Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
LA FEMME DE MON PÈRE: SEXE LESBIEN — Chapitre 1 · Cunilingus, soumission et cyprine, l'initiation lesbienne d'une épouse sage par sa belle-fille dominante
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
LA FEMME DE MON PÈRE: SEXE LESBIEN
Chapitre 1 · Cunilingus, soumission et cyprine, l'initiation lesbienne d'une épouse sage par sa belle-fille dominante
Aurora Fontaine avait vingt-deux ans et une façon d'occuper l'espace qui rendait les autres conscients d'eux-mêmes. Grande, les jambes longues, les cheveux noirs en désordre calculé, des yeux verts d'une clarté qui mettait mal à l'aise. Un jean étroit, un pull fin, une poitrine généreuse qui n'avait besoin d'aucune mise en scène. Lesbienne depuis toujours, les femmes étaient pour elle une fascination permanente qu'elle n'avait jamais cherché à réduire.
Son père était à Barcelone pour la semaine. Il avait appelé la veille pour lui demander de passer voir Camille, sa belle-mère, seule dans la maison. Aurora avait dit bien sûr, papa. Elle avait raccroché et était restée quelques secondes avec le téléphone dans la main, à penser à Camille.
Camille Fontaine avait trente-huit ans. Blonde dorée, yeux gris-bleus d'une douceur qui voyait plus loin que la surface, hanches larges, poitrine pleine que ses vêtements discrets ne parvenaient pas à effacer. Son père l'avait épousée trois ans plus tôt et Aurora se souvenait parfaitement de la première fois, ce salon, cette femme qui traversait une pièce sans conscience de l'effet qu'elle produisait, et cette pensée dans un recoin discret de sa tête : oh.
Depuis trois ans elle gérait une tension souterraine avec plus ou moins de succès selon les jours, selon la lumière, selon ce que Camille portait. Elle ne le disait à personne. Certaines choses se gèrent en silence.
Ce vendredi de mars elle se gara à dix-neuf heures. Sonna, parce que c'était la chose juste depuis que Camille y habitait.
Camille ouvrit dans un pyjama de satin bleu pâle, les cheveux défaits, manifestement surprise. Moins armée que d'habitude. La bretelle gauche du haut glissée sur son épaule. Aurora nota ça en une fraction de seconde et dit bonjour, papa m'a demandé de passer.
Elles prirent un verre de rouge dans le salon. Camille dans le fauteuil d'en face, la bretelle toujours glissée, le tissu qui bâillait juste assez dans la lumière douce. Aurora gardait les yeux sur le visage de sa belle-mère avec la concentration d'une athlète pendant qu'elles parlaient de Marc, du voyage, du rhume qui allait mieux. Une conversation normale entre deux femmes qui s'apprécient, avec en dessous quelque chose que Aurora tenait à distance de toute son énergie discrète.
Ce fut Camille qui changea la texture de la soirée.
— Tu me regardes différemment ce soir.
Aurora posa son verre.
— Comment ça.
— Je ne sais pas exactement. Différemment que d'habitude. Avec plus d'attention.
Camille avait les yeux gris-bleus posés sur elle avec cette douceur qui voyait plus loin que la surface, et Aurora réfléchit une fraction de seconde à ce qu'elle allait répondre, à la réponse raisonnable et filiale et entièrement appropriée qu'elle aurait dû donner.
Elle dit à la place :
— J'essaie de ne pas regarder du tout. C'est peut-être pour ça que ça se voit.
Le silence qui suivit fut court et dense.
Camille ne dit rien. Elle ne bougea pas non plus. Elle garda simplement les yeux sur Aurora avec cette expression qui n'avait pas encore trouvé son nom, quelque chose entre la surprise et autre chose, quelque chose qu'on pouvait appeler de la reconnaissance si on voulait être précis.
La bretelle gauche glissa encore d'un centimètre.
Ce fut Aurora qui se leva.
Elle traversa les deux mètres de tapis du salon avec le même calme délibéré qu'elle mettait à tout ce qu'elle décidait vraiment de faire, s'arrêta devant le fauteuil de Camille, et regarda la femme assise en dessous d'elle avec une clarté totale dans les yeux verts. Elle avait arrêté de se battre contre quoi que ce soit, on pouvait peut-être appeler ça une décision ou peut-être juste la fin d'une résistance qui était devenue trop coûteuse.
Elle tendit la main et remit en place la bretelle gauche, lentement, son doigt qui traçait la ligne de l'épaule de Camille, et sentit la peau très douce et très chaude sous son contact.
Camille ne bougea pas. Ses mains étaient posées à plat sur les accoudoirs du fauteuil, ses yeux levés vers Aurora, et il y avait dans sa façon d'être immobile quelque chose qui n'était pas de la passivité mais de l'attention, le silence de quelqu'un qui attend de voir ce qui va se passer et qui n'a pas encore décidé d'intervenir.
Aurora fit glisser la bretelle à nouveau, cette fois délibérément, du bout de l'index, la faisant descendre sur le bras de Camille. Le tissu satiné suivit, et la courbe du sein de Camille apparut jusqu'au téton, rose pâle, durci dans l'air frais du salon.
Camille inspira.
— Aurora, dit-elle.
Sa voix avait une texture différente, plus basse. Ce n'était pas une objection. C'était son prénom prononcé d'une certaine façon, la façon dont on dit le prénom de quelqu'un quand on veut s'assurer qu'il est réel.
— Je sais, dit Aurora. Si tu veux que je m'arrête, dis-le maintenant.
Camille ne dit rien.
Aurora s'agenouilla devant le fauteuil, ses mains sur les genoux de Camille à travers le satin bleu, et regarda sa belle-mère de cette distance courte et directe. Camille avait les joues légèrement rosies, ses lèvres entrouvertes, ses yeux gris-bleus d'une profondeur nouvelle. Elle était belle d'une façon que la distance avait toujours légèrement obscurcie et que la proximité rendait entièrement visible, cette beauté douce et charnelle d'une femme de trente-huit ans qui sait ce qu'elle est.
Aurora prit la main gauche de Camille et la porta à ses lèvres, paume ouverte, et embrassa le centre de cette paume avec une lenteur qui n'était pas de la tendresse mais de la possession tranquille. Elle sentit la main de Camille frémir légèrement sous ses lèvres, un frémissement involontaire et entièrement honnête.
Puis elle se leva, prit Camille par la main, et la fit lever du fauteuil.
Dans le couloir qui menait aux chambres, la main de Camille dans la sienne était chaude et ne résistait pas. Aurora connaissait ce couloir, elle le connaissait depuis l'enfance, elle savait quelle latte du parquet craquait sous le troisième pas depuis le salon et où était l'interrupteur de la lumière dans le noir. Elle connaissait tout de cette maison sauf la chambre de son père et de Camille, dont elle n'avait aucune raison d'avoir jamais poussé la porte, mais elle s'arrêta devant cette porte ce soir et l'ouvrit.
La chambre sentait le parfum de Camille, ce mélange de vanille et de quelque chose de plus boisé qu'elle portait depuis toujours. Le lit était défait d'un côté, les draps rejetés, une lampe de chevet allumée qui donnait une lumière jaune et chaude. Des livres sur les tables de nuit. La robe que Camille avait portée dans la journée était posée sur le dossier de la chaise dans le coin.
Aurora fit entrer Camille et ferma la porte derrière elles.
Elle se plaça face à la femme de son père dans la lumière de la lampe et la regarda vraiment, sans distance, sans le filtre des trois années précédentes pendant lesquelles elle avait dû regarder avec soin et mesure. Elle regarda la façon dont le satin bleu tombait sur le corps de Camille, le sein gauche à demi nu depuis la bretelle glissée dans le salon, les hanches larges, les jambes visibles jusqu'aux genoux, les pieds nus sur le parquet.
Elle glissa les deux bretelles du haut de pyjama et le laissa tomber.
Camille laissa faire. Ses bras ne bougèrent pas pour couvrir quoi que ce soit. Elle se laissait regarder avec une façon d'être debout dans la lumière qui était une forme de courage, pas de bravoure théâtrale mais le courage ordinaire de quelqu'un qui a dit oui à quelque chose d'inconnu et qui tient sa parole.
Aurora posa les mains sur les seins de Camille.
La chair était douce et lourde dans ses paumes, d'une chaleur qui traversait ses mains entièrement. Les tétons se durcirent immédiatement au contact, et Camille ferma les yeux et laissa échapper un souffle court, discret, qui était la première chose entièrement involontaire qu'elle avait faite depuis que Aurora avait traversé le salon. Ce souffle-là était une capitulation minuscule et totale, la première d'une longue série que Aurora avait l'intention de provoquer avec méthode.
Elle fit asseoir Camille sur le bord du lit.
S'agenouilla devant elle comme dans le salon mais différemment, avec une intention différente, et prit le bas du pyjama par les deux côtés et le fit descendre le long des jambes de Camille. Le tissu satiné glissa et tomba, et Camille se retrouva entièrement nue dans la lumière chaude de la lampe de chevet, et Aurora s'arrêta pour la regarder.
Ce qu'elle voyait lui fit quelque chose dans la gorge.
Camille était belle d'une façon qui n'avait rien à voir avec les standards étroits de quelque chose, une beauté charnelle et pleine et absolument réelle, les cuisses rondes et douces, le ventre avec ses courbes douces, la touffe blonde entre ses jambes, plus foncée que ses cheveux, et cette peau très claire qui dans la lumière jaune prenait des teintes d'ivoire. Ses seins qui reposaient dans leur propre poids, les tétons encore durs. Ses mains posées sur ses genoux, exactement comme dans le fauteuil du salon, cette posture de quelqu'un qui a décidé de ne pas se défendre.
Aurora regarda tout ça et sa bouche était sèche et entre ses propres jambes une chaleur concentrée et précise battait à son propre rythme.
— Allonge-toi, dit-elle.
Camille s'allongea sur le lit, les cheveux blonds épars sur l'oreiller, et continua de regarder Aurora avec ces yeux gris-bleus qui n'avaient rien perdu de leur clarté malgré tout ce qui était en train de se passer.
Aurora se déshabilla face à elle, lentement, pas par coquetterie mais avec l'efficacité de quelqu'un qui veut être là entièrement. Le pull en premier, qu'elle tira par le bas et laissa tomber sur la chaise. Son soutien-gorge noir, dont elle fit glisser les bretelles et qu'elle défit dans son dos avec la pratique de toujours. Ses seins libres dans l'air frais, ses tétons immédiatement dressés. Elle défit son jean, le fit descendre avec sa culotte, enjamba le tout, et se retrouva debout dans la lumière de la lampe aussi nue que Camille.
Elle vit les yeux de sa belle-mère parcourir son corps, lentement, une façon de regarder qui était différente de d'habitude, chargée d'une curiosité nouvelle et d'une chaleur qui ne s'était pas encore nommée mais qui était entièrement visible.
Aurora monta sur le lit.
Elle commença par le cou de Camille, ses lèvres sur la peau très douce sous la mâchoire, la ligne du cou, la clavicule. Sa bouche descendit vers les seins et s'y attarda longuement, sa langue qui tournait autour de chaque téton, le prenait entièrement, le suçait avec une pression qui fit cambrer Camille légèrement, les mains de la femme plus âgée qui trouvèrent d'instinct les épaules de Aurora, pas pour guider, juste pour toucher, pour avoir un point de contact dans quelque chose qui la déstabilisait dans sa totalité.
Aurora prit son temps. Elle n'était pas pressée par quoi que ce soit, le vendredi soir, la maison vide, la nuit entière si elle voulait, et elle aimait construire les choses lentement, couche par couche, précisément parce qu'elle savait ce que l'attente faisait. Elle savait ce qu'elle voulait produire et elle avait tout ce qu'il fallait pour le produire et elle prenait un plaisir plein et tranquille à chaque étape de ce processus.
Ses lèvres descendirent sur le ventre de Camille, le nombril, les courbes des hanches. Elle passa les mains sous les fesses de sa belle-mère et la sentit se contracter légèrement, une réaction réflexe et honnête. Elle embrassa le haut des cuisses, la face interne, là où la peau était la plus douce de tout le corps, et Camille avait maintenant les jambes qui tremblaient légèrement et une respiration qui avait perdu tout son caractère ordinaire.
Aurora s'arrêta là, sa bouche à quelques centimètres de la chatte de Camille, et attendit. Elle sentait la chaleur qui rayonnait, l'odeur chaude et légèrement sucrée qui était le parfum de l'excitation, et elle garda cette position quelques secondes de plus que nécessaire, sentant Camille retenir sa respiration, sentant les muscles des cuisses se tendre contre ses mains.
Elle leva les yeux vers le visage de sa belle-mère.
Camille la regardait de là-haut avec une expression qui était du désir pur et quelque chose d'autre, quelque chose de plus vulnérable, la façon dont un visage a l'air quand il ne se défend plus.
— Dis-moi ce que tu veux, dit Aurora.
Camille ferma les yeux une seconde. Les rouvrit.
— Tu sais ce que je veux, dit-elle d'une voix qu'elle ne reconnaissait pas entièrement.
— Je veux t'entendre le dire.
Une légère couleur dans les joues de Camille. Un combat court et visible sur son visage entre quelque chose qui ressemblait à de la pudeur et quelque chose qui ressemblait à de l'abandon, et l'abandon gagna proprement.
— Lèche-moi, dit Camille. S'il te plaît.
L'ajout du s'il te plaît fit quelque chose de précis à Aurora qui ressemblait à de la satisfaction profonde, la satisfaction de quelqu'un dont la lecture de la situation était entièrement juste. Elle baissa la tête.
La chatte de Camille était gonflée et humide, les lèvres ouvertes dans leur chair rose foncé, la cyprine qui luisait dans la lumière faible. Aurora la prit avec sa bouche comme elle prenait les choses auxquelles elle voulait vraiment, entièrement, sans retenue et sans distance, sa langue qui commença par les grandes lèvres avant de trouver le clitoris de Camille, déjà dur et saillant, qui se laissait chercher et trouver.
Camille fit un son qui n'était plus rien de retenu.
Ce son traversa Aurora de part en part et atterrit directement entre ses jambes où sa propre chatte était trempée et pulsait avec une régularité que rien ne soulageait pour l'instant. Elle garda le clitoris de Camille entre ses lèvres, suçant doucement, sa langue qui traçait des cercles, et écoutait les sons de la femme sous elle avec l'attention d'une musicienne qui écoute son instrument.
Camille avait une main dans les cheveux noirs de Aurora, une pression ferme et inconsciente. Ses hanches avaient commencé un mouvement très léger, une oscillation involontaire contre la bouche de Aurora, le corps qui cherchait plus, qui cherchait la friction et la pression avec l'honnêteté directe du désir physique qui n'a plus de censure.
Aurora glissa deux doigts en elle.
La chaleur serrée de la chatte de Camille autour de ses doigts, la cyprine abondante qui facilita l'entrée, et Camille qui cambra le dos et gémit ouvertement, sans retenue, un son long et grave qui emplit la chambre et que personne n'entendrait dans cette maison fermée et silencieuse. Les hanches de Camille qui poussaient contre les doigts de Aurora, sa main dans les cheveux noirs qui se fit plus ferme, plus pressante.
Aurora trouva son rythme, les doigts qui allaient et venaient pendant que sa langue ne quittait pas le clitoris gonflé, et elle sentait dans les mouvements du corps de Camille, dans la façon dont ses muscles se contractaient, dans la qualité changeante de ses gémissements, exactement où elle en était et où elle allait.
Elle la laissa approcher, sentit les signaux clairs du corps de sa belle-mère, et ralentit.
Camille émit un son de frustration basse, involontaire.
— Aurora, dit-elle d'une voix qui avait perdu toute sa composition ordinaire.
— Oui, dit Aurora contre elle.
— Continue, s'il te plaît.
— Pas encore, dit Aurora.
Elle retira les doigts entièrement, leva la tête, et se redressa pour regarder Camille allongée dans la lumière de la lampe, les cheveux défaits sur l'oreiller, les joues rouge foncé, les lèvres ouvertes sur une respiration rapide, les seins qui montaient et descendaient. Sa chatte luisante et gonflée. Cette expression sur son visage qui était une capitulation totale et quelque chose d'autre que Aurora cherchait à produire, cette expression-là précisément, la femme assurée et douce du salon entièrement défaite par le désir, réduite à ses sensations, à ses besoins, à une façon d'exister entièrement physique et entièrement présente.
— Retourne-toi, dit Aurora.
Camille se retourna sur le ventre sans demander pourquoi, avec l'obéissance des corps qui ont largement dépassé le stade de la négociation, et Aurora regarda ses fesses dans la lumière jaune et chaude et prit une seconde pour le faire, simplement ça, les regarder, les deux globes parfaitement ronds et très blancs, la peau qui n'avait pas le bronzage des parties exposées, une blancheur de lait qui contrastait avec les épaules légèrement dorées. Aurora posa les deux mains dessus et les pressa, sentit la chair douce et ferme, les pétrit lentement avec ses paumes, et Camille enfouît son visage dans l'oreiller et laissa échapper un son qui avait une texture différente des sons précédents, plus profond.
Aurora s'installa entre les jambes de Camille, les cuisses rondes et douces contre ses hanches, et prit son temps dans ce territoire, ses lèvres sur les fesses, la chair douce sous sa bouche, ses dents qui s'y posaient légèrement, des morsures douces qui laissaient des marques temporaires dans la chair blanche et dont Camille sentait chacune avec un frémissement concentré. Elle descendit dans le creux entre les fesses, sa langue sur la peau la plus sensible, et Camille étouffa un son dans l'oreiller et ses hanches se soulevèrent légèrement, ce mouvement involontaire du corps qui dit tout ce qu'il y a à dire.
Aurora remonta, glissa une main sous le ventre de Camille, trouva le clitoris de la face intérieure, sa paume à plat contre la chatte de sa belle-mère, deux doigts qui entrèrent à nouveau pendant que sa bouche continuait dans le dos et les fesses. Camille se laissait faire entièrement, son corps tendu dans l'anticipation et le plaisir, les sons étouffés dans l'oreiller qui n'étaient plus étouffés du tout.
Aurora la fit retourner à nouveau sur le dos, brusquement, et le brusquement de ce mouvement fit un son court à Camille, un son surpris et excité mêlés. Aurora se plaça au-dessus d'elle, les genoux de chaque côté de ses hanches, et se pencha pour l'embrasser pour la première fois de la soirée, sa bouche sur la bouche de Camille, et le baiser fut immédiat et profond et Camille goûta sur les lèvres de Aurora sa propre cyprine et gémit dans le baiser.
Aurora se déplaça, s'avança vers le haut du corps de Camille, et se positionna au-dessus du visage de sa belle-mère.
Camille leva les yeux.
Sa chatte à elle, maintenant, directement au-dessus, trempée et ouverte, les lèvres gonflées et brillantes, le clitoris dressé, l'odeur chaude et directe du désir. Elle vit Camille regarder ça avec ces yeux gris-bleus qui exprimaient une curiosité nouvelle mêlée à une chaleur qui n'avait plus rien de vague.
— Tu ne l'as jamais fait, dit Aurora.
Ce n'était pas une question.
— Non, dit Camille.
— Tu vas apprendre vite, dit Aurora. Parce que je vais faire la même chose en même temps.
Elle s'allongea sur Camille, le visage entre ses cuisses, sa chatte au-dessus du visage de Camille, et la sensation d'aligner leurs deux corps dans cette position fut quelque chose de si directement érotique que Aurora en eut les jambes qui tremblèrent légèrement.
Elle sentit les mains de Camille sur ses hanches, une hésitation d'une seconde, puis les mains qui l'attiraient vers le bas, qui rapprochaient sa chatte du visage de sa belle-mère, un geste d'une clarté totale qui éliminait d'un coup toute l'hésitation supposée.
Aurora baissa la tête et reprit le clitoris de Camille entre ses lèvres.
Ce qui se passa ensuite fut d'une intensité que ni l'une ni l'autre ne put entièrement gérer en silence.
Camille apprit vite, comme Aurora l'avait prédit, avec cette même intelligence du corps qu'elle avait dans tout le reste, sa langue qui trouva presque immédiatement ce qu'elle cherchait, guidée par les sons que faisait Aurora, par la façon dont les hanches de la jeune femme au-dessus d'elle répondaient à chaque contact. La première fois que la langue de Camille trouva le clitoris de Aurora et y resta, Aurora interrompit ce qu'elle faisait pendant une fraction de seconde, absorbée par la sensation, avant de reprendre.
Elles étaient dans la lumière de la lampe, les deux corps entrelacés, la bouche de chacune sur la chatte de l'autre, et la chambre qui sentait le parfum de Camille et quelque chose de plus chaud et de plus chargé qui venait d'elles deux, et les sons qui montaient et se répondaient, les hanches qui cherchaient et les mains qui tenaient.
Aurora était en position de contrôle dans ce dispositif, au-dessus, et elle en usa. Quand Camille approchait trop vite d'un orgasme elle reconnaissait le signal dans les mouvements des hanches de la femme sous elle, dans la façon dont ses muscles se contractaient, et elle modulait ce qu'elle faisait, réduisait la pression, laissait l'urgence redescendre légèrement avant de la faire remonter. Elle le fit deux fois, méthodiquement, et les deux fois Camille émit un son de frustration pure qui se muait rapidement en quelque chose d'autre, une façon de redescendre qui n'était pas de la privation mais de l'accumulation.
De son côté elle gérait moins bien.
La bouche de Camille sur elle était d'une inexpérience qui n'empêchait rien parce qu'elle était compensée par une attention totale et un enthousiasme qui n'avait rien de feint, et la situation elle-même, ce corps sous elle, ce visage entre ses jambes, la façon dont les mains de Camille tenaient ses hanches avec une fermeté progressive, tout ça produisait quelque chose qu'elle ne contrôlait pas entièrement et qu'elle n'essaya pas de contrôler.
Elle jouit la première, dans la bouche de Camille, un orgasme qui traversa tout son corps du bas vers le haut en une vague longue et profonde, ses hanches qui poussaient contre le visage de sa belle-mère, un son qu'elle n'étouffa pas du tout, et elle sentit Camille en bas qui la tenait pendant les convulsions, qui continuait sa langue pendant les secondes de l'orgasme avec une intuition parfaite.
Elle reprit sa bouche sur la chatte de Camille immédiatement après, sans pause, avec plus d'intensité, ses doigts qui rentrèrent à trois cette fois, la pression que sa langue mit sur le clitoris de sa belle-mère qui n'avait plus rien de la construction patiente du début mais quelque chose de plus direct, plus urgent, la récompense différée des deux fois précédentes qui arrivait maintenant et sans retenue.
Camille jouit en criant.
Un cri ouvert dans la chambre qui sentait la nuit et le désir, ses hanches qui quittèrent le matelas dans un arc complet, les mains qui trouvèrent les draps et les tordirent, les cuisses qui se refermèrent de chaque côté de la tête de Aurora dans une pression qui n'était plus de la douceur. Aurora maintint sa bouche et ses doigts à travers chaque seconde, sentait les contractions de la chatte de Camille autour de ses doigts, la cyprine nouvelle et chaude sur sa langue, et elle buvait tout ça avec une avidité qui était de la satisfaction au sens le plus plein du terme.
Quand Camille se détendit enfin, Aurora se déplaça, se rallongea à côté d'elle dans le désordre des draps, et elles restèrent un moment sans parler dans la lumière de la lampe.
La voix de Aurora dans le silence était calme, mesurée, avec en dessous quelque chose qui n'était pas de la tendresse mais quelque chose d'aussi permanent.
— Regarde-toi.
Camille ouvrit les yeux.
— Quoi.
— Regarde-toi. La femme raisonnable de Marc Fontaine. Toute défaite dans les draps.
Ce n'était pas dit avec méchanceté. C'était dit avec une précision clinique qui n'en était que plus difficile à recevoir, et Camille rougit d'une façon différente des rougeurs de tout à l'heure, une rougeur qui venait de quelque chose de plus proche de la conscience que du pur désir physique.
— Tu es cruelle, dit Camille.
— Non, dit Aurora. Je dis les choses comme elles sont.
Elle se leva, alla dans la salle de bain attenante, revint avec une serviette qu'elle tendit à Camille avec le geste calme de quelqu'un qui a pris en charge une situation et continue de la gérer jusqu'au bout. Camille la prit, et dans ce geste ordinaire il y avait quelque chose qui décrivait exactement ce qu'elles étaient l'une à l'autre dans cet espace particulier de cette nuit particulière.
Aurora se rhabilla face au miroir de la commode, méthodique. Camille la regardait depuis le lit, les draps remontés jusqu'à la taille, les cheveux complètement défaits maintenant, cette expression sur le visage qui était de la satiété et quelque chose de plus difficile à nommer, quelque chose qui ressemblait à de l'appartenance temporaire.
— Qu'est-ce qu'on fait de ça, dit Camille. Ce n'était pas une question rhétorique. C'était une vraie question posée à voix haute.
Aurora boutonna son jean, prit son pull.
— Ce que tu veux, dit-elle.
— Et si je veux que tu reviennes samedi.
Aurora s'arrêta. Se retourna vers le lit. Regarda Camille dans la lumière de la lampe de chevet, ses cheveux blonds sur l'oreiller, ses yeux gris-bleus qui tenaient ce regard avec une clarté tranquille.
— Mon père rentre dimanche, dit Aurora.
— Je sais.
Un silence.
— Je reviendrai samedi, dit Aurora.
Elle prit son sac dans le couloir. La latte du parquet craqua sous son troisième pas depuis le salon, exactement comme elle l'avait toujours fait. Elle sortit dans la nuit de Bordeaux et l'air frais de mars lui prit le visage, et elle marcha jusqu'à sa voiture avec cette façon qu'elle avait d'occuper l'espace, ce corps qui savait ce qu'il faisait, et sur ses lèvres encore le goût de la cyprine de Camille et dans sa tête une clarté complète sur ce qui s'était passé et sur ce qui se passerait samedi.
Elle démarra.
La maison des Fontaine était silencieuse et éclairée d'une lumière jaune à l'étage.
Elle roula.
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Commentaires ()
J'espère que ça ne dérange pas que sa soit un homme qui le lie