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Alice se venge

Chapitre 1

Divers

ALICE SE VENGE



Ce texte un peu déjanté est ma contribution à l’idée que Petite Julie a lancée il y a quelques jours : continuer un récit à la suite de son premier paragraphe. Il faut dire qu’il contenait de précieuses indications sur la direction à prendre.


Je vous assure n’avoir fumé que des Malboro, et rien d’autre…



**********************************************************************************



Alice marchait d’un pas assuré, indifférente aux regards des passants. Elle savait qu’elle était belle, bien sûr, mais là, elle s’en fichait. Elle était perdue dans ses pensées, indifférente à son environnement.


Elle venait d’avoir 18 ans, et son bac en poche, devait aller en fac de lettres fin septembre. Blonde aux cheveux mi-longs un peu rebelles, yeux verts, quelques taches de rousseur jusque sur son nez joliment retroussé, elle avait un corps de rêve bien entretenu par les sports qu’elle pratiquait assidûment, danse et natation ; d’une taille moyenne, 1,70 m pour 54 kg, elle avait de beaux seins bien fermes qui remplissaient bien ses bonnets C. Là, ils roulaient au rythme de ses pas, libres de toute entrave sous le fin tissu de sa robe. La chaleur presque étouffante qui régnait sur Paris en cette fin juillet faisait regretter de ne pouvoir partir sur une plage.


Alice venait de se faire épiler intégralement pour les beaux yeux de son amant Jonathan, et ne portait plus de petite culotte sous sa courte robe d’été à bretelles. En fait, elle était nue dessous, et ça la perturbait un peu. Mais pas autant que les SMS qu’elle venait de recevoir, de source inconnue.


« Alice, si tu ne veux pas passer à côté de ta vie, il te faut traverser le miroir. Jonathan te trompe avec ta meilleure amie, regarde la photo jointe. »


Les larmes aux yeux, Alice avait vu Jonathan embrasser Mélissa, sa copine d’enfance. Son cœur s’était brisé devant cette double trahison.


« Alice, tu as jusqu’à 16 heures pile, dans 28 minutes, pour aller au 17 rue du Paradis ; il te faut dix minutes à pied ; tu franchiras la porte et suivras les indications. C’est ta vie qui commence aujourd’hui, ta VRAIE vie. »


Alice essaya d’envoyer un message en réponse pour avoir des explications : message non délivré. Ses pas l’amenèrent rue du Paradis. Elle s’arrêta en face de la porte du 17, une simple porte en bois peinte en vert. Les volets étaient tous fermés, mais une fenêtre devait être restée ouverte, car une étrange mélopée lui parvenait, chantée par une voix acide au ton légèrement agressif :


« One pill makes you larger

And one pill makes you small,

And the ones that mother gives you

Don’t do anything at all.

Go ask Alice

When she’s ten feet tall.

And if you go chasing rabbits

And you know you’re going to fall… »


Alice reconnut sans peine la voix de Grace Slick, la chanteuse du Jefferson Airplane, ce groupe de la West Coast que son grand-père lui faisait parfois écouter lorsqu’elle lui rendait visite, tout comme elle venait de le faire aujourd’hui même. Ce vieux hippie n’était jamais sorti de son trip chatoyant dû aux hallucinogènes consommés en trop grandes quantités, et il passait ses journées et ses nuits à écouter son impressionnante collection de disques vinyle.

Oui, c’était bien « White Rabbit ». Étrange… pensa-t-elle ; serait-ce un présage ?


Lorsqu’elle s’approcha de la porte, celle-ci s’ouvrit toute seule ; elle hésita un peu, puis franchit le seuil. Un claquement derrière elle : la porte s’était refermée, mue par une main invisible. Alice se trouvait à l’extrémité d’un long corridor sombre.


Elle distingua un mouvement ; une forme se rapprochait… La jeune fille fut stupéfaite lorsqu’elle se retrouva nez-à-nez avec un lapin blanc aussi haut qu’elle ; l’animal aux yeux roses était vêtu d’une redingote dont il tira une grosse montre à gousset. Il la consulta et s’exclama :


— Vous êtes bien à l’heure, mais moi je suis en retard ! En retard !


Alice repensa au dessert qu’elle avait pris chez son grand-père, un gâteau au goût étrange…

Elle n’eut pas le temps de se poser d’autres questions car le lapin s’impatientait :


— Vite, vite, je suis en retard ! En retard… Suivez-moi !


Il l’amena dans un salon ; sur une petite table trônaient deux bonbonnières, l’une remplie de dragées bleues, l’autre de roses.


— Je sais ce qui vous amène ici, jeune fille, et voici de quoi vous venger. Emportez ces dragées : les roses décuplent la libido, et les bleues enlèvent tout désir sexuel. Allez, prenez-les, mais faites vite ; je suis en retard, en retard !


Il la poussa dehors et referma bien vite la porte. Seule sur le trottoir, Alice crut avoir rêvé. Un lapin qui parle… Pourtant, c’est bien des dragées qu’elle tenait dans ses mains.


— Hé, jeune fille…


Alice sursauta ; la porte verte venait de s’entrebâiller et le lapin blanc lui faisait signe de revenir.


— Revenez : on a oublié de vous dire quelque chose d’important.


La jolie blonde rebroussa chemin et se retrouva dans le sombre corridor. Tout au fond, sur une étagère placée en hauteur, un gros chat tigré lui adressa la parole :


— Jeune humaine, ces dragées ont un pouvoir supplémentaire : si vous en mettez une de chaque couleur dans votre bouche, vous aurez la faculté de vous rendre invisible à volonté.


Sur ces paroles, il lui fit un large sourire et, progressivement, les contours de son corps se diluèrent. Dans la pénombre, seul son sourire demeurait visible.


— Allez, on a perdu assez de temps comme ça, reprit le gros lapin blanc en consultant sa montre ; c’est que je suis pressé, moi. Vite, vite ! Je suis en retard, en retard !


Il disparut en courant.


Une fois ressortie de cette maison aux curieux occupants, Alice prit son smartphone :


— Allô, Jonathan ?

— …

— C’est toujours d’accord pour ce soir ?

— …

— Oui, je t’ai préparé un bon petit repas, que nous dégusterons en amoureux.

— …

— Alors, sois à 19 heures chez moi.


Elle tenait sa vengeance…



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Le dîner avait été délicieux, et bien arrosé. À présent, Alice et Jonathan fumaient une cigarette sur le canapé tout en buvant un Arabica bien serré. Le jeune homme remarqua la coupelle remplie de dragées bleues placée bien en évidence sur la table basse qui leur faisait face. Machinalement, il en prit une et la porta à sa bouche.


— Hmm, ma chérie, tu as pensé à tout ! Tu t’es souvenue que j’adore les amandes…

— Bien sûr, mon chéri : comment aurais-pu l’oublier ? Et puis, j’ai tenu à te faire plaisir pour fêter ton non-anniversaire !


Après quelques minutes de bavardage, Jonathan se sentit envahi par une douce torpeur. « Je n’aurais pas dû picoler autant… » Ce fut sa dernière pensée consciente ; appuyant sa tête sur l’épaule d’Alice, il s’endormit profondément et se mit à rêver.


Il se trouvait dans un jardin où trois cartes à jouer munies de bras, de jambes ainsi que d’une tête étaient en train de repeindre en rouge des roses blanches. Il n’eut pas le temps de s’étonner plus longtemps qu’il entendit glapir :


— Gardes, saisissez-vous de lui !


Une dizaine de cartes l’immobilisèrent tandis que celle qui avait lancé cet ordre – une reine rouge – vint se planter devant lui.


— Quelqu’un s’est permis de voler trois de mes tartes ! Et ce voleur, c’est vous !


Il tenta bien de se disculper, mais ses efforts furent vains. La Reine Rouge laissa tomber sa sentence :


— Qu’on lui tranche la bite ! Faites venir le bourreau !


Il se sentit entraîné par des dizaines de mains qui l’amenèrent jusqu’à un billot devant lequel une carte l’attendait, s’appuyant sur le manche d’une hache imposante dont l’acier luisant reposait sur le sol. D’autres mains lui abaissèrent son pantalon et son caleçon ; bien vite, il se retrouva à genoux, la verge sur le plateau du billot. Le bourreau éleva sa hache au-dessus de sa tête et, après quelques secondes d’attente destinées autant à calculer la trajectoire qu’à effrayer le condamné, il l’abattit de toutes ses forces avec un « Han ! » de bûcheron.


— Aaaaahhhh !


Un cri inhumain jaillit de la gorge de Jonathan.


— Qu’y a-t-il, mon chéri ? Tu es malade ?


Surpris de retrouver Alice, le jeune homme tremblait encore. Elle le serra tendrement dans ses bras.


— Non, ce n’était qu’un rêve ; mais quel rêve atroce !

— Oh, mon pauvre chéri… Attends : je sais ce qu’il te faut pour oublier ce cauchemar.


Elle s’agenouilla devant Jonathan et, ayant défait l’ouverture de son pantalon, elle dégagea sa verge de son caleçon. Las ! Son membre était recroquevillé ; elle ne l’avait jamais vu dans une aussi piètre condition… Elle entreprit de le caresser tendrement, mais cela se révéla inopérant : le morceau de chair pendouillait lamentablement ! Tentant le tout pour le tout, elle le prit en bouche et passa délicatement la pointe de sa langue sur le gland flétri ; mais même ce traitement de faveur n’opéra pas : aucun gonflement n’apparut, aucune raideur ne se manifesta.


— Tu es tellement gentille avec moi, Alice… Je comprends que je te déçois ; je pense que c’est dû à tout l’alcool que j’ai bu ce soir, mais surtout à ce rêve horrible.

— Ne t’inquiète pas, mon amour… répondit hypocritement la jolie blonde ; la prochaine fois ça ira mieux. C’est vrai que tu ne devrais pas boire autant : ça te joue des tours !

— Je crois que je ferais mieux de rentrer chez moi, ma chérie ; je ne suis vraiment pas dans mon assiette.



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Quelques jours plus tard, Alice avait invité Mélissa – sa copine d’enfance qui l’avait ignominieusement trahie – à passer l’après-midi à la piscine, histoire de se rafraîchir par ces fortes chaleurs estivales. Après quelques longueurs de bassin, elles s’installèrent pour se délasser.


— Dis, Alice, ça m’a un peu creusée, tous ces efforts. Tu n’aurais pas quelque chose à grignoter ?

— Attends, je vais voir…


Fouillant dans son sac, elle en sortit un cornet de dragées.


— Non, je n’ai rien à part ces dragées que l’on m’a offertes à l’occasion d’un baptême.

— Oh, elles sont roses… Sans doute une fille ?

— Quelle perspicacité, Mélissa ! Ça se voit que tu n’es pas blonde…


Au cours de l’après-midi, elle en mangea plusieurs. Ce qui n’était au début qu’un agréable picotement entre ses cuisses augmenta d’intensité pour devenir intenable ; sa chatte gonflée par le désir coulait dans son maillot de bain. Elle dut s’isoler à plusieurs reprises dans les toilettes pour tenter de calmer ses démangeaisons intimes en écrasant son clito tout en faisant coulisser vigoureusement deux doigts dans son vagin brûlant.



**********************************************************************************



La blonde Alice attendait depuis plus d’une heure dans le hall d’entrée de l’immeuble de la rue des Enfers, là où résidait Mélissa, son amie qui était devenue sa concurrente dans le cœur de Jonathan. Elle savait que c’était ce soir-là que les deux tourtereaux devaient se rencontrer, puisqu’ils avaient décliné, aussi bien l’un que l’autre, son invitation à dîner en sa compagnie.


Conformément aux indications du chat du Cheshire, elle avait sucé ensemble deux dragées de couleurs différentes avant d’en écraser les amandes entre ses dents et de les avaler. Elle fut très étonnée – un peu effrayée, même – lorsque, placée devant son miroir, elle vit son reflet disparaître puis réapparaître au gré de ses envies ; aussi étrange que cela puisse sembler, ça fonctionnait !


Invisible aux yeux de tous, elle vit arriver Jonathan ; il affichait un visage souriant : en effet, il n’avait pas encore concrétisé avec la brune Mélissa. Jusque là, leurs rapports s’étaient limité à quelques baisers, mais elle lui avait laissé entendre que ce soir elle lui accorderait son corps. Il s’engagea dans les escaliers ; Alice le suivit silencieusement jusqu’à la porte de l’appartement de Mélissa, qu’elle franchit à la suite du jeune homme.


Immobile dans un angle du salon, elle les vit s’étreindre et s’embrasser avec fougue ; elle sentit son cœur se briser, mais très vite elle se ressaisit en imaginant la suite… La jeune brune, que les dragées avaient rendue nymphomane, n’en pouvait plus d’attendre une queue vigoureuse qui la pénétrerait, et dont les jets puissants arriveraient peut-être à calmer l’incendie qui lui rongeait les entrailles.


Sans plus attendre, elle poussa Jonathan sur le canapé et se jeta, telle une furie, sur la braguette du jeune homme, espérant y découvrir un beau morceau à la hauteur de ses attentes… Hélas, quelle ne fut pas sa déconvenue lorsqu’elle mit à jour une petite queue ridicule qui reposait sur deux grosses couilles bien gonflées ; le membre viril (?) se résumait à un gland qui pendait misérablement au bout d’une hampe de trois centimètres ! Elle éclata de rire…


— C’est tout ce que tu as à me proposer ? Tu crois que je vais me contenter de cette pauvre nouille ? Casse-toi, bouffon ; et que je ne te revoie plus jamais, espèce d’impuissant ! Dehors !


Il ne fit aucune tentative pour résister lorsqu’elle le poussa manu militari vers la porte. Il resta sur le palier un long moment, hébété, le pantalon à mi-cuisses, sous les quolibets de Mélissa :


— Handicapé de la queue ! Infirme !


Alice en profita pour s’esquiver discrètement ; sa vengeance était consommée.



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La jeune blonde, toujours nue sous sa robe d’été, remontait la rue du Paradis ; elle tenait à remercier les occupants du 17, mais elle ne savait pas ce qui leur ferait plaisir. Des carottes pour le lapin ? Un pâté truffé pour le chat ? Elle aurait le temps de voir plus tard. Alice était venue les mains vides, voulant, dans un premier temps, partager sa joie avec ceux qui lui avaient fourni les moyens de se venger.


Le lapin blanc – toujours affublé de sa redingote – l’introduisit dans un salon et la fit asseoir sur le canapé, à côté du gros chat souriant.


— Eh bien, jeune fille, que désirez-vous encore ?

— Je suis venue vous remercier ; grâce à vous, j’ai obtenu une vengeance au-delà de toutes mes espérances. Je ne sais comment vous remercier…

— Nous remercier, jeune fille ? Il y a bien un moyen… Faites demi-tour, mettez-vous à genoux et relevez votre robe sur vos reins pour nous dévoiler le joli petit cul que je devine.


Alice fut sur le point de s’offusquer de cette demande, mais elle se remémora pourquoi elle était venue. « Bah, se dit-elle, si ce sont des voyeurs, autant les satisfaire. » Elle se mit dans la position demandée et attendit.


Son attente ne fut pas bien longue. Elle sentit son vagin investi ; elle tourna la tête pour voir qui l’avait prise sans le moindre préliminaire : c’était le gros lapin blanc. Quelques mouvements rapides – pas plus de deux secondes – un bref cri, et il effectua une galipette en arrière, retombant de dos sur le parquet. Il se releva presque aussitôt et revint à la charge entre les cuisses d’Alice. Là aussi, le coït ne dura pas plus longtemps que le précédent.


— Mais enfin, Monsieur Lapin, vous ne pouvez pas aller moins vite ?

— C’est que je suis pressé, jeune humaine : je suis en retard, en retard !

— Mes amis, j’ai peut-être une solution…


La voix qui venait de s’élever provenait d’une énorme chenille bleue dont la taille avoisinait le mètre. Installée au sommet d’un champignon, elle fumait placidement un narghileh qui répandait un parfum rappelant à Alice celui qu’elle sentait souvent chez son grand-père.

La chenille vint se placer sur le dos de la jeune fille.


— Toi, le lapin, tu vas caresser les seins de la jeune humaine avec tes oreilles. Quant à toi, le chat, tu vas lui lécher – quoi de plus normal ? – la chatte.


Les deux comparses prirent place selon les indications de la chenille. Lorsqu’ils entrèrent en action, Alice ne put retenir des gémissements de plaisir. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle fut stupéfaite de voir une langue qui semblait sortir de nulle part s’affairer entre ses cuisses. Son désir d’être pénétrée se faisait de plus en plus pressant…


Soudain, elle sentit quelque chose d’un diamètre imposant pénétrer son vagin ; presque simultanément, son rectum fut investi par un objet indéfinissable, par bonheur moins gros que l’autre. Intriguée, elle se retourna ; ce qu’elle vit lui sembla incroyable : c’étaient les deux extrémités de la chenille qui progressaient dans ses fourreaux intimes ! Elles allaient et venaient, ondulant à l’intérieur de son ventre, lui arrachant des cris d’extase. Alice sentit une immense déferlante de plaisir monter irrésistiblement en elle pour la submerger implacablement. Sa conscience explosa en myriades de particules lumineuses.


Plus tard – beaucoup plus tard, en fait – elle reprit connaissance. Les trois animaux, si bizarres qu’ils fussent, l’entouraient d’une chaleureuse tendresse. Elle se sentait si bien avec eux…


Lorsqu’elle les quitta, elle eut ces paroles :


— Mes amis, ou plutôt mes chers amants, je vous suis reconnaissante pour tout ce que vous avez fait pour moi. De plus, vous m’avez procuré un plaisir qu’aucun être humain n’est capable de donner. Alors, soyez-en certains, je reviendrai souvent !


Sur le chemin du retour, joyeuse, Alice ne pouvait empêcher ce petit air de lui trotter dans la tête :


« One pill makes you larger

And one pill makes you small… »



[ Merci à Lewis Carroll et au Jefferson Airplane ]

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