Je voulais savoir ce que vous pensiez des artistes de rue (musiciens, statues vivantes, comédiens, clowns et autres troubadours). Et notamment si, parmi vous, vous connaissiez un peu la loi vis-à-vis de cette pratique.
J'aimerais notamment, cet été, faire partie de ce genre de personnes en faisant des lectures publiques de la littérature française et étrangère dans des coins touristiques de Paris, avec notamment une pancarte montée sur pied (environ 1m40-50) où j'indique le titre de l’œuvre lue, l'auteur et la date d'édition. Ce serait du McGyver malgré tout le plus propre possible. On m'a dit qu'une installation comme celle-là était illégale ; j'aimerais savoir en quoi : tout visible, léger, avec une simple lecture. Cherchant sur le site de legifrance, les réponses ne sont pas très claires.
Donc s'il y a un juriste, un policier ou ex-policier qui peut me dire s'il est possible de se pointer un beau jour et de commencer une activité culturelle publique, ou bien si on risque une amende. Vu le nombre de musiciens, de mimes et de statues vivantes, ça m'étonnerait, mais on n'est jamais trop prudent.
Il va de soi que ce ne serait pas de la littérature érotique ni d Sade (quoique, à Pigalle ça passera peut-être !)
Attention cependant : je ne parle pas de lire dans les stations ou les couloirs de métro (où là c'est illégal et il faut une dérogation) mais bien en plein air, principalement aux endroits fréquentés, notamment les touristes.
Je serais toi, j'irai tout simplement me renseigner dans un commissariat. Ce serait là bas que je me serais renseigner si notre projet de théâtre de rue avec abouti. A priori, ça doit être comme pour les manifestations : maintenir les autorités au courant.
Tant que tu demandes pas d'argent, je pense que ça devrait pas présenter de soucis : je pense pas qu'une simple lecture puisse provoquer des attroupements :) Tant que la voie publique n'est pas gênée et enrouée ...
Lioubov
2 mai 2016 à 07:16
Va directement à la mairie de l'arrondissement concerné pour demander une autorisation.
Si elle n'est pas nécessaire, on te le dira.
Zeltron
2 mai 2016 à 11:42
Tant que tu demandes pas d'argent, je pense que ça devrait pas présenter de soucis
Ah non mais je ne m'appelle pas Fondation Abbé Pierre non plus ; on a tendance à vouloir le faire croire mais les artistes n'ont pas à travailler gratuitement. Donc naturellement j'envisage, comme tous les artistes de rue, de demander de l'argent (passivement, pas en gros lourd genre "si vous plé pour manger") Ca demande du temps et de l'énergie (rester debout plusieurs heures à lire à voix haute, voire très haute, ça consomme), donc il est normal de recevoir un paiement.
Que quelqu'un ait besoin de moi mais n'a pas les moyens de rémunérer, je veux bien faire du bénévolat si le projet paraît en bonne voie, mais si c'est à mon propre compte, autant ne pas se gêner. Ce n'est pas non plus extirper de l'argent aux gens par la menace ou la pitié.
Va directement à la mairie de l'arrondissement concerné pour demander une autorisation.
Sachant que j'envisage d'aller un peu partout au gré des jours dans Paris (de Montmartre à la Tour Eiffel, en passant par Notre-Dame et le Luxembourg), ne serait-il pas plus simple de s'adresser directement à la Mairie de Paris, plutôt que de courir dans chaque arrondissement ?
Lioubov
2 mai 2016 à 12:09
Sachant que j'envisage d'aller un peu partout au gré des jours dans Paris (de Montmartre à la Tour Eiffel, en passant par Notre-Dame et le Luxembourg), ne serait-il pas plus simple de s'adresser directement à la Mairie de Paris, plutôt que de courir dans chaque arrondissement ?
Peut-être, mais à la condition que chaque arrondissement applique la même politique concernant les artistes de rue.
Appat
2 mai 2016 à 12:29
Tant que tu demandes pas d'argent, je pense que ça devrait pas présenter de soucis
Ah non mais je ne m'appelle pas Fondation Abbé Pierre non plus ; on a tendance à vouloir le faire croire mais les artistes n'ont pas à travailler gratuitement. Donc naturellement j'envisage, comme tous les artistes de rue, de demander de l'argent (passivement, pas en gros lourd genre "si vous plé pour manger") Ca demande du temps et de l'énergie (rester debout plusieurs heures à lire à voix haute, voire très haute, ça consomme), donc il est normal de recevoir un paiement.
Je ne vois pas pourquoi il serait normal de recevoir un paiement alors qu'on ne t'a rien demandé. Tu n'es pas la Fondation Abbé Pierre mais tu n'es pas non plus Johnny. Tu t'imposes à des gens que tu transformes ainsi en public malgré eux et en plus tu exiges d'être rémunéré ? Pose un chapeau et si les gens apprécient ils donneront une pièce, sinon pour commerce sur la voix publique il faut obligatoirement une autorisation.
Zeltron
2 mai 2016 à 13:38
Il y en a un qui n'a pas bien lu ce qu'on écrit !
Déjà les gens ne deviennent pas public "malgré eux" : ils choisissent de rester ou non, donc de devenir public ou non. Je n'impose pas, comme je l'ai dit, de rémunération : ils n'auront pas un pistolet sur la tempe ou une simple obligation de payer, comme au théâtre ou au cinéma. Oui, il y aura un chapeau et ce sera à eux de décider s'ils estiment que la qualité de lecture mérite une récompense ou pas. Quand je parlais de gratuité, c'était ne rien mettre du tout pour que les gens donnent. Je parlais de gratuité officielle et officieuse. Moi ça me saoule que des gens, après un petit discours malheureux ou une performance, viennent réclamer ensuite. C'est vouloir faire culpabiliser les passants et en faire, pour le coup, un "public malgré eux".
Utilisateur supprimé
2 mai 2016 à 13:53
Avec 400 000 lois en vigueur en France, il y en aura certainement une pour t'interdire d'exercer ton activité.
Quant à demander des autorisations, ça ne sert à rien. On a vu des gens demander des autorisations à toutes sortes d'organismes et administrations officielles par exemple pour des lotos de grands-mères. Autorisations accordées... puis tribunal et amendes monumentales. On a voulu en faire un film, "mamie loto", qui a été interdit...
Certes, le service n' était pas entièrement gratuit mais bon.
Dans un pays où on n'a pas le droit de creuser une tombe si on a pas un diplôme de psychologie (véridique) je ne pense pas que ton projet puisse aboutir. En plus, Paris, par les temps qui courent... je ne vais pas te faire un dessin.
Dommage que tu n'ais pas connu les années 80.
Sinon, je te laisse voir par toi-même.
Appat
2 mai 2016 à 14:10
Il y en a un qui n'a pas bien lu ce qu'on écrit !
Au contraire j'ai bien lu mais soit ta question porte sur ton cas spécifique soit sur les artistes de rue d'une manière générale. Or, puisqu'il ne s'agit pas d'un local mais d'un espace public tu l'imposes aux gens même s'ils ne sont que de passage. Prends l'exemple d'un trompettiste, on l'entend de loin, qu'on le veuille ou pas, c'est en ça que je dis que les gens sont "public malgré eux". Bien entendu chacun est libre de rester ou pas, contribuer ou pas mais ça ne change pas le fait que c'est imposé aux passants.
Je n'ai rien contre mais tu poses une question générale à laquelle je réponds de manière générale. Tape "artiste de rue législation" et tu trouveras toutes les infos dont tu as besoin et d'où je tire mon histoire de chapeau. Cela dit, bon courage et bonne chance.
Utilisateur supprimé
2 mai 2016 à 16:59
Je connais un endroit où tu pourrais exercer cette été sans être ennuyé : Avignon.
Durant le mois de juillet, Avignon devient la ville des artistes. Il y a le festival IN qui se déroule dans les sites classés et où il est produit des spectacles "classique". Il y a le Festival OFF qui se déroule dans de petites salles disséminées dans toute la ville et où il est produit des spectacles de tous les genres. Et enfin, il y a ce que j'appelle le festival de rue, où des artistes de rue se produisent sans être ennuyés.
De plus, le public vient à Avignon pour trouver du spectacle, tu n'es plus sur le simple passant qui passe.....
Malheureusement, l'inconvénient est de pouvoir s'y déplacer et surtout d'y loger.
Zeltron
2 mai 2016 à 20:18
De par mon milieu, je connaissais le festival d'Avignon (bien que n'y étant jamais allé). Effectivement, tu soulèves le point important : se loger. De plus, ça ne dure pas très longtemps (uniquement en juillet, et même pas du 1er au 31). Plus que l'été, j'envisageais d'utiliser cette activité en parallèle tant que je ne trouve pas de travail, quel qu'il soit (ou pour compléter les journées, si j'ai encore assez de force). Et habitant à Paris, je me penche surtout sur la capitale. D'autant plus qu'il y a un nombre de touristes beaucoup plus important que dans les autres villes, malgré les incidents qui s'y sont produits, et les touristes, comme dans tout pays, sont plus prompts à donner la pièce que les locaux (ne serait-ce que pour les pourboires des serveurs).
L'avantage des zones touristiques est qu'il y a toujours des gens, quelle que soit la période de l'année. L'inconvénient, c'est que les policiers sont plus sur les dents, et que ce sont aussi des lieux propices pour des attaques. Enfin bon, il n'y a pas plus de risque après un attentat qu'avant, n'en déplaise à ceux qui maintiennent l'état d'urgence. C'est tombé un certain jour, un vendredi 13 en l'occurrence, c'est tout. Ca tombera encore un jour ou l'autre.
young-angel
2 mai 2016 à 20:38
Personnellement je te tire mon chapeau. L’exercice de lecture est extrêmement difficile.
Je m'étais frotté au conte, pendant un an (bénévolement par contre pour une assoc) j'ai conté des histoires devant différents publics et c'était déjà un vrai challenge pour moi !
Bon courage en tout cas dans ta démarche.
D'ailleurs, si tu me permets la question, quelle est la raison de ce projet ? Travailles-tu ou fais-tu des études en lien avec le spectacle de rue ?
Lioubov
2 mai 2016 à 21:09
Quel genre de textes comptes-tu proposer ?
Je te conseille d'en choisir de pas trop longs, de manière à ce que ton "public" puisse en bénéficier de l'intégralité en 3 ou 4 minutes, pas plus, sinon les passants qui se seront arrêtés vont repartir en étant frustrés.
Zeltron
2 mai 2016 à 21:40
Travailles-tu ou fais-tu des études en lien avec le spectacle de rue ?
Je vais bientôt terminer (fin juin) mes études d'art dramatique. Donc c'est en rapport avec le spectacle, oui. Et comme on me dit que je lis bien (articulation, prononciation, intelligence du texte), je me dis que ça peut être un bon plan si l'application de la loi (et la météo) n'est pas trop rude.
Je te conseille d'en choisir de pas trop longs, de manière à ce que ton "public" puisse en bénéficier de l'intégralité en 3 ou 4 minutes, pas plus, sinon les passants qui se seront arrêtés vont repartir en étant frustrés.
Ah non au contraire, c'est souvent de la bonne littérature. Certes, je souhaite raconter une histoire, mais il y a aussi l'envie de donner envie de lire, partager cette culture. Redorer un peu le blason des livres, que pour beaucoup (dont moi pendant longtemps) ont gardé l'image cauchemardesque de la corvée à faire à l'école. Et puis ça permet de faire des progrès selon la présence ou l'absence de public.
Notons aussi, si c'est assez vivant, la présence des étrangers qui ne parlent pas forcément la langue mais qui pourraient entendre l'âme du texte (le plus important).
Après il y aurai aussi des contes de quelques pages, mais la plupart du temps ce sont de grandes histoires. Des classiques que beaucoup de monde connaît sans connaître vraiment (Ah oui, j'en ai entendu parler mais je n'ai pas lu).
Je voulais savoir ce que vous pensiez des artistes de rue (musiciens, statues vivantes, comédiens, clowns et autres troubadours). Et notamment si, parmi vous, vous connaissiez un peu la loi vis-à-vis de cette pratique.
J'aimerais notamment, cet été, faire partie de ce genre de personnes en faisant des lectures publiques de la littérature française et étrangère dans des coins touristiques de Paris, avec notamment une pancarte montée sur pied (environ 1m40-50) où j'indique le titre de l’œuvre lue, l'auteur et la date d'édition. Ce serait du McGyver malgré tout le plus propre possible. On m'a dit qu'une installation comme celle-là était illégale ; j'aimerais savoir en quoi : tout visible, léger, avec une simple lecture. Cherchant sur le site de legifrance, les réponses ne sont pas très claires.
Donc s'il y a un juriste, un policier ou ex-policier qui peut me dire s'il est possible de se pointer un beau jour et de commencer une activité culturelle publique, ou bien si on risque une amende. Vu le nombre de musiciens, de mimes et de statues vivantes, ça m'étonnerait, mais on n'est jamais trop prudent.
Il va de soi que ce ne serait pas de la littérature érotique ni d Sade (quoique, à Pigalle ça passera peut-être !)
Attention cependant : je ne parle pas de lire dans les stations ou les couloirs de métro (où là c'est illégal et il faut une dérogation) mais bien en plein air, principalement aux endroits fréquentés, notamment les touristes.