En discutant librement avec mes copines. Je constate que le viol ou la relation contrainte et un fantasme assez récurent.
Bien sûr aucune n'a réellement envie de subir cet acte abject et répugnant. Mais l'imaginer en excite un grand nombre quand elles se caressent.
Ma femme aime beaucoup qu'on lui raconte des cochonneries pendant nos séances de sexe et si je lui demande d'imaginer qu'elle est prise de force dans un parking. Elle est folle d'excitation.
Quand je demande aux hommes, ils me disent non, mais je ne sais pas s'ils n'assument pas ce fantasme interdit ou ne l'ont tout simplement pas.
Une fois de plus, il y a une différence entre estimer que quelque chose est acceptable quand autrui le fait, et de vouloir le faire soi-même. J'ai aucune envie de tuer qui que ce soit, mais je peux trouver (comme tout le monde je pense) acceptable que certaines personnes se fassent tuer en fonction du contexte. Je ne vois pas pourquoi ça serait différent pour le viol - dans le sens où l'accepter dans un certain contexte ne veut pas dire vouloir le causer, pas dans le sens qu'il puisse être acceptable.
Pokaline
5 octobre 2021 à 09:07
J'ai envie de dire : bullshit.
Mais encore ??
La Chipie
5 octobre 2021 à 09:46
Je ne comprends pas qu'on puisse fantasmer sur 1 viol , j'ai vu 1 gamine de 8 ans se faire violer, j'avais 8 ans moi aussi, sauf qu'à l'époque on ne parlait pas de tous ça, je n'ai rien fait pour la defendre et je m'en veux.
Au collège des éléves m'ont signalé 1 cas de pedophilie, j'avais 14 ans environ mais là pareil je n'ai pas osé aller chez les flics pour faire 1 signalement.
J'ai été moi meme harcelée sexuellement pendant 3 ans par 1 homme (20 à 23 ans) , je précise que je ne l'avais jamais provoqué , ce connard a arrété quand il s'est retrouvé face à 1 armoire à glace mon petit ami.
Bref sur le moment je n'ai pas osé aller porter plainte j'ai attendu , l'année de mes 40 ans j'y suis allée mais je regrete de ne pas l'avoir fait avant.
Jibwakku
5 octobre 2021 à 10:19
Par contre, fantasmer sur le fait d'être un violeur me semble malsain, on parle quand même de jouir du mal qu'on fait à autrui.
Totalement d'accord avec toi. C'est ce que je voulais exprimer
Pokaline
5 octobre 2021 à 10:37
Oui très très malsain :(
Maxy32
5 octobre 2021 à 10:44
Très intéressant comme témoignage, La Chipie. Pas du fait que tu as été victime, mais que tu ne savais pas que ça existait, ce que c'était et, qu'après avoir prit du recul, tu aurais dû en parler (ouh-là, pas très français) à un adulte. Comme quoi, à force de vouloir tout cacher, on finit par, et se rendre malheureux et regretter, et rendre les autres malheureux, car ils ont été surpris à un moment où ils ne s'y attendaient pas.
Je ne vise personne, je n'accuse personne, autant être clair.
Nous sommes dans un monde où tout doit être su, connu et anticipé, où la "surprise" est un vilain mot, sauf aux fêtes d'anniversaire et Noël ! Je pense qu'il faut pouvoir parler de tout sans censure. Quand la parole se libère, c'est qu'on est libre dans sa tête et, généralement, on a "pardonné" son agresseur.
Maxy32
5 octobre 2021 à 10:52
Une fois de plus, il y a une différence entre estimer que quelque chose est acceptable quand autrui le fait, et de vouloir le faire soi-même. J'ai aucune envie de tuer qui que ce soit, mais je peux trouver (comme tout le monde je pense) acceptable que certaines personnes se fassent tuer en fonction du contexte. Je ne vois pas pourquoi ça serait différent pour le viol - dans le sens où l'accepter dans un certain contexte ne veut pas dire vouloir le causer, pas dans le sens qu'il puisse être acceptable.
Surtout, tout ce qu'on pense être bien pour soi, ne l'est pas forcément pour l'autre. Le BDSM (BD = ? SM = sado-masochisme ?) est, un jeu de contraintes si je ne me trompe pas. Donc n'est-ce pas un "viol" en soit si on contraint les personnes à des pénétrations "forcées" ? Enfin je ne connais pas vraiment cette pratique sexuelle, si on peut m'expliquer.
keyman
5 octobre 2021 à 10:57
J'ai envie de dire : bullshit.
Mais encore ??
Rien d'autre, je trollais 😉
keyman
5 octobre 2021 à 11:03
Une fois de plus, il y a une différence entre estimer que quelque chose est acceptable quand autrui le fait, et de vouloir le faire soi-même. J'ai aucune envie de tuer qui que ce soit, mais je peux trouver (comme tout le monde je pense) acceptable que certaines personnes se fassent tuer en fonction du contexte. Je ne vois pas pourquoi ça serait différent pour le viol - dans le sens où l'accepter dans un certain contexte ne veut pas dire vouloir le causer, pas dans le sens qu'il puisse être acceptable.
Oui mais on peut penser que considérer certaines choses comme acceptables, c'est déjà inacceptable.
Pour reprendre l'exemple de Pokaline : peut-on accepter qu'une personne considère que le port d'une mini-jupe justifie un viol, et ce même si cette personne ne compte pas violer elle-même ? Ma fille s'habillera bien comme elle voudra quand elle aura l'âge de porter des mini-jupes, et si un mec considère que cela justifie un viol, je me sens légitime à lui arracher les couilles à la petite cuillère, les passer au mixeur et lui faire manger en même temps que ses dents.
En toute amabilité, bien entendu.
Modifié
5 octobre 2021 à 11:04
Utilisateur supprimé
5 octobre 2021 à 11:06
Oui mais on peut penser que considérer certaines choses comme acceptables, c'est déjà inacceptable.
pas dans le sens qu'il puisse être acceptable.
Mon message est pas très clair. Je disais pas que leur réflexion était acceptable. Juste que faire le lien avec le fait que considérer la chose comme acceptable revient à être des violeurs uniquement bloqués par le risque de la sanction, c'est extrapolé et probablement faux.
Modifié
5 octobre 2021 à 11:07
Utilisateur supprimé
5 octobre 2021 à 11:07
Surtout, tout ce qu'on pense être bien pour soi, ne l'est pas forcément pour l'autre. Le BDSM (BD = ? SM = sado-masochisme ?) est, un jeu de contraintes si je ne me trompe pas. Donc n'est-ce pas un "viol" en soit si on contraint les personnes à des pénétrations "forcées" ? Enfin je ne connais pas vraiment cette pratique sexuelle, si on peut m'expliquer.
En fait c'est plutôt BD (Bondage et Discipline) DS (Domination et Soumission) SM (Sadisme et Masochisme).
3 composantes différentes qui parfois se conjugent mais pas forcément. On peut par exemple être dans le shibari avec l'amour des cordes etc sans être du tout dans la domination et la soumission ou le sadisme et masochisme. Et inversement...
Et pour te répondre non, c'est à 1000 lieues d'un viol et c'est potentiellement - lorsque c'est bien fait - plus consensuel que les relations dites "vanilles" (=classiques).
Pourquoi ? Parce que le BDSM requiert d'échanger avant le rapport sur ce qui est autorisé ou non de part et d'autre. On se met d'accord avant et parfois même on contractualise l'accord à un instant T. On ne voit jamais personne faire signer un accord préalable de relation sexuelle pour un coup d'un soir dans une relation classique. Dans le BDSM, les relations peuvent être contractualisées (le contrat n'a pas de valeur légale mais pourrait servir à montrer si une affaire de viol était instruite qu'il existait des pratiques qui étaient considérées comme acceptées de part et d'autre bien que les partenaires puissent changer d'avis à tout moment).
Du reste, j'ajouterai que dans la vraie vie certains ont un comportement autodestructeur et préfèrent justement négliger cet échange préalable pour se rapprocher d'une situation plus "dangereuse". A l'inverse, il existe évidemment des prédateurs qui font fi de tout accord préalable.
keyman
5 octobre 2021 à 11:12
Mon message est pas très clair. Je disais pas que leur réflexion était acceptable. Juste que faire le lien avec le fait que considérer la chose comme acceptable revient à être des violeurs uniquement bloqués par le risque de la sanction, c'est extrapolé et probablement faux.
Ah oui ok, je vois l'idée. Pour le coup c'est moi qui ai lu trop vite je pense.
Je suis d'accord avec toi sur ça. Par exemple, je pense qu'il y a pas mal de gens assez tradis qui se disent que "si elles s'habillaient pas comme ça, ça n'arriverait pas", sans que ce soit des violeurs en puissance.
Modifié
5 octobre 2021 à 11:12
Pokaline
5 octobre 2021 à 11:12
Surtout, tout ce qu'on pense être bien pour soi, ne l'est pas forcément pour l'autre. Le BDSM (BD = ? SM = sado-masochisme ?) est, un jeu de contraintes si je ne me trompe pas. Donc n'est-ce pas un "viol" en soit si on contraint les personnes à des pénétrations "forcées" ? Enfin je ne connais pas vraiment cette pratique sexuelle, si on peut m'expliquer.
Houlà, attention personne ne contraint un/une soumise à une pénétration forcée. Contrainte, attachée oui, mais jamais forcée et encore moins violée. Et surtout JAMAIS sans son consentement.
Les accords entre le donneur et le receveur (j'aime pas maitre et soumis) sont clairement établis dès le départ. Le donneur n'existe que par la volonté du receveur d'être soumis.
Quand je donne du martinet à une soumise ou à ma femme, c'est son souhait que j'exauce, pas le mien. On ne fouette pas une personne qui ne le veut pas.
Ma femme n'acceptera jamais de se retrouver à quatre pattes à boire dans une gamelle pour chiens, jamais je n'oserai lui imposer quelque chose qu'elle ne souhaite pas. Et de plus, je n'y pendrai aucun plaisir.
Le plaisir que l'on prend à dominer n'existe que dans les yeux de la personne à qui on a apporté du plaisir. Sans plaisir c'est mort, un truc sera irrémédiablement cassé entre les deux personnes.
Le donneur doit faire preuve de beaucoup d'empathie et la confiance doit être totale, afin d'emmener le receveur fleurter avec la limite de son acceptation.
Modifié
5 octobre 2021 à 11:19
Pokaline
5 octobre 2021 à 11:17
Mon message est pas très clair. Je disais pas que leur réflexion était acceptable. Juste que faire le lien avec le fait que considérer la chose comme acceptable revient à être des violeurs uniquement bloqués par le risque de la sanction, c'est extrapolé et probablement faux.
Ah oui ok, je vois l'idée. Pour le coup c'est moi qui ai lu trop vite je pense.
Je suis d'accord avec toi sur ça. Par exemple, je pense qu'il y a pas mal de gens assez tradis qui se disent que "si elles s'habillaient pas comme ça, ça n'arriverait pas", sans que ce soit des violeurs en puissance.
Un article intéressant :
lesinrocks.com/actu/30-hommes-pourraient-violer-femme-sils-etaient-surs-de-ne-etre-poursuivis-58223-05-11-2016/
Modifié
5 octobre 2021 à 11:21
La Chipie
5 octobre 2021 à 11:53
Maxy32 dans les années 80 on ne parlait pas de viol, pedophilie ou inceste.
A l’heure actuelle si 1 mec m’insulte de pute ou autre parce que je porte 1 short ou 1 jupe je n’aurai aucun scrupule à lui tirer 1 revers dans la tête.
J’ai 2 enfants si 1 personne se met à en violer un , elle finira pendue par la peau du cul et les yeux arraché de la tête
Ce ne pas par morale chrétienne mais tout ce qui est viol, inceste ( enfants) , pedophilie c'est même pas la peine la personne finit entrain de pisser le sang.
Modifié
5 octobre 2021 à 11:56
Utilisateur supprimé
5 octobre 2021 à 12:00
Ce ne pas par morale chrétienne mais tout ce qui est viol, inceste ( enfants) , pedophilie c'est même pas la peine la personne finit entrain de pisser le sang.
Oui oui. Allez.
Un article intéressant :
lesinrocks.com/actu/30-hommes-pourraient-violer-femme-sils-etaient-surs-de-ne-etre-poursuivis-58223-05-11-2016/
Oh le combo Inrock, Huffington Post et de Haas krkrkr
Mais en vrai l'étude de Benbouriche a l'air intéressante, j'essaye sans succès d'en trouver un PDF en ligne. Tu aurais un lien ?
Edit : C'est bon j'ai trouvé
Pour ceux que ça intéresse : tel.archives-ouvertes.fr/tel-01397177/document
Modifié
5 octobre 2021 à 12:42
Jibwakku
5 octobre 2021 à 12:16
Ensuite sur le bdsm: ben les gars demandaient aux féministes radicales, elles sont pas vraiment du même avis que vous :D .
À savoir que ça reste une forme de perpetuité de soumission de la femme et de la société patriarcale et donc de l'oppression masculine et que du coup, ce n'est qu'une façon de maintenir la domination sur les femmes...
Ou que c'est une forme de libération et de la reconquête de la femme et de son expression libre de sa propre et intime sexualité....
Modifié
5 octobre 2021 à 12:17
Utilisateur supprimé
5 octobre 2021 à 12:19
C'est bien connu que seules les femmes sont soumises dans la pratique BDSM.
La Chipie
5 octobre 2021 à 12:23
On peut être féministe tout en étant soumise.
Pokaline
5 octobre 2021 à 19:12
Ensuite sur le bdsm: ben les gars demandaient aux féministes radicales, elles sont pas vraiment du même avis que vous :D .
À savoir que ça reste une forme de perpetuité de soumission de la femme et de la société patriarcale et donc de l'oppression masculine et que du coup, ce n'est qu'une façon de maintenir la domination sur les femmes...
Ou que c'est une forme de libération et de la reconquête de la femme et de son expression libre de sa propre et intime sexualité....
La deuxième option, évidemment, il faut vraiment connaitre le milieu pour comprendre à quel point les femmes sont respectées et que seuls leurs désirs sont explorés sinon ça ne fonctionne pas. Pourquoi certaines ont ce désir de soumission, je n'en sais rien par contre ?
Pensez-vous sincèrement que les "Cinquante nuances de Machin Chose" ont eu un tel succès par hasard ? Combien de dames respectables ont été échauffées par ces aventures pourtant mièvres.
La soumission impose un lâcher-prise, pendant quelques minutes c'est l'autre que le contrôle sur vous. Cette perte de contrôle peut amener la soumise à une jouissive libération.
Bien sûr, ma femme n'aime pas la douleur, comme nous tous, mais la tendre morsure du martinet ou du fouet la transporte littéralement à condition de l'ambiance y soit. Et comme elle est fière des marques qu'elle a sur le dos et les fesses en fin de séance.
Il y a aussi beaucoup de soumis hommes, souvent, pas tous, souhaitent être traités au féminin en étant traité de salope, pute.... en parlant eux-mêmes de leur anus comme d'une "chatte"
Bien sûr aucune n'a réellement envie de subir cet acte abject et répugnant. Mais l'imaginer en excite un grand nombre quand elles se caressent.
Ma femme aime beaucoup qu'on lui raconte des cochonneries pendant nos séances de sexe et si je lui demande d'imaginer qu'elle est prise de force dans un parking. Elle est folle d'excitation.
Quand je demande aux hommes, ils me disent non, mais je ne sais pas s'ils n'assument pas ce fantasme interdit ou ne l'ont tout simplement pas.