Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Virée shopping — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Virée shopping
Chapitre 1
Je sortais du magasin, sacs à la main, quand un homme en costume sombre m'a interceptée juste devant le parking.
— Madame, on va devoir vous demander de nous suivre. Sur les images de sécurité, on vous voit clairement glisser quelque chose sous vos vêtements.
Mon sang n'a fait qu'un tour. J'ai senti la chaleur monter immédiatement dans mon cou, sous mes cheveux bruns. Je savais que les caméras avaient filmé un geste maladroit. J'avais juste rangé un petit article dans la poche intérieure de mon chemisier en pensant le payer plus tard, mais l'angle était trompeur.
— Il y a erreur, ai-je répondu d'une voix ferme, mais déjà un peu tremblante. Je n'ai rien volé. Vérifiez mes sacs, tout de suite.
Il a insisté. Autour de nous, des gens passaient, certains ralentissaient. Je détestais ça. L'idée d'être pointée du doigt en plein parking me donnait la nausée. Je voulais juste que ça cesse, rapidement, hors de la vue de tout le monde.
— Très bien, ai-je dit. Mais pas ici. On regarde ça ailleurs, maintenant.
Il a accepté. Nous avons traversé le hall du bâtiment. Il m'a fait entrer dans une pièce simple, bureau clair, une seule fenêtre. La porte s'est refermée derrière nous. Nous étions seuls. Je ne le connaissais pas vraiment, mais son visage me disait vaguement quelque chose. Peut-être une connaissance de mon mari, ou quelqu'un croisé une fois à une soirée, mais rien de plus. Il n'était qu'un inconnu, en fait. Il a posé mes sacs sur la table, les a fouillés, puis a relevé les yeux vers moi.
— Les sacs sont vides de tout article non payé. Mais les images sont nettes. Vous avez glissé quelque chose sous vos vêtements. Je vais devoir vous demander d'aller dans la cabine là-bas et de retirer vos habits pour vérification.
Mon cœur s'est mis à battre plus fort. La cabine était un petit espace à peine séparé par un rideau, dans le coin de la pièce. Je suis restée debout, les bras croisés sous ma poitrine, le jean collant à mes cuisses et à mes fesses. La pièce était tiède. Je me sentais exposée, pas seulement par l'accusation, mais par le simple fait d'être là, seule avec cet homme que je ne connaissais presque pas, et qui venait de me demander de me déshabiller.
— Vous... vous êtes sérieux ? ai-je murmuré.
— C'est la procédure, a-t-il répondu calmement. Juste le temps de contrôler. Vous pouvez fermer le rideau.
J'ai hésité une seconde, puis j'ai avancé vers la cabine. Derrière le rideau, mes doigts ont tremblé un peu en déboutonnant mon chemisier. Le tissu a glissé le long de mes bras, révélant mon soutien-gorge et la courbe de ma poitrine. J'ai ouvert mon jean, l'ai fait descendre le long de mes hanches, sentant l'air sur ma peau et sur mes fesses rebondies. Je suis restée en sous-vêtements, le cœur battant trop fort, consciente de chaque centimètre de mon corps de femme de quarante-cinq ans. Perturbée, incapable de rester cachée derrière ce rideau ridiculement fin, sans réfléchir, j'ai tiré le tissu d'un geste brusque et je suis sortie de la cabine. Je me suis plantée face à lui, en soutien-gorge et culotte de dentelle noire. La dentelle laissait entrevoir la peau, et ma toison brune, bien fournie, était clairement visible à travers le tissu transparent de la culotte.
L'homme a sursauté. Ses yeux se sont écarquillés. Il m'a dévisagée de la tête aux pieds, figé, la bouche entrouverte.
— Mme M... a-t-il lâché d'une voix étranglée, prouvant qu'il me connaissait.
À ce moment précis, je me suis rendu compte du ridicule de la situation. Je venais de débarquer presque nue devant une personne qui me connaissait pour prouver que je n'avais rien volé. La honte m'a envahie d'un coup. Je me suis figée sur place, les jambes un peu écartées, comme une prisonnière attendant l'inspection. Les bras le long du corps, la poitrine soulevée par une respiration trop rapide, les fesses nues sous la fine dentelle.
Le silence dans le bureau était devenu pesant. Je sentais son regard collé à ma toison brune, à la courbe de mes seins dans le soutien-gorge de dentelle, à mes hanches, à mes cuisses. Mon cœur cognait si fort que j'avais l'impression qu'il pouvait l'entendre. Je n'osais plus bouger. C'est à ce moment-là que mon regard a glissé vers le plafond. Une caméra noire, discrète, était pointée droit sur moi. L'objectif brillait faiblement. Mon estomac s'est contracté. L'homme a suivi mon regard.
— Tout doit être filmé dans cette pièce, a-t-il dit d'une voix plus basse. C'est la procédure. Pour éviter tout contentieux...
J'ai senti mes joues brûler.
— Je... je ne veux pas que cette séquence soit conservée, ai-je murmuré. J'ai honte de ce que je viens de faire. Sortir comme ça... devant vous...
Ma voix tremblait. Mes jambes aussi. Je restais plantée là, en dentelle noire, toison brune bien visible, jambes légèrement écartées, incapable de reculer. Lui aussi semblait embêté. Il a passé une main dans ses cheveux, le regard fuyant entre mon corps et la caméra.
— Je ne peux rien effacer, a-t-il répondu. Les enregistrements sont sécurisés. Si je touche à quoi que ce soit...
Il s'est interrompu. J'ai vu la peur passer dans ses yeux.
— Je risque mon poste. On me renverrait immédiatement.
Le silence s'est installé à nouveau, plus lourd. Je sentais la caméra continuer de me filmer, immobile, impitoyable. La honte me serrait la gorge. J'ai avalé ma salive.
— Qui visionne ces bandes ? ai-je demandé d'une voix serrée. Quand quelqu'un est amené ici... qui regarde ?
Il a hésité.
— Plusieurs personnes. Le responsable sécurité, le directeur adjoint, parfois un membre de la direction. C'est fait exprès. Pour être sûr que rien de répréhensible n'est commis par le personnel.
Une catastrophe. Le mot a claqué dans ma tête.
— C'est une catastrophe, ai-je soufflé. On va me reconnaître. Madame M..., la femme du patron de l'entreprise G... Ce n'est pas possible. Vous devez l'effacer. Coupez l'enregistrement tout de suite.
Il a secoué la tête, pâle.
— Je ne peux pas.
J'ai tenté autre chose. Ma voix était devenue presque suppliante.
— De l'argent. Je peux vous en donner. Tout de suite.
Il a eu un petit rire nerveux, sans joie.
— Je m'en fous de l'argent. Ce n'est pas une question d'argent. C'est mon boulot.
Le silence est retombé. Je tremblais de plus en plus. La caméra me fixait toujours. L'idée que des inconnus verraient cette séquence — moi en culotte de dentelle, toison brune exposée, jambes écartées — me donnait la nausée.
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