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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Je peux t’appeler Daddy ? — Chapitre 5 · Une situation explosive

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Wynterbird
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Je peux t’appeler Daddy ?

Chapitre 5 · Une situation explosive

Personnages principaux :
Quentin 40 ans. Responsable de la sécurité informatique dans une agence bancaire. Célibataire jusqu'à sa rencontre avec Linda.
Linda 36 ans. Gérante d'une entreprise de livraisons rapides. En couple avec Quentin. Elle a une fille qu'elle n'a pas élevée.
Alison 18 ans. Fille de Linda. Elle a été élevée par sa grand-mère. Libertine, elle s'exhibe en stream dans sa cam porno, le plus souvent avec sa copine Célestine. Elle adore provoquer Quentin, qu'elle appelle Daddy. Quentin est troublé lorsqu'il apprend que la mère et la fille partagent leurs sextoys…et bien plus.
* * *
Parfois, il arrive que l'on fasse des choses que l'on trouve excitante sur le moment, et que l'on regrette une fois l'excitation retombée. Ça m'est arrivé il n'y a pas si longtemps. J'ai déconné, je m'en rends bien compte maintenant. Disons-le carrément, j'ai perdu les pédales.
Alison, la fille de ma compagne Linda, me fait perdre la tête à force de provocations de plus en plus insensées. Se glisser dans notre lit lorsque Linda et moi faisons l'amour, ne lui suffit pas. Voilà qu'il y a quelques jours, elle est parvenue à se faufiler dans mon bureau, dans la zone strictement réservée aux seules personnes autorisées de la banque où je travaille. Je l'ai trouvée sous mon bureau à mon retour d'une réunion. Vous imaginez la suite (je l'ai racontée en détail dans le chapitre précédent). J'ai imaginé plusieurs stratagèmes pour la faire sortir sans être repérée par les caméras de surveillance. J'ai pensé la faire passer pour une femme de ménage. Je me suis envoyé Rachel, une femme de ménage à qui je plais un peu trop, rien que pour me procurer une blouse. À mon retour dans mon bureau, Alison s'envoyait le chef de la sécurité et responsable de la vidéosurveillance, mon ami Arnold. Bref, tout ça s'est terminé en trio sur la moquette de mon bureau.
Une semaine est passée. Il reste des traces de notre forfait sous forme de tâches collantes sur la moquette gris taupe de mon bureau. Je suis en train de les contempler, dans un état quasi hypnotique, lorsqu'Arnold se faufile dans mon bureau.
— Hé, salut Quentin. Comment tu vas ? J'te vois plus depuis que la gamine est venue nous rendre une petite visite. (Il attend ma réponse avec un petit sourire écœurant sur les lèvres.)
— Je ne veux plus en entendre parler. D'ailleurs, je ne sais pas de quoi tu parles. (J'évite son regard et feint de me concentrer sur mon écran. J'aimerais qu'il parte, mais il semble vouloir s'incruster.)
— Tu sais très bien de quoi je parles, Quentin. La petite qui était sous ton bureau. Tu imagines les conséquences si je ne t'avais pas couvert ?
— Comment ça ?
— Tu pourrais perdre ton poste si on découvrait que tu reçois ta copine dans ton bureau et que tu te l'envoie pendant les heures de boulot.
— Il me semble que tu ne t'es pas gêné pour en profiter, Arnold…
— Ben, t'as aucune preuve. J'ai très envie de la revoir. Tu me donnes son numéro ?
— C'est la fille de ma compagne. Je crois qu'elle n'a pas envie de te revoir.
— Il faudra bien, Quentin. Il faudra bien…
Arnold sort. Il me fixe avec un regard insistant à travers la vitre. Dans l'open space, aucun de nos collègues ne remarque la tension soudaine qui vient d'apparaître entre nous. Je soutiens son regard. Pas question de me laisser intimider par ses menaces. Et dire que je le considérais comme un ami. Me voilà entre les griffes d'un maître-chanteur.
* * *
On frappe à la porte. Derrière la vitre, Linda me sourit, rayonnante de toute sa blondeur. Un peu surpris, je lui fais signe d'entrer. Puis, je me rappelle qu'elle était venue solliciter un prêt.
— Entre, Linda. Ton rendez-vous s'est bien passé ? Tu veux un café ?
— Oui volontiers, répond-elle en s'asseyant dans mon fauteuil. Je vais pouvoir développer ma société.
Je lui tends sa tasse. Elle regarde le sol. Elle voit les taches. Elle fronce les sourcils.
— Alors c'est ici que ça s'est passé…
— Oui. Je suis sincèrement désolé, Linda. J'ai été… Je ne sais pas comment dire. Je me suis laissé entraîner. Et puis, tu l'as dit toi-même…
— … Alison n'est qu'une jeune fille qui veut s'amuser. Mais les jeux du sexe peuvent avoir parfois de lourdes conséquences. Tu aurais pu perdre ton job.
— C'est ce que je n'arrête pas de me répéter.
— Il y a quelqu'un qui nous observe avec insistance, dit-elle en désignant l'open space d'un léger coup de menton.
Je suis son mouvement et découvre Arnold qui nous fixe avec un air lubrique, la bave aux lèvres. Son regard semble vouloir déshabiller Linda. Je devine ses pensées.
— C'est lui le profiteur ? demande Linda. C'est lui qui s'est envoyé Alison dans ton bureau.
— Ouais. Et ce n'est pas terminé. Il a… « très envie de la revoir. »
— Ça ressemble un peu à des menaces, me dit Linda en regardant dans sa direction.
— Je crois qu'il possède des images de la visite d'Alison. Des images de la vidéosurveillance. Je ne les ai trouvées sur aucun poste. Je pense qu'il les garde chez lui.
— Et si Alison refuse de le revoir ? demande Linda tout en connaissant d'avance la réponse.
— Je le crois capable de les montrer à la direction.
— Tu ne vas pas laisser faire ça, Quentin…
— Bien sûr que non.
— Tu as un plan ?
— Peut-être bien…
* * *
Vendredi soir à l'agence. Le week-end se profile à l'horizon, l'atmosphère est des plus détendue. Arnold, dans son bel uniforme sombre, entre dans mon bureau sans frapper.
— Elle m'a appelé, me dit-il d'emblée, souriant de toutes ses dents.
— Qui ? Oh… Je vois.
— Tu as de la chance de vivre entourée par des femmes aussi belles et aussi chaudes. Comment tu fais pour ne pas devenir dingue ? Tu dois avoir la trique sans arrêt chez toi.
— C'est à peu près ça oui, Arnold.
— En plus, la petite, elle fait du porno. Tu le savais ?
— Elle a une cam avec une copine sur un site X. Je suis au courant. Ma chambre est juste à coté de la sienne.
— Et ça ne te rend pas dingue de savoir ce qu'elles font juste à coté de toi.
— C'est que Linda et moi, nous sommes également très occupés de notre coté. Bon, tu m'excuses, j'ai encore des choses à finir avant de partir. Amuse-toi bien… avec la petite.
— Compte sur moi ! Je te raconterai lundi !
Ça, ça m'étonnerait beaucoup…
* * *
D'abord, Alison et Arnold ont convenu d'un rendez-vous via un show privé sur sa cam. Ce qu'Arnold ignore, c'est que ce show privé n'en est pas vraiment un et que tout est enregistré.
Alison s'est enfermée dans sa chambre, uniquement éclairée de leds roses et rouges. Ambiance sexy. Elle porte un tee-shirt court au ras de ses petits tétons. Sa jupette, tout aussi courte, ne cache rien. Ni le string rose, ni le porte-jarretelles et ses bas noirs. Elle a aligné sur son lit, une collection de sextoys de formes et de tailles variées.
Arnold s'est connecté à l'heure dite. On peut le voir assis sur son sofa, en tee-shirt et caleçon, une bière à la main. Dès que l'image d'Alison, sexy en diable, apparait sur son écran, il glisse sa seule main libre dans son caleçon et commence à se tripoter. Alison lui présente ses sextoys et lui annonce qu'elle va tous se les enfiler, du plus petit au plus gros, un Bad Dragon offert par Linda.
— Tu te rends compte de la chance que j'ai, dit Alison à Arnold, d'avoir une maman qui m'offre des jouets comme ça.
— C'est vraiment ta mère qui te les as offert, s'exclame Arnold. Oh putain, mais c'est dingue ! Et… tu les essaies avec elle.
— Tu dirais quoi si je te disais que ma maman et moi on aime jouer ensemble ?
— Tu veux dire que ta mère et toi vous… (L'expression d'Arnold change soudain.) Euh, attends. Tu me jures que tu as bien dix-huit ans ? Et que personne d'autre que nous ne peut voir ces images, hein ?
— Mais oui, mon petit poulet. Tu as peur de quoi ? Hein, de quoi tu as peur ? Pourquoi tu ne m'invites pas chez toi ?
— Je te l'ai dit. Mes voisins… S'il me voit avec une fille aussi jeune que toi. Je suis le chef de la sécurité de la banque, tu comprends. Je passe pour quelqu'un de sérieux. Alors...
Alison fait la moue. Elle frotte doucement un gode en forme de pénis noueux sur son intimité, sans se décider à se pénétrer.
— Oh et puis merde ! s'exclame soudain Arnold. Tu peux venir. J'emmerde mes voisins.
— Yes !
— Je peux venir te chercher si tu veux.
— Ma copine me prête sa voiture.
— Elle vient elle aussi ?
— Non. Je viens seule.
* * *
C'est vrai, Célestine, la copine lesbienne d'Alison lui prête sa voiture. En la regardant enfiler sa veste dans le couloir, je suis pris d'une bouffée d'angoisse. Et si Arnold se doutait de ce que nous lui préparons ?
— Sois prudente, Alison. On ne sait jamais. C'est un prédateur.
— Tu t'inquiètes pour moi, Daddy ? Ça me fait un drôle d'effet de savoir que tu t'inquiètes pour ta petite chérie. À plus, Daddy.
Elle m'embrasse tendrement sur la joue, puis me sert un long moment dans ses bras. Je hume son parfum sucré. J'aurais préféré passer la soirée avec elle que de la voir partir rejoindre le maléfique Arnold dans son antre.
À la fenêtre, je la regarde monter dans le SUV de Célestine. Il fait nuit, il pleut, il fait un peu froid. L'ambiance est triste. Et je suis inquiet. Si inquiet, que je ne pense ni à m'ouvrir une bière, ni à me faire un petit café. Je m'installe devant l'écran de mon PC et j'attends. J'attends. Il faut trente minutes un vendredi soir, pour rejoindre le quartier d'Arnold depuis le mien. Trente minutes passent et je n'ai toujours aucune nouvelle d'Alison. Une heure passe, et toujours rien. Qu'est-ce que tu fous Alison ? Je songe à l'appeler, lui envoyer un message (on ne dit plus SMS). Mais cela risquerait de foutre notre plan par terre.
Et puis soudain, alors que je me désespère totalement, j'entends un grésillement, puis une fenêtre s'ouvre. L'image est sombre mais je reconnais la silhouette d'Alison et sa voix qui chuchote.
— Tu es là, Daddy ? Je ne te vois pas.
— Ma caméra est éteinte. Moi, je te vois. Tu es chez lui ?
— Oui, dans son salon. Je l'ai envoyé prendre une douche. J'ai installé le programme que tu m'as donné. Team machin euh...
— Team Media Session. Oui. Je peux entrer dans son PC maintenant. Si les vidéos de ta visite dans mon bureau sont là, je les trouverai.
— J'aime bien comme tu dis « ta visite dans mon bureau ». Parce que c'était plutôt, ma visite sous ton bureau. C'était excitant, non ?
— Oui, mais regarde où ça nous a mené Alison.
— J'ai l'impression d'être dans un Mission: Impossible. Mais en porno. Je crois qu'il arrive. Je laisse la caméra connectée.
— Oui et essaie de rester devant. Je filme à partir de maintenant.
J'entends les pas d'Arnold. Il apparait dans le champ de la caméra, entièrement nu, en érection, s'essuyant le torse avec une serviette. Alison aligne ses sextoys sur la table basse.
— Tu as déjà essayé un de ces jouets ? lui demande Alison.
— Ben…. (Arnold est visiblement gêné.)
— Allez, insiste Alison. Tu peux me le dire… On est intimes, toi et moi.
— Une fois, un plug anal. Juste pour voir.
— Et ? Ça t'a plus ?
— J'ai eu honte et je l'ai jeté.
— Tu as eu honte, Arnold ?
— Je ne suis pas comme toi. Je ne sais pas comment tu fais pour faire tous ces trucs cochons, le porno, coucher avec ta mère et Quentin, sans être gênée.
— Si tu veux, je peux t'apprendre à ne plus avoir honte…
Je ne vois pas le regard d'Alison, elle tourne le dos à la caméra, mais je vois le trouble d'Arnold. Il se passe quelque chose dans sa tête. Quelque chose que je devine fort bien. Il est sous l'emprise de ma petite chérie. Ma vicieuse Alison s'en rend bien compte.
— Si on commençait par celui-là, lui dit-elle en lui montrant un petit gode d'à peine dix centimètres.
Avec une docilité surprenante, Arnold se met à quatre pattes, cul offert en direction d'Alison. Elle prend un flacon de gel anal.
— C'est pour ne pas blesser ta petite rosette, dit-elle en y étalant une grosse giclée.
— Je pensais que tu me ferais un anulingus avant…
— Les gâteries, c'est pour plus tard. Si tu es bien sage. Je veux d'abord bien m'amuser avec ta rosette. (Alison glisse un doigt puis deux dans l'anus d'Arnold.) Oh mais, dis donc ! On voit que tu as déjà joué un peu avec.
— Je te l'ai dis, j'ai déjà essayé une fois. Mais c'est tout… Oh c'est bon avec tes doigts… Je les préfère à un gode. Continue...
— Non, non, non. Je veux voir jusqu'où je peux aller. Je vais commencer par le plus petit de mes sextoys et ensuite, progressivement, je t'enfilerai avec un sextoy de plus en plus gros. Et si tu es sage…
— Tu me suce et tu me lèche le cul !
— C'est ça, gros cochon. Maintenant, laisse-moi faire. Allez, détends-toi. Tu es tout crispé.
Pendant qu'Alison s'amuse, je scanne le PC d'Arnold. Je tombe rapidement sur un dossier crypté. Il est verrouillé. Par chance, je possède une liste des mots de passe employés par Arnold. L'avantage d'être le responsable de la sécurité informatique de notre agence. J'en teste un, puis un deuxième. Le troisième est le bon. Le dossier contient ce que j'étais venu chercher, et bien plus. Il y a là de nombreuses vidéos prises par la vidéosurveillance de la banque. Des images filmées en dehors des heures d'ouverture, quand il ne reste que deux ou trois personnes. Et que ces personnes profitent de leur intimité pour s'envoyer en l'air sur leur bureau. Je ne donnerai aucune information concernant les identités de mes collègues libertins. 
Et puis il y a les images de la visite d'Alison. On la voit se faufiler dans mon bureau, sous mon bureau. Moi qui arrive. Moi qui me fait sucer pendant les heures de travail. Moi et Arnold offrant une double sodomie à ma petite chérie. Sans hésiter, j'efface toutes les vidéos.
Pour être certain de leur disparition, je les broie avec un programme spécifique qui supprime le moindre octet dans le moindre cluster de son disque dur. En moins d'une minute, ile ne reste rien des vidéos cochonnes d'Arnold. Pour la blague, et parce que je veux qu'il sache que j'étais là et que ce n'est pas une panne de son ordinateur, je remplace les vidéos par des épisodes de la série animée Oui-Oui.
— Aouh ! Non, Alison ! Celui-là est trop gros pour moi. Non, arrête je t'en prie !
— Mais si, insiste Alison, il faut que tu pousses encore ! Allez ! Tu peux y arriver...
Mon forfait accomplit, je regarde à nouveau les images de la caméra d'Arnold. Alison est en train de lui introduire un plug d'une taille qui me semble bien trop large. Pour le faire passer, elle inonde ses fesses de gel anal. Elle pousse, il pousse, ils poussent. Et soudain, le gros plug entre d'un seul coup. Arnold pousse un cri. De soulagement.
— Ben voilà, dit Alison satisfaite en lui tapotant les fesses. Tu y es arrivé, gros pervers !
— Ça fait un peu… mal.
— C'est le préféré de ma maman.
— Ta mère l'avait dans son cul ?
— Oh dis donc, j'ai une idée ! dit Alison en se levant d'un bond. Et si on sortait ?
— Où ça ?
— Je connais un endroit où des couples font l'amour en public sur une aire d'autoroute. Viens ! On y va !
— Attends, il faut que je m'habille.
— Mets juste un manteau et des chaussures. Allez viens ! Dépêche-toi.
Arnold se lève difficilement, son gros plug fiché dans son séant le gêne un peu. Alison se rhabille à toute vitesse. Elle enfile ses baskets sans nouer les lacets, lui jette sa veste.
— Mais il faut m'enlever le plug, pleurniche Arnold en enfilant sa veste.
— Mais non, insiste Alison en ouvrant la porte. Il faut le garder. C'est ça qui va être rigolo.
Arnold éteins la lumière. Dans le noir, je le devine suivant Alison. J'entends leurs voix qui s'éloignent.
— Il me fait un peu mal.
— Chochotte.
Une demi-heure plus tard, je reçois un message d'Alison : « Mission accomplie, Daddy. Je rentre. »
* * *
Lundi matin. Je me gare sur le parking de la banque, un peu en avance comme d'habitude. Un fourgon de la Gendarmerie occupe deux places. Je sais ce qui m'attend. J'entre dans l'agence avec l'air préoccupé qui sied au responsable que je suis. À peine entré, Déborah, l'hôtesse d'accueil vient se poster devant moi.
— La directrice, Vanessa, elle t'attend dans son bureau. Avec les gendarmes. Est-ce que tu sais ce qui se passe, Quentin ?
— Non. Pas du tout. J'y vais de suite.
Je mens mal. J'espère ne pas avoir à le faire avec les gendarmes. Je dépose mes affaires dans mon bureau. Débarrassé de ma veste, je vais frapper à la porte du bureau de notre directrice. J'entre et je trouve Vanessa derrière son bureau, la mine sombre, mâchoires serrées, le regard dans le vide. Elle semble accablée. Quatre gendarmes l'entourent, tous debout et droits comme des piquets. Leurs regards se tournent vers moi et me suivent lorsque j'avance vers le bureau. Je murmure un « bonjour » auquel personne ne répond. Vanessa me présente aux gendarmes en déclinant mon poste. Elle lève son regard vers moi, ce qui semble être pour elle un effort surhumain.
— Saviez-vous quelque chose à propos de la vie privée d'Arnold, Quentin ?
— Je sais qu'il est célibataire. Il aime les jeux vidéos. Surtout Call of Duty.
— Mais avez-vous remarqué quelque chose d'anormal pendant son service, Quentin ?
— Je vous l'aurai signalé, Vanessa. Pourquoi ?
À nouveau, le regard de Vanessa se perd dans le vide. Ses lèvres s'entrouvrent mais aucun mot n'est prononcé. C'est un gendarme qui me donne finalement des explications.
— Votre responsable de la sécurité a été retrouvé nu sur une aire d'autoroute, ce week-end. C'est un appel au central qui nous l'a signalé. Le peloton autoroutier a procédé à son arrestation. Il était négatif aux boissons alcooliques et aux stupéfiants. Il avait dans le rectum un corps étranger qui a nécessité un passage aux urgences pour être extrait.
Après avoir convaincu chacun que je ne disposais d'aucune information utile, je prends la direction de la porte.
* * *
Mon bureau, mon havre de paix. Je me prépare un café serré avec ma cafetière italienne. Je ne devrais peut-être pas. Je tremble un peu. Personne n'a parlé de la fille qui a abandonné Arnold dans cette posture sur cette aire d'autoroute. Si on m'avait interrogé à son sujet...
Arnold va perdre son emploi, c'est certain. Est-ce trop cher payé pour m'avoir fait chanté et avoir profité de la situation ? Peut-être, peut-être pas. Je devais avant tout me protéger. Et protéger Alison, ma petite chérie. C'est fait. Il n'y a rien à regretter.
Je prends ma tasse de café et m'installe, bien calé dans mon fauteuil. J'entends un rire étouffé venant de sous mon bureau. Deux mains viennent se poser sur mes cuisses.
— Merde, Alison ! Tu déconnes ! Pas aujourd'hui ! Les gendarmes sont encore là ! Comment je vais te faire sortir cette fois ?
À suivre…
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Wynterbird
7 avril 2026 à 21:07
Merci pour tous ces commentaires ! À bientôt pour la suite.
Soyez respectueux
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sebou01
7 avril 2026 à 12:35
Hummmm encore une excellente suite de récits très coquin et excitant
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Ornix45
Ornix45
6 avril 2026 à 23:15
Ça va mal se finir...
Soyez respectueux
Répondre

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