trouver directement le fond de teint qui irait parfaitement à Assia. Je trouvais assez rapidement un caramel foncé, crémeux, correspondant à sa belle carnation de métisse franco-marocaine. J'ai utilisé une éponge de bonne qualité pour lisser et homogénéiser le tout. Je commentais chaque geste, chaque choix pour qu'elle puisse plus facilement s'approprier la technique, plus tard.
Une fois le fond de teint appliqué, le visage de ma sœur semblait être celui d'une déesse.
J'hésitai même à utiliser un correcteur de cernes, mais je finis par m'y résoudre pour faire ressortir son regard sombre en éclaircissant à peine le pourtour. J'utilisais le même stick pour un « highlighting » naturel et donner un peu de volume à ses pommettes.
— Voilà soeurette, à partir de là, ça va devenir un peu plus compliqué, ou du moins peut-être un peu gênant. Je vais maquiller tes yeux. Ça veut dire tes paupières, mais aussi passer un eyeliner pile à la frontière de tes cils. Je vais aussi utiliser un mascara léger et t'ajouter des faux cils qui devraient tenir au moins une à deux semaines. Mais pas des trucs trop longs ou trop courbés, juste de quoi faire ressortir tes beaux yeux.
— Je te fais confiance.
— Tu sais, si je peux maquiller Joey Star, chochotte comme il est, tu dois pouvoir t'en sortir, commentai-je en éclatant de rire.
— T'as maquillé Joey Star ?
— Oui, ma folle journée d'hier, faudra que je te raconte en détail. Tout ça grâce à Quentin, mon ancien coloc. D'ailleurs je l'ai croisé et raccompagné à Bordeaux hier soir. Il faudra que je lui rende ses films un de ces jours. Il est en couple maintenant, avec un mec plus vieux. J'ai hâte qu'il te rencontre.
— Tu lui as parlé de moi ?
— Il m'a demandé comment se passait notre cohabitation entre frères.
— Et ?
— Et je ne lui ai rien dit d'autre que « tout allait bien entre nous ». J'ignorais si tu voulais que je parle déjà de toi au féminin.
— Je ne sais pas trop. J'en ai parlé à maman. Je me suis confiée à toi. Mais, tout ça va si vite.
— No problemo, on ira à ton rythme, mais…
— Mais quoi ?
— Mais quand tu te verras dans le miroir, je pense que tu n'auras plus de doute. Il le faudra.
— Il le faudra quoi ? Arrête avec tes phrases pas finies.
— Il faudra présenter cette bombe atomique au monde !
— Pfff… T'es naze ! C'est le gentil frangin qui parle.
— Frangin, maquilleur et amant, osai-je répliquer.
Assia se tut. Peut-être prenait-elle la mesure de mes paroles. Le fait que je puisse rappeler nos ébats du matin par le terme d'« amant » pouvait peut-être la tracasser ?
J'optai pour un dégradé de marrons sur les paupières et un trait marron foncé comme eyeliner : quelque chose de facilement reproductible et qui semblait si naturel qu'il ne tranchait pas avec l'harmonie du visage. Le passage de l'eyeliner fut compliqué, je vis bien qu'Assia était mal à l'aise, au bord des larmes, mais elle résista.
Avec un recourbe-cils, j'accentuai la courbure des cils d'Assia. J'ai ajouté ensuite un mascara noir, léger, afin qu'ils puissent trouver assez de volume pour se fondre facilement parmi les faux cils que je collai ensuite méthodiquement. Nous laissâmes sécher quelques minutes, en buvant un petit café.
— Tu ne penses pas que ça me fasse une tronche bizarre ? demanda-t-elle, visiblement inquiète.
— Alors là, ma chère, c'est mal reconnaître mon talent. Je pense au contraire que tu vas pouvoir sortir de notre appart sans être reconnue et faire chavirer quelques cœurs.
— Je pense que j'adorerais tester ça dès aujourd'hui.
— Attends, il reste encore à finaliser. Fais gaffe au café !
Je repassai un peu de mascara pour unifier le tout : cils authentiques et faux cils.
Pour finir, j'appliquai alors, au pinceau, un rouge à lèvres d'un rose éclatant, qui, instantanément, fit ressortir les lèvres plutôt pulpeuses de ma sœur et tranchait avec le hâle naturel de sa peau.
Pour finir, j'appliquai alors, au pinceau, un rouge à lèvres d'un rose éclatant, qui, instantanément, fit ressortir les lèvres plutôt pulpeuses de ma sœur et tranchait avec le hâle naturel de sa peau.
J'enlevai alors le bandeau et laissai retomber les cheveux mi-longs que j'aidai, avec les doigts, à reprendre une posture naturelle. Je m'écartai pour admirer le travail. J'en étais « scotché » tellement le visage de ma sœur était magnifié.
Ses traits déjà féminins n'avaient plus rien de masculin désormais. J'aurais défié quiconque de savoir qu'elle avait pu un jour s'appeler Amir.
— Alors ?
— Alors j'hésite.
— Comment ça ?
— J'hésite à te montrer le résultat. Tu risques de basculer lesbienne !
— Arrête tes conneries. Je veux voir.
— Ferme les yeux alors.
— Pour voir, c'est moins pratique.
— Oui, mais la surprise n'en sera que plus grande.
Elle s'exécuta. Je lui pris une main et l'accompagnai jusqu'à la salle de bain. Je la plaçai devant le lavabo, face au miroir.
— Vas-y ! Tu peux les rouvrir.
Assia se regarda. Et, comme sous le choc, elle porta ses mains devant sa bouche, surprise et submergée par l'émotion.
Je vis aussitôt monter des larmes. Alors que j'assistai à sa réaction, derrière elle, regardant le miroir par-dessus son épaule, je ne pus m'empêcher de la prendre par la taille. Je me collai à elle. Je désirais partager cet instant, cette naissance.
Assia se laissa faire. Par miroir interposé, elle plongea son beau regard dans le mien. Et, malgré l'humidité qui voilait ses yeux, elle me sourit. Un sourire si franc qu'il me chamboula.
J'étais fier d'avoir pu aider à faire naître ce nouveau visage, cette nouvelle Assia, heureux d'avoir su gommer les traits d'Amir pour ne laisser ressortir qu'une magnifique jeune femme.
Je passais tendrement mes bras autour d'elle et l'encourageai à continuer à se regarder.
— Et voilà, je t'avais dit. Tu vas devenir lesbienne !
Assia fronça les sourcils et se retourna, restant blottie tout contre moi.
En guise de réponse, elle m'embrassa.
Je sentis aussitôt sa langue s'immiscer dans ma bouche. Son baiser avait pris une tournure des plus torrides. Je sentais mon sexe durcir, mes pensées s'évaporer dans une voluptueuse sensation de lâcher-prise. Mais, malgré tout, je décidais de m'écarter.
— Tu veux déjà perdre ton rouge à lèvres ?
Assia sembla surprise que je mette fin à son baiser.
Mais je ne voulais pas complètement ruiner le maquillage avant qu'elle ne puisse le tester dans notre quartier.
Mais je ne voulais pas complètement ruiner le maquillage avant qu'elle ne puisse le tester dans notre quartier.
— Tu ne veux pas que je t'embrasse ?
— C'est pas ça. Je veux que tu m'accompagnes à la boulangerie. On pourra acheter le pain, et on va voir si la serveuse te reconnaîtra.
— J'aimerais pas.
— Comment ça ? Tu ne veux pas venir ?
— Non, enfin si. Je n'aimerais pas qu'elles me reconnaissent. Je n'aimerais pas qu'elles se demandent pourquoi je suis déguisé en femme.
— Vue ta réaction face au miroir, on peut dire que tu n'es définitivement plus Amir. Tu es Assia, et tu n'es pas déguisée, tu es toi-même, non ?
— Oui, ça c'est ce que je sais au fond de moi, ce que je ressens, mais…
— Mais rien du tout. Je me douche viteuf, je m'habille et on y va.
Je défis rapidement tous mes vêtements sans une once de pudeur, et fonçai sous le jet bouillant d'une bonne douche.
Au début Assia ne quitta pas la salle d'eau et se mit à se dévisager dans le miroir, attentive au moindre détail de son visage maquillé, cela jusqu'à ce qu'une fine pellicule de buée ne l'empêche de continuer à observer son reflet. Elle m'approcha une serviette propre et sortit de la pièce en fredonnant.
J'enfilai une tenue de rigueur, un peu plus habillée qu'à l'accoutumée, mais sans dénaturer mon style : jean propre, t-shirt blanc à col rond et pull marron assez ample, façon tricot et laissant ressortir la blancheur du t-shirt à l'encolure. Aux pieds : des chaussettes « Bip bip et le coyote » et des chaussures de skate, Vans, caramel et orange.
Assia était fébrile. Elle se dandinait un peu, prenant du temps pour choisir son manteau. Elle n'avait rien de vraiment féminin en stock. Je finis par lui proposer une gabardine crème, un peu trop ample pour elle, que j'avais sur un cintre, un reste de costume du conservatoire, qui se mariait assez bien avec ses vêtements.
À l'extérieur le temps était sombre et pluvieux, aussi j'embarquai un parapluie pour nous protéger tous les deux.
Nous n'étions pas encore sortis de l'immeuble que ma sœur m'attrapa la main comme une écolière qui ne veut pas lâcher son camarade. En sortant, j'ouvris le parapluie et nous pûmes marcher ensemble, côte à côte.
Alors qu'Assia baissait la tête en avançant, regardant ses pieds plutôt que les alentours, j'observais les gens, un léger sourire aux lèvres. J'espérais croiser un voisin, une connaissance, quelqu'un que nous avions l'habitude de voir.
Et, alors que nous allions rejoindre la boulangerie, je remarquais une des voisines de l'immeuble situé en face du nôtre qui s'approchait de nous. Odette était reconnaissable au petit chien tout miteux, un bâtard au poil dru et au regard toujours désespérément triste, qui ne la quittait pas d'une semelle, cela même sans être tenu en laisse.
Un jour je l'avais aidée à monter un colis trop lourd jusqu'à chez elle et depuis elle ne manquait pas de me saluer, ou même quelques fois de me faire la conversation.
Ce serait le vrai test. Elle connaissait Amir, c'était certain, au moins de vue.
Ce serait le vrai test. Elle connaissait Amir, c'était certain, au moins de vue.
Assia, qui ne levait toujours pas la tête, fut surprise que je m'arrête avant d'entrer dans la boulangerie.
— Bonjour Odette.
— Bonjour Tarek. Bonjour mademoiselle.
Odette regardait Assia et attendait une réponse.
Assia mit presque une seconde avant de réagir.
— Bonjour madame.
— Voyons, ne faites pas votre timide. Chucky n'a encore mangé aucune jolie jeune fille, répondit Odette en désignant son petit chien.
Ma sœur essaya d'adoucir sa voix.
— Euh non, pardon, j'étais dans mes pensées.
— Ne vous inquiétez pas, si Chucky n'aboie pas, c'est que vous êtes quelqu'un de bien.
— C'est certain, complétai-je. Je vous présente Assia.
— Enchantée. Vous alliez acheter du pain ? Je ne vous retarde pas… Il fait un temps de chat !
Odette, en détournant l'expression, montrait bien sa préférence pour la gente canine.
— Merci, à bientôt.
Dans la boulangerie, la serveuse habituelle ne sembla pas, non plus, la reconnaître. Au moment de rendre sa monnaie à Assia, tout en la regardant bien dans les yeux, elle lui décocha même un charmant sourire et dit :
— Si je peux me permettre, votre rouge à lèvres vous va à ravir.
Assia, perplexe, sourit et la remercia en retour, non sans sentir une forte chaleur monter à ses joues.
Sur le trajet retour, ma sœur avait redressé la tête, elle regardait les passants pressés d'échapper à la pluie et scrutait d'éventuelles réactions. À croire qu'ils auraient pu s'écarter d'elle, ou faire la moue. Il n'en fut rien.
En rentrant dans l'appartement, Assia envoya sa gabardine au sol, et se jeta sur le canapé, comme excitée par cette expérience toute simple.
— Je n'en reviens pas.
— Que la voisine ne te reconnaisse pas ?
— Non, qu'on vante ton travail de maquillage… Mais oui, gros naze, qu'on ne me reconnaisse pas !
Une fois le parapluie rangé, le pain posé sur la table, je rejoignis ma sœur toujours riante et m'assis à côté d'elle.
- « Jolie jeune fille », a dit Odette en parlant de toi.
— Oui, depuis ce moment-là, mon cœur s'est mis à battre très fort. J'étais presque euphorique. J'avais du mal à déglutir ou à parler.
Pour justifier ses dires, Assia me prit la main et la posa sur sa poitrine pour que je ressente cette tension et ce battement rapide et cadencé.
Je me laissai faire.
— Attention de ne pas faire une crise cardiaque, dis-je.
— Tu me feras du bouche-à-bouche pour me réanimer, non ?
Elle pressa plus encore ma main sur sa poitrine et après que nos regards se furent croisés, elle se jeta sur moi. Assia m'embrassa partout sur le visage, comme si elle voulait me dévorer. Je basculai en arrière et m'allongeai sur la longueur du canapé pour la laisser prendre le dessus.
Assia maintenait ma tête dans ses mains et finit par poser ses lèvres contre les miennes.
Sa langue vint caresser la mienne et prendre possession de ma bouche. Elle était assise à califourchon au niveau de mon ventre, penchée sur moi. J'empoignai alors ses hanches puis ses fesses que je sentais fermes à travers le jean slim.
Sa langue vint caresser la mienne et prendre possession de ma bouche. Elle était assise à califourchon au niveau de mon ventre, penchée sur moi. J'empoignai alors ses hanches puis ses fesses que je sentais fermes à travers le jean slim.
Puis ma sœur se redressa et m'observa un instant. Elle éclata alors de rire.
— Le rouge à lèvres a changé de bouche, on dirait !
Dans un faux mouvement vengeur, je l'obligeai à s'allonger sur moi, torse contre torse, cuisses contre cuisses et sexe contre sexe.
Mon jean compressait mon érection naissante et je sentais contre mon aine une pression bien dure, issue d'une petite protubérance, fruit de l'excitation d'Assia.
— Tu as fait de moi une femme.
— Non, une jolie femme, dis-je juste avant de l'embrasser dans le cou.
Nous nous frottions désormais l'un contre l'autre, mais embarrassés par nos vêtements, nous n'étions pas à l'aise.
Assia passa ses mains sous mon pull pour me déshabiller.
Je fis de même, et dans des mouvements assez chaotiques et désordonnés, maladroitement, nous nous débarassâmes de nos hauts, et de notre jean.
Assia passa ses mains sous mon pull pour me déshabiller.
Je fis de même, et dans des mouvements assez chaotiques et désordonnés, maladroitement, nous nous débarassâmes de nos hauts, et de notre jean.
J'enlevai aussi mes chaussettes et me retrouvais à peine recouvert d'un caleçon bombé par mon sexe gonflé d'excitation. Assia était désormais en culotte. Le coton blanc ne cachait presque rien de son petit sexe recourbé, dur, qui tirait sur le tissu en laissant entrevoir ses poils pubiens bien sombres.
Je décidai de prendre les choses en main. Assis sur le canapé, je plaçai ma sœur debout en face de moi. Mes mains passèrent sur ses jolies petites fesses rebondies et glissèrent sous la culotte pour la faire descendre.
Le petit sexe d'Assia jaillit comme un diable de sa boite. Je plaçai ma bouche au-dessous, plongeant mon nez sur ses gros testicules, glissant ma langue dessous, venant frôler son anus poilu. Je remontai alors jusqu'au bout de son gland dans un mouvement à la fois appuyé et assez lent pour faire monter la pression.
Le petit sexe, très courbé vers le haut, n'était pas pratique à enfourner dans cette position. Je me redressai alors pour pouvoir plonger ma bouche autour du petit pénis gonflé. Sa taille était parfaite pour rentrer profondément jusqu'au début de ma gorge sans me provoquer de haut-le-cœur.
Je suçai, aspirai, recouvrai de salive ce que j'imaginais finalement être le gros clitoris d'une dizaine de centimètres de ma sœur. Je sentais son gland glisser sur ma langue, mon palais, le début de ma gorge. Je faisais tournoyer ma langue humide sur toute la longueur, à chaque mouvement de ma tête. J'obligeai Assia à me baiser la bouche, tenant fermement ses fesses et la comprimant contre moi.
Très vite ma sœur se mit à gémir, à haleter.
— Oh Tarek, c'est tellement bon ce que tu me fais. Hummm, ta bouche est chaude, c'est trop bon.
Je laissais alors ressortir son sexe, le libérant de sa prison soyeuse et chaude, accompagnant son extraction par un long coup de langue.
Je voulais regarder ma sœur dans les yeux, admirer encore cette transformation impressionnante. Assia fit de même, elle me regardait, tête baissée, frissonnante, souriante, alors que mon menton était posé sur sa toison pubienne et que je levais la tête vers elle. Et tout à coup, j'eus l'idée de pousser encore plus mon exploration des fantasmes de ma sœur.
— Dis-moi ce que disait la fille de la vidéo de l'autre soir ?
— Je ne comprends pas ?
— L'autre soir, quand tu as regardé le film sur ton ordi, et que le son est allé dans mes écouteurs (*), une voix de femme donnait des ordres, non ? Des instructions ? Ça m'exciterait que tu sois cette femme pour moi.
Assia me regarda éberluée. Sans voix.
— Tu veux qu'on joue un rôle ? finit-elle par me demander.
— Pourquoi pas ?
— Tu sais, ce n'était pas vraiment une femme qui parlait.
— Ah ?
— Non, c'était un jeune Asiatique, à la voix assez féminine, un Anglais je crois. Il se masturbait en cam, ce n'est pas à moi qu'il parlait directement.
— Tu voudrais être ma camgirl pour un instant alors ?
Assia sembla gênée, mais son érection ne faiblissait pas, touchant mon cou.
Puis soudain, elle se recula et me poussa du pied en s'appuyant sur mon torse.
Je basculai doucement en arrière, m'affalant sur le canapé.
Puis soudain, elle se recula et me poussa du pied en s'appuyant sur mon torse.
Je basculai doucement en arrière, m'affalant sur le canapé.
— Vas-y, sors ton engin pour moi, Tarek. Montre-moi ton gros gland, dit-elle avec une pointe d'hésitation.
Je tirai sur le caleçon et le coinçai sous mes bourses. Ma queue dressée, recourbée vers l'avant, avait quitté sa prison de coton.
Assia fixait mon sexe.
— Branle-toi avec moi, donne-toi du plaisir, suis mon rythme, enchaina-t-elle.
Assia porta ses doigts à sa main et laissa un gros filet de salive les humidifier. Puis, toujours fixant mon anatomie, entreprit de se caresser le sexe, en commençant par son gland.
Je l'imitai aussitôt. J'avais l'idée d'agir comme un miroir. De reproduire ses gestes pour comprendre comment elle avait l'habitude de se branler, de se donner du plaisir.
Au début elle fit glisser trois doigts en comprimant la boule gonflée qui terminait sa courte hampe. Le geste ressemblait à celui qu'on peut faire en faisant tomber une pincée de sel sur la surface d'une soupe. Puis, après avoir bien enduit de salive ce gland si appétissant, elle commença à faire coulisser sa main de haut en bas, dans un tout petit mouvement, laissant son gland dépasser et venant en percuter la base quand elle remontait vers lui.
Je fis de même, au même rythme, cherchant une connexion. Comme ma sœur qui fixait ma queue, je fixais son geste, hypnotisé.
— Voilà, c'est bien. Continue. Branle ta belle bite. Tu bandes pour ta petite sœur…
Assia avait osé. L'entendre aborder notre relation incestueuse envoya une décharge de sang qui durcit ma verge encore plus.
— Oui, et toi pour ton grand frère.
— Je veux que tu me prennes, Tarek, que ta queue me pénètre. Je veux te sentir en moi. Allonge-toi, mon cœur.
Mais avant de m'exécuter, je fis descendre complètement mon caleçon et récupérai, dans une de mes malettes de maquillage, un tube de gel d'aloe vera. Je m'allongeai ensuite et recouvrai mon sexe de ce lubrifiant naturel. Puis, tout en me branlant, je fis signe à Assia d'approcher.
Elle se plaça à califourchon autour de mes hanches et se laissa descendre sur moi. Mon sexe buta contre son anus mais la résistance fut légère. Très vite mon gland s'enfonça dans les entrailles de ma sœur. Cette entrée la fit gémir.
Au début, Assia ne bougea pas, s'habituant à être remplie, pénétrée. Puis doucement elle commença à se dandiner. D'abord sans se retirer, avec un petit mouvement de hanche, éprouvant mon sexe tendu en elle. Ensuite, se penchant un peu vers moi, elle commença un mouvement de pénétration, lent, doux, peu marqué.
Au début, Assia ne bougea pas, s'habituant à être remplie, pénétrée. Puis doucement elle commença à se dandiner. D'abord sans se retirer, avec un petit mouvement de hanche, éprouvant mon sexe tendu en elle. Ensuite, se penchant un peu vers moi, elle commença un mouvement de pénétration, lent, doux, peu marqué.
Elle en profita pour venir m'embrasser, plonger sa langue en moi, dans un baiser excité, humide et très poussé. Et alors qu'elle suçait littéralement ma langue en gémissant, son mouvement devient plus marqué. Je passais alors mes mains sous ses fesses pour l'aider, pour la soulever et lui permettre de replonger sans déculer. Ma queue devenait extrêmement sensible. Je gémissais aussi.
Assia coulissait sur moi de plus en plus vite tout en venant appuyer ses tétons contre ma bouche. Le torse musclé et glabre de ma sœur restait extrêmement sexy. Je jouais à aspirer et lécher ce qu'elle m'offrait.
Puis tout à coup, elle se redressa. Elle prit appui sur ses cuisses écartées, se pencha en arrière et posa ses mains sur mes jambes pour ne pas basculer. Cette position lui permettait de monter plus haut et de retomber plus fortement sur ma queue. Je l'aidais toujours en me déhanchant et en soulevant ses fesses en cadence avec les mains.
Son sexe restait dur mais elle n'y touchait pas. Je le regardais frapper son ventre plat au rythme des coups de reins. Assia transpirait, soufflait, gémissait tout en s'enculant sur moi.
— Oh putain ça me chauffe ! Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Ta queue m'envoie au ciel !
Je me laissais aller, percutant son cul de plus en plus fort. Je sentais son trou être de plus en plus lâche, frottant tout de même toute ma hampe, de plus en plus vite. J'allais jouir, quelques poussées encore, mais je me retenais pour accentuer le plaisir, le faire monter à son paroxysme.
Quand tout à coup, ma queue fut comprimée. Ma sœur hurla de plaisir. Elle jouissait. Son sphincter fut pris de convulsions, je sentais une pression intermittente accentuer le massage sur ma bite. J'eus juste le temps de voir jaillir quelques giclées de son sperme qui vinrent la percuter sur l'abdomen avant de me laisser aller moi aussi.
Ma jouissance explosa, coupant les circuits du cerveau. Mon corps n'était plus que plaisir, un plaisir qui semblait s'être concentré sur mon sexe. J'éjaculais violemment en elle. Je la remplissais autant que je me vidais de mon énergie. C'était si bon, indescriptible.
— Oui, oui, remplis ta petite sœur, commenta-t-elle en sentant couler le surplus de semence.
Nous mîmes une bonne minute à reprendre nos esprits. J'étais encore en elle. Je la branlais doucement, alors que son petit sexe se ramollissait.
— C'était fort, non ? demanda Assia.
— Oui, intense ma belle.
— T'es un amant hors pair.
— T'es pas mal non plus, dis-je, rieur. Mais je pense que c'est notre complicité…
— Tu veux dire notre lien de parenté ?
J'avais du mal à réfléchir, à reprendre mon souffle, mais si je n'ai pas répondu aussitôt à cette question, c'est parce que j'avais l'impression que commenter cet acte incestueux pouvait pousser notre conversation vers une voie que je ne souhaitais pas, vers un risque de se dire stop.
Assia sembla comprendre.
— Un plaisir interdit, ajouta-t-elle.
— Ce qui est interdit, c'est de tacher notre canapé, rétorquai-je en essayant, gauchement, de sortir de la situation.
Assia éclata de rire en me voyant mettre ma main en cuvette pour éviter de laisser tomber du sperme partout.
— Eh bien, c'est comme le soir de notre douche commune, rétorquai-je.
— En parlant de douche commune, veux-tu qu'on y aille ensemble ?
Assia n'attendit pas ma réponse et me suivit dans la salle de bain.
À suivre…
(*) : Voir chapitre 1 de l'histoire.
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Justine