Une autre perte, moins récente : Lou Reed.
Ceux qui raisonnent sur le mode binaire et qui, de ce fait, croient à l'Enfer et au Paradis, doivent penser que maintenant "Lou walks on the wild side".
pierheim
6 décembre 2013 à 22:17
un chanson de B Lavilliers que j'écoute pour toi
Noir Et Blanc:
C'est une ville que je connais
Une chanson que je chantais.
Y a du sang sur le trottoir
C'est sa voix, poussière brûlée
C'est ses ongles sur le blindé.
Ils l'ont battu à mort, il a froid, il a peur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
Po Na Ba Mboka Nionso Pe Na Pikolo Nionso
Il vivait avec des mots
Qu'on passait sous le manteau
Qui brillaient comme des couteaux.
Il jouait d'la dérision
Comme d'une arme de précision.
Il est sur le ciment, mais ses chansons maudites
On les connaît par cœoeur,
La musique a parfois des accords majeurs
Qui font rire les enfants mais pas les dictateurs.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.
Ça dépend des latitudes
Ça dépend d'ton attitude
C'est cent ans de solitude.
Y a du sang sur mon piano
Y a des bottes sur mon tempo.
Au-dessous du volcan, je l'entends, je l'entends
J'entends battre son coeœur.
La musique parfois a des accords mineurs
Qui font grincer les dents du grand libérateur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur.
C'est une ville que je connais
Une chanson que je chantais
Une chanson qui nous ressemble.
C'est la voix de Mandela
Le tempo docteur Fela
Ecoute chanter la foule
Avec les mots qui roulent et font battre son coeœur.
De n'importe quel pays, de n'importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l'intérieur
Po Na Ba Mboka Nionso... Pe Na Pikolo Nionso
Modifié
6 décembre 2013 à 22:18
maximilien reage
6 décembre 2013 à 23:39
et celle-ci de Bernie Bonvoisin :
Jennifer vient d'avoir huit ans
Elle ne connaît son père
Que par les récits de guerre
Que lui raconte sa mère
Jennifer aime rire et courir
Comme les autres enfants
La détresse de son sourire
Obstine la lutte des grands
Jennifer… a dans ses yeux
L'aube… d'un matin bleu
Jennifer a dans ses yeux
L'aube d'un matin bleu
Qui verra défiler le front haut
Les populations de son ghetto
Elle sait déjà que rien n'est pareil
Que sa peau ne craint pas le soleil
Pouvoir marcher, savoir attendre
Être respecté, savoir se défendre
Son univers est limité
Pas par souci mais égalité
Être le négatif
Des escadrons répressifs
Jennifer …a dans ses yeux
L'aube… d'un matin bleu
Jennifer a dans ses yeux
L'aube d'un matin bleu
Qui verra défiler le front haut
Les populations de son ghetto
De l'autre côté de la ligne
La ligne blanche du ghetto
La peur vient flirter sur la peau
Blanche des "surhommes"
Ce réseau vient grouper
Voix de fer, poigne d'acier
Pour étrangler les cris d'espoir
Enchaîne le temps et broie du noir
Jennifer… a dans ses yeux
L'aube… d'un matin bleu
Jennifer a dans ses yeux
L'espoir de ses frères heureux
défilant le front haut
Dans les rues de Soweto
L'espoir de ses frères heureux
Défilant dans les rues de Soweto
oh oh
de Soweto
(et de ce qu'on sait, Soweto, c'est loin d'être fini)
maximilien reage
6 décembre 2013 à 23:44
@ Lioubov. Tu as chopé le numéro de décembre de Rolling Stone? Formidable.
rorschach666
7 décembre 2013 à 00:38
L'inoubliable Mandela Day de Simple Minds, aussi...
pierheim
7 décembre 2013 à 11:23
Souvenirs...
25 Décembre 1971, je suis embarqué sur un cargo, après le repas de Noël nous passons devant Captown que nous regardons avec des jumelles. Pour la première fois j'entends parler de Robben Island, que c'est un bagne et que Nelson Mandéla s'y trouve. Nous n'en sommes qu'à quelques milles, et continuons notre route pour franchir le Cap de Bonne Espérance.....
C'est beaucoup plus tard que je compris que ce jour avait été un instant particulier de ma vie...
R I P
T D