Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 6 210 fois
  • 122 J'aime
  • 11 Commentaires

Games Of Chaos

Chapitre 1

Divers

CHAPITRE I

SÉLECTION DU PERSONNAGE


Je suis enfin arrivée.

Dire qu’il m’aura fallu quatre heures de train et deux taxis payés en nature pour venir jusqu’ici.

Et tout ça pour jouer à un jeu vidéo.


Je passe timidement la porte coulissante de cet immense bâtiment. Au fond du hall d’entrée gigantesque, une femme habillée en secrétaire derrière ce qui semble être un bureau de renseignement me fait signe d’approcher. Timidement, je réponds à son appel, venant me présenter à elle. Cette pièce est si immense que la traverser me semble durer une éternité, mais je parviens tout de même à la rejoindre. Elle me demande dans un sourire:

- Bonjour mademoiselle. Est-ce que je peux vous renseigner ?

- Euh... Oui... Je viens pour le projet de... Games Of Chaos.

Je jurerai qu’elle tente de cacher un sourire pervers lorsqu’elle me répond:

- Bien, je vais contacter une personne adéquate. Veuillez prendre un fauteuil et patienter.

J’accepte en silence, posant délicatement mes fesses sur l’un des fauteuils longeant le mur à côté de son bureau pendant qu’elle dégaine son téléphone. Je n’attends pas plus de quelques minutes avant qu’un homme ne vienne à moi. La trentaine, costume bleu et cravate noire, plutôt séduisant. Je me lève pour lui serrer la main, puis il prend la parole:

- Bonjour mademoiselle. Je serai votre accompagnateur pour votre partie. Vous êtes prête à commencer ?

J’ai tout juste le temps d’afficher un air stupéfait qu’il me tourne le dos et me fait signe de le suivre, sans attendre ma réponse. Je le suis rapidement dans un ascenseur. Il tape un nombre à deux chiffres et croise les bras tandis que les portes se referment.

- Si vous avez des questions sur le jeu, c’est le moment ou jamais. Votre partie commencera sitôt vous serez installée.

Je suis à nouveau secouée par la surprise tandis que l’ascenseur démarre, non pas vers le haut, mais vers les profondeurs.


Tandis que le numéro de l’étage descend dans les négatifs, je réfléchis à une quelconque question à poser. Par quoi commencer ? Tout ce que je savais après tout, c’était qu’il s’agissait d’un prototype de jeu qui promettait de pousser le réalisme à tous les sens du joueur. Enfin, ça et vaguement le fait que c’était un jeu de rôle médiéval fantastique... Et surtout la raison qui m’a fait venir ici plus que tout: c’était un jeu totalement interdit aux mineurs car très poussé sur la chair.

Mais j’avais tant de détails à demander... Plus j’attendais, plus le numéro descendait... -20, -21, -22... Autant poser la question que je voulais de plus en plus hurler:

- Vous aller me faire jouer comme ça ? Sans prendre mon nom, sans argent, sans rien ? Vous ne savez même pas qui je suis !

- C’est votre retour qui nous intéresse mademoiselle, pas votre identité ni votre argent. Je vais juste devoir vous demander votre âge, par simple précaution. Et votre nom de personnage.

- J’ai 20 ans... Et mon nom... Disons... Warda.

- Cela s’annonce parfait.

Une petite secousse nous indique que nous sommes arrivés. Étage -42. Ils ont décidément creusé bien loin.


Tandis que les portes s’ouvrent, mon accompagnateur me guide à travers un laboratoire de pure science-fiction. Des scientifiques en blouses blanches s’attelaient ici et là sur des machines aux mécanismes tous plus lumineux qu’incompréhensibles, et ne semblaient prêter que peu d’attention à mon égard.

D’un pas pressant, je suis guidée jusqu’à un couloir gris composé d’une série de portes blanches, chacune avec une série de lettre et de chiffres au-dessus de la poignée, avec une diode verte ou rouge. D’un pas sûr, mon guide parcours ce couloir jusqu’à l’une de ces portes, avec une diode verte. Il fixa l’écriteau et me le traduisit:

- 1m70, 60kg, 85B, 60, 100. Cela vous correspond à peu près, mademoiselle ?

D’un air un peu stupéfait, je hoche la tête pour confirmer. Il avait deviné ça juste en me regardant ? Je veux bien que mes vêtements mettent mes formes en valeur, mais à ce point...

Il passe un badge devant la diode pour ouvrir la porte, me faisant signe d’entrer.

- Dernière chance pour une question mademoiselle. Vous êtes seule à partir de cette ligne.

La question à poser me semble subitement complètement limpide et évidente:

- Quel est le but de ce jeu ? J’ai vaguement compris son contexte, mais une fois dans la partie, qu’est-ce que je devrais faire ? Quelle sera ma mission ?

Sans ouvrir la bouche, il étouffe un petit rire moqueur dans sa gorge avant de m’expliquer:

- J’attendais tout de même cette question... Et bien voyez-vous, vous pourrez rester dans votre partie autant que vous voudrez. Mais si votre personnage meurt, vous serez retirée du monde. Il n’y a aucune sauvegarde ou deuxième chance possible. C’est votre seule limite. En dehors de ça, vous êtes libre d’agir comme vous voudrez, et d’interagir avec le monde et les autres joueurs de la façon dont vous déciderez. N’oubliez pas que c’est un jeu pour adulte, avec ce qui va naturellement avec.

Il me disait ça sans aucun sourire ou clin d’œil narquois. Pourtant j’avais très bien compris ce qu’il insinuait, ce qui me donnait envie de mettre court à la conversation pour plonger dans le jeu.

- Il y a toutefois un objectif que la plupart des joueurs s’accorderont à chercher: les hauts faits. Ou "Achievements", en anglais, si vous préférez. Il y en une centaine en tout à trouver à travers le monde. Si vous parvenez à en atteindre 12, la victoire est à vous. Et elle vous fera accéder à un pouvoir et un contrôle total sur le jeu. Ce sera très ardu, mais la récompense en vaut la peine.

Je le remercie d’un hochement de tête, bouillant d’impatience à présent. Je fais volte-face pour entrer dans une pièce entièrement blanche, et dont le seul ameublement semblant être un long matelas, creusé par un trou en forme de ma silhouette, à croire qu’il m’a été fait sur mesure.

Je me retourne pour dire au revoir à mon guide, qui ajoute un dernier mot avant de fermer la porte:

- Une dernière chose: notre devise pour ce jeu est "briser l’imaginable". Si un jour vous avez un doute à propos de quoi que ce soit, souvenez-vous en, et vous aurez votre réponse.

Il referme la porte, me laissant seule avec le matelas.


Hésitante et immobile, j’entends une voix féminine robotisée m’ordonnant d’une voix posée:

- Veuillez vous dénuder complètement et vous installer dans votre interface de jeu.

J’obéis, retirant un par un mes vêtements, les pliant, et les posant en pile dans un coin de la pièce. Nue au milieu de la pièce, je scrute la pièce d’un œil inquiet à la recherche de caméras tandis que je m’allonge sur le dos. Le matelas est tiède, confortable et accueillant.

- Veuillez rester immobile.

Un bruit mécanique me fait tressaillir alors que je vois un couvercle sortir d’un côté du lit pour se refermer en arc de cercle au-dessus du matelas, me plongeant dans le noir complet.

- Veuillez rester immobile. L’interface va épouser avec plus de détails la forme de votre corps.

Je ressens un autre matelas se poser sur moi, pressant sans forcer sur mon visage, mes seins, mes pieds, mon ventre, mes cuisses et mes bras. Une lumière inonde mes yeux alors que j’aperçois ce qui semble être un menu de création de personnage.

- Veuillez créer votre personnage. Suite à cette action, vous serez propulsée dans le jeu, et n’aurez plus aucune assistance. Merci de vous porter volontaire.

Les différentes options qui s’offrent à moi me donnent le tournis. Il y a un menu pour la personnalisation du corps, des compétences, des caractéristiques, avec une description pour chacune d’entre elles... Trop de blablas. Je veux juste jouer !

Un bouton jaune rectangulaire en bas du menu attire cependant mon attention. "Import des ressources du joueur". Par réflexe, je tends le bras pour appuyer dessus, et au moment où je me rappelle que je suis enfermée dans un cocon de soie, le bouton s’illumine comme si il était sélectionné.

- Cette option créera un personnage à votre image. Ses capacités physiques et mentales correspondront aux vôtres, remises à l’échelle des personnages du jeu. Mais vous ne pourrez accorder aucune modification. Souhaitez-vous continuer ?

Sans aucun bouton me proposant des options de réponse, j’ouvre la bouche pour dire "oui" de façon mécanique. Une fois encore, cela semble marcher.

- Votre personnage va être généré. Analyse du profil physique...

Je ressens une vague de picotement parcourir chaque centimètre carré de ma peau.

- Analyse du profil mental...

Un petit bourdonnement oscille d’une de mes oreilles à l’autre pendant quelques instants.

- Analyse terminée. Votre classe sera donc prostituée. Bon jeu.

Alors que j’allai crier pour arrêter le processus, le menu disparait et tout devient blanc, dans le plus parfait des silences.


Petit à petit, le flou blanc prend forme, donnant place à des couleurs. Du bleu ciel principalement. C’est du ciel !

J’aperçois devant moi un ciel légèrement nuageux. Des formes blanches parcourent un espace bleu foncé.

J’entends quelques oiseux qui chantent autour de moi.

Je sens une odeur d’herbe fraiche.

Le temps est doux. C’est agréable.

Je tourne la tête pour comprendre où je suis. Je suis toujours allongée sur le dos. Mais au milieu d’une prairie.

Je me relève lentement, et m’étire longuement, me sentant comme ressortant d’une longue et bienfaisante sieste. Autour de moi, de l’herbe de tous côtés et des arbres un peu plus loin. Ce n’est pas vraiment une prairie finalement, mais plus une clairière au milieu d’une forêt.

Je tente de me concentrer successivement sur ce que je vois, entends, sens. Je me baisse pour frôler l’herbe à mes pieds, et sens sa fraicheur entre mes doigts. Si je ne savais pas être dans un monde virtuel, j’aurai juré être dans le monde réel. Aucune différence, que ce soit dans les graphismes, les bruitages, ou le reste.


Je me regarde de plus près. Encore une fois stupéfaite, cette fois par les capacités d’analyses de cette machine. J’ai exactement le même corps que dans le vrai monde. Même peau mate, même silhouette fine, même fessier bombé et ferme, mon atout préféré. Seul hic: même poitrine plutôt plate... Je regrette un brin de ne pas avoir personnalisée finalement... Mais j’y survivrai.

Mes vêtements, eux, ne sont semblables à rien de ce que je n’ai porté jusqu’à présent. Semblable à la tenue d’une danseuse orientale, en toutefois plus aguicheur. En haut, mon bustier violet et bordé d’accessoires dorés épouse fermement mes seins, les faisant paraitre un peu plus gros qu’en réalité. En bas, ma jupe triant plus sur le rose me serre directement à la taille, par-dessus mon nombril, cachant mon ventre. Je trouve ça un peu étrange pour une tenue qui semble être celle d’une danseuse du ventre, mais sa courte taille s’arrêtant au ras de mes cuisses, laissant entrevoir le bas de mes fesses à chaque mouvement de hanche, est suffisant pour me satisfaire.


Un bel accord avec la beurette que je suis et revendique d’être, en tout cas.

Ce jeu s’annonce splendide.

Diffuse en direct !
Regarder son live