Soirée électorale
Chapitre 1
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✦ Matt-Sarme Soirée électorale XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Soirée électorale — Chapitre 1

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Matt-Sarme
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Soirée électorale

Chapitre 1

Ecrit par Matt avec la collaboration précieuse de Solène, Ye-jun et Élise.
Je (Matt) m'identifie actuellement comme non binaire. Puisque ce n'était pas le cas à l'époque de ce récit, j'utiliserai des accords masculins.
Trigger Warning : inceste.
La soirée avait commencé comme un lent cauchemar.
Les résultats nationaux tombaient les uns après les autres, implacables. L'extrême droite était en tête au premier tour, des projections la donnaient à deux doigts de la majorité absolue au second. On était restés scotchés aux écrans du bar, yeux fixés sur cette carte submergée par la marée brune, les visages défaits. Solène avait serré ma cuisse sous la table jusqu'à me laisser des marques, comme elle le faisait quand on était gosses et qu'on avait peur du chien de la voisine. Ye-jun fixait son téléphone comme s'il pouvait conjurer les chiffres par la force du regard. On parlait peu, on se serrait les uns contre les autres, épaule contre épaule, dans un silence lourd de rage et d'impuissance. D'autres militants discutaient à n'en plus finir des semaines et mois à venir pour conjurer la morosité.
Et puis, vers 23 heures, notre circonscription a commencé à bouger.
Les résultats avaient été serrés jusque-là, mais une nette avance commençait à se dessiner. Des cris étouffés, des « attends, attends, attends », des messages aux camarades qui dépouillaient les bulletins. Le souffle court, on a attendu. Et enfin, à minuit passé, les derniers résultats sont tombés : notre candidate était élue à la majorité absolue dès le premier tour.
La salle a explosé.
Un hurlement collectif, primal. Des pintes renversées, des gens qui se sautent dessus, qui pleurent, qui rient en même temps. Le soulagement nous a percutés de plein fouet, si violent qu'il en était presque douloureux. Des semaines de campagne, de porte-à-porte dans des barres d'immeubles interminables, de centaines de tracts distribués à chaque diffusion, de dizaines de discussions avec des passants ; des semaines de peur viscérale que tout parte en vrille... et là, d'un coup, on avait gagné notre bout de terrain. Pas la guerre, mais une sacrée bataille.
J'ai tourné la tête vers Solène.
Elle pleurait déjà, les yeux brillants, un sourire immense qui tremblait. Je l'ai embrassée sans réfléchir : un baiser vorace, salé de larmes, sa langue cherchant la mienne avec cette familiarité absolue, celle qu'on a quand on partage le même sang. J'ai glissé ma main dans ses cheveux noirs pour la plaquer contre moi.
Et puis je me suis souvenu de lui. Ye-jun était là, à trente centimètres, joues rosies, yeux en amande écarquillés, sourire incrédule sur son visage fin. Je me suis détaché de Solène juste assez pour l'attraper par la nuque et l'embrasser, un baiser plus brutal, plus affamé, parce que c'était encore neuf, parce que chaque fois que nos lèvres se touchaient, je sentais mon monde s'élargir. Sa mâchoire bien définie sous mes doigts, ses lèvres rosées qui s'ouvraient pour moi.
Quand je me suis reculé, Solène le regardait.
Les yeux marron de ma jumelle glissaient sur la bouche de mon nouveau petit ami, sur la courbe de son cou qui palpitait, sur son teint clair exceptionnellement empourpré sous le coup de l'émotion. Elle a tendu la main, lentement, a posé ses doigts sur son épaule, puis a remonté jusqu'à sa nuque.
— Je peux ? a-t-elle murmuré, la voix rauque, chargée de tout ce qu'on venait de traverser.
Ye-jun a dégluti. Visiblement. Sa pomme d'Adam a monté et descendu.
— Oui.
Elle s'est penchée.
Leurs lèvres se sont touchées pour la première fois.
J'ai senti quelque chose se tordre dans mon ventre, une joie si violente qu'elle faisait mal, amplifiée par cette soirée de folie : du désespoir national au triomphe local, de la peur à cette chaleur brute entre nous trois. Solène embrassait Ye-jun avec la même faim qu'elle mettait dans tout le reste : précise, profonde, possessive. Sa main libre est venue se poser sur ma hanche, m'attirant contre eux.
Elle a rouvert les yeux au milieu du baiser.
Nos regards se sont croisés par-dessus la bouche de Ye-jun.
Et là, sans rompre le contact, elle m'a tiré vers eux.
Nos trois fronts se sont touchés.
Nos souffles se mélangeaient, courts, brûlants.
J'ai embrassé la commissure de leurs lèvres à tour de rôle, puis les deux en même temps, leurs langues qui se cherchaient, se mêlaient dans un désordre humide et fiévreux.
Autour de nous, les camarades ont commencé à siffler, à taper sur les tables, à hurler des « vas-y ! », des « enfin ! ». Quelqu'un a applaudi théâtralement en criant « Les castors amoureux ! ». On a éclaté de rire tous les trois, front contre front, et ce rire a fait vibrer nos poitrines collées les unes aux autres.
On n'a pas tenu longtemps.
Solène a murmuré contre la bouche de Ye-jun :
— On rentre.
On a attrapé nos vestes en vrac, on a dit au revoir à moitié, on s'est pris des claques dans le dos, des « fêtez ça ! » joyeusement décomplexés, et on a filé.
Dehors, la nuit était tiède dans ce mois de juillet qui s'ouvrait. Vingt minutes à pied jusqu'à l'appartement, mais on n'a pas marché : on a couru par intermittence, trébuché, ri, on s'est rattrapé en s'embrassant. A chaque feu rouge, Solène plaquait Ye-jun contre le poteau et l'embrassait à pleine bouche pendant que je me collais dans le dos de ma sœur, mes mains glissant sous sa chemise pour caresser ses seins lourds à travers sa brassière, pinçant ses tétons déjà durs. Ye-jun gémissait dans sa bouche, les hanches en avant, et je sentais sa queue durcir contre la cuisse de Solène.
A mi-chemin, dans une ruelle mal éclairée, Solène s'est arrêtée net, m'a poussé contre le mur et a glissé sa main dans mon jean. Elle m'a branlé lentement, fermement, pendant que Ye-jun m'embrassait, les pupilles dilatées, la respiration courte. J'ai renversé la tête en arrière, grogné le prénom de ma jumelle, puis celui de mon nouvel amour.
— Pas ici, s'est-elle finalement reprise en se mordant la lèvre. J'vous veux tous les deux à poil. Sur le lit. Dans moi. Partout.
On a repris la marche en titubant, riant comme des cons, excités au point que chaque frottement de tissu contre la peau était une torture délicieuse.
Quand on a enfin poussé la porte de l'appart, on n'a même pas allumé la grande lumière. Juste la petite lampe d'angle jetant une lueur orangée sur le salon. Solène a claqué la porte du pied. Elle s'est retournée vers nous, les joues en feu, les cheveux en bataille après que nos mains se soient perdues dedans tout au long du trajet.
— Déshabillez-vous.
Sa voix était basse, autoritaire, et transpirait de désir.
J'ai presque arraché mon t-shirt. Ye-jun a fait pareil, plus lentement, révélant son torse fin, mais dessiné, ses muscles qui roulaient sous sa peau de porcelaine. Solène a défait les boutons de sa chemise en jean d'un geste sec, presque rageur. Le tissu est tombé. Sa brassière noire, ses seins lourds dont les tétons voulaient transpercer le tissu, sa peau bronzée qui me faisait rêver. Elle a baissé son jean, révélant une culotte en dentelle noire trempée au milieu, ses hanches larges et ses fesses rebondies offertes à la lumière tamisée.
Ye-jun a laissé échapper un « t'es tellement bandante... » étouffé. Je me suis approché de lui, les mains tremblantes d'excitation. J'ai glissé mes doigts sous l'élastique de son boxer, l'ai fait descendre lentement le long de ses cuisses. Sa queue a jailli, déjà dure, longue, droite, le gland rose et brillant. Pas un poil : entièrement glabre, lisse, presque vulnérable sous la lumière orangée. J'ai laissé mes doigts effleurer la peau douce de son pubis, puis remonter sur ses hanches.
Il m'a rendu la pareille. Ses mains ont défait mon jean, puis mon boxer en même temps. Mon sexe a claqué contre mon ventre quand il m'a libéré, luisant à la pointe. Ye-jun a passé ses doigts dans ma touffe pubienne avant de caresser la base de ma queue.
Solène s'est avancée, nue maintenant, elle avait fini de se déshabiller pendant qu'on se découvrait mutuellement. Ses épaules larges et athlétiques roulaient à chaque pas, ses seins ballottant légèrement, son pubis noir et fourni encadrant ses lèvres gonflées et luisantes. Elle s'est plantée entre nous deux, une main sur ma nuque, l'autre sur celle de Ye-jun. Elle nous a attirés en même temps. Nos trois corps nus se sont collés. Peau contre peau. Chaleur contre chaleur. Sexes dressés qui se frôlaient, glissaient l'un contre l'autre dans un contact électrique.
J'ai senti les seins de Solène s'écraser contre mon torse sec, ses tétons durs comme des cailloux. J'ai senti la queue de Ye-jun palpiter contre la mienne, contre le ventre plat et musclé de Solène. Elle a murmuré, la bouche contre nos lèvres à tour de rôle :
— On va fêter ça jusqu'à ce qu'on ne tienne plus debout.
La chambre était trop loin, un couloir entier à traverser... donc on s'est contenté du salon. On n'a même pas pris le temps de déplier complètement le canapé. Solène s'est laissé tomber sur le matelas encore à moitié replié, jambes écartées, ses cuisses musclées grandes ouvertes. Sa chatte était gonflée, luisante, ses lèvres roses entrouvertes et encadrées par sa toison noir dense. Elle a passé deux doigts entre ses lèvres, les a fait glisser sur son clito gonflé, puis les a portés à sa bouche pour les sucer lentement, les yeux plantés dans les nôtres.
— Venez goûter, a-t-elle murmuré.
J'ai plongé le premier entre ses cuisses, retrouvant avec un plaisir bruyant l'intimité de ma sœur. Ma langue est remontée de l'entrée de son vagin jusqu'à son clitoris en un long coup lent. Elle a gémi avec force en m'emprisonnant entre ses jambes. Ye-jun s'est agenouillé à côté, a approché sa bouche de son sein droit. Il a saisi son téton entre ses lèvres rosées, l'a sucé doucement, puis plus fort, en tirant dessus avec les dents juste assez pour la faire se cambrer.
Solène a attrapé nos cheveux, mes mèches brunes en bataille, les siennes plus longues et soyeuses, et nous a guidés comme ses jouets.
— Embrassez-vous sur moi.
— Elle aime qu'on la vénère, j'ai ajouté, taquin, à l'intention de Ye-jun.
Nos bouches se sont rencontrées sur son ventre plat, nos langues se mêlant en léchant la sueur salée de sa peau. Puis on est descendus ensemble vers son sexe. Nos langues se sont touchées sur les lèvres trempées de Solène, glissant l'une contre l'autre, se disputant son clito. Elle haletait, doigts crispés dans nos cheveux, ses hanches roulant pour mieux nous sentir.
J'ai glissé deux doigts dans sa moiteur dont je connaissais chaque recoin pendant que Ye-jun aspirait son clitoris entre ses lèvres. Ses cris se sont élevés, rauques, son corps tendu en arc, ses cuisses se refermant sur nos têtes, son jus coulant sur ma langue et sur le menton de Ye-jun. Quand on l'a laissée se relâcher, essoufflée, elle nous a regardés avec un sourire carnassier :
— Montrez-moi comme vous êtes durs pour moi.
On s'est redressés, nos queues se touchaient presque. Solène s'est mise sur les coudes pour approcher sa bouche de Ye-jun. Elle a lentement englouti son sexe, avant d'en explorer chaque centimètre avec sa langue, ses lèvres glissant sur la peau d'une douceur irréelle de mon amoureux, descendant jusqu'à la base puis remontant en tournant autour de son gland. J'ai tendu les lèvres vers Ye-jun pour l'embrasser à pleine bouche, nos langues se mêlant avec urgence, pendant que ma main descendait caresser ses fesses fermes, rondes, chaudes. Mes doigts ont effleuré son trou tandis que, de l'autre main, je parcourais son torse contre lequel j'aimais tant me blottir. Il a gémi dans ma bouche alors que ses hanches tressautaient.
Pas en reste, il a attrapé ma queue. D'abord doucement, presque tendrement, ses doigts fins ont enserré ma hampe, puis de plus en plus violemment à mesure que son plaisir montait. Des va-et-vient rapides, brutaux, son pouce écrasant presque mon gland à chaque remontée. J'ai grogné contre ses lèvres, le souffle court.
Solène a laissé partir son nouvel amant, presque à regret, un filet de salive reliant encore ses lèvres à son gland. Elle s'est tournée vers moi, les yeux brillants. Ye-jun s'est agenouillé immédiatement pour se mettre à son niveau. Ils se sont retrouvés tous les deux face à moi, genoux contre genoux sur le matelas. Solène a pris ma queue à la base, l'a présentée à Ye-jun comme un cadeau. Il a ouvert la bouche, l'a prise en gorge profonde d'un coup, pendant que Solène léchait le long de ma hampe, sa langue descendant jusqu'à mes couilles qu'elle a sucées doucement l'une après l'autre. Elle me lançait ce regard empli de désir qui me rendait fou depuis des années...
Leurs langues se touchaient sur moi, se mêlaient autour de mon gland, leurs bouches se disputaient ma queue dans un désordre humide, baveux, obscène. J'ai glissé mes mains dans leurs cheveux et j'ai guidé leurs mouvements, les faisant monter et descendre ensemble. Le plaisir montait trop vite. Mes hanches ont commencé à bouger toutes seules, baisant leurs bouches à tour de rôle. Solène s'est reculée la première, essuyant sa bouche du revers de la main, les lèvres gonflées et brillantes.
— Je veux en sentir un en moi. Maintenant.
Elle s'est allongée sur le dos, ses mains se promenant sur ses seins. Ye-jun, invité d'un geste de sa part et d'un sourire de la mienne, s'est placé entre ses jambes grandes ouvertes, a frotté son gland lisse contre sa vulve trempée, puis a poussé d'un coup lent, mais ferme. Solène a gémi longuement quand il l'a remplie, ses parois se contractant autour du sexe de mon petit ami.
Je me suis mis derrière Ye-jun. J'ai craché dans ma main puis glissé mes doigts entre ses fesses pour lubrifier son trou déjà palpitant. Il a frissonné, poussé un petit « ah... » quand j'ai pressé mon gland contre son anneau. J'ai poussé doucement. Il s'est ouvert pour moi, jusqu'à ce que je sois entièrement en lui. Je sentais sa chaleur étroite autour de moi, et à travers lui, les mouvements de Solène dont je tenais les mains.
On a trouvé un rythme. Lent d'abord. Ye-jun qui se retirait presque de Solène pour mieux sentir ma queue le remplir, puis qui revenait en elle d'un coup profond. Moi qui suivais, qui l'enculais en même temps qu'il la baisait. Nos trois corps synchronisés, claquant l'un contre l'autre dans un bruit humide et obscène.
Solène haletait, ongles plantés dans les épaules de Ye-jun, leurs lèvres collées, en gémissant entre deux baisers :
— Putain... oui... comme ça... remplis-moi...
C'est là que Ye-jun s'est arrêté net, au milieu d'un coup de reins. Il tremblait, souffle court.
— Je... je peux dire des trucs ? a-t-il murmuré d'une voix rauque. Des trucs... kinky. Sur vous deux. Sur... le fait que vous êtes...
Il n'a pas fini. Pas besoin.
Solène a eu un sourire vicieux. Elle a caressé sa joue.
— Ça ne me pose aucun problème. Au contraire. Dis ce que tu veux.
Il s'est tourné légèrement vers moi, les yeux brillants d'un mélange d'excitation et d'appréhension.
J'ai senti mon cœur cogner dans ma poitrine. Ça m'avait toujours triggé, ces mots. J'ai toujours détesté me sentir fétichisé, et un précédent partenaire invité dans nos jeux incestueux m'en avait définitivement dégoûté. Du moins le pensais-je. Mais là, avec lui entre nous, avec cette confiance qu'on avait bâtie ; avec la nuit où je lui avais avoué que Solène était ma sœur, terrifié, et où il était resté ; avec cette révélation qu'il avait mis du temps à digérer, avant qu'elle ne commence à le faire fantasmer...
J'ai hoché la tête.
— Vas-y. Je te fais confiance. Si ça va trop loin, je te le dirai.
Il a dégluti, puis un sourire presque timide s'est dessiné sur ses lèvres de feu.
Il a repris ses coups de reins, plus forts, plus profonds.
— Putain... vous êtes tellement beaux tous les deux... Une belle paire de jumeaux vicieux...
Le mot a claqué comme une gifle délicieuse. Ma queue a tressailli en lui.
— Ta sœur... ta jumelle... elle est tellement serrée autour de ma bite... elle mouille comme une folle parce que son frère la regarde se faire baiser...
Solène a gémi plus fort, ses hanches venant à la rencontre de son amant :
— Continue...
— Et toi Matt... tu encules ton petit ami pendant qu'il remplit ta sœur... vous êtes tellement... tellement parfaits comme ça... Vos deux corps... et moi au milieu...
Il n'en a pas dit beaucoup plus. Juste ces phrases, lâchées entre deux halètements, entre deux coups de reins. Juste assez pour nous faire basculer un peu plus loin.
J'ai accéléré, mes hanches claquant contre les fesses de mon amoureux, mes lèvres dévorant sa nuque. Solène criait maintenant, ses seins ballottaient à chaque aller-retour. Ye-jun s'est penché pour l'embrasser, puis s'est retourné pour m'embrasser à mon tour. Nos trois bouches se trouvaient, se perdaient, se retrouvaient dans un baiser désordonné, baveux, désespéré.
On était tous les trois au bord du gouffre, le rythme s'emballait, les claquements de peau résonnaient dans le salon, les gémissements se chevauchaient sans plus aucune retenue. Je me suis figé d'un coup, les muscles bandés, le souffle haché.
— Attendez... j'ai haleté, les mains crispées dans celles de Solène. Si on continue comme ça, je vais pas tenir...
Solène a ri doucement, un rire rauque et essoufflé, et a resserré ses cuisses autour de Ye-jun une dernière fois avant de le laisser glisser hors d'elle.
— On fait une pause, alors, a-t-elle murmuré, les yeux brillants. On va pas tout cramer en cinq minutes.
Je me suis doucement retiré de Ye-jun, sentant son trou se contracter autour de moi une dernière fois comme pour me retenir. On s'est tous effondrés sur le canapé-lit en vrac, corps luisants de sueur, cœurs qui tambourinaient encore à cent à l'heure.
— Je vais... chercher de l'eau, j'ai dit en me levant, la voix et les jambes un peu tremblantes.
Je suis passé à la cuisine pour remplir trois grands verres d'eau fraîche. J'avais déjà eu un bon nombre de plans à trois, mais celui-ci était spécial, je songeais alors. J'ai posé les verres sur un plateau avec un sourire idiot, comme si on était des gens civilisés en train de prendre l'apéro. Quand je suis revenu dans le salon, la scène m'a coupé le souffle.
Solène avait plaqué Ye-jun contre la table. Elle était debout, nue, ses courbes athlétiques illuminées par la lampe orangée, et elle couvrait son torse de baisers lents, possessifs. Elle descendait le long de ses pectoraux, mordillait un téton, traçait des cercles avec sa langue autour de son nombril. Ye-jun avait la tête renversée en arrière, les mains dans ses cheveux raides, un gémissement bas vibrant dans sa gorge.
Je me suis approché sans un bruit et j'ai posé le plateau à l'autre bout de la table. On n'était effectivement pas très civilisés, alors pourquoi faire comme si on avait soif d'autre chose que de nos corps ? Je me suis collé dans le dos de Ye-jun, j'ai embrassé sa nuque, glissé mes mains sur ses hanches, puis je suis remonté pour capturer sa bouche. Il a gémi contre mes lèvres, sa langue cherchant la mienne avec urgence. Solène a relevé les yeux vers nous avec un sourire carnassier, et elle a continué sa descente.
Elle s'est agenouillée lentement, ses lèvres ont effleuré la base de sa queue, encore dure et luisante de son jus à elle. Mais elle ne l'a pas prise en bouche. Au lieu de ça, elle a remonté le long de son corps, pressé ses seins contre son torse, et lui a murmuré à l'oreille, assez fort pour que je l'entende :
— Prends-moi. Maintenant.
Elle s'est retournée, a posé une jambe sur la table, cambrant les reins pour lui offrir sa chatte encore gonflée et trempée. Ye-jun n'a pas hésité : il s'est avancé, a empoigné ses hanches larges, et l'a pénétrée d'un coup long et profond en levrette. Solène a poussé un cri étouffé, serrant le bord de la table comme si sa vie en dépendait.
Je me suis assis par terre entre les jambes de Ye-jun, tête en arrière. De là, je voyais tout : sa queue qui entrait et sortait d'elle, luisante de son excitation, ses couilles qui tapaient contre les lèvres intimes de ma jumelle à chaque coup de reins. J'ai approché ma bouche, posé ma langue sur la vulve de Solène, léchant le point où leurs corps se joignaient, en remontant sur son clitoris. Elle a gémi plus fort, une main descendant caresser mes cheveux.
Ye-jun accélérait, ses hanches claquaient contre ses fesses rebondies. Je sentais son rythme devenir erratique, ses muscles se tendre.
— Je... Je vais... a-t-il grogné.
Il s'est retiré d'un coup, a gratifié Solène d'une petite fessée joueuse, un claquement sec qui l'a fait rire et gémir en même temps, puis il a planté ses yeux dans les miens. J'ai ouvert la bouche sans réfléchir. Il a empoigné sa queue et l'a dirigée vers mes lèvres. Je les ai refermées autour de son gland encore brûlant, trempé de Solène, et j'ai aspiré sa virilité, ma langue tournant autour de son sexe. Il a poussé un grognement rauque, ses hanches tressautaient.
Solène s'est laissée glisser à côté de moi sur le sol pour déposer un baiser sur ma joue avant d'aller suçoter mon lobe d'oreille, me déclenchant des frissons dans tout le corps. Elle s'est blottie contre mon flanc, une main dans mes cheveux qu'elle caressait doucement, tendrement, pendant que j'aidais mon chéri à atteindre le septième ciel.
— Tu aimes sentir ma bite trempée par ta sœur ? a-t-il murmuré, la voix cassée par le plaisir.
J'ai hoché la tête pile quand les premiers jets ont giclé directement au fond de ma gorge, chauds, épais, salés. J'ai avalé en continu, sans lâcher, sentant chaque pulsation contre ma langue. Il a continué à jouir, longuement, en gémissant mon prénom entre ses dents.
— Matt...
J'ai avalé tout ce qu'il me donnait, lentement, savourant chaque goutte. Quand il s'est enfin relâché, essoufflé, il a passé une main dans mes cheveux à son tour, un sourire épuisé et amoureux sur le visage.
— Wah... t'es incroyable, a-t-il murmuré.
Je me suis redressé lentement, la bouche encore pleine de son goût, et j'ai embrassé Solène pour lui partager ce qu'il restait. Notre baiser était lent et complice, à l'image des deux amoureux que nous étions. Ye-jun s'est agenouillé devant nous pour nous enlacer tous les deux. On est restés comme ça un long moment, collés les uns aux autres sur le tapis, nos respirations se calmant peu à peu, nos peaux encore brûlantes.
On s'est relevés tant bien que mal, encore tremblants, les muscles lourds de fatigue et d'un désir qui refusait de s'éteindre. Solène m'a pris la main, oubliant les verres d'eau que j'avais ramenés plus tôt, ses doigts entrelacés aux miens avec cette fermeté douce qu'elle a toujours eue, et m'a tiré vers la chambre. Notre lit, enfin, les draps encore froissés d'avant-hier, odeur de nous deux mélangée à la sueur et au sexe, un chaos familier qui m'a fait sourire malgré l'épuisement.
Je me suis laissé tomber sur le dos, bras écartés, ma poitrine montant et descendant furieusement, ma queue encore dure reposant contre mon ventre, palpitante. Solène s'est installée au bord du matelas, entre mes jambes écartées, ses genoux sur le sol, ses cheveux noirs cascadant sur mes cuisses. Elle a posé ses mains sur mes hanches, a approché son visage de mon sexe, l'a effleuré du bout des lèvres. Pas plus, juste assez pour que je frissonne de la tête aux pieds, un gémissement bas qui m'a échappé sans que je puisse le retenir.
Ye-jun nous a suivis, un sourire béat aux lèvres, les yeux brillants dans la pénombre. Il s'est agenouillé derrière Solène, collé contre son dos, et a glissé ses mains sous ses bras pour empoigner sa lourde poitrine. Voyant où il voulait en venir, elle s'est un peu redressée, a avancé au-dessus de moi. Il a pressé ses seins l'un contre l'autre, les a fait glisser lentement autour de ma queue pour une branlette espagnole chaude, moite, parfaite. La sensation de sa peau douce et ferme qui m'enserrait, ses tétons durs qui frôlaient ma hampe à chaque mouvement... J'ai fermé les yeux une seconde, le souffle coupé.
— Je rêve... regardez-vous, a murmuré Ye-jun, la voix rauque. Ta sœur qui te branle avec ses seins... C'est tellement...
J'ai rouvert les yeux, posé une main sur son poignet pour l'arrêter doucement :
— Ye-jun... Attends.
Il s'est figé instantanément, les mains toujours sur les seins de Solène, mais immobiles.
— Ça t'excite beaucoup, je sais, j'ai continué calmement. Et je comprends. Vraiment. Mais là, ça me met un peu mal à l'aise. On peut garder ça pour nous sans le verbaliser tout le temps ?
Solène a tourné la tête vers lui, un sourire doux sur les lèvres, et a posé une main sur sa joue.
— On est contents que ça t'excite, a-t-elle ajouté, vraiment, c'est trop cool. Mais Matt voudrait que tu arrêtes d'en parler pour le moment.
Ye-jun a baissé les yeux une seconde, puis les a relevés vers nous, sincères.
— Pardon. Merci de me l'avoir dit... et merci de m'avoir laissé aller jusque-là. Je vais arrêter. Promis.
A cet instant précis, quelque chose s'est dénoué en moi, un nœud que je n'avais même pas conscience de porter encore. La dernière fois qu'on avait invité un mec extérieur dans notre intimité, le gars nous avait traités comme des objets, des sex-toys vivants, un fantasme sur une liste. Il avait insisté sur les mots, sur les détails crus, sans même prononcer nos prénoms, sans jamais demander si ça allait, sans jamais s'arrêter quand Solène avait froncé les sourcils, sans jamais réaliser que je dissociais, sans jamais s'excuser. On avait fini la nuit, crispés, déçus, et on avait mis des mois à en reparler sans que ça nous fasse mal.
Là, avec Ye-jun... il s'était arrêté net. Il avait écouté. Il s'était excusé sans minimiser. Et il avait respecté mes limites, tout simplement. J'ai senti une vague de soulagement pur, presque euphorique, me traverser. J'étais heureux. Vraiment heureux. Il nous voyait, nous. Pas juste un fantasme incestueux à exploiter. Je ne l'ai jamais tant aimé qu'à cette seconde.
Je me suis redressé sur les coudes, l'ai attrapé par la nuque et l'ai embrassé avec une passion qui venait du fond de mon être. Ma langue au fond de sa bouche, possessive, reconnaissante. Il a gémi doucement contre mes lèvres, surpris d'abord, puis il s'est laissé emporter, ses mains venant caresser mes épaules comme pour me dire qu'il comprenait. Quand on s'est séparés, il avait les joues rosies, les yeux brillants.
— Merci, j'ai murmuré contre ses lèvres. Merci.
Solène a ri doucement, un rire chaud et complice.
— Allez, viens là toi, a-t-elle lancé à mon adresse.
Elle s'est redressée, a grimpé sur le lit et s'est positionnée au-dessus de moi, ses épaules larges me masquant mon petit ami. Ses cuisses d'acier de part et d'autre de mes hanches, elle s'est empalée lentement sur ma queue, centimètre par centimètre, jusqu'à ce que nos bassins se touchent. On a gémi en même temps, un son rauque et synchronisé. Elle a commencé à bouger, roulant des hanches avec cette précision qui me rendait fou depuis si longtemps, lentement d'abord, puis plus rapidement, plus profondément.
Ye-jun s'est rapproché. Il s'est penché pour prendre un de ses tétons dans sa bouche, le suçant fort, le mordillant à peine. J'ai levé une main pour caresser l'autre sein, pinçant doucement le téton entre pouce et index, le faisant rouler. De l'autre main, j'ai glissé deux doigts dans la bouche de Solène. Elle les a sucés avidement, sa langue tournant autour, ses yeux mi-clos plantés dans les miens.
Ye-jun a descendu une main entre ses cuisses à elle, a trouvé son clito gonflé et l'a caressé en cercles rapides, synchronisés avec ses mouvements sur moi. Elle a accéléré, ses hanches claquant contre les miennes, ses seins ballottant, ses gémissements montant en cascade autour de mes doigts. J'ai senti ses parois se contracter violemment autour de moi, un spasme après l'autre. Elle a joui avec fougue, le corps secoué de tremblements, un cri puissant, à peine étouffé contre mes doigts qu'elle mordillait. Son jus a coulé le long de ma queue, chaud, abondant.
Je n'ai pas tenu beaucoup plus longtemps.
J'ai empoigné ses hanches, donné quelques coups de reins profonds, brutaux, et j'ai explosé en elle. Des jets longs, brûlants, qui se sont mêlés à son plaisir. J'ai grogné son prénom, le corps arqué, les muscles tendus jusqu'à la limite.
On s'est effondrés ensemble, Solène sur moi, son poids chaud et familier écrasant doucement mon torse, Ye-jun collé contre nous deux, une jambe passée par-dessus les nôtres, son souffle encore saccadé qui caressait mon épaule.
J'ai tourné la tête vers lui. Dans la pénombre de la chambre, ses yeux en amande luisaient d'une lueur particulière. Pas seulement la fatigue heureuse d'après l'orgasme, mais quelque chose de plus profond, de plus brut. Un désir fantasmatique, presque animal, qui flottait juste sous la surface. Il ne disait rien, il n'en avait pas besoin. Ses pupilles dilatées, la façon dont son regard glissait lentement de mon visage à celui de Solène, puis revenait sur nos corps encore unis, sur la façon dont mes mains reposaient sur ses hanches à elle, sur la sueur qui perlait encore entre ses seins et mon torse... tout ça racontait la même chose.
Il aimait ça.
Terriblement.
Voir son amoureux pénétrer sa propre sœur, les jumeaux se faire jouir, se perdre l'un dans l'autre, se remplir mutuellement comme si le monde n'existait plus que pour ça. Ça l'excitait au point que je pouvais presque sentir son pouls accélérer contre ma peau, sa queue qui, même à moitié molle maintenant, tressaillait légèrement contre ma cuisse quand son regard s'attardait trop longtemps sur nous.
Mais il n'a rien dit.
Pas un mot.
Il a juste fermé les yeux une seconde, inspiré profondément, et quand il les a rouverts, il y avait une tendresse nouvelle mêlée à cette faim. Il a souri, un sourire doux, presque timide, et a posé sa main sur la nuque de Solène pour l'attirer dans un baiser lent, puis sur la mienne pour m'embrasser à mon tour, comme pour sceller quelque chose sans avoir à le nommer.
Je n'ai pas bougé.
Je n'ai pas commenté.
J'ai juste resserré mes bras autour de Solène, laissé mes doigts caresser le dos de Ye-jun en cercles lents, et j'ai laissé ce silence complice s'installer entre nous.
Solène s'est absentée quelques minutes, le temps de s'assurer un réveil sans flaque de sperme entre les cuisses. Une fois revenue et blottie contre moi, elle a murmuré contre mon cou, la voix pâteuse de sommeil et de plaisir :
— On dort un peu ? Ou on recommence ?
Ye-jun a ri doucement, un rire bas qui a vibré contre nous deux.
— Dormir, c'est bien, a-t-il dit. Mais pas trop loin les uns des autres.
J'ai hoché la tête, un sourire aux lèvres :
— Oui, je vous laisse pas repartir.
On s'est réarrangés lentement. Solène s'est glissée sur le côté, dos contre moi, Ye-jun s'est collé contre elle par-devant, et moi j'ai passé un bras par-dessus eux deux pour les enlacer tous les deux. Mes amours. Nos jambes emmêlées, nos respirations se synchronisant peu à peu.
Dans le silence de la chambre, j'ai eu une seconde où tout m'a rattrapé. On vivait dans un pays qui dans une semaine, peut-être, basculerait à l'extrême droite. Un pays qui pourrait expulser Ye-jun parce qu'il n'avait pas les bons papiers, qui pourrait nous traquer pour ce qu'on est, qui pourrait nous interdire de nous aimer, de nous toucher, de nous regarder. Un pays qui, dans ses pires rêves, voudrait nous effacer.
Et pourtant.
Pourtant on était là, tous les trois, collés, vivants, en sueur, avec le goût des autres encore sur les lèvres et la peau.
On avait passé des semaines à tracter, à coller des affiches, à toquer aux portes, à écumer les marchés, à faire le pied de grue à la sortie du RER, à discuter avec tout un chacun, à débattre sous le cagnard, à sourire malgré la fatigue et la peur, à serrer des mains moites et des convictions tièdes, à répondre cent fois aux mêmes questions, à encaisser les sarcasmes du centre auto-proclamé raisonnable, à rentrer tard, fourbus, la voix éraillée et l'espoir cabossé, à recommencer le lendemain, à hurler en nous-mêmes pour faire reculer la peur, à se battre pour que ce pays ne devienne pas davantage un cauchemar.
Et là, dans ce lit froissé, on gagnait encore un peu : on s'aimait quand même.
On se prenait, on se donnait, on se protégeait mutuellement avec nos corps, nos bouches, nos mains.
On existait, bruyamment, joyeusement, malgré tout.
J'ai serré Solène un peu plus fort contre moi et glissé mes doigts dans les cheveux de Ye-jun. Ma sœur a soupiré dans son demi-sommeil, ce soupir qui rime avec sourire. Mon petit ami a serré mon bras contre lui, comme une réponse silencieuse.
On s'est endormis comme ça.
Trois corps nus, emmêlés, encore imprégnés les uns des autres.
Mais pour l'instant, il y avait juste le calme.
Juste nous.
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CANON66
25 mars 2026 à 13:19
Chemise brune ? la politique ici c'est étonnant !
Soyez respectueux
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Mart1972
23 mars 2026 à 18:46
Belle histoire. On a envie de s’y joindre
Soyez respectueux
Répondre

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