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✦ Jane Does Plaisirs conjugaux XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Plaisirs conjugaux — Chapitre 3 · Le lacher-prise

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Jane Does
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Plaisirs conjugaux

Chapitre 3 · Le lacher-prise

Comment s'y prend-il pour que je perde pied aussi facilement ? Je ne tente même plus de le repousser. Sylvain se contente de baiser mon cou, mes joues et insensiblement il parvient à mes lèvres. Baiser interdit qui pourtant prend vie là, alors qu'assise je suis à demi en larme. Je ne détourne en rien le visage, m'abandonnant à cette pelle inimaginable. Elle est si vite suivie d'une autre que j'ai juste le temps de reprendre mon souffle. Et… lorsque deux bras solides me soulèvent, littéralement de ma chaise, je n'ai pas plus de réactions négatives. Je me retrouve du coup, les fesses posées sans heurts sur le plan de travail, proche de l'évier.
Ça ne me surprend même pas de songer que Marc et moi avons déjà fait ce genre de jeu des dizaines de fois, au même endroit. Là, ce n'est plus mon mari qui ouvre les pans de ma robe de chambre. Que je sois nue sous celle-ci n'est plus non plus un vrai problème. D'une part, Sylvain sait ce qui se cache là, pour m'avoir déjà vu malencontreusement à poil. Il me caresse les seins alors que je rejette ma tête en arrière, l'appuyant contre le mur. Et… ses mains en conques cramponnées à mes deux boules de chair, il plonge cette fois son visage dans l'espace qu'il vient d'entrouvrir.
Mes deux cuisses, passées chacune sur une de ses épaules, il a un accès direct à ce qu'il a déjà tripatouillé, avant mon coup de fil à Marc. Je pourrais aisément le repousser, l'envoyer sur les roses. Mais au lieu de cela, mes paumes viennent s'appuyer sur le sommet de son crâne, l'invitant à… rester bien au creux de la niche où sa bouche s'active. Plus question de penser, de songer. L'heure est au laisser-aller le plus improbable de ma vie. Comment en suis-je arrivée à un tel degré d'abjection ? C'est fou aussi ce qui se bouscule sous ma chevelure brune. Des images de Marc qui se branle devant un film, d'autres aussi où je me pince les lèvres pour ne pas crier… Pour, c'est bien là le comble, que celui qui me lèche en cet instant n'entende pas mes râles !
Le monde à l'envers en quelque sorte. Et je me sens perdue, mais à aucun moment je ne fais un geste qui me sauverait du naufrage. Non, j'encourage même sans doute mon beau-frère à aller plus loin en lui maintenant le visage sur mon sexe qui bave. Il ne fait pas semblant. Laquelle de ses mains rejoint sa bouche gourmande ? Je n'en sais rien et ne tiens surtout pas à le savoir. Ce que je ressens est si… provocateur. Lorsqu'un, puis deux doigts glissent dans mon vagin, la pénétration se fait sans douleur, presque trop librement. Il faut dire que ma mouille alliée à sa salive facilite grandement l'entrée.
Mes paupières closes, je n'analyse plus la situation que par le son et mes soupires. Un bruit singulier que font les va-et-vient dans ma chatte de ses doigts pendant que sa langue chatouille mon clitoris. Il est évident que Sylvain est comme son frère… un amant qui s'avère performant. Je suis en nage, incapable de résister à un tel traitement de faveur. Et mon cerveau se défausse en me répétant intérieurement que c'est ce que Marc a voulu, que finalement, c'est entièrement de sa faute, ce qui arrive là.
Parce que ce n'est qu'un simple début. Sylvain et je suppose que ce que j'entends c'est exactement ce que je crois, vient d'ouvrir la fermeture éclair de son jean, et ça ne prend qu'une fraction de seconde pour se vérifier. Sa bouche quitte mon entrejambe pour être immédiatement remplacée par… son bas-ventre. Et là, plus de doute, ce qui se présente, raide et dur, il s'agit bel et bien de son sexe. Au point où nous en sommes, je n'ai plus de raison ni la force il est vrai de refuser une intromission que mon corps réclame en fondant littéralement.
Pourquoi se gênerait-il ? Il a l'aval de son frère, mon mari, et je ne perturbe pas non plus cette possession qu'il projette. Un coup de reins, pour s'enfoncer carrément en moi, avant de rester immobile quelques secondes. Je suis totalement sous l'emprise de cet homme qui en un seul mouvement vient de faire de moi une femme adultère. Je suis scotchée, souffle bloqué tant c'est bon. J'attends sans respirer le retrait lent ou rapide de ce chibre qui me remplit. Et quand enfin Sylvain commence de longs déhanchements, qu'il me bourre, me lime, me baise, je suis sur un nuage.
Je n'ai pas à fermer la bouche pour retenir ces cris qui montent spontanément à ma gorge. La maison et particulièrement la cuisine résonnent de mes gémissements de femme baisée. Ça doit encourager celui qui par la force des choses et désormais mon amant. Dans ma tête ? Il y a mille images. Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre la manière de celui qui me prend et celle de ce mari absent. Il existe tellement de similitudes dans la façon de faire, dans la patience ou parfois l'impatience aussi, de ces deux-là. Mais n'est-ce pas normal quelque part ? Ils ne sont pas frères pour rien après tout.
Notre divertissement dure un temps dont je suis incapable d'évaluer la longueur. Trop prise dans l'action qui nous réunit, je ne juge plus de rien. Je vis simplement l'instant présent sans vouloir encore en mesurer les conséquences. Parce que malgré tout au fond de moi, je sais qu'un virage vient de m'emporter vers un destin inconnu. Même si Marc l'a voulu, comment cette affaire va-t-elle se finir ? Je suis dans le feu de la saveur de la partie de sexe qui me garde hors de portée de mon raisonnement habituel et sain. L'heure des comptes va forcément sonner et… qui va devoir payer la facture ? J'ai peur pour mon couple, et pourtant ? Eh bien, je jouis comme une folle et ce n'est pas mon mari qui m'amène à ce résultat.
Plaisir de courte durée, puisque très vite après l'action, remplacé par une honte incommensurable. Je me sens sale ! Oui, moche de l'intérieur comme de l'extérieur et ce n'est pas le câlin de mon beau-frère à contrecoup qui va arranger les choses. Je me fais trop agressive et le repousse, un peu trop tard, bien entendu. Il ne semble pas plus que ça affecté par mon lâche abandon. Ne s'est-il pas senti investi d'une mission « familiale », qu'il a dans son idée, menée à bien ? Mon dérapage me rend morose et je n'ai qu'une envie, celle d'aller prendre une douche. Si elle peut effacer les traces visibles de mon coup de canif dans le contrat, pour ce qui est de ma mémoire, il en va tout autrement.
Les remords ? Les regrets ? En tout cas une immense lassitude devant l'énorme gâchis qui vient de se produire et c'est encore à moi que j'en veux. Comment ai-je pu me comporter de la sorte ? Bien sûr que Marc et Sylvain étaient de mèche, bien entendu qu'ils sont aussi à blâmer dans cette affaire, mais celle qui s'est laissée aller à tromper son mari, c'est bel et bien ma pomme. Je suis confuse, rouge de honte et ne supporte plus les regards, et encore moins les sourires de cet homme qui a surement agi pour le compte de mon mari. Je prends soin de verrouiller la porte de la salle de bain et demeure prostrée longuement sous le jet d'eau tiède.
Il me faut un temps infini pour me ressaisir et je cherche, bien inutilement à mon avis, à évaluer l'ampleur des dégâts causée par ma désinvolture. Je gagne ma chambre pour m'habiller, en surveillant le couloir, de sorte que je ne croise pas celui par qui le malheur arrive. Parce que je pressens que les jours qui me séparent du retour de Marc vont singulièrement se compliquer. Vivre avec lui, face à ce type à qui j'en veux plus que je ne peux le dire, comment les aborder ? Oui ! Ça va singulièrement se corser, surtout quand Marc va l'apprendre. Je dois lui dire, je ne peux pas décemment passer sous silence ma tromperie… et l'avertir avant que… Sylvain ne s'en charge.
— xXx —
Il est midi à quelques poussières près. Et mes doigts tremblent, alors que les sonneries bien loin d'ici alertent mon mari. Il est prompt à décrocher et de suite sa voix se fait implorante.
— Ah ! Sophie… j'avais si peur que tu m'en veuilles. Tu as raccroché si brusquement ce matin… j'ai ruminé ça toute la matinée.
— Oui ? Eh bien… tu vas pouvoir te bouffer les ongles jusqu'aux phalanges maintenant…
— Quoi ? Pourquoi tu me dis cela ?
— Ben… ton frère et moi, nous avons baisé comme des bêtes, une bonne partie du matin. C'est bien ce que tu souhaitais, n'est-ce pas ?
— …
Un long blanc s'instaure entre mon correspondant et moi. Si long que je pense qu'il a raccroché… donc, je reviens à la charge…
— Marc ? Tu m'écoutes ?
— …
Long silence encore et enfin le souffle court, il répond.
— Oui… je suis désolé… ce n'est pas comme ça que j'envisageais les choses… mais je n'ai à m'en prendre qu'à moi… Comment va Sylvain ?
— Oh… je l'ai quitté en pleine forme dans la cuisine… un peu vidé, mais en forme… oui.
— Ne retourne pas le couteau dans la plaie… tu me fais marcher, n'est-ce pas ?
— Non ! Et autant que ce soit moi qui te l'apprenne, non ? Conformément à tes plus vifs souhaits, tu es cocu… ça ne me rend pas plus fière que ça, mais c'est la vérité… il te le confirmera… tu pourras méditer sur ce qui s'est passé et me diras quelle suite pour nous deux !
— … je ne pige pas…
— Appelle ton frère et parlez-vous… Si je dois faire mes valises autant que je sois au courant rapidement.
— Mais…
— C'est bon ! Vois ça avec ton frère et tiens-moi au courant.
— …
Je coupe cours à toute autre forme de dialogue en pressant sur le bouton « off » de mon portable. Toute notre conversation me reste dans les oreilles. Je ne peux pas dire que je suis rassurée, mais au moins suis-je moins oppressée. Et je reste une éternité dans ma chambre, sans plus avoir le courage d'en sortir. Est-ce que je somnole ou même me suis-je endormie ? Ce sont de petits coups discrets frappés dans ma porte qui me ramènent à une réalité crasseuse. Je me dégoute et tout ce qui m'entoure m'indiffère également. Je réponds, sachant pertinemment qui est là !
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— C'est moi Sophie… j'ai eu Marc au bout du fil. J'ai besoin de te parler.
— Nous n'avons rien à nous dire !
— Tu dois m'écouter ! Tu ne vas pas rester dans ta chambre une semaine complète, si ?
— Va-t'en ! Laisse-moi tranquille.
— Sophie ! Arrête ! Ouvre-moi…
— Pourquoi ne me lâches-tu pas ? Nous avons assez fait de conneries comme ça, tu ne penses pas ?
— Je n'ai pas envie de parler avec cette porte entre nous… ouvre-moi, s'il te plait.
— Je n'ai pas envie de te voir… laisse-moi.
— Sophie, bon sang ! Ne joue pas la gamine… Viens m'ouvrir !
Je suis assise sur mon lit. Je l'entends gratter à la porte. Pourquoi ne me lâche-t-il pas la grappe ? Bon sang. Il ne peut donc pas comprendre que le voir serait trop pénible pour moi ? Il est toujours là !
— Sophie ! Je t'en prie… n'ai pas honte ! Tu es une femme merveilleuse. Marc et moi, nous t'aimons.
— Ça suffit. Fiche moi la paix, tu peux sentir que je ne veux pas te parler ?
— C'est Marc qui me le demande.
— Il est bien temps qu'il pense à moi, celui-là !
— Ouvre-moi, s'il te plait, Sophie… on ne va pas se parler avec une porte entre nous !
Hésitante, c'est sûr. Il ne va pas quitter le corridor si je ne lui ouvre pas ? Bon ! Je me remets sur mes cannettes un peu en coton, je l'avoue et… m'approche de la séparation qui lui interdit d'entrer. Dois-je tourner la clé dans la serrure ou pas ? Là encore, je me pose des questions. Tant pis, mes doigts libèrent le pêne et j'entrouvre la porte. Il est là avec un air dévasté. Il me chouffe quelques secondes, puis baisse le front.
— Oh ! Sophie… pardon ! Pardon pour tout. Ça fait tellement longtemps que je suis…
— Bon ! Qu'est-ce que tu veux ? Que désire plutôt ton frère, maintenant qu'il est au courant… ?
— Il ne veut pas que tu partes… et moi non plus.
— Quoi ? Toi non plus ? Ça veut dire que tu ne veux pas partir ou que moi, je ne dois pas le faire…
— Un peu des deux… je suis certain que ça peut s'arranger.
— Ah oui et comment ? Nous avons commis toi et moi l'irréparable… alors…
— Mais il le sait ! Tu lui as dit et j'ai parlé avec Marc. Il est conscient de ce qui s'est passé et croit dur comme fer que nous pouvons gérer cela tous les trois, sans nous entredéchirer…
— … ? Comment voulez-vous que j'efface ça de ma caboche… c'est impossible.
— Bien sûr… mais ça arrive chez des milliers de gens et ceux-ci ne se séparent pas pour autant. C'est seulement une autre existence… c'est tout.
— Comment ça ?
— Ben… Marc est d'accord pour que… nous trois…
—… hein ? Vous vous foutez de moi, là ? Vous vous imaginez une seule seconde que je vais accepter un ménage à trois ? Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit n'est-ce pas ?
— Il ne m'a pas donné plus de détail que cela… il s'est borné à me dire : « Le premier pas est franchi, alors autant aller de l'avant ensemble. »
— Ensemble ? Ça veut dire toi et lui ? Ou nous trois…
— Je suppose qu'il entendait « tous les trois ». Puisqu'il ne veut pas te perdre.
— N'est-ce pas grâce à ce que nous avons fait déjà un peu le cas ?
— Sophie… essaie de réfléchir à sa proposition… viens t'assoir près de moi au salon… je vais brancher mon ordinateur et nous l'aurons de visu… il attend dans sa chambre d'hôtel notre appel en visioconférence…
— Mon Dieu… comment en sommes-nous arrivés là ? Je suis tombée bien bas pour avoir osé…
— Arrête ! Nous sommes tous coupables, tu n'es responsable de rien… ne te culpabilise pas.
— Facile à dire ! C'est tout de même moi qui l'ai trompé…
— Chut… ! Viens !
Il me prend par le poignet sans brutalité. M'entrainant directement vers le salon je peux constater que son ordinateur est déjà en position d'attente. Il bricole je ne sais quelle touche, et quasi instantanément, l'image de Marc apparait sur l'écran. Assis sur son lit dans une chambre plutôt bon chic bon genre, il a une mine de déterré.
— Marc… tu as une bonne réception ? Sophie est avec moi… on se met sur le canapé et comme ça, on peut s'expliquer sans se prendre la tête ! D'accord ?
— Oui, oui… tu es là, ma chérie ?
Je viens donc prendre place sur l'assise du canapé, face à la caméra de l'ordinateur. Nous nous regardons et… je ne sais trop quoi penser de l'homme que je visualise à distance. Mais la meilleure défense étant l'attaque, j'embraie de suite assez rageusement.
— Tu es fier de toi ? Tu as enfin ce qui semble-t-il te tenait tellement à cœur. Ce dont tu n'as pas seulement daigné me parler. Pourquoi ton frère est-il plus au courant que moi, ta propre femme de tes désirs secrets ? Si bien sûr, on peut appeler ça comme ça !
— Ben… tout d'abord, je veux que tu saches que je ne t'en veux pas du tout. J'assume toutes mes responsabilités dans ce qui est arrivé entre toi et… Sylvain. Ça n'enlève rien aux sentiments que je te porte, mon amour. Tu es et restes la femme de ma vie.
— Ceci n'explique pas pourquoi tu me caches tout…
— Oh… je n'ai pas vraiment de secrets pour toi, Sophie, tu le sais bien !
— Ah oui ? Parce que les samedis soir devant la télé… c'est toi qui me l'as raconté peut-être ?
— Hein… ? Mais Sylvain ne sait pas ce truc… comment es-tu donc au courant ?
— Parce que je t'ai vu… tout simplement, mais bon. Alors, tu veux que je quitte la maison ?
— Mais pas du tout… vis ce que tu veux avec mon frère et puis nous aurons matière à parler à mon retour. Mon fantasme, puisque tu le connais maintenant, ce sera à toi de décider lorsque je serai rentré…
— Et ce qui est arrivé ne te fait pas plus d'effet que ça ? Finalement, c'est du flan ton amour pour moi ! Je pourrais me faire sauter par toute une armée que tu n'ouvrirais pas la bouche pour me blâmer, c'est bien ce que je dois déduire de ton attitude ?
— Mais non ! C'est simplement que j'ai poussé surement à la roue pour que ça arrive et il n'est pas question que je vous fasse à l'un ou à l'autre porter le chapeau. Je veux assumer mes conneries tout seul, avec tout ce que cela implique… et je serai très heureux de vous rejoindre vendredi soir… assez tard dans la nuit ! Le temps de faire la route…
— Oui ! À ce propos, ton collègue, celui du covoiturage, il a une sacrée belle poitrine, non ? Tu la baises la nénette avec qui tu es en stage ?
— Quoi ? Bien sûr que non ! C'est seulement professionnel et tu ne peux en aucun cas la mettre dans l'embarras. Si j'ai envie de quelque chose, ce n'est surement pas d'une autre femme que toi…
— Alors que veux-tu ? Parce que je t'avoue que je sèche là.
— Ben… mon rêve serait de vivre en ménage à trois. Mon unique frère n'aurait plus de problème et puis je serais comblée… j'ai toujours rêvé de te voir, de t'entendre faire l'amour avec lui… parce que contrairement à ce que tu imagines, je me doute qu'il y a longtemps que je le sais amoureux de toi. Tu es, ma Sophie, la seule à n'avoir rien compris. Adèle elle-même s'est servie de ce béguin pour appuyer sa demande de divorce… mais toi, ma chérie, fidèle à toi-même, tu vis toujours dans ton monde de bisounours…
— Donc, si je suis ton raisonnement, c'est à cause de moi que Sylvain n'a plus de femme, et c'est aussi pour les mêmes motifs que tu m'expédies dans ses bras, dès que tu as le dos tourné ?
— Tu arranges toujours tout à ta sauce, ma belle… ce n'est pas exact. Et si j'ai demandé à mon frère de te tester… ce qu'il a fait au-delà de mes espérances… si j'en crois ce que vous me racontez… c'est bien parce que pour être cru, ça me fait bander…
— C'est nul ! C'est aussi pour cela que tu m'as mise devant le fait accompli pour son installation chez nous ?
— Non… mais tu as le droit de le croire, pas celui de me prendre pour un salaud ! Voilà tout… et je te le répète, je vous le répète par qu'il est là, à tes côtés… faites l'amour si ça vous fait plaisir, j'en suis ravi, et vous pouvez aussi partager notre lit toutes les nuits à venir. Même ensuite avec moi si… le cœur vous en dit. Je le connais mieux que personne, tout comme je sais tes valeurs et tes bons jugements, Sophie. Alors, quel que soit ton choix, lui et moi nous le respecterons… je ne peux rien te dire de plus… et à mon retour, nous pourrons en discuter tous les trois… ici, j'ai peur que les murs aient des oreilles. Mais garde juste à l'esprit que je t'aime mon ange… au point de te savoir en de bonnes mains dans celles de Sylvain.
Devant son insistance, je me relève et file. Planté devant son frangin, je les laisse en tête à tête sans plus vouloir me préoccuper de leurs dires. Au lieu, cette fois de regagner le couvert de ma chambre, je me dirige vers la cuisine, là où… évidemment, il me reste quelques souvenirs encore très frais de notre accouplement honteux. Là où je suis rejointe, moins d'une dizaine de minutes plus tard, par un Sylvain, la tête basse. Nous demeurons un long moment à nous dévisager, en chiens de faïence, sans parler. Qui de lui ou de moi ouvre les vannes le premier ?
— Ça va ?
— Non ! Mais tu es forcément au courant, non ? Il t'a dit d'autres choses dont il n'a pas « osé » me faire part ?
— Je ne crois pas… si ce n'est qu'il est navré.
— La belle affaire… c'est lui qui nous met tous dans une situation impossible.
— Je m'en veux, tu le sais Sophie. Tu as toujours été pour moi une belle sœur exceptionnelle et… ce qui s'est passé ne change rien non plus. Pour moi, tu es là…
— …
Il se tape sur la poitrine d'un poing fermé. Pourquoi est-ce moi qui me sens de nouveau coupable ? De quoi du reste ? De le savoir amoureux de moi ? Mais comment deux frères peuvent-ils être amoureux de la même femme ? Et si ça peut surement arriver ailleurs… pourquoi ces deux-là sont-ils différents des autres ? Ils veulent se montrer solidaires dans un amour qui n'a bougrement rien de fraternel ? Me partager… c'est ce que j'ai compris ou déduis de ce moment d'échanges avec mon mari ?
— Je… je ne vous comprends pas du tout, tu sais Sylvain !
— Parlons-en alors… je suis d'accord pour qu'un point soit fait.
— Explique-moi comment mon mari, ton frère donc peut supporter que sa propre conjointe soit aussi la maitresse de son frangin. Et pire encore, comment peut-il favoriser ce rapprochement contre nature, qui risque de fusiller notre avenir ? Il est masochiste ?
— Et si tout bêtement c'était de l'amour ?
— De l'amour ? Tu en as de bonnes toi, tu veux me faire mourir de rire ou quoi ?
— Non, non ! Il tient à toi, il ne veut pas non plus que sa famille se déchire. C'est sa solution pour ménager la chèvre et le chou, tu saisis ?
— … Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir ouvertement mis le sujet sur la table ? Là, il te colle, je n'ai pas d'autre mot, il te colle dans mes jambes et… je suis assez timbrée pour avoir cédé…
— Pour mon plus grand plaisir… je dois t'avouer que j'ai eu bien peu souvent l'occasion d'en retirer un tel bonheur… tu es… Sophie…
— La femme de ton frère et ça ne peut pas s'oublier aussi facilement.
— Mais il le sait, je le sais et personne ne te demande d'oublier tes principes, seulement de t'arranger avec eux, le temps de voir ce que ça permet de faire…
— Je suis… complètement paumée ! Vous m'embrouillez la caboche tous les deux. Vous êtes aussi cinglés l'un que l'autre ?
— Mais non, c'est juste de toi que tu as peur… parce que depuis ce qui s'est passé ici entre nous deux, j'ai bien la sensation que tu n'as pas détesté autant que tu le cries. Et puis… sans blague, moi, je sais…
— Tu sais quoi, hein ? J'y perds mon latin avec vous deux.
— Allons ? Crois-tu que mouiller comme tu l'as été tout à l'heure, ce n'est pas un signe ?
— … !
Je sens que je ne vais pas avoir gain de cause avec lui. Mieux vaut que je la boucle. Dans mon esprit, une fenêtre s'est éclairée… et si sur ce plan-là, Sylvain avait raison ? C'est vrai que j'ai éprouvé un sacré plaisir à le laisser me prendre. Que rien n'aurait pu m'arrêter, une fois un certain seuil franchît dans l'envie. Ce qui me fait reculer comme je le fais là, c'est seulement la peur, la honte aussi. Mais honte de quoi ? Faire l'amour n'a rien de dégoutant, ni d'anormal et encore moins d'immoral si c'est convenu et consenti entre ceux qui se livrent à la fornication, sans pression. Mince ! Ma façon de repenser l'histoire donne un nouveau coup de soufflet sur des braises pas encore froides. Et… zut !
Réfugiée dans ma chambre, le visage enfoncé dans l'oreiller, je sombre dans une sorte de mélancolie qui finit par des sanglots. Je ne cherche pas à taire mes pleurs et bien sûr ceux-ci attirent l'attention de mon beau-frère trop attentionné. Si j'ai tiré la porte, je ne l'ai pas verrouillée et depuis le seuil il m'interpelle.
— Ça ne va pas Sophie ? Tu pleures ?
— …
— Oh ! Non, ne sois pas triste… je suis désolé que tout ceci soit arrivé parce que je suis chez vous…
Aucune réponse de ma part et comme il se sent responsable, il vient droit au lit où je suis allongée. Le manque de réaction de mon côté l'encourage-t-il à s'assoir ? C'est en tout cas ce qu'il fait et sa main, vient me masser la nuque et s'égarer sur mes épaules. Si elle calme mes larmes, elle remet le feu à la chaudière. Je me retrouve avec un surcroît d'envie et comment repousser celui qui gentiment ne veut que me réconforter. Au fur et à mesure que la paume chaude se déplace sur le peu de peau dénudé, je me retrouve de plus en plus languissante. C'est totalement fou !
Eh bien, il va de plus en plus loin et surtout descend de plus en plus bas sur mon dos. Et quand il atteint la lisière entre jupe et chemisier, bien entendu que la paluche remonte, mais cette fois sous le tissu fin qui me couvre le buste. Les doigts fureteurs sont soudain bloqués par les deux brins de mon soutien-gorge retenus par le fermoir. L'hésitation est de courte durée, et entre pouce et index, Sylvain parvient sans peine à désolidariser l'ensemble. Voilà ! La patte navigue sur une plage qui s'étend de mes reins à ma nuque, et dire que je n'éprouve rien serait mentir. C'est trop… doux, trop bon aussi !
Je n'ai pas un mot pour le faire fuir lorsqu'il s'allonge sur mon flanc gauche. Sa bouille flirte avec la mienne pour déposer sur le sommet de mon crâne de petits bisous sonores et il me murmure des paroles qui me font frissonner. Une étrange musique que celle qui sort de cette gorge, dont les lèvres me couvrent de bécots. Et sans même me dévêtir entièrement, sans non plus que je détermine comment il s'y prend, le frère de mon mari se couche littéralement sur moi de tout son long. Contre mes fesses, j'ai son bas ventre qui de toute évidence est dans un état qui démontre son envie pressante. Ses bras font couler ses mains le long de mes flancs.
Et là encore, un écueil se met en travers de la route de ces baladeuses. Les bonnets de mon soustingue sont toujours en place, sur les deux boules que les doigts cherchent visiblement. C'est moi, et moi seule, qui soulève mon torse pour faciliter l'accès à mes doudounes. À partir de cet instant, je viens de signer un pacte avec le diable qui vit en moi. Sylvain se frotte à mon derrière et je ne peux que sentir cette queue qui, dure comme du bois, se presse sur mes fesses. Un demi-tour est nécessaire, pour que lui et moi nous nous retrouvions dans une posture moins contraignante pour ma pomme.
En petite cuillère tous les deux, il malaxe mes seins avec douceur, puis dérive une de ses pattes qui s'attaque à la ceinture de ma jupe. Pas de non pour stopper l'effeuillage qui a débuté depuis un moment. Nue… c'est l'état dans lequel je suis, quand Sylvain se débarrasse à la hâte de ses vêtements. Jamais une seule fois une de ses mains ne quitte ma peau. Et je me laisse faire, mais n'ai-je pas donné mon accord tacite en lui permettant d'avoir accès à ma poitrine ? À poil, il l'est dorénavant autant que moi. C'est bien chair contre chair, peau contre peau que continue ce jeu qui va encore être mené à son terme par ce beau-frère autorisé en cela par mon mari.
Sylvain se retourne, toujours allongé sur le flanc, mais de manière à ce que sa frimousse soit à la hauteur de mon pubis. Il lui suffit donc de soulever ma jambe qui se tient sur sa sœur et son museau plonge vers sa cible. La seule différence avec notre « coup » de la cuisine, c'est que j'ai moi au niveau du visage, sa verge enflée. Lorsqu'il commence sa minette, je me sens entrainée dans quelque chose qui me dépasse. La caresse terriblement intime de sa langue me prépare vraisemblablement à ce qui va suivre. Il arrive un moment où je suis prise moi aussi d'une folle envie et… mes lèvres s'entrouvrent sans que je réalise bien que cette bite que je suce… ce n'est pas celle de Marc.
Je me donne autant que je reçois dans des positions de plus en plus libérées de tous complexes. Je ne veux plus penser, songer, ne plus voguer entre bien et mal. Je ne cherche plus que le plaisir promis et savoure chaque seconde de cette autre égratignure au contrat de mariage. Mais n'est-elle pas voulue, désirée, réclamée par mon mari ? Marc ne pourra pas se plaindre de ce qui se déroule entre son frère et moi. Il est l'instigateur de tout ceci et je cède littéralement à ses caprices. Je ne me sens plus fautive de rien. Il l'a voulu, il l'a, c'est tout. Et une bonne partie de la soirée, je réitère avec un autre que Marc tous ces gestes qui avant n'appartenaient qu'à nous deux.
Et même le fait qu'il s'agisse de son frère n'arrive plus à me culpabiliser… n'est-ce pas lui qui l'a voulu, et que ça reste dans sa famille n'a plus d'importance à mes yeux. Celui à qui je me donne… ou qui me prend là, est-ce qu'il y a une grande différence, n'a aucun lien de sang avec moi ? J'enfouis bien profondément au fond de mon esprit le sentiment mêlé de honte, qui m'a accompagné tout au long de cette foutue journée. Marc est cocu, la belle affaire ! De toute façon, je ne fais et Sylvain également que lui offrir ce dont il rêve, à ses dires, depuis longtemps… et puis… il est impossible de revenir en arrière.
C'est ainsi que toute la semaine du déplacement de Marc pour son job, son frère veille sur moi. Et je dois admettre que cette situation est loin d'être déplaisante. Je ne compte plus le nombre de fois où nous faisons l'amour. C'est quasiment naturel et lors de mes entretiens téléphoniques avec Marc, je n'ai aucune hésitation et encore moins de honte de lui faire part de ceux-ci. Il semble impatient de rentrer pour savourer… voire peut-être même participer. Là ! Je ne sais pas encore comment ça va se dérouler. Est-ce que je suis capable de jouir avec les deux frères ? Eux-mêmes vont-ils simplement supporter ce qu'ils ont si âprement désiré  ? Mais… vendredi, c'est demain et… le dénouement est donc proche…
Fin de la première saison…
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Adrdvn
13 octobre 2025 à 18:44
Vivement la saison 2 !
Vu le final de la 1, il ne peut en etre autrement :P
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océane.25
13 octobre 2025 à 13:59
Une suite géniale, lue plusieurs fois. J'ai adoré, deux frères pour une femme, le rêve.
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