Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
De stupre et de vapeur — Chapitre 1 · Flora débarque à Lugdunia
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
De stupre et de vapeur
Chapitre 1 · Flora débarque à Lugdunia
(ce récit fantastique s'inspire du style steampunk)
UNE NOUVELLE VILLE
Le bus à vapeur s’arrêta dans un sifflement strident, relâchant un nuage de vapeur blanche qui s’éleva dans l’air humide de la gare routière. Flora descendit la dernière. Son sac à dos trop lourd tirait sur ses frêles épaules. Elle en resserra les lanières usées. Ses doigts s’attardèrent sur le cuir râpé.
Elle leva les yeux. Lugdunia se dressait devant elle : une mosaïque de tours en fer et verre où des tuyaux de cuivre serpentaient comme des veines palpitantes. Dans le ciel glissaient des dirigeables dont les ombres dansaient sur les pavés luisants. Les rues vibraient d’un chaos mécanique : le tic-tac des horloges publiques, le grondement des moteurs à piston, les cris des vendeurs vantaient des lunettes à lentilles ajustables ou des automates de poche. Pour Flora, habituée au silence des champs, c’était comme plonger dans une machine vivante, bruyante, écrasante.
Elle leva les yeux. Lugdunia se dressait devant elle : une mosaïque de tours en fer et verre où des tuyaux de cuivre serpentaient comme des veines palpitantes. Dans le ciel glissaient des dirigeables dont les ombres dansaient sur les pavés luisants. Les rues vibraient d’un chaos mécanique : le tic-tac des horloges publiques, le grondement des moteurs à piston, les cris des vendeurs vantaient des lunettes à lentilles ajustables ou des automates de poche. Pour Flora, habituée au silence des champs, c’était comme plonger dans une machine vivante, bruyante, écrasante.
À 18 ans, elle venait de quitter son village, un hameau perdu où les moulins à vent tournaient lentement, marquant le temps au rythme des saisons. Là-bas, dans la Contrée, les journées sentaient le foin et le pain cuit au feu de bois. Les habitants, à peine une grosse centaine, se connaissaient tous, car leurs vies étaient liées par une routine paisible.
Mais Flora vivait ailleurs, dans son esprit, où les mathématiques dansaient comme des poèmes. Les équations, griffonnées sur des bouts de papier, étaient son refuge. Une bourse d’études, obtenue presque par hasard après un concours régional, l’avait arrachée à ce monde pour la jeter dans Lugdunia, où, dans deux jours, elle commencerait sa première année en mathématiques appliquées à l’université. Deux jours. L’idée lui nouait l’estomac.
Mais Flora vivait ailleurs, dans son esprit, où les mathématiques dansaient comme des poèmes. Les équations, griffonnées sur des bouts de papier, étaient son refuge. Une bourse d’études, obtenue presque par hasard après un concours régional, l’avait arrachée à ce monde pour la jeter dans Lugdunia, où, dans deux jours, elle commencerait sa première année en mathématiques appliquées à l’université. Deux jours. L’idée lui nouait l’estomac.
Elle ajusta son pull gris, trop grand, qui tombait sur ses hanches comme un drap. Ses vêtements – pantalons amples, chemises neutres – étaient un bouclier. Flora était jolie, elle le savait vaguement, avec ses grands yeux noisette, sa peau pâle, ses traits délicats masqués par ses cheveux frisés roux et brillants comme le cuivre. Mais son corps constellé de taches de rousseur la trahissait. Ses gros seins, aux grandes aréoles et aux tétons imposants, attiraient des regards qu’elle tentait de fuir. Elle les dissimulait sous des couches de tissu, espérant se fondre dans le décor. À Lugdunia, où les passants arboraient des manteaux à boutons de cuivre ou des chapeaux ornés de rouages décoratifs, elle se sentait encore plus exposée, comme si la ville entière pouvait voir à travers ses défenses.
La gare routière était un tourbillon. Des étudiants, aux besaces pleines de livres et d’instruments scientifiques, se frayaient un chemin entre des porteurs en vestes de toile cirée. Des automates à vapeur, aux bras articulés grinçants, chargeaient des malles sur des chariots. Une femme en robe à corset, un monocle à lentille verte vissé à l’œil, aboyait des ordres à des mécaniciens. Flora serra son sac contre elle, un plan de la ville plié dans une poche. Sa mère avait tout organisé : le trajet, la bourse, et le logement, un petit appartement dans le Faubourg du Grésil.
— C’est abordable et près de l’université, avait-elle dit, omettant de mentionner l’ambiance... particulière du quartier.
Elle avait aussi précisé que la clé de l’appartement était à récupérer auprès du patron de la taverne d’à côté.
— C’est abordable et près de l’université, avait-elle dit, omettant de mentionner l’ambiance... particulière du quartier.
Elle avait aussi précisé que la clé de l’appartement était à récupérer auprès du patron de la taverne d’à côté.
Flora suivit les indications du plan. Ses bottes claquaient sur les pavés humides. Les rues de Lugdunia formaient un labyrinthe de canaux bordés de lampadaires à gaz, avec leurs flammes vacillantes derrière des globes de verre fumé. Des ponts de fer - basculants, levants, ouvrants, tournants - enjambaient l’eau. Leurs engrenages cliquetaient à chaque pas.
Plus elle s’éloignait de la gare, plus l’atmosphère changeait. Les immeubles, toujours imposants, prenaient des airs moins soignés. Les enseignes des boutiques s’ornaient de lettres cursives et de dessins suggestifs : une silhouette dansante, une rose entrelacée d’un ruban. Des lanternes rouges pendaient aux fenêtres, projetant des lueurs chaudes sur les façades. Le Faubourg du Grésil, comprit Flora, le cœur battant. Ce quartier, avec ses airs de mystère et de secrets murmurés, évoquait des récits qu’elle avait entendus au village, des histoires de villes où la nuit se vivait d’une autre manière.
Plus elle s’éloignait de la gare, plus l’atmosphère changeait. Les immeubles, toujours imposants, prenaient des airs moins soignés. Les enseignes des boutiques s’ornaient de lettres cursives et de dessins suggestifs : une silhouette dansante, une rose entrelacée d’un ruban. Des lanternes rouges pendaient aux fenêtres, projetant des lueurs chaudes sur les façades. Le Faubourg du Grésil, comprit Flora, le cœur battant. Ce quartier, avec ses airs de mystère et de secrets murmurés, évoquait des récits qu’elle avait entendus au village, des histoires de villes où la nuit se vivait d’une autre manière.
Elle s’arrêta devant un immeuble étroit, coincé entre une taverne bruyante et une boutique de réparations mécaniques, où des étincelles jaillissaient d’un atelier ouvert. Une plaque de cuivre indiquait l’adresse de son logement.
Flora jeta un regard vers la taverne. Une enseigne en forme de roue dentée traversée d’un pichet et gravée des mots *Au Piston Rouge* oscillait au-dessus de la porte. Des rires et des éclats de voix s’échappaient, mêlés au tintement de verres et au grincement d’un phonographe. Sa mère lui avait dit que le patron de la taverne gardait la clé. Flora prit une profonde inspiration et poussa la porte.
Flora jeta un regard vers la taverne. Une enseigne en forme de roue dentée traversée d’un pichet et gravée des mots *Au Piston Rouge* oscillait au-dessus de la porte. Des rires et des éclats de voix s’échappaient, mêlés au tintement de verres et au grincement d’un phonographe. Sa mère lui avait dit que le patron de la taverne gardait la clé. Flora prit une profonde inspiration et poussa la porte.
L’intérieur était sombre, éclairé par des lampes à huile suspendues à des chaînes. Les odeurs de bière, de tabac et d’huile de friture emplissaient l’air. Des clients – des ouvriers aux mains calleuses, des femmes en robe à volant, un homme en gilet de cuir ajustant une montre à gousset – étaient attablés. Leurs conversations formaient un brouhaha. Derrière le comptoir, un homme massif se tenait les bras croisés. Il était imposant, avec des épaules larges comme une armoire et une barbe noire broussailleuse. Ses yeux, d’un gris acier, la fixèrent alors qu’elle s’approchait. Son visage marqué de cicatrices ne laissait rien deviner de ses pensées. Une pipe à vapeur miniature pendait à sa ceinture, relâchant de petits panaches de fumée.
— Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-il d’une voix grave - presque un grognement - sans décroiser les bras.
— Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-il d’une voix grave - presque un grognement - sans décroiser les bras.
Flora sentit ses joues s’empourprer. Elle baissa les yeux et serra son sac contre elle.
— Je... je m’appelle Flora Vell. Ma mère, Madame Vell, a réservé un appartement à côté. Elle m’a dit que vous aviez la clé.
— Je... je m’appelle Flora Vell. Ma mère, Madame Vell, a réservé un appartement à côté. Elle m’a dit que vous aviez la clé.
L’homme haussa un sourcil et la jaugea de haut en bas. Pendant un instant, elle eut l’impression qu’il voyait tout : ses vêtements trop grands, ses joues rouges, sa timidité. Puis il se détourna, fouillant dans un tiroir derrière le comptoir.
— Tu viens de la Contrée, non ? marmonna-t-il. Ta mère ne connaît pas Lugdunia, encore moins le Faubourg du Grésil !
Il sortit une clé de cuivre, ornée d’un engrenage décoratif, et la posa sur le comptoir dans un claquement.
— Deuxième étage, appartement 4. Et fais gaffe dans la rue la nuit.
Il marqua une pause, puis ajouta :
— Moi, c’est Korr.
— Tu viens de la Contrée, non ? marmonna-t-il. Ta mère ne connaît pas Lugdunia, encore moins le Faubourg du Grésil !
Il sortit une clé de cuivre, ornée d’un engrenage décoratif, et la posa sur le comptoir dans un claquement.
— Deuxième étage, appartement 4. Et fais gaffe dans la rue la nuit.
Il marqua une pause, puis ajouta :
— Moi, c’est Korr.
Flora murmura un « merci » à peine audible, saisit la clé et fila vers la sortie, le cœur battant. Dehors, elle grimpa l’escalier étroit de l’immeuble. Ses pas résonnaient sur les marches de bois usé.
L’appartement était petit, mais accueillant : un lit simple, une table en bois, une lampe à huile ornée de motifs floraux. Une fenêtre donnait sur la rue, où des passants pressés croisaient des silhouettes plus lentes, s’attardant sous les lanternes rouges. Flora posa son sac sur le lit, s’assit, et ouvrit son carnet de notes. Une équation inachevée y était griffonnée ; un problème qui la turlupinait depuis des semaines. Mais ce soir, les chiffres semblaient flous, éclipsés par le grondement de la ville et la présence pesante de Korr dans son esprit.
L’appartement était petit, mais accueillant : un lit simple, une table en bois, une lampe à huile ornée de motifs floraux. Une fenêtre donnait sur la rue, où des passants pressés croisaient des silhouettes plus lentes, s’attardant sous les lanternes rouges. Flora posa son sac sur le lit, s’assit, et ouvrit son carnet de notes. Une équation inachevée y était griffonnée ; un problème qui la turlupinait depuis des semaines. Mais ce soir, les chiffres semblaient flous, éclipsés par le grondement de la ville et la présence pesante de Korr dans son esprit.
Un bruit la fit sursauter ; un claquement sec, comme une porte qui se referme. Elle se leva pour s'approcher de la fenêtre. En bas, une silhouette avec un manteau long qui flottait derrière elle s’éloignait dans l’ombre d’une ruelle. Une lueur métallique brilla un instant ; peut-être un badge ou un outil. Flora recula pour fermer les rideaux. Lugdunia n’était pas son village. Ici, chaque bruit, chaque ombre semblaient porter une intention qu’elle ne comprenait pas encore.
PREMIERE NUIT DANS LE FAUBOURG
Flora referma les rideaux de lin. Leurs motifs floraux usés frémissaient sous ses doigts. La lueur des lanternes rouges du Faubourg du Grésil filtrait à travers les interstices, projetant des ombres dansantes sur les murs de l’appartement.
Elle s’assit sur le lit, dont le matelas grinça sous son poids, et posa son carnet sur la table. L’équation non résolue, avec ses courbes et ses symboles, semblait la narguer. D’habitude, les chiffres étaient son refuge, un monde ordonné où chaque problème avait une solution. Mais ce soir, ils lui échappaient, glissants comme la vapeur des moteurs de Lugdunia. Elle ferma les yeux, espérant que le sommeil viendrait vite, mais la ville avait d’autres plans.
Elle s’assit sur le lit, dont le matelas grinça sous son poids, et posa son carnet sur la table. L’équation non résolue, avec ses courbes et ses symboles, semblait la narguer. D’habitude, les chiffres étaient son refuge, un monde ordonné où chaque problème avait une solution. Mais ce soir, ils lui échappaient, glissants comme la vapeur des moteurs de Lugdunia. Elle ferma les yeux, espérant que le sommeil viendrait vite, mais la ville avait d’autres plans.
Le grondement de la cité s’infiltrait par la fenêtre, dans un mélange de cliquetis métalliques, de rires lointains et du sifflement des tuyaux à vapeur. Le Faubourg du Grésil vivait, même à cette heure tardive.
Soudain, un bruit nouveau perça le mur mince de l’appartement voisin : des gémissements étouffés, rythmés par des vibrations sourdes, comme si des corps se heurtaient contre le bois. Flora rouvrit les yeux, le cœur battant. Ces sons, intimes et insistants, la renvoyèrent à la Contrée, où la vie était simple, brute. Les animaux s’accouplaient dans les champs dans un spectacle naturel que personne ne cachait. Les villageois parlaient de sexe sans détour, avec la franchise des gens de la terre. Flora, trop timide pour participer à ces conversations, observait en silence les taureaux, les chevaux, leurs mouvements instinctifs. Mais ici, à Lugdunia, tout était différent. Le Faubourg du Grésil vibrait d’une énergie trouble, à la fois inquiétante et... excitante.
Soudain, un bruit nouveau perça le mur mince de l’appartement voisin : des gémissements étouffés, rythmés par des vibrations sourdes, comme si des corps se heurtaient contre le bois. Flora rouvrit les yeux, le cœur battant. Ces sons, intimes et insistants, la renvoyèrent à la Contrée, où la vie était simple, brute. Les animaux s’accouplaient dans les champs dans un spectacle naturel que personne ne cachait. Les villageois parlaient de sexe sans détour, avec la franchise des gens de la terre. Flora, trop timide pour participer à ces conversations, observait en silence les taureaux, les chevaux, leurs mouvements instinctifs. Mais ici, à Lugdunia, tout était différent. Le Faubourg du Grésil vibrait d’une énergie trouble, à la fois inquiétante et... excitante.
Elle se rallongea. Son cœur battait un peu trop fort. Les bruits du voisinage s’imposaient à elle, la berçant vers un sommeil agité. Bientôt, elle sombra dans un rêve, où les frontières entre la Contrée et Lugdunia se fondaient en un tourbillon fantasmagorique, enivrant. Les champs de son village se transformaient en ruelles brumeuses du Faubourg, où les moulins à vent tournaient non plus au gré du vent, mais au rythme de souffles haletants. Elle se voyait errer dans ce paysage hybride, parmi les herbes hautes des prairies qui se muaient en tuyaux de cuivre chauds au toucher palpitant comme des veines gonflées de désir. Des silhouettes émergeaient des ombres : une paysanne aux seins lourds, semblables aux siens, pressée contre un mur de brique par un ouvrier aux mains huileuses. Leurs corps se frottaient avec une urgence animale. Des engrenages sur leurs vêtements cliquetaient comme un mécanisme détraqué.
Plus loin, un cheval de la ferme, mais aux formes humanoïdes, montait une jument aux courbes féminines. Leurs accouplements se mêlaient à des rires étouffés de la taverne, où Korr, torse nu et monté sur un cheval, une pipe à la bouche, écartait les cuisses d’une femme sur le comptoir anormalement haut, l’explorant sans retenue de ses doigts épais comme des pistons.
Dans le rêve, Flora sentait l’air chargé d’humidité. L’odeur de la terre fertile se mélangeait à celles de la sueur et du métal chauffé. Elle imaginait des lanternes rouges illuminant des scènes : une femme aux lèvres peintes en rouge, agenouillée devant un homme, dont la bouche enveloppait son membre dressé ressemblant étrangement à une bite de cheval ; un couple enlacé dans une ruelle, avec l’homme qui plaquait sa partenaire contre un pont de fer, remontant sa jupe avec ses deux mains pour les plonger dans la chaleur moite de cette femme dont les gémissements étaient synchronisés avec le cliquetis des mécanismes de la ville. Un autre couple en action, qui faisait penser à un taureau couvrant une vache dans les champs.
Et puis, elle se voyait elle-même, avec ses gros seins libérés de leurs vêtements larges, ses grandes aréoles sombres et ses tétons durcis par l’excitation, caressés par des doigts invisibles, tandis que des silhouettes anonymes du Faubourg l’entouraient et la dévoraient de leurs regards affamés et dévorants, silhouettes dont les touchers effleuraient ses cuisses en glissant vers son entrejambe trempé, comme des animaux en rut flairant et léchant.
Montait en elle l’excitation, ce feu liquide qui irradiait depuis son bas-ventre, faisant gonfler et mouiller son sexe, dont les lèvres intimes palpitaient d’un désir qu’elle ne pouvait ignorer. Dans le rêve, elle se touchait. Ses doigts exploraient avec une urgence croissante, pendant qu'elle continuait de fantasmer sur les accouplements de la campagne encore plus pervertis par la ville : un âne montant une femelle, mais avec des corps humains, des seins ballottant, des sexes s’emboîtant dans un rythme frénétique, des jets de sperme chaud comme de la vapeur condensée éclaboussant la peau, ou un homme se faisant sucer sa bite de cheval par une femme aux lèvres épaisses et avides tout en tirant sur ses tétons comme on tire sur des pis de vache.
Soudain, l’intensité du rêve la réveilla en sursaut. Le corps couvert d’une fine sueur, le cœur cognant comme un piston déréglé. elle porta une main entre ses cuisses, constatant l’état de son sexe : trempé, ses lèvres gonflées et sensibles, son clitoris durci par l’excitation résiduelle. Le tissu mouillé de son pantalon et de sa culotte collait à sa peau. Un frisson la traversa au contact de ses doigts. Elle enleva son pantalon imprégné, le jeta au sol. Ses jambes nues restaient maintenant exposées à l’air frais de la chambre. Flora n’était pas ignorante. Dans la solitude de sa chambre, au village, elle avait appris très jeune à écouter son corps, à explorer ses désirs avec une curiosité timide, mais assumée. La masturbation était son rituel secret, un moment où elle pouvait être elle-même, loin des regards et des attentes. Ce soir, l’envie était plus forte, nourrie par les vestiges du rêve.
Elle glissa sa main sur son ventre, la guidant vers son vagin gorgé de cyprine. Ses doigts trouvèrent un rythme familier pour caresser ses lèvres trempées, effleurant son clitoris avec une pression croissante. Les images du rêve persistaient : les corps enlacés, les sexes tendus, les pénétrations brutales et envoûtantes. Elle remonta son autre main vers ses seins, pinçant et tirant sur ses tétons, les allongeant comme elle aimait le faire en secret ; un geste qu’elle trouvait dégoûtant, mais qui l’excitait encore plus en amplifiant la chaleur qui montait en elle.
Sa respiration s’accéléra, ses hanches se cambrèrent légèrement, ses doigts plongèrent plus profondément, explorant son intérieur chaud et glissant. L’orgasme vint vite. Un spasme intense la laissa haletante, les cuisses tremblantes, et un liquide chaud coula sur ses doigts. La tension retomba, comme une vapeur qui se dissipe. Flora rouvrit les yeux, fixant le plafond où les ombres des lanternes continuaient de danser. Une vague de fatigue l’envahit, lourde et douce à la fois. Elle remonta la couverture sur elle, oubliant son carnet sur la table, et sombra dans un sommeil profond, bercée par le pouls lointain de Lugdunia. Les équations, les silhouettes, le Faubourg du Grésil... tout se fondit dans l’obscurité.
Quand elle se réveilla, une lumière pâle filtrait à travers les rideaux. Le matin était là, et avec lui, un nouveau jour dans cette ville qui ne ressemblait à rien de ce qu’elle connaissait. Un matin agité.
La lumière pâle du matin filtrait à travers les rideaux, baignant l’appartement d’une clarté froide. Flora s’éveilla en sursaut, le corps encore lourd de la nuit précédente, les cuisses portant le souvenir de son excitation fiévreuse. Elle s’assit sur le lit, repoussant la couverture, et jeta un regard au pantalon abandonné sur le sol, toujours humide des vestiges de son rêve. La honte la traversa, mêlée d’une étrange chaleur qu’elle chassa en se levant.
Demain, ce serait la rentrée, avec ses premiers pas à l’université de Lugdunia, ses premières heures parmi les étudiants et les professeurs, les équations complexes qu’elle avait toujours rêvé de résoudre. Mais aujourd’hui, elle avait une journée entière pour se préparer, pour plonger dans ses notes et affronter cette équation non résolue qui la hantait.
Demain, ce serait la rentrée, avec ses premiers pas à l’université de Lugdunia, ses premières heures parmi les étudiants et les professeurs, les équations complexes qu’elle avait toujours rêvé de résoudre. Mais aujourd’hui, elle avait une journée entière pour se préparer, pour plonger dans ses notes et affronter cette équation non résolue qui la hantait.
Elle s’installa à la petite table en bois, ouvrant son carnet devant elle. Les chiffres, d’ordinaire si familiers, semblaient danser hors de portée. Elle traça le graphe d'une intégrale, puis d'une autre, mais les courbes se brouillaient, refusant de s’aligner. Son esprit, d’habitude si discipliné, était un chaos. Était-ce le stress de la rentrée ? La nuit hachée par ce rêve torride, où les images du Faubourg du Grésil s’étaient mêlées aux accouplements bruts de la Contrée ? Ou l’omniprésence de Lugdunia, cette ville qui grondait dehors comme un monstre mécanique, avec ses cliquetis de pistons, ses sifflements de vapeur et ses rires qui perçaient les murs ? Flora passa une main dans ses cheveux, les détachant pour se donner une contenance. Elle ne savait pas ce qui la perturbait autant, mais chaque tentative pour se concentrer échouait. Les chiffres devenaient des ombres, des silhouettes lascives sous des lanternes rouges.
Elle referma le carnet d’un geste sec, exaspérée. « Ça suffit, » murmura-t-elle en elle-même, comme pour se convaincre. Rester cloîtrée dans cette chambre minuscule ne l’avancerait à rien.
Son estomac grogna, lui rappelant le pain de voyage que sa mère avait glissé dans son sac, dense, nourrissant, mais terriblement familier. Elle n’avait pas envie de la Contrée ce matin. Elle voulait... autre chose. Quelque chose de Lugdunia, même si l’idée l’effrayait autant qu’elle l’attirait. La taverne *Au Piston Rouge*, juste à côté, devrait bien lui proposer un encas, non ?
Flora enfila un nouveau pantalon ample, vérifia que son pull gris cachait bien ses formes, et prit une profonde inspiration. Elle devait aussi penser à contacter sa famille, lui dire que tout allait bien. Sa mère avait mentionné un appareil, un... bidule-comm ? Comment l’avait-elle appelé, déjà ? Un truc pour envoyer des messages à distance, typique des villes comme Lugdunia. Mais tout allait-il vraiment bien ? Elle chassa la question.
Son estomac grogna, lui rappelant le pain de voyage que sa mère avait glissé dans son sac, dense, nourrissant, mais terriblement familier. Elle n’avait pas envie de la Contrée ce matin. Elle voulait... autre chose. Quelque chose de Lugdunia, même si l’idée l’effrayait autant qu’elle l’attirait. La taverne *Au Piston Rouge*, juste à côté, devrait bien lui proposer un encas, non ?
Flora enfila un nouveau pantalon ample, vérifia que son pull gris cachait bien ses formes, et prit une profonde inspiration. Elle devait aussi penser à contacter sa famille, lui dire que tout allait bien. Sa mère avait mentionné un appareil, un... bidule-comm ? Comment l’avait-elle appelé, déjà ? Un truc pour envoyer des messages à distance, typique des villes comme Lugdunia. Mais tout allait-il vraiment bien ? Elle chassa la question.
Manger d’abord.
Dehors, le Faubourg du Grésil s’éveillait sous un ciel voilé par la fumée des cheminées. Les pavés luisants reflétaient les enseignes des boutiques, et leurs lettres cursives scintillaient comme des promesses. Flora poussa la porte de la taverne. Le grincement du bois résonna dans l’air chargé d’odeurs de tabac et d’huile chaude. À peine entrée, elle sentit un poids sur elle : tous les yeux étaient braqués dans sa direction. Des hommes la fixaient – des ouvriers aux mains calleuses, un mécanicien en gilet de cuir, un autre avec une montre à gousset ouverte – faisant glisser leurs regards sur elle avec une curiosité insistante. Flora sentit son visage s’embraser, car ses vêtements amples lui donnaient soudain l’impression d’être nue, exposée, comme si ces regards pouvaient percer son pull et voir ses seins lourds, ses aréoles larges, son corps qu’elle cachait si soigneusement.
Elle baissa la tête, avançant à pas rapides vers une table dans un coin sombre, loin de la fenêtre, espérant se fondre dans l’ombre.
Elle baissa la tête, avançant à pas rapides vers une table dans un coin sombre, loin de la fenêtre, espérant se fondre dans l’ombre.
Derrière le comptoir, Korr se tenait, imposant comme une statue de fer. Ses épaules massives tendaient sa chemise, et sa barbe noire semblait capter la lumière des lampes à huile. Flora sentit une bouffée de chaleur lui monter aux joues. Les images de son rêve – Korr, torse nu sur un cheval, une pipe à la bouche, dominant une femme avec une assurance brute – surgirent malgré elle. Elle s’assit, fixant la table usée pour ne pas croiser son regard gris.
— Qu’est-ce que tu veux ? grogna Korr, faisant vibrer l’air de sa voix grave .
— Qu’est-ce que tu veux ? grogna Korr, faisant vibrer l’air de sa voix grave .
Flora, les doigts serrés sur la lanière de son sac, déglutit. Sa voix tremblait, à peine audible.
— Un... un encas. Pour le matin.
— Un... un encas. Pour le matin.
Korr haussa un sourcil, puis désigna une ardoise accrochée au mur.
— Pain au charbon, galettes de sarrasin à la graisse de piston, ou bouillie d’orge aux épices de forge. Choisis.
— Pain au charbon, galettes de sarrasin à la graisse de piston, ou bouillie d’orge aux épices de forge. Choisis.
Les noms lui étaient étrangers, presque inquiétants. Pain au charbon ? Graisse de piston ? Elle hésita. Son regard glissait sur l’ardoise sans qu'elle comprenne vraiment.
— Euh... les galettes, lâcha-t-elle au hasard, espérant ne pas regretter son choix.
— Euh... les galettes, lâcha-t-elle au hasard, espérant ne pas regretter son choix.
Korr grogna un vague assentiment en poussant la porte à double battant menant à l’arrière-salle. À travers l’ouverture, Flora aperçut brièvement une femme – la cuisinière, sans doute – penchée sur une poêle fumante, le tablier taché de graisse. La porte se referma dans un claquement, et Flora sentit de nouveau les regards des hommes, moins nombreux, mais toujours pesants, comme des doigts effleurant sa nuque. Elle se recroquevilla sur sa chaise, triturant l’ourlet de son pull.
Korr revint avec une assiette de galettes dorées. Leur surface luisante d’une graisse sentait étrangement le métal et les herbes. — Tiens, dit-il en posant l’assiette. Ça cale.
Flora murmura un « merci » et mordit dans une galette. À sa surprise, c’était bon, croustillant, avec un goût riche et légèrement épicé qui lui réchauffa l’estomac. Elle mangea en silence, savourant cette petite victoire sur son appréhension. Mais le bidule-comm la tracassait. Elle devait contacter sa mère, et Korr, avec son air de tout savoir sur le Faubourg, était probablement la personne à interroger. L’idée de lui parler encore lui nouait les entrailles, mais elle se donna un coup de pied mental. *Allez, Flora, tu peux le faire.*
Elle avala sa dernière bouchée, repoussa l’assiette et se leva pour s’approcher du comptoir. Korr, le regard toujours aussi perçant, essuyait des verres.
— Euh... excusez-moi, commença-t-elle, la voix tremblante.
Elle se força à lever les yeux, évitant soigneusement de penser à son rêve.
— Je... je cherche un... un bidule-comm ? Pour envoyer un message à ma famille. Vous savez où je pourrais en trouver un ?
— Euh... excusez-moi, commença-t-elle, la voix tremblante.
Elle se força à lever les yeux, évitant soigneusement de penser à son rêve.
— Je... je cherche un... un bidule-comm ? Pour envoyer un message à ma famille. Vous savez où je pourrais en trouver un ?
Korr la fixa un instant. Un sourire en coin perçait sa barbe.
— Un bidule-comm ? dit-il, amusé. Tu veux dire un TK ou Télé-communicateur. T’es vraiment une gamine de la Contrée, toi.
Il marqua une pause. Ses yeux scrutateurs la faisaient rougir davantage.
— On dirait une brebis égarée dans le Faubourg du Grésil.
— Un bidule-comm ? dit-il, amusé. Tu veux dire un TK ou Télé-communicateur. T’es vraiment une gamine de la Contrée, toi.
Il marqua une pause. Ses yeux scrutateurs la faisaient rougir davantage.
— On dirait une brebis égarée dans le Faubourg du Grésil.
Flora sentit son visage s’enflammer, et sa gêne s'amplifier par le ton moqueur de Korr. Le mot « Contrée » sonnait comme une accusation, comme si son passé rural la rendait inadaptée à cette ville de vapeur et d’engrenages. Elle baissa les yeux, les doigts crispés sur son pull, souhaitant disparaître.
— Je... je veux juste envoyer un message, murmura-t-elle, d'une voix presque inaudible.
— Je... je veux juste envoyer un message, murmura-t-elle, d'une voix presque inaudible.
Korr grogna en reposant le verre qu’il essuyait.
— Y a un TK à l’atelier des Postes, près du canal aux Engrenages. Trente minutes à pied, au moins. Prends la rue des Forges, traverse le pont à vapeur, et tu verras une tour avec une antenne en spirale. C’est là.
Il la dévisagea, comme s’il doutait qu’elle s’en sorte seule. Flora hocha la tête, gravant ses instructions dans sa mémoire. Elle n’avait pas besoin de noter ; elle avait toujours eu une excellente mémoire, un don qui l’avait aidée à résoudre des équations complexes. Mais face à Korr, elle se sentait minuscule. Il la dominait de ses deux mètres. Son visage austère et sa voix grave si différente des timbres clairs de son village la clouaient sur place.
— Merci, monsieur, murmura-t-elle d'une voix tremblante.
Korr éclata d’un rire bref, dévoilant un sourire inattendu, presque charmant, qui adoucissait ses traits rudes.
— Monsieur, hein ? dit-il, secouant la tête.
Flora, les joues brûlantes, rougit encore plus.
— Y a un TK à l’atelier des Postes, près du canal aux Engrenages. Trente minutes à pied, au moins. Prends la rue des Forges, traverse le pont à vapeur, et tu verras une tour avec une antenne en spirale. C’est là.
Il la dévisagea, comme s’il doutait qu’elle s’en sorte seule. Flora hocha la tête, gravant ses instructions dans sa mémoire. Elle n’avait pas besoin de noter ; elle avait toujours eu une excellente mémoire, un don qui l’avait aidée à résoudre des équations complexes. Mais face à Korr, elle se sentait minuscule. Il la dominait de ses deux mètres. Son visage austère et sa voix grave si différente des timbres clairs de son village la clouaient sur place.
— Merci, monsieur, murmura-t-elle d'une voix tremblante.
Korr éclata d’un rire bref, dévoilant un sourire inattendu, presque charmant, qui adoucissait ses traits rudes.
— Monsieur, hein ? dit-il, secouant la tête.
Flora, les joues brûlantes, rougit encore plus.
Alors qu’elle se dirigeait vers la porte sur rue, elle entendit sa voix derrière elle :
— Fais gaffe, petite, ici c’est pas comme chez toi...
— Fais gaffe, petite, ici c’est pas comme chez toi...
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Commentaires ()
bisous Coquinou69
Navrée pour cette arrivée en vrac. Mais il fallait absolument que je vous félicite pour la qualité de votre écriture, l’effort incroyable de création de tout un univers (qui n’est pas forcément ma préférence, mais … Wahou ! Le job !) et pour la justesse des personnages.
Une pépite ! <3
J'ai une suite en écriture, mais plusieurs récits en parallèle.