Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Plaisirs conjugaux — Chapitre 2 · Les doutes et les peurs
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Plaisirs conjugaux
Chapitre 2 · Les doutes et les peurs
Les jours qui suivent l'installation chez nous de mon beau-frère, le sentiment d'être épiée, espionnée même me bouffe la vie. Chaque geste qui était si simple lorsque nous étions seuls Marc est moi doit être revu, repensé. Est-ce que ça vire à la fixette ? Je n'en sais rien, mais je suis nerveuse, sur des charbons ardents. Moi qui aime faire l'amour, je repousse plus ou moins les avances de mon mari et s'il me dit comprendre, je le sens lui aussi de plus en plus malheureux. Mais ce n'est pas tant l'acte qui me fait peur, mais plus les cris et gémissements que Sylvain, qui couche dans la chambre attenante à la nôtre peut tout à fait entendre.
Depuis quelques semaines, je donnerais n'importe quoi, pour que la situation du frère de mon homme s'arrange le plus vite possible. J'en arriverais presque à prier vraiment le ciel. Et je vois l'ombre d'un déplacement professionnel de Marc qui se profile à l'horizon. Comment vais-je faire pour rester seule avec celui qui squatte, oui c'est le mot, qui squatte notre maison ? Oh ! Il ne fait pas de bruit, ne cherche à importuner personne, mais sa seule présence me rend… anxieuse. Avant… curieux comme en si peu de temps il y a un avant et un après, oui, avant je pouvais tout à loisir flâner des matinées entières dans tous les recoins de la demeure, nue comme un ver.
Désormais, je m'emmitoufle le plus possible pour seulement sortir de notre chambre à coucher. Et que dire aussi de mes dents serrées parce que je dois bien céder de temps à autre à mon mari pour qu'il ne soit pas déstabilisé par mes trop nombreux refus. Alors, même lui ne trouve plus le gout savoureux de nos jeux nocturnes. Il manque le piquant que procurent les gémissements et les plaintes. C'est comme manger du pain sans sel… expression qu'il me ramène sur le tapis ce soir, parce que demain… il quitte le nid pour une semaine, pour son taf. J'en suis la première navrée.
Alors, pour ne pas le repousser complètement, avant qu'il ne se lève, pour partir avec un de ses collègues, qui doit le prendre en covoiturage, je le masturbe un peu, histoire de le vider et de le faire patienter. C'est donc vers six heures trente du matin qu'il s'engouffre dans une berline noire avec au volant, une superbe créature. En plus, lui m'a parlé d'un et pas d'une collègue. Où ai-je mal compris ? Il n'est plus temps de lui demander puisque d'une main par la vitre, il me fait un au revoir. Un coup au cœur de me dire qu'à force de le repousser plus ou moins, il va finir par se lasser. Mais… comment faire ?
Bon ! Le problème pour cette semaine ne se pose plus de toute manière. Et lors du petit déjeuner, c'est Sylvain qui arrive, les tifs en bataille, une mine de chien battu.
— Salut Sophie… ça y est mon frangin est parti ?
— Oui… à six heures et demie…
— Pff ! Comment fait-il pour se lever d'aussi bonne heure ? Je suis dans le gaz moi et il est déjà quasiment neuf heures…
— Question d'habitude. Mais dis-moi, tu en es où de tes affaires avec ta femme ?
— Ex… eh ben… la maison va être vendue et je suis toujours aussi dans la mer… la misère, je veux dire. Mais si je te gène dis-le moi ! Je trouverai bien un pote qui me logera une nuit ou deux…
— Non, ça va… on ne va pas revenir là-dessus…
— Je sais… c'est compliqué pour vous deux. Marc n'ose pas non plus me dire que ma présence crée des tensions dans votre couple… mais je sens bien que quelque part…
— Arrête, tu veux ! Réagis, c'est tout ce que nous te demandons.
— Oui… oui bien sûr. Mais comment trouver un appartement sans l'argent pour les deux, voire trois mois de caution ? C'est foutrement difficile et plus personne ne veut faire confiance de nos jours à un mec tel que moi !
— L'immobilier et les locations sont un point noir partout…
— Je suis désolé… Sophie.
— Oui… à six heures et demie…
— Pff ! Comment fait-il pour se lever d'aussi bonne heure ? Je suis dans le gaz moi et il est déjà quasiment neuf heures…
— Question d'habitude. Mais dis-moi, tu en es où de tes affaires avec ta femme ?
— Ex… eh ben… la maison va être vendue et je suis toujours aussi dans la mer… la misère, je veux dire. Mais si je te gène dis-le moi ! Je trouverai bien un pote qui me logera une nuit ou deux…
— Non, ça va… on ne va pas revenir là-dessus…
— Je sais… c'est compliqué pour vous deux. Marc n'ose pas non plus me dire que ma présence crée des tensions dans votre couple… mais je sens bien que quelque part…
— Arrête, tu veux ! Réagis, c'est tout ce que nous te demandons.
— Oui… oui bien sûr. Mais comment trouver un appartement sans l'argent pour les deux, voire trois mois de caution ? C'est foutrement difficile et plus personne ne veut faire confiance de nos jours à un mec tel que moi !
— L'immobilier et les locations sont un point noir partout…
— Je suis désolé… Sophie.
Mince ! Il y a un sacré désespoir dans ses pupilles vertes. J'ai dans l'idée qu'il va chialer si ça continue. Il se lève et vacille, chancelle, et je tends les bras pour le rattraper avant qu'il ne tombe. Une chiffe molle qui m'atterrit sur le cœur. Sa tête se repose sur ma poitrine et je glisse à genoux, alors que lui s'étale de tout son poids. Je le maintiens, complètement paniquée par la situation. Puis d'une main, je lui tapote sur les joues.
— Sylvain… bon sang, Sylvain ouvre les yeux… ça va ?
— Mmm…
— Mmm…
Il me répond juste par un grognement. Et je reste là avec le gaillard sur les bras. Je presse sa frimousse contre moi, de peur qu'il ne se fasse du mal pour de bon. Puis lentement, il sort de cette étrange léthargie qui m'effraie. Ses paupières se soulèvent et je respire mieux. Ma patte, celle qui vient de lui donner de petites tapes sur la joue, est comme collée à celle-ci. Il me regarde cette fois.
— Tu… Sophie, tu as les mains si douces.
Il bouge sa tête et se frotte contre mes seins pourtant enfermés dans mon peignoir. Et c'est incroyable l'effet que ça me fait. Je n'ose pas seulement songer à cela. J'ai d'un coup, la très nette impression que tout mon corps est en feu. Est-ce dû à cette semi-abstinence qui est notre quotidien à Marc et moi depuis qu'il réside ici ? Où… y a-t-il un problème bien plus profond ? Je ne suis pas capable de saisir la nuance, mais pourquoi est-ce que je ne fuis pas immédiatement, puisqu'il a l'air de s'être remis de son malaise ? Non, je le serre contre mon cœur sans trop comprendre pourquoi.
Et bien entendu qu'il ne va pas me repousser puisqu'il se sent bien là où sa caboche repose. De plus une de ses mains serre la mienne et c'est atroce. C'est comme une brulure généralisée. Tout mon être frémit, je suis bouleversée. Par ce qui est arrivé à Sylvain ? Ou plutôt par ce que je ressens là devant ce type en détresse ? Panique à bord ! Je ne suis plus consciente de ce que je fais. Les doigts de la patte libre de mon beau-frère… ils sont sur ma jambe, sa main glisse dans une sorte de caresse très… trop chaude. Je n'arrive vraiment plus à gérer quoi que ce soit. Et Marc qui doit encore être assis à côté de la nana qui est venue le chercher…
C'est… affreux. Je ne suis plus moi, plus là non plus. Et Sylvain qui vient de se retourner à demi, toujours entre mes bras. Je dois me relever, lui interdire de… poursuivre sa caresse. Parce que c'en est une véritable qu'il entreprend depuis qu'il est dans cette autre posture. Ses doigts, ils sont à la lisière de… rien puisque je n'ai pas de culotte. Il va avoir accès à ma chatte, si je le laisse aller un ou deux centimètres encore… Je veux crier, m'insurger contre ce qu'il fait, mon corps lui est déjà dans les startingblocks. Misère ! Que va-t-il se passer si… ça va encore plus loin ? Parce que je dois avouer que cette louche qui me frôle l'entrejambe, elle est bougrement tentante.
Je ne peux décemment pas le repousser violemment pour m'éloigner de la tentation. Torture morale devrais-je dire parce que si ma tête me hurle que c'est juste pas possible, mon corps lui s'ingénie à lui prouver le contraire. Je mouille et il ne peut que s'en être rendu compte. Est-il vraiment dans les vapes ou bien est-ce une simulation pour… parvenir à ses fins ? Je me refuse à le croire aussi tordu que cela. En attendant, sa patte entre mes cuisses trouve seule le chemin et… bon sang, j'ai l'impression que plus rien de moi ne réagit sainement. Un doigt, bien trop doux me longe les deux grandes lèvres et ça ne fait qu'accentuer ma montée de l'eau à la bouche.
— xXx —
Plus la main bouge et plus je craque. Pourquoi me fait-il ça ? Et surtout pourquoi ne suis-je pas à la hauteur des promesses d'amour faites à son frère ? Comment puis-je permettre à cet homme de me tripoter sans vraies réactions de ma part ? Sans celles qui devraient le rappeler à l'ordre. Je ne sais ce qui me rend si vulnérable. Est-ce que ces longues semaines où j'ai plus ou moins refusé mon mari, sont-elles à l'origine de ce manque ? À moins que ce ne soit un réel besoin ? Mais pourquoi avec Sylvain ? La parenté entre mon homme et lui devrait me faire fuir. Ne serait-ce que par les ennuis qu'elle va forcément m'apporter si jamais… parce qu'a n'en plus douter, mon beau-frère sait parfaitement ce qu'il fait.
Et il insiste bougrement. Oh ! Aucunement violent, juste trop habile à me caresser intimement. Je me hasarde à ouvrir enfin la bouche. Mon dernier espoir que tout ceci s'arrête.
— Sylvain ! Non, nous ne pouvons pas… tu ne dois pas…
— Chut ! Ne t'inquiète pas pour Marc…
— Quoi ?
— Chut…
— Chut ! Ne t'inquiète pas pour Marc…
— Quoi ?
— Chut…
Sa main libre, elle couvre mes lèvres pour tarir mes mots. Et bien plus bas, mon sexe languissant reçoit toujours la visite de ses doigts. L'un deux, plus hardi que ses frères s'enfoncent lentement dans mon vagin. Aucune difficulté pour ce faire, tant je suis trempée. Et c'est Sylvain qui parle désormais.
— Laisse-toi aller ! Tu en as terriblement envie, je le sens bien… tu mouilles beaucoup… et ça fait des semaines que j'en rêve de te faire l'amour…
— Mmmm !
— Ne dit rien, ne crie pas… j'ai envie de toi, tu ne peux pas savoir à quel point.
— Mmmm !
— Ne dit rien, ne crie pas… j'ai envie de toi, tu ne peux pas savoir à quel point.
Je secoue la tête… pas pour dire ce qu'il serait logique que je déclame, non !
— Mais… Marc est ton frère !
— Il m'a demandé de veiller sur toi pendant son absence…
— Hein ? Je doute que ce soit de cette manière !
— Est-ce que tu connais si bien ton homme ?
— Quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— Que mon frère rêve de nous voir toi et moi… faire l'amour ensemble.
— Quoi ? Tu es fou ? Ça ne va pas ?
— Il m'a demandé de veiller sur toi pendant son absence…
— Hein ? Je doute que ce soit de cette manière !
— Est-ce que tu connais si bien ton homme ?
— Quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
— Que mon frère rêve de nous voir toi et moi… faire l'amour ensemble.
— Quoi ? Tu es fou ? Ça ne va pas ?
Cette fois, je me raidis et je regimbe. Sa patte qui me fouille par d'amples mouvements est plus ou moins éjectée de ma chatte. Je me redresse et de son côté, Sylvain est forcé de remuer. Ce qui me permet de me relever, il en fait autant… les yeux voilés par la déception ?
— Il va falloir que tu t'expliques là, Sylvain ! Qu'est-ce que vous avez manigancé, toi et ton frère ?
— Ben… rien.
— Ne me prends pas pour une conne… tu viens de me raconter que Marc aimerait que toi et moi…
— Un fantasme de mec, tu ne parles donc jamais de vos envies avec lui ? Je n'aurais surement pas dû t'en faire part, mais… bon sang, tu es… affreusement désirable.
— Affreusement… ? C'est le bouquet, là ! Et tu vas me raconter exactement ce que vous avez mamaillés toi et lui. Je veux en avoir le cœur net. Tes regards trainants sur moi, tes frôlements dès que tu peux… il est au courant ?
— Non seulement il l'est… mais c'est lui qui les a encouragés… je n'aurais jamais osé sans sa permission… tu t'en doutes bien.
— Comment peut-il me faire ça ? Et avec son frangin en plus ? Ce n'est pas possible…
— Peut-être que justement parce que nous sommes frères, qu'il a confiance en moi, non ?
— Comment ça ? Je ne pige pas…
— Il est certain que je ne partirai pas avec toi et il est sans doute rassuré. Avec un inconnu, il reste la possibilité que tu le quittes pour l'autre… mais il est accro à ce genre de besoin et à mon sens, ma venue chez vous lui offrait l'occasion de sa vie…
— Il ne m'a jamais rien demandé de tout ceci… tu me racontes des histoires et tu dois savoir que je vais l'appeler… et lui poser des tas de questions… tu as intérêt à ne pas me mentir… que ce ne soit pas « ta vérité ».
— Aucun problème je t'assure… il ne devrait plus être très loin de son lieu de réunion… à cette heure-ci. Tu peux vérifier mes dires.
—… ?
— Ben… rien.
— Ne me prends pas pour une conne… tu viens de me raconter que Marc aimerait que toi et moi…
— Un fantasme de mec, tu ne parles donc jamais de vos envies avec lui ? Je n'aurais surement pas dû t'en faire part, mais… bon sang, tu es… affreusement désirable.
— Affreusement… ? C'est le bouquet, là ! Et tu vas me raconter exactement ce que vous avez mamaillés toi et lui. Je veux en avoir le cœur net. Tes regards trainants sur moi, tes frôlements dès que tu peux… il est au courant ?
— Non seulement il l'est… mais c'est lui qui les a encouragés… je n'aurais jamais osé sans sa permission… tu t'en doutes bien.
— Comment peut-il me faire ça ? Et avec son frangin en plus ? Ce n'est pas possible…
— Peut-être que justement parce que nous sommes frères, qu'il a confiance en moi, non ?
— Comment ça ? Je ne pige pas…
— Il est certain que je ne partirai pas avec toi et il est sans doute rassuré. Avec un inconnu, il reste la possibilité que tu le quittes pour l'autre… mais il est accro à ce genre de besoin et à mon sens, ma venue chez vous lui offrait l'occasion de sa vie…
— Il ne m'a jamais rien demandé de tout ceci… tu me racontes des histoires et tu dois savoir que je vais l'appeler… et lui poser des tas de questions… tu as intérêt à ne pas me mentir… que ce ne soit pas « ta vérité ».
— Aucun problème je t'assure… il ne devrait plus être très loin de son lieu de réunion… à cette heure-ci. Tu peux vérifier mes dires.
—… ?
Merde ! Il a l'air sérieux. Mon envie n'a pas totalement disparu, mais elle est moins présente. Ça risque de barder au téléphone. Comment Marc peut-il se permettre de me faire un truc aussi ignoble ? C'est dingue ! Je ne peux pas croire ce que me raconte Sylvain. C'est inimaginable. Et ça me remue bougrement les méninges autant que les tripes ! Je m'assois sur une chaise et mes deux coudes sur la table, mes mains sous mon menton, j'ai un coup de blues. Réaction logique, je m'empare de mon téléphone et compose le numéro de Marc, hors de moi ! Une sonnerie, deux, encore son répondeur ?
Et puis non ! À la troisième, sa voix me parvient…
— Sophie, mon cœur, ça va ? Nous venons d'arriver…
— Ouais ? Tout va bien donc ?
— Ben oui… mais t'as une drôle de voix… quelque chose ne tourne pas rond chez nous ?
— Sylvain a fait une sorte de malaise…
— Merde… Il va bien ? Tu veux que je rentre ? Je prends le train si…
— Oh ! Ce n'est pas nécessaire… mais dans son délire, il m'a raconté une belle histoire.
— Ah !
— Arrête de te foutre de ma gueule, Marc… qu'est-ce que vous avez échafaudé tous les deux ? Je veux l'entendre de ta bouche…
— Euh…
— Est-ce que oui ou non, tu lui as fait miroiter…
— On a parlé de quelques-uns de mes « rêves »…
— Et c'était moi l'enjeu de ceux-ci ? Parce qu'il a l'air catégorique…
— Je… pardon ! Je me suis peut-être laissé emporter par mon imagination… et j'ai pu aller trop loin surement… mais il a été, il a dépassé les bornes ?
— Lesquelles, Marc ? Puisque tu lui as permis d'oser, il ne peut pas les avoir transgressés… mais tu trouves ça… normal ?
— Ben… veiller sur toi, ce n'est pas un crime. Et puis… je dois aller au boulot et nous en reparlerons à mon retour.
— Parce que je dois donc attendre ton retour, sous la protection de ton frère ? Et si… je faisais avec lui ce que vous avez projeté ensemble, pour te punir d'en avoir seulement eu l'idée ? Si à ton retour tu étais cocu, hein ! Tu trouverais ça toujours aussi sympathique ?
— J'ai déconné… je le reconnais… mais…
— Mais quoi ? Tu ne dis jamais rien de tes rêves et je suis dans une situation impossible à cause de toi, quant à ton frère… il n'est pas vraiment mieux.
— Je…
— Marc… j'en ai marre d'être prise pour une idiote, voire pire là, pour une salope.
— Ma chérie… je…
— Va te faire foutre…
— Ouais ? Tout va bien donc ?
— Ben oui… mais t'as une drôle de voix… quelque chose ne tourne pas rond chez nous ?
— Sylvain a fait une sorte de malaise…
— Merde… Il va bien ? Tu veux que je rentre ? Je prends le train si…
— Oh ! Ce n'est pas nécessaire… mais dans son délire, il m'a raconté une belle histoire.
— Ah !
— Arrête de te foutre de ma gueule, Marc… qu'est-ce que vous avez échafaudé tous les deux ? Je veux l'entendre de ta bouche…
— Euh…
— Est-ce que oui ou non, tu lui as fait miroiter…
— On a parlé de quelques-uns de mes « rêves »…
— Et c'était moi l'enjeu de ceux-ci ? Parce qu'il a l'air catégorique…
— Je… pardon ! Je me suis peut-être laissé emporter par mon imagination… et j'ai pu aller trop loin surement… mais il a été, il a dépassé les bornes ?
— Lesquelles, Marc ? Puisque tu lui as permis d'oser, il ne peut pas les avoir transgressés… mais tu trouves ça… normal ?
— Ben… veiller sur toi, ce n'est pas un crime. Et puis… je dois aller au boulot et nous en reparlerons à mon retour.
— Parce que je dois donc attendre ton retour, sous la protection de ton frère ? Et si… je faisais avec lui ce que vous avez projeté ensemble, pour te punir d'en avoir seulement eu l'idée ? Si à ton retour tu étais cocu, hein ! Tu trouverais ça toujours aussi sympathique ?
— J'ai déconné… je le reconnais… mais…
— Mais quoi ? Tu ne dis jamais rien de tes rêves et je suis dans une situation impossible à cause de toi, quant à ton frère… il n'est pas vraiment mieux.
— Je…
— Marc… j'en ai marre d'être prise pour une idiote, voire pire là, pour une salope.
— Ma chérie… je…
— Va te faire foutre…
Je raccroche sous les yeux de Sylvain qui n'a pas dit un mot, se bornant à suivre la conversation. Je suis secouée par un premier sanglot, et je lâche prise. Les vannes s'entrouvrent et je pleure telle une madeleine. Face à moi, Sylvain est bien embarrassé. Il ne sait pas trop par quel bout prendre l'affaire. Il reste prostré, muet un très long moment. Puis il se lève. Je ne cherche pas à savoir ce qu'il veut faire ni où il va. Mais je suis renseigné dans les secondes qui suivent. Il est passé dans mon dos et ses mains viennent cette fois délicatement masser mes épaules. Il me murmure des mots gentils, censés m'apaiser.
— Ne pleure plus, s'il te plait. N'en veut pas à Marc, il a cru que ça te plairait ! C'est tout. Il est raide dingue de toi… nous le sommes tous les deux, et c'est un peu ce qui a motivé le départ de ma femme.
J'écoute sans trop saisir ces paroles qui se veulent rassurantes. En fait, je sursaute à ces derniers mots. Qu'est-ce qu'il vient de dire ?
— Attends, Sylvain, que viens-tu de dire là ?
— Quoi Sophie… ?
— À propos de ta séparation… j'ai mal entendu, j'espère ? Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ?
— Ben… Adèle s'est servie du prétexte que je parlais la nuit d'une autre femme pendant mon sommeil… Et il parait que le prénom qui revenait, nuit après nuit c'était… le tien Sophie. Mais elle voulait surement seulement justifier son départ avec mon boss par mes élucubrations nocturnes. Ça ne veut rien dire.
— Alors, pourquoi tu me mêles à ta séparation ? Je ne veux pas y être mêlée de près ou de loin… Je l'aimais bien, Adèle moi, et ne lui aurais jamais fait un coup tordu…
— Je n'ai pas fait un coup vache à mon frère non plus, si c'est le sens de tes paroles. Il me l'a gentiment suggéré et c'est un euphémisme… d'accord ?
—…
— Quoi Sophie… ?
— À propos de ta séparation… j'ai mal entendu, j'espère ? Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ?
— Ben… Adèle s'est servie du prétexte que je parlais la nuit d'une autre femme pendant mon sommeil… Et il parait que le prénom qui revenait, nuit après nuit c'était… le tien Sophie. Mais elle voulait surement seulement justifier son départ avec mon boss par mes élucubrations nocturnes. Ça ne veut rien dire.
— Alors, pourquoi tu me mêles à ta séparation ? Je ne veux pas y être mêlée de près ou de loin… Je l'aimais bien, Adèle moi, et ne lui aurais jamais fait un coup tordu…
— Je n'ai pas fait un coup vache à mon frère non plus, si c'est le sens de tes paroles. Il me l'a gentiment suggéré et c'est un euphémisme… d'accord ?
—…
Ses mains qui massent doucement mes épaules s'égarent un peu parfois sur ma nuque et… bon sang, me revoilà dans le même état. Il rallume le feu dont les braises couvaient encore sous la cendre. Tout mon corps s'enflamme et… mon esprit s'embrouille. Ça devient un leitmotiv… Marc mérite une punition ! Et si… j'ai beau me raisonner, me dire que non, qu'il ne faut pas jouer à ça, rien n'y fait. C'est trop tard. Mon ventre fait d'horribles gargouillis qui doivent s'entendre du fond de la maison. Comment résister à cette lame, à cette vague qui me submerge. Ma poitrine est secouée par des sanglots qui me font tressauter sur mon siège.
Alors ? Eh bien, lui se penche un peu plus et son corps appuyé sur le dossier de ma chaise, il m'enlace plus surement. Ça ne me calme pas vraiment, mais sa manière de me tenir me communique encore plus de chaleur humaine. Son souffle qui court sur ma nuque n'arrange rien. C'est cette fois, la catastrophe. Quand empaume-t-il mes seins, malgré le tissu épais de ma robe de chambre ? Et si je suis sans culotte, je ne porte évidemment pas non plus de soutien-gorge. Et la pression exercée par les paluches trop présentes me fait chavirer. Je ne me contrôle plus.
À suivre...
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