Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Renaissance du Paladin — Chapitre 10 · Tortueux chemins
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Renaissance du Paladin
Chapitre 10 · Tortueux chemins
Vais-je être contraint de supprimer celle avec qui j'envisageais de rebâtir une union durable ?
La main de Caroline passe prestement au-dessus du pistolet et elle tourne la tablette vers moi.
Une abomination défile sur l'écran, dans une définition médiocre qui ne minimise par le caractère infâme de la scène. Déborah, asservie par six rustres tatoués qui la déglinguent. Le spectacle est encore plus sordide que ce qu'elle m'a rapporté. Des violences sexuelles de toutes natures, des tortures, des chocs électriques, des flagellations, des pratiques dégradantes avec des excréments. Un florilège de brutalités, elle n'est plus que le réceptacle des malsains caprices des sadiques qui laminent simultanément ses orifices saccagés, et c'est interminable. Les séquelles psychologiques sont nécessairement gravissimes. Viktor ricane, voyeur passif de la géhenne de sa conjointe.
— Caroline, beaucoup ne se seraient pas relevés...
— Après la mort de mon bébé, j'ai été voir Sasha avec une copie en jurant de la diffuser s'il ne me filait pas une somme importante. Mon objectif était de financer mon changement de vie. J'étais sous les radars. J'ai fait une erreur, il y a trois semaines, en envoyant des fleurs sur la tombe de mon père. Il est décédé l'an dernier, et je ne m'étais pas rendue à ses funérailles, car je me doutais que les tchétchènes seraient là. Ça leur a suffit pour remonter jusqu'à moi, ils ont des connexions partout.
— Question de principe, on n'extorque pas de pognon à ce type d'individus sans rétorsion. En le faisant, tu as scellé ton sort. Je vais leur envoyer un avertissement explicite. Après une sieste.
— Après la mort de mon bébé, j'ai été voir Sasha avec une copie en jurant de la diffuser s'il ne me filait pas une somme importante. Mon objectif était de financer mon changement de vie. J'étais sous les radars. J'ai fait une erreur, il y a trois semaines, en envoyant des fleurs sur la tombe de mon père. Il est décédé l'an dernier, et je ne m'étais pas rendue à ses funérailles, car je me doutais que les tchétchènes seraient là. Ça leur a suffit pour remonter jusqu'à moi, ils ont des connexions partout.
— Question de principe, on n'extorque pas de pognon à ce type d'individus sans rétorsion. En le faisant, tu as scellé ton sort. Je vais leur envoyer un avertissement explicite. Après une sieste.
Titubant, je m'effondre sur le plumard et m'endors comme une masse.
— Bonjour, mon amour. Tu avais grandement besoin de sommeil. J'ai nettoyé tes plaies et mis des bandages neufs. Tu dois avoir la dalle.
Effectivement, je crie famine, Caroline cuisine un plat que je dévore. Elle n'est pas partie et ne m'a pas trucidé. Je consulte ma montre. J'ai ronqué dix heures. Mais mes batteries sont rechargées, mon esprit est vif. La stratégie est limpide.
— Déborah, pour mes cibles à venir, ce sera assez compliqué, certaines sont à l'étranger. Reste planquée ici, Edouard t'amènera ce qui te sera nécessaire.
— Tu... Tu ne me méprises pas ? Je ne suis que la serpillière de truands. Tu l'as constaté de visu. Et ne m‘appelle pas Déborah, elle a disparu en même temps que son enfant.
— Dans ce cas, c'est Caroline que j'épouserai.
— Tu... Tu ne me méprises pas ? Je ne suis que la serpillière de truands. Tu l'as constaté de visu. Et ne m‘appelle pas Déborah, elle a disparu en même temps que son enfant.
— Dans ce cas, c'est Caroline que j'épouserai.
Le soleil est déjà haut à mon arrivée à la maison. Les actualités évoquent la découverte d'un cadavre sur un chantier, et le procureur indique qu'un suspect est auditionné, le mobile présumé étant un larcin ayant dégénéré. Elisabeth étudie, seule Jessica est présente.
— Etienne, je suis si conne. Eli et toi, vous faites tout et je me comporte comme une débile.
— Un surcroît de stress que tu devais évacuer. Edouard va gérer ton admission en centre médicalisé. Je dois m'absenter.
— Et tu vas prendre des risques.
— Oui, je ne te mentirai pas.
— Etienne, accorde-moi une faveur. Ferme les yeux.
— Un surcroît de stress que tu devais évacuer. Edouard va gérer ton admission en centre médicalisé. Je dois m'absenter.
— Et tu vas prendre des risques.
— Oui, je ne te mentirai pas.
— Etienne, accorde-moi une faveur. Ferme les yeux.
La manœuvre est grossière, et j'obtempère, à la fois pour ne pas contrarier la pulpeuse blonde et égoïstement pour mon propre plaisir. Elle s'agenouille et ouvre mon futal, gobant fiévreusement mon pénis qui se raidit. Jessica me suce avec une fougue admirable en pétrissant mes bourses et doigtant mon anus. Sa gourmande turlutte me transporte rapidement à la lisière de l'Eden, ce dont elle est consciente, engloutissant totalement mon dard. Mon extrémité tumescente râpe sa gorge et je répands ma semence dans son conduit œsophagien en rugissant.
— J'adore ta queue. Pas la peine de dire que c'était pas raisonnable, on a kiffé.
C'est ensuite à l'hôpital que je me déplace. La maman de Jessica cumule les heures supplémentaires, encore au turbin après une nuit à secourir les éclopés dans son ambulance. Cheveux grisonnants, elle vapote, harassée, paraissant une décennie de plus que son âge.
— Bonjour Viviane. Sale journée...
— Bonjour Etienne, oui, des accidents de la route en pagaille, des rixes. Au fait, c'est sympa que Jessica passe la semaine avec votre fille, l'atmosphère est parfois pesante chez moi... Zut, vous êtes sacrément amoché.
— Rien de méchant. Viviane, je ne vais pas louvoyer. Jessica est cocaïnomane, addiction forte. Elle entame un séjour dans un établissement privé spécialisé.
— Bonjour Etienne, oui, des accidents de la route en pagaille, des rixes. Au fait, c'est sympa que Jessica passe la semaine avec votre fille, l'atmosphère est parfois pesante chez moi... Zut, vous êtes sacrément amoché.
— Rien de méchant. Viviane, je ne vais pas louvoyer. Jessica est cocaïnomane, addiction forte. Elle entame un séjour dans un établissement privé spécialisé.
Décontenancée, sa génitrice bredouille.
— Non... Elle prend de l'herbe, elle picole, mais... Je n'ai pas de sous pour une cure, je connais les prix. La pauvre, elle n'est déjà pas intellectuellement gâtée, elle va finir coiffeuse ou caissière...
— Aucun souci, c'est réglé au niveau pécuniaire. Vous vous trompez. Elle n'a aucune déficience cognitive. Un environnement nocif l'a broyée. J'ai engagé des tuteurs pour sa remise en selle scolaire à l'issue de son sevrage. Bientôt, vous comprendrez. Ménagez-vous, Viviane, elle compte sur vous. Et je crois savoir qu'un emploi diurne est vacant, et que votre candidature est retenue...
— Mais je n'ai pas...
— Aucun souci, c'est réglé au niveau pécuniaire. Vous vous trompez. Elle n'a aucune déficience cognitive. Un environnement nocif l'a broyée. J'ai engagé des tuteurs pour sa remise en selle scolaire à l'issue de son sevrage. Bientôt, vous comprendrez. Ménagez-vous, Viviane, elle compte sur vous. Et je crois savoir qu'un emploi diurne est vacant, et que votre candidature est retenue...
— Mais je n'ai pas...
J'ai déjà disparu, elle va recevoir rapidement son contrat de travail.
Les événements s'accélèrent. L'oppresseur de Jessica est en détention préventive, soupçonné de meurtre avec préméditation. Outre des preuves matérielles accablantes, son historique de recherche Internet a opportunément été trafiqué, indiquant qu'il visait spécifiquement Viktor.
Durant quatre jours, je m'évapore. Aux confins du Caucase, dans un sanctuaire peuplé de gens de diverses nationalités administrativement morts. Je me régénère physiquement et mentalement avant ce qui va constituer soit un baisser de rideau, soit la plus éclatante réalisation du Paladin.
Acte premier. Les restes de Sasha sont identifiés dans sa berline incendiée en Hongrie. Il manque sa boite crânienne.
Acte second. Deux jours après, Boris est défenestré du vingtième étage d'un immeuble de Londres après avoir été décapité.
Acte troisième. Le surlendemain, la météo des criminels est maussade. Le yacht d'Anton explose, seuls des lambeaux de chair sont retrouvés.
Acte quatrième. Pavel, qui se sent traqué, se réfugie en Albanie, monnayant sa protection. En vain, j'emporte mon trophée par sa chevelure, non sans voir exterminé une quinzaine de mercenaires.
Le père de Viktor, qui ne croit pas une seconde que les décès de son fils et de ses lieutenants résultent d'une coïncidence, s'est retranché dans sa forteresse de Grozny. Imprenable, gardée par plus de cinquante spetsnaz
troupes d'élite russes
. Il frise l'infarctus en entrant dans son bureau. Un quatuor de têtes, plus ou moins abîmées, y trône. Un cliché. Celui des membres de sa famille, avec leur localisation précise, Dubaï, Monaco, Miami. Et ces quelques mots en cyrillique. Ne l'approche pas.Les officiers corrompus du FSB
services secrets russes, ex-KGB
déclinent des millions de dollars pour assurer sa défense. Ils ont pigé. Le Diable. Le Paladin.Acte final. Le patriarche, épouvanté, répand un ordre. Personne ne doit s'attaquer à Déborah/Caroline, sinon le châtiment sera effroyable. Concomitamment, l'assassin de son rejeton est poignardé par un codétenu affecté de démence. Un hasard...
A chacune des mes offensives, j'ai été espionné, notamment par des drones. J'espère que ma prestation les a amusés, car je suis irrévocablement déterminé à ranger mon arsenal au râtelier.
Rasséréné, je rentre à la maison. Plus de surveillance. Énigmatique. Jessica se bat contre le poison qui la mine, elle en chie, mais mes visites quotidiennes la regonflent à bloc. Bizarrement, son ascendante parait peu affectée par la perte tragique de son concubin. Je n'ose supputer qu'elle connaissait ses déviances. Elisabeth confesse avoir eu son premier rapport avec Adrien, sachant pertinemment qu'il va incessamment être déployé. Leurs sentiments sont solides, elle surmontera cette séparation. Avec tact, je m'enquiers de l'emploi de préservatifs, ce qui me vaut des gloussements et une mimique ironique.
— Papa, on est pas irresponsables...
Enfin, je rejoins Caroline, que je ne fais pas languir.
— Ils sont tous éliminés, et leur agonie fut pénible. Je te garantis que tu es dorénavant libre. Prends tes affaires, tu peux regagner ton appartement. J'ai fait installer une porte sécurisée.
Sur place, Caroline, survoltée, nous dénude et nous fait chavirer sur le lit. Une pipe ardente, puis elle me chevauche à l'instar d'une valkyrie, nous jouissons au diapason lorsque je remplis son vagin. Finalement, je m'attarde auprès d'elle, la sodomisant avec une fougue remarquable, nos orgasmes sont d'une magnitude exceptionnelle. Au réveil, elle m'offre une mise en bouche passionnée, jouant avec mon jus avant de le déglutir.
— Chérie, j'ai prévenu Elisabeth que je t'invitais. Je vais être franc, elle n'est pas enchantée.
A notre apparition, ma fille, avec une expression renfrognée, s'abstient de toute civilité. Caroline, qui s'est pomponnée, notamment pour atténuer les stigmates de son agression par Viktor, a revêtu une élégante toilette.
— Mon bébé, je te présente Caroline.
— Bonsoir Madame. Bon, là, j'ai des trucs de prévus avec mon copain...
— Eli, pas d'esbroufe, Adrien est en entraînement...
— Bonsoir Madame. Bon, là, j'ai des trucs de prévus avec mon copain...
— Eli, pas d'esbroufe, Adrien est en entraînement...
En maugréant, elle s'installe avec nous dans le salon. Caroline essaye de nouer le contact. Et subitement, ma fille devient odieuse.
— La dent pétée, c'est les cacahuètes ? Et la tonne de peinture sur la tronche, c'est pour les rides ? Une belle-doche de compétition.
— Elisabeth ! Tu devrais avoir honte.
— Inutile, Etienne, je te prie de me ramener. Elisabeth, je n'ai pas l'ambition de me substituer à ta mère, de devenir une rivale. J'aime ton père, et ta jalousie viscérale prime sur son bonheur. Tu veux l'exclusivité de son attention, je n'entrerai pas en conflit contre toi. Juste pour information, concernant mon apparence lamentable, mon fumier d'ex-mari, qui a auparavant provoqué une fausse-couche en me molestant, m'a tabassée, et grâce à Dieu, Etienne a... Peu importe. Adieu.
— Elisabeth ! Tu devrais avoir honte.
— Inutile, Etienne, je te prie de me ramener. Elisabeth, je n'ai pas l'ambition de me substituer à ta mère, de devenir une rivale. J'aime ton père, et ta jalousie viscérale prime sur son bonheur. Tu veux l'exclusivité de son attention, je n'entrerai pas en conflit contre toi. Juste pour information, concernant mon apparence lamentable, mon fumier d'ex-mari, qui a auparavant provoqué une fausse-couche en me molestant, m'a tabassée, et grâce à Dieu, Etienne a... Peu importe. Adieu.
Retenant ses larmes, submergée par une onde d'infinie tristesse, elle se lève et Eli l'imite.
— Attendez... Madame... Caroline... Je voudrais mieux vous connaitre. J'ai déjà trop hâtivement jugé.
Je suis fier de ma gamine, elle est capable d'outrepasser ses idées préconçues. Une discussion apaisée. Caroline se dévoile, et l'hostilité d'Elisabeth s'estompe. Ma compagne, avec des mots choisis, lui narre son parcours semé d'embûches, sans s'appesantir sur les sordides épisodes. Et lorsque j'annonce qu'elle dormira avec moi, je ne décèle aucune récrimination.
Jessica achève sa désintoxication et partage son temps entre sa daronne, qui a obtenu un travail de jour suite à une intervention divine, et notre cocon, dont j'ai drastiquement renforcé la sécurité. Sa mélancolie n'échappe pas à Caroline à qui j'ai exposé ses avanies.
— Cette petite, elle est folle de toi. C'est flagrant...
— Oui, je te l'ai dit, nous avons eu des étreintes assez bouillantes.
— Alors je vais m'inspirer de ta stratégie. J'ai compris que tu avais géré avec maestria l'éradication de son violeur qui est censé avoir buté Viktor. Coup double. Jessica a besoin de toi. Et j'ai un fantasme refoulé. Je voudrais vous voir. Ensemble. Et peut-être que je... Tu dois me considérer comme une détraquée...
— Certainement pas. Aucun tabou entre nous.
— Oui, je te l'ai dit, nous avons eu des étreintes assez bouillantes.
— Alors je vais m'inspirer de ta stratégie. J'ai compris que tu avais géré avec maestria l'éradication de son violeur qui est censé avoir buté Viktor. Coup double. Jessica a besoin de toi. Et j'ai un fantasme refoulé. Je voudrais vous voir. Ensemble. Et peut-être que je... Tu dois me considérer comme une détraquée...
— Certainement pas. Aucun tabou entre nous.
Evidemment, Jessica est ravie de cette lubrique suggestion et nous rejoint dans notre nid. Si au départ, elle se montre hésitante, la bienveillance de la trentenaire rousse, qui s'installe sur un fauteuil, la convainc de ne pas se brider. Elle me galoche avec une fougue remarquable et en nous désapant, nous basculons sur le couchage. Je la gratifie d'un cunnilingus qui la transporte vers l'extase, et elle aspire goulûment mon rondin. Je conserve un contact visuel permanent avec Caroline. Elle a relevé sa robe et se frictionne le clitoris en geignant, concrétisant l'extravagance voyeuriste évoquée.
Je ramone vivement la chatte de Jessica, dont les gambettes entourent ma taille, et qui miaule sous mon assaut. La situation est si excitante que je ne parviens pas à résister et la blondinette absorbe mon pénis afin de se bâfrer de ma semence. Un concupiscent piaillement de Caroline couronne cette séquence.
Les intermèdes vespéraux se renouvellent, et ma compagne a tendance à nous guider, me demandant d'enculer Jessica, à la docilité avérée. Et constatant l'incandescence de la spectatrice qui se rapproche à chaque fois, elle l'incite explicitement à participer à nos ébats. C'est ainsi que celle avec qui je vais convoler connait sa première expérience bisexuelle, nos trios sont grisants, et il n'est pas rare que le matin, notre accorte partenaire ne soit encore sous la couette avec nous. Les barrières sont franchies, Jessica relèche le foutre qui recoule de la chatte ou de l'anus de Caroline, elles s'emballent en partageant mon nectar opalin, et souvent celle que je trousse en levrette broute le minou de sa comparse de stupre, et quand l'une me chevauche, j'honore l'autre d'un cunnilingus. Des doubles fellations me récompensent régulièrement de mes efforts et lorsque je suis vidé, les miss se régalent de lascifs soixante-neuf.
Adrien est absent durant deux mois, déployé Dieu sait où, et Elisabeth se morfond, le réconfort de Jessica lors de saphiques session constitue un exutoire à ses angoisses.
— Papa, Adrien ne devra pas l'apprendre, je... Je n'assume pas...
— Ma chérie, c'est assurément ton choix, mais si tu ambitionnes une relation de couple à long terme, il sera sain de ne pas dissimuler ce penchant. Je doute qu'il soit choqué, et il est sagace...
— Ma chérie, c'est assurément ton choix, mais si tu ambitionnes une relation de couple à long terme, il sera sain de ne pas dissimuler ce penchant. Je doute qu'il soit choqué, et il est sagace...
Entretemps, j'instruis les filles au maniement d'armes et aux techniques de combat, car je redoute des surprises. A son retour, Adrien est particulièrement éprouvé. Je lis en lui. Les horreurs de la guerre, déclarée ou pas. L'inhumanité. La barbarie. Jessica fréquente un de ses camarades, rencontré lors d'une sortie, et le fait patienter avant de consentir à coucher avec lui, rompant avec son image de minette facile. Elle compense son retard académique, bluffant Elisabeth et Viviane qui la mésestimait, proscrivant les tenues outrancières d'antan, soignant son langage et son comportement, se muant en une ado équilibrée.
La cérémonie est émouvante lorsque Caroline et moi prononçons nos vœux, ma fille, qui a développé une vraie complicité avec elle, est émue et pleure telle une madeleine.
Une destinée sans nuage. Enfin.
Epilogue :
Nous sommes dans le patio, à l'instar d'une tribu unie par les aléas de l'existence. Subitement, mon cerveau est en alerte. Adrien a perçu mon raidissement, sans en comprendre le motif. Pas le moindre signal des détecteurs de présence, les caméras n'indiquent aucune intrusion. Mais il y a quelqu'un. Je me concentre, paupières closes, sollicitant mon ouïe, mon odorat, demandant en sourdine aux autres de s'enfermer et de se préparer à une attaque.
Je scrute la palissade. Rien. Et pourtant, je suis certain d'avoir fugitivement décelé une silhouette humaine. Je saisis un couteau que je projette vivement dans la direction de la menace supposée et qui se plante dans le bois.
— Qui que vous soyez, identifiez-vous.
Mon entourage doit imaginer que je suis sujet à une hallucination, mais une voix féminine à l'accent hébraïque émanant du néant confirme ma perception.
— Shalom, Etienne. Toujours affûté. Trois centimètres à gauche, et j'étais transpercée.
Une forme quasi fantomatique se détache de la clôture. Un spectre ? Non, ou plutôt, si, car Maya, agente du Kidon
service action du Mossad
a été criblée de balles à un mètre de moi. Pourtant son visage, dont une portion est atrocement brûlée, se révèle alors qu'elle se déleste de son masque. Ce n'est pas de la science-fiction. J'ai déjà vu ce genre de combinaison de camouflage qui reproduit la capacité du caméléon à se fondre dans son environnement, mais pas aussi sophistiquée.— Un truc à plusieurs millions avec capteurs intégrés et pigments photochromiques, déjouant tous les senseurs et toi, tu me repères à l'aise...
— Maya... Tu es... Impossible... Tes blessures fatales... La déflagration...
— On va dire que le fait d'avoir reçu dans mon ventre le sperme du Paladin m'a conféré une part d'immortalité.
— Maya... Tu es... Impossible... Tes blessures fatales... La déflagration...
— On va dire que le fait d'avoir reçu dans mon ventre le sperme du Paladin m'a conféré une part d'immortalité.
En effet, en marge d'une funeste opération, Maya et moi avons eu un bref égarement, à l'encontre de tous les principes du milieu, juste avant que je n'assiste à son trépas à l'occasion d‘une sanglante confrontation avec des djihadistes surnuméraires.
— Tu fais partie de ceux qui me filent.
— Oui.
— Pourquoi ? Qui ?
— Projet Aurore. Nous rétablissons les équilibres. Hors de tout cadre. Car nos ennemis s'épanouissent dans l'ombre des puissants connus du public, en fait des fantoches. Ils contrôlent les états et les médias, renversent des gouvernements, truquent les élections, déclenchent des guerres, des crises économiques, manipulent les masses avec des phobies telles que les pseudo-épidémies, des catastrophes qui n'ont rien de naturelles, bref, la planète entière est leur terrain de jeu, ceux qui résistent se suicident, meurent inopinément, sont internés. Notre rôle est de les stopper. Par tous les moyens, avec des ressources illimitées. Nous ne sommes inféodés à aucun pays, aucune entité officielle, et nous recrutons les meilleurs.
— C'est du délire... Pourquoi maintenant ?
— Ils sont en train de gagner. La gangrène s'étend. Tu es dans la ligne de mire depuis des lustres, mais la perte de ta femme t'a mis précocement en retraite. Certains ont voulu ressusciter le Paladin. Le mythe qui galvanisera les troupes. Ta rencontre avec Déborah n'est par fortuite, et tu allais inévitablement agir, Viktor ayant, comment dire, opportunément retrouvé sa trace. La camée, aujourd'hui réhabilitée, qui vole la bague de ta fille n'a pas eu cette idée sans raison. L'agression dans le parc n'est pas juste un incident. Des tests. Tu es hors du commun. Fin tacticien, redoutable gladiateur, ta volonté est inébranlable. Au fait, l'hélico du père de Viktor s'est crashé ce matin. Il allait embaucher des yakuzas pour des représailles...
— Je pourrais parfaitement décliner. Me rebiffer.
— Certes, et tu causerais des dégâts incommensurables. Mais si toi, tu es indestructible, ce n'est pas le cas de tes proches... Et tu as une motivation supplémentaire pour rendre le monde meilleur. J'allais oublier l'essentiel, je t'adresse mes sincères félicitations.
— Pardon ?
— Ha, oui, le résultat de son dosage HCG vient de tomber dans ta boite mail... Caroline est enceinte.
— Oui.
— Pourquoi ? Qui ?
— Projet Aurore. Nous rétablissons les équilibres. Hors de tout cadre. Car nos ennemis s'épanouissent dans l'ombre des puissants connus du public, en fait des fantoches. Ils contrôlent les états et les médias, renversent des gouvernements, truquent les élections, déclenchent des guerres, des crises économiques, manipulent les masses avec des phobies telles que les pseudo-épidémies, des catastrophes qui n'ont rien de naturelles, bref, la planète entière est leur terrain de jeu, ceux qui résistent se suicident, meurent inopinément, sont internés. Notre rôle est de les stopper. Par tous les moyens, avec des ressources illimitées. Nous ne sommes inféodés à aucun pays, aucune entité officielle, et nous recrutons les meilleurs.
— C'est du délire... Pourquoi maintenant ?
— Ils sont en train de gagner. La gangrène s'étend. Tu es dans la ligne de mire depuis des lustres, mais la perte de ta femme t'a mis précocement en retraite. Certains ont voulu ressusciter le Paladin. Le mythe qui galvanisera les troupes. Ta rencontre avec Déborah n'est par fortuite, et tu allais inévitablement agir, Viktor ayant, comment dire, opportunément retrouvé sa trace. La camée, aujourd'hui réhabilitée, qui vole la bague de ta fille n'a pas eu cette idée sans raison. L'agression dans le parc n'est pas juste un incident. Des tests. Tu es hors du commun. Fin tacticien, redoutable gladiateur, ta volonté est inébranlable. Au fait, l'hélico du père de Viktor s'est crashé ce matin. Il allait embaucher des yakuzas pour des représailles...
— Je pourrais parfaitement décliner. Me rebiffer.
— Certes, et tu causerais des dégâts incommensurables. Mais si toi, tu es indestructible, ce n'est pas le cas de tes proches... Et tu as une motivation supplémentaire pour rendre le monde meilleur. J'allais oublier l'essentiel, je t'adresse mes sincères félicitations.
— Pardon ?
— Ha, oui, le résultat de son dosage HCG vient de tomber dans ta boite mail... Caroline est enceinte.
FIN.
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Commentaires ()
https://www.xstory-fr.com/lire-histoire,renaissance-paladin-chapitre-evapore,75977.html
Causes : quelques mots du chapitre initial sortis de leur contexte, de nauséabonds sycophantes agissant en meute, la carence de discernement du décisionnaire dont la présence est pourtant anecdotique, et qui ignore un argumentaire factuel afin de complaire à un noyau de nuisibles particulièrement actif.
Clair et sans détour !
Un grand merci pour ce récit suivi avec plaisir. Des scènes d'action dans tous les sens du terme bien décrites. Excellent mélange entre un film d'action avec Chuck Norris et un film pour adultes.
Si je comprends bien, le Paladin reprendra du service. À suivre………. Peut-être!
Autrement, un autre de mes récits, de facture plus classique mais néanmoins riche en rebondissements, sera prochainement publié : Un pacte singulier.
:)
Peut on espérer un « tome 2 » ?
L épilogue ouvre de belles perspectives
Un duo avec son (peut être ) futur gendre ?
Je ne vais pas user le concept jusqu'à la corde, et finir de lasser les lecteurs survivants...
En outre, ce récit, plutôt atypique, est manifestement en décalage avec les attentes de ceux qui visitent le site. Trop âpre, trop violent. J'ai même été affublé des pires qualificatifs en messagerie privée. Mais je m'en contrefiche royalement ! :lol:
Mais cet épilogue est cohérent avec la teneur délibérément paranoïaque de ce récit :)